Après l’agression d’un prof juif à la machette, Cazeneuve s’inquiète de « l’influence de la propagande de Daesh sur Internet »

11/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Un enseignant juif a été attaqué à la machette ce lundi 11 janvier à Marseille. Bernard Cazeneuve, qui s’est exprimé dans l’après-midi, s’inquiète du passage à l’acte d’individus isolés, inconnus des services de renseignements et radicalisés sur Internet : « Cet acte témoigne du risque pour certains individus isolés (…) de passer à l’acte sous l’influence de la propagande diffusée sur Internet par Daesh. La menace à laquelle nous sommes confrontés peut conduire des individus aux profils différents à passer à l’acte avec violence », a commenté le ministre de l’Intérieur.

https://www.youtube.com/watch?v=Zdpv9nZRpRY

Terroriste ou déséquilibré ? On se moque de nous

Source : Boulevard Voltaire
Depuis que Sallah Ali s’est effondré les bras en croix, devant le commissariat de la Goutte d’Or, la plupart des médias ont titré : Terroriste ou déséquilibré ?

Depuis que Sallah Ali s’est effondré les bras en croix, devant le commissariat de la Goutte-d’Or, la plupart des médias ont titré : « Terroriste ou déséquilibré ? » Comme ils l’avaient fait et continueront à le faire à chacune des attaques d’un adepte de la religion de paix et d’amour contre des citoyens français.
Pourtant, ces jeunes gens qui lancent une voiture dans la foule ou contre des soldats, qui vous pourchassent avec un couteau ou une hache, qui violent des jeunes femmes dans un train, qui vous décapitent, qui vous assassinent au cri glorieux de « Allah Akbar » savent très bien ce qu’ils font lorsqu’ils accomplissent ces gestes criminels.

 Déséquilibrés ou pas. Conscients ou pas. Demeurés ou pas. Ils suivent les instructions de leur calife chéri, celui qui s’est déclaré successeur de Mahomet que son nom soit béni, Abou Bakr al-Baghdadi, le calife de la haine absolue des infidèles que nous sommes.

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Thé de la fraternité par les musulmans de France

11/01/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce week-end, c’était, l’opération « thé de la fraternité » dans certaines mosquées de France. Suite aux attentats de Paris, les musulmans de France ont voulu ouvrir leurs portes pour « apaiser les tensions » et montrer leur volonté de dialoguer. En particulier, la salle de prière d’Ajaccio qui avait subi la colère des Ajacciens suite à des agressions commises sur des pompiers a reçu quelques personnes pour discuter autour d’un thé et de petits gâteaux marocains. Bernard Cazeneuve, lui, s’est rendu à la mosquée de Saint-Ouen-l’Aumône pour participer à cette initiative. Le président socialiste, quant à lui, est allé prendre le thé à la grande mosquée de Paris.


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La guerre civile ethnique est-elle évitable ? Probablement pas – par Guillaume Faye

La guerre civile est à nos portes. Et si Guillaume Faye avait raison ?

09/01/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

La guerre civile ethnique, comme un serpenteau de vipère qui brise la coquille de son œuf, n’en est qu’à ses très modestes débuts. « Nous sommes en guerre » aiment à rabâcher certains politiciens et journalistes. Ils entendent par là, après les attentats de janvier et de novembre : en guerre contre Daesh et contre une poignée d’islamistes fanatiques. Non, c’est bien plus grave ; il s’agit, sur le territoire français, d’un affrontement ethnique qui commence entre populations extra-européennes sous la bannière de l’islam et la nation française. (1) Les « attentats » et tentatives déjouées ne sont que la partie émergée de l’iceberg. La responsabilité de cette guerre civile ethnique dont les flammèches sont allumées incombera à une classe politique et intello-médiatique et à un appareil d’État qui, de manière criminelle, ont laissé depuis quarante ans se déverser une immigration invasive de peuplement inassimilable. Qui sème le vent récolte la tempête.

Événements d’Ajaccio : laboratoire du futur

Événement très symbolique et défi provocateur : quelques jours après la victoire aux élections régionales des nationalistes et indépendantistes en Corse, de jeunes Maghrébins passent pour la première fois à l’action violente. Ils allument des incendies dans une « cité » aux portes d’Ajaccio et y attirent les pompiers dans un guet-apens, les agressent et en blessent gravement plusieurs. Ils les traitent de « sales Corses ! » (Les médias nationaux ont censuré ce dernier point). Le lendemain, des centaines de manifestants corses investissent la cité, criant des slogans comme « Arabi, fora ! » (Arabes, dehors), dévastent un restaurant hallal et commencent à saccager une salle de prière musulmane dont ils brûlent plusieurs Corans, en guise de représailles. Jusqu’à présent, les « autochtones » faisaient le dos rond, se calfeutraient chez eux ou déménageaient. Ce scénario action/réaction, agression/représailles, critère sociologique d’un déclencheur de guerre civile, est le premier du genre en France et il fera date.

Tout d’abord, c’est la première fois que les « jeunes » des cités de Corse tendent un guet-apens aux pompiers – symboles, comme la police, des autorités françaises détestées – pratique pourtant courante sur le continent où 1 600 pompiers (!) ont été agressés en 2015. C’est aussi la première fois en France qu’on assiste à des représailles des populations de souche exaspérées, tant par le comportement des jeunes musulmans que par le laxisme d’un État qui ne les protège pas.

Et c’est là le marqueur de toute guerre civile : quand une partie de la population, se sentant abandonnée par l’État, s’y substitue, récuse son monopole de la force publique, se fait justice elle-même et assure sa défense, le désordre de la bellum civile est initialisé. En sociologie politique, le signal très concret du passage de l’émeute classique à la guerre civile est le fait que l’affrontement n’a plus lieu entre une population émeutière A et les forces de l’ordre, mais entre une population A et une population B, « par-dessus » les forces de l’ordre. L’État est désapproprié de sa fonction de pacification.

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L’État islamique : des experts médiatiques à la recherche du coup d’éclat permanent

Terrorisme en France : message d'un djihadiste

09/01/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
D’après un rapport de Reporters sans frontières (RSF), les « reporters » de l’État islamique sont considérés comme « des cadres importants sinon essentiels dans le fonctionnement du califat ».
Ces djihadistes bénéficient de nombreux privilèges, matériels ou financiers. Si certains sont payés jusqu’à sept fois plus que le fantassin de base, ils bénéficient aussi d’une voiture de fonction, d’un smartphone et d’un équipement informatique dernier cri.

Selon le think-tank britannique Quilliam, la « Fondation Base » apparaît comme le centre de commandement des médias de l’État islamique.

Insatiable machine à propagande, la Fondation Base publie quelque 15.000 documents par an, dont 800 vidéos et une vingtaine de magazines, le tout en onze langues dont le mandarin. La grande majorité des vidéos dépeignent une vie quotidienne idéalisée dans le califat. Elles mettent en scène des djihadistes qui administrent la ville, règlent la circulation, construisent des écoles, dînent dans des restaurants… Ensuite, les vidéos de manoeuvres guerrières représentent un bon tiers des contenus. Dans cet agglomérat hétéroclite, seuls 2,13% des contenus sont violents. Mais ces images atroces sont le fer de lance de la communication de Daech vers l’occident.


Attentat de la Goutte d’Or, l’État s’enferre dans le déni

08/01/2016 – POLITIQUE (Présent 8520)

Alors que, vendredi matin, l’enquête sur l’attaque du commissariat de la Goutte d’Or à Paris, perpétrée la veille par un individu de type nord-africain, s’orientait de plus en plus vers la piste islamiste, le gouvernement, Christiane Taubira en tête, s’enferrait dans le déni et continuait à évoquer l’hypothèse du « déséquilibré ».
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Au cri d’« Allah akbar »

Pourtant, rapportaient la veille le procureur de la République François Molins ainsi que plusieurs témoins, c’est bien au cri d’« Allah akbar » que cet homme avait attaqué jeudi matin, avec un hachoir, les policiers en faction devant le commissariat, avant d’être tué par les tirs de riposte de ces derniers. Sur son cadavre, les enquêteurs ont notamment découvert une fausse ceinture d’explosifs et un téléphone portable, mais aussi un drapeau de l’EI, ainsi qu’une lettre en arabe dans laquelle l’agresseur faisait allégeance à Al-Baghdadi, le leader de Daech, et déclarait vouloir « venger les morts de Syrie ».
En début de soirée, certains médias l’ont identifié comme Sallah Ali, un individu déjà connu des services de police pour une affaire de vol en réunion commis dans le Var en 2013. Ses empreintes digitales seraient en effet les mêmes que celles de cet homme qui à l’époque avait déclaré aux gendarmes chargés de l’enquête s’appeler ainsi et être né en 1995 au Maroc. Cependant, avertissait vendredi matin François Molins, « ce n’est pas du tout certain » que l’identité déclarée par l’assaillant « soit réelle ».

Un « déséquilibré » comme Nzohabonayo ?

Une agression au cri d’« Akbar », un drapeau de l’EI, une revendication en langue arabe… Des éléments parlants, mais qui n’ont cependant pas empêché le ministre de la Justice Christiane Taubira de déclarer sur Itélé que « ce qui apparaît très clairement de ce qui est connu de cette personne, [c’est qu’elle] n’a aucun lien avec la radicalisation violente » et que « cela peut être des signes de déséquilibre ». Un peu comme Bertrand Nzohabonayo, ce « déséquilibré » converti à l’islam qui, en décembre 2014, était entré dans le commissariat de Joué-lès-Tours, en Indre-et-Loire, et avait blessé à l’arme blanche trois policiers en criant lui aussi « Allah akbar ». Ou encore cet automobiliste, amateur de sites djihadistes, qui, le 1er janvier, a foncé sur des militaires en faction devant la mosquée de Valence…

Franck Delétraz

Attentat avorté dans le XVIIIe : un an après « Charlie », ils osent encore nous faire le coup du déséquilibré

08/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Attentat déjoué hier dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Malgré l’évidence, Taubira affirme qu’il n’y a aucun lien avec la radicalisation et que tout fait penser au déséquilibré.

Ça devient lassant, à force, d’être pris pour des idiots.
Hier, au jour et pratiquement à l’heure de l’attentat contre Charlie Hebdo, un homme se jette sur des policiers en faction devant le commissariat de la Goutte d’Or, armé d’un hachoir et criant « Allah Akbar ». Le fonctionnaire dégaine et tire, tuant l’assaillant. Plus tard dans la journée, le parquet annonce qu’un « téléphone portable et un papier sur lequel figurent un drapeau de Daesh et une revendication manuscrite non équivoque en langue arabe » ont été retrouvés sur l’homme neutralisé par les policiers. Le document fait en effet état d’une vengeance pour les morts en Syrie et le terroriste prête allégeance à Al-Baghdadi, le leader de l’État islamique. L’homme portait sur lui une ceinture d’explosif factice.
Une enquête en flagrance est ouverte pour « tentative d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste », sous l’autorité de la section anti-terroriste du parquet de Paris. Elle révèle rapidement que l’homme, un marocain d’une vingtaine d’années connu de la police pour vol, disposait d’un téléphone portable avec une carte SIM allemande. Arrêté il y a deux ans pour vol, il avait fourni une fausse identité.

Ce qui apparaît très clairement de ce qui est connu de cette personne (c’est qu’elle) n’a aucun lien avec la radicalisation violente, aucun […] Une ceinture d’explosif factice, ces cris, cette allégeance dans la poche, ce sont des signes qui peuvent le raccorder à un réseau, mais en même temps cela peut être des signes de déséquilibre. L’enquête fera la clarté de tout cela.

affirme pourtant Taubira. Et c’est là qu’on en a assez d’être pris pour des idiots. Qu’il faille être un peu « déséquilibré » pour se jeter sur des policiers arma d’un hachoir et d’une ceinture d’explosifs factice, certes. Il faut l’être aussi pour pénétrer dans une salle de spectacle et tuer une centaine de personnes à la Kalachnikov et au couteau.
Mais d’affirmer tout de go qu’un type qui cherche à mourir en tentant de tuer des policiers à l’arme blanche en hurlant « Allah Akbar » n’a aucun lien avec la radicalisation islamique, même le pire des bobos islamophiles n’y croit plus.
Pitié, Mme Taubira, à défaut de démissionner, taisez-vous.

C.D.

La haine de nos élites

07/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Dire aujourd’hui que nos élites européennes nous ont abandonnés ne relève vraiment plus d’une idée farfelue. Affirmer que nos dirigeants déconstruisent patiemment nos territoires charnels, au nom de l’utopie multiculturaliste, ne peut plus être considéré comme une ineptie. Il faut que nous prenions conscience que le changement ne peut plus venir de ceux qui nous trahissent.

Au niveau du « grand foutage de gueule », nous pouvons reconnaître que l’année 2015 fut un excellent cru ! Les attentats à Paris n’ont fait que confirmer l’échec cuisant de notre « vivre ensemble » symbolisé par un communautarisme de plus en plus sectaire et par une islamisation de plus en plus forte des sociétés européennes. Le mensonge des autorités européennes sur l’invasion de masse que subit notre continent, en faisant passer des clandestins pour des réfugiés, n’est que l’aboutissement d’une logique mise en place depuis plus de trente ans par notre classe politique hors-sol. Assister, sans que cela n’éveille un début d’indignation, au lynchage médiatique du Front National, considéré par certains comme la principale menace pour notre pays et considéré par d’autres comme une formation politique proche de Daesh, fut un moment assez troublant pour comprendre finalement que l’État français est réellement entré en guerre. En guerre non pas contre l’islamisme comme il le laisse trop souvent entendre, mais contre son propre peuple qui a osé voter massivement pour un parti patriote !

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Projet de loi anti-terroriste : le gouvernement veut étendre les pouvoirs de la police

07/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Encore un projet de loi anti-terroriste. Dans les cartons, perquisitions, fouilles et assignations à résidence facilitées même en dehors de l’état d’urgence et plus de latitude pour l’usage des armes par la police. si cette dernière mesure, demandées par la police depuis longtemps ne soulève guère de débat, les premières sont plus inquiétantes tant elles participent d’un contrôle plus fin et permanent de la population et des opposants, pas forcément terroristes.

Joggeur blessé le 7 janvier: la piste d’un éventuel complice de Coulibaly relancée

05/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le 7 janvier 2015 au soir, après l’attaque de Charlie Hebdo, un joggeur est blessé par des tirs d’arme à feu sur la coulée verte à Fontenay-aux-Roses, dans la banlieue parisienne. Il arrive à s’enfuir après avoir été touché à trois reprises par l’arme qu’utilisera Amédy Coulibaly dans l’Hyper cacher. Pourtant, le joggeur est convaincu qu’il ne s’agissait pas de lui. Son témoignage relance la piste d’un éventuel complice.

Terrorisme islamiste : toujours le déni

04/01/2016 – POLITIQUE (Présent 8516)

Lors de ses vœux, le chef de l’État a indiqué que nous n’en avions « pas fini avec le terrorisme ». En conséquence, nous devons être d’une vigilance de chaque instant, partout, dans la rue, les transports en commun, au spectacle, attentifs aux comportements suspects.
Or, après nous avoir légitimement inquiétés pour nous mobiliser, les autorités semblent n’a voir plus qu’un souci à la suite de l’agression de quatre militaires en faction devant la mosquée de Valence : nous rassurer et minimiser.
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Voilà donc un musulman pratiquant qui lance sa voiture contre ces soldats en ayant la volonté de se faire « tuer par des militaires et de tuer des militaires », au motif que ceux-ci « tuaient les gens ». Il a agi « comme si c’était une façon de se présenter comme un martyr », a précisé le procureur de la République de Valence, Alex Perrin. L’individu, selon des témoins, a lancé « Allah Akbar » en fonçant sur le soldat.
Commentaire du procureur qui a un goût prononcé pour l’euphémisme : cela « montre un lien avec une certaine religiosité » et même, ajouterons-nous, une « religiosité » certaine puisque cette invocation est devenue le cri de guerre et de mort des terroristes islamistes sur le théâtre de leurs opérations.

Ce n’est pas tout !
Sur l’ordinateur de Raouf El Ayeb, c’est son nom, on a découvert des vidéos de propagande djihadiste, pas de quoi fouetter un musulman, opine le complaisant procureur, car, a-t-il déclaré à l’AFP : « Ce sont des images qui peuvent être tout à fait trouvées par n’importe qui sur internet. » Certes, mais tout le monde ne les recherche pas et, parmi ceux qui les visionnent, ce n’est pas « n’importe qui » qui décide ensuite de tuer des militaires en criant « Allah Akbar ! »
Conclusion ?
Dormez en paix, braves gens de Valence et d’ailleurs, malgré les apparences cela n’a pas de rapport avec le terrorisme islamisme, le parquet antiterroriste n’est d’ailleurs pas saisi, le tueur est simplement mis en examen pour « tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». Un simple fait divers…

Ce jugement, confirmé par le ministre de l’Intérieur, atteste qu’un an après Charlie Hebdo, on n’a pas encore saisi en haut lieu toute la dimension et la profondeur de l’offensive islamiste multiforme contre notre pays. Raouf El Ayeb, selon son épouse, n’a montré aucun signe de radicalisation, on n’a pas découvert d’armes chez lui, pas de complice et pas de lien avec un réseau terroriste. Donc, pas de quoi s’inquiéter !
Comme si seul le massacre de masse, planifié et explicitement commandité par l’EI, relevait du terrorisme islamiste ! Or, il y a aussi un terrorisme d’initiative individuelle comme à Valence, celui d’un musulman qui baigne dans la propagande islamiste, sur internet et ailleurs, qui en est imprégné par osmose, capillarité, contagion et qui peut basculer d’un instant à l’autre sans que rien puisse le laisser prévoir.
C’est cette menace invisible et pourtant omniprésente, pouvant frapper militaires et civils, qui est la plus inquiétante, car on n’a pas trouvé la parade, et c’est pourtant celle contre laquelle l’autorité judiciaire et politique vient de nous démobiliser.

Guy Rouvrais

Alain de Benoist sur les islamistes : « Nous cherchons les moyens d’exister ; eux, des raisons de vivre et de mourir »

23/12/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Comment une société vide de sens et de transcendance peut-elle prétendre apporter des réponses aux islamistes radicalisés, s’interroge Alain de Benoist

Le gouvernement annonce la création d’un premier centre de « déradicalisation » destiné à nos jeunes musulmans. Vous y croyez ?
Déjà, je n’aime pas beaucoup le terme, car la radicalité est tout autre chose que l’extrémisme. Mais passons. Que faut-il entendre par « déradicalisation » ? Qu’on va prendre en main de jeunes djihadistes pour essayer de leur faire comprendre qu’on leur a lavé le cerveau et que ce n’est vraiment pas bien de vouloir tuer tout le monde ? Pourquoi pas, puisque dans certains pays cela a donné quelques résultats.

Mais il est clair qu’on n’y parviendra pas avec un programme unique, tant les parcours des uns et des autres ont pu être différents, tant la palette de leurs motivations est variée. Quoi de commun entre le salafiste « quiétiste » passé au djihadisme pour des raisons de frustration et de déclassement social – voyez le beau film de Nabil Ayouch Les chevaux de Dieu (2012) – et le petit bandit de droit commun « converti » dans l’incubateur carcéral, qui a décidé de partir en Syrie sans pour autant renoncer à son goût pour les discothèques, les belles voitures, la vie facile et le whisky ? Entre le jeune sociopathe ravi de trouver une légitimation « sacrée » à ses instincts de destruction et celui qui, pareillement dépourvu de toute formation théologique, rêve seulement d’une aventure guerrière qui le fera passer à la télévision ?

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Attentat déjoué à Orléans

23/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Il fallait bien annoncer quelques succès à la veille de Noël. La DGSI a déjoué un attentat visant les forces de l’ordre à Orléans.

Bernard Cazeneuve a annoncé qu’un projet d’attentat visant les forces de l’ordre à Orléans avait été déjoué par la DGSI. Deux hommes ont été interpellés. Âgés de 24 et 25 ans, les deux petits délinquants, dont l’un est originaire du Maroc, l’autre du Togo, ont été interpellés la semaine dernière puis déférés samedi 19 décembre devant un juge d’instruction.
Ils visaient une caserne militaire, une gendarmerie et un commissariat des environs d’Orléans et ont été arrêtés alors qu’ils cherchaient à se procurer des armes et à renforcer leur équipe. Les forces de l’ordre étaient sur leur piste depuis août grâce à des renseignements obtenus par a DGSI.
L’enquête se tourne aujourd’hui vers un commanditaire qui se trouverait en ce moment à l’étranger, « peut-être en Syrie ». Il serait connu des services de renseignement. C’est de ce pays que les deux suspects auraient reçu un mandat de près de 4000 euros.

L’état d’urgence ne semble être pour rien dans l’arrestation de ces apprentis-terroristes, dont le profil est à la fois rassurant et inquiétant : rassurant par leur amateurisme qui les a conduits à se faire pincer, comme la plupart des 10 autres candidats djihadistes dont les attentats ont été déjoués cette année. Inquiétant précisément pour les mêmes raisons. Au delà des équipes relativement formées et bien structurées comme celles qui ont perpétré les attentats du 13 novembre, il est clair que l’État Islamique s’appuie sur la petite islamo-délinquance pour semer le chaos dans les pays européens. Cette main d’œuvre est abondante et bon marché, aussi il n’est pas grave que la plupart se fassent pincer, il y en aura toujours qui finiront par passer au travers des mailles du filet.

On est chez nous, vous ne nous mettrez pas à genoux !

https://www.facebook.com/ginormandie/posts/1661405427474595

On n’est pas à une contradiction près : la France et la Russie collaborent contre le terrorisme

22/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Aucune ligne de conduite et parfois heureusement : c’est ainsi que l’on peut résumer la politique extérieure française. Alors que l’on applique des sanctions à l’encontre de la Russie, nous n’hésitons plus à collaborer avec ce pays pour lutter contre le terrorisme.

Opprobre généralisé, refus de vendre les frégates Mistral au nom des droits de l’homme bafoués en Ukraine, sanctions économiques reconduites pour les mêmes motifs, officiellement, la Russie est un État peu fréquentable.
Pourtant, depuis les attaques islamo-terroristes du 13 novembre, la Russie, pas rancunière, a tendu la main à la France, ordonnant par exemple à sa marine de se mettre au service de la protection de notre porte-avions Charles de Gaulle.

Un minimum de réalisme a conduit la France à ne pas refuser cette main tendue comme elle avait naguère refusé l’offre d’échange de renseignements sur les djihadistes des services secrets syriens. Ainsi, les deux pays ont-ils conclu un accord le 26 novembre visant à coordonner leurs frappes contre l’État islamique. C’est dans ce cadre que les ministres de la Défense russe, Sergueï Choïgou, a reçu son homologue Jean-Yves Le Drian.
« Nous avons convenu de renforcer nos échanges dans le domaine de l’information militaire, à la fois sur le bilan de nos frappes et la localisation »
des groupes terroristes, a déclaré Jean-Yves Le Drian à l’issue de cette rencontre.
La réunion a également révélé une vision commune de la situation en Libye. Les ministres ont aussi exprimé leur inquiétude à propos de l’intensification de l’activité de Daech dans la région de l’Afrique du Nord.

Crédit photo : Pymouss via WikiCommons (CC) = Jean-Yves Le Drian

État d’urgence : le pouvoir ratisse large

22/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis le début de l’état d’urgence, une mise en examen liée au terrorisme, sur 2700 perquisitions et 360 arrêtés d’assignation à résidence. Si les islamistes sont dans le collimateur, ils sont loin d’être les seuls.

Cela fait maintenant un peu plus d’un mois que le gouvernement PS a instauré l’état d’urgence permettant aux services de police et de renseignement de mener des perquisitions et des assignations à résidence de manière discrétionnaire, sans passer par la justice.
L’objectif affiché de lutter contre l’islamo-terrorisme est louable. Mais quant on voit qu’il a fallu attendre un mois d’état d’urgence pour que soit prononcée la première mise en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », l’efficacité du dispositif laisse songeur. Plus encore quand on sait que Issa K., ressortissant tchétchène de 27 ans, était connu des services de renseignement en raison d’un déplacement en Turquie courant 2013, mais qu’il était jusqu’à présent libre faute d’autres éléments.
Avec le nombre de fiché S dont on connaît les voyages en Syrie, il est permis de se demander si les services de sécurité font correctement leur travail, même si depuis une autre enquête préliminaire a été ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris.

On peut également se féliciter que la police en profite pour faire un peu le ménage dans les banlieues, preuve s’il en était besoin des dysfonctionnements de la justice, qui rend complexe le simple travail de police. Celui-ci est évidemment facilité par l’état d’urgence : saisies de drogues, d’armes, le coup de pied dans la fourmilière a dû gêner un peu les délinquants.

Pour autant, force est de constater que les objectifs de l’état d’urgence vont bien au delà de la lutte contre cette menace. Manuel Valls a déclaré :

Il y a eu, oui, 354 assignations à résidence — au 11 décembre — parce que c’est aussi un moyen de mettre de côté des individus qui peuvent être dangereux pour l’État, pour l’intérêt général et l’ordre public.

Qui donc est « dangereux pour l’État, pour l’intérêt général et l’ordre public » ? Mystère. À date, ce sont plutôt les militants écolo-gauchistes qui ont eu à en pâtir, COP21 oblige. Mais la mouvance patriote est clairement dans le collimateur, avec ce même Valls qui déclare à qui veut l’entendre (et aux autres aussi) qu’il est « prêt à tout » pour lutter contre le FN.

Liée à la multiplication des lois « renseignement », « antiterroristes » et autres mesures de surveillance de masse, l’état d’urgence d’une durée de 3 mois, qui doit être adopté de manière permanente par la modification de la constitution, donne un aperçu du régime orwellien en train de se mettre en place.

Dernier exemple en date : la direction SNCF a annoncé le 16 décembre l’expérimentation en cours dans plusieurs gares de technologies « d’analyse comportementale » fondées « sur le changement de température corporelle, le haussement de la voix ou le caractère saccadé de gestes qui peuvent montrer une certaine anxiété ». Couplé aux quelques 40 000 caméras de vidéosurveillance présentes sur le réseau SNCF, le système fait penser à un Big Brother puissance 10. Là encore, difficile de tracer la ligne entre la louable traque de terroristes at autres délinquants et la surveillance de masse, utilisable aussi bien à l’encontre de mouvements sociaux ou de la contestation politique du régime.
De plus, « La SNCF s’interroge également sur la possibilité d’équiper ses agents de caméras portatives. Elles pourraient à la fois identifier les fraudes ou les comportements suspects, mais aussi, si nécessaire, vérifier a posteriori la conformité de l’action des agents avec le code d’éthique et de déontologie de la SNCF et la loi. » Le flicage des agents se superpose donc à celui des usagers.
Et le climat de peur et de paranoïa généralisé permet de faire passer comme des lettres à la poste des mesures qui susciteraient un tollé généralisé en temps normal.

Charles Dewotine

Crédit photo : audunmb via Flickr (CC) = what are you looking at

Déchéance de nationalité, Hollande se dégonfle

22/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8509)

Il l’avait annoncé très sérieusement en novembre, devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, faisant frémir au passage les journalistes des gros médias qui, tous, s’étonnaient de la « très grande fermeté » et de la « détermination » affichées par le Président contre l’islamo-terrorisme. Une « fermeté » et une « détermination » qui n’auront duré que le temps d’un suffrage : un mois après et les régionales passées, le projet d’inscrire la déchéance de nationalité française dans la Constitution a été enterré mardi matin par le Conseil des ministres.
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Fronde à gauche

Souvenez-vous, c’était le 16 novembre dernier, au lendemain des terribles attentats qui venaient de frapper la France. Devant des parlementaires stupéfaits réunis à Versailles, François Hollande annonçait officiellement son intention de modifier la loi afin qu’elle permette dorénavant de retirer la nationalité française aux binationaux nés Français, en plus des binationaux naturalisés.
Ainsi, lançait-il solennellement, « Nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou un acte de terrorisme, même s’il est né Français, je dis bien même s’il est né Français, dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité. »
Une mesure principalement défendue par le Front national ainsi qu’une partie de la droite LR et qui faisait grincer bien des dents à gauche. À commencer par celles du Premier ministre lui-même, qui confiait encore récemment aux journalistes que « la déchéance de nationalité n’est pas une arme contre le terrorisme » et que « l’on a pris [cette mesure] parce que c’était une proposition de la droite ». Il faut dire qu’il y a un mois, les élections régionales n’avaient pas encore eu lieu, et l’on annonçait alors une cuisante défaite pour les socialistes…

« Une cynique annonce de campagne »

Au final, la réforme constitutionnelle devrait donc se limiter à constitutionnaliser l’état d’urgence. Une reculade de plus, aujourd’hui saluée par nombre de parlementaires de gauche, qui menaçaient de mettre en difficulté le projet de loi constitutionnel si le gouvernement ne renonçait pas à la déchéance de nationalité. Ainsi Benoît Hamon, qui avait alerté il y a une quinzaine de jours le secrétaire général de la présidence d’une fronde au sein du PS, se félicitait-il mardi que l’Élysée ait « pris conscience du schisme que cela créerait non seulement au sein du PS, mais dans la gauche tout entière ».
Une « nouvelle pantalonnade », vivement dénoncée par le Front national, qui a d’ores et déjà annoncé que, si la déchéance de nationalité ne figurait plus dans le projet de loi du gouvernement destiné à réformer la Constitution, ses élus voteraient contre. « Nous avions encore raison, expliquait en effet lundi Marine Le Pen, ils ne feront rien de durable et de construit contre le fondamentalisme islamiste. Il s’agissait d’une cynique annonce de campagne. »

Franck Delétraz

Hollande abandonne la déchéance de nationalité pour terrorisme

22/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Hollande avait défendu la mesure devant le Congrès le 16 novembre, puis hésité, flotté… hollandisé… Sans grande surprise, le « président » va finalement laisser tomber la déchéance de nationalité des binationaux, nés français en cas de condamnation pour terrorisme. La disposition était controversée à gauche, car elle représentait une disposition demandée par la droite, y compris la droite nationale.
Il ne s’agissait que d’étendre aux binationaux Français de naissance une mesure déjà applicable aux naturalisés.
La gauche est contre l’idée au motif qu’elle « stigmatiserait » les 4 millions de binationaux, puisqu’elle ne serait pas applicable aux citoyens n’ayant que la nationalité française, la législation internationale interdisant de produire des apatrides.

Tout à sons son souci de ne fâcher personne, Hollande enterre l’une des mesures les plus symboliques de la réforme constitutionnelle décidée au lendemain des attentats du 13 novembre.