Tag Archives: terrorisme

eric-zemmour

Zemmour : « Le multiculturalisme britannique est dans la loi, le nôtre est dans les faits. »

06/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Peut-être que notre multiculturalisme est un problème », a déclaré le premier ministre britannique Theresa May après les derniers attentats de Londres. « Peut-être » ? Il n’en fallait pas plus à Eric Zemmour pour se livrer à un réquisitoire contre ledit multiculturalisme et ceux qui s’interrogent toujours sur ses bienfaits ou pas.

« Theresa May, se gausse Eric Zemmour, n’a jamais aussi bien porté son surnom de “Theresa Maybe“, “Madame peut-être“. Ce n’est qu’un peut-être, mais ce peut-être ira droit au cœur des Français, depuis le temps qu’on subissait les leçons de morale des Anglo-saxons lorsqu’on interdisait le voile à l’école et leurs sarcasmes lorsqu’on s’horrifiait de voir des burkinis à la plage, et qu’on se faisait traiter de ringard liberticide parce qu’on défendait notre bon vieux système d’assimilation. Mais notre satisfaction sera de courte durée. Nous avons connu nous aussi des Londres et des Manchester. Nous avons entendu nous aussi les “Allah Akbar“. Nous avons nous aussi eu nos dirigeants et nos intellectuels qui parlaient pudiquement de terrorisme, d’extrémisme, de radicalisation. Mais surtout rien à voir avec l’islam nous dit-on dans les deux langues. »

L’éditorialiste poursuit, synthétique et cinglant :

« Le multiculturalisme britannique est dans la loi, le nôtre est dans les faits. Ils ont leurs “sharia zone“ avec police islamique et même tribunaux islamiques, nous avons nos territoires perdus de la République où toutes les boutiques sont halal, où des jeunes caïds surveillent ceux qui mangent pendant le ramadan et les filles aux jupes trop courtes. Les mots et les principes nous éloignent, la réalité nous rapproche. »

Et encore :

« Daesh a inventé l’Uber du terrorisme. La main-d’œuvre est inépuisable et pas cher puisqu’elle est formée d’enfants de l’immigration qui vivent dans nos banlieues, petit voyous qui rêvent de devenir grands. Et la plateforme, c’est le djihad, c’est-à-dire la guerre sainte islamique. »

Conclusion d’Eric Zemmour :

« “L’islam a du sang à toutes ses frontières.“ L’Américain Samuel Huntington avait fait scandale en écrivant cette phrase dans son célèbre livre sur le choc des civilisations. L’Angleterre comme la France et toute l’Europe sont devenues une de ces frontières de l’islam. Mais il est de bon ton, en France et en Europe, de se gausser de l’analyse prophétique de l’Américain. Peut-être parce que c’est la seule explication lucide de ce qui nous arrive. Peut-être parce qu’il est trop difficile de regarder la réalité en face. Peut-être parce qu’il est tellement plus agréable de psalmodier les “pas d’amalgame“ et le vivre ensemble. Peut-être. À chacun son “peut-être“. »

Coup de filet antiterroriste sous-médiatisé pour raisons électorales

05/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Une opération anti-terroriste a été menée par la police judiciaire le 2 mai dernier au matin. Largement passée sous silence en ces temps électoraux, cette opération a débouché sur l’interpellation de cinq individus à Rouen, Roanne et Villeneuve d’Ascq. A Bihorel, près de Rouen, les perquisitions ont permis la saisie de pistolets 9 mm et d’armes automatiques modifiées.

Les cinq interpellés, tous inconnus des services de police et de renseignement, ont entre 18 et 22 ans.

Cette découverte d’armes a mené à une autre interpellation : celle du demi frère de l’un des trois suspects. C’est en toute légalité que ce dernier possédait des armes à feu de catégorie A 1, soumises à autorisation spéciale de la préfecture de police…

Drame évité à Anvers : un terroriste ou un vrai… déséquilibré ?

Source : Boulevard Voltaire – “Drame évité à Anvers : un terroriste ou un vrai… déséquilibré ? “

La Belgique est passée à côté d’un nouveau drame, un jour après la commémoration des attentats de Bruxelles.

La Belgique est passée à côté d’un nouveau drame, un jour après la commémoration des attentats de Bruxelles et moins de vingt-quatre heures après l’attentat qui a endeuillé Londres.

Mohamed R., un Tunisien de trente-neuf ans résidant en France, a été arrêté, ce jeudi, après avoir tenté de foncer dans la foule sur le Meir, principale artère commerçante d’Anvers, ville d’où des menaces de l’État islamique avaient été proférées récemment.

Des militaires ont rapidement tenté d’immobiliser le véhicule. En vain dans un premier temps. Celui-ci sera, finalement, intercepté sur les bords de l’Escaut après son périple à près de 100 km/h, selon les témoins, dans les rues du cœur historique de la ville portuaire.

« Le véhicule roulait à grande vitesse sur le Meir, donc les gens devaient sauter sur le côté », a déclaré Serge Muyters. Plus de peur que de dégât donc, puisque aucune victime n’est, heureusement, à signaler.

Dans le coffre du véhicule, des armes blanches, un riot gun [fusil à pompe, NDLR) et un récipient contenant un liquide suspect ont été retrouvés. À l’heure actuelle, les motivations du suspect sont inconnues. Avec un tel arsenal, on peut légitimement penser que le pire a été évité.

Mohamed R. ne serait pas connu des autorités belges et ne serait pas, non plus, fiché S en France. Au moment des faits, l’homme était probablement alcoolisé, ce qui incite les autorités à la prudence quant à la motivation terroriste de l’assaillant. Peut-être qu’il s’agissait là d’un vrai déséquilibré inspiré par les djihadistes ?

Le mode opératoire fait, néanmoins, penser à celui de Khalid Masood, l’homme de 52 ans qui a perpétré l’attentat de mercredi devant le Parlement à Londres. Lui non plus « ne faisait l’objet d’aucune enquête en cours », bien qu’inculpé à plusieurs reprises pour « possession d’armes ». Cette attaque a été revendiquée par l’État islamique.

Le terrorisme est désormais, ce qui ne manque pas d’inquiéter, à la portée de tous. Il sera d’autant plus difficile à éradiquer que les djihadistes entretiennent avec leurs réseaux des liens « relâchés ». Surtout, il suscite de plus en plus de vocations…

Gregory Vanden Bruel

Attaque terroriste Londres

Attaque terroriste au Parlement britannique à Londres

Attaque terroriste Londres 222/03/2017 – LONDRES (NOVOpress) : Une attaque terroriste vient d’avoir lieu devant le Parlement britannique. Selon les premiers éléments rapportés par la presse britannique, un homme armé d’un couteau, qui serait de type pakistanais ou indien, a été abattu devant le Parlement britannique, après qu’il a attaqué et blessé un policier à l’intérieur du Parlement.

Dans le même temps, un véhicule de type 4×4 a fauché volontairement une dizaine de piétons et de cyclistes sur le pont de Westminster, trois d’entre eux au moins étant blessés et ayant été vus gisant au sol.

Le premier ministre Theresa May, qui se trouvait au Parlement, a été exfiltré par la sécurité et a fait savoir qu’elle allait bien.

FMI Attentat Paris

ATTENTAT à Paris : un colis piégé fait un blessé grave au FMI

16/03/2017 – PARIS (NOVOpress) : Une femme a été grièvement blessée ce matin au bureau parisien du Fonds monétaire international (FMI) en ouvrant un colis qui était piégé. Elle est notamment atteinte au visage et aux tympans. Le parquet antiterroriste a été saisi. « Nous sommes encore en face d’un attentat, il n’y a pas d’autre mot », a réagi le président de la République, François Hollande, ajoutant que l’état d’urgence « devait être prolongé jusqu’au 15 juillet ». L’attentat s’est produit au 66, avenue d’Iéna, dans le XVIe arrondissement de Paris.

Djihadistes Sahel

Les groupes djihadistes du Sahel font jonction à la barbe de la France !

03/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les chefs des différents groupes djihadistes au Sahel se sont réunis pour une réunion au sommet, dans une région a priori sous contrôle de l’armée française ! Un véritable pied de nez à l’opération Barkhane menée par la France depuis l’été 2014 pour neutraliser les groupes islamistes au Sahel.

Ces chefs terroristes ont décidé de se réunir dans une organisation commune pour mener désormais leurs opérations terroristes sous la nouvelle bannière de Nousrat al-Islam wal Muslimin (« La Défense des musulmans et de l’islam ») avec à sa tête Ansareddine Iyad Ghali qui a voué allégeance, dans l’ordre, à Abou Moussaab Abdel Wadoud, le chef d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI), à Ayman al-Zawahiri, le chef suprême d’Al Qaida, et au mollah Hibatullah, à la tête de l’Emirat islamique d’Afghanistan, autrement dit les Talibans.

Terrsrisme islamiste Mohamed Merah

Terrorisme islamiste : des « Français qui tuent d’autres Français », vraiment ?

Le vendredi 4 Février, la France a à nouveau connu une tentative d’attaque qualifiée timidement de « terroriste » par les autorités. Ce nouvel événement vient s’ajouter à la longue litanie des violences islamistes qui prolifèrent dans notre pays depuis maintenant deux ans.

A chaque nouvel épisode, les chroniqueurs de la presse institutionnelle s’épanchent en analyses, avec toujours en ligne de mire la noble intention de contrer les amalgames. Ainsi, lorsque les attentats sont perpétrés par des immigrés de longue date, ils jubilent car cela met à leurs yeux hors de cause les réfugiés arrivés récemment, à l’occasion de la crise migratoire de 2015.

Oubliant un peu vite qu’il est, à de nombreux égards, bien plus inquiétant que ces actes soient le fait d’immigrés de deuxième ou troisième génération, nés en France et ayant été scolarisés à l’école de la République ; de « Français qui tuent d’autres Français » selon la formule consacrée car cet état de fait signe l’échec patent de l’intégration républicaine.

Cette logique poussée à son terme leur suggèrerait qu’il est à ce compte-là probable que certains réfugiés, même arrivés sans intention belliqueuse, suivent une trajectoire similaire dans la voie du terrorisme, après dix années de séjour en Europe, caractérisées par le chômage, le célibat et la fréquentation de coreligionnaires radicaux.

Autrement dit, quand bien même les réfugiés ne seraient pas les terroristes d’aujourd’hui, ils seront ceux de demain et qu’à ce titre, la plus élémentaire prudence nous commanderait de ne pas les accepter.

Mais il est vain d’attendre de la classe médiatique et politique une quelconque rationalité en la matière tant la mauvaise foi semble tenir lieu de mode de pensée. Ainsi, lorsqu’un attentat sur le sol français sera commis par un réfugié, les mêmes bonimenteurs nous expliqueront doctement qu’un certain délai nécessaire à leur bonne intégration ôtera aux réfugiés toute velléité de violence envers leur pays d’accueil.

Mais voilà que survient l’attaque de vendredi dernier, perpétrée cette fois-ci par un Egyptien titulaire d’un visa touristique en bonne et due forme. Le terroriste n’est cette fois-ci ni un immigré, ni un réfugié mais un touriste, ce qui démontre au passage que la mesure de bannissement envisagée par Donald Trump n’est pas si farfelue que cela. Pour peu, l’intelligentsia serait capable de nous expliquer que cela disculpe de façon définitive les deux autres catégories.

Au final, quel est le dénominateur commun incontestable des terroristes ? Ils sont tous de souche extra-européenne, sans exception pour l’instant. Même le seul à posséder un nom de famille à consonance française (Abdel Malik Petitjean) est en réalité un Maghrébin adopté ! Bien sûr, il y existe des Français de souche convertis et un jour, l’un d’entre eux passera à l’acte. Mais la réalité du terrorisme bat totalement en brèche l’argument véhiculé par la gauche selon lequel il n’y a pas de corrélation entre les origines immigrées et le ralliement de l’islam radical.

Du reste, il n’y aurait pas de conversion à l’Islam en France sans la présence de la communauté arabo-musulmane, il suffit pour s’en convaincre de regarder vers les pays d’Europe de l’Est.

Tout semble indiquer qu’au-delà des conditions socio-économiques, l’appartenance ethno-culturelle est finalement le véritable moteur du terrorisme et de la haine anti-occidentale sous toutes ses formes1. Il suffit d’avoir fréquenté des « jeunes de banlieue » pour s’apercevoir à quel point leurs origines jouent un rôle déterminant dans leur perception d’eux-mêmes, leur relation aux autres et leur comportement2. L’Islam agit dès lors comme bannière de ralliement pour tous ceux qui honnissent notre civilisation européenne, qu’il soit pour eux une véritable conviction ou un prétexte bien commode pour déchainer la violence.

Or, pour ceux qui se revendiquent des valeurs de la République, admettre ce postulat c’est voir s’écrouler les fondements même du système de pensée qu’ils défendent, qui ne voudrait voir que des individus rejetant toute attache communautaire.

Le problème est que s’obstiner à le nier, c’est s’interdire les seules solutions efficaces à long terme, c’est-à-dire celles qui consisteraient à un retour progressif à une société homogène.

Et par là même nous condamner à l’impuissance et vouer notre continent à la balkanisation et au chaos.

Louis Brequin

1 – La diversité des profils socio-professionnels des apprentis terroristes accrédite cette thèse. En effet, on rencontre parmi leurs rangs aussi bien des petites frappes de banlieue en rupture de ban que des diplômés insérés sur le marché du travail.

2 – Le soutien systématique de ces populations aux équipes de football africaines en est une manifestation flagrante.

Molenbeek Abdeslam

Comment Molenbeek est devenu Molenbeek-sur-djihad : le livre événement

Molenbeek sur Djihad18/01/2017 – BELGIQUE (NOVOpress) : Molenbeek-sur-djihad : tel est le titre de l’ouvrage qui paraît aujourd’hui aux éditions Grasset. Il est l’œuvre de deux journalistes, Christophe Lamfalussy, grand reporter à La Libre Belgique, et Jean-Pierre Martin, grand reporter à RTL Belgique. Le propos de ce qu’ils nomment un « thriller journalistique » : raconter comme Molenbeek, cette commune d’où étaient partis les assassins du commandant Massoud et auquel les djihadistes du Bataclan menés par Salah Abdeslam ont donné une renommée mondiale, est devenu un « incubateur du terrorisme ».

Ils se sont donc plongés « dans cet étrange creuset du terrorisme, étudiant sa réalité actuelle et son histoire pour essayer de comprendre l’explosion d’un islam radical au cœur de l’Europe ». « D’argent saoudien en mères fanatisées qui envoient leurs fils en Syrie », ils racontent « la désolante rencontre du fanatisme religieux, du plus misérable gangstérisme et de l’incompétence politique », soit « trente ans de dérives » qui sont « une leçon, non seulement pour la Belgique, mais pour toute l’Europe ».

C’est peu dire que les deux journalistes ont eu peur de « stigmatiser ». D’ailleurs, le titre donné à leur livre n’est pas de leur fait et leur a fait peur. « Nous le trouvions trop sensationnaliste », a avoué Jean-Pierre Martin sur RTL Belgique. Et puis…

« Et puis on s’est dit que c’était pas faux après avoir rencontré un magistrat qui nous a fait cette confidence au lendemain d’une première audition d’Abrini, l’“homme au chapeau“ des attentats de Bruxelles, qui avait dit lors de cette audition qu’il avait été à Raqqa, la capitale autoproclamée du califat de l’organisation terroriste Etat islamique, et qu’il avait constaté que “tout Molenbeek y était“. »

Les auteurs ne remettent jamais en cause l’immigration. Ils croient à la prévention, à l’intégration, etc. Mais s’ils ne proposent aucune autre solution que celles qui ont échoué, ils ont bel et bien identifié l’aveuglement complet des autorités belges, qui est aussi celui de toute l’Europe :

« On a commencé à se pencher sur cette histoire pour finalement mettre en évidence le fait que la Belgique, parce qu’elle ne connaissait absolument pas la culture du monde musulman au milieu des années 60, quand les premiers immigrés sont venus, que le pays a accueilli ces ouvriers principalement marocains sans leur apporter un environnement culturel et spirituel, a donné le “paquet” à l’Arabie Saoudite, qui elle avait un véritable programme et voulait imposer à l’ensemble du monde arabo-musulman sa vision du monde qui était une vision wahhabite d’un islam très conservateur. De là, on s’est rendu compte comment le fondamentalisme s’était développé petit à petit en inoculant cette vision très conservatrice et réductrice de l’islam jusqu’à déboucher sur le djihadisme qu’on connaît depuis deux générations à Molenbeek. »

Comme le signale Le Monde : « Sur les 543 combattants belges officiellement présents en Syrie et en Irak, 179 proviennent de Bruxelles et, parmi ceux-ci, 79 de Molenbeek. »

Le quotidien du soir ajoute, sous la plume de son correspondant en Belgique :

« Aujourd’hui, tous les commerçants juifs ont quitté Molenbeek, où les auteurs ont, en revanche, déniché des poupées Barbie en niqab. »

Chard Allemagne politique migratoire

L’Allemagne va-t-elle changer radicalement de politique migratoire ?

Ce ne sont pour le moment toujours que des mots, mais plusieurs poids lourds de la politique allemande semblent engagés dans une véritable réflexion sur les mesures à prendre après l’attentat de Berlin commis par un islamiste tunisien, que son pays avait à plusieurs reprises refusé de reconnaître comme étant son ressortissant. C’est ainsi que le ministre fédéral de l’Intérieur Thomas de Maizière (CDU) et le vice-chancelier et ministre fédéral de l’Economie et de l’Energie Sigmar Gabriel (SPD) proposent d’infliger des sanctions économiques aux pays qui se comporteraient comme la Tunisie s’est comportée avec Anis Amri, le tueur de Berlin.

La première des sanctions serait de couper toute aide au développement aux pays qui refusent de reprendre les immigrants déboutés du droit d’asile. Cette proposition, articulée dans une interview de Sigmar Gabriel publiée samedi dans Der Spiegel, a reçu le soutien explicite de Thomas de Maizière, qui devait lui-même discuter mardi avec le ministre de la Justice Heiko Maas (SPD) de ses propres propositions pour expulser plus efficacement les personnes dont la demande d’asile a été rejetée . Heiko Maas a, de son côté, confirmé dimanche qu’il voulait que ces personnes soient systématiquement placées en détention en attendant leur expulsion lorsqu’elles représentent un danger potentiel pour la sécurité des Allemands.

Même chez les Verts, des voix commencent à s’élever pour changer de politique en matière d’expulsions. Le ministre-président vert du Bade-Wurtemberg Winfried Kretschmann a déclaré vouloir que la Tunisie, l’Algérie et le Maroc soient déclaré pays sûrs afin de pouvoir expulser rapidement les personnes originaires du Maghreb. « L’énergie criminelle qu’on trouve parmi les groupes de jeunes originaires de ces pays est alarmante et doit être combattue avec résolution », a expliqué la semaine dernière le leader écologiste.

Le vice-chancelier Sigmar Gabriel, toujours dans la même interview pour Der Spiegel, dit également vouloir la fermeture des mosquées salafistes en Allemagne et l’expulsion des prédicateurs de haine musulmans. Ceci alors que Hans-Georg Maassen, le chef de l’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV), le service de contre-espionnage allemand, affirmait dimanche que le nombre de musulmans salafistes en Allemagne était passé de 3 800 en 2011 à 9 700 aujourd’hui. Au printemps 2015, M. Maassen parlait encore de 7 300 salafistes. Le même Maassen affirme qu’il y a en Allemagne plus de 1 200 musulmans qui sont des terroristes potentiels.

Sigmar Gabriel promet aujourd’hui à ses concitoyens la tolérance zéro vis-à-vis de tous ces musulmans radicaux, mais il reste à voir si toutes ces belles paroles vont être transformées en actes, contrairement à ce qui s’est passé en France où les promesses de fermeture des mosquées radicales n’ont pas été tenues, malgré plusieurs attentats meurtriers. Or, en Allemagne comme en France, les intérêts du Qatar et de l’Arabie saoudite, deux pays qui financent et diffusent l’islam sunnite radical dans le monde, sont bien défendus à coups de pétrodollars. Le Qatar, par exemple, est un actionnaire important de Deutsche Bank, de Siemens et de VW-Audi.

Olivier Bault

Article et dessins parus dans Présent daté du 11 janvier 2017
sous le titre : « Allemagne : expulser les clandestins et fermer les mosquées salafistes »

Un rapport inquiétant sur les enfants enrôlés par l’Etat islamique

05/01/2017 – MONDE (NOVOpress) : Le quotidien belge Le Soir publie une longue étude sur « les enfants de Daech », d’après « un rapport édifiant dressé pour l’Unesco et l’ONU par la Fondation Quilliam » qui vient de paraître sous la forme d’un ouvrage : Les enfants de Daesh. Nous publions ci-dessous un extrait de ce dossier très étayé.

Enfants Daech Livre« Le think tank britannique, qui a travaillé en profondeur sur le sujet, détaille comment l’État islamique forme une nouvelle vague de combattants à moyen terme. Et quels mécanismes l’organisation a mis en place pour s’assurer de la parfaite adhésion de ses « lionceaux » à son idéologie haineuse en leur ôtant toute chance de réinsertion à l’avenir.

Moins coûteux et plus faciles à endoctriner car dépourvus d’idées préconçues et de croyances à déconstruire, les enfants font presque instantanément preuve de loyauté. Plus ils sont pris en charge tôt, plus ils sont faciles à façonner. « Les enfants peuvent répondre aux besoins présents du «califat», et une fois qu’ils auront grandi, ils continueront à maintenir l’existence et l’expansion de l’idéologie, assurant à ces idées une survie à long terme », relève le rapport de la Fondation Quilliam.

En Syrie, les enfants de Daesh de 5 à 10 ans sont envoyés dans des camps religieux puis, entre 10 à 15 ans, ils poursuivent leur formation dans des camps militaires.

Daesh prête aussi une attention particulière aux enfants issus de la région, qui n’auront nulle part où aller, et qui ne risquent pas de renouer un jour avec des origines occidentales. Une génération sacrifiée, condamnée à poursuivre son existence dans ce pays que la guerre a dévasté. « La gestion actuelle voit en ces enfants de futurs combattants bien plus dangereux et déterminés qu’eux, car ils n’auront pas été convertis à des idées radicales mais élevés au cœur de ces valeurs depuis leur naissance. Ils ont pu être exposés à des concepts religieux extrémistes dès le tout début et sont donc considérés comme «purs», et plus enclins au martyre que la génération actuelle.  »

Enfants DaechDrillés dès leur plus jeune âge, les enfants sont de « meilleurs » combattants que la génération actuelle. Plus brutaux aussi puisque élevés dans la violence et la barbarie ambiante. Ils sont par ailleurs souvent moins anxieux que les adultes et posent moins de questions. Ce qui en fait évidemment de bons candidats à l’attentat-suicide.

Daesh a fait de l’exploitation des mineurs un axe majeur de sa communication. Entre 2015 et 2016, la propagande de l’organisation terroriste a montré douze enfants bourreaux et un enfant participant à une exécution publique. En septembre 2016, le Daily Mail postait sur son site la vidéo d’un petit blondinet, très probablement un Européen âgé d’une dizaine d’années, exécutant un otage à bout portant.

Quelques mois plus tôt, Daesh avait déjà diffusé deux autres vidéos mettant en scène la mise à mort de prisonniers syriens. L’une par deux ados de 13 ou 14 ans, l’autre par un enfant identifié comme étant un jeune Français. »

Anis Amri Mosquee Berlin

Anis Amri est allé dans une mosquée salafiste après l’attentat de Berlin !

Anis Amri Mosquee23/12/2016 – BERLIN (NOVOpress) : Anis Amri, le suspect numéro un de l’attentat de Berlin, s’est rendu dans une mosquée salafiste bien connue des services de police quelques heures après l’attaque au camion qui a fait 12 morts et 48 blessés. La presse allemande publie ce matin des images prises par des caméras de surveillance : elles attestent que le Tunisien en est sorti à 3 h 49 dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 décembre, soit huit heures après le carnage, et qu’il y était déjà allé les 14 et 15 décembre !

De plus, si cette mosquée du quartier berlinois de Boabit a été perquisitionnée jeudi matin par la police, ses liens avec le terrorisme ne sont pas une découverte : des écoutes téléphoniques avaient déjà établi que cette mosquée était considérée comme « la mosquée de l’Etat islamique à Berlin » ! Elle était aussi connue pour être un lieu de retrouvailles des djihadistes du Daguestan. Et elle n’avait pas été fermée…

Anis Mari Mosquée Jour Attentat

Attentat de Berlin : Chasse à l’homme en Europe pour arrêter le terroriste Anis Amri

22/12/2016 – EUROPE (NOVOpress)
A la Une de la presse française, aujourd’hui, l’avis de recherche diffusé hier à l’encontre du Tunisien Anis Amri, le suspect numéro 1 de l’attentat de Berlin.

Libération annonce une «traque en Europe», rappelant que le gouvernement allemand promet d’offrir 100 000 euros à toute personne fournissant des informations permettant l’arrestation de ce jeune homme de 24 ans – un migrant en situation irrégulière, qui était arrivé en Allemagne en juillet 2015, et était dans le collimateur des services de renseignement depuis plus d’un an, son nom figurant sur le fichier des 949 personnes considérées «menaçantes», susceptibles de passer à l’acte, pour ses «liens présumés avec l’organisation Etat islamique» – une liste équivalente au fichier S français, selon Libé, qui raconte qu’Anis Amri aurait été démasqué par une erreur similaire à celle commise par le commando de Charlie Hebdo: après avoir tout simplement laissé dans la cabine du camion un titre de séjour provisoire, établi à son nom par les autorités allemandes, dans l’attente de son expulsion.

Celles-ci ont échoué à l’arrêter à temps, ce qui signifie que leur système comporte des «failles», selon le Parisien, qui se demande pourquoi Anis Amri, qui avait préparé un braquage pour se procurer des armes automatiques «et sans doute commettre un attentat avec l’aide de complices», d’après le procureur général allemand, n’a pas été «mieux surveillé». Par «manque de personnel», disent les syndicats de police.

«L’Allemagne, qui s’était longtemps crue épargnée, se découvre aussi vulnérable que ses voisins», écrit le Figaro, annonçant que «Berlin découvre, (depuis lundi), l’ampleur de la menace islamiste» – une «menace» qui aurait grandi depuis l’engagement de l’Allemagne au sein de la coalition anti-groupe Etat islamique, d’après le journal, qui explique aussi que les djihadistes, «en installant le doute sur l’accueil des réfugiés», ont «atteint leur objectif»: «terroriser» la population, effrayée de se découvrir infiltrée par des individus ayant souvent emprunté les mêmes routes que les réfugiés.


Attentat terroriste : Lundi sanglant en Allemagne

20/12/2016 – ALLEMAGNE (NOVOpress)
L’attaque contre le marché de noël de Berlin fait bien sûr la une de toute la presse allemande.

Le Berliner Morgenpost – dont la rédaction se trouve juste en face du marché de Noël sur lequel a foncé le camion – montre l’arrivée des secours et de la police, quelques instants après l’attaque. Il s’agit très probablement d’un «attentat», selon le ministre de l’Intérieur allemand. D’après le site du journal, au moins 12 personnes ont été tuées, et 48 autres blessées, dont plusieurs grièvement. Le Berliner Morgenpost rapporte que le camion a parcouru 50 à 80 mètres, renversant plusieurs stands, avant de s’arrêter, et il affirme également que l’individu retrouvé mort dans le camion côté passager est un citoyen polonais. Il s’agit peut-être du chauffeur auquel aurait été subtilisé le véhicule, immatriculé en Pologne et qui appartient à une société de Gdansk, dont le patron a déclaré que son camion revenait d’Italie et devait déposer son chargement à Berlin avant de repartir vers la Pologne.
Selon lui, le contact avec son chauffeur aurait été perdu le jour-même dans l’après-midi, et «la personne qui est sortie (de son) camion n’est pas (son) chauffeur».

L’homme qui est suspecté d’avoir foncé sur la foule, a été arrêté, lui, par la police, selon le site du journal Die Welt, qui affirme, que cet individu pourrait être un réfugié d’origine pakistanaise.
Le quotidien souligne aussi que plusieurs signes pointaient le risque d’attentat contre un marché de noël depuis plusieurs jours. Alors que le journal gratuit 20 Minuten parle simplement d’un «lundi sanglant», «Blutiger Montag», qui endeuille la capitale allemande, Der Tagespiegel évoque «la peur du terrorisme» qui saisit Berlin. Et la une du site de Bild fait état d’une «alarme terroriste» à Berlin, avec une image du chauffeur présumé arrêté par la police – qu’on voit de dos, dans un véhicule des forces de l’ordre. Le tabloïd parle d’un suspect d’origine afghane ou pakistanaise, qui pourrait avoir acquis le statut de réfugié en février dernier.


terrorisme-nrh

Comprendre le terrorisme et relever le défi, par Philippe Conrad

11/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Comprendre le terrorisme et relever le défi », tel est le titre de l’éditorial du hors série n° 13 de la Nouvelle Revue d’Histoire, consacré au terrorisme. C’est ce texte, signé par Philippe Conrad, que nous publions ci-dessous.

terrorisme-nrh-2Semant l’inquiétude et suscitant une condamnation générale, le « terrorisme » s’est progressivement installé au premier rang des préoccupations des Français. Mais, demeure le sentiment diffus qu’il n’a pas été analysé pour ce qu’il est, que les dirigeants des pays occidentaux n’ont pas évalué correctement la nature du défi qui leur est lancé. La définition du phénomène demeure incomplète, au point que les grilles d’interprétation utilisées pour en rendre compte apparaissent dangereusement obsolètes, le mot « terrorisme » désignant souvent des réalités bien différentes.

Si l’on se réfère à l’étymologie, le latin terrere signifie « terrifier » ou « effrayer », mais le mot peut recouvrir des acceptions très larges. Il apparaît dès 1794 pour rendre compte de la politique de « Terreur » mise en œuvre à partir de l’automne 1793 par le Comité de salut public pour sauver la République menacée. Cette terreur organisée par l’État n’a guère à voir avec les violences aveugles exercées par des minorités se jugeant opprimées. Dans un autre registre, le tyrannicide légitimé par les clercs, notamment dans le contexte des guerres religieuses de l’époque moderne correspond à un contexte bien particulier. L’assassin d’Henri III ou les conspirateurs qui tentent de faire sauter le Parlement anglais appartiennent à un autre monde de croyances et de représentations.

La machine infernale de la rue Saint-Nicaise, qui doit tuer le Premier Consul Napoléon Bonaparte s’inscrit davantage dans notre vision contemporaine du terrorisme, tout comme l’attentat qui coûte la vie – à Marseille, en octobre 1934 – au roi Alexandre de Yougoslavie. Il s’agit là, en faisant disparaître un chef d’État, de créer les conditions d’un chaos dont on attend qu’il permette de changer la situation politique mais l’attentat, réussi ou non, n’est qu’un épisode d’une lutte pour le pouvoir, il ne signifie pas une volonté de bouleversement radical de l’ordre établi et de la société dans son ensemble.

L’émergence du sentiment national va bientôt fournir, à partir du XIXe siècle, une légitimité nouvelle aux actions violentes de peuples luttant pour leur émancipation, des Irlandais rebelles aux Macédoniens privés d’État lors des recompositions territoriales balkaniques, des combattants de l’Irgoun sioniste aux fellaghas algériens. Selon le point de vue adopté à propos de ces différents conflits, le « terroriste » peut se transformer en « résistant », sans qu’il soit possible de départager sans appel les différents acteurs, le cas de l’interminable conflit israélo-palestinien demeurant exemplaire à cet égard.

Le terrorisme révolutionnaire visant à abattre l’ordre politique et social existant est d’une autre nature. Les nihilistes russes champions de la « table rase », les militants de la Fraction armée rouge allemande d’Andreas Baader hostiles à « l’impérialisme », ceux des Brigades rouges déterminés à établir un « pouvoir ouvrier » aux contours des plus flous se reconnaissent dans leur volonté commune du recours à la violence sachant que celle-ci, selon la formule de Raymond Aron, va obtenir « des effets psychologiques hors de proportion avec ses résultats physiques. » Elle doit intimider et faire peur, afin de créer les conditions d’un chaos dont on espère qu’il mobilisera « les masses » en vue du triomphe de la Révolution, porteuse des éternels « lendemains qui chantent ». Il faut toutefois constater que, le plus souvent, les capacités de résilience des sociétés ont permis de venir à bout des minorités violentes.

Le terrorisme auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est d’une nature différente. Il ne vise pas le triomphe d’une idéologie révolutionnaire telle que celles que nous avons connues depuis deux siècles, il ne revendique aucun territoire particulier. Il vise en revanche l’établissement d’un Dar al-Islam appelé à se confondre avec l’ensemble du monde. La bataille engagée dans un monde musulman, fort d’un milliard trois cents millions d’âmes apparaît, de ce point de vue, décisive car la victoire des islamistes, aujourd’hui encore minoritaires, signifierait la fatalité d’un « choc des civilisations » porteur de terribles conséquences.

Philippe Conrad

Identité, sécurité : les 10 mesures urgentes que réclament Les Identitaires

02/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : De l’arrêt de toute immigration non européenne à la déchéance de nationalité pour les djihadistes – que François Hollande regrette d’avoir proposée –, le mouvement Les Identitaires avance « 10 mesures urgentes pour protéger l’identité et la sécurité de la France ». Les voici et la plaquette est téléchargeable ici.

mesures-identitaires-1

mesures-identitaires-2

terroristes-migrants-chard

Toujours plus de terroristes parmi les migrants

Selon l’édition de dimanche du quotidien allemand Die Welt, le renseignement allemand (BND) a rendu un rapport confidentiel confirmant que l’Etat islamique entraîne ses terroristes à se fondre dans la masse des demandeurs d’asile et à répondre aux questions des autorités de manière à ne pas éveiller les soupçons. 

Le média public pro-immigration Deutsche Welle (DW) semble lui-même reconnaître ses erreurs et cite une experte en terrorisme islamique, Susanne Schröter qui affirme : « On le savait depuis le début. […] L’EI avait annoncé qu’il enverrait des combattants en Europe par la route que prenaient les réfugiés. A ce moment-là, les politiciens niaient cette éventualité. […] Nos leaders pensaient que si nous admettions qu’il pouvait y avoir des terroristes parmi les réfugiés, cela ferait le jeu des populistes de droite et aggraverait les sentiments anti-migrants. Ils ont donc choisi de bagatelliser, ce qui n’était pas la bonne solution. »

Mais pour ne pas reconnaître s’être trompé sur toute la ligne en harmonie avec le gouvernement allemand, DW cherche à s’en sortir en expliquant à ses lecteurs que la masse des « réfugiés » musulmans accueillis, c’est autant de gens dont la radicalisation sera rendue plus difficile que s’ils étaient restés au Moyen-Orient ! Ceci ne l’empêche pas d’avouer, pour justifier l’intensification du contrôle des communications des simples citoyens par les services allemands, que « la sécurité de l’Allemagne et de ses citoyens ne va plus de soi ». Car ce qui inquiète le BND, outre la présence de djihadistes venus spécialement avec les « migrants » en profitant de l’ouverture des frontières à l’automne 2015, c’est le recrutement de nouveaux djihadistes dans ces mêmes milieux par les musulmans radicaux déjà présents en Allemagne.

C’est ainsi que la police allemande a conduit mardi 200 perquisitions dans tout le pays, pour fouiller les bureaux de l’organisation salafiste « Vraie religion » qui se spécialise dans la distribution gratuite d’exemplaires du Coran et, accessoirement, dans le recrutement de partisans de l’Etat islamique sur le territoire allemand. Le ministère de l’Intérieur a donc annoncé l’interdiction de cette organisation en expliquant que sa traduction du Coran servait à « diffuser des messages de haine et des idéologies contraires à la constitution ».

Mais si c’était un simple problème de traduction du Coran, le BND ne serait pas aussi inquiet de ces centaines de milliers de demandeurs d’asile musulmans arrivés l’année dernière.

Olivier Bault

Article et dessins paru dans Présent daté du 17 novembre 2016

deradicalisation-stop-djihadisme

La « déradicalisation » : ça ne sert à rien mais ça peut rapporter gros

10/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le business de la déradicalisation, qui peut rapporter gros en argent public, est de plus en plus mis en cause pour son inefficacité et son amateurisme, et France Inter vient de publier une enquête tout à fait édifiante sur ce business « pas très sérieux » auquel Manuel Valls a promis d’affecter « plus de 100 millions d’euros, sur trois ans », soit « l’équivalent du budget annuel de l’Elysée ».

« Aujourd’hui, près de 80 structures travaillent sur ce nouveau marché », et la sénatrice écologiste Esther Benbassa s’est indignée auprès de France Inter de ce qu’elle a vu dans le cadre d’une mission parlementaire :

« Plus on avançait, plus on se rendait compte qu’il y avait des associations qui s’étaient engouffrées dans le créneau parce que ça rapporte de l’argent, et que ces associations faisaient n’importe quoi. Je n’aime pas utiliser les mots d’”escroc” ou de “charlatan”, mais je parlerais de gens totalement incompétents ! Qui ne connaissaient pas le sujet du tout ! »

L’élue ajoute :

« Tout le monde peut s’engouffrer parce que ce n’est pas difficile, on donne trois cours d’islam et on fait de la palabre ! On fait d’abord de l’effet auprès de la préfecture ou du département, on se fait ensuite quelques interviews et après on devient la personnalité du coin ! Les médias vous tombent dessus et vous devenez des vedettes. »

On pense ainsi à la Maison de la prévention de la radicalisation, crée en 2014 en Seine-Saint-Denis et « subventionnée par le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la déradicalisation (CIPDR) et par la préfecture de police de Paris ». Sa fondatrice, Sonia Imloul, a été depuis mise en examen pour détournements de fonds public. Julien Revial, qui était le numéro deux de cette structure, vient de publier un livre, Cellule de déradicalisation, chronique d’une désillusion (éd. Michalon) et explique :

« Quand je voyais certains articles de presse, je me demandais vraiment si c’était la structure dans laquelle je travaillais ! On parlait de juristes, de “victimologues-criminologues“, de gens avec des compétences très solides, alors que, dans la réalité, il y avait Sonia (Imloul), moi qui n’avait aucune compétence sur ce sujet et la personne chargée du pôle psychologie qui était stagiaire. »

Pour Jean Maillard, vice-président du tribunal de grande instance de Créteil et représentant du syndicat FO Magistrats, les pouvoirs publics ont voulu aller trop vite, l’action a précédé la réflexion.

« Comme on ne sait pas ce qu’est la radicalisation, on sait encore moins ce qu’est la déradicalisation. Donc on est dans l’invention d’un concept dans lequel on cherche à mettre en place des dispositifs avant d’avoir défini ce sur quoi on allait agir. Et quiconque se présente aujourd’hui comme expert en radicalité ou “déradicalisateur en chef” peut se voir attribuer des crédits qui ne vont ni à la police ni à la justice. »

Et c’est ainsi, comme disait Alexandre Vialatte, qu’Allah est grand.

migrants-refugies-autriche

Officiel : le « flux de migrants » permet bien d’infiltrer des terroristes islamistes

07/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : C’est RTL qui l’affirme ce matin, dans le cadre de révélations sur les attentats de novembre 2015 à Paris, dont celui du Bataclan : « Un homme répondant au nom de Abou Ahmed aurait piloté les attaques depuis la Syrie, en envoyant en France des djihadistes cachés dans les flux de réfugiés. » Avant le 13 novembre, cet Abou Ahmed « aurait envoyé vers la France plusieurs terroristes dans le flux de migrants syriens ».

S’appuyant sur les déclarations d’un terroriste islamiste arrêté en Autriche, la radio ajoute : « Au moment de son départ de Raqqa, le fief syrien de Daesh, ce terroriste a reçu un téléphone, de faux papiers, de l’argent et des instructions par SMS, en langage codé. Où se trouve ce donneur d’ordre aujourd’hui ? En Syrie ? En Irak ? A-t-il lui aussi rejoint l’Europe ? Les enquêteurs l’ignorent précisément. »

Les commandos islamistes ayant opéré à Paris et à Bruxelles avaient d’autres projets : « activer d’autres cellules en France, ou même kidnapper des personnalités contre la libération de certains membres de Daesh, comme Mehdi Nemmouche, l’auteur de l’attentat contre le musée juif de Bruxelles.