Samuel Paty : l’Education nationale à genoux devant l’islam

Samuel Paty

Décapité par un tueur musulman le 16 octobre 2020, Samuel Paty est devenu un double symbole : celui du défenseur de la liberté d’expression et des valeurs de la République ; celui du professeur courageux, ne cédant pas devant les pressions. Les hommages de l’exécutif et du ministère de l’Education nationale, lors de la rentrée des classes de novembre, y ont pourvu.

Une enquête du Point parue le 20 novembre 2020 montre que les choses ne sont pas aussi simples. L’hebdomadaire publie en effet un e-mail du « référent laïcité » de l’académie, censé protéger les professeurs. Le 8 octobre, il écrit que Paty ne maîtrisait pas « les règles de la laïcité », règles dont il est pourtant devenu le symbole une fois exécuté. Le mail a été envoyé à la principale du collège, prise dans une ambiance délétère, subissant mails et appels téléphoniques insultants. La vidéo menaçante de Brahim Chnina, le père de la collégienne qui accusait le professeur, circulera dès le lendemain.

Livré à lui-même (ou presque)

Ce 8 octobre, donc, le référent indique qu’il va venir au collège pour un entretien au sujet « des règles de la laïcité et de la neutralité que semble ne pas maîtriser Monsieur Paty ». Que dire ? Le professeur serait le souci ? Dans un contexte où des musulmans le menacent de mort, font de l’entrisme dans le collège et veulent dicter ce qui doit être enseigné ? Un tel e-mail ne peut s’expliquer que par la peur et l’habitude de ne pas faire de vagues, même si Blanquer dit « en avoir assez de cette expression ». Une réalité ancrée dans l’Education nationale : la crainte du mot « islamophobie ».

Après l’entretien, le référent indique à sa hiérarchie que Chnina cherche à « faire passer Monsieur Paty comme ayant agi contre les musulmans ». Il note aussi que Paty aurait « reconnu son erreur », qu’il lui faudrait produire un rapport sur « l’incident » s’il demandait une protection en vue d’un procès. A ce moment il a déjà été menacé de mort.

La situation s’envenime la semaine suivante. Le référent revient au collège. Le 13 octobre, la principale, qui ne cessa jamais de l’aider, et le professeur Paty déposent plainte. Paty est traité de « raciste » dans la cour. D’après le ministère, « à chaque instant » les services de l’Etat ont été à ses côtés. « A chaque instant » ? Il a dû se sentir bien seul sous le regard d’adolescents excités, des deux collègues qui, selon Le Monde, le critiquaient, dans l’indifférence des autres. Ce qui a dominé et domine encore ? La lâcheté devant l’islam. La situation réelle de ce collège ? La semaine de l’attentat, un individu menace de « faire venir des musulmans à l’entrée du collège » et le professeur doit rencontrer des familles « pour s’expliquer ». Il doit aussi justifier par e-mail le contenu de son cours auprès de ses collègues.

Samuel Paty aurait été soutenu « à chaque instant ». Sauf aux seuls instants qui comptaient vraiment : les deux semaines ayant précédé sa mort par décapitation, et le 16 octobre 2020 en fin de journée.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 23 novembre 2020

Alexandre del Valle : « Le terrorisme a un but publicitaire : le recrutement de musulmans paranoïaques pour aller faire le djihad ! »

Alexandre del Valle réagit à l’attentat qui a ensanglanté la ville de Vienne, lundi soir.

Lundi soir, un attentat a frappé Vienne. La capitale autrichienne est endeuillée. Plusieurs individus ont ouvert le feu dans la foule. On compte au moins trois morts et plusieurs blessés. Selon vous, pourquoi Vienne a été visée ?

Vienne a été visée pour trois raisons. Premièrement, c’est la civilisation occidentale. C’est ce qu’a dit l’ambassadeur d’Autriche à Paris. C’est l’Occident en général et les mécréants.
Deuxièmement, depuis 2013, l’Autriche a mis totalement hors la loi ce qu’aujourd’hui Macron n’a pas encore mis hors la loi, c’est-à-dire, les Frères musulmans, le Mili Gurus turc pro califat et les associations salafistes. Cela les avait beaucoup énervés. L’Autriche n’était plus vue comme un pays neutre, mais plutôt comme un pays qui persécute les musulmans.
Troisièmement, dans sa compétition avec Al-Qaïda, Daesh a besoin de recruter. Ça peut être l’Autriche comme ça peut être la Suède ou la Belgique. Ce sont des pays où se trouvent beaucoup de musulmans, sinon ça n’a pas d’intérêt.
Comment recruter des gens paumés en Europe ? On ne va pas recruter des athées, des chrétiens pratiquants ou des laïques, mais des musulmans radicalisés. C’est plus facile de radicaliser des musulmans, là où il y a beaucoup de musulmans travaillés par des pays d’origine qui leur disent de ne pas s’intégrer que dans un pays où il n’y a aucun musulman comme en Hongrie.
Le terrorisme a un but publicitaire de recrutement. Il ne nous tue pas parce qu’il nous déteste. Individuellement, peut-être, mais les centrales terroristes ne nous tuent pas parce qu’ils nous détestent. Il faut sortir de cette vision débile où on dit qu’ils nous haïssent. Ils veulent faire parler de leur projet par la publicité provoquée par l’acte. Le terrorisme n’est qu’un moyen, actionné par une idéologie qui veut faire parler de l’islam, de l’islamisme, du califat, de la charia et du coran pour étendre le domaine de la lutte et susciter des cycles de représailles qui vont rendre réelle leur accusation fictive d’une Europe islamophobe. Ils vont ensuite faire croire que c’est réel, puisqu’il y a des arrestations d’imams après chaque attentat. Le but est de rendre encore plus paranoïaques, des musulmans en Europe pour qu’ils aillent faire leur immigration vers le seul endroit où ils ont le droit de vivre, l’endroit où est pratiquée la charia salafiste. Voilà le vrai but !
C’est donc du recrutement, du terrorisme publicitaire en vue de recruter.

Suite à l’attentat de Nice et aux attentats de Charlie Hebdo, on avait dit que la France était visée à cause des caricatures de Mahomet, de Charlie Hebdo et de la vision française de la laïcité.
C’est finalement plus large que cela. C’est aussi l’Occident dans tout ce qu’il représente…

On ne doit pas mélanger le prétexte mobilisateur local et la vraie cause stratégique. Dans le tactique, on est limité dans le temps et dans l’espace. Tactiquement, on va frapper la France au prétexte des caricatures et des églises parce que ce sont des mécréants croisés, ou des synagogues ou des hyper casher. C’était aussi le cas hier en Autriche. Ce sont les motifs mobilisateurs locaux ou tactiques contre des cibles habituelles juives, croisées, blasphémateurs ou apostats.
La véritable raison stratégique de long terme c’est étendre le domaine de la lutte, faire gagner la cause du califat, promouvoir la cause de l’islamisme et demander aux musulmans d’Europe de ne pas vivre dans les lois des mécréants pour les pousser à immigrer et à rejoindre des fronts où se mêle la lutte principale de l’islamisme. C’est-à-dire, renverser les pays officiels musulmans pour un jour, rendre la charia comme unique solution de gouvernement, dans le cadre d’un califat qui abolirait les États-nations. Pour mener à bien ce projet, les États-nations musulmans même islamiques ne veulent pas. Ils ont besoin d’une stratégie du chaos et de recruter des gens paumés qui ne sont pas surveillés et alimentés comme dans les pays musulmans. Comme ce sont des musulmans immigrés en Europe qui sont un peu paumés et qui ont une vision de l’islam non étatique, trans nationale, ce sont les musulmans de l’extérieur, les centrales terroristes pensent que ce sont les plus à même d’être des combattants inter nationaux du califat, que l’on va utiliser ici ou là. Même Erdogan les utilise.
Il est en train de se créer une sorte de conscience califale internationale portée par deux voies différentes. La voie douce des Frères musulmans et de leur champion Erdogan et du Qatar. C’est la voie de l’islamisme califal institutionnelle qui a pour but, le califat à long terme. L’autre mamelle est différente. C’est la mamelle djihadiste, les coupeurs de tête qui eux, avancent frontalement par la guerre. Les deux partent pour le même objectif. Si on comprend cela, on comprend mieux que le terrorisme n’est que la partie immergée de l’iceberg.

Le combat principal des islamistes n’est pas tant en Europe que dans les pays musulmans mêmes.

Le but est de créer un califat là où c’est possible, dans un État faible, un État ultra corrompu où il n’y a pas d’armées comme au Mali ou au Burkina Faso, un État très divisé comme le Nigeria ou le Soudan ou alors, des sociétés tiraillées comme la Bosnie, les Philippines, le Sri Lanka, l’Inde où il y a presque 200 millions de musulmans, toutes les sociétés traversées par un multiculturalisme. Malheureusement aujourd’hui, à cause de l’immigration incontrôlée, la France, l’Autriche, l’Allemagne, l’Angleterre et la Belgique font partie de ces sociétés tiraillées avec de très fortes communautés musulmanes. On a donc le même destin que la Chine, l’Inde ou la Thaïlande.
Depuis toujours, il y a eu une mauvaise entente entre les minorités musulmanes et les majorités bouddhistes ou communistes. En Thaïlande, en Philippines, en Chine, en Inde et en Russie cela n’a jamais cessé.
Nous sommes en train de subir ce que subissent les pays tiraillés. Paradoxalement, plus on est dans l’immigration islamique et en vue d’une société multiculturelle, plus on est certain d’avoir des problèmes avec l’islamisme. Les attentats qui ont eu lieu en Thaïlande depuis 30 ans sont encore plus meurtriers que ceux que l’on a eus en Europe. Ce n’est pas 260 morts, mais des milliers de morts. Aux Philippines, c’est une guerre terrible qui a fait des milliers de morts entre islamistes séparatistes et chrétiens philippins. En Chine, avant même la grande répression chinoise, il y avait depuis des années des attentats islamiques. Deux attentats en 15 jours ont eu lieu lorsque j’étais en Chine.
En Tchétchénie, les attentats n’ont jamais cessé contre les Russes. Les Tchétchènes n’ont jamais voulu obéir à des infidèles. Ils préfèrent être malheureux séparatistes que dans la grande Fédération de Russie.
Le terrorisme islamiste n’existerait pas en Europe si on n’intervenait pas militairement dans ces pays que l’on a déstabilisés, et si on n’avait pas importé d’énormes populations musulmanes en les confiant à des islamistes qui leur disent que s’intégrer est une humiliation. Lorsqu’on importe des communautés musulmanes dans un pays non musulman, si on n’intègre pas ces gens et si on les confie à des islamistes, c’est le plus sûr moyen de terminer dans des phénomènes terroristes. Les islamistes vont bourrer le crâne de ces jeunes, mêmes les islamistes institutionnels en leur disant de ne pas s’intégrer et qu’ils sont humiliés. Pour un islamiste, dès lors qu’un musulman est obligé de subir la mixité, les valeurs occidentales ou les valeurs mécréantes, il est déjà en situation d’humiliation et de persécution. Pour lui, c’est déjà comme s’il était déporté. Quand Erdogan dit que l’intégration est un crime contre l’humanité ou qu’il compare avec les déportations de juifs dans les années 20, il le pense vraiment. Pour un islamiste, c’est une souffrance absolue que d’obéir à un mécréant puisque dans le coran, c’est le contraire. Le mécréant doit être éliminé ou doit obéir à l’islamiste.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Philippe de Villiers: «C’est au virus islamiste qu’il faut faire la guerre»

Philippe de Villiers

Philippe de Villiers déplore le traitement différentiel entre le coronavirus et le virus islamiste. Pour lutter contre le premier, le gouvernement n’hésite pas à mettre en oeuvre des mesures d’exception contestables tandis que pour face au second, qui relève selon lui d’ «une vraie agression invasive», on refuse de prendre des mesures de guerre au motif qu’elles pourraient être liberticides.
Une tribune publiée sur Figarovox.

Tout est hors de contrôle: le Covid, le terrorisme. Emmanuel Macron court derrière, il court après les mots, après les morts, martial, impuissant. Le champ lexical utilisé depuis le printemps – «Nous sommes en guerre» – apparaît aujourd’hui comme une outrance et un terme inapproprié: l’épidémie court toujours et les terroristes aussi. Affleure dans la tête des Français, désemparés, l’idée que le pays n’est pas gouverné et que l’État est aux mains d’une bande d’amateurs.

Faute de boucler les frontières nationales, on réinstaure la frontière domestique.

L’impéritie des autorités, censées mener deux guerres à la fois, affleure dans le traitement différentiel des deux virus. Il y en a un qui relève de la sécurité sanitaire. Pour protéger la population de cet ennemi viral, on a choisi de nous enfermer, de nous assigner à résidence. Faute de boucler les frontières nationales, on réinstaure la frontière domestique. On prend des mesures liberticides, on met à plat l’économie, on déchire les tissus conjonctifs de la France industrieuse parce qu’on considère que la protection sanitaire est plus importante encore que toutes les libertés ; puis on annonce, en quinze jours, en puisant dans la même panoplie belliqueuse, d’abord le couvre-feu – qui est un confinement de nuit – ensuite le confinement qui est un couvre-feu de jour, jamais pratiqué, même en 40.

Face à l’autre virus, le virus islamiste, qui, pour le coup, relève d’une vraie agression invasive, on refuse de prendre des mesures de guerre au motif qu’elles pourraient être liberticides, et donc, au sens des maniaques du juridisme, exposées à la censure juridictionnelle. Ainsi se retient-on de toucher au regroupement familial, aux cinq-cents mosquées islamistes. On récuse la chaîne fatale: l’immigration est le terreau de l’islam, qui est le terreau de l’islamisme, qui est le terreau du terrorisme. On refuse de répondre à la guerre par la guerre et on laisse la population se faire égorger. En d’autres termes, d’un côté, sans s’encombrer de scrupules, on nous confisque nos libertés, au nom de la sécurité sanitaire, de l’autre côté, on n’ose pas se donner les moyens de garantir la sécurité physique.

La France est devenue le carrefour planétaire des assassins de la civilisation.

L’audace du gouvernement, quand il s’agit de nous bâillonner dans la rue et de nous infliger les gestes-frontières dans notre quotidien, contraste avec le laxisme pratiqué à l’égard des islamistes. On ne touche pas à nos frontières, on sanctuarise le droit d’asile: la France est devenue le carrefour planétaire des assassins de la civilisation.

D’où vient donc ce traitement différentiel? Pour avoir entretenu, avec Emmanuel Macron, des conversations graves sur ce sujet, je peux répondre à cette question: la culture mondialiste de nos élites – qui imprègne la macronie – a épanoui un hédonisme et un individualisme qui ont anéanti nos défenses immunitaires.

L’hédonisme – la marchandisation absolue du divin marché – vient de muter en un hygiénisme d’État. On met la Santé au-dessus de la vie, au-dessus des affections, de la création, du travail, des émotions: la distanciation et les gestes-barrières font du parent et du voisin un ennemi qui peut vous frapper par contagion. On met la survie biologique au-dessus de la vie, de toute autre forme de vie – sociale, créative, spirituelle, culturelle -, on évacue le risque – le risque de la vie – et on cajole l’espoir que les Gafam nous procurent, à la faveur des prothèses d’éternité du post-humanisme, une assurance-vie définitive.

L’hygiénisme d’État, qui est donc la pointe diamantée de l’hédonisme matérialiste, nous persuade que la vie ne vaut que par la Santé – on peut tuer les embryons par confort et on met les vieux au mouroir pour éloigner des yeux la santé finissante. Cet hygiénisme globalisé est le frère siamois de l’individualisme qui, par la proclamation absolue de «l’État de droit», ne vise qu’à protéger les droits individuels dans leurs variétés les plus excentriques. Ce juridisme désintègre la nation. Jadis, la Cour suprême, c’était le peuple. Aujourd’hui, le peuple ne peut plus rien décider. Il y a quatre cours suprêmes, au-dessus de lui, qui décident à sa place.
Il faut réserver la guerre à ceux qui nous la font.

On ne mènera pas deux guerres à la fois: une contre les Français et l’autre contre les ennemis de la France. Il faut réserver la guerre à ceux qui nous la font. Aujourd’hui, on enferme les Français au motif qu’ils sont virtuellement des porteurs de virus et on laisse circuler, à nos frontières, les étrangers qui ont déclaré la guerre à notre civilisation.

Tout est à l’envers, il faut tout remettre à l’endroit. En sortant de la confusion entre deux urgences: l’une relève d’une organisation de la santé publique et l’autre de la guerre. D’abord, il faut libérer les Français, les laisser vivre. On parle beaucoup du Moyen-Âge, mais on pratique l’inverse du lazaret et de la quarantaine: du temps de la Lèpre, on confinait les malportants et on laissait libres les bien-portants. Aujourd’hui, on fait l’inverse: on prive de liberté les bien-portants. L’urgence est d’augmenter les lits de réanimation. Que ne l’a-t-on fait plus tôt? Pour le reste, rien ne remplacera l’immunité collective, à la suédoise, qui donne aujourd’hui des résultats incontestables.

Quant à l’autre guerre – celle-là qui n’est pas allégorique -, il faut la mener comme peut le faire un pays en guerre – on nous a déclaré la guerre et, dans cette guerre, il y a chez nous une cinquième colonne. On ne répond pas à la guerre par des bougies, des exhortations, ou même des lois. On répond à la guerre par l’état de guerre. Notre Constitution a prévu cette situation, en son article 36: c’est «l’état de siège». Il peut être décrété en conseil des ministres, «en cas de péril imminent résultant d’une guerre étrangère ou d’une insurrection armée».

L’ennemi n’est pas dans le séparatisme, il ne veut pas se séparer de nous, il veut nous conquérir.

Alors l’autorité militaire a le droit de faire des perquisitions, d’éloigner les individus suspects, de procéder à la recherche des armes. Et on peut punir la haute-trahison.

On nous parle de «séparatisme». C’est nouveau. Mais ce n’est encore qu’un faux-semblant. L’ennemi n’est pas dans le séparatisme, il ne veut pas se séparer de nous, il veut nous conquérir. L’idée d’une «France décoloniale», c’est l’idée d’une France défrancisée par l’effort de nouveaux colonisateurs. Que veulent-ils? Nous soumettre.

Nous vivons peut-être les dernières heures de la paix. Pauvre start-up nation en fin de cycle, qui se débat, au rythme d’un horizon cauchemardesque décliné en une trilogie fatale: le bâillon, le couvre-feu, la décapitation. Cette sémantique du désastre signe l’échec d’une politique de bisounours qui, depuis cinquante ans, vivent dans leur petit monde d’inculture et de playmobil. Ils ont oublié tout simplement que l’Histoire est tragique.

Tribune reprise de FigaroVox

La solution au terrorisme islamiste : censurer toujours plus les réseaux sociaux

L’idée fait son chemin : si les réseaux sociaux n’avaient pas relayé les appels à la haine, la fatwacontre le professeur Samuel Paty n’aurait peut-être pas été mise en œuvre. Alors les experts élyséens reviennent à la charge pour un meilleur contrôle des réseaux sociaux, Traquons les messages de haine, réactivons la loi Avia (en changeant la Constitution s’il le faut), poussons toujours plus les réseaux sociaux à appliquer le principe de précaution et à censurer tout écrit, tout propos suspect, et le terrorisme (islamiste et autre, mais quel autre ?) sera affaibli.

Le raisonnement est spécieux. Si les terroristes islamistes utilisent le téléphone, va-t-on généraliser les écoutes téléphoniques ? S’ils utilisent des couteaux de boucher, va-t-on fermer les boucheries ? S’ils tuent avec des camions (comme à Nice), va-t-on en revenir à la voiture à cheval ? « N’emmerdez pas les Français », s’exclamait dès 1966 le président Pompidou. C’est mal parti ! Car ces solutions, dictées par la lâcheté, cette censure généralisée sur les réseaux sociaux, vont « emmerder » les Français bien davantage que les terroristes.

La loi Avia est donc remise en selle. Mais le paradoxe est que cette loi visait officiellement, pour l’essentiel, la pédophilie et la « haine », cette « haine » étant le plus souvent qualifiée, dans les médias – et dans le projet de loi lui-même –, d’« islamophobie », de « racisme ». Or, parmi toutes ces « haines », seul l’islamisme tue, dans des crimes ciblés, qui peuvent viser non seulement des policiers, des prêtres, des journalistes satiriques et athées, mais aussi des instituteurs et des professeurs, c’est-à-dire des centaines de milliers de personnes.

Islamophobie : des réseaux terroristes derrière ce concept

Certes, les réseaux sociaux ont joué un rôle dans l’assassinat du professeur de Conflans-Sainte-Honorine. Mais, sans les réseaux sociaux, le meurtrier aurait-il pour autant été contraint de renoncer à son crime ? A entendre certains élèves à la sortie de l’école, lundi, la haine à l’égard du professeur n’en avait pas besoin pour s’exprimer, ni d’anonymat, l’âge de ceux qui approuvaient bruyamment le crime les mettant à l’abri de toute sanction.

Le gouvernement semble vouloir réorienter sa vigilance en direction du « cyberislamisme » ; de même en vient-il à découvrir que derrière ces organisations de lutte contre la prétendue islamophobie se cachent des réseaux islamistes et terroristes, qui manipulent ce concept avec la complicité d’une partie de la gauche française. La dissolution de ces organisations commence donc à être évoquée. Mais il sera plus difficile de dissoudre leurs complices, qui s’appellent CGT, SUD, Insoumis, UNEF, etc.

Même si Mélenchon tente un virage à 180° pour abandonner au plus vite ses positions communautaristes, personne n’a oublié et n’oubliera qu’il était en tête de la manifestation du 10 novembre 2019 contre l’islamophobie, une manifestation organisée par le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), association désormais qualifiable de terroriste, et que le gouvernement s’apprête à dissoudre.

La mort du professeur Paty n’aura donc pas été inutile si elle conduit à des mesures fortes, qui épargneront des vies. Reprendre ce pan du programme du RN, de l’ex-FN, d’Eric Zemmour, des Identitaires, bravo ! Mais il est bien tard. Et manque le volet immigration : la prise de conscience du lien direct entre islamisme et immigration. Dans cinq ans, peut-être ?

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 20 octobre 2020

Terrorisme musulman ? Ils découvrent, vraiment ?

A en croire les déclarations de l’actuel ministre de l’Intérieur, Darmanin, et de Valls, qui occupa cette fonction de 2012 à 2014, le terrorisme musulman serait « maintenant » une réalité. En effet, dimanche 27 septembre 2020, en déplacement dans une synagogue, Darmanin déclarait sur LCI que « nous sommes toujours en guerre, que nous devons gagner cette guerre et que chacun doit être vigilant ». Le mot « guerre » revient beaucoup avec cet exécutif, peut-être désireux de sidérer la population. Darmanin insistait : « … nous sommes en guerre contre le terrorisme islamique et peut-être que nous l’avons collectivement mis derrière nous », pour préciser ensuite que ses services « ont su intervenir […] une fois par mois en moyenne pour un attentat déjoué ». Est-il conscient de l’horreur de cette déclaration ? Donc, en France, la religion musulmane menace mensuellement de tuer. Darmanin indique aussi que « le gouvernement n’a pas baissé la garde », répondant ainsi aux propos tenus la veille par Valls, selon qui « c’est toute la société française qui est placée par les djihadistes comme cible prioritaire ». Pour l’ancien Premier ministre, « la société s’est relâchée, nous nous sommes habitués à la violence ou à un antisémitisme virulent… ». Il appelle à « un sursaut », affirmant que « l’ennemi, c’est l’islamisme, le salafisme, les Frères musulmans, cet islam politique qui est un nouveau fascisme ». Il demande que l’on cesse « de s’excuser d’être Français et républicain ». En somme, ce que réclame la droite authentique depuis plus de 25 ans.

Le pouvoir actuel découvrirait la réalité ?

Le 25 juillet 1995, un attentat musulman frappait la gare de RER Saint-Michel à Paris, prélude dramatique au déferlement de haine subi par la France, tuant huit personnes, en blessant 117 autres. Les observateurs appartenant à la droite authentique, dont Présent, pointaient déjà du doigt la menace musulmane liée à l’immigration massive. Les gouvernements successifs préféraient fantasmer sur une prétendue menace extrémiste issue de cette même droite authentique. L’heure des comptes aurait-elle sonné ? Il y a donc 25 ans que la religion musulmane est dénoncée pour ce qu’elle est : un danger immédiat, par les attentats, en même temps qu’une bombe démographique à retardement, avec la bénédiction des divers gouvernements. La France fabrique la violence musulmane qui la menace au quotidien, par sa politique migratoire et par la préférence musulmane mise en œuvre pour les politiques sociales. Les médias officiels, Valls ou Darmanin, d’ailleurs, bafouillent, cherchant leurs mots entre terrorisme « islamisme », « islamiste » ou « islamique ». La réalité est plus simple : il s’agit de la religion musulmane devenue, selon Mélenchon, la « deuxième de France ». Par la faute de ceux qui gouvernent depuis un demi-siècle. Bien que ce soit malheureux, au vu des drames que nous vivons, une chose est certaine : la droite nationale a raison depuis le début et la cause première de la menace musulmane réside dans l’immigration. Le danger n’est pas le terrorisme, le danger ce sont les tueurs. Et ils sont musulmans.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 28 septembre 2020

Ces 420 virements frauduleux relatifs aux prestations sociales servant à financer le terrorisme islamiste

Les nouvelles dimensions de la Terreur islamiste, par Jean-Gilles Malliarakis

Les trois formes de périls islamo-terroristes évoquées dans notre précédente chronique[1] ne se séparent qu’en apparence. Toutes trois menacent, en effet, sinon d’une manière parfaitement égale, du moins d’une façon très actuelle et très convergente la France et l’Europe. Elles se manifestent sur les terrains sociologique, militaire et géostratégique : montée d’une violence intérieure intrinsèque et préoccupante ; affrontement direct en Afrique sahélienne avec les émules locales des réseaux internationaux ; confrontation en Méditerranée orientale avec un islamisme qui s’affirme et cherche à s’organiser en tant que puissance globale.

La première forme de cette menace se diffuse de jour en jour dans notre société. A la séquence dominée par le mouvement incontrôlé des Gilets jaunes, a succédé une phase de grèves et de blocages sans précédent. Bien évidemment, dans l’actualité immédiate, les jeux des moyens de la désinformation et de la stratégie de la communication officielle mettent l’accent sur le rôle de la CGT. Vieil épouvantail stalinien, dotée d’un porte-parole efficacement caricatural, celle-ci suscite une crainte et une répulsion légitimes. Mais, au bout du compte, la direction de cette centrale doit elle-même surmonter des évolutions et des remous intérieurs à la société. Au sein des quelques entreprises où se concentrent les lieux potentiels de thrombose, les appareils syndicaux craignent de se voir, à leur tour, dépassés par des groupuscules alternatifs. Et, au sein du dispositif la question ethnique ne peut pas être négligée. Faisant face à cette concurrence latente, et à l’expression d’une soif de violence, les chefs apparents de la révolte ne peuvent que chercher à précéder leur base afin de ne pas être balayés.

Une telle bolchévisation rampante ne se limite pas aux frontières. Entre Bamako et certaines villes communistes de Seine-Saint-Denis, les vraies extensions du Mali dépassent celles de la zone territoriale du Sahel.

On ne peut donc pas cantonner la lutte contre Daech à une seule zone géographique. Lors de l’irruption des son ersatz de Califat proclamé à Mossoul en 2014 le groupe fut d’abord ressenti et identifié en tant que spécifique au Moyen Orient. On a pu y voir une réaction à l’opération Irak de GW Bush. Et c’est effectivement à partir des métastases de l’armée et du régime de Saddam Hussein que s’est d’abord construite l’organisation. Très vite cependant elle a essaimé, en rivalité avec la stratégie d’al-Qaïda, dans d’autres pays, y compris dans des espaces où, face aux pseudopodes de cet autre réseau, intervenait déjà l’armée française (cf. opération Serval à Tombouctou en janvier 2013).

Sur cette prolifération s’est greffée une capitale qui s’est progressivement emparée de l’hégémonie sur l’islamisme politique international. Or, il s’agit précisément de celle dont on a voulu faire le bastion et le modèle d’une sorte de nationalisme jacobin laïc, prolongement de l’Europe et alliée de l’Occident : Ankara. A son sujet toutes les idées fausses et les préjugés périmés paralysent, aujourd’hui encore, l’analyse de nos décideurs ouest-européens, alors même que la montée en puissance d’un califat potentiel se développe plus vite que la réflexion de nos décideurs, précipitant l’urgence des prises de conscience.

Depuis l’échec et l’éviction en 2013 de la présidence Morsi en Égypte, la direction des Frères musulmans s’est ainsi placée sous la dépendance d’Erdogan. Lui-même, à partir de 2014, s’est ouvertement séparé puis s’est opposé d’une façon inexpiable à Fethullah Gülen. Il a donc eliminé, et, depuis le pseudo coup d’état de 2016 il a massivement persécuté ce qui représentait, avec le mouvement Hizmet, la seule influence susceptible d’aboutir à un modèle turc, certes original, mais convergent avec l’occident.

La cristallisation actuelle des événements en Méditerranée orientale, et dans la guerre de Libye se développant après celle de Syrie, rend cette question cruciale. La France de son côté se voit engagée aux côtés des pays riverains tous en butte à la double volonté néo-ottomane : d’une part propagation de l’islamisme et d’autre part manipulation de l’immigration, devenue instrument de chantage permanent, y compris dans la politique intérieure de certains pays comme l’Allemagne ou la Belgique, mais plus globalement vis-à-vis de l’Europe entière.

Face à de telles nouvelles dimensions de la Terreur islamiste, les ambiguïtés macroniennes ne sont plus permises.

[1]cf.L’Insolent du 22 janvier : “Masques et visages du terrorisme”

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Terrorisme islamiste : Quatre ans après les attentats du 13-Novembre, la menace est toujours aussi élevée en France

13/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Quatre ans après les attentats, quel est l’état de la menace terroriste en France ?

En France, aujourd’hui, plus de 9 000 personnes seraient surveillées par les services de sécurité intérieure pour radicalisation islamiste…


Xavier Raufer : « La mondialisation du terrorisme, notamment islamiste, a été foudroyante »

11/06/2019 – INTERNAIONAL (NOVOpress)
La mondialisation du crime, un thème souvent évoqué, mais rarement abordé en profondeur.

Sputnik a interrogé Xavier Raufer, enseignant au CNAM, auteur de Le crime mondialisé aux Editions du Cerf. Terrorisme, délinquance, trafic de migrants, le criminologue s’attaque aux idées reçues.

Plongée dans l’univers du crime sans frontières.


Terrorisme islamiste: le père Hamel en passe d’être béatifié

11/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Alors qu’il célébrait la messe dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel était égorgé par deux islamistes se réclamant de Daesh.

Le diocèse a fini son rapport en vue de sa béatification. Le dossier, qui compte plus de 11.500 pages comprend notamment “des auditions de témoins du drame, de la famille, de personnes qui ont connu le père Hamel“, précise le père Paul Vigouroux.


Quand Marlène Schiappa voit une “convergence idéologique” entre Manif pour tous et “terroristes islamistes”

21/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un entretien accordé à “Valeurs actuelles”, Marlène Schiappa souligne “l’existence d’une convergence idéologique” entre la Manif pour tous et “les terroristes islamistes“, sans les mettre “sur le même plan“…

La secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes dénonce notamment une “explosion des actes antisémites, mais aussi homophobes”. Pour Marlène Schiappa, “il y a une alliance entre les gens d’extrême droite et les islamistes, qui s’unissent de fait dans ce combat.” Tout en ajoutant : “Il y a des slogans de la Manif pour tous qui sont lancés dans les banlieues“…


La lutte antiterroriste très insuffisante, par Francis Bergeron

La commission d’enquête du Sénat sur nos moyens de lutte antiterroriste a publié mardi son rapport. Elle a rencontré 49 autorités et experts dans les domaines judiciaires, militaires, informatiques, diplomatiques, politiques, etc., et effectué quatre déplacements. La rédaction du rapport conclut six mois d’enquête, et aboutit à 63 propositions très concrètes. Certaines d’entre elles ont certes été mises en œuvre depuis lors ; d’autres sont symboliques. Mais le rapport met aussi le doigt sur de graves lacunes, des manques, des insuffisances.

La première de ces lacunes, celle qui paraît la plus évidente, la plus choquante, c’est qu’à ce jour le salafisme ne figure toujours pas parmi les courants et associations répertoriés comme sectaires. On ne parle même pas d’interdiction, on parle simplement d’identification de ce courant salafiste comme ayant des pratiques qui conditionnent les individus et altèrent leur libre arbitre. Malgré l’arsenal législatif sur les dérives sectaires, bâti lors d’affaires du type Scientologie ou Moon – des sectes qui n’ont jamais tué personne, quoi qu’on puisse penser de leurs méthodes d’embrigadement –, le salafisme n’est même pas placé sous ce type de surveillance. La proposition 46 du rapport demande d’« inscrire le salafisme sur la liste des dérives sectaires de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires ». Ce qui paraît la moindre des choses. Mais il serait encore plus simple d’interdire purement et simplement les mouvements et de fermer les mosquées se réclamant du salafisme. Le rapport du Sénat ne le préconise pas. De même, alors que le salut fasciste est interdit et sanctionnable pénalement (comme la quenelle de Dieudonné !), le « Allah Akbar » des terroristes ne l’est pas. Le rapport ne préconise rien dans ce domaine.

Modération des condamnations, lors des premières années

En ce qui concerne le retour massif des djihadistes et de leurs familles des zones anciennement sous contrôle de Daesh, les propositions 31 et suivantes prévoient que soient vraiment appliquées les dispositions permettant la déchéance de nationalité des binationaux, et que les mineurs rentrés soient suivis jusqu’à leur majorité. Là aussi, l’étonnant est que ce ne soit pas déjà le cas.

Ce rapport et ses 63 propositions constituent donc un bon état des lieux de l’organisation et des moyens de la lutte antiterroriste, mais les deux rédacteurs auraient pu – auraient dû – aller plus loin.

Reste le casse-tête des procès pour terrorisme, qui représentent un volume énorme d’affaires, et des libérations massives qui s’annoncent : 47 % des terroristes actuellement incarcérés en France seront libérés d’ici 2020, et plus de 80 % d’ici 2022. Il y a eu la modération des condamnations, lors des premières années de la vague terroriste, et il y a les remises de peine. On sait déjà qu’une grande partie de ces tueurs sont décidés à poursuivre leur lutte. Les lois ne sont pas rétroactives (sauf pour Touvier…), ce qui fait craindre une recrudescence de meurtres islamistes à partir de ces années-là.

D’où l’importance de la question des déchéances de nationalité et des expulsions. Sous Sarkozy, puis à l’époque de Valls, ces perspectives avaient indigné et mobilisé la gauche. Quelques centaines d’assassinés plus tard, elles font à peu près consensus.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Alain Marsaud : Le terrorisme face à la police de la pensée

11/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
A chaque attentat, les journalistes utilisent de plus en plus d’éléments de langage dignes de la novlangue, pour habiller la réalité violente qu’ils refusent de voir et de montrer. Dans leurs sillages, les hommes politiques adoptent les mêmes codes, quitte à faillir à leur mission de protection des populations. La société développe la culture de l’excuse et des circonstances atténuantes pour les coupables, laissant souvent sur le bord de la route de la bienpensance, les vraies victimes des attentats.

Quelques jours après le nouveau drame survenu à Marseille, Alain Marsaud, sans langue de bois, revient sur le véritable déni de réalité des acteurs politico-médiatiques.


Frères Ramadan : la gauche n’a pas honte, par Caroline Parmentier

On mesure aujourd’hui notre chance d’avoir hérité des frères Ramadan. L’un est en prison pour viol, l’autre est soupçonné de soutien au terrorisme islamiste.

L’étau se resserre autour des frères Ramadan qui ont eu pignon sur rue en France et que les islamo-gauchistes, du Monde à Mediapart, nous ont si longtemps vendus comme des personnalités intéressantes, couvertes de titres honorifiques, docteurs ès sciences islamiques, phares de la pensée d’un islam progressiste, prédicateurs charismatiques et saints hommes.

Le ministère de l’Intérieur et le ministère de l’Economie et des Finances ont pris 17 arrêtés le 15 juin dernier pour geler les avoirs de personnes liées au terrorisme, parmi lesquels Hani Ramadan, dans le cadre d’un article du Code monétaire et financier visant « les personnes physiques ou morales, ou toute autre entité qui commettent, tentent de commettre, facilitent ou financent des actes de terrorisme, y incitent ou y participent ».

Le Monde et Edgar Morin

En septembre 2002, Le Monde publiait une tribune signée Hani Ramadan, défendant l’application de la charia et la lapidation des femmes adultères. Le Monde n’en a rien perdu de sa superbe, personne ne lui rappelle ce haut fait de gloire. Le prédicateur et imam avait ensuite été licencié de son poste d’enseignant de français par le gouvernement genevois après la publication d’un livre où il faisait l’apologie de la lapidation et où il affirmait que le sida était une punition divine. Hani Ramadan a été expulsé de France vers la Suisse en avril 2017, après avoir fait l’objet d’une interdiction administrative. Voici comment le présentait alors le ministère de l’Intérieur : « Il a dans le passé adopté un comportement et tenu des propos faisant peser une menace grave sur l’ordre public sur le sol français. »

On n’entend plus cette vieille crapule marxiste d’Edgar Morin, coauteur de livres avec Tariq Ramadan, qui avait tenté une tribune de soutien dans Mediapart juste après l’arrestation de son ami. Il s’est gravement compromis avec une famille de prédateurs dangereux. Curieusement, dans les réseaux sociaux la proximité entre l’islamiste violeur et celui qui a toujours combattu les valeurs occidentales sous couvert de communisme et aujourd’hui d’islamo-progressisme, s’estompe. A l’évidence on travaille actuellement à sauver la e-réputation d’Edgar Morin, belle figure d’intellectuel de la gauche extrême.

L’affaire Tariq Ramadan, outre la tartufferie du « porc » et le lien entre ses positions religieuses et son mode de fonctionnement avec les femmes, est révélatrice de l’antisémitisme haineux des Ramadan et de leurs soutiens, qui déferle à gros bouillons sur les réseaux sociaux sans qu’aucune autorité politique et morale ne s’en émeuve. On y parle alternativement « des juifs » ou « des sionistes », cela ne fait aucune différence. Les victimes de Tariq Ramadan sont des « putes juives » et « l’instrument du mal et du complot sioniste ».

Sur sa note de blog publiée mardi soir, Hani Ramadan, égal à lui-même, estime que c’est le Premier ministre israélien « Benjamin Netanyahu qui devrait être interdit de séjour en France, et que ce sont les comptes de l’Etat d’Israël qui devraient être bloqués ».

Edgar le frotteur

Extrait du livre d’Edgar Morin, Mon Paris, ma mémoire : « J’empruntais donc le métro matin et soir. Je prenais le matin le métro à la station Ménilmontant, direction Porte-Dauphine, pour me rendre au lycée, et rentrais le soir par la station Anvers, direction Nation. A l’aube, les wagons étaient bondés. Il fallait souvent pousser et savoir s’infiltrer pour y pénétrer. On y était serrés comme des sardines. Parfois, le hasard, que je provoquais quelque peu, me plaquait tout contre une croupe émouvante. C’est plus tard, quand j’eus dix-sept-dix-huit ans, que j’osais parfois caresser un bel oméga qui provoquait en moi le frisson cosmique. Si la croupe ne se rebellait pas, nous restions, le temps de quelques stations, en communion sidérale, jusqu’à ce que l’un des deux corps s’arrache à l’autre, arrivé à destination. »

Décidément, il avait plus d’un point commun avec Ramadan.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 21 juin 2018

Le Colonel Beltrame assassiné par le terrorisme islamiste ? On exagère !, par Philippe Bilger

Mélina Boughedir, dont la défense tellement prévisible et usée jusqu’à la corde ne pouvait pas convaincre, a été condamnée à la perpétuité par la justice irakienne pour son association avec Daech. Comme d’habitude, ses avocats s’indignent et relèvent appel de cette décision. Comme d’habitude, les mêmes voix critiques à l’égard de la rigueur nécessaire de notre justice ordinaire s’émeuvent de la sévérité sanctionnant l’implication dans le terrorisme islamiste. Comme d’habitude, on feint de confondre les crimes et les délits, une triste et déplorable banalité de notre pays, avec le caractère atypique des monstruosités terroristes.

Et on oublie tout et on n’apprend rien.

Nous ne sommes pas éloignés de Montfermeil malgré les apparences.

Qu’on me permette une comparaison avec la Recherche de Marcel Proust. Elle n’a rien d’offensant. Le duc de Guermantes se réjouit de partir pour une soirée prometteuse quand on lui annonce à plusieurs reprises que son cousin est au plus mal et que cela empire. Le duc rejette ces annonces avec désinvolture pour que son désir de fête ne soit pas gâché. Enfin on lui fait part de la mort de son cousin. Et le duc : “Il est mort ! Mais non ! On exagère, on exagère !”.

A Montfermeil, il me semble que les trois élus Front de gauche qui ont considéré comme une provocation le fait d’indiquer que le Colonel Beltrame avait été “victime du terrorisme islamiste” en donnant son nom à un parvis, sont tombés dans le ridicule et l’indécence proustiens (RT France).

Le maire Xavier Lemoine n’a pas attendu les crimes du terrorisme islamiste pour alerter lucidement sur les potentialités dangereuses dans certaines cités de la coexistence entre des musulmans de plus en plus en autarciques et des habitants de plus en plus inquiets. Il a répondu qu’il s’agissait d’une “réalité factuelle” ce qui est une évidence puisque le Colonel Beltrame a bien été assassiné dans le Super U de Trèbes, le 23 mars 2018, par un tueur islamiste.

Il paraît que Robert Ménard avait déjà rendu hommage à Béziers au Colonel Beltrame en mentionnant la culpabilité du terrorisme islamiste. Pour le Front de gauche, cela aurait suffi pour discréditer le libellé de Montfermeil ! C’est absurde. Un jour Robert Ménard dira qu’il peut faire beau en été et on dira qu’il neige !

Il est pitoyable après tant de crimes commis par le terrorisme islamiste depuis les massacres Merah jusqu’aux plus récents qui ont endeuillé la France, de continuer à discuter ainsi du sexe des anges en développant ce sempiternel argument sur le risque d’amalgame. Alors que c’est le contraire qui se produira si on ne se réfugie pas dans l’hypocrisie.

C’est en nommant précisément le terrorisme islamiste – forcément visible, monstrueusement ostensible : il a fait mourir au nom d’un islam sanglant et haineux – qu’on parviendra à sauvegarder la concorde avec la majorité de musulmans français qui, s’ils ne protestent pas assez, ne sont pas complices de ces horreurs. Cibler clairement le mal, c’est sauver le bien.

Ces trois élus du Front de gauche, dans une France qui déjoue des attentats mais a peur d’être frappée à nouveau, s’abandonnent par idéologie et complaisance à une irresponsabilité délétère.

Je n’ose imaginer le sombre contentement qui aurait été le leur si on avait dû apposer pour une tuerie une plaque incriminant le FN, les Identitaires ou, pourquoi pas ?, le fascisme. Ils n’auraient pas eu l’ombre d’une réticence.

Que fallait-il graver à Montfermeil ? Le Colonel Beltrame assassiné ? Le Colonel Beltrame victime ? Le Colonel Beltrame tué par mégarde ? Le Colonel Beltrame exécuté à cause d’une déviation de l’islam ? Le Colonel Beltrame qui a eu tort d’agir comme un héros ? Le Colonel Beltrame qui n’a pas su dialoguer ?

Tout cela est infiniment saumâtre et nauséabond.

Quand on proclame que le Colonel Beltrame a été victime du terrorisme islamiste, on n’exagère pas.
La République énonce une tragique vérité.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com