Décès d’Olivier Ferrand, député PS et président de la fondation Terra Nova, think tank progressiste

Décès d'Olivier Ferrand, député PS et président de la fondation Terra Nova, think tank progressiste
Olivier Ferrand Novopress
Olivier Ferrand

30/06/2012 — 18h00
PARIS (NOVOpress) — Elu le 17 juin dernier député de la huitième circonscription des Bouches-du-Rhône, le socialiste Olivier Ferrand (photo ci-contre) n’aura pas le temps de marquer la nouvelle mandature. Il est en effet décédé ce samedi d’un arrêt cardiaque, au retour de son jogging. Agé de 42 ans, peu connu du grand public Olivier Ferrand n’en est pas moins devenu au fil des années un personnage incontournable de la social-démocratie. Notamment au travers de la très progressiste fondation Terra Nova, qu’il avait fondée en 2008.

Véritable incarnation de l’hyperclasse mondiale et de son idéologie, Olivier Ferrand a ainsi été conseiller technique pour les affaires européennes du Premier ministre Lionel Jospin, conseiller du représentant de la France à la Convention sur l’avenir de l’Europe, Pierre Moscovici, membre du groupe des conseillers politiques du président de la Commission européenne, Romano Prodi, puis délégué général du think tank « À gauche en Europe », fondé par Dominique Strauss-Kahn et Michel Rocard.

Il a été chargé de mission à l’inspection des finances. Puis il été nommé rapporteur général de la mission « l’Europe dans la mondialisation » présidée par Laurent Cohen-Tanugi (2007-2008). Il a également été le rapporteur adjoint de la commission Juppé-Rocard sur les investissements d’avenir2(2009).

Depuis le 1er novembre 2009, il est chargé de mission à l’ IGPDE (Institut de la gestion publique et du développement économique). Européen convaincu, il est rédacteur en 2004 du rapport « Construire l’Europe politique »3 que Romano Prodi a commandé à un groupe de hautes personnalités présidé par Dominique Strauss-Kahn. Administrateur de l’ONG EuropaNova4, il participe aussi à la rédaction du rapport « Peut-on faire l’Europe sans les Européens ? », remis au Conseil européen de juin 2006.

Ancien Young Leader de la très atlantiste French American Foundation, il était diplômé d’HEC, de Sciences PO et de l’Ena.

A travers de nombreux rapports et études, ainsi que par des tribunes libres publiées par exemple par Libération, Slate, Rue 89, Médiapart ou le Nouvel Observateur, sans oublier des chroniques pour LCI, Terra Nova s’est signalée par une volonté d’adapter le PS et la gauche aux nouvelles réalités ethniques. Proposant ainsi d’abandonner les classes populaires au profit des classes moyennes urbaines et au profit des immigrés. La victoire de François Hollande en mai dernier semble lui avoir donné raison.

Bien entendu, Olivier Ferrand s’opposait à tout ce qu’il lui semblait patriote ou identitaire.

La carrière d’élu d’Olivier Ferrand faisait montre d’un certain nomadisme. Maire adjoint de 2001 à 2007 du 3ème arrondissement de Paris, il tente de se faire élire député de la 4ème circonscription des Pyrénées-Orientales (un échec). Devenu maire adjoint de la ville du Thuir (66), il est donc élu député des Bouches-du-Rhône le 17 juin dernier dans le cadre d’une triangulaire contre l’UMP et le FN.

Crédit photo : LeCardinal/Wikipédia sous licence CC.

Sécurité/immigration : les statistiques que le député du Finistère Urvoas (PS) ne veut pas connaître

Sécurité/immigration : les statistiques que le député du Finistère Urvoas (PS) ne veut pas connaître

10/11/2011 – 12h30
QUIMPER (NOVObreizh) –
Sous la signature de Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère et de « Marie Nadel » (pseudonyme d’un haut fonctionnaire de la police préférant garder l’anonymat), la fondation Terra Nova a présenté le 2 novembre dernier ses « 38 propositions pour changer la politique de sécurité ». Des propositions qui occultent délibérément la question de l’immigration.

« La sécurité s’installe comme une valeur de gauche », a affirmé Olivier Ferrand, le président de ce  think tank (in french « réservoir de pensée »)  proche du PS, lors d’une conférence de presse. Selon lui en effet « La gauche est légitime pour faire des propositions, la sécurité est l’affaire de la gauche ». 

Le projet – qui a bénéficié de l’apport du commissaire Lagarde, mis en examen dans l’affaire du Carlton de Lille –  prône une nouvelle organisation des forces de l’ordre, la limitation des polices municipales – selon Urvoas celles-ci doivent être « recentrées sur la tranquillité publique » en particulier en instituant des « médiateurs de rue » -, et la suppression de peines de prison pour les mineurs, « sauf en cas d’atteinte grave aux personnes ». « L’incarcération des mineurs est une hypocrisie », affirme en effet le secrétaire national à la sécurité du PS, pour qui leur « enfermement relève de la passivité » (sic).

Le rapport présenté par Terra Nova a par contre délibérément écarté la question de l’immigration. « Marie Nadel »  a dénoncé « l’amalgame » fait selon elle par la droite entre délinquance et immigration. Les statistiques ethniques étant interdites en France, Jean-Jacques Urvoas peut ainsi affirmer tranquillement : « Je ne connais pas de statistiques qui permettent de dire ça ».

Une position conforme à l’idéologie mondialiste* véhiculée par Terra Nova, qui conseille au PS l’abandon de la classe ouvrière pour se tourner vers les populations immigrées. Populations qu’il convient de ne surtout pas « stigmatiser » en évoquant la question qui fâche du rapport immigration /délinquance. Mais la réalité en matière de délinquance – quelle qu’elle soit d’ailleurs –  n’est, semble-t-il, pas la préoccupation première de M. Urvoas.

* Terra Nova est financée par de nombreuses multinationales, telles Areva, Cap Gémini, Microsof ,Euro RSCG, Publicis, Total,la SNCF, EDF, EADS etc.

[box class=”info”]Crédit photo : Sicilia Today sous licence Creative Common.[/box]