Temps de cerveau disponible : la télévision toujours plus regardée !

Temps de cerveau disponible : la télévision toujours plus regardée !

22/09/11 – 17h30
PARIS (NOVOpress)
– La concurrence du Net, et notamment la frénésie « Facebook », n’entame nullement la consommation de télévision, bien au contraire.

La télévision voit en effet sa durée de vision, déjà très importante, encore croître à travers le monde, notamment du fait de l’interactivité avec les nouveaux médias.
C’est une étude Médiamétrie-Eurodata TV Worldwide, menée dans plus de 80 pays et auprès de près 3.000 chaînes, qui démontre cette tendance.

Les temps moyens quotidiens passés devant la télévision augmentent encore, atteignant des sommets particulièrement inquiétants. Ainsi les Français passent désormais 3 h 47 par jour devant leur téléviseur tandis que les Américains y passent 4 h 44.

Les principaux contenus regardés sont le sport et les actualités, ainsi que les programmes de « télé-réalité ».

Des chiffres considérables qui pourraient encore croître avec le développement de la télévision mobile. La lobotomisation des foules a donc de beaux jours devant elle.

Russie : un débat télévisé qui a du punch [vidéo]

Russie : un débat télévisé qui a du punch [vidéo]

19/09/2011 – 11h00
MOSCOU (NOVOpress) – Les téléspectateurs français, qui ont tendance à s’ennuyer à mourir devant les débats télévisés français très politiquement corrects et aseptisés, vont-ils se tourner vers les chaînes de télévision russes, qui semblent bien plus animées ?

En effet, la semaine dernière, lors d’un débat télévisé sur la crise financière, deux hommes d’affaires russes en sont venus aux mains sur la plateau de la chaîne NTV.

Après que Sergueï Polonski, ex-patron d’un groupe immobilier, a déclaré, au sujet de certains invités, qu’il voulait « leur en coller une dans la gueule », le millionnaire russe Alexandre Lebedev, manifestement visé, s’est levé et a renvoyé son homologue dans les cordes du plateau à de coups de poing au visage.

Explication de l’intéressé : Lebedev a souligné, qu’après avoir entendu Polonski être menaçant, il lui était hors de question de recevoir le premier coup.

Une scène impensable sur une chaîne de télévision française, tant le conformisme et l’auto-satisfaction semblent être de rigueur. Politique, show-bizz ou analystes confondus…

Une nouvelle étude prouve la nocivité de la télévision

Une nouvelle étude prouve la nocivité de la télévision

20/08/2011 13h20
CANBERRA (NOVOpress) – Selon des chercheurs de l’université du Queensland, en Australie, ceux qui regardent le plus la télévision pourraient sacrifier cinq ans de leur existence. C’est ce qu’indique leur étude parue jeudi 18 août dans le British Journal of Sports Medecine. Ainsi, deux heures de télé quotidiennes réduiraient l’espérance de vie de 22 minutes par jour.

Cette étude corrobore les résultats de travaux de l’École de santé publique d’Harvard parus en juin dernier, où il était établi  que 2 à 3 heures de télévision par jour pouvaient augmenter les risques de développer un diabète de type 2 de 20 %, et des problèmes cardiaques de 15 %.

Mais surtout, les Français de plus de 15 ans ont passé en moyenne 3 h 48 devant la télévision quotidiennement pendant le mois de juillet, soit 30 minutes de plus que l’année dernière à la même période. Et 38 minutes de plus que la moyenne mondiale.

Avec pour conséquence une sédentarisation aux effets désastreux : organisme fragilisé, surpoids et risques de maladies cardio-vasculaires.

 

TF1 : des bénéfices en hausse de 60% au premier semestre

TF1 : des bénéfices en hausse de 60% au premier semestre

26/07/11 – 13h00
PARIS (NOVOpress)
– La « vente de temps de cerveau disponible pour la publicité » est une activité fortement rémunératrice.

En effet, le groupe de télévision français TF1 a publié mardi un bénéfice net en hausse de 60% à 118,6 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros. Ces chiffres concernent le premier semestre 2011.

Ce bénéfice net est supérieur aux prévisions des analystes dans un contexte économique instable.

Pour l’ensemble du groupe TF1, les recettes tirées de la publicité progressent de 4,7% à 905,2 millions d’euros. Le résultat opérationnel s’élève lui à 186,5 millions d’euros au premier semestre, ce qui permet au groupe d’améliorer son taux de marge opérationnelle, qui atteint 14,6% sur les six premiers mois de l’année, contre 8,1% sur la même période un an plus tôt.

Hanoï Jane rattrapée par son passé

Hanoï Jane rattrapée par son passé

20/07/2011 – 16h00
PARIS (NOVOpress) — L’actrice et ancienne militante d’extrême-gauche américaine Jane Fonda, qui durant la guerre du Viêt-Nam avait choisi le camp communiste, a été de nouveau exclue il y a quelques jours d’un programme de télévision à la suite d’une campagne de protestations de téléspectateurs.

Prime Time : Making the Most of Your Life
Prime Time : Making the Most of Your Life

Jane Fonda était en effet invitée le samedi 16 juillet 2011 à un programme de la chaîne QVC pour faire la promotion de son livre Prime Time : Making the Most of Your Life. Devant la levée de boucliers suscitée par sa venue auprès des téléspectateurs, la chaîne a déprogrammé l’entretien.

A partir des années 1980, la pasionaria de la gauche américaine a progressivement abandonné son engagement dans la lutte des classes pour redécouvrir les avantages du capitalisme le plus effréné. Son parcours n’est pas sans parallèle avec celui des militants d’extrême-gauche français issus de mai 1968, qui aujourd’hui siègent dans les conseils d’administration et payent l’impôt sur la fortune.

Alors qu’en France et plus généralement en Europe les libertaires recyclés en libéraux bénéficient d’une impunité morale totale, ce n’est pas le cas aux États-Unis.

Une enquête discrète menée par la chaîne auprès d’un échantillon de téléspectateurs mécontents a révélé que Jane Fonda reste associée auprès de nombreux Américains avec l’image de la militante qui, au cours d’un voyage à Hanoï, s’est laissée photographier sur l’affût d’un canon antiaérien tirant sur les avions de l’US Air Force et de la Navy.

Peut-être un jour en Europe demandera-t-on des comptes à ceux qui, de longues années durant, ont été aux côtés des bourreaux qui torturaient et tuaient sans scrupule des millions de victimes.

La télévision, arme de destruction mentale massive

La télévision, arme de destruction mentale massive

[box class=”info”] Article de Sarah Brunel pour Belle et Rebelle.[/box]

Les critiques de la télévision, même les plus virulentes, remettent rarement en cause l’existence même de la télévision, se bornant à vilipender ou à déplorer la médiocrité et la nocivité de ses « programmes ». Dans ce schéma critique, il existerait donc la possibilité d’une « bonne » télévision (éducative, pluraliste, culturelle…) qu’il suffirait de substituer à la « mauvaise » (commerciale, vulgaire, racoleuse…). Cette vision optimiste a pourtant tout du vœu pieu et ignore le caractère néfaste « par essence », ontologique, du média télévisuel, quels que soient les programmes véhiculés. Il faut avoir le courage de l’affirmer: il n’y a pas de bon usage de la télévision. Arte et les chaînes historiques documentaires ne seront jamais autre chose que les cache-sexe et les alibis de la lobotomie de masse par injection de 3 à 4 heures quotidiennes de télévision.

Une telle affirmation n’a évidemment que peu de chances d’être populaire dans un pays où le taux d’équipement en télévisions couleurs frise les 98 % et où la norme est même désormais de détenir plusieurs postes par foyer. Admettre cette nocuité intrinsèque de la télévision est pourtant l’un des préalables indispensables à la libération du joug du matérialisme, du consumérisme et de la tyrannie de l’apparence et de la superficialité. Aucune lutte efficace contre la marchandisation de l’existence humaine n’est envisageable dans le cadre civilisationnel et mental créé par la télévision. Car la télévision n’est pas un simple outil, une machine réductible à son simple utilitarisme, c’est un vecteur de conditionnement psychologique et la source de production d’une néo-réalité totalement conditionnée par le matérialisme et le consumérisme.

L’avènement du règne de la télévision n’est donc pas une simple innovation technique mais bien une révolution anthropologique. L’Homme de la télévision n’a que fort peu de points communs avec son ancêtre dépourvu de cet appendice cathodique. La télévision a profondément transformé l’Homme et son rapport à l’autre. Illustration particulièrement frappante de cette mutation, l’organisation du foyer, qu’elle soit spatiale (disposition des meubles, fonction des pièces…) ou temporelle (horaires des repas, du coucher…) est dorénavant entièrement régie par la télévision qui prend peu à peu la place symbolique que pouvaient avoir les dieux ladres dans les sociétés primitives. La vie familiale –si tant est que l’on puisse encore donner ce nom à l’espèce de cohabitation ennuyée, quand elle n’est pas carrément hargneuse, qui tient lieu d’existence à tant de familles modernes- s’organise presque exclusivement autour des impératifs, des injonctions de la sublime et vénérée lucarne. Il n’est ainsi aujourd’hui ni inconcevable ni même rare de refuser une invitation ou d’annuler une sortie pour cause de dénouement de telle série policière ou de « prime » de tel autre jeu de télé-réalité.

Sur les ruines de toutes les cultures populaires passés (métiers, corporations, syndicats, églises, partis, communautés locales…), la télévision est incontestablement devenu le principal, pour ne pas dire l’unique, prescripteur social, et son influence s’étend à toutes les dimensions de l’humain. Le vocabulaire, qui structure la perception du monde et le lien à autrui, est notamment totalement phagocyté par la phraséologie télévisuelle et notamment les salmigondis psychologisants qui baignent les dialogues de Desesperate Housewife ou Sex and the City et consorts. Les affres, tournant invariablement autour du fric et de la fesse, des avocats new-yorkais et des executive women californiennes (ou plus exactement de leurs caricatures respectives) sont devenus, par la grâce du média télévisé, les obsédantes préoccupations des secrétaires de Roubaix comme des employées de banque de Milan ou des gamines de Clichy-sous-bois. A défaut de partager les bénéfices, le système capitaliste partage généreusement les modèles sociétaux et les archétypes comportementaux.

Par la télévision sont également véhiculés tous les stimuli d’achats. Via la publicité directe bien sûr, assénée à un rythme toujours plus soutenu, mais aussi, et peut-être surtout, au travers de toutes ces publicités indirectes ou même cachées que sont les clips musicaux, les reportages «de société », les émissions « économiques » (type « Capital ») ou les grands reportages exotiques sponsorisés par United Airlines ou le Club Med.

La télévision compose ainsi une vaste mosaïque de signes clinquants et obsédants que l’on ne peut espérer approcher ou partiellement posséder que moyennant finances (le même voyage que l’aventurier présenté au 20 heures, les mêmes fringues que la chanteuse mise en avant par la chaîne musicale, la même voiture ou le même café –car il convient de racketter tous les types de bourses- que le beau George Clooney, la même drogue que cet écrivain branché tellement sympathique malgré tout…).

A la fois sujet de conversation, source de références et usine à désirs, la télévision colonise ainsi tyranniquement les imaginaires et arase méthodiquement les ancestrales différences historiques et géographiques au profit d’un égalitarisme de caniveau où tout le monde, du balayeur anglais au PDG danois en passant par la prof de banlieue française ou l’agent immobilier allemand, croupit dans le même désert intellectuel et culturel, agitant pathétiquement les mêmes hochets de grande distribution. Alléluïa, nous sommes tous des personnages de sériés télé ! Ou tout du moins aspirons-nous à un jour en devenir un… Voilà la grande ambition du temps. Il ne peut y en avoir d’autre d’ailleurs, tant que ne sera pas rompu le carcan télévisuel, cette geôle personnelle et festive dans laquelle meurent peu à peu la pluralité du monde et la diversité des individus.

Il ne peut y avoir de rupture avec la marchandise sans renoncement à la télévision. Sans ce préalable, toute contestation de l’ordre marchand ne sera que discours et gesticulation. On ne mord pas le maître dont on adore la laisse.

Répétons le donc, penser pouvoir subir la télévision « avec recul et distance », imaginer qu’il suffit de « faire le tri » dans ce que l’on regarde, c’est à la fois survaloriser ses forces et sous-estimer la puissance du mal.

Le flux ininterrompu d’images et de sons, la multiplication des chaînes engendrant un « zapping » presque obligatoire, les innombrables coupures publicitaires, les représentations induites, le choix des sujets, imprègnent inconsciemment tout cerveau qui y est confronté.

Par ailleurs, quelle que soit la supposée « qualité » du programme absorbé, l’(in)activité télévisuelle « en tant que telle » engendre isolement, atomisation sociale, avachissement physique et enfermement individualiste.

La seule défense contre la télévision, une défense active et pleine de promesses, par le temps qu’elle libère, par la liberté retrouvée qu’elle induit, par la réappropriation de sa vie qu’elle entraîne, c’est son refus total et définitif.

The Walking Dead : plongée dans l’horreur du « vivre ensemble »

The Walking Dead : plongée dans l’horreur du « vivre ensemble » © AMC

09/07/2011 – 14h00
ATLANTA (NOVOpress) –
La saison 1 de The Walking Dead vient de sortir en DVD. L’histoire démarre du côté d’Atlanta (Etats-Unis). L’agent de police Rick Grimes (photo) est à la poursuite de délinquants lorsqu’il reçoit une balle en plein torse et tombe dans le coma. A son réveil à l’hôpital, la société américaine a versé dans l’apocalypse : les campagnes et les villes sont peuplées de zombiesmulticolores (Blancs, Noirs, Asiatiques…) assoiffés de sang et friands de chair humaine.

Côté pile, The Walking Dead peut être perçu comme une métaphore sur l’horreur de la mondialisation humaine où chaos, terreur et invasions glacent le sang. Comme l’a déjà filmée George Romero. The Walking Dead, c’est aussi une réflexion sur les aliénations et futilités de la société de consommation. La série de Frank Darabont prône également le recours à l’autodéfense et aux armes à feu afin de lutter contre une menace extérieure. Enfin, le premier épisode a le mérite de rappeler que la vie peut triompher d’un état comateux.

Côté face, The Walking Dead peut heurter par son esthétisme de la violence (interdit aux moins de 16 ans). Surtout, The Walking Dead ne s’émancipe pas d’un politiquement correct lourdingue. Dans le deuxième épisode, le rôle du méchant survivant est incarné par un raciste Blanc « consanguin » qui n’a rien compris au film : face aux envahisseurs, il n’y a plus de Blancs ou de Noirs, mais des « êtres humains » unis pour sauver leur peau. En guise de punition, le Redneck sera abandonné par ses petits camarades en apéritif aux zombies. Sympa. Le « vivre ensemble » à la sauce horrifique ?

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Le 18 juin, Villepin célèbre les 196 ans de Waterloo !

Un texte de Tarick Dali

Ce 18 juin, à travers la France, un certain nombre de cérémonies marqueront le soixante-et-onze anniversaire de l’anniversaire de l’appel du général De Gaulle à poursuivre la lutte. Et chacun d’appeler à méditer cet exemple de résistance à l’esprit de capitulation qui avait submergé la population entière.

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