Talibans, l’esprit de Munich, par Maxime Tandonnet

taliban

Pour se donner bonne conscience, les élites du monde occidental font semblant de se demander si les talibans ont changé depuis 2001. Depuis l’abandon de l’Afghanistan entre leurs mains, ce pays est redevenu la proie de la barbarie à travers notamment les massacres des opposants et l’extermination des derniers vestiges des minorités religieuses, ou la fermeture des écoles de filles. Un décret oblige les étudiantes à porter le voile intégral cachant le visage et leur interdit l’accès aux mêmes enseignements que les hommes. L’obscurantisme est à l’oeuvre dans le plus grand silence et l’indifférence des occidentaux, y compris des féministes occidentaux… Rien n’est plus trompeur que le relativisme ambiant: « c’est leur culture, pas la nôtre » ou encore « c’est chez eux, pas chez nous ». La barbarie, où qu’elle se déroule, est la barbarie et ne connaît pas les frontières.

C’est ainsi que les occidentaux avec le même relativisme, ont jadis fermé les yeux devant les plus épouvantables génocides. Certes, l’occident n’a plus les moyens de se faire partout et en tout temps le gendarme du monde. Mais au moins cesser d’être dupe sinon complice. Notre complicité avec ce qui se passe en Afghanistan n’est d’ailleurs pas seulement passive. Elle est active.

Le rôle du Qatar comme financeur et base arrière des talibans ne fait aucun doute. Pourtant l’occident continue à s’agenouiller devant cet Etat.

Ainsi, nulle voix ne s’élève contre le déroulement de la coupe du monde de football, cette grand-messe planétaire, au Qatar en 2022. Au nom de l’idole ballon rond, cet opium médiatique des peuples, nos sociétés prétendument féministes et protectrices des minorités s’accommodent gentiment et la tête baissée d’un déchaînement de barbarie dirigé principalement contre les femmes et des minorités religieuses de ce pays.

Il est insupportable que l’an prochain se déroule un grand show médiatique planétaire dans un pays qui a apporté son soutien à l’encagement des femmes afghanes. Et dire le contraire est absolument, totalement, indiscutablement munichois.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Les talibans, le « wokisme » et Idriss Sihamedi

Idriss Sihamedi

Idriss Sihamedi, le président de feu BarakaCity, association humanitaire d’obédience salafiste, dont le premier souvenir obscurantiste était d’indiquer de refuser de serrer la main aux femmes, affichant corrélativement son refus de condamner l’État islamique lors d’une interview accordée à Ali Baddou dans son émission « Le Supplément », a remis au goût du jour son attachement immuable à l’idéologie des talibans, devenus maîtres de l’Afghanistan depuis quelques jours.

Le président afghan a, en effet, déserté sa fonction présidentielle vers les Émirats arabes unis, le dimanche 15 août au soir. Consécutivement à cette inclinaison politique, les rebelles islamistes n’ont pas hésité à diffuser au monde entier, et avec fierté, leur conquête mortifère assiégeant le palais présidentiel.

Le monde occidental regarde depuis lors, la larme à l’œil et le cœur serré, des dizaines d’années de guerre et d’impuissance politique. Les messages de soutien de tous bords et du monde entier affluent, particulièrement en direction des femmes qui étaient parvenues à conquérir jusque-là davantage de liberté civique. Indéfectiblement, la conquête des talibans est unanimement réprouvée. Ou presque…

Idriss Sihamedi, ex-président de BarakaCity, n’a en effet pas caché sa félicité exprimée dans son tweet du 15 août 2021 : « Qu’Allah descende sur le peuple afghan les plus belles richesses, les plus beaux hôpitaux, plus belles écoles et le plus bel avenir que le pays n’a jamais pu rêver. » (sic)

Ce tweet ubuesque se réjouit donc de ce que l’Histoire retiendra : les talibans qui s’apprêtent à mettre en place leur agenda fondamentaliste avec, pour axiomes, le placement sous tutelle des femmes, le meurtre en place publique des homosexuels, la lapidation des femmes adultères ou encore l’interdiction de l’éducation aux filles de plus de douze ans.
Idriss Sihamedi avalise donc la condamnation des femmes à vivre à perpétuité sous la férule des hommes les plus violents et rétrogrades, de pair avec cette idéologie : soubassement théorique du passage à l’acte terroriste.

Pourtant, lorsque son association, jugée incompatible avec les principes de la République, avait été dissoute, le 28 octobre 2020, des militants de gauche l’avaient ardemment soutenu en pointant, selon l’usage rhétorique habituel, « l’islamophobie du gouvernement ». Tous les paradigmes et concepts du « wokisme » étaient scandés sur les réseaux sociaux : discrimination raciale, norme hétéro-patriarcale, hétéro-nationalisme, privilège blanc, racisme systémique et islamophobie d’État.

Ces adeptes de la « déconstruction » ont ainsi rendu manifestes les accointances entre des lubies idéologiques importées des campus radicaux américains et le projet identitaire et politique des islamistes qui menacent notre identité collective.

La gauche woke, Les Insoumis qui ne le sont que par leur nom, les idiots utiles, n’ont donc pas hésité à pactiser avec l’obscurantisme le plus vil.

Et ce petit monde de peu de dignité, qui apporte son soutien aux communautaristes et aux ennemis de la France en manifestant, par exemple, à leurs côtés lors de la marche honteuse du 10 novembre 2019 contre l’islamophobie, a trouvé excessive et discriminante la dissolution de BarakaCity et du CCIF (Comité contre l’islamophobie en France), laboratoires islamistes qui, eux, n’ont jamais retenu leurs manœuvres attentatoires contre l’identité de la France et les valeurs de la République.

Voilà une preuve, si besoin était, parmi des milliers d’autres en France, que les relais des talibans ont toujours été parmi nous et continuent de frelater de façon réticulaire notre identité, nos valeurs, notre mode de vie.

Ce qui importe est l’enracinement, le choix et l’acte de faire de la France son pays. Notre liberté n’est pas l’expression de la reproduction de traits grégaires et archaïques.
Désastreusement, ces agents d’aliénation culturelle, prestidigitateurs devant nos consciences endormies, se muent également en agents de dissensions civilisationnelles…

Sabrina Medjebeur

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Macron, fort contre le Covid, faible contre l’islamisme

macron pass sanitaire

Emmanuel Macron, protecteur des Français, saura-t-il être à la hauteur du destin qu’il s’est donné ? Le doute est permis. Une chose est de déclarer la « guerre » à un virus en faisant du vaccin un acte moral et patriotique. Une autre est d’être le rempart à l’islamisme revigoré par la victoire des talibans en Afghanistan. Mardi, le président a donné le sentiment d’une confusion volontaire des mots et des rôles en rappelant, à propos de la chute de Kaboul le 15 août, « combien la liberté, la dignité (…) sont fragiles quand l’obscurantisme revient ». Mais de quel obscurantisme parlait-il ? Ce terme est aussi devenu l’accusation rituelle du pouvoir et de ses snippers contre les Français qui manifestent tous les samedis contre le passe sanitaire. De fait, Macron ne retient pas ses coups contre ceux qui jugent disproportionnée sa stratégie sanitaire.

Il explique : « Etre citoyen ce n’est pas demander toujours des droits supplémentaires, c’est veiller d’abord à tenir des devoirs à l’égard de la Nation ». Or ce que ne comprend pas Macron, pour le paraphraser, c’est qu’être président ce n’est pas s’octroyer toujours des droits supplémentaires, c’est veiller d’abord à tenir des devoirs à l’égard de la Nation. Son autoritarisme, qui s’exerce sur la question sanitaire, masque mal ses faiblesses sur les questions identitaires et civilisationnelles. Le président « protecteur » est un commode artifice de communication.

La reconquête de Kaboul par les talibans redonne une dynamique à l’expansion du totalitarisme islamiste. Toutefois, ni l’Occident angélique ni la France pusillanime ne sont armés pour résister à une offensive, qui serait autrement plus dangereuse que le Covid. Mardi, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a illustré la naïveté officielle en déclarant, parlant de l’Afghanistan : « Il faut un gouvernement inclusif qui montre que les talibans ont changé ». Mais les talibans entendent appliquer l’immuable charia (loi islamique), qui instaure l’infériorité de la femme et la soumission de tous à Allah. Laisser croire qu’il pourrait y avoir des talibans modérés revient à faire l’autruche. Le chef de l’Etat lui-même, s’il donne d’abondantes leçons de civisme pour pousser à la vaccination, se garde de tenir ce discours contre ceux qui, dans les cités islamisées, sèment le désordre permanent.

Quant aux dévots du président Joe Biden, ils ont passé sous silence sa prophétie du 8 juillet : « En aucun cas vous verrez des gens être évacués du toit d’une ambassade…L’hypothèse que les talibans s’emparent de l’ensemble du pays est hautement improbable ». On devine les commentaires si une telle légèreté avait été tenue par son prédécesseur. Les dirigeants français dramatisent le Covid mais relativisent les talibans. Macron est fort contre le virus mais faible contre l’islamisme. On aimerait l’inverse.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 août 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les groupes djihadistes du Sahel font jonction à la barbe de la France !

Djihadistes Sahel

03/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les chefs des différents groupes djihadistes au Sahel se sont réunis pour une réunion au sommet, dans une région a priori sous contrôle de l’armée française ! Un véritable pied de nez à l’opération Barkhane menée par la France depuis l’été 2014 pour neutraliser les groupes islamistes au Sahel.

Ces chefs terroristes ont décidé de se réunir dans une organisation commune pour mener désormais leurs opérations terroristes sous la nouvelle bannière de Nousrat al-Islam wal Muslimin (« La Défense des musulmans et de l’islam ») avec à sa tête Ansareddine Iyad Ghali qui a voué allégeance, dans l’ordre, à Abou Moussaab Abdel Wadoud, le chef d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI), à Ayman al-Zawahiri, le chef suprême d’Al Qaida, et au mollah Hibatullah, à la tête de l’Emirat islamique d’Afghanistan, autrement dit les Talibans.

La Cour pénale internationale soupçonne la CIA de crimes de guerre

cia

22/11/2016 – PAYS-BAS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio CourtoisieLe bureau du procureur gambien Fatou Bensouda a annoncé disposer d’indices de crimes de guerre commis par la CIA, entre 2003 et 2004, contre des prisonniers afghans. Dans l’enquête préliminaire, il y est dit que les forces américaines auraient perpétré des actes de torture, traitements cruels et atteintes à la dignité sur des détenus afghans.

Fatou Bensouda estime « qu’il existe des motifs raisonnables pour croire que ces crimes ont été commis en application d’une ou plusieurs politiques visant à obtenir des renseignements au travers de techniques d’interrogatoire s’appuyant sur des méthodes cruelles ou violentes destinées à servir les objectifs américains dans le conflit en Afghanistan ». Les faits se seraient déroulés non seulement sur le territoire afghan mais aussi dans des centres secrets de détention en Pologne, en Roumanie et en Lituanie. Les procédures en cours doivent déterminer la demande d’autorisation d’ouverture d’une enquête ou non.

Google supprime une application des talibans pour smartphones

05/04/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Google a décidé de retirer de son magasin en ligne (le Play Store), une application pour smartphone créée par les talibans.

Lancée vendredi dernier en pachto sous le nom de “Alemarah”, cette application visait notamment à renforcer la présence de ce mouvement islamiste sur internet.

Michael Kugelman, expert de l’Afghanistan au sein du Woodrow Wilson International Center for Scholars, revient sur cette initiative des talibans :

À l’heure du groupe État islamique et de sa communication numérique sophistiquée, beaucoup de groupes islamistes plus anciens comme les talibans afghans peuvent se sentir en perte de vitesse. En se plaçant sur ces nouvelles technologies, les talibans peuvent démontrer à leurs recrues potentielles qu’ils sont autant à la page que leurs concurrents plus récents.


À quand un Tribunal pénal international pour les crimes de guerre américains ?

Yvan Blot : "L’Union européenne est un relais des Etats-Unis"

Source : Boulevard Voltaire
Ça commence à faire beaucoup d’erreurs de tir pour nos amis d’outre-Atlantique.

À Koundouz en Afghanistan, la semaine dernière, les missiles américains ont pulvérisé un hôpital de Médecins sans frontières, tuant 22 personnes et en blessant 37 autres, laissant derrière eux une scène macabre de désolation et de terreur. Si les talibans avaient attaqué cet hôpital, même par erreur, nous aurions tous parlé d’une attaque terroriste mais, s’agissant de nos amis de Washington, nous employons le terme plus feutré de « dommage collatéral ».

Ça commence à faire beaucoup d’erreurs de tir pour nos amis d’outre-Atlantique et lorsqu’on s’arrête quelques instants pour faire le calcul macabre du nombre de « dommages collatéraux » et de civils tués par les États-Unis d’Amérique (USA) ces dernières décennies, on a rapidement le vertige. En 1988, Washington abat un avion de ligne iranien, tuant 290 personnes dont 66 enfants. En 1991, les USA bombardent un abri anti-aérien, tuant 408 civils à Bagdad en Irak. En Serbie, en 1999, l’aviation américaine atomise un train de voyageurs, tuant 14 civils à Grdelica. Deux semaines plus tard, les avions de l’OTAN bombarderont délibérément l’immeuble de la Radio Télévision serbe, assassinant 16 journalistes dont le seul crime était de donner une autre version de la guerre que celle donnée par CNN et l’administration Clinton. Ce n’est pas la dernière fois que l’armée américaine réduira au silence des journalistes : les bureaux d’Al Jazeera seront soufflés à Kaboul en 2001 et ceux de Bagdad en 2003. Cette liste ne constitue, hélas, qu’un petit échantillon des horreurs commises par l’armée américaine dans le monde.

Lire la suite

Talibans : le carnage (Présent 8253)

Talibans : le carnage (Présent 8253)

17/12/2014 – PARIS (NOVOpress)

Chaque jour apporte son lot de barbarie islamiste aux quatre coins du monde. Les talibans pakistanais ont perpétré mardi la plus sanglante attaque terroriste de l’histoire du pays dans une école d’enfants de militaires, massacrant 141 personnes dont 132 enfants.

Talibans : le carnage (Présent 8253)L’assaut de l’école de Peshawar s’est achevé après plus de sept heures de combat par la mort des six tueurs. Les récits de survivants racontent comment les talibans sont passés de classe en classe en abattant à la chaîne des enfants parfois âgés d’à peine dix ans. Les traquant jusque sous les bancs pour les achever. Une méthode dont s’était inspirée Mohamed Merah en assassinant chez nous les enfants de l’école juive Ozar-Hatorah de Toulouse.

Le carnage a été revendiqué par le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), principal groupe islamiste du pays et auteur de l’attaque contre Malala en 2012, qui a choisi cette école car « les enfants de plusieurs hauts gradés de l’armée y étudient ». Islamabad a en retour réaffirmé sa détermination à éradiquer ce groupe dont les attaques ont tué plus de 7 000 personnes dans le pays depuis 2007.

Sur son lit d’hôpital, l’un des survivants, Shahrukh Khan, 16 ans, gardera longtemps en mémoire l’image de ce taliban qui criblait de balles les écoliers et comment lui-même s’est tordu de douleur mais retenu de crier lorsqu’il en reçut deux aux jambes, faisant le mort. Après avoir longtemps « attendu d’être fusillé, les yeux fermés », il perdra connaissance mais se réveillera à l’hôpital, miraculé.

Lire la suite

Kaboul : la France visée (Présent 8251)

Kaboul : la France visée (Présent 8251)

12/12/2014 – KABOUL (NOVOpress)
Au moins sept morts et plus d’une vingtaine de blessés : c’est le bilan des deux attentats-suicides perpétrés jeudi à Kaboul par les talibans (photo) qui, en frappant au cœur du fameux lycée Esteqlal où fut formé le commandant Massoud, visaient directement notre pays.

Une cible symbolique

Une du numéro 8251 de "Présent"Alors que dans la matinée déjà, un premier attentat-suicide avait tué six soldats dans les faubourgs de Kaboul, en fin d’après-midi, un adolescent de 15 à 17 ans dissimulant les explosifs sous ses habits pénétrait dans le centre culturel français et se faisait exploser au milieu des spectateurs qui assistaient à une pièce de théâtre. Dans la foulée, Zabihullah Mujahid, porte-parole des talibans, adressait aux médias un email revendiquant l’attentat et expliquant que la pièce de théâtre en question « désacralisait les valeurs de l’islam » et représentait « de la propagande contre le djihad ».

Installé dans le centre de la capitale et tout près du palais présidentiel, dans le complexe du lycée franco-afghan Esteqlal, l’une des écoles les plus connues et les plus réputées du pays, ce lieu symbole de la coopération culturelle franco-afghane, inauguré en 1970 et financé par Paris, a appris le français à plusieurs générations d’Afghans, dont le plus célèbre fut le héros de la résistance contre les Soviétiques Ahmad Shah Massoud. Cette attaque était donc hautement symbolique et visait directement la France.

La guerre n’est pas finie

Aussi François Hollande a-t-il immédiatement condamné cet attentat dans un communiqué précisant qu’« en prenant pour cible ce lieu de dialogue, c’est la culture et la création que les terroristes ont visées ». De son côté, Manuel Valls devait également condamner « avec force » cette attaque contre « un symbole de la culture et de l’universalité des valeurs portées par la France » et rappeler que « les terroristes montrent une nouvelle fois qu’ils véhiculent un message de haine et d’obscurantisme ». Avant d’ajouter : « Cet acte lâche renforce la France dans sa détermination à lutter contre la barbarie. »

Lire la suite

L’armée pakistanaise mène une offensive contre les talibans

L’armée pakistanaise mène une offensive contre les talibans

17/06/2014 – ISLAMABAD (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Dimanche, l’armée pakistanaise menait une vaste offensive contre les rebelles talibans dans la zone tribale du Waziristan du nord. Les bilans divergent selon les sources. 80 morts selon l’armée, plus de 150 selon des responsables de sécurité locale. Cette offensive d’envergure fait suite à l’attaque de l’aéroport de Karachi, il y a une semaine. Cet assaut avait causé la mort de 38 personnes, dont les dix assaillants, et entravé des pourparlers de paix entre le gouvernement pakistanais et le TTP, mouvement des talibans du Pakistan. Récemment, dans un mail adressés aux médias, Shahidullah Shahid, porte‑parole des talibans, s’est montré menaçant, sans donner plus de détails à propos d’éventuelles ripostes.

Crédit photos : bluuurgh via Wikipédia (cc).

L’Afghanistan, toujours dans l’ornière

L'Afghanistan, toujours dans l'ornière

02/05/2013 – 10H00
KABOUL (NOVOpress via Bulletin de réinformation) –
L’Afghanistan se rappelle à notre bon souvenir. En quelques jours, deux affaires distinctes renvoient la lumière sur ce pays et nous rappellent que la guerre d’Afghanistan est sûrement loin d’être finie.

Lire la suite

Afghanistan : l’insurrection qui vient (2ème partie) – Par Gilles-Emmanuel Jacquet

Afghanistan : l’insurrection qui vient (2ème partie) – Par Gilles-Emmanuel Jacquet

Le retrait des troupes de l’ISAF [en français, Force internationale d’assistance et de sécurité, FIAS] et ses conséquences telles que le transfert complet des responsabilités en matière de sécurité aux forces afghanes, la situation sécuritaire, politique et sociale du pays, la corruption endémique ainsi qu’une présence sans cesse réaffirmée des Talibans laissent entrevoir un avenir sombre pour l’Afghanistan.
La première partie est ici.

Lire la suite

Afghanistan : l’insurrection qui vient (première partie) – Par Gilles-Emmanuel Jacquet

Afghanistan : l’insurrection qui vient (première partie) - Par Gilles-Emmanuel Jacquet

Ci-dessus : Patrouille américaine.

Le retrait des troupes de l’ISAF [en français, Force internationale d’assistance et de sécurité, FIAS] et ses conséquences telles que le transfert complet des responsabilités en matière de sécurité aux forces afghanes, la situation sécuritaire, politique et sociale du pays, la corruption endémique ainsi qu’une présence sans cesse réaffirmée des Talibans laissent entrevoir un avenir sombre pour l’Afghanistan.

Lire la suite

Afghanistan : l’hélicoptère a été piégé

Afghanistan : l'hélicoptère a été piégé / crédit photo : Saptarshi Debnath

09/08/2011 – 09h30
KABOUL (NOVOpress)
— Samedi 6 août, un hélicoptère américain de transport de troupes Chinook s’est écrasé dans la province de Wardak en Afghanistan, provoquant la mort de l’intégralité de ses passagers, 30 soldats américains et 8 afghans. Parmi les militaires américains se trouvaient de nombreux membres de la prestigieuse unité Navy SEAL, l’élite de la marine américaine, qui s’était illustrée entre autre dans l’élimination de Ben Laden. Il s’agit là de la perte la plus importante en une seule journée enregistrée par l’armée américaine depuis le début du conflit.

Les Navy Seals comptent parmi l'élite de l'armée américaine. Ici à l'entraînement au John C. Stennis Space Center. Photo : Charles McCain
Les Navy Seals comptent parmi l'élite de l'armée américaine. Ici à l'entraînement en 2010 au John C. Stennis Space Center. Photo : Charles McCain

Alors que l’OTAN poursuit son enquête et n’a pas encore livré la moindre explication sur les origines du crash, une source gouvernementale afghane, sous couvert d’anonymat, a confirmé que l’hélicoptère avait bel et bien été abattu par les talibans et qu’il serait même tombé dans un piège tendu par ces derniers. Ceux-ci auraient en effet fait circuler de fausses informations sur la tenue d’une réunion entre insurgés. « Ils savaient quel itinéraire suivraient les hélicoptères et ont pris position de chaque côté de la vallée », a-t-elle expliqué. L’appareil aurait ainsi essuyé des tirs d’armes anti-aériennes modernes et précises avant de s’écraser.

Surpassés par la supériorité technologique du matériel occidental qui ne leur laisserait aucune chance lors d’affrontements réguliers, les talibans n’ont pas d’autre choix que de recourir à la ruse, à la lâcheté diront certains dirigeants occidentaux à l’instar de Nicolas Sarkozy. Quoiqu’il en soit, ces techniques de combat peuvent s’avérer extrêmement dévastatrices comme vient de le démontrer cet évènement, et l’armée française n’est nullement à l’abri de ce genre d’actions.

[box class=”warning”]Crédit photo : Saptarshi Debnath / image sous licence creative commons[/box]

Afghanistan : des millions de dollars US versés aux talibans !

25/07/2011 – 12h30
WASHINGTON (NOVOpress) – Nouvelle démonstration de l’échec de la coalition en Afghanistan et de l’état de corruption locale, plusieurs millions de dollars de fonds gouvernementaux américains destinés au ravitaillement routier des forces américaines en Afghanistan auraient en réalité été versés à des talibans en échange du passage des convois.

Les sous-traitants de l’armée américaine auraient donc payé les talibans pour parvenir à faire circuler le ravitaillement, c’est la révélation faite par le Washington Post qui cite une enquête interne de l’armée.

Cette enquête a mis au jour “des preuves crédibles d’implication dans une entreprise criminelle ou de soutien à l’ennemi”, par quatre des huit principaux sous-traitants, selon le journal américain.

Le montant des sommes “détournées” pourrait dépasser les 20 millions de dollars.

“C’est au-delà de toute compréhension”, a commenté John Tierney, président démocrate d’une commission de surveillance de la Chambre des Représentants, estimant que l’armée américaine se rendait ainsi complice d’une vaste opération de racket.