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Un système judiciaire et policier en pleine crise

Chacun peut constater l’absence d’autorité flagrante dans notre République. Le faux principe de l’origine électorale de toute autorité n’en finit pas de produire ses conséquences délétères : comme la République nie la véritable autorité (celle qui vient de Dieu), ses représentants n’ont d’autre ressource que de diviser pour régner et asseoir leur pouvoir. C’est ainsi qu’on envoie, pour dégager les prisons en grève, les gendarmes mobiles qui houspillent les gardiens sous le regard goguenard des détenus.

En fait la situation est tragique et notre président fait semblant de ne pas voir les pompiers assaillis dans leurs interventions sur les lieux des incendies, les médecins des urgences qui ne peuvent plus effectuer leurs missions que sous bonne garde et un pays au bord de la guerre intérieure.

La justice elle-même, accablée de tâches et surtout croulant sous une avalanche de textes contradictoires qui protègent le criminel autant si ce n’est plus que ses victimes, est par définition inapte à faire régner l’ordre qui dépend essentiellement de la police et de la gendarmerie (la justice a une action essentiellement réparatrice). Or les chefs de l’une comme de l’autre n’ont pas l’autorité nécessaire pour rétablir un ordre de plus en plus problématique.

Rappelons que, pour la seule année 2016, 14 gendarmes et 2 policiers ont perdu la vie dans leurs missions et que 9 846 d’entre eux ont été blessés plus ou moins grièvement.

Pour les Français qui ont la mémoire courte, évoquons simplement le cas des deux CRS blessés à Paris lors des défilés des syndicats ouvriers du 1er mai 2017, dont l’un a été brûlé au 3e degré pour avoir été arrosé d’essence enflammée.

Le sort des gardiens de prison n’est pas meilleur : 4 000 agressions environ se sont produites chacune des dernières années et leur vie est en danger tous les jours. Sans compter les prises d’otages du personnel (une dizaine par an).

En outre, entre les détenus, il y a des rixes qui oscillent autour de 8 000 par an et qui vont jusqu’au meurtre (six en 2016).

L’explication par la surpopulation carcérale n’est pas suffisante, même s’il y a 69 714 détenus pour seulement 59 165 places en décembre 2017 (cf. Prisons françaises ? L’état des lieux, Atelier Fol’Fer).

Les dernières agressions du personnel pénitentiaire à Borgo, Mont-de-Marsan, Tarascon, Grenoble-Varces et surtout celle de Vendin-le-Vieil ont démontré l’inanité des moyens employés et la veulerie des syndicats politisés incapables de discerner les causes du désordre.

Au quartier d’évaluation de la radicalisation (QER) de Fleury-Mérogis, on est très fier d’indiquer qu’on bénéficie de l’aide d’un iman pour répondre aux questions et objections de ces islamistes dont certains ont fait des études supérieures et qui ont appris par cœur le Coran et connaissent la sounna et les hadiths. Mais que répondre à des gens qui n’ont pas peur de la mort dans un pays dont la législation pénale est à ce point énervée qu’elle a aboli par une règle constitutionnelle la peine capitale (article 66-1 de la Constitution de 1958 et protocole additionnel n° 6 à la Convention européenne des droits de l’homme) ?

Ce sont donc les gardiens de prison, les policiers et les gendarmes qui risquent leur vie, et le gouvernement est incapable de les protéger, par sa politique délibérée de désarmement face à un ennemi déterminé.

Article repris du quotidien Présent