Armés et entrainés par les USA, ils rejoignent aussitôt Al-Qaeda

24/09/2015 – MONDE (traduction NOVOpress d’un article de The Telegraph)
Les rebelles modérés formés par le Pentagone en Syrie ont trahi leurs bailleurs de fonds américains et remis leurs armes au front Jabhat al-Nusra, la branche d’al-Qaïda en Syrie immédiatement après être retournés dans leur pays.

Les Combattants de la Division 30, la division de rebelle « modérée » soutenue par les États-Unis, se sont rendus au Jabhat al-Nusra affilié à al-Qaïda, ont affirmé plusieurs sources lundi soir. Cette unité été la première faction dont les combattants ont bénéficié d’un programme de formation dirigé par les États-Unis en Turquie dans le but est de forger une force de terrain en Syrie pour lutter contre l’État islamique en Irak et dans le Levant (EI – Daesh).
Dans une déclaration sur Twitter par un homme se désignant comme Abu Fahd al-Tunisi, un membre du Jabhat al-on peut lire :

Une gifle pour l’Amérique… le nouveau groupe Division 30 a donné l’ensemble de ses armes à Jabhat al-Nusra après avoir obtenu un droit de passage en Syrie.

« Ils nous ont remis une très grande quantité de munitions et des armes lourdes avec de nombreux véhicules tout terrain. »
Abu Khattab al-Maqdisi, qui prétend aussi être un membre de Jabhat al-Nusra, a ajouté que le commandant de la Division 30, Anas Ibrahim Obaid, a expliqué aux dirigeants de Jabhat al-Nusra qu’il avait trompé la coalition parce qu’il avait besoin d’armes.

Il a promis de publier une déclaration… où il répudierait la Division 30, la coalition et ceux qui l’ont formé.

L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme (OSDH), un groupe non gouvernemental, a signalé que soixante-quinze combattants de la Division 30 avaient pénétré en Syrie à partir de la Turquie la veille avec « 12 véhicules 4×4 équipés de mitrailleuses et de munitions ». Le U.S. Central Command a confirmé qu’environ 70 hommes brevetés du programme « train and equip » en Syrie avaient rejoint la Syrie avec leurs équipements et agissaient comme une nouvelle Force Syriennes aux côtés des Kurdes et des Arabes sunnites contre l’EI.

Si cette désertion est authentifiée, ce sera le second échec de ce programme. Le mois dernier, un premier groupe de combattants avait été attaqué et mis en déroute par Jabhat al-Nusra, qui a pris d’assaut son QG et enlevé un certain nombre de ses membres. Ce week-end, le chef d’état-major de ce groupe a démissionné en déclarant que le programme de formation n’était « pas sérieux ».
Le lieutenant-colonel Mohammad al-Dhaher s’est plaint d’un nombre insuffisant de stagiaires et combattants, de fournitures inadéquates et même

D’un manque de méthode dans la sélection des cadres de la Division 30.

Les derniers développements ne font qu’ajouter aux critiques sur ce programme de 500 millions de dollars – 450M Euro — qui vise à établir une force de 5 400 hommes de rebelles « modérées » pour lutter contre l’EI.

Les dissensions sont apparues dès le début de la mise en place de la formation avec la sélection es volontaires. Le plus gros point de discorde est qu’ils ne sont autorisés qu’à se battre l’EI et pas le régime d’Assad, qui est l’ennemi principal de la plupart des groupes d’opposition.

Mercredi dernier, général Lloyd Austin, chef du commandement Central Américain, a choqué les dirigeants de la Commission des armées du Sénat américain quand il a annoncé qu’il n’y avait seulement qu’une poignée de combattants entraînés par ce programme qui continuaient de se battre à l’intérieur de la Syrie. « Nous parlons quatre ou cinq hommes », a-t-il dit.

Crédit photo : Patrick Wells via WikiMedias (CC) = A Syrian rebel sniper in Khan al-Assal, Aleppo province.


La Russie entre en guerre contre l’État islamique

22/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Des rapports concordants attestent du renforcement de la présence Russe en Syrie aux côtés de Bachar el-Assad. S’il est trop tôt pour parler d’engagement direct, il est certain que Poutine entend soutenir autant que possible le régime syrien face aux terroristes de l’État islamique.

Les USA ont annoncé que la Russie avait envoyé des avions de chasse et d’attaque au sol en Syrie. Les derniers rapports font état de 28 appareils, une douzaine de bombardier SU-24 et une douzaine d’avions d’attaque au sol SU-25, ainsi que 4 chasseurs, basés sur un terrain d’aviation dans la province de Lattaquié, dans l’Ouest du pays, un fief de Bachar el-Assad. Un autre responsable américain, qui confirme ce chiffre de 28 avions, parle également de drones et d’hélicoptères russes, une vingtaine selon lui, des appareils voués au transport et au combat.

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Au delà des appareils de combat, la Russie serait en train de déployer en Syrie des hélicoptères de combat, d’artillerie ainsi que 500 hommes de l’infanterie de marine.
Ces troupes seraient en cours de déploiement et feraient donc partie des célèbres unités de « la Mort Noire ». Les fusiliers marins russes sont des troupes de choc pouvant être rapidement déployées dans le but de s’emparer de points stratégiques avant d’être soutenues par des renforts conventionnels. Rien n’indique pour le moment leur déploiement offensif, leur mission étant pour l’instant orientée vers la défense des installations russes en Syrie. Cependant,

Ils ont mis la capacité de faire des bombardements. Où, quand, et en appui de qui nous ne savons pas.

a résumé l’un des responsables américains. « Ils ne vont pas se contenter de rester assis à défendre l’aéroport », a renchéri auprès de l’AFP l’analyste Jeffrey White, du Washington Institute for Near East Policy. « Avec ces avions, les Russes “peuvent aller frapper loin en Syrie, même en territoire tenu par l’EI ».

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Couac pour la chorale syrienne orthodoxe de Damas

17/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La France refuse des visas pour les Syriens d’une chorale chrétienne invitée à Strasbourg, avant de rattraper le coup sous la pression médiatique.

Les 20 membres de la chorale de la cathédrale Grecque orthodoxe de Damas ont été invités à donner trois concerts dans la ville de Strasbourg début de novembre dans le cadre du festival de musique sacrée de diverses religions.
Ils se sont rendu en bus à l’ambassade Français à Beyrouth pour solliciter des visas, mais, bien qu’ils soient munis de billets aller-retour, de réservations d’hôtel et d’une lettre du maire de Strasbourg, Roland Ries, leurs demandes ont été rejetées, selon l’organisateur festival Jean-Louis Hoffet.

Je suis outré, on refuse des visas aux personnes qui viennent chanter pour leur foi dans nos églises, tandis que les politiques font de beaux discours sur l’accueil de 24 000 immigrés!

a déclaré M. Hoffet. Il est vrai que des chanteurs chrétiens en règle sont par nature suspects, tandis que des hordes de clandestins, majoritairement musulmans, ont toute légitimité à venir celez nous… 
La chorale chantera en araméen, la langue parlée en Palestine à l’époque de Jésus Christ, et en langue syriaque.
À Paris, sous la pression des médias et des réseaux sociaux, le ministre de l’Intérieur a déclaré à l’Agence de presse AFP qu’il avait immédiatement ordonné au consulat de Beyrouth de reconsidérer plus amicalement cette demande, lequel a finalement accordé leurs visas aux choristes.


Bachar el-Assad : «Si vous vous inquiétez des réfugiés, arrêtez le soutien aux terroristes»

16/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Dans un long entretien accordé aux médias russes, le président syrien Bachar el-Assad donne une leçon de realpolitik à l’occident. L’occasion de revenir sur la situation dans la région et les prises de position de nos hommes politiques sur le sujet.

Certes, le régime de Bachar el Assad n’a rien de sympathique : c’est une dictature d’un modèle assez « traditionnel », qui a conduit son lot de guerres d’agression, de répression brutale et, à une époque, a soutenu des mouvements terroristes au Moyen-Orient.
C’est aussi un régime qui permet à ses ressortissants une certaine liberté, notamment religieuse, et qui assurait à son peuple un certain bien-être matériel avant le déclenchement de la guerre.
C’est surtout actuellement le seul rempart à l’État Islamique sur le terrain et à, ce titre, un acteur incontournable de la région.

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