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Tanneguy Roblin (SOS Chrétiens d’Orient) : “Il reste encore une présence forte de Daech en Irak et en Syrie”

12/07/2017 – SYRIE (NOVOpress)
Tanneguy Roblin, chef de mission en Irak de l’association SOS Chrétiens d’Orient, livre pour Boulevard Voltaire son analyse de la situation après la libération de Mossoul par l’armée irakienne.

Il explique quels sont les enjeux de cette bataille qui a été longue : enjeux symbolique, militaire et humain. Il fait le point de ce qu’il reste à reprendre sur le terrain à l’État islamique et décrit les défis colossaux auxquels va être confronté l’Irak : réinstallation des personnes déplacées (estimées à 900.000 rien que pour Mossoul), reconstruction.

Mais, aussi, il va falloir éviter qu’un phénomène de communautarisation ne se développe sur les ressentiments, afin d’empêcher la création d’un nouvel État islamique dans le futur.


L’armée russe affirme avoir tué le chef de l’État islamique

16/06/2017 – SYRIE (NOVOpress)
L’armée russe affirme avoir probablement tué en Syrie le chef de l’État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi. Des rumeurs avaient déjà couru.
Elle l’aurait tué lors d’une frappe menée fin mai par son aviation sur une réunion de hauts dirigeants de l’organisation jihadiste près de Raqqa.

Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a déclaré :

Al-Baghdadi se trouvait à cette réunion et a été éliminé dans le bombardement.

Selon ce communiqué, le commandement du contingent militaire russe en Syrie a “reçu fin mai des informations sur la tenue dans la banlieue sud de Raqqa d’une réunion de dirigeants de l’organisation terroriste Etat islamique”.
Au total, l’armée russe affirme avoir tué une “trentaine de chefs de guerre et jusqu‘à 300 combattants” et plusieurs “hauts dirigeants” d’EI. Elle évoque notamment le “chef de la sécurité” d’Abou Bakr al-Baghdadi.


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Eric Zemmour : « Trump parle désormais comme un banal Bush junior »

23/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Implacable réquisitoire, ce matin sur RTL, d’Eric Zemmour contre Donald Trump après le voyage à Ryad du président des Etats-Unis et sa désignation de l’Iran comme ennemi prioritaire dans sa lutte du Bien contre le Mal. Voici l’intégralité de son éditorial, au vitriol.

Donald Trump Iran« Les présidents américains passent, les Saoud restent : c’est ce qu’ont dû penser avec un sourire goguenard les princes de Ryad en écoutant le discours du président Trump. Ils ont pourtant eu chaud, avec Obama d’abord, qui leur préférait ostensiblement les Iraniens. Obama avait engagé un très audacieux renversement géostratégique pour substituer à la traditionnelle alliance avec les Saoud, qui date du président Roosevelt à la fin de la Seconde Guerre mondiale, un rapprochement avec l’autre grand pôle du monde musulman : celui des chiites iraniens. Les puits de pétrole saoudiens en ont tremblé de peur.

« Cette audace de son prédécesseur aurait pu – aurait dû – plaire à Donald Trump. Après tout, derrière l’Iran, il y a la Russie et Trump voulait justement se rapprocher de la Russie. Un Trump qui pendant sa campagne avait multiplié les tweets ravageurs contre le pays, je cite, “qui veut asservir les femmes et tuer les homosexuels“. Trump qui se mettait alors dans les chaussons idéologiques de Samuel Huntington et assumait la guerre de civilisation entre un bloc musulman et un bloc judéo-chrétien. Mais souvent Trump varie, fol qui s’y fie… »

« L’Arabie saoudite est redevenue un merveilleux royaume et l’islam une religion de paix. Pourtant, depuis des années, on sait à quoi s’en tenir. C’est l’Arabie saoudite qui a au départ financé Al Qaida et Ben Laden. C’est l’Arabie saoudite qui a au départ financé le califat islamique et on passe sur l’actuelle guerre au Yémen, où l’aviation saoudienne fait des ravages. »

« Daesh n’est qu’une Arabie saoudite qui a réussi. Ryad est la matrice de la salafisation du monde, en terre d’islam mais aussi en Europe comme en Afrique, à grands coups de mosquées et d’écoles coraniques »

« Refuser l’entrée de ressortissants venus de pays musulmans pour protéger l’Amérique contre le terrorisme pour chanter les louanges de l’Arabie saoudite, c’est comme si le président Roosevelt avait, dans les années 1930, interdit l’entrée de son pays aux nazis tout en se rendant à Berlin pour glorifier ce grand démocrate que fut le chancelier Hitler. »

Mais voilà, « l’Arabie saoudite a de l’argent, beaucoup d’argent, énormément d’argent. L’accueil de Trump fut fastueux. Le président américain a pu annoncer, triomphant, 380 milliards de dollars d’investissement et de contrats. Ce n’est plus un voyage présidentiel, c’est la hotte du Père Noël. Et les princes en ont profité pour glisser un chèque de 100 millions de dollars dans les souliers de la fille de Trump, Ivanka, et son fonds de femmes entrepreneuses. »

« Plus de guerre de civilisation, plus de problème avec l’islam, c’est seulement l’éternelle lutte entre le Bien et le Mal : Trump parle désormais comme un banal Bush junior. Avec les mêmes contradictions. »

« Comment combattre à la fois l’Iran et l’Etat islamique, alors que ces deux-là sont d’inexpiables adversaires ? Comment régler les questions syrienne, irakienne, afghane sans traiter avec l’Iran ? Pourquoi flatter les potentats saoudiens et dénigrer une république islamique d’Iran qui organise, elle, des élections à peu près démocratiques ? »

« Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons, disait Lénine. Il y a belle lurette que les Saoud ont compris qu’il suffisait de remplacer capitaliste par mécréant. »

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Trump et la Syrie : une affaire complexe

19/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Suite à la répansion de gaz sarin sur la localité rebelle de Ran Cheiroun, les positions américaines vis-à-vis de la guerre en Syrie sont troubles, à tout le moins sont-elles complexes.

A-t-on d’ailleurs plus d’informations quant à l’enquête sur cette attaque ? Le bras de fer se poursuit. Le ministre russe des Affaires étrangères a accueilli ses homologues syrien et iranien pour une série d’entretiens consacrée à l’attaque imputée à Damas par les médias et les gouvernements occidentaux.

Jawad Zarif, Walid Mouallem et Sergueï Lavrov insistent pour qu’une enquête objective soit menée sous l’égide de l’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques) sur l’utilisation des substances toxiques, et que cette enquête soit effectuée par une équipe équilibrée. Cela, à leurs yeux, n’était pas le cas dans le projet de résolution présentée au Conseil de sécurité des Nations Unies.

De son côté, dans sa première déclaration à ce sujet, Bachar al Assad a assuré : « Pour nous, il s’agit d’une fabrication à 100 % ». Enfin, le ministre syrien des Affaires étrangères se dit prêt à accueillir et à aider l’OIAC. Pour Sergueï Lavrov, il est inadmissible que l’Organisation enquête sur ce qui s’est passé sans se rendre sur le terrain. D’après le chef de la diplomatie russe, ceux qui empêchent la mise en place qu’une commission d’enquête indépendante n’ont « pas la conscience tranquille ».

Dès lors, comment comprendre les actions américaines par rapport à cette volonté affichée d’apaisement ?

Plusieurs lectures sont possibles. Pour certains, avec les actions cumulées en direction de la Syrie, de la Corée du Nord et en Afghanistan, Trump donne des gages aux néoconservateurs afin de pouvoir mener sa bataille interne contre l’Etat profond américain.

Pour d’autres, il s’agit d’un revirement total, significatif de ce que la politique étrangère américaine est tel un porte-avions lancé à pleine vitesse : impossible à dérouter par un seul individu, fût-il président du pays.

Certains estiment enfin que Trump a saisi un prétexte pour rappeler aux Russes que si le peuple américain a exprimé le souhait d’un certain isolationnisme, les forces de projection et de frappe de l’armée américaine demeurent bien réelles.

Force est de constater que ces différentes analyses servent chacune la compréhension d’une situation particulièrement complexe.

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Eric Zemmour : « Donald Trump a dynamité sa propre campagne électorale »

11/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Donald Trump frappe la Syrie, se brouille avec la Russie mais est aimable avec son homologue chinois. Une politique qui tranche avec sa campagne électorale. Pour Éric Zemmour, paraphrasant Michel Audiard, « un changement, c’est un changement, trois changements, c’est un reniement ».

« En quelques jours, assure l’éditorialiste, le président américain n’a pas seulement atomisé, façon puzzle, une base militaire syrienne, il a aussi dynamité sa propre campagne électorale. »

« Il a agi, pour Eric Zemmour, comme aurait agi Hillary Clinton, qui l’a d’ailleurs félicité. Le candidat de “l’Amérique d’abord“ a rejoué au gendarme du monde. Le républicain iconoclaste a remis les bottes de Bush junior et des néo-conservateurs. Le pourfendeur des médias s’est soumis au diktat émotionnel et compassionnel de ces photos d’enfants morts qu’on arbore à chaque fois qu’on veut manipuler l’opinion. »

Pour lui, « le président qui ne se faisait aucune illusion sur la crédibilité de ses services de renseignement s’est empressé de les croire lorsqu’ils lui ont affirmé que l’attaque chimique contre des civils provenait obligatoirement de l’armée syrienne. Il ne s’est à aucun moment demandé si les rebelles ne disposaient pas, eux aussi, d’armes chimiques. Pourtant en Irak, comme à Alep, en Syrie, les hommes du califat islamique n’ont jamais hésité à faire feu de tout bois. Et dans la bataille pour Mossoul, les civils et les enfants ne sont guère épargnés, y compris par les bombardements de la coalition occidentale. »

La conséquence est que « son grand renversement d’alliance avec la Russie de Poutine a du plomb dans l’aile » :

« Poutine a sous-estimé la puissance des lobbies et de l’establishment washingtonien. En quelques jours, ceux-ci ont raflé la mise. »

« Ils ont obtenu le désaveu de Steve Bannon, son conseiller à la fois le plus cultivé et le plus marqué à droite. Et quand il rencontre le président chinois, Trump ne parle plus de la taxe de 45 % sur les importations chinoises qui faisaient si peur aux géants américains du commerce. Depuis lors, tous ceux qui l’insultaient l’encensent. Trump devrait se méfier du baiser qui tue. »

Nicolas Dhuicq : « Je redoute que ce ne soient les services américains qui imposent leurs vues à Trump »

08/04/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Le député de l’Aube Nicolas Dhuicq réagit au micro de Boulevard Voltaire après les frappes aériennes en Syrie décidées par le président Trump. Il redoute que ce dernier ne soit manipulé par les services américains (CIA, NSA)…

Par ailleurs, Nicolas Dhuicq insiste sur la nécessité de maintenir l’intégrité de la Syrie car sa partition signerait la guerre éternelle.



Nicolas Dhuicq : "Je redoute que ce soit les… par bvoltaire

Syrie : Pour Éric Zemmour, l’intervention américaine “prend à contre-emploi tout le monde”

08/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Sur RTL, Éric Zemmour et Nicolas Domenach reviennent sur la réponse des États-Unis après l’attaque chimique imputée au régime syrien, qui a causé la mort d’au moins 86 civils mardi 4 avril.

“Avec Donald Trump il y a deux lectures”, estime Nicolas Domenach. “Soit vous pensez qu’il rend le monde encore plus dangereux, ou alors vous évoquez la “stratégie de l’homme fou”, un terme qu’avait employé Kissinger à propos de Nixon pendant la guerre du Vietnam. Il disait que la violence imprévisible de Nixon était une garantie de paix, parce qu’il imposait le respect aux autres, mais aussi la peur, la peur de l’apocalypse”, raconte l’éditorialiste.

Pour Éric Zemmour, cette stratégie s’applique également au dirigeant syrien. “Je ne comprends pas pourquoi Assad a fait cela, il n’a aucun intérêt. Il était en train d’être reconnu par les Américains. L’explication pourrait être qu’il veuille en imposer par son hyper violence pour être irrévocable, mais la stratégie est bizarre”, poursuit-il.

Éric Zemmour précise que cette intervention prend à contre-emploi tout le monde :

Moi qui était plutôt favorable à Donald Trump et à son idéologie non-interventionniste, je suis pris à contre-pied, et les gens qui sont contre lui au nom des droits de l’Homme sont pris eux aussi à contre-pied puisqu’il fait exactement ce que Barack Obama n’a pas osé faire. C’est un moment étrange qui défie les analyses.


Chard Tragédie syrienne

Les morts de la tragédie syrienne, par Guy Rouvrais

Comment ne pas être bouleversés par ces cadavres d’enfants notamment, le visage torturé, victimes d’armes chimiques en Syrie ? 87 civils tués, dont 37 enfants, plus de 500 blessés à Khan Cheikhoun. Pour ceux-là il y a des images mais, hélas, il y en eut tant d’autres qui n’ont pas de visages et sont donc passés inaperçus dans le flot de l’actualité.

Le conflit syrien, en quatre ans, a fait au bas mot 250 000 morts, parmi lesquels un tiers de civils dont 20 000 enfants. Aucun des camps qui s’affrontent ne porte seul la responsabilité de tout ce sang et ces larmes, tous coupables. L’armée d’Assad, certes, les islamistes, bien sûr, mais aussi les opposants au gouvernement qui ont le soutien des Occidentaux, sans oublier la coalition dont l’aviation se trompe régulièrement de cibles et frappe des innocents. C’est malheureusement le lot de toutes les guerres de s’accompagner de massacres auxquels les civils paient un lourd tribut.

Mais il est des morts qui suscitent moins d’indignation dans les médias que d’autres : en 2015 plus de 7 000 chrétiens ont été tués dans le monde à cause de leur foi. Cela dit, chaque innocent mis à mort est une tragédie, la mort des uns ne justifie pas la mort des autres.

Qui est responsable ? N’étant ni procureur, ni avocat, nous nous garderons d’autant plus de nous prononcer que nul ne peut prouver, de façon indubitable, que cette action criminelle a été ordonnée par Assad lui-même. Damas dément en être l’auteur. Pourtant, pas de présomption d’innocence, mais une présomption de culpabilité du régime d’Assad.

Or, il se trouve que la Conférence internationale sur la reconstruction de la Syrie, coprésidée par l’Union européenne et l’ONU, se réunissait ces jours derniers. Dans son communiqué final, elle condamne le bombardement de Khan Cheikhoun et tout emploi des armes chimiques mais n’accuse personne. Un silence significatif, trahissant plus d’embarras que la certitude affichée par les chancelleries occidentales. Car les armes chimiques, les djihadistes en possèdent aussi, ils ont utilisé le gaz moutarde, en 2015, contre un village.

Le chef d’Etat syrien est tout, sauf stupide. On comprend mal qu’au lendemain où les USA, suivis par leurs alliés, n’exigeaient plus son départ comme préalable à un règlement du conflit, il ait eu la mauvaise et criminelle idée de se mettre Trump à dos en perpétrant une telle action ! D’autant que, sur le terrain, ses troupes progressent au détriment de ses opposants. On parle d’une initiative sauvage d’éléments « radicaux », hostiles à toute négociation…

On notera que si le président des Etats-Unis, dans la nuit de jeudi à vendredi, a lancé des missiles contre des objectifs militaires en Syrie, il s’est contenté de frapper la base d’où les armes chimiques sont parties : c’est un avertissement ponctuel plus qu’un tournant décisif qui verrait les troupes américaines agir sur le sol syrien pour abattre Assad. C’est ce dont Obama avait menacé ce dernier au cas où il franchirait la « ligne rouge » de l’usage d’armes chimiques. Ce que fit, assure-t-on, le président syrien en 2013 et Obama resta l’arme au pied préférant une « solution diplomatique » prévoyant un démantèlement de l’arsenal chimique syrien qui n’eut jamais lieu, sans qu’Obama réagisse. S’il avait été fidèle à sa parole et ses exigences, nous n’en serions pas là aujourd’hui.

Guy Rouvrais

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 8 avril 2017

Donald Trump Syrie

Le non-interventionnisme de Donald Trump était donc une fable

07/04/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Donald Trump à la Maison Blanche, on allait voir ce qu’on allait voir : c’en serait fini de l’interventionnisme tous azimuts des Etats-Unis, de leur manie à vouloir être les « gendarmes du monde ». On a vu : la nuit dernière, Donald Trump a ordonné « une frappe militaire visant la base aérienne syrienne d’où l’attaque chimique a été lancée ». Un ordre à effet immédiat : une soixantaine de missiles Tomahawk ont été lancés depuis des navires de guerre américains en direction de cette base, la pulvérisant ainsi que les soldats syriens qui s’y trouvaient. « Il est dans l’intérêt vital de la sécurité des États-Unis d’empêcher et de dissuader la propagation et l’utilisation d’armes chimiques mortelles », a prétexté le président des Etats-Unis, appelant « les nations civilisées » (sic) à se mobiliser.

En 2000, George W. Bush avait, lui aussi, été élu en prônant une politique non interventionniste, qu’il avait commencé à mettre en œuvre dans les premiers mois de son mandat, opérant même un début de retrait des troupes américaines à travers le monde, et près de huit mois s’étaient écoulés avant que le 11-Septembre ne vienne y mettre fin. Là, Trump n’aura mis que six semaines… On n’est même pas surpris.

Marc Limeuil


Syrie : les Etats-Unis lancent des missiles sur… par CNEWS

Palmyre Etat islamique

Syrie : l’Etat islamique a repris ses destructions à Palmyre

26/01/2017 – PALMYRE (NOVOpress) : L’Etat islamique, qui avait été chassé de Palmyre en mars 2016 mais en avait repris le contrôle en décembre, a repris ses destructions dans la cité antique. Selon le chef du service des antiquités, cité par Euronews, douze des seize colonnes des Tétrapyles ont été détruites, « une information que semblent confirmer les photos satellite ». Selon la même source, la façade du théâtre romain, datant du Ier siècle, a elle aussi été ravagée par les vandales djihadistes.

Bachar Al-Assad : « La France tient un discours déconnecté de notre réalité »

09/01/2017 – SYRIE (NOVOpress)
Charlotte d’Ornellas était dimanche à Damas, où elle a rencontré Bachar Al-Assad.

Dans cet entretien, le président syrien évoque la libération d’Alep, la guerre qui mine la Syrie depuis plus de cinq ans, la reconstruction et l’absence de relations avec la France. Il évoque aussi les promesses de François Fillon.

Un entretien nécessaire, passionnant.



Bachar el-Assad – Entretien sur Boulevard Voltaire par bvoltaire

Une délégation parlementaire rencontre Bachar Al-Assad

09/01/2017 – SYRIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

A contre courant de la position de la diplomatie française, trois députés ont rencontré le président syrien Bachar el Assad. L’ancien ministre Thierry Mariani, accompagné de Nicolas Dhuicq et de Jean Lassalle, a été reçu pendant plus d’une heure le dimanche 8 janvier. Au menu : un rapide exposé du président puis une série de questions réponses. Une rencontre hautement symbolique alors que Bachar el Assad est en position de force avec la libération d’Alep et le possible changement de ligne de la France vis à vis de la Syrie avec l’élection présidentielle.

Quelle est la vision du président syrien sur la situation ?

Interrogé sur la récente libération d’Alep Est par l’armée arabe syrienne, Bachar el Assad a refusé de se réjouir trop vite en déclarant ceci : « Une victoire, ce sera quand nous aurons éliminé tous les terroristes. Mais c’est un moment critique dans cette guerre, et nous sommes sur le chemin de la victoire ».
Insistant sur la nécessité d’explorer d’autres solutions que la violence pour sortir de la crise, le chef d’Etat a néanmoins rappelé la nécessité de lutter contre les groupes djihadistes, qui contrôlent toujours plusieurs zones du pays : « La question est de savoir comment libérer les civils des terroristes dans ces quartiers. Est ce qu’il est mieux de les laisser sous leur pouvoir, avec les décapitations, les exécutions ?».

Comment la visite a t elle été perçue dans le camp de la droite parlementaire ?

Bien avant que la rencontre se tienne, l’entourage de François Fillon avait tenu à prendre ses distances avec le voyage de Thierry Mariani, qui est proche de l’ancien Premier ministre. Selon Bruno Le Maire, « c’est une initiative individuelle qui n’engage que Thierry Mariani », et l’ancien ministre de préciser, alors qu’il représente le candidat pour les questions internationales : « Thierry Mariani fait librement son travail de parlementaire, mais il n’est porteur d’aucun message de François Fillon ».


Chard caritatives islamique

Des liens avérés entre associations caritatives et terrorisme islamique

Ainsi que le révélait le Telegraph dimanche, le nombre de signalements à la police par l’autorité de surveillance des organisations caritatives au Royaume-Uni (Charity Commission) de possibles liens entre des ONG et le terrorisme est passé de 234 à 630 entre 2013 et 2016. Quatre nouvelles enquêtes ont été ouvertes entre 2015 et 2016 pour utilisation d’organisations caritatives pour des projets liés au terrorisme.

Dans une interview publiée samedi dans le Telegraph, William Shawcross, le président de la Charity Commission, met en garde contre le danger de l’extrémisme musulman au sein de certaines organisations caritatives. M. Shawcross a appelé les ONG islamiques à coopérer avec les autorités pour faire face au risque d’utilisation de leur fonds par des extrémistes.

Dans un cas, en mars 2015, la Charity Commission avait obtenu que deux fondations britanniques cessent de financer l’ONG londonienne CAGE dirigée par Moazzam Begg, un ancien prisonnier de Guantanamo libéré en 2005, et par Asim Qureshi. Alors que ces deux individus soutiennent l’instauration d’un califat islamique et une application stricte de la charia, y compris la lapidation en cas d’adultère, leur organisation avait reçu entre 2007 et 2014 plusieurs centaines de milliers de livres sterling de deux fondations britanniques qui n’ont pourtant rien d’islamique : Joseph Rowntree Charitable Trust et Roddick Foundation.

Amnesty International a également été critiqué, y compris par l’écrivain Salman Rushdie, pour ses liens avec Moazzam Begg et l’organisation CAGE dont le principal but est la défense des musulmans dans la guerre contre le terrorisme menée par le gouvernement britannique. Moazzam Begg était encore présent au nom de CAGE le 14 décembre dernier lors d’une manifestation de plus de mille musulmans radicaux à Londres en faveur d’un califat. Parmi les paroles entendues ce soir-là, il y a eu des appels à la soumission de la Grande-Bretagne à « un Calife qui nettoiera ces rues » et des appels à la guerre et à la domination mondiale.

Dans un autre cas, la Charity Commission a dû bloquer en avril 2014 le compte bancaire d’une organisation collectant des fonds sur les médias sociaux pour des convois humanitaires à destination de la Syrie. L’organisation était dirigée par un certain Adeel Ul-Haq qui a ensuite été condamné, en février 2016, à cinq ans de prison pour ses transferts de fonds à l’Etat islamique.

Olivier Bault

Article et dessin parus dans Présent daté du 4 janvier 2017

Eric Denecé Alep

Eric Denecé : « On se fait rouler dans la farine avec Alep »

22/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Invité par Yves Calvi sur le plateau de LCI, Eric Denecé l’affirme : « On se fait rouler dans la farine avec Alep. » Or Eric Denecé n’est pas n’importe qui : il est le directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Parlant de « falsification de l’information qui est énorme » au sujet de la Syrie, il précise qu’il n’y a qu’un tiers de la ville d’Alep qui est victime de bombardements, la partie depuis laquelle les djihadistes tirent sur les quartiers chrétiens depuis des années, « ce dont on ne parle jamais ». « Pour un jeune djihadiste aujourd’hui, explique-t-il, la façon dont les médias occidentaux présentent la crise d’Alep est un motif pour passer à l’action. »

Il ajoute notamment :

« Nos médias en France sont un peu suivistes du mainstream médiatique qui est impulsé et imposé par les médias anglo-saxons et par les médias arabes. »

Chute Alep

Libération d’Alep : la formidable désinformation occidentale

Alors que la libération d’Alep occupée par les rebelles s’achève, les États-Unis et leurs alliés lancent un combat d’arrière-garde à l’ONU et manipulent l’opinion occidentale par une formidable campagne de désinformation dont « l’humanitaire » est le moyen. Objectif : cacher la nature des rebelles et la responsabilité de la guerre.

Il ne s’agit pas d’oublier que les Assad ne sont ni des saints ni des démocrates. Il ne s’agit pas de nier non plus que Poutine a ses propres intérêts en Syrie, et qu’il tient par ailleurs sa partie dans le formidable jeu de rôle de la course au mondialisme – ou de faire du Turc Erdogan, qui a passé avec Moscou un accord bien improbable sur une évacuation partielle d’Alep, un aimable philanthrope. Il s’agit de constater deux choses : c’est la coalition occidentale menée par les Anglo-saxons qui a lancé la guerre en 2011 en parrainant les rebelles, et c’est parce qu’elle est en train de perdre une gigantesque bataille à Alep qu’elle joue depuis des mois sur la corde sensible de l’humanitaire.

La libération d’Alep, une défaite de l’Occident travestie en catastrophe humanitaire

Les chiffres cent fois répétés et jamais vérifiés (non vérifiables) d’exactions contre les civils, la « plus forte catastrophe humanitaire depuis la seconde guerre mondiale » (l’expression commence à s’user), ont pour but de masquer une question simple : pourquoi y a-t-il des combats à Alep et en Syrie ? La réponse est simple : parce que des groupes formés, armés, financés par l’Amérique, la Grande Bretagne et la France ont entrepris depuis 2011 de renverser Bachar El Assad. Que ces groupes soient constitués dans leur immense majorité d’islamistes sanguinaires ne gênait pas naguère les gouvernements de la coalition occidentale. Laurent Fabius parlait alors du « bon boulot » d’Al Nosra. La déstabilisation de la Syrie, lancée dans la foulée des printemps arabes, était un objectif politique qui justifiait l’emploi massif de propagande et de désinformation.

La désinformation occidentale prend modèle sur la propagande communiste

Le piquant de l’affaire est qu’elle a repris quarante ans après, en l’inversant, les méthodes et la terminologie du Nord Vietnam communiste lors de la « libération » de Phnom Penh et Saigon. J’utilise à dessein le mot libération puisqu’il fut repris par la grande presse française à l’occasion de la chute de Phnom Penh et qu’il demeure utilisé aujourd’hui pour parler de Saigon. Or, dans les deux cas, il s’agissait d’une conquête par l’armée nord-vietnamienne. Mais, dans les deux cas, les officines de désinformation viet-minh et leurs relais dans la presse occidentale avaient imposé leur phraséologie. On parlait du « régime » de Thieu comme on parle aujourd’hui du « régime » d’Assad pour les délégitimer et légitimer leurs ennemis, on monte en épingle les « crimes » que les fantoches (ou leurs alliés : à l’époque, américains) peuvent commettre, etc. Or, il s’agit dans les deux cas d’une désinformation totale, et même d’une inversion simple.

Autant que les massacres et les rééducations qu’imposèrent les Nord-vietnamiens hier, la fuite des boat people prouva que le Sud, loin de se libérer, refusait la conquête du Nord. Et aujourd’hui, tous ceux qui sont allés sur place constatent que les populations craignent et haïssent les rebelles. La coalition occidentale a provoqué une guerre qui a fait des centaines de milliers de morts et sert à justifier l’afflux d’immigrés prétendument réfugiés sur le sol européen, c’est un crime horrible et une erreur formidable : elle se justifie en reprochant à un dirigeant local pas pire qu’un autre des « crimes » nécessairement liés à la guerre.

Pauline Mille

Texte repris du site de la Fondation Polémia

Alep libérée, et après ? – Entretien avec Benjamin Blanchard (SOS Chrétiens d’Orient)

19/12/2016 – SYRIE (NOVOpress) : C’est dans Présent que Benjamin Blanchard, directeur général de SOS Chrétiens d’Orient, a donné des précisions sur le déroulement de la libération d’Alep. Cet entretien a eu lieu il y a quatre jours, le vendredi 16 décembre.

— A l’heure où nous nous parlons, « la bataille d’Alep touche à sa fin », pour reprendre les propos du Monde. Qu’en est-il réellement sur le terrain ?

« La bataille d’Alep » est presque terminée, mais pas complètement, il reste encore une petite poche d’environ 2 km². On assiste à des scènes de liesse dans les rues. Les retrouvailles entre les habitants des quartiers est de la ville et ceux des quartiers ouest sont chargées d’émotion. Il n’y a désormais plus qu’une seule ville d’Alep.

— Quel est l’accueil réservé par les populations d’Alep-est aux forces gouvernementales ? Les médias occidentaux parlent d’exécutions sommaires et de la fuite de plusieurs milliers de personnes, est-ce pure propagande ?

L’accueil semble bon, d’après ce que nous voyons. Après avoir servi de boucliers humains aux mains des « rebelles modérés » pendant plusieurs années, les habitants d’Alep-est sont enfin libres ! Nous sommes présents à Alep depuis décembre 2014 et nous nous contentons de témoigner de ce que nous avons vu et voyons actuellement. Malheureusement, il y a sûrement des pillages et des débordements, et c’est tout à fait malheureux et condamnable. Simplement les massacres que certains médias occidentaux dénoncent, nous ne les avons pas constatés sur le terrain à ce jour. Mais nous ne pouvons bien sûr pas être partout à la fois et il nous est impossible de garantir qu’il n’y en a pas. Les Aleppins que nous rencontrons à Alep ou les Syriens avec qui nous échangeons en France sont en tout cas scandalisés et choqués de la propagande qui est déversée à ce sujet.

— Cette victoire du régime syrien appuyé par les alliés russes peut-elle définitivement renverser le cours de la guerre ? Quel est aujourd’hui la part du territoire contrôlée par l’Etat syrien ? L’EI semble toujours en position de force, surtout après sa reprise de Palmyre…

La libération d’Alep est une victoire majeure. Capitale économique de la Syrie, Alep est la deuxième ville du pays. Il était primordial pour chaque partie de gagner cette bataille, et les rebelles l’avaient eux-mêmes intitulée « la mère de toutes les batailles ». Il s’agit donc d’un succès important pour l’Armée arabe syrienne dans ce long conflit. La libération d’Alep redonne également un souffle d’espoir aux populations qui souffrent de la guerre depuis cinq ans.

Dans les quartiers ouest d’Alep, 1,5 million d’habitants vivait sous les bombardements des rebelles depuis juillet 2012. L’arrêt des bombardements est donc un immense soulagement. Petit à petit, les Aleppins vont pouvoir retrouver une vie « normale », même si tout est à reconstruire : les bâtiments, mais aussi les cœurs. Dans les quartiers est, la situation des populations était sûrement encore plus difficile en raison des bombardements des aviations russe et syrienne contre les groupes armés, et les habitants espèrent pouvoir souffler désormais.

70 à 75 % de la population du pays vivent aujourd’hui dans les territoires contrôlés par l’Armée arabe syrienne. L’armée concentre ses forces là où la population est la plus nombreuse – et non le désert ou les zones faiblement peuplées. Quant à Daesh, l’organisation est sur la défensive : assaillie à l’est à Mossoul, au nord par les Kurdes des FDS, au nord-ouest par des rebelles soutenus et emmenés par l’armée turque, à l’ouest par les Kurdes alliés à l’Armée arabe syrienne. Ses soldats ont tenté de faire diversion avec l’attaque surprise de Palmyre. Mais Palmyre, si elle est symbolique, est en plein milieu du désert et n’est pas une base stratégique. La prise de Palmyre ne me semble pas capitale d’un point de vue militaire, si je peux m’exprimer ainsi.

— Quelles sont les missions de SOS Chrétiens d’Orient à Alep ? Quelles nouvelles avez-vous reçu de vos volontaires présents sur place ?

Notre chef de mission, Alexandre Goodarzy, se rend fréquemment et régulièrement à Alep depuis plus d’un an et demi. Il y est en permanence depuis plus d’un mois, en raison de l’accélération des événements. Soutenir Alep est pour nous quelque chose de primordial. A Alep, nos équipes effectuent des donations d’eau, d’électricité, de poêles à mazout, de nourriture. Les tous-petits sont également au cœur de nos préoccupations puisque nous aidons tous les mois plus de 500 familles en leur fournissant des couches et du lait maternisé. Nous organisons également des activités pour les enfants leur permettant d’avoir le temps de quelques instants d’insouciance propres à leur âge, comme des colonies de vacances par exemple. Près de deux mille jeunes Aleppins sont ainsi partis en colonies ou en camps scouts cet été grâce à SOS Chrétiens d’Orient.

Nous participons aussi à des activités culturelles, essentielles à nos yeux pour aider les Aleppins à surmonter l’épreuve de la guerre : spectacles, concerts, production d’une émission télévisée depuis Alep sur Télé Lumière (télévision libanaise chrétienne).

Nous travaillons en lien étroit avec les autorités religieuses présentes sur place comme Mgr Jeanbart, archevêque grec-melkite catholique d’Alep, avec qui nous montons plusieurs projets. Nous l’aidons notamment dans le cadre de sa Fondation « Bâtir pour rester », en aidant par exemple son école professionnelle qui permet à des centaines de jeunes gens d’apprendre des métiers manuels, ou en finançant des primes de naissance pour aider les jeunes familles. Nous prévoyons également d’aider à la restauration de l’école Bani Taglib des syriaques orthodoxes. De nombreux Aleppins nous aident bénévolement afin d’évaluer au mieux les besoins et de nous permettre d’y répondre.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

Bataille d’Alep : jamais la désinformation n’avait atteint un tel sommet !

Source : Boulevard Voltaire – “Bataille d’Alep : jamais la désinformation n’avait atteint un tel sommet !”

La chute d’Alep Est permet de remettre les pendules à l’heure de la vérité.

La vérité commence à voir le jour sur Alep. La réalité de ce qui fut mensonges et contre-vérités à répétition depuis des mois, depuis même près de quatre ans. Une vérité à sens unique, révélée par les médias de la planète et des hommes politiques qui ne voulaient rien voir et qui n’avait qu’un seul objectif : abattre le dictateur sanguinaire qu’est Assad, digne successeur de son père, le bourreau de Damas.

Quand Fabius a déclaré que les terroristes d’Al-Nosra faisaient « du bon boulot », la diplomatie française n’avait jamais été aussi applaudie. Quand Hollande répète à l’envi qu’il faut éliminer Bachar, nos médias sont en extase. Sans imaginer une seconde que Bachar, pendu comme le fut Saddam Hussein, ce sont les islamistes radicaux qui imposeront aussitôt leur loi décadente qu’est la charia, transformant en esclave d’Allah les Syriens qui, jusqu’en 2012, vivaient librement leur religion et leur mode de vie ; pour ceux, en tout cas, qui n’étaient pas dans l’opposition au régime.

Alors, oui, la chute d’Alep-Est permet de remettre les pendules à l’heure de la vérité au fur et à mesure que sont découvertes les atrocités des « rebelles dits modérés », mais que la presse a encore du mal à révéler. La presse qui s’est emparée avec avidité du massacre par l’armée syrienne de 83 civils révélé par l’OSDH (un organisme bidon dirigé par Oussama Ali Suleiman, un « Britannique » salafiste qui œuvre depuis toujours à donner de fausses informations aux médias). Un massacre que même l’ONU a jugé comme possiblement imaginaire…

La presse qui a clamé que le président Assad affamait les Aleppins restés à l’Est, sans comprendre que ces dizaines de milliers de malheureux étaient les otages des « rebelles ». En libérant le quartier d’Al-Kalasa, les soldats syriens ont retrouvé des monceaux de nourriture dans l’école qui servait de QG au groupe Armée de l’islam.
Dans la vidéo d’Euronews, montrée avec objectivité par Yves Calvi, on voit des gens affamés du quartier se précipiter sur cette aide humanitaire : « Ils nous empêchaient de tout prendre », dit Hanan. « Il n’y avait pas de lait, rien pour cuisiner, pas de viande, pas de citron, ils ne nous donnaient rien. » « Ils gardaient tout ça pour eux ici », ajoute Amer. « Ils ne nous permettaient même pas de manger un morceau de pain. On mourait de faim et on se couchait affamés. »

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Alep : la bataille de l’information fait rage

17/12/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

Le 15 décembre, le gouvernement syrien a repris les bombardements sur la dernière poche rebelle qui contrôle encore la zone Est d’Alep

Condamnation unanime de par le monde : pour le ministre britannique de la Défense, « Il n’y a pas d’avenir pour le président Assad en Syrie », la France demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, la maire socialiste de Paris fait éteindre la Tour Eiffel, L’Express évoque Sarajevo et Marianne se demande : « Après Alep, comment peut on être démocrate ?».

Et la source exclusive des médias de l’oligarchie est le dénommé « Observatoire syrien des droits de l’homme »

Une officine basée à Londres. A sa tête, un homme seul, au parcours controversé, Rami Abdel Rahmane. Nombre de spécialistes considèrent cette ONG, subventionnée par le Qatar, l’Union européenne, ou encore le Congrès américain par l’intermédiaire du National Endowment for Democracy, comme un instrument de propagande favorable aux Frères musulmans.

D’autres sources sont passées sous silence par la grosse presse

C’est ainsi que lors d’une conférence de presse qu’il a tenue vendredi dernier, le représentant du Haut Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Rupert Colville, a indiqué que l’ONU, n’ayant pu avoir accès à la zone, « ne dispose pas de preuves attestant que les militaires syriens auraient perpétré des atrocités sur les civils à Alep Est ». Ruppert Colville a précisé : « Certains civils qui tentent de s’enfuir sont apparemment bloqués par des groupes armés de l’opposition (…) notamment le front Fateh el Cham ». Et le diplomate de préciser que le front Fateh el Cham n’est autre que l’ex Front al Nosra, soit al Qaëda en Syrie. La Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie va dans le même sens, affirmant que des groupes rebelles se serviraient des civils comme boucliers humains.

Les médias français opposent les gentils rebelles au méchant Bachar…

Ils osent présenter le groupe « Ahrar al Sham » comme fréquentable, oubliant qu’il s’agit de salafistes armés par le Qatar et l’Arabie saoudite. Ils déplorent la défaite de la brigade turkmène « Sultan Mourad », armée par la Turquie et les Etats Unis. Or une récente vidéo mise en ligne sur l’Observatoire de l’islamisation donne une idée de la radicalité des chefs de cette brigade. Quant à « Fastaqim Kama Amrit », elle même fraction de l’Armée syrienne libre, et elle même armée par les Américains, elle professe un islam pur et dur. Des réalités que les médias préfèrent ignorer…