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Chute annoncée du « califat » de l’EI en Syrie : un simple épisode d’une guerre sans fin, par Franck Deletraz

Si la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes et la plupart de ses alliés occidentaux se félicitent depuis plusieurs jours déjà de la « fin imminente » du « califat » de l’EI en Syrie, nous commettrions une grave erreur d’appréciation en pensant que ce conflit est non seulement terminé mais surtout gagné. De par sa nature et celle de notre ennemi, la faculté qu’a ce dernier à « disparaître » pour frapper à nouveau là où l’on ne l’attend pas, ses innombrables relais et bases arrière dans le monde entier, et notamment en Europe, tout porte à croire, au contraire, que la guerre de l’Occident contre la barbarie islamiste, à l’instar de celle du Bien contre le Mal, n’en finira jamais vraiment.

« Victoire tactique » mais « défaite stratégique »

Alors que les combats continuaient de faire rage dans Baghouz, dernier réduit officiel de Daech en Syrie, un commandant des FDS indiquait encore samedi que « la victoire sera annoncée dans quelques jours ». Or, tous les services de renseignement savent parfaitement que les djihadistes de l’EI ont, depuis longtemps déjà, minutieusement organisé leur retour à la clandestinité. C’est d’ailleurs là l’une des très justes observations faites récemment par le colonel Legrier, commandant de la Task Force Wagram, dans une tribune publiée par la Revue de la Défense nationale, dans laquelle il parle d’une victoire « tactique » de la coalition, mais d’une « défaite stratégique ». En effet, explique-t-il, « l’ennemi » n’a « pas été autant [détruit] qu’on a bien voulu le faire croire », et il n’a pas été atteint dans « son moral et sa volonté de combattre » puisqu’il a « déployé jusqu’au bout une combativité inébranlable ». En outre, poursuit le colonel Legrier, la « défaite devenue inéluctable, il s’est exfiltré vers des zones refuges pour poursuivre la lutte en mode insurrectionnel, ne laissant sur place qu’une poignée de combattants étrangers ».

Comment importer une guerre chez soi

Des combattants notamment « français » qui, faits prisonniers, continuent de bénéficier de la générosité suicidaire de notre pays. Ainsi, rappelons-le, alors que ces assassins ont pris les armes contre nos soldats, notre gouvernement, craignant de les voir tomber aux mains des autorités irakiennes qui n’hésitent pas à fusiller, se démène aujourd’hui pour obtenir leur rapatriement en France où, nous promet le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, « ils seront tous judiciarisés, et incarcérés » dès leur arrivée. Au total, cela représenterait pas moins de 150 individus, dont 90 mineurs, pour la plupart tellement endoctrinés que certains experts les jugent « irrécupérables »… De quoi améliorer la situation en France où, comme l’a annoncé jeudi Nicole Belloubet, une trentaine de détenus, condamnés pour des liens avec le djihadisme et ayant séjourné dans la zone syro-irakienne, seront libérés en 2019. Evénement pourtant décrit par François Molins, ex-procureur de la République de Paris, comme constituant « un risque majeur » pour la sécurité de notre pays.

Bref, une situation tellement ubuesque que l’on en vient aujourd’hui à se demander si l’Etat est à ce point stupide qu’il ne voit pas qu’il creuse aujourd’hui notre tombe.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 février 2019

Une jeune Britannique de l’EI veut rentrer au pays après avoir passé plusieurs années en Syrie

18/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
The Times a retrouvé celle qui détient la nationalité Britannique. Shamina Begum, enceinte de neuf mois de son troisième enfant, explique faire tout ce qui est nécessaire pour pouvoir rentrer.

Shamina Begum assure pourtant ne rien regretter. Elle avait fugué en Syrie en 2015, pour rejoindre l’État islamique en Syrie. Avec elle partaient aussi deux adolescentes de son école londonienne, Amira Abase et Kadiza Sultana, alors âgées de 15 et 16 ans.

Pour traiter ce cas qui n’est qu’un exemple parmi des centaines, une loi anti-terroriste promulguée mardi au Royaume-Uni rend passible de dix ans d’emprisonnement le fait pour un Britannique de séjourner sans motif valable en Syrie. Ce texte ne va pas très loin mais facilite un peu le travail des autorités qui jusqu’ici devaient prouver que les personnes rentrant de Syrie y avaient mené des activités terroristes.

Djihadistes – Ils reviennent !, par Etienne Defay

130 djihadistes français vont être rapatriés en France dans les semaines à venir. C’est le type de nouvelles dont on se serait bien passé. Conséquence directe du rapatriement des troupes américaines, les autres forces occidentales entament, elles aussi, un retrait progressif.

Les 130 combattants terroristes sont en effet détenus dans des camps de prisonniers en Syrie en zone contrôlée par les Kurdes. Leur rapatriement serait dû à la crainte de perdre définitivement leurs traces. Ces 130 combattants seront « écroués dès leur arrivée » précise Christophe Castaner le ministre de l’Intérieur. Mis en difficulté par le retrait des troupes américaines surtout sur le plan logistique, les services français craignent davantage un jugement expéditif de la part des Kurdes qu’une potentielle évasion dans la nature des prisonniers islamistes, précise à Boulevard Voltaire le criminologue Xavier Raufer. Il est vrai que les Kurdes ne partagent pas spécialement la préoccupation tout à fait française des Droits de l’homme.

Le média Courrier International avait dressé début 2018 la carte des arrivées et des départs des djihadistes. Ainsi, on apprend que si la France en avait fait revenir 302, on s’aperçoit que le Royaume-Uni en a fait revenir 425, l’Allemagne 300, la Suède 102, la Belgique 123 etc… De quoi monter une sympathique armée privée capable de mettre à feu et à sang les capitales européennes. Quand on voit ce que Cherif Chekkat a pu faire seul à Strasbourg, on ne peut que trembler. Quand on voit la réaction de Castaner aussi d’un autre coté. On se rappelle le ministre de l’Intérieur écarter la piste de l’allégeance à Daesh, mettre en avant la piste du déséquilibré et nous apprenons ce mercredi que cinq personnes soupçonnées d’avoir aidé le terroriste ont été arrêtées. On s’aperçoit également que le reste avait été largement prémédité des mois auparavant. De quoi s’inquiéter à juste titre car les peines de prison de certains d’entre eux se terminent et leur départ est aussitôt remplacé par d’autres. Tous ces terroristes sortent donc au fur et à mesure de prison comme une litanie sans fin dont le peuple aura à subir les conséquences.

Quant aux 130 concernés depuis la Syrie, ces profils sont extrêmement radicalisés et dangereux estiment unanimement les experts de la zone. Ils sont en Syrie depuis quatre ou cinq ans et ont survécu à toutes les batailles. « Ce sont des Français avant d’être des djihadistes » estime le ministre de l’Intérieur. Une phrase qui a immédiatement enflammé l’opposition. Nicolas Dupont-Aignan a proposé de les envoyer aux îles Kerguelen tandis que le député LR Pierre-Henri Dumont privilégie l’assassinat ciblé. Piste qui était largement privilégiée par le dernier gouvernement du mandat de François Hollande.

Dans un contexte national tendu, dans un pays dont les fondements semblent minés par une poudrière géante, on peut dire que nous n’avions pas besoin de cela. On attendra de Christophe Castaner et des forces de l’ordre une intransigeance au moins aussi importante envers les terroristes qu’envers les Gilets jaunes. Un vœu pieu.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 30 janvier 2019

Les djihadistes ne doivent pas être rapatriés mais déchus de leur nationalité ! (Les Identitaires)

« Ce sont des Français avant d’être des djihadistes. » En prononçant ces mots ce mardi sur BFMTV, le ministre de l’Intérieur trahit une nouvelle fois la France. Christophe Castaner envisage en effet le rapatriement de 130 djihadistes détenus en Syrie qui devraient être libérés sous peu après le retrait des troupes américaines. Et ce, alors même qu’il y a un an, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux affirmait que les Kurdes « présentaient toutes les conditions pour les juger sur place ».

Ces djihadistes de nationalité française (mais dans leur écrasante majorité d’origine extra-européenne) ont pris les armes au nom de l’islam contre la France et commis les pires atrocités. Les identitaires avaient été les premiers à réclamer la déchéance de nationalité pour les islamistes binationaux partis faire le djihad en Syrie. Reprise d’abord par le Front national puis par une partie des Républicains, cette proposition avait failli être adoptée à la suite des attentats du 13 novembre, avant que le Président François Hollande ne fasse machine arrière.

À l’époque, un certain Christophe Castaner (alors député PS) avait même affirmé sur Europe 1 (janvier 2016) « dans l’absolu, il faudrait pouvoir déchoir tout auteur d’un crime terroriste de la nationalité française, qu’il soit binational ou non ».

Cette volonté de la part du gouvernement de faire revenir en France des djihadistes est irresponsable. Ces individus n’ont évidemment aucune perspective de réinsertion et seront des dangers publics à leur sortie de prison. Durant leur séjour carcéral, il est à craindre qu’ils contaminent idéologiquement de nombreux détenus.

Les identitaires réclament la déchéance de nationalité pour tous ces djihadistes : aucun d’entre eux ne doit poser le pied chez nous !

Les Identitaires

Communiqué de presse repris du site de : Les Identitaires

Syrie : on tue encore !, par Etienne Defay

Deera et Idlib. Ces deux villes situées respectivement au sud et au nord de la Syrie ont été le théâtre de violents affrontements entre les forces de Bachar Al Assad et des rebelles syriens.

Au bout de sept ans de guerre, il semblerait en effet que l’armée syrienne ait enfin repris le contrôle de la situation. Au bout de sept ans de machinations étrangères et de déferlement de violences, il semblerait qu’enfin les Syriens soient globalement redevenus maîtres de leur pays. Mais pas totalement. En effet, à Deera, berceau historique de la rébellion syrienne, les combats ont cessé le 8 juillet dernier avec la reddition des rebelles, les civils commencent à peine à revenir dans la ville martyre. Ainsi, les convois de citoyens syriens croisent ceux des rebelles qui ont obtenu d’être évacués dans le nord du pays dans la province d’Idlib qui sera à n’en pas douter le prochain théâtre d’affrontements tout aussi violents.

Dans la zone kurde, la situation est tout aussi tendue. Les Kurdes de Syrie craignent le retour des persécutions, coincés entre la Turquie et les forces d’Assad. Coincés dans leur lutte identitaire et divisés par le retour du PKK en 2012 avec l’accord du régime qui y voyait un moyen efficace pour diviser les révolutionnaires, ces derniers voient leur avenir s’assombrir après plusieurs années de lutte contre le terrorisme.

Autre point chaud : les chrétiens. Le pourcentage de chrétiens au Moyen-Orient est passé de 20 % avant la Première Guerre mondiale à 4 %, estime le Vatican. Les responsables chrétiens de Syrie prônent une aide au retour des chrétiens réfugiés dans des pays limitrophes, à l’instar de l’archevêque grec-catholique d’Alep, Mgr Jean-Clément Jeanbart. « Le régime est une chose, le terrain une autre », confie cet homme qui n’a jamais abandonné sa ville.

Il a lancé une campagne intitulée « Alep vous attend », finançant les retours des chrétiens grâce à des bienfaiteurs suisses. Sur 170 000 chrétiens de la ville avant la guerre (11 dénominations différentes), il en reste peut-être 60 000, calcule-t-il, jugeant que ceux partis en Occident ne reviendront pas.

Si les grands médias se sont désintéressés du conflit syrien, il faut dire que l’issue de la guerre a fait mentir l’intégralité des éditorialistes et des pseudos humanitaires ; les combats à mener pour le retour de ces populations et le maintien coûte que coûte des minorités chrétiennes sur place ne sont pas encore gagnés. Le patriarche syrien-orthodoxe Ignace Ephrem II, qui vit à Damas, juge que « l’Occident a été trop obnubilé par un changement de régime. En tant que chrétiens nous avons le sentiment d’avoir été abandonnés », s’alarme-t-il ; « les programmes d’aides gouvernementales internationales ne nous parviennent pas, car on nous accuse d’être des suppôts du gouvernement ».

Un comble quand on sait que la seule alternative crédible au régime de Bachar serait une dictature basée sur le fondamentalisme islamique. Toujours cette vieille lubie occidentale croyant la démocratie universelle.

Pour Elisa Bureau, auteur des Chrétientés orientales (éditions Persée), les chrétiens d’Orient sont l’un des deux poumons du christianisme, s’en amputer constituerait une perte telle que notre religion aurait du mal à s’en remettre.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 12 juillet 2018

Le politologue Bassam Tahhan dénonce l’implication directe du gouvernement de François Hollande dans les tractations entre Lafarge et l’Etat Islamique

27/04/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Interrogé chez nos confrères de RT France, ce dernier accuse directement le gouvernement français, sous présidence Hollande, d’avoir utilisé la multinationale comme une marionnette pour ses tractations avec Daesh.

Outre les différents échanges économiques douteux qui ont eu lieu entre les deux parties, le politologue soutient, preuves à l’appui, que ce gouvernement s’est servi de Lafarge afin de faire chuter Bachar el-Assad, en utilisant deux stratégies : l’une consistant à vendre du combustible chimique de l’usine ainsi que du matériel spécifique pour creuser des tunnels à la nébuleuse islamiste, l’autre à payer un intermédiaire, M. Firas Tlas, pour faire renverser le gouvernement syrien.

On peut s’interroger sur le silence de la presse française sur la présence de matière chimique de l’usine, vendu au groupe terroriste et à l’Armée syrienne libre…

Trump Syrie

Les chrétiens d’Orient critiquent le bombardement de la Syrie

23/04/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Jean X, patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et tout l’Orient, Ignace Ephrem II, patriarche syriaque-orthodoxe d’Antioche et tout l’Orient, et Joseph Absi, patriarche grec-melkite catholique d’Antioche, d’Alexandrie et de Jérusalem ont condamné et dénoncé ce qu’ils appellent une agression brutale, le 14 avril, contre la Syrie par les Etats-Unis, la France, et le Royaume-Uni selon les allégations de recours aux armes chimiques par le gouvernement syrien.

Voici les principaux éléments de cette déclaration :

Nous élevons nos voix pour affirmer ce qui suit :

1. Cette agression brutale constitue une violation manifeste des lois internationales et de la charte des Nations Unies, car il s’agit d’une agression injustifiée contre un pays souverain, membre de l’ONU.

2. Nous souffrons de constater que ces bombardements aient été perpétrés par de puissants pays auxquels la Syrie n’a causé aucun préjudices d’aucune sorte.

3. Les allégations des États-Unis et d’autres pays selon lesquelles l’armée syrienne utilise des armes chimiques et que la Syrie est un pays qui possède et utilise ce type d’arme, sont injustifiées et non étayées par des preuves suffisantes et claires.

4. Le calendrier de cette agression injustifiée contre la Syrie sape le travail de la Commission d’enquête internationale indépendante, sur le point de se rendre en Syrie.

5. Cette agression brutale détruit les chances d’une solution politique pacifique et entraîne une escalade de la violence et davantage de complications.

6. Cette agression injuste encourage les organisations terroristes et leur donne un élan pour poursuivre leurs actes barbares.

7. Nous demandons au conseil de sécurité de l’organisation des Nations Unies de jouer son rôle en apportant la paix au lieu de contribuer à l’escalade des guerres.

8. Nous appelons toutes les églises des pays qui ont participé aux frappes, à remplir leurs devoirs chrétiens, selon les enseignements de l’Évangile, à condamner cette agression et à appeler leurs gouvernements à s’engager dans la protection de la paix internationale.

9. Nous saluons le courage, l’héroïsme et les sacrifices de l’armée arabe syrienne qui protège courageusement la Syrie et assure la sécurité de son peuple. Nous prions pour les âmes des martyrs et la guérison des blessés. Nous sommes convaincus que l’armée ne s’inclinera pas devant les agressions terroristes externes ou internes ; elle continuera à lutter courageusement contre le terrorisme jusqu’à ce que chaque centimètre de la terre syrienne soit purifié du terrorisme. Nous saluons également la position courageuse des pays alliés de la Syrie et de son peuple.

Pour lire, la déclaration intégrale, c’est par ici

Bombarder la Syrie, c’est facile ; mater les antifas, c’est plus compliqué !

Notre gouvernement serait-il donc incapable de maîtriser la chienlit où qu’elle se passe ?

Il est décidément plus facile, pour notre Président, d’envoyer douze missiles détruire quelques bâtiments vides à cinq heures de son palais que de pacifier nos propres rebelles. Malgré des forces de police conséquentes, il est à craindre que le site de Notre-Dame-des-Landes continue à être envahi, non plus d’ailleurs par les zadistes, mais par une racaille venue d’ailleurs.

Notre gouvernement serait-il donc incapable de maîtriser la chienlit où qu’elle se passe ? Pas question, bien sûr, d’envoyer quelques missiles sur cet aéroport virtuel qui ne verra jamais le jour. Pas question, non plus, de risquer une bavure policière. M. Collomb préfère voir quelques gendarmes blessés plutôt qu’un seul révolutionnaire. C’est ainsi que le duo Macron-Collomb laisse casser, sans état d’âme, les centres-villes de Nantes, Rennes ou Toulouse par quelques centaines de jeunes têtes brûlées dissimulées sous les cagoules noires des antifas.

Ah oui, Monsieur le Président, il est plus facile d’appuyer sur un bouton pour faire décoller quelques bombardiers que de mater nos propres rebelles, qu’ils soient étudiants, antifas, grévistes ou clandestins. C’est ainsi que vous gouvernez en menaçant, sans vraiment agir. Sauf contre un certain Bachar à qui, ultime fumisterie, on retire sa Légion d’honneur. Une décoration qui vaut bien, à elle seule, la vingtaine de millions qu’a coûté à l’armée française, déjà bien pauvre, cette nuit du 13 au 14 avril.

Notre éminent Président a dû se sentir humilié lorsque celui qu’il avait traité, dimanche soir, d’« ennemi du peuple syrien » lui a rétorqué, non sans justesse : « En ce qui concerne les Français, on sait que la France a été le fer de lance du support du terrorisme en Syrie. Depuis les premiers jours, ils ont le sang des Syriens sur les mains. À ce jour, leur position n’a pas dramatiquement évolué. Ils ne sont pas en mesure d’appeler à une conférence de paix. »

On se souvient que Laurent Fabius s’était réjoui, lui, « du bon travail, sur le terrain, du Front al-Nosra ».

Le dialogue avec les Syriens semble désormais tout à fait impossible alors que ce pays, qui avait été sous mandat français depuis 1920, était imprégné de notre culture. La langue française y était fortement répandue. Dans les écoles et universités de Damas et Homs, on s’instruisait en français.

Il aura fallu l’inconscience d’un Hollande puis d’un Macron pour détruire, en moins de dix ans, cette amitié, ces relations fraternelles entre les deux pays. Demain, il faudra reconstruire ce que la coalition et les rebelles devenus terroristes ont détruit, ce que cette guerre civile a coûté aux infrastructures du pays. Reconstruire le pays, pierre par pierre. À coups de milliards de dollars.

Si la France n’avait pas déclaré une guerre morale, virtuelle puis réelle à la Syrie, les bâtisseurs français que sont les Bouygues, les Vinci ou Eiffage, et d’autres entreprises plus modestes, auraient pu se partager un gigantesque gâteau : celui de la reconstruction de villes entières, d’usines, de routes.

Demain, lorsque les armées de Bachar el-Assad auront nettoyé les derniers bastions rebelles, ce seront les grues chinoises ou russes qui œuvreront à travers ce vaste pays en ruine.

Macron, May et Trump n’auront plus qu’à regretter cet énorme manque à gagner pour les entrepreneurs de leur pays. Et, sauf assassinat toujours possible dans ces pays du Moyen-Orient, Assad sera toujours là, du haut de ses un mètre quatre-vingt-neuf, pour les narguer. Pour nous narguer, nous, le peuple, qui n’avions pourtant eu aucune intention belliqueuse à l’égard de ces populations syriennes d’origines diverses qui ont tant souffert.

Floris de Bonneville

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Attaques illégales en Syrie : un bilan pour le moins mitigé

18/04/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le raid nocturne illégal Franco-Britannico-Américain en réaction à l’utilisation d’armes chimiques sans la moindre preuve officielle aurait été d’un point de vue militaire un véritable échec. Près de trois quart des missiles tirés ont été interceptés par la défense antiaérienne syrienne seule, et ce, sans l’aide des dernières technologies russes. Le dernier quart de missiles non interceptés n’a fait aucun mort et peu de dégâts. Certains aéroports visés n’ont même pas été atteints et le pseudo centre de recherches chimiques de Barzah qui aurait été pulvérisé, si tout s’était déroulé comme prévu, n’a été que partiellement endommagé.

Une action militaire qui égratigne donc à peine la Syrie

Précisons premièrement que Russie et Syrie auraient été prévenues de l’attaque. Les uns pour éviter de les provoquer et de tomber dans l’escalade. Quant à la Syrie c’est le peu de morts à déplorer qui pourraient indiquer une évacuation préparée.

D’autre part, cette opération n’aura- nous l’avons vu – pas affecté les forces armées syriennes qui s’en sortent intactes et vont pouvoir poursuivre la reconquête du territoire national dans les prochaines semaines. Mieux, Bachar el Assad sort probablement grandi de cette affaire aux yeux d’une forte majorité de son peuple.

Les réactions russes ne se font pas attendre

Avant-hier a eu lieu à Moscou une réunion extraordinaire du Conseil de la Douma d’Etat, au cours de laquelle les chefs de toutes les factions et les chefs de commissions ont examiné un projet de loi en réaction à l’opération Syrie.

Selon le président de la Douma, “il est temps pour nous de réagir à ce comportement grossier des États-Unis, au lobbying non dissimulé des intérêts américains, à la création d’obstacles au travail des entreprises russes. Il est temps de prendre « miroir » des mesures que nous imposent les Américains. “

Éric Zemmour : “Les frappes occidentales en Syrie, un coup d’épée dans l’eau”

17/04/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Les bombardements occidentaux contre les usines chimiques syriennes suscitent de multiples réactions.

Pour Éric Zemmour, ces frappes ont “privé Assad d’armes dont il n’a nullement besoin”.

Tout le monde est content. Donald Trump est content d’avoir déployé ses beaux missiles. Emmanuel Macron est content d’avoir pu sortir ses beaux Rafale et de ne pas les avoir cloués au sol, comme avait du s’y résigner François Hollande en 2013, lorsqu’il avait été lâché par Obama. Les Anglais sont tout simplement contents de prouver qu’ils ont encore une armée.

L’ennui c’est qu’en face, chez les soi-disant adversaires, tout le monde est content aussi. Russes, Iraniens, et même les Syriens d’Assad jubilent. Les Russes prétendent qu’ils ont intercepté 70% des missiles occidentaux. Les Iraniens font comme s’ils n’étaient pas concernés. Et Assad se faisait filmer par la télévision syrienne, arrivant à son bureau comme s’il ne s’était rien passé. “Même pas mal”.

Il faut dire qu’il y a de quoi. Les bombardements occidentaux l’ont privé d’armes dont il n’a nullement besoin. On ne saura peut-être jamais si c’est bien lui et ses troupes qui ont utilisé ses bombes au chlore, ou si c’est un coup des rebelles pour le faire accuser, selon la méthode utilisée pendant la guerre en Yougoslavie. Dans les deux cas, une chose est sûre : sans armes chimiques, Assad va gagner sa guerre et reconquérir son territoire.


Double victoire pour le gouvernement syrien

13/04/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis samedi et l’accusation d’utilisation d’armes chimiques portée contre le gouvernement syrien, la situation de celui-ci est pour le moins délicate. Elle s’est tout de même améliorée ce jeudi. Le régime syrien a en effet remporté une victoire militaire très symbolique, puisque le drapeau syrien flotte à présent sur Douma.

La prise de cette ville, ultime poche de résistance des opposants salafistes dans la région, conclut ainsi la reconquête de la Ghouta entreprise il y a plus de cinq ans par le gouvernement syrien. Les combattants ennemis n’ont fait que se replier plus au Nord dans des zones encore acquises au Front Al Nosra.

L’image du drapeau syrien flottant sur le dernier fief insurgé de la région reste néanmoins un message fort, qui pourrait contrebalancer légèrement la tendance médiatique de ces derniers jours.

La seconde bonne nouvelle pour le gouvernement syrien est la prudente volte face entreprise par certaines grandes puissances occidentales.

En effet, plusieurs dirigeants avaient des ripostes promises à cette attaque chimique présumée.

Alors qu’un front quasiment unanime se dressait contre eux et leur promettait des représailles militaires immédiates, celui-ci semble se fissurer. Mme Merkel a déclaré que l’Allemagne ne participerait pas à des actions militaires contre le régime d’Al Assad. Mr Macron, qui avait déclaré en début de semaine faire une annonce dans les prochains jours à ce sujet, a reporté sa décision, déclarant attendre d’avoir vérifié toutes les informations. Même Mr Trump, qui avait promis le pire, a lui aussi temporisé, préférant se féliciter que la région soit débarrassée de l’État Islamique.

L’ensemble de la communauté occidentale semblait d’ores et déjà convaincue que cette attaque chimique ne pouvait être que l’œuvre du gouvernement syrien.

Celui-ci a donc tout à gagner à voir la situation se tasser et les enquêtes se prolonger, ne pouvant guère être accusé plus encore. Il pourra ainsi dans le même temps continuer à œuvrer à la reconquête du reste de son territoire encore aux mains des salafistes.

Vu sur Twitter

Pourquoi la France ne doit pas s’associer aux frappes en Syrie

Publié le

Comment les islamistes de la Ghouta réduisaient la population civile en esclavage, par Antoine de Lacoste

On en sait un peu plus sur les méthodes de « gouvernement » des différentes milices islamistes.

Depuis que l’armée syrienne a libéré la quasi-totalité du territoire de la Ghouta, cette vaste banlieue est de Damas, on en sait un peu plus sur les méthodes de « gouvernement » des différentes milices islamistes.

La population se taisait par peur des représailles, l’ineffable OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme) n’était sans doute pas au courant, donc les médias non plus.

Et pourtant… Des milliers d’hommes ont été, pendant des années, réduits en esclavage par les islamistes pour construire leur arme de guerre favorite : les tunnels.

On sait que ces tunnels, qui peuvent s’étendre sur des dizaines de kilomètres, ont été largement utilisés par les islamistes depuis le début du conflit. Afin de parfaire leur technique, les dirigeants de Daech avaient même fait venir en Syrie des spécialistes reconnus : des militants du Hamas palestinien qui avaient bâti un réseau remarquable dans la bande de Gaza.

Depuis, l’ensemble des groupes islamistes utilisaient cette méthode afin de se protéger des bombardements, de ravitailler des zones encerclées ou de monter des embuscades dans le dos de l’armée syrienne.

Seulement, creuser des tunnels, c’est long et fatigant. Et puis les combattants ont mieux à faire. Alors, quoi de mieux que de rafler les hommes en état de creuser, tout en assurant la subsistance de leurs familles, étroitement surveillées comme il se doit ?

La main-d’œuvre n’étant pas toujours suffisante, Jaych al-Islam, le groupe salafiste qui tenait Douma jusqu’à présent, s’est livré à de nombreux enlèvements en zone loyaliste. L’opération la plus spectaculaire a eu lieu en 2013 à Adra : des dizaines de fonctionnaires et de civils pris au hasard ont été enlevés, certains avec leurs familles. Les prises les plus intéressantes ont été incarcérées, les autres envoyées dans les tunnels. On les a appelés « les kidnappés d’Adra ». La plupart sont alaouites, la confession de la famille Assad. Rappelons que cette incursion à Adra s’est accompagnée de massacres épouvantables, mais cela n’a pas beaucoup intéressé l’OSDH.

Plusieurs de ces esclaves ont disparu. Leurs familles n’ont aucune nouvelle et, depuis que la Ghouta est progressivement libérée, de nombreuses mères ou épouses font le guet. En effet, des dizaines de prisonniers ont déjà été libérés à la faveur des négociations menées par les Russes et chacun espère voir réapparaître les siens.

D’autres prisonniers ont été vus récemment : afin d’empêcher les bombardements, les islamistes les mettaient dans des cages qu’ils disposaient au milieu de la chaussée…

Les familles sont également sans nouvelles de plusieurs dizaines de femmes, et le pire est à craindre pour elles.

Tous ces prisonniers, dont on ignore le nombre exact, ont été au cœur des négociations de ces derniers jours qui vont aboutir à la libération totale de l’est de la Ghouta.

Antoine de Lacoste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire