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Attentat rue Copernic

Attentat de la rue Copernic : une bien curieuse enquête qui n’en finit pas

Attentat rue Copernic Plaque17/11/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le 30 octobre 1980, une bombe explosait rue Copernic, à Paris, visant une synagogue et faisant quatre morts et 46 blessés. C’est naturellement la piste de l’extrême droite qui était immédiatement et exclusivement privilégiée. Le lendemain, une manifestation « spontanée » de plusieurs milliers de personnes se tenait devant la synagogue. Le 7 novembre suivant, 200 000 personnes défilaient entre Nation et République. Les heures les plus sombres de notre histoire étaient évoquées ad nauseam par les médias et la classe politique

Confiée au juge Bruguière, l’enquête va rester curieusement au point mort pendant plus de 25 ans, et cela malgré de nombreux éléments indiquant une piste moyen-orientale. Ce n’est qu’en 2007 que le juge Trevidic, qui succède à Bruguière, délivre une commission rogatoire aux Etats-Unis, au sujet d’un suspect du nom d’Hassan Diab, un professeur de sociologie, né au Liban de parents palestiniens. Il faut attendre novembre 2008 pour que Diab soit arrêté au Canada, et novembre 2014 pour qu’il soit extradé vers la France. Il est en détention provisoire depuis cette date.

En juillet dernier, faute d’éléments nouveaux, les juges d’instruction ont notifié la fin de leur enquête. Et cela, alors même que l’accusation est étayée par les portraits robots réalisés à l’époque, dont l’un d’eux ne laisse guère de doute sur l’implication du suspect. A charge également, la découverte d’un passeport à son nom avec des tampons d’entrée et de sortie d’Espagne, d’où serait parti le commando, ainsi que des expertises graphologiques et le témoignage d’un couple.

Attentat rue Copernic Hassan-Diab

Hassan Diab

Fin septembre, l’enquête est rouverte pour examiner une « note blanche » transmise par les services secrets israéliens à la justice française, à charge contre Hassan Diab. Note classée sans suite.

La semaine dernière, un juge des libertés et de la détention a donc ordonné l’élargissement de Diab, mais néanmoins son placement sous surveillance électronique. Puis coup de théâtre, mardi dernier : la chambre de l’instruction a infirmé cette ordonnance et décidé de prolonger pour six mois le mandat de dépôt d’Hassan Diab.

Une bien curieuse enquête, dont le déroulement particulièrement erratique semble avoir eu pour but de perdre la trace des coupables dans les sables de l’Orient compliqué…

 

La Provence Synagogue Mosquée

La synagogue Or Thora de Marseille transformée en mosquée !

26/04/2016 – MARSEILLE (NOVOpress) : La synagogue Or Thora, dans le centre ville de Marseille, va être transformée en mosquée ! Cette information, stupéfiante, est ce matin à la une du quotidien La Provence, qui a mené l’enquête. Cette synagogue située 14 rue Saint-Dominique, dans le quartier Saint-Charles – à Marseille, la gare est au cœur de la ville – est en train d’être achetée par l’association Al Badr, « association islamique à but non lucratif créé en septembre 2009 suite à une volonté d’acquérir des lieux permettant aux musulmans de pratiquer leur culte ». Le compromis de vente a été signé et le transfert de propriété devrait aller très vite : la mosquée pourrait remplacer la synagogue dès le mois prochain.

Explication donnée par La Provence, le « transfert des populations » : « La communauté juive diminue au fil des années au centre ville. […] Les Maghrébins sont omniprésents et l’islam (250 000 musulmans à Marseille, dont 10 % de pratiquants) est la religion ultradominante, loin devant le judaïsme. » Ce que Zvi Ammar, président du Consistoire israélite de Marseille, confirme : « Ce qui arrive est dû au transfert des populations. Depuis dix ans, les juifs de Marseille vont du centre ville vers les 8e, 9e, 10e ou 13e arrondissement. Une autre population est venue habiter dans le centre ville. On est dans un mouvement de population naturel »… En clair : les juifs quittent le centre ville devant la pression démographique des musulmans !

Et à la mairie, dirigée par Jean-Claude Gaudin (LR), que dit-on ? Envisage-t-on de préempter la synagogue pour éviter qu’elle ne devienne un lieu de culte musulman ? Pour l’instant, Gaudin a laissé le maire de secteur, Sabine Bernasconi (LR), s’exprimer. Et faire part… de sa satisfaction ! « C’est une transaction privée qui permet de trouver une solution au problème de manque de places de prière pour les musulmans dans le centre ville. J’espère que ce sera grand et que ça permettra ainsi à la communauté musulmane d’être plus à l’aise. »

L’an dernier, Sabine Bernasconi, qui est aussi deuxième vice-présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône – chargée de la Culture ! –, avait fait cette promesse : « Le centre ville va retrouver son identité de culture et sa vocation patrimoniale et culturelle. » Y’avait qu’à croire.

Sabine Bernasconi

Sabine Bernasconi

Emballements médiatiques - Attentat de la rue Copernic : l’acte fondateur

Emballements médiatiques – Attentat de la rue Copernic : l’acte fondateur

A intervalles réguliers, les médias, auxquels la classe politique emboîte le pas, s’emballent. L’hystérie devient collective. Toute raison disparaît. L’objet de la montée de l’adrénaline médiatique est toujours le même : le nazisme et ses succédanés, le racisme et l’antisémitisme. Durant le mois d’août, « Minute » vous propose de revivre plusieurs de ces crises de folie. En commençant par celle qui a donné le ton à toutes les autres : l’exploitation de l’attentat de la rue Copernic.

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Un cimetière et une église profanée

Un cimetière et une église profanés

17/11/2011 – 15h30
PARIS (NOVOpress) –
Des faits dont personne ne parle : l’église Sainte Claire (photo) de Vauréal dans le Val d’Oise et le cimetière de Sussargues dans l’Hérault ont chacun connu des dégradations. Dans l’église le cierge pascal et les fonts baptismaux ont été détruits et l’extérieur de l’édifice a été tagué. Quant au cimetière des croix ont été renversées et posées devant les tombes à l’envers.

Peut-être pas assez porteur médiatiquement, ces faits n’ont révolté personne, gageons que si une mosquée ou une synagogue avait subi le même sort, on en entendrait autrement parler. Rappelons que ce sont les édifices chrétiens qui sont les premières victimes du vandalisme en France. A titre d’exemple, en 2007, parmi les 144 cimetières vandalisés, 130 étaient chrétiens, 9 étaient consacrés aux musulmans et 5 aux juifs.

Crédit photo : Alvar Lavague, licence CC.