Bienvenue dans le monde d’après… Voltaire a dû se retourner dans sa tombe !

« Non, Raphaël, tu ne dois pas prendre la main d’Emma ! C’est impossible et dangereux », affirma l’institutrice. « Mais c’est mon amie, maîtresse », lui répondit le gamin, en souriant tristement. « À la récréation, tu devras rester à l’intérieur de ton carré. ». Emma sera tout près de toi, mais dans l’autre carré », ajouta la maîtresse.

« Est-ce que j’ai tous les papiers pour sortir ? » s’interrogeait André. Attestation de mon employeur, attestation de déplacement de plus de 100 km chez un proche vulnérable, justificatif de domicile, pièce d’identité en cours de validité, billet de train TER avec le code-barres de la réservation. « P…., j’allais sortir sans mon masque », s’écria-t-il intérieurement.

Il sentait le stress l’envahir alors qu’une très belle journée, pourtant, s’annonçait, ce 26 juin 2020. Il allait enfin revoir sa mère, âgée de 84 ans et isolée dans son EHPAD. Sa dernière visite remontait au 15 mars, le jour des élections municipales. Il y a déjà quatre mois. Une éternité. Deux jours plus tôt, un psychologue ou un psychiatre, il ne s’en souvenait pas, l’avait appelé pour lui décrire l’état mental de sa mère. Quel est ce drôle de pays où, après avoir ordonné et organisé la séquestration des Français à leur propre domicile durant deux mois, l’État nounou convoque des médecins pour réparer les âmes abîmées ? Sa mère avait surtout le cœur brisé par cette longue absence du fils aimé.

Dans le train, il n’oublierait pas de contacter le camping pour définitivement annuler ses vacances initialement prévues fin juillet. Il n’en avait plus envie. D’autant plus que les restaurants et le zoo de La Palmyre promis à son fils Raphaël étaient toujours fermés. La découverte d’un foyer d’une cinquantaine de nouveaux contaminés près de Royan avait déjà conduit le préfet à « reconfiner » tout le canton, y compris les plages, redevenues interdites. La décision préfectorale avait surtout achevé de convaincre André.

Contrôleur de gestion, donc cadre administratif. Donc condamné au télétravail. Ce n’est pas les deux conférences vidéo hebdomadaires qui compensaient l’absence de plus en plus pesante de la présence physique de ses collègues. Leurs blagues potaches, la machine à café du lundi. Et surtout, Annabelle, la chef comptable, embauchée en début d’année, dont il n’a plus croisé le regard depuis des semaines. Son premier geste matinal de télétravailleur, c’était de mettre en route le CD reproduisant les bruits d’ambiance de son open space aujourd’hui disparu. Déprimant.

Déprimant, aussi, de ne plus refaire le monde autour d’un café en terrasse, sur les bords de la Seine, avec ses potes du club de hand-ball. Sans parler du drone nous vociférant, l’autre soir vers 20 h 30, l’ordre de déguerpir des escaliers de l’église du Sacré-Cœur. Raphaël en avait été tétanisé.

Moi-même, je m’interrogeais depuis sur la docilité des citoyens à accepter toutes ces privations de liberté et tous ces contrôles policiers.

La politique sanitaire avait bon dos. On me prend la température lorsque je pénètre dans le hall d’entrée des bureaux de mon employeur. S’y ajoute, depuis hier 13 mai, la surveillance orwellienne de mes paroles, puisqu’une majorité à l’Assemblée s’est dégagée pour voter une loi foncièrement hostile à la liberté d’expression. Voltaire lui-même a dû se retourner dans sa tombe.

Bertrand Renault

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les libertés individuelles sont-elles menacées par le Covid-19 ?

18/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que l’Europe se déconfine, de nombreux pays misent sur l’utilisation de technologies de surveillance afin de contrôler la circulation du coronavirus.

Un traçage numérique qui pourrait toutefois bouleverser l’avenir du droit à la vie privée et des libertés individuelles, selon certains experts.


Déconfinés, mais surveillés et (au besoin) punis: la magie du «en même temps»

Devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre a pensé que le refrain bien connu ferait illusion. Mais les Français ne peuvent être «en même temps» libérés et contrôlés, juge la philosophe Julia de Funès.

Par-delà la difficulté de l’exercice, la justesse du ton et le bien-fondé probable des mesures prises, le discours d’Édouard Philippe devant l’Assemblée nationale fut l’incarnation de la pirouette terminologique qu’est le «en même temps». Le «en même temps» de la complexité ne prenait-il pas soudain quelques airs de duplicité?

Nous serons déconfinés mais en même temps plus contrôlés. Nous passerons de l’enfermement à l’examen, de l’isolement à la surveillance: massification des tests, identification des cas-contacts, mises en place de brigades, plan de mise à l’abri, quadrillage géographique départemental, kilométrage limité. On troque une restriction de liberté physique contre une restriction de liberté psychologique.

Tout sera vu, visible, traçable, traqué, justifiable, justifié. Nos comportements seront moins limités mais davantage conditionnés parce que hautement contrôlés. Devenir moins libres tout en l’étant plus, c’est la magie du «en même temps».

Ce contrôle ne suspend pas en même temps la confiance du gouvernement envers la population, annonce le Premier ministre. Comment faire confiance tout en contrôlant? Faire confiance revient – comme l’étymologie l’indique: cum fidere, avec foi) – à croire en l’autre, à parier avec la dose d’incertitude inhérente à toute croyance. Si on croit c’est qu’on ne sait pas. À l’inverse lorsque l’on contrôle, nous ne sommes plus dans la croyance et son doute consubstantiel, mais dans la connaissance des preuves. Il y a des phases de contrôle, des phases de confiance, mais les deux, de manière concomitante, restent impossibles. Comment être à la fois dans la croyance et la connaissance? Croire tout en ayant la preuve? C’est l’illusion du «en même temps».

Pour lire la suite, c’est ici !

Totalitarisme numérique : Tous surveillés – 7 milliards de suspects

22/04/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Aujourd’hui, plus de 500 millions de caméras sur la planète offrent aux autorités la capacité de nous surveiller, à peu près partout et à chaque instant. Sous couvert de lutte contre le terrorisme ou la criminalité, les grandes puissances se sont lancées dans une dangereuse course aux technologies de surveillance. Dorénavant, l’incroyable perfectionnement de l’intelligence artificielle valide l’idée d’un regard total. Aux États-Unis, les forces de police utilisent la reconnaissance faciale pour identifier les suspects. En Chine, les caméras peuvent repérer les criminels de dos, à leur simple démarche.

En France, la police utilise des caméras intelligentes qui analysent les émotions et les comportements des passants. Marquée par l’attentat au camion du 14 juillet 2016, qui a fait 86 morts, et s’est produit en dépit des 2 000 caméras scrutant la ville, Nice se situe désormais à l’avant-garde de l’expérimentation. Le centre de supervision et les zones dédiées à la reconnaissance faciale sont les chevaux de bataille du maire Christian Estrosi, qui veut faire de sa ville une safe city.

Comme un virus, l’idéologie du tout sécuritaire se répand à la mesure d’une révolution numérique à la puissance exponentielle. Va-t-elle transformer notre monde en une planète habitée par 7 milliards de suspects ? Quel niveau de surveillance nos libertés individuelles peuvent-elles endurer ?

Découvrez ce reportage édifiant diffusé sur Arte.


Traçage numérique : bientôt des affiches indiquant que « Macron vous regarde » ?

Les situations de crise sont toujours propices aux atteintes à la liberté individuelle. La tentation est grande, pour les gouvernements, de confondre la protection nécessaire de la société avec son contrôle. « Big Brother vous regarde » : le monde imaginé par George Orwell pourrait-il devenir une réalité en France ? Verrons-nous bientôt, dans les rues ou dans des spots publicitaires, des affiches de notre Président nous regardant droit dans les yeux, avec l’avertissement « Macron vous regarde » ? Pour notre bien, ça va de soi !

C’est de la science-fiction ! Vous prêtez au gouvernement de mauvaises pensées ! Vraiment ? Pour Michel Butor, la science-fiction est « un fantastique encadré dans un réalisme », ce qui signifie qu’elle prend sa source dans le réel. Pour éviter tout procès d’intention, limitons-nous aux déclarations de proches de la majorité sur le « traçage numérique », telles que nous les rapporte Le Parisien, alors que l’exécutif envisage d’utiliser cette technique pour lutter contre l’épidémie, quand il s’agira de sortir du confinement. Véritable « cas de conscience » pour les partisans de Macron, au point que, lundi soir, l’un des dirigeants LREM aurait déclaré qu’il réfléchirait à son « appartenance à une majorité qui serait favorable à de telles mesures ».

Tiens donc ! Le gouvernement y songerait-il sérieusement ? Un pilier de la Macronie s’alarme que « la porte [soit] grande ouverte » à cette perspective, tandis qu’un autre assure que l’exécutif marche sur des œufs : « Ils sont extrêmement prudents. Ils savent qu’ils sont sur un terrain très mouvant. » À Matignon, on estime que « plein de technologies peuvent se révéler utiles », mais on prend des précautions de langage : « On fera très attention aux libertés publiques, il ne s’agit pas de créer un Big Brother. » Le fait même de mentionner le dictateur de l’État d’Océania montre que le rapprochement n’est pas si saugrenu que cela !

Toujours selon Le Parisien, Édouard Philippe exclut tout traçage « obligatoire », mais ne serait pas hostile à « un engagement volontaire ». C’est le choix, également, de Mounir Mahjoubi, l’ex-Monsieur Numérique du gouvernement, qui a rédigé une note parlementaire sur le traçage des données mobiles dans la lutte contre le coronavirus. Interrogé sur RTL, il explique que « la question des libertés individuelles se pose dans le cas où il n’y a pas de consentement de la personne ». Il ajoute : « Si c’est sur la base du volontariat, il y a respect de la liberté au sens le plus large du thème, mais ne risque-t-on pas de perdre l’efficacité ? » Tirez-en vous-même la conclusion : le challenge du gouvernement, c’est de persuader les Français que, pour sauver des vies, on peut mettre de côté les libertés individuelles.

Pas sûr que ces nouveaux joueurs de flûte parviennent à convaincre. Ils ont beau s’escrimer à tromper les Français, ils n’incitent guère à la confiance. Voyez-les, tous les soirs, égrener le bilan de l’épidémie, sans un mot sur leur manque de préparation, sur la pénurie de masques ou de tests de dépistage : ils arrivent, ils vont arriver ! nous répètent-ils. Pas question de reconnaître leurs fautes. Ils ne sont pas non plus gênés de dire, un jour, que les masques sont inutiles et, le lendemain, qu’ils sont indispensables. Un gouvernement qui nie ses erreurs, qui réécrit l’Histoire pour donner une bonne image de son action, voilà qui ressemble beaucoup au monde décrit par Orwell. À quand un ministère de la Vérité ?

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Pistage des citoyens par les technologies numériques : l’analyse d’Eric Sadin

07/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Eric Sadin, philosophe, spécialiste du numérique, était l’invité de RT France pour évoquer le pistage des citoyens.

Il analyse ainsi les possibles implications de la mise en place d’un traçage numérique des Français dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.


Surveillance de masse : les dangers de la loi Renseignement expliqués en vidéo

07/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Privés de vie privée ? Cette vidéo percutante démontre les dangers de la loi Renseignement qui pourrait amener à une surveillance de masse des citoyens français.

À voir absolument !

Crédit photo : capture d’écran de la vidéo

24 h avant 1984, seconde édition

04/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Mobilisation contre le projet de loi sur le renseignement, qui est présenté au Sénat

“Patriot Act” voté en France… suspendu aux USA

Loi Renseignement : les libertés menacées

01/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le projet de loi sur le renseignement passe à partir de demain au Sénat, où il devrait être adopté sans plus de difficulté qu’à l’Assemblée Nationale, il est piquant de noter que la collecte des données des appels téléphoniques américains, inscrite dans le Patriot Act, est suspendue, faute d’avoir obtenu le renouvellement de son autorisation légale.

Kouachi/Coulibaly : derrière la stupeur, le scandale d’Etat

Bravo les frères Kouachi : le terrorisme cela paye ! - par Jean-Yves Le Gallou

11/01/2015 – PARIS (NOVOpress)
Jusqu’où irons-nous dans l’horreur et l’abjection ? A quel moment nos gouvernants cesseront-ils de mettre nos compatriotes en danger ? Malgré les beaux discours – d’une propagande très vite écœurante -, le réel nous montre que nous ne sommes pas en mesure de lutter efficacement contre ces terroristes de l’intérieur. A tel point que l’on peut parler de véritable scandale d’Etat.

Pour preuve plusieurs relatifs aux frères Kouachi et à Amédy Coulibaly. Eléments qui font froid dans le dos et qui devraient inciter les gouvernants à se taire, voire à prendre des mesures radicales contre les erreurs qu’ils ont commises.

Premier exemple sidérant : Chérif Kouachi. Comme l’indiquent nos confrères de L’Express, ce terroriste a bénéficié de failles béantes de son contrôle judiciaire en 2011 :

Le parcours de son cadet Chérif, au passé judiciaire plus lourd, pose davantage de questions. Ce dernier a assuré à BFM TV s’être rendu dans ce pays, se réclamant d’Anwar al-Awlaki, tué en septembre 2011, par un drone américain: “Nous on te dit juste qu’on est les défenseurs du prophète et que j’ai été envoyé moi, Chérif, par Al Qaeda au Yemen et que je suis parti là-bas et que c’est cheikh Anwar al-Awlaki qui m’a financé”, a déclaré Chérif Kouachi à la chaîne de télévision.
Sa version semble aujourd’hui confirmée. Son séjour aurait été beaucoup plus court que celui de son frère aîné. Mais “il était à l’époque sous contrôle judiciaire”, rappelle un magistrat. Chérif Kouachi était en effet poursuivi dans le cadre de la tentative d’évasion d’un des responsables des attentats de 1995 en France (il obtiendra finalement un non-lieu).

Oui, vous avez bien lu. Etant sous contrôle judiciaire, dans le cadre d’une instruction au sujet d’une tentative d’évasion d’un terroriste, Chérif Kouachi a pu cependant se rendre au Yémen, donc passer un contrôle aux frontières à l’aller et au retour. Yémen considéré comme un des foyers du terrorisme islamiste…

Autre élément grave dans le contrôle et la surveillance de ces islamistes. Là encore un fait relevé bien trop tard par les médias, le comportement pour le moins particulier de Saïd Kouachi quand il était embauché… par la mairie de Paris comme ambassadeur du tri (non ce n’est pas une blague de Philippe Muray) :

« Endoctriné », « ingérable », « renvoyé ». Voilà comment est décrit Saïd Kouachi par ses anciens collègues de la mairie de Paris… Entre 2007 et 2009, le tueur de « Charlie Hebdo » a été employé à la Ville, au service propreté, comme « ambassadeur du tri ». Il a bénéficié d’un des contrats aidés, dit « emploi jeune », contrat de trois ans payé au smic qui n’est pas allé jusqu’à son terme… « En 2009, la Ville a employé beaucoup de jeunes des quartiers. Ça a pas mal défilé », indique un fonctionnaire, sous couvert d’anonymat.

Nos confrères du Parisien apportent une précision pour le moins sidérante quand les autorités nous répètent ad nauseam qu’il ne faut pas faire d’amalgames et que tout cela n’est qu’affaire de loups solitaires :

Dans ces services de propreté de la Ville, il y a eu « la difficulté de gérer plusieurs dizaines de cas difficiles parmi des agents intégristes, dont Saïd Kouachi », poursuit Stéphane. Il évoque des ambassadeurs du tri « qui refusent de serrer la main aux femmes » ou qui « amènent leur tapis de prière et imposent d’interrompre leur service pour revenir faire prier dans les ateliers ». Et qui posaient des « problèmes de comportement ».

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Edward Snowden : “La surveillance de masse est pratiquée dans tous les pays”

11/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
A l’occasion d’un rassemblement organisé à Paris par Amnesty International, Edward Snowden a tenu – le mercredi 10 décembre – sa première conférence en France. Elle se déroulait en direct vidéo depuis la Russie, où Snowden est réfugié depuis l’été 2013. C’est la première fois que l’ancien consultant de la NSA prenait la parole en France.

La France est-elle sous surveillance ? Voici la réponse d’Edward Snowden :

Je n’ai pas accès à des informations secrètes. J’ai tout détruit, à part ce que j’ai donné aux journalistes. C’est maintenant le rôle de la presse. Mais la surveillance de masse a lieu dans tous les pays qui ont les moyens d’avoir des agences de renseignement. Il y a eu des rapports qui ont montré qu’Orange fournissait des informations à la DGSE. (…) Est-ce que c’est juste ? Est-ce que c’est moral de violer les droits de la population ? On n’a pas répondu à cette question sérieuse en France.

Espionnage : « Nulle part où se cacher » de Glenn Greenwald

Espionnage : « Nulle part où se cacher » de Glenn Greenwald

30/07/2014 – PARIS (via Polémia)
On ne saurait trop recommander la lecture du livre de Glenn Greenwald (photo) Nulle part où se cacher (J.C. Lattès 2014). G. Greenwald est en effet ce journaliste américain du Guardian qui a contribué à diffuser les révélations d’Edward Snowden, l’agent de la NSA (Agence nationale de sécurité) qui a divulgué comment le gouvernement américain espionnait les communications et les réseaux Internet du monde entier.

Car ce livre – qui se lit comme un véritable roman policier plein de suspense – contient de très remarquables informations.


Les grandes oreilles de l’Oncle Sam

D’abord parce l’auteur revient en détail, et pièces à l’appui, sur l’étendue des révélations d’Edward Snowden.

On y voit notamment comment la NSA a mis en place des dispositifs sophistiqués pour intercepter toutes les communications, sans aucun contrôle judiciaire et au mépris des engagements pris devant le Congrès, au nom de la « sécurité nationale », de la « lutte contre le terrorisme » et grâce aux dispositions du « Patriot Act ».

On voit que la NSA espionne tout le monde et pas seulement les seuls « terroristes » présumés. On y voit aussi comment la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande collaborent à ce dispositif d’espionnage sans précédent en relayant les grandes oreilles de l’Oncle Sam. Mais l’auteur montre aussi que les gouvernements « alliés » collaborent au dispositif : au premier chef Israël, mais aussi les « alliés » européens, dont la France, soit dit en passant. C’est-à-dire que ces pays se rendent complices de l’espionnage de leurs propres concitoyens par les Etats-Unis !

Un fructueux marché

Les révélations d’E. Snowden mettent aussi en lumière que les réseaux de téléphonie privés et les majors de l’Internet constituent un rouage essentiel de ce système d’espionnage mondial et qu’ils y trouvent au surplus un intérêt financier. Ce réseau d’espionnage représente donc un nouvel exemple remarquable de privatisation d’une fonction souveraine supposée, typique de la post-démocratie.

Tout ceci était bien connu des initiés mais l’ouvrage de G. Greenwald a le réel mérite de tout remettre en perspective, ce dont se gardent bien évidemment nos médias de propagande.

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Samedi 15 février, conférence de Lucien Cerise à Colmar

Samedi 15 février, conférence de Lucien Cerise à Colmar

04/02/2014 – 15h15
COLMAR (NOVOpress) –
Le Bloc identitaire (BI) Alsace, pour la seconde édition du Cercle Eugène Ricklin – son cycle de conférences -, recevra le samedi 15 Février 2014 Lucien Cerise, l’auteur de “Gouverner par le chaos”. Il abordera le thème “Surveillance et manipulation des masses : pourquoi ? Comment ?”. La conférence aura lieu à Colmar à 20 heures dans le quartier de la Gare. PAF : 5 euros. Renseignements et inscriptions : alsace@bloc-identitaire.com. Vous pouvez également consulter la page Facebook officielle du BI Alsace : https://fr-fr.facebook.com/blocidentitaire.alsace