Scandale « islamophobe » en Suède : une contrôleuse demande son billet de train à un musulman

Scandale « islamophobe » en Suède : une contrôleuse demande son billet de train à un musulman

09/11/11 – 08h00
STOCKHOLM (NOVOpress) –
La dernière abomination islamophobe a eu lieu en Suède et a bouleversé les musulmans dans toute l’Europe. Des sites comme « Islamophobia Watch »  et « Islam in Europe. The premier source for news about the Muslim community in Europe »  s’en sont immédiatement fait l’écho, sous le titre terrifiant « Un musulman jeté hors d’un train pour avoir prié ».

Figurez-vous qu’un « pieux musulman » qui retournait en train de Stockholm jusqu’à Flen (dans la banlieue de la capitale suédoise), où il réside, « a eu besoin d’accomplir certaines de ses prières quotidiennes. Pour ne pas déranger ses compagnons de voyage, il s’est rendu dans un compartiment calme et isolé, comme il l’avait déjà fait plusieurs fois dans le passé ».

C’est alors que l’horreur a commencé. Comme l’a raconté notre dévot au site d’information suédois Nyheter24, « J’ai commencé à prier mais la contrôleuse est arrivée et m’a poussé trois fois dans le dos. Elle a failli me culbuter. Puis elle m’a dit : “Montrez-moi votre billet !” ». Le musulman a refusé de montrer son titre de transport « car il estimait qu’il ne pouvait pas interrompre ses prières une fois qu’il les avait commencées ».

On l’a alors averti qu’il aurait à descendre du train à la station suivante et, comme il refusait, les contrôleurs ont appelé la police. Le musulman a finalement dû retourner à Stockholm et « pour ne pas être contraint d’errer dans les rues de la capitale, il s’est rendu dans une mosquée où il a passé la nuit ».

Le musulman s’est plaint auprès du service clientèle des Chemins de fer suédois, qui lui ont envoyé en dédommagement un bon de transport de 1.000 couronnes (environ 100 euros). Il n’entend pourtant pas en rester là et a dénoncé les Chemins de fer à l’équivalent suédois de la Halde, les Diskrimineringsombudsmannen, une agence gouvernementale qui emploie 90 personnes pour lutter contre toutes les formes de discrimination.

La ville de Flen comprend une importante communauté musulmane, qui a récemment pu transformer en mosquée une ancienne église chrétienne (pentecôtiste), les pentecôtistes ayant voulu ainsi « montrer leur amour chrétien vis-à-vis des musulmans ». Une vidéo en arabe montre la transformation et souligne, sur fond de prière du muezzin, la disparition de la croix qui ornait auparavant la façade (à partir de 03:50 et particulièrement à partir de 04:35).

Photo : train en Suède. Crédit photo : Floflo, licence CC.

Censure des commentaires en Suède pour lutter contre le racisme

Censure des commentaires en Suède pour lutter contre le racisme

01/09/2011 08h30
STOCKHOLM (NOVOpress) – Le racisme ou supposé tel n’en finit pas de torturer les méninges des esprits totalitaires. Nouvel avatar du politiquement correct, la volonté de censurer toute opinion déviante avérée ou non connaît de nouvelles avancées en Suède avec la décision de trois grands journaux de changer de sites web, afin de se doter de nouveaux outils de surveillance des commentaires apportés aux articles mis en ligne.

Le tabloïd Expressen surveillera les commentaires avant leur publication et enlèvera ceux entachés de « racisme ». De leur côté, les quotidiens Aftonbladet et Dagens Nyheter ont décidé de suspendre leur système de commentaires, avant l’installation de nouveaux systèmes qui nécessiteront de se connecter via un profil Facebook ou une adresse électronique pour émettre toute opinion sur un article. Ces décisions font suite au débat engendré par l’attaque en Norvège d’Andreas Breivik et qui ont donné lieu à des propos haineux. Bjorn Hedensjo, à la tête du site Dagens Nyheter a déclaré que les systèmes de veille des commentaires des différents journaux avaient été débordés par le flot important de messages, dont de nombreux violaient les chartes de bonne conduite.

Selon Bjorn Hedensjo, ces nouveaux systèmes qui suivront à la trace tout propos condamnables ne sont pas fiables à 100 % mais permettront de recentrer les débats sur le plan qualitatif en forçant les intervenants à dévoiler leur identité. De son coté, le rédacteur en chef du journal Expressen se défend de vouloir censurer certains sujets sensibles tels que l’immigration et les questions d’intégration.

Si la xénophobie et le racisme sont condamnables et demeurent largement contre-productifs dans la lutte contre le multiculturalisme, la question est de savoir où se place le curseur des propos racistes ou haineux pour ces nouveaux maitres censeurs. En d’autres termes, la modération ne sera-t-elle pas tentée de placer la question de l’immigration et ses dérives sur un lit de Procuste afin d’éluder tout propos remettant en cause l’immigration dans le dessein de se conformer au politiquement correct ambiant ?

Rien n’est moins sûr.