Alexandre Rodde : “Le djihad a évolué sur les cinq dernières années”

Alexandre Rodde, membre du Centre d’étude de la Sécurité et de la Défense (CESED), consultant en sécurité intérieure, officier de réserve de la Gendarmerie nationale et co-auteur avec Bernard Meunier, du livre “Passage à l’acte : Comprendre les tueries en milieu scolaire” (aux éditions Kiwi), était l’invité d’André Bercoff, lundi 19 octobre, sur Sud Radio

Dans son dernier livre, co-écrit avec Bernard Meunier, Alexandre Rodde traite les histoires de tuerie de masse dans le milieu scolaire. “Toutes les histoires ne concernent pas forcément le terrorisme en soit mais la protection de toutes les écoles“, précise l’auteur. En France, la seule tuerie de masse en milieu scolaire avait marqué les esprits en 2012. C’était à Toulouse, l’attentat contre Ozar Hatorah perpétré par Mohammed Merah.

Un changement de stratégie pour les terroristes

Depuis la seconde attaque contre Charlie Hebdo, le 25 septembre dernier, rue Nicolas-Appert à Paris, Alexandre Rodde travaille particulièrement sur la question du terrorisme et note que “le djihad a évolué sur les cinq dernières années“. Les terroristes tentent de “s’adapter aux méthodes policières et militaires que l’on a pu mettre en place au Moyen-Orient“, explique-t-il.

Une menace jusqu’alors “projetée“, où les groupes terroristes “envoyaient du personnel et les mettaient en liaison avec un niveau logistique important“, décrit le consultant. Meilleur exemple, les attentats du Bataclan ou de Charlie Hebdo en 2015, avec “des moyens importants, de l’ordre de 10.000 euros pour l’opération“, note Alexandre Rodde.

Des attaques low-cost

Désormais, les terroristes passent “à des attaques low-cost“. “Du fait qu’on ait détruit ces groupes djihadistes à l’étranger, ils sont obligés de changer de stratégie et incitent les gens qui sont déjà sur le sol français à passer à l’acte“, observe l’auteur. Une stratégie qui existe depuis longtemps et consiste à fomenter “plusieurs petites attaques où on tue une ou deux personnes à la fois, mais qui marque l’opinion publique“. L’objectif des djihadistes : “créer un conflit civil qui favoriserait la montée de l’islam radical“, affirme l’officier de réserve de la Gendarmerie.

Vendredi 16 octobre, un nouvel acte terroriste a secoué la France et l’univers scolaire. Un professeur d’histoire-géographie a été décapité à la sortie d’un collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Après l’émotion suscitée par cet acte barbare, les questions, notamment liées aux menaces qui pesaient contre ce professeur depuis plusieurs jours. “La question qu’il faut se poser c’est de savoir si l’information était transmise à la police locale et si quelque chose a été mis en place“, réagit l’auteur. “La partie sécuritaire ne doit pas être dans les mains de l’Éducation nationale qui n’est pas à même de s’occuper de ça“, rappelle-t-il.

Une analyse reprise du site Sud Radio

Sophie Pétronin, “la France faite cocue” – Le regard libre d’Élisabeth Lévy

Tout, dans la libération de “la dernière otage française”, Sophie Pétronin, laisse à penser que la France s’est fait avoir dans l’histoire. Comment expliquer aux soldats morts pour combattre le djihadisme que cette dernière a désormais adopté l’idéologie de ses bourreaux ? Comment croire un instant que la France n’a rien payé dans l’affaire ?

Revenons sur la libération de Sophie Pétronin.

On se réjouit qu’une citoyenne française et trois autres otages aient retrouvé leur famille. Les médias se sont régalés avec la séquence émotion du fiston quinquagénaire poussant des cris d’enfant en retrouvant « Maman ! ».

Cependant, beaucoup de Français ont été sidérés d’entendre l’ex-otage couvrir ses geôliers d’éloges. Elle ne veut pas qu’on les appelle djihadistes ou terroristes mais préfère “opposants armés”. Ils l’ont bien traitée, ont fait venir le médecin. Elle a vécu une retraite spirituelle. Bref, on se demande pourquoi elle a accepté de rentrer. D’ailleurs, et c’est le plus choquant, elle retourne au Mali, pour lequel elle implore la bénédiction d’Allah.

Cela choque qu’elle se soit convertie à l’islam ?

Elle croit en ce qu’elle veut. Mais au-delà de la foi, elle semble adopter l’idéologie de nos ennemis. 45 de nos soldats sont morts pour combattre les groupes tels que celui qui la détenait. On a donc le sentiment que la France s’est fait cocufier dans cette affaire. Cela explique peut-être qu’à Villacoublay, le président de la République ait fait service minimum.

Il est vrai c’est la présidence malienne qui a négocié cette libération. Et Sophie Pétronin n’était pas le sujet de la discussion. Mais difficile de penser que Paris n’a pas donné son accord. Et que sa qualité de française n’a pas joué. De plus, le prix payé nous concerne doublement.

– La libération de 200 prisonniers dont “une dizaine seulement seraient dangereux”. Dix, ça suffit pour commettre des attentats, des embuscades dans lesquels nos soldats peuvent être tués.
– Nous avons sans doute payé. Et cet argent contribuera aux malheurs de ce pays qu’elle aime tant.

Jean Castex affirme le contraire : la France n’aurait pas payé.

Libre à vous de le croire sur parole. Nous n’avons aucune preuve, mais c’est un rituel. À chaque fois, revient le refrain de la France qui ne paie pas et ne négocie pas. Sauf que tout le monde sait que c’est faux. En l’occurrence, on parle de quelques millions d’euros.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup de gens écoeurés affirment qu’on aurait dû abandonner cette vieille dame à son sort. Ils se trompent. La France ne laisse pas tomber ses citoyens, même quand ils sont aussi ingrats que notre Calamity Sophie. C’est peut-être une insupportable donneuse de leçons mais c’est “notre” donneuse de leçons. Ironie du sort : si cette sans-frontiériste au grand cœur est libre, c’est grâce à ce qu’on n’ose pas appeler “la préférence nationale”.

Tribune reprise du site de Sud Radio

[vidéo] Philippe De Villiers : “La France n’a pas vocation à devenir la fille aînée de l’islam”

23/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
André Bercoff et Céline Alonzo ont reçu Philippe De Villiers et Odon Valley sur Sud Radio.

Il est notamment question de notre patrimoine religieux en danger : la cathédrale de Nantes incendiée, 5 églises cambriolées dans le Jura, une statue de la Vierge décapitée dans l’Hérault…

Philippe De Villiers a notamment rappelé notamment que “la France n’a pas vocation à devenir la fille aînée de l’islam”.


Violences et criminalité en hausse – Pour Xavier Raufer : “À part des effets d’annonce, sur le terrain, rien n’a été fait”

Xavier Raufer, criminologue et essayiste, son dernier livre « Le Crime mondialisé » (Ed. du cerf, 2019), était l’invité de Patrick Roger le 16 septembre dans l’émission “C’est à la une” sur Sud Radio.

Les violences semblent s’être multipliées dans certains quartiers, à tel point qu’un journal parle d’un été meurtrier. On recense déjà 304 faits depuis le début d l’année, dont de nombreuses fusillades. Pourquoi cette flambée ?

Un effet de rebond prévisible

C’est tout simple, estime Xavier Raufer, criminologue et essayiste. Si au lieu d’écouter des sociologues gauchistes, le gouvernement écoutait les criminologues, il aurait pu prévoir tout cela. Le 16 mars 2020, le jours même où le confinement commençait, j’ai donné une interview à Boulevard Voltaire, où j’ai dit deux choses : premièrement, pendant le confinement, la criminalité des rues, celle qui s’opère sur la voie publique, va s’effondrer. Pourquoi ? Pour faire cela, il faut être dans la rue, or il n’y a plus personne. Les voyous vont se cacher en attendant d’être à nouveau cachés dans la foule comme ils le sont d’ordinaire.”

« J’avais aussi dit qu’après le 11 mai, il y aurait un rebond, poursuit-il. Rien n’a été fait concrètement pour prévoir cet effet de rebond. Ce qui régit la vie des criminels, c’est ce que l’on appelle l’effet de déplacement. Cela peut s’opérer dans l’espace : quand les banques sont trop blindées, on va braquer les supermarchés. Ou bien cela peut s’opérer dans le temps : quand je ne peux pas braquer au mois de mars, je le fais au mois de juin. Ce déplacement dans le temps est classique en criminologie.”

20.000 à 40.000 euros de chiffre d’affaires par jour

À part des effets d’annonce et jouer sur le mot « ensauvagement », sur le terrain rien n’a été fait. Depuis le début du printemps, le gouvernement se borne à déplacer des compagnies de CRS épuisées d’un point du territoire à l’autre. On saupoudre en fonction du dernier maire qui a protesté.” La police laisse-t-elle faire les règlement de comptes entre bandes rivales ? “Certainement pas. La lutte entre criminels est darwinienne : les plus durs survivent. À laisser faire ce genre de règlements compte, on a à la fin un milieu criminel plus dur, féroce et déterminé. C’est quelque chose à ne jamais faire.” Pour autant, “l’idée d’embrasement général est absurde. Tous ces gangs sont en guerre les uns contre les autres, pas contre le gouvernement. Ce sont des bandits, en guerre pour une seule raison : le fric !

Article repris du site Sud Radio

Attentat au Bataclan – Patrick Jardin – “On ne va pas échapper à la guerre civile !”

14/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
L’auteur et entrepreneur Patrick Jardin, père de Nathalie, assassinée au Bataclan le 13  novembre 2015, lors de l’attaque islamiste, était l’invité d’André Bercoff, vendredi 11 septembre sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, “Bercoff dans tous ses états“. Il venait notamment présenter son livre “Pas devant les caméras !” (aux éditions Presse de la délivrance).

Père d’une des 137 victimes des attentats de Paris, le 13 novembre 2015, Patrick Jardin ne s’est jamais résigné et continue le combat pour faire éclater la vérité de cette horreur au grand jour. Dès le dimanche suivant les attaques, alors qu’il attendait son frère venu l’aider à retrouver sa fille, il fait la rencontre inopinée de Manuel Valls et n’hésite pas à l’interpeller. “La seule chose qui le préoccupait, c’est qu’il ne voulait surtout pas que ce soit filmé“, rapporte-t-il.

Plus ou moins blacklisté sur les radios et télévisions nationales“, Patrick Jardin s’est alors exprimé dans un livre, afin de “dévoiler ce que beaucoup de gens ne savent pas sur l’histoire des attentats du 13 novembre 2015“. Une entreprise “nécessaire” pour le père endeuillé qui souhaite “faire ouvrir les yeux” aux Français.

Le père de Nathalie prévient :

Mon but est de lutter contre l’islamisation de mon pays mais surtout pour que jamais dans mon pays, ne puisse se reproduire ce genre de massacre


Une première étude en France sur les “anti-masques”

Qui sont les anti-masques français ? La fondation Jean-Jaurès publie lundi une première étude sur les membres de ce mouvement balbutiant, qui apparaissent plus diplômés que la moyenne, plus défiants envers les institutions et plus féminins.

Si en Allemagne ou en Angleterre les manifestations contre le port obligatoire du masque dans l’espace public ont rassemblé des milliers ou dizaines de milliers de personnes, en France le mouvement n’a rassemblée qu’une poignée de manifestants fin août à Paris. En ligne, cependant, “une riposte des anti-masques s’organise”, explique Antoine Bristielle, chercheur en sciences sociales, qui s’est fondé sur un peu plus d’un millier de réponses à un questionnaire en ligne pour tenter de dégager le profil de ces nouveaux militants.

“Le déterminant des anti-masques”, détaille-t-il à l’AFP, “c’est vraiment l’aspect libertarien de leur pensée”.

Cette mouvance beaucoup plus implantée aux Etats-Unis se caractérise par une attitude favorisant à la fois un “libéralisme sur le plan économique”, soit un refus de l’ingérence de l’État dans l’économie, et un libéralisme moral.

C’est ainsi que le profil des anti-masques français, que l’on attendait plutôt jeunes et issus des classes populaires est tout à fait différent.

“D’une part, les femmes sont surreprésentées à près de 63%”, souligne l’enquête, et “d’autre part, l’âge de ces individus est relativement élevé avec une moyenne de cinquante ans. Leur niveau d’éducation est, lui aussi, assez haut avec un Bac+2 en moyenne”.

“Dès lors, les catégories sociales supérieures y sont également surreprésentées : les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 36% des personnes interrogées alors que leur poids n’est que de 18% dans l’ensemble de la population française. Au contraire, les ouvriers et employés ne représentent que 23% des anti-masques interrogés, soit la moitié de leur poids réel dans la population française”.

Par ailleurs, souligne cette étude, les anti-masques “se caractérisent par un fort tropisme de droite”. Parmi ceux “acceptant de se placer sur l’échelle gauche/droite, 36% se disent de gauche et 46% de droite”.

Texte repris de Sudradio.fr

L’écologisme outrancier relayé par les grands patrons

Si même Xavier Niel s’y met… Voilà que le patron de Free relaie un appel de grands patrons et d’associations – tous de mèche – pour faire de l’écologie punitive et maximaliste. Cédant aux pressions actuelles, comme L’Oréal avec #BlackLivesMatter, les voilà devenus bras armé du politiquement correct. L’écologie, oui, mais pas pour remplacer les agriculteurs par des ours. Ni pour “manger de l’Homme”.
Découvrez Le regard libre d’Élisabeth Lévy du 6 juillet 2020.

Des grands patrons se mobilisent pour la cause animale.

Prises de taille pour les militants : les premiers de cordée, Marc Simoncini (fondateur de Meetic) et Jacques-Antoine Granjon (PDG de Veepee), des sensibilisés de longue date à la souffrance animale, ont converti Xavier Niel, le patron de Free. Ils ont demandé au journaliste Hugo Clément de réunir les associations du secteur. Résultat, voici les six propositions soutenues par le gotha des bonnes causes : interdiction de l’élevage intensif d’ici 2040, interdiction de l’élevage en cage et des spectacles avec des animaux d’ici 2025, interdiction de la chasse à courre, interdiction de l’expérimentation animale quand des alternatives existent.

Si ce texte obtient le soutien de 185 parlementaires et de 4,8 millions d’électeurs, il pourra être soumis au référendum.

La cause animale est très populaire, ça devrait aboutir, non ?

Prudence. Souvenez-vous des Aéroport de Paris. Tout le monde était contre la privatisation. Et pourtant, ils n’ont obtenu qu’un million de signatures.

Les médias donnent un très large écho à des associations radicales et bruyantes qui ont parfois un rapport très ténu avec le réel. C’est particulièrement vrai pour le féminisme. Et pour l’écologie. Dans ce cas, un point de vue devient une vérité incontestable. L’effet d’intimidation donne l’impression que la France entière pense la même chose. Seulement, le Parti animaliste n’a recueilli aux Européennes que 490 000 voix.

Peut-on se féliciter que des patrons s’investissent dans des causes citoyennes ?

Déjà, il est très agaçant de devoir se farcir les sermons des comédiens chanteurs et autres people. Au moins, Binoche et Omar Sy ne représentent qu’eux-mêmes. Niel et les autres représentent des entreprises. Leur but est de faire du profit, pas des croisades morales. Or, c’est la nouvelle tendance. L’Oréal efface les mots “blanc” et “clair”, Coca-Cola réclame de la censure sur Facebook. Aucun patron n’osera prendre une position qui déplait au parti des médias, ils seront les bras armés du politiquement correct.

En somme, je me moque de la souffrance animale ?

Nullement. Pour moi, il est urgent d’en finir avec les fermes de milles vaches. Donc de sortir du modèle intensif favorisé par l’Union Européenne. Mais la cause est trop sérieuse pour être abandonnée aux associations. Ce problème réel n’a que pour seule réponse d’être, pour l’instant, maximaliste et punitive. Et repose sur une vision idéologique : la nature c’est le bien, l’Homme c’est mal. Ils aimeraient beaucoup remplacer les agriculteurs par des ours. Comme disait je ne sais plus quel auteur anglais, “tous les végétariens mangent de l’homme”.

Texte repris du site Sud Radio

Manifestation pour Adama Traoré – Elisabeth Lévy :”Que fait la police ? Avec les Gilets jaunes, elle n’a pas fait dans la dentelle”

05/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Dans sa chronique sur Sud Radio, Elisabeth Lévy donne son point de vue sur les nombreux appels à manifester en France contre les “violences policières”.

Revenant sur le rassemblement organisé par le collectif Vérité pour Adama – une manifestation interdite mais qui a bien eu lieu – la journaliste pointe du doigt le pouvoir qui semblait plus virulent lorsqu’ils s’agissait de faire taire les Gilets jaunes.

Elisabeth Lévy conclut :

Le plus désastreux, ce serait donner l’impression que le pouvoir a la main lourde avec la France des bistrots et de la province et qu’il est mort de mort face à celle des banlieues.


[vidéo] Didier Raoult dénonce l’orientation des grands journaux scientifiques “qui sont devenus des machines financières colossales”

28/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le professeur Didier Raoult était l’invité d’André Bercoff mercredi 27 mai sur Sud Radio dans son émission “Bercoff dans tous ses états”.

Décrié pour continuer à prescrire de l’hydroxychloroquine à ses patients atteints du Covid-19, le professeur Raoult regrette un “enchaînement des réactions politiques et médiatiques trop rapide“, qui ne permet pas, selon lui, d’avoir “une analyse intelligente et sereine des choses“. “Les gens ont l’impression d’être en retard s’ils n’ont pas pris une décision sous le coup de l’émotion”, déplore-t-il.

Mais dans ce débat sur l’utilisation de la chloroquine, le professeur marseillais note “des choses extrêmement intéressantes à analyser a posteriori“. En premier lieu, il met en cause “la direction et l’orientation des très grands journaux scientifiques qui sont devenus des machines financières colossales“, perdant à cette occasion leur “lucidité scientifique“. “Ils subissent la même chose que la presse : la concurrence considérable de l’Inde et de l’Extrême-Orient sur les publications scientifiques“, souligne-t-il. “Il y a dans tous ces journaux une fébrilité étonnante qui amène à une remise en cause de la crédibilité d’un certain nombre de choses“, affirme-t-il, dénonçant “un tri, voire une manipulation des données“, dans un certain nombre de publications. Il accuse directement le British Medical Journal, “d’avoir fait disparaître deux paragraphes sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine sur le placebo“.

La chloroquine interdite : “ça ne change pas grand chose”

L’abrogation du décret autorisant l’utilisation de la chloroquine pour soigner les patients atteints du coronavirus, n’aura pas de grandes conséquences, selon le professeur Raoult. “Ce serait revenir sur la liberté de prescription du médecin, c’est plus ambigu que ça“, réagit-il. Il explique que cette nouvelle mesure signifie “qu’on n’a pas le droit de le recommander“. Mais le médecin l’assure, en jouant peut-être sur les mots : “Je ne l’ai jamais recommandé, j’ai dis ce que je faisais mais je n’ai jamais recommandé un traitement“.
À mon avis ça ne change pas grand chose, d’autant que des cas de Covid-19, il n’y en a pas beaucoup“, affirme le professeur Raoult.


Slobodan Despot : “Nous assistons à un coup d’État technologique”

12/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Slobodan Despot, auteur de “Le Miel“, “Le Rayon bleu” (éditions Gallimard), créateur de l’”Antipresse“, était l’invité d’André Bercoff lundi 11 mai sur Sud Radio.

Dans le magazine électronique dominical, Antipress.net, Slobodan Despot débat avec le philosophe Bernard Duguet sur le “coup d’État technologique” qui se produit “partout“, depuis le début de cette crise du coronavirus.

Comme dans toute enquête policière, la première question que l’on se pose c’est “à qui profite le crime“. L’essayiste note “un phénomène qui se traduit par une toute sorte de choses inédites“. En premier lieu, le confinement généralisé un peu partout autour du globe. “C’est la première fois dans l’histoire de la maladie que l’on met en quarantaine des personnes saines“, s’étonne Slobodan Despot.

En Suisse, le confinement ne semblait pas se profiler au début de la crise. “Il y avait un plan pandémie, dont la dernière édition datait de 2018“, rapporte le fondateur d’Antipress.net. Un plan élaboré avec des militaires et des médecins qui prévoyait “une mise en quarantaine pour des personnes contaminées jusqu’à dix jours“, explique Slobodan Despot. Mais ce plan a rapidement été mis de côté pour faire “comme tout le monde : tout fermer“.

L’intelligence artificielle au pouvoir ?

Ce confinement généralisé s’est développé à partir du rapport de Neil Ferguson, qui prévoyait la mort de millions de malades du coronavirus. “Il n’est pas un médecin, c’est un physicien spécialisé dans les statistiques“, rappelle Slobodan Despot. “C’est quelqu’un qui ne travaille que sur des ordinateurs, des malades, il n’en a vu que sur Excel“, s’indigne-t-il. Un scientifique déjà responsable “de la destruction de six millions de bétails britanniques, pour rien“, rappelle l’auteur. “Il nous écrit l’avenir avec des ordinateurs“, ajoute-t-il.

Alors qui aurait pris le pouvoir ? “Il y a 60 ans que la communauté des ingénieurs, des informaticiens parlent de l’intelligence artificielle“, note Slobodan Despot. Depuis les années 1960, “on nous promet que d’ici deux ans on aura l’intelligence artificielle nécessaire pour prendre des décisions stratégiques à la place des décideurs“, rappelle l’auteur. Sont-ils désormais prêts ?

Pour réécouter cette émission : https://www.sudradio.fr/emission/bercoff-dans-tous-ses-etats-260/?season=2020

Elisabeth Lévy : “Pourquoi il faut rouvrir les églises”

06/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le Premier ministre a parlé d’une éventuelle réouverture des églises pour la Pentecôte, tandis que le ministre de l’Intérieur estimait – en grand théologien – qu’il n’y avait pas besoin de lieu de culte pour prier. Pendant ce temps, la communauté catho s’impatiente, obéissante mais pas soumise, sans brûler de voitures.
Découvrez un extrait de cette tribune d’Elisabeth Lévy sur les ondes de Sud Radio.


Encore une éventualité. Les cathos se rebiffent. En ont marre d’être traités « comme la dernière roue du carrosse de la nation française », dixit Monseigneur Lebrun, évêque de Rouen.

Déjà, ils étaient furax quand la police est entrée dans une église parisienne le 19 avril. «Il faut arrêter ce cirque, sinon on va aboyer très fort !», a prévenu Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris. L’annonce d’Édouard Philippe le 28 avril, selon laquelle il n’y aura pas d’ouverture des lieux de culte avant le 2 juin a fait monter la tension. La Conférence des évêques de France a tenu des visioconférences de crise avec 73 parlementaires. Il en ressort que les pratiquants ne sont pas des citoyens de seconde zone, qui vaudraient moins que des consommateurs.

Cela n’a pas empêché Castaner de remettre une pièce dans la machine : « la prière n’a pas forcément besoin de lieu de rassemblement ». Ce qui déclenche à la fois l’hilarité et la colère de la cathosphère.

Car Castaner fait de la théologie.

En l’occurrence. La laïcité veut que les religions ne se mêlent pas de politique et l’inverse est vrai. De plus, normalement, on n’a pas besoin d’être croyant ni même catholique pour connaître l’importance de la communion dans le christianisme. L’inculture religieuse de nos élites en général a de quoi nourrir l’incompréhension.

Les catholiques en veulent surtout à Macron. Le 18 octobre, lors de la conférence des Bernardins, on leur faisait des grands mamours, “l’homme a besoin de transcendance, vous êtes le sel de la terre”. Aujourd’hui, Emmanuel Macron plastronne avec le Pape sur le monde, sûrement pour montrer qu’il a ses entrées en haut lieu. Très bien. Ce déconfinement traduit les priorités et révèle la conception de l’humanité, réduite à sa définition biologique et à ses fonctions de producteur et de consommateur. Certains vont à la messe, d’autres à la salle de gym. Mais pour les croyants, la pratique n’est pas un colifichet culturel ou un loisir parmi d’autres.

(…)

Certes, les cathos ne brûlent pas de bagnoles mais obéissance n’est pas soumission, comme le souligne justement Monseigneur Aupetit. Macron devrait se rappeler la manif pour tous. Et se méfier de l’eau bénite qui dort. Oui, il faut rouvrir les lieux de culte.


Marion Maréchal: “Où sont les blindés face aux émeutiers?” (Villeneuve-La-Garenne)

27/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ce dimanche, Eric Morillot recevait Marion Maréchal qui livrait son point de vue sur la gestion de la crise et les perspectives du “monde de demain”.

Voici un extrait tiré de l’émission “Les Incorrectibles” (Sud Radio) du 26 avril 2020.


Marine Le Pen sur les masques et tests -“On a menti aux Français en disant que ça ne sert à rien !”

26/03/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen était l’invité de Patrick Roger et Cécile de Ménibus dans le Grand Matin Sud Radio du 25 mars 2020.

La présidente du Rassemblement national estime que “la politique du gouvernement de réserver les tests aux cas graves et hospitalisés ne semble pas la bonne pratique“. Selon Marine Le Pen, “la première des choses pour arrêter une épidémie est la connaissance des cas susceptibles de contaminer les autres pour qu’ils puissent eux-mêmes se confiner“.

Dès le départ, chacun savait que 15 jours de confinement seraient insuffisants“, regrette la députée du Pas-de-Calais. “C’est la stratégie de la torture chinoise : toutes les 48 heures on annonce une nouvelle chose“, s’indigne-t-elle. “Pourquoi ne pas avoir annoncé 45 jours directement ?“. Car pour Marine Le Pen, “si par chance on régule l’épidémie et qu’on peut faire sortir les Français avant la fin des 45 jours, tout le monde aurait été ravi“.

Pour la présidente du RN, “la parole du gouvernement a entamé la confiance que les Français leur portent, ils ont compris que quand on leur disait que les tests et les masques ne servaient à rien, en réalité c’est que nous en manquions“. Elle pointe du doigt “la cacophonie qui découle d’une erreur initiale : ne pas avoir mis en place dès janvier une cellule de crise et avoir minimiser la crise dès le départ“. Marine Le Pen rappelle que dans un premier temps, “le gouvernement a porté la parole qu’il s’agissait d’une grippe“. Alors, selon elle, “les Français n’ont pas compris ce changement de pied quand ils ont adopté les mesures de confinement. Beaucoup de Français sont aujourd’hui en colère et je peux les comprendre“.


Élisabeth Lévy dénonce les mensonges des médecins et du pouvoir sur le Covid-19

24/03/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Dans “Le regard d’Élisabeth Lévy” (Sud Radio) du 23 mars 2020, la journaliste déclare notamment :

La Chloroquine, qui était en vente quasi-libre jusque-là et qui a été requalifiée en substance vénéneuse depuis que le possibilité de son efficacité contre le coronavirus a été évoquée. Comprenne qui pourra…


Alexandre Del Valle : “Les islamistes et l’extrême-gauche sont des alliés”

19/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alexandre Del Valle, géopolitologue et auteur du livre “Le projet – La stratégie de conquête et d’infiltration des frères musulmans en France et dans le monde”, était l’invité d’Eric Morillot accompagné de Thierry Guerrier et Jacques de Guillebon, sur Sud Radio.


Ivan Rioufol : “Les gilets jaunes forment un mouvement anti-mondialisation”

28/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ivan Rioufol, journaliste, éditorialiste au Figaro, essayiste et auteur du livre “Les traîtres” (éditions Pierre-Guillaume de Roux) était l’invité d’André Bercoff, lundi 27 janvier sur Sud Radio.

Ils se sont fait élire en promettant de défendre la France, ils ont finalement manqué à leur devoir. Eux, ce sont “les traîtres”, qu’Ivan Riouffol désigne dans son dernier livre, afin que les électeurs ne se fassent plus avoir par les beaux discours et les beaux parleurs.

“Ils ont participé à cette trahison”

Les traîtres ce sont ceux qui nous ont abandonnés, ceux à qui on a fait confiance en votant pour eux et qui ont participé dans le fond à cette trahison-là par abus de confiance“, pointe du doigt le journaliste. Il désigne surtout “ceux qui nous ont fait croire qu’ils allaient défendre la France, son peuple et qui en réalité ont trahi la Nation, ont abaissé les frontières, ont fait venir des peuples qui nous détestaient“. Toutes ces forfaitures résultent d’une “crise existentielle qui va bien au delà de la crise économique et sociale“, estime Ivan Riouffol.

Le livre du journaliste est une réponse à La trahison des clercs, écrit dans les années 1920 par Julien Banda. Il écrivait à son époque que “le nationalisme c’est la guerre“. Ce à quoi réplique Ivan Riouffol, “c’est le multiculturalisme qui est la guerre“. “Je mets en cause le fanatisme universaliste, mondialiste, qui lui, aujourd’hui, est porteur de guerre“, affirme-t-il.

Les Gilets Jaunes ont été l’élément déclencheur d’une prise de conscience

Son livre n’est pas forcément un pamphlet nominatif envers quelques élus que ce soit. “Je ne suis pas un journaliste de gauche, je ne donne pas de nom“, s’amuse le journaliste. Seuls les noms de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron apparaissent de manière explicite. “J’ai surtout voulu dénoncer l’idéologie sous-jacente à cette traîtrise, qui ne voit plus la souffrance des Français depuis 40 ans“, explique-t-il. “Les Gilets Jaunes ont été l’élément déclencheur d’une prise de conscience“, estime-t-il.

Un mouvement réfractaire au système dans lequel s’est “immergé totalement” le journaliste. “Je me suis ensuite désolidarisé de cette récupération faite très habillement par l’extrême gauche dans les derniers mois“, précise-t-il. Mais ce mouvement a été précieux pour Ivan Riouffol. “Les Gilets Jaunes ouvraient les yeux sur cette France abandonnée, négligée et considérée comme étant déjà morte“. “J’ai vu cette France sortir dans les rues, j’ai vu cette France qui jetait bas les masques de ceux qui nous gouvernent”, témoigne le journaliste qui voit dans cette révolte, une “république déconsidérée“. “C’est une révolte qui a réclamé une équité, la démocratisation de la démocratie“, estime Ivan Riouffol.


Louis Aliot sur la réforme des retraites : “Même à 64 ans, certains auront des retraites au rabais !”

09/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Louis Aliot était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le mercredi 8 janvier sur Sud Radio.

Plus personne ne comprend de quoi on parle, âge d’équilibre, âge pivot…” déplore Louis Aliot au micro de Patrick Roger. Le député du Rassemblement national souligne que “nombreux sont ceux qui travaillent au-delà de 65 ans pour pouvoir toucher une retraite décente”. Ce n’est donc pas sur l’âge que le parti de Marine Le Pen veut se baser, mais sur les annuités. “Si vous commencez votre carrière professionnelle à 25 ans et que vous cotisez 40 ans, vous partirez à la retraite à 65 ans. Il faut raisonner en terme d’annuités, pas d’âge” affirme Louis Aliot, qui craint que “certains arriveront à la retraite à 64 ans et ne bénéficieront pas de la totalité de leur retraite et auront des retraites au rabais“.

Si le Rassemblement national a soutenu la première journée d’action du 5 décembre “car il fallait marquer le coup”, Louis Aliot estime que “les Français en ont soupé” de la grève et dénonce une “radicalisation de la CGT” en bloquant des raffineries. “Je ne pense pas que ce soit une bonne politique” avance le député. “C’est la rentrée, les gens sont dans de grandes difficultés, beaucoup de gens ne peuvent pas se déplacer pour aller au travail” regrette-t-il. Il rappelle que “si Macron est à cette place-là avec autant de députés, c’est parce que monsieur Martinez a appelé à voter pour lui, faisant allusion à l’appel de la CGT pour faire barrage à Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle 2017.


Nicolas Bay : “La grève est une manière d’agir totalement archaïque”

11/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le 8 décembre dernier, Nicolas Bay, député européen du Rassemblement National, était l’invité politique du Grand Matin Sud Radio !

Nicolas Bay a notamment déclaré ceci :

On n’encourage pas la grève. On comprend les motivations de ceux qui manifestent, parce que la France qui travaille n’en peut plus des mesures d’Emmanuel Macron qui consistent à faire souffrir toujours les mêmes : classes populaires, classes moyennes. Et quand on voit les manifestants de jeudi dernier, il y a aussi bien des salariés du public que du privé, ou des professions libérales. La grande question derrière cette réforme des retraites, c’est qui va en bénéficier ? La réponse, c’est absolument personne. Pas un Français ne va en être bénéficiaire, à part peut-être Emmanuel Macron qui donne des gages à ceux qui l’ont fait élire. On a un président de la République qui apporte une très mauvaise réponse à une vraie question.

Et Nicolas Bay d’ajouter :

La grève telle qu’elle existe en France dans les transports, est un droit fondamental d’accord. Sauf que c’est une manière d’agir totalement archaïque. Si les cheminots faisaient la grève du contrôle des billets en organisant la gratuité totale sur une journée, comme l’ont fait les Gilets Jaunes avec les péages autoroutiers, ils se mettraient les Français de leur côté et ils n’apparaîtraient pas comme voulant bloquer la France ou pénaliser les usagers, qui sont les vraies victimes.