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Clôture des comptes bancaires du FN : pour la Banque de France, la Société Générale a respecté la procédure légale

29/11/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Pour la Banque de France, la Société Générale n’a pas clôturé les comptes du FN pour des motifs politiques et a bien respecté la loi. La Société Générale avait justifié la clôture des comptes comme répondant à des considérations bancaires. Explication trop vague pour le FN qui avait alors dénoncé une « Fatwa bancaire » et avait saisi la Banque de France.

Dans le cadre de la procédure du droit au compte, la Banque de France a imposé au Crédit du Nord, filiale de la Société Générale, d’ouvrir un compte au nom du FN

Si cette procédure du droit au compte, garantie le droit de détenir un compte bancaire, son fonctionnement reste très limité. En effet, le FN ne dispose pas de chéquier. Les décaissements devront se faire uniquement par virement et ce pour mieux tracer les flux. En outre, les dons par cartes bancaires en ligne ne seront plus permis. Ces services bancaires rudimentaires entravent le bon fonctionnement du parti politique, qui représentait quand même près de 11 millions de voix aux dernières élections.

Si rien n’est illégal là dedans, le Crédit Du Nord très zélé, respecte la procédure de droit au compte à la lettre.

Oui rappelons que cette procédure est censée s’appliquer aux citoyens ayant fait l’objet d’un fichage Banque de France pour le non remboursement d’un crédit par exemple. Ce qui n’est pas le cas du Front National.

Marine Le Pen semble indiquer implicitement qu’elle et le FN sont soupçonnés d’infraction à la réglementation relative au blanchiment ou à la fraude fiscale.

Il est vrai que les banques sont soumises à une réglementation draconienne concernant le blanchiment des capitaux et la fraude fiscale. Elles ont l’obligation de remonter le moindre doute à Tracfin, cette cellule financière qui dépend de Bercy. Autre point délicat, dans le cas d’une suspicion de blanchiment, les banques ne doivent indiquer sous aucun prétexte, le motif de la clôture du compte. Cette piste pourrait bien expliquer la justification pour le moins évasive de la Société Générale.

Une magistrate exprime ses doutes sur l’affaire Kerviel

18/01/2016 – ÉCONOMIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Chantal de Leiris a été vice-procureur du Parquet de Paris. Enregistrée à son insu, elle avance « Quand vous en parlez, tous les gens qui sont un peu dans la finance, ils rigolent, sachant très bien que la Société Générale savait. […] La Société Générale savait, savait, c’est évident, évident ».

L’enregistrement a été réalisé par une policière
Nathalie Le Roy, policière de la brigade financière, qui a elle-même exprimé ses doutes. Elle affirme qu’il ne s’agissait que d’apporter une pièce nouvelle au dossier. Elle serait lâchée par sa hiérarchie depuis qu’elle a témoigné.

Jérôme Kerviel avait été condamné pour ses prises de risque non autorisées à la Société Générale
En première instance puis en appel, il avait été condamné à 5 ans de prison, dont trois fermes pour abus de confiance. La peine avait été confirmée par la Cour de cassation en avril 2014. Ces révélations tombent à pic pour l’ancien trader. Elles sont été publiées hier alors que se tient aujourd’hui une audience pour demander la révision de son procès.


Société Générale

L’affaire Kerviel dynamitée par le témoignage de l’enquêtrice principale

17/05/2015 — FRANCE — (NOVOpress)
Un témoignage recueilli par Mediapart remet en cause la version officielle de l’affaire Kerviel. L’enquêtrice principale de l’affaire met directement en cause la Société Générale et la justice dans leurs efforts pour manipuler l’affaire.

Convoquée le 9 avril dernier dans le bureau du juge d’instruction Roger Le Loire dans le cadre d’une plainte contre X pour escroquerie au jugement déposée par l’ancien trader de la Société Générale. Nathalie Le Roy en a profité pour briser le silence et se libérer de ses doutes. C’est ce qui ressort d’une interview que l’enquêtrice principale de l’affaire Kerviel a accordée au site d’information Mediapart.

En 2008, la commandante de police était convaincue de la culpabilité du seul Jérôme Kerviel dans les agissements frauduleux, qui avaient entraîné la perte de 4,9 milliards d’Euros de pertes à la Société Générale. Ce n’est qu’en 2012, à l’occasion d’une plainte cette fois déposée par Kerviel que le mur de certitudes commence à se fissurer.

« À l’occasion des différentes auditions et des différents documents que j’ai pu avoir entre les mains, j’ai eu le sentiment puis la certitude que la hiérarchie de Jérôme Kerviel ne pouvait ignorer les positions prises par ce dernier », a-t-elle déclaré au cours de son audition devant le juge d’instruction Roger Le Loire.

Elle en vient à remettre complètement en cause sa première enquête, à propos de laquelle elle a « eu le sentiment d’avoir été instrumentalisée par la Société Générale »

Des documents fournis aux témoins produits, tout le matériel de cette enquête provenait de la banque. « Je n’ai jamais demandé : “Je souhaiterais entendre telle ou telle personne ‘. C’est la Société Générale qui m’a dirigé tous les témoins ». Bref, elle parle de manipulation totale de son enquête qui l’avait conduite à faire porter le chapeau au seul Jérôme Kerviel. Enfin, elle évoque, détails à l’appui, l’attitude du parquet qui a tout fait pour enterrer l’affaire.

Crédit photo : capture d’écran du reportage de France 24 consacré à l’affaire Kerviel



Il était une fois l'affaire Kerviel par LEXPRESS


Incroyable Jérôme Kerviel

Incroyable Jérôme Kerviel

11/03/2014 – ROME (NOVOpress) – Au milieu du brouhaha futile de la sphère médiatique, cette information est bien vite tombée dans l’oubli : Jérôme Kerviel, parti rencontrer le Pape François à Rome (photo) – et ayant pu échanger avec lui quelques mots – a choisi de rentrer à Paris à pied.

L’ex-trader, que l’on accuse d’avoir fait perdre à la Société générale plusieurs milliards d’euros, a donc choisi de se faire pèlerin. Un tel acte, une fois mis de côté son aspect médiatique, a quelque chose d’inouï dans notre basse modernité. Qui pèlerine encore en 2014 ? Quelques retraités sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle. Des groupes de jeunes tentés par le challenge sportif ou portés par leur foi. Mais surtout, tous les mis au ban de la modernité, les victimes du « burn-out », du divorce de masse, de la marchandisation de l’homme.

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