Catastrophe de Brétigny-sur-Orge : les racailles se sont régalées

Catastrophe de Brétigny-sur-Orge : les racailles se sont régalées

19/07/2013 – 20h45
BRETIGNY-SUR-ORGE (NOVOpress) –
« A-t-on voulu cacher une réalité trop dérangeante ? », interroge LePoint.fr. Car une synthèse de la direction centrale des CRS révèle que des scènes de vol et de caillassages des forces de l’ordre ont éclaté en marge de l’accident de train à Bretigny-sur-Orge. La catastrophe avait fait six morts et des dizaines de blessés le 12 juillet dernier.

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Les contribuables vont passer à la caisse : 500.000 euros pour les tags !

Les contribuables vont passer à la caisse : 500 000 euros pour les tags !

17/05/2013 –  18h30
PARIS  (NOVOpress) – La police des transports a interpellé mardi dans le Val-d’Oise trois hommes soupçonnés d’avoir dégradé du matériel de la RATP et de la SNCF avec des tags. A cause d’une nouvelle encre indélébile, le coût de ce vandalisme s’élèverait à plus de 5O0 000 € ! Les forces de l’ordre ont récupéré au domicile des individus des bombes de peinture, croquis de tags, ainsi qu’un fusil et un pistolet. Ces tags font référence à «ZNAK SUITE FERAY» et à «PVC95» tracés sur des trains stationnés dans des gares parisiennes.

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Inquiétudes des employés de la SNCF sur la délocalisation du siège à Saint‑Denis

Inquiétudes des employés de la SNCF sur la délocalisation du siège à Saint‑Denis

Ci-dessus : siège actuel de la SNCF à Paris XIVe

19/01/2013 –  14h00
PARIS
(NOVOpress/Bulletin de réinformation) – Si la ville de Saint‑Denis possède certains avantages économiques pour l’implantation des entreprises, elle séduit beaucoup moins les salariés en raison d’une insécurité grandissante. Après le personnel d’Orange, c’est au tour de celui de la SNCF de manifester sa réticence à un futur déménagement dans la cité des Rois de France. Devant la multiplication des agressions, Orange qui a déménagé à Saint-Denis il y 3 ans, a du prendre des mesures de sécurité très strictes autour et dans son bâtiment  (y compris embauche de « grands frères »), recommandant également à son personnel, entre autres, de ne circuler qu’en groupe à l’extérieur ! Et malgré tout Sébastien Crozier, délégué syndical CFE-CGC-Unsa dans l’entreprise, indique que « personne n’ose mettre le nez dehors » !

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« À nous de vous faire préférer le train » ou « A nous de vous faire préférer l’islam »

“À nous de vous faire préférer le train” ou “A nous de vous faire préférer l’islam”

16/12/2012 – 19h10
PARIS (NOVOpress) –
En remplacement de son ancien slogan « À nous de vous faire préférer le train », la SNCF aurait-elle décidé d’utiliser « A nous de vous faire préférer l’islam ». C’est ce que l’on pourrait penser en voyant les photos que publie Enquête & Débat (copie d’écran du site), prises à la gare SNCF de Blois.

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SNCF : des emplois contre « l’incivilité »

SNCF : des emplois contre l’"incivilité"

05/12/2012 — 10h00
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – 35 millions d’euros chaque année, c’est le coût estimé de ce que la SNCF appelle pudiquement des incivilités. Crachats, déchets jetés n’importe où saufs dans les poubelles, graffitis, des actes qui ont augmenté de 25 % en 2012 et qui selon le président de la SNCF, Guillaumehttps://fr.novopress.info/wp-admin/post-new.php#edit_timestamp Pepy provoquent « Un sentiment d’inconfort ou d’anxiété chez les voyageurs ». Car s’il n’y avait que la propreté, le problème ne serait pas si important. Mais à demi-mot, Guillaume Pepy dit bien quel est le réel problème d' »incivilité » de la SNCF qui nous coûte si cher, ce sont « Ces bandes de jeunes » pour lesquelles l’entreprise publique va débourser 170 millions d’euros.

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Faits & Documents n°344 du 15 au 31 octobre 2012. Portrait : Le Siècle

Faits & Documents n°344 du 15 au 31 octobre 2012. Portrait : Le Siècle

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 au 31 octobre 2012 vient de paraître, avec les biographies des nouveaux membres du club Le Siècle (première partie). Extrait.

Unique club d’influence réelle en France, le club le Siècle a recruté au cours de ces derniers mois une vingtaine de membres d’après les listes secrètes que nous avons récupérées. Voici donc les biographies de ces nouveaux membres et membres invités qui appartiennent désormais au « cœur du pouvoir ».

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90 millions d’euros la minute !

90 millions d’euros la minute !

03/08/2012 – 13h00
RENNES (NOVOpress Breizh) – En cette période de disette budgétaire, il n’était pas difficile de pressentir que le Gouvernement serait contraint de renoncer à plusieurs projets de lignes à grande vitesse (LGV) prévus par le SNIT (Schéma national d’infrastructures de transports), lancé en 2010 dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

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La gare Saint-Lazare change : une évolution symbolique de notre temps

La gare Saint-Lazare change : une évolution symbolique de notre temps

La gare Saint-Lazare, qui remonte à Louis-Philippe, est l’une des plus anciennes et des plus importantes de Paris pour le trafic de voyageurs. Mais elle n’avait pas fait l’objet d’une rénovation depuis les années 1970. Aujourd’hui c’est chose faite. On l’a « pensée comme un véritable lieu de vie ouvert sur la ville et ses transports, accessible à tous », nous dit la SNCF. Traduisons la novlangue.

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Une gare transformée pour le doux commerce

La gare, dont le hall et le quai transversal ont été rénovés, est désormais dotée d’un nouvel « espace commercial » : en clair, elle est devenue un centre commercial ! Les travaux ont été conduits par Klepierre, spécialiste des centres commerciaux. C’est dire.

La gare accueille désormais 80 boutiques environ, bien éclairées grâce à la rénovation de la verrière : des boutiques du genre de celles que l’on trouve partout ; on y vend des fringues, de la restauration rapide, de l’audiovisuel et il y a des supérettes. Le genre de marchandises qui sied à une société déracinée, dans un monde « globalisé ».

Mais les quais, qui voient chaque jour se déverser 450.000 voyageurs, n’ont par contre pas changé depuis le siècle dernier.

Chaque matin on piétine donc pour s’extirper de son train et sortir de la gare. Mais que l’on ne s’inquiète pas : la SNCF va de l’avant puisque le doux commerce entre en gare !

Certes, il y a toujours un haut-parleur pour expliquer qu’en raison d’une avarie de matériel, d’un accident de personne (variante : un accident grave de voyageur), ou d’un mouvement social, tel ou tel train ne fonctionne plus. Mais pas de panique : les usagers, que l’on remercie pour leur « patience et leur compréhension » vont sans doute aller faire un tour dans les boutiques pour patienter. Et on a d’ailleurs rénové la salle d’attente.

Les distributeurs automatiques ont pris la place des guichets d’antan. Dans ce monde minéral et automatisé il fallait libérer le hall, en effet, pour accéder aux commerces.

Et puis les écrans, les vrais dieux Lares de notre temps, sont partout, qui remplacent avantageusement les agents de la gare, car en général eux ne suivent pas les fameux « mouvements sociaux ».

Metropolis, mais en vrai

C’est le soir que l’on apprécie vraiment ce « lieu de vie ouvert à tous ». Et la nuit plus encore.

Le matin, en effet, la ressource humaine du système économique, en majorité autochtone, est en retard ou pressée : elle fait de son mieux pour sortir au plus vite de la gare. Elle se précipite vers les bus ou les métros, en attrapant au passage le dernier journal gratuit que lui tendent une armada de gentils distributeurs ambulants, qui font beaucoup d’efforts pour que chacun soit ainsi bien « informé ». Pas le temps de musarder dans les boutiques !

Les usagers descendent en foule solitaire, leur MP3 vissé dans les oreilles, dans les sous-sols, comme dans le sinistre film de Fritz Lang, Metropolis. Mais ce n’est plus du cinéma.

La diversité c’est mieux le soir

La gare s’anime vraiment le soir : car c’est le moment où les « jeunes » et les allogènes, qui ne sont manifestement pas du matin, prennent possession des lieux. Ils s’installent sur les escaliers, hurlent dans leurs portables et palabrent en matant les meufs.

Assurément ils enrichissent le quotidien des voyageurs, avec leurs tenues bariolées, leurs casquettes mises à l’envers, leurs chaussures Nike rutilantes, leurs scooters vrombissant ou leurs éclats de voix.

Ils apportent aussi une note d’optimisme, car en les regardant (pas trop quand même : on ne sait jamais ce qui pourrait se passer s’il y avait un réfugié tchétchène parmi eux…) ou en les entendant rire à pleines dents, on n’a pas l’impression de voir les victimes du chômage et de la discrimination dont nous parlent toujours d’un air contrit les médias.

Peut-être sont-ce des intermittents du spectacle employés par la SNCF pour nous faire voir la vie avec exotisme ?

Une Babel moderne

Après une journée de travail, les usagers ont donc la joie de devoir zigzaguer entre les cannettes de bière, les « jeunes » ou les clochards, pour franchir les escaliers, que manifestement la SNCF ne considère plus comme faisant encore partie de l’emprise de la gare. C’est sans doute un « lieu de vie » qu’il faut respecter !

Il faut aussi éviter les fumeurs qui s’agglutinent aux portes : on appréciera d’ailleurs que dans ces gares conçues au XIXe siècle pour évacuer vers le haut la fumée des locomotives à vapeur, on ne puisse plus fumer aujourd’hui qu’à l’extérieur…

En soirée, la gare se métamorphose pour notre plaisir en grand aéroport international, les avions et les hôtesses en moins.

La gare devient le lieu de rencontre de tous les peuples de la terre : une Babel de notre temps, qui doit ravir les bobos. On y entend tous les idiomes, on y croise toutes les tenues et des bambins de toutes les couleurs, avec une nette dominante africaine cependant. On n’a plus l’impression d’être à Paris.

Merci à la SNCF de nous faire voyager de par le vaste monde pour le prix d’un modeste billet ! Pardon : d’un modeste abonnement – si possible annuel – payé d’avance, car le billet de train est devenu chose rare de nos jours. Ce n’était pas « rentable ».

Bienvenue dans le meilleur des mondes

Mais il y a quand même toutes sortes de policiers et vigiles dans cette gare « lumineuse et transparente » et cet espace d’échange : police nationale, gendarmes, police ferroviaire, police du métro, etc., tous pareillement vêtus, genre ninja mais sans cagoule, et en général constitués en patrouilles mixtes, diversité oblige : un blanc patibulaire, un black (pour parler gentiment aux blacks sans doute) et une femme.

Sans oublier les braves militaires de Vigipirate qui déambulent, fusil à la main, l’air absent. Il y a aussi les contrôleurs de la SNCF qui ne se déplacent qu’en groupe et qui présentent désormais une remarquable diversité de coiffures, d’accoutrements ou d’ethnies, sans doute pour s’adapter à la clientèle du soir.

Dans ce lieu de vie, on nous explique que tout bagage abandonné sera détruit ou qu’il faut surveiller nos affaires car des « pickpockets sont susceptibles d’opérer dans cette gare ». Tant pis pour vous on vous aura prévenus, semblent vouloir dire ces annonces, qui déchargent par avance la SNCF de toute responsabilité.

Comme tout cela est rassurant ! On se sent tellement chez soi dans ce temple du voyage et du commerce qu’on a vraiment envie d’être ailleurs : c’est sans doute cela la magie du voyage.

Merci la SNCF !

Michel Geoffroy

[box class= »info »] Source : Polémia – 6/07/2012 [/box]

Image : La nouvelle gare Saint-Lazare concentre désormais un espace de 10.000 m² de commerces

Le Grand Lyon et la SNCF appliquent bel et bien la discrimation positive à l’embauche

Le Grand Lyon et la SNCF appliquent bel et bien la discrimation positive à l'embauche

10/01/2012 – 16h30
LYON (NOVOpress) – Nous avions, dans un précédent article, pointé du doigt les méthodes de recrutement pratiquées par la SNCF et le Grand Lyon, nous demandant si la sélection de candidats issus « en priorité des Zones urbaines sensibles (ZUS) » n’était pas un moyen détourné pour ces deux organismes de faire un recrutement sur des bases ethniques, afin de privilégier les candidats issus de la « diversité », nouveau terme de la novlangue médiatique pour désigner principalement les populations « afro-maghrébines ».

Après enquête, la réponse est clairement oui !

Oui, cette méthode de recrutement est un moyen détourné pour recruter en priorité des « Afro-Maghrébins » et ce au détriment des « Français de souche ».

Oui, le Grand Lyon mène une politique de « discrimination positive » afin de privilégier « les Français issus de l’immigration » en pratiquant une sélection territoriale des candidats.

Ces méthodes de « discrimination positive territoriale » ont été clairement explicitées dans un rapport public datant de 2006, « Renouvellement démographique de la fonction publique de l’Etat : vers une intégration prioritaire des Français issus de l’immigration ? ». L’auteur, Gwénaële CALVES, présente les pistes suivies par la SNCF et le Grand Lyon (avec beaucoup d’autres organismes et entreprises !) cinq années plus tard dans certaines sessions de recrutements.

Et comme toujours en France, il faut s’astreindre à un véritable exercice de décodage de la novlangue étatique et éclairer les zones d’ombre pour comprendre le mécanisme mis en place afin de privilégier les populations « afro-maghrébines » au détriment des « Français de Souche ».

Car l’exercice est périlleux voire même explosif pour une République si sourcilleuse sur l’égalitarisme : comment faire pour que, dixit Nicolas Sarkozy, « le fils de Mohamed et Latifa » soit « plus aidé que celui de Nicolas et Cécilia » (1) sans que cela ne s’ébruite ? Comment recruter sur des bases ethniques lorsque la loi l’interdit alors que dans le même temps la SNCF et le Grand Lyon en tant que signataires de la « Charte de la diversité » se sont engagés à refléter « la diversité ethnique de la société française » dans ses effectifs ?

« La discrimination positive territoriale » pour privilégier les « Afro-Maghrébins »

Il suffit tout simplement d’intensifier « la discrimination positive territoriale » afin de cibler « en priorité les habitants des Zones urbaines sensibles (ZUS) » comme lors du forum « Rendez-vous égalité et compétences » à Lyon en octobre dernier ! Comme le note l’auteur du rapport, « les politiques de discrimination positive territoriale peuvent, de manière générale, s’analyser comme des politiques de discrimination positive indirecte au bénéfice des personnes issues de l’immigration ».

Mais pas n’importe quelles personnes issues de l’immigration : exit donc les descendants d’Italiens, d’Espagnols, de Portugais, etc. et même les Français en règle général puisque « nous sommes tous des enfants d’immigrés ».

Non, les entreprises françaises et l’Etat veulent faire du recrutement ethnique, mais sans le dire ! Car « le critère du lieu de résidence » et « la catégorie administrative jeunes des quartiers sensibles » ont permis « au cours des dernières années, la mise en place de diverses mesures de discrimination positive. Il s’agit d’une catégorie “à double fond”, qui permet aux politiques publiques d’intégrer implicitement un critère de désignation des individus qui, dans d’autres pays, serait qualifié d’« ethnique ». Le critère de la localisation géographique cible une population définie par des caractéristiques socio-économiques, mais il fonctionne aussi comme un mot de code qui permet de designer, de manière implicite et non exclusive, les jeunes issus de l’immigration ».

Le Grand Lyon fait la promotion des « Français issus de l’immigration »

Et c’est exactement le chemin suivit par le Grand Lyon depuis plusieurs années, comme le prouve la note du centre de Ressources Prospectives du Grand Lyon, Millénaire 3, intitulée : « Comment lutter contre les discriminations raciales ? Des pistes d’action dans les secteurs du logement, de l’éducation et de l’emploi ». L’auteur de cette synthèse datant de 2006, Caroline Januel, préconise de « promouvoir et aider l’accès à la fonction publique territoriale, des Français issus de l’immigration » (à travers le ciblage des quartiers de la politique de la Ville, ce qui lève toute difficulté juridique) afin de « de mieux prendre en compte la diversité au sein des collectivités locales. »

Le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, s’est attelé depuis sa première élection en 2001 à promouvoir la « diversité ». Pierre angulaire de cette politique (2), Georges Képénékian, adjoint délégué à la Culture et aux Droits des citoyens, coordonne cet imposant dispositif. Il est aidé en cela par cinq autres adjoint(e)s : Marie-Odile Fondeur (RH) ; Anne-Sophie Condemine (Emploi – Insertion) ; Thérèse Rabatel (Egalité femmes – hommes, handicap) ; Jean-Louis Touraine pour les services au public ; Louis Lévêque pour la politique de la ville et le logement.

La SNCF : Zone urbaine sensible et recrutement ethnique

La SNCF, comme la ville de Lyon, pratique depuis de nombreuses années une politique de recrutement favorisant la « diversité ». Elle a d’ailleurs instauré des quotas dans ses embauches, avec l’objectif d’avoir 15% de candidats provenant des Zones Urbaines Sensibles(3). Le président de la SNCF, Guillame Pepy, ne s’en cache même pas : « Ce n’est pas une politique de quotas ou d’emplois au rabais mais la SNCF doit représenter la diversité. 15 %, cela correspond à ce que nous devrions retrouver dans le processus d’embauche normal. Comme les candidats ne viennent pas à nous, nous allons vers eux à travers des forums de l’emploi ou des offres »(4).

Le Grand Lyon et la SNCF sont l’arbre du « recrutement ethnique » qui cache la forêt des discriminations frappant la « majorité visible » des « petits blancs ». Tout cela au nom de « l’idéologie antiraciste », véritable machine de guerre contre les « Français de souche ».

(1) Nicolas Sarkozy avait déclaré lors d’une visite dans une ville de la banlieue lyonnaise : « le fils de Mohamed et Latifa doit être plus aidé que celui de Nicolas et Cécilia » http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20040213.OBS4261/sarkozy-traite-de-facho-par-des-jeunes.html
(2) (2) Voir Lyon citoyens Mars 2011
(3) « 15 % d’embauches en zone urbaine sensible pour la SNCF » http://www.leparisien.fr/pantin-93500/15-d-embauches-en-zone-urbaine-sensible-pour-la-sncf-03-01-2009-360517.php
(4) En bref – La SNCF veut recruter dans la diversité http://www.mden-reunion.fr/general/en-bref-la-sncf-veut-recruter-dans-la-diversite/

Grand Lyon et SNCF : Une “discrimination positive” déguisée ?

Grand Lyon et SNCF : Une “discrimination positive” déguisée ?

01/12/2011 – 10h00
LYON (NOVOpress Lyon) –
Les chômeurs lyonnais seront étonnés d’apprendre que des emplois proposés lors d’un forum “Rendez-vous égalité et compétences“, organisé le 26 octobre dernier par le Grand Lyon et le groupe SNCF, étaient destinésen priorité aux habitants des Zones urbaines sensibles (ZUS).” D’ailleurs, pour être sûr que des petits malins ne puissent pas profiter de l’évènement pour essayer de trouver un travail, les “CV de demandeurs d’emploi du territoire“, avaient été “identifiés par les missions locales du Rhône, les PLIE, le Pôle Emploi, la Maison de l’Emploi et la Maison du Développement de Pierre-Bénite,” afin d’être “proposés à la SNCF et à Keolis.” Ainsi, 90 candidats sur 133 présents vont poursuivre le processus de recrutement déjà bien engagé.

 

Une “discrimination positive” déguisée ?

La pilule est déjà difficile à avaler pour les chômeurs de se voir discriminer à cause de leur lieu d’habitation, mais elle pourrait être plus douloureuse encore à accepter s’ils comprenaient que c’est peut-être à cause de leur couleur de peau “trop pâle” qu’ils n’ont pas eu accès aux emplois proposés. Evidemment, ni la SNCF ni le Grand Lyon ne pratiquent une discrimination ethnique à l’encontre des “petits blancs“ ! Mais ces deux organismes, “en tant que signataires de la charte de la Diversité“, se sont engagés “à refléter la diversité de la société française et notamment sa diversité culturelle et ETHNIQUE” dans leurs effectifs, aux différents niveaux de qualification. Il y a donc clairement une volonté de leur part de refléter ETHNIQUEMENT les différentes composantes de la société française.

Et comment faire pour recruter en priorité de la “diversité“, nouveau terme de la novlangue médiatique pour désigner principalement les populations “afro-maghrébines“, puisque la loi interdit les recrutements sur des bases ethniques ? Tout simplement en biaisant et en camouflant. Comme le souligne Gwénaële Calvès, auteur du “Que sais-je ?” sur la “Discrimination positive“, les “politiques de discrimination positive (…) ne s’avancent jamais à visage découvert“. Elles sont “partout mises en œuvre sous couvert de mots de code, d’euphémismes et de dispositifs institutionnels en trompe l’œil”.

Chard - Ascenseur socialLe Grand Lyon et la SNCF en s’adressant, comme le souligne le site économique du Grand Lyon, “en priorité aux habitants des Zones urbaines sensibles (ZUS)“, continuent ce que Yazid Sabeg nomme dans son livre “Discrimination positive”, le “cache-cache de la République avec ses minorités“. Les termes “ZUF, les ZEP, les ZUS“, sont là pour “maquiller de façon indirecte et discrète“, les aides apportées “aux populations issues de l’immigration“. “Secret de polichinelle“, selon Gwénaële Calvès, cette pratique de “discrimination positive territoriale“, permet au Grand Lyon et à la SNCF , et ce en “dépit d’un refus affiché de tenir compte de l’origine des individus“,” d’atteindre, sans les nommer expressément et surtout sans les désigner exclusivement, les membres de groupe qui, dans d’autres pays, seraient appréhendés comme des groupes ethniques ou raciaux”.

Il serait intéressant pour éviter toute polémique que le Grand Lyon et la SNCF, puisque le fichage ethnique est interdit par la loi, donnent les prénoms des 90 candidats qui vont poursuivre le recrutement pour voir s’ils reflètent réellement la société française dans son ensemble et afin de s’assurer s’il n’y a pas de sureprésentation communautaire aux dépens des chômeurs “gaulois“. Chiche ?

(1) 27 zones urbaines sensibles du Grand Lyon

  • Bron. Parilly.
  • Bron. Terraillon.
  • Décines-Charpieu. Le Prainet.
  • Fontaines-sur-Saône. Les Marronniers.
  • Givors. Les Vernes.
  • Grigny. Vallon Jayon.
  • Lyon 1er. Pentes Croix Rousse.
  • Lyon 3e et 7e. La Guillotière.
  • Lyon 8e. Etats Unis.
  • Lyon 8e. Mermoz.
  • Lyon 9e. La Duchère. [ZFU]
  • Meyzieu. Les Plantées.
  • Oullins. La Saulaie.
  • Oullins. Le Golf.
  • Pierre-Bénite. Hautes Roches.
  • Rillieux-la-Pape. Ville nouvelle. [ZFU]
  • Saint-Fons. L’Arsenal.
  • Saint-Fons. Les Clochettes.
  • Saint-Priest. Alpes Bellevue.
  • Saint-Priest. Bel Air.
  • Vaulx-en-Velin. Cité Tase, Cité de la Balme.
  • Vaulx-en-Velin. Ex Z.U.P., Grappinière, Petit Pont. [ZFU]
  • Vénissieux. Les Minguettes. [ZFU]
  • Vénissieux. Max Barrel.
  • Villeurbanne. Bel Air, Les Brosses.
  • Villeurbanne. Les Buers.
  • Villeurbanne. Saint Jean.