Attentats et agressions commis par des étrangers en situation irrégulière : le 5e pouvoir des médias aux abonnés absents

Vendredi 25 septembre, un Pakistanais de « 18 ans » a agressé au couteau deux personnes à proximité du bâtiment où travaillait l’équipe de Charlie hebdo, en plein centre de Paris. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’auteur de l’attentat était en situation irrégulière en France. La revue de presse de la couverture médiatique de cette agression et du phénomène plus général du terrorisme et de la délinquance des étrangers en situation irrégulière aboutit au constat que le 5e pouvoir des médias est trop souvent aux abonnés absents à ce sujet.

Cinquième pouvoir ?

Les médias ont un rôle éminemment important dans la société. On prête au journaliste Ignacio Ramonet la création du terme « cinquième pouvoir ». Le collaborateur du Monde diplomatique désignait avec celui-ci le pouvoir qu’ont les médias, grâce à leur rôle d’aiguillon dans l’opinion publique et la classe politique. Un pouvoir qui leur permet de lancer des débats voire de pousser les pouvoirs publics à prendre des mesures de bon sens. La couverture médiatique de récents attentats et agressions commis par des étrangers en situation irrégulière nous montre que, dans les médias de grand chemin, l’heure est souvent à la résignation et non à susciter la recherche de solutions pour protéger efficacement les citoyens.

En plein procès Charlie

L’agression du 25 septembre, qui a gravement blessé les deux victimes, intervient en plein procès des auteurs et complices de l’attentat contre le journal satirique survenu en 2015 et après une nouvelle publication desdites « caricatures de Mahomet ».

Selon des sources médiatiques concordantes, l’auteur de l’attentat serait un jeune homme arrivé illégalement en France il y a trois ans. Pour se maintenir sur le territoire, il a revendiqué être mineur, pour bénéficier d’une prise en charge au titre de l’Aide Sociale à l’Enfance. Bien que débouté de sa reconnaissance de minorité, il est resté en France. En situation irrégulière à sa majorité, le jeune Pakistanais a fait récemment l’objet d’un « rappel à la loi » pour détention d’arme blanche. Ce vendredi 25 septembre, il a sauvagement agressé deux personnes, près du lieu hautement emblématique que constituent les anciens locaux du journal Charlie hebdo.

Ces circonstances auraient pu amener les médias de grand chemin à soulever la question de l’expulsion des délinquants étrangers. La revue de presse que nous faisons aujourd’hui nous montre qu’il n’en est rien.

Une longue liste de faits tragiques et sanglants

Les faits tragiques et sanglants impliquant des étrangers en situation irrégulière sont nombreux. On ne peut donc pas dire que « l’on se savait pas » et que l’on découvre le problème. Nous n’en citerons que quelques-uns, parmi les plus emblématiques.

En août 2015, un dénommé Ayoub El-Khazzani a tenté de commettre un attentat à l’arme automatique dans un wagon du Thalys reliant Amsterdam à Paris. Selon l’Association française des victimes du terrorisme, cet individu aurait été licencié par son employeur alors qu’il travaillait en France. Il se serait maintenu en France ensuite, puis dans d’autres pays européens. La raison pour laquelle il n’est pas rentré dans son pays, le Maroc, après avoir perdu son emploi et être devenu en situation irrégulière, n’a à l’époque pas été évoquée par les médias.

Attentat de Marseille : « un prétexte pour expulser toujours plus »

En octobre 2017, deux jeunes femmes ont été égorgées à la gare Saint Charles à Marseille. L’agresseur ? « un tunisien sans visa en règle », nous apprend RTL. Il était par ailleurs connu pour des « faits de droit commun ».

Cette fois, plusieurs médias se sont interrogés sur la présence sur le sol français d’individus qui se font connaitre plus que négativement par la police, pour reprendre les termes consacrés.
Parmi ceux-ci, le quotidien La Croix énumère les nombreux freins aux éloignements des étrangers en situation irrégulière.

Poussés par l’émoi que cette affaire suscite dans l’opinion publique, grâce notamment à son traitement et son exposition par les médias, le gouvernement et le chef de l’État réagissent rapidement.
RTL nous informe que cette agression par un étranger délinquant amène les autorités à organiser, à la demande du ministre de l’intérieur, une enquête administrative pour faire « toute la lumière ».
Selon La Provence, « le Président veut renvoyer » les délinquants clandestins. Le quotidien régional nous explique que c’est « un vœu politique pas si simple juridiquement ».

Le Point donne une information qu’il est utile de rappeler : « Emmanuel Macron a promis l’expulsion pour les étrangers en situation irrégulière commettant “un acte délictueux quel qu’il soit” ».
C’était il y a trois ans, une éternité à l’aune de l’actualité médiatique…

Sans plus tarder, la gauche morale et le ban et l’arrière ban des associations immigrationnistes réagissent. France soir reprend en titre la position de la CIMADE :

Un prétexte pour expulser toujours plus (…). Parler dans un même mouvement de différentes catégories d’étrangers inquiète les associations, qui y voient un “raccourci”

Plus récemment, Actu 17 nous informe le 22 janvier 2020 que les familles des victimes qui ont attaqué l’État pour avoir libéré l’auteur du double meurtre, alors qu’il était en situation irrégulière et qu’il venait de commettre un vol à l’étalage, ont été déboutées. « L’Etat n’a pas commis de faute » en le remettant en liberté malgré sa situation irrégulière. Circulez, il n’y a rien à voir.

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Attentat islamiste de Marseille : la parabole d’Ahmed

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Minute attentat Marseille04/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Laura et Mauranne ont été assassinées, dimanche, à la gare Saint-Charles de Marseille, par un islamiste tunisien, Ahmed, qui sortait juste de garde à vue et aurait dû être expulsé la veille, ou le mois d’avant, ou lors de ses multiples interpellations dans les douze années précédentes, puisque cela faisait douze ans qu’il vivait en France sans y être autorisé. Laura et Mauranne sont, ce matin, à la une de l’hebdomadaire Minute, et Henri Langeau y livre une parabole, « La parabole d’Ahmed », marquée par la colère. Extraits.

« En rentrant chez moi, dimanche, j’ai trouvé installé dans mon salon un individu qui s’y était introduit sans y être invité en brisant la fenêtre. J’ai fait comme si je ne le voyais pas et il a commencé à voler de l’argent dans le portefeuille de ma femme. Comme il était malade, j’ai fait venir le médecin et je lui ai payé ses médicaments. En guise de remerciement, il a vendu à mon insu de la drogue à mon fils et tenté de violer ma femme.

Comme je lui faisais citoyennement la morale sans pour autant le mettre à la porte, il s’est emparé d’un couteau dans le tiroir de la cuisine, m’a traité de salaud et a égorgé ma fille sous mes yeux, en promettant de me faire subir le même sort à brève échéance si je ne remaniais pas la décoration de ma maison selon ses goûts et n’adoptais pas moi-même ses us, ses coutumes et sa religion. Si vous me dites que j’ai bien cherché ce qui m’arrive, je vous répondrai que vous êtes sans cœur et que vous n’accueillez pas les différences…

Si un particulier tenait un tel discours, il passerait pour fou ou idiot, voire les deux. C’est pourtant celui que nous tiennent les politiques et les médias depuis des années et ce qui se passe à l’échelle du pays ne diffère pas de ce tableau. »

Ahmed, poursuit Henri Langeau, illustre parfaitement cette situation ubuesque. Comme, avant lui, un autre Tunisien, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice, comme Ayoub El Khazzani, le Marocain auteur d’une tentative d’attentat dans le train Thalys, comme Terak Belgacem, lui aussi tunisien, qui avait attaqué à la hache les policiers du commissariat de la Goutte d’Or, etc.

« Aujourd’hui, conclut Henri Langeau, il est urgent, non seulement de rétablir la “double peine“, mais d’établir à l’égard des ressortissants étrangers la tolérance zéro. Les invités sont priés de ne pas casser les meubles, ni cracher sur les tapis, ni mettre le feu aux rideaux, encore moins molester ou tenter de violer les filles de la maison sous peine de prendre la porte illico »

« Autrement dit, tous les délinquants, les clandestins, les fichés S étrangers doivent être renvoyés chez eux par le premier avion. De même que doivent l’être les membres des familles des terroristes, ce qui les incitera peut-être à la vigilance. Et bon voyage, mon pote ! »

Extrait d’un article paru dans Minute n° 2841 daté du 4 octobre 2017