Le Sénat renonce à prolonger de deux semaines le délai pour avorter

12/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Actuellement, l’avortement peut être pratiqué jusqu’à 12 semaines de grossesse. Vendredi soir, le Sénat avait adopté un amendement au projet de loi « santé » qui repoussait ce délai à 14 semaines. Le gouvernement et la majorité sénatoriale de centre-droit n’y étaient pas favorables, mais l’ancienne ministre socialiste Laurence Rossignol avait profité de l’hémicycle clairsemé pour faire passer son amendement.

Le Sénat est finalement revenu sur ce vote hier soir.

La majorité sénatoriale a demandé une seconde délibération, ce que le gouvernement a accepté. C’est à une large majorité qu’un second vote a rejeté l’amendement : le délai pour pratiquer l’IVG restera donc à 12 semaines, du moins pour le moment.

Mais le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ne ferme pas la porte.

Elle s’est surtout opposée à la proposition de Laurence Rossignol pour des raisons de forme, estimant que « les conditions [du vote n’avaient pas été] satisfaisantes ». Elle n’a pas fait part de sa position sur le fond, renvoyant à un « débat légitime ».

Il n’est pas exclu que La République en marche se rallie à l’amendement de Mme Rossignol, au nom du « pacte Simone Veil ».

Ce pacte que Nathalie Loiseau a promu tout au long de la campagne aux européennes consiste à « harmoniser par le haut les droits des femmes en Europe ». Or le délai légal maximal pour pratiquer un avortement – hors raisons médicales – s’élève à pas moins de 18 semaines en Suède.

Les « progressistes », selon l’adjectif mis en avant par le président Macron, pourraient y voir une marge de progrès.

Jean-Marie Le Méné : “La PMA est le revers de la médaille de l’avortement”

08/07/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le décès de Simone Veil a remis sur le devant de la scène le sujet de l’IVG, Jean-Marie Le Méné revient sur ce qui représente, pour lui, le symbole du XXe siècle finissant : l’œuvre de destruction de ce siècle s’est terminée par la destruction ultime de l’être humain.


Edouard Philippe : « La baisse de la natalité doit nous alerter »

Edouard Philippe

04/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans son discours de politique générale, le premier ministre Edouard Philippe a déclaré : « La baisse de la natalité, réelle depuis deux ans, doit nous alerter. » En conséquence, il a fait cette promesse : « Nous cesserons donc de considérer les familles comme de simples variables d’ajustement fiscal », suscitant de nombreux applaudissements dans les travées de l’Assemblée nationale. Le congé maternité devrait être amélioré.

Simone Veil panthéonisée – par Guy Rouvrais

Nous ne sommes pas de ceux qui piétinent le cadavre de l’adversaire politique et nous n’allons pas davantage cracher sur leur tombe, ce qui, hélas, n’est pas toujours le cas de nos ennemis. Simone Veil n’est plus du monde des vivants ni de nos terrestres combats. Mais nous ne joindrons pas nos pleurs au torrent qui se déverse dans tous les médias et tous les partis depuis l’annonce de son décès, les politiques rivalisant dans les dithyrambes et l’émulation lacrymale. Economes de nos larmes, nous les réservons aux victimes, aux enfants qui n’ont pas vu le jour, broyés, massacrés, aspirés avant d’avoir pu contempler un visage humain et qui ne sauront jamais ce que c’est d’être bercé par la douceur d’une mère, mais, heureusement, ils connaissent à jamais la tendresse de Dieu à défaut de celles des hommes.

Trop, c’est trop ! Songez que, vendredi, sur France 2, de 14 heures à 23 heures, tous les programmes ont été consacrés à l’ancien ministre de la Santé, films, téléfilms, documentaires, interviews, etc. Que ceux qui l’ont soutenue et aimée saluent avec respect sa mémoire, il n’y a rien que de très normal, mais de là à organiser son culte jusqu’à cette canonisation laïque qu’est son entrée au Panthéon, il y a plus qu’une marge, un gouffre d’obséquiosité. Nous, nous ferons pour elle ce à quoi les autres ne songent pas et qui, pourtant, lui est le plus nécessaire depuis qu’elle a basculé du temps à l’éternité : la confier à la justice et la miséricorde de Dieu par l’intercession des saints innocents, ceux du temps d’Hérode, mais aussi d’aujourd’hui et d’hier qui, eux seuls, ont le droit de demander le pardon pour leurs bourreaux et ceux dont la loi a armé la main.

Nous n’accablerons pas post mortem celle qui n’est plus mais nous ne renierons rien pour autant de notre juste combat contre la loi qu’elle porta et dont nous voyons depuis les funestes conséquences s’amplifier. Les « verrous » de cette loi ont disparu : sa limitation exclusive aux « cas de détresse », l’entretien dissuasif, le délai de réflexion, et cela accompagné du remboursement par la Sécurité sociale, de l’allongement du délai pour avorter, de l’instauration du délit d’entrave à l’avortement, y compris, récemment, « numérique ». Ce que les adversaires de la loi Veil avaient prédit : dès que l’on s’affranchit du respect inconditionnel de la vie commençante, il n’y a plus aucune norme objective pour restreindre le champ de l’avortement. Le droit à la vie, dont la loi de 1975 était une dérogation exceptionnelle et temporaire, est devenu le droit d’avorter.

Attribuer la responsabilité de cette loi à Simone Veil – pour s’en féliciter ou le déplorer – fait bon marché de ceux qui étaient au-dessus d’elle et qui l’ont voulue, à savoir Giscard et Chirac, ce dernier, dit-on, a laissé faire le premier. C’est le chef de l’Etat, d’abord, qui a décidé les lois « sociétales » : abaissement de la majorité à 18 ans, divorce par consentement mutuel, libéralisation de la pornographie, c’est dans ce mouvement que se situe la législation sur l’avortement dont Mme Veil fut l’exécutante efficace. Les coresponsables sont encore de ce monde, il n’est pas trop tard pour eux d’exprimer leurs regrets ici-bas avant d’en rendre compte là-haut.

Guy Rouvrais

Article publié dans le quotidien Présent daté du 13 juin 2017

Délit d’entrave à l’IVG : les évêques en colère

Evêques IVG

Il fallait que le gouvernement aille loin pour réveiller ainsi la colère de la conférence des évêques de France, d’habitude si discrète… En 1974, Simone Veil elle-même avait reconnu que si les évêques s’étaient mobilisés – et leurs ouailles derrière eux – le texte n’aurait jamais pu passer l’Assemblée nationale. L’opposition avait été bien trop discrète et les quelques courageux réunis autour du professeur Jérôme Lejeune n’avaient pas été entendus.

Quarante ans plus tard, le sujet n’est pas clos et les conséquences désastreuses de cette loi continuent à se multiplier. Mais cette fois-ci, les « cathos » ne comptent pas laisser faire, trop c’est trop.

C’est d’abord le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, qui a posé une question ayant le mérite de la clarté : « Quelle est l’obsession qui pousse le gouvernement à choisir le point précis de l’avortement comme point d’intervention plutôt que les sites de radicalisation terroriste, ça, je ne sais pas. » Le constat est aussi factuel que glaçant, et renforcé par une remarque de Jean-Frédéric Poisson, député et rapporteur d’une étude sur les moyens de l’Etat islamique, qui affirmait sur le plateau de BFM TV, en face de Laurence Rossignol : « Lorsque j’ai demandé l’interdiction des sites djihadistes, on m’a répondu qu’il était impossible de les bloquer en raison de la liberté de l’information. » Au moins les choses sont claires : on peut donc islamiser tranquillement, mais s’opposer efficacement à l’avortement, certainement pas.

Un tel entêtement – sans réaction majeure de l’opposition politique – relève évidemment d’un acharnement qui flirte dangereusement avec le totalitarisme.

En effet : après avoir fait de l’avortement un « droit fondamental », supprimé la notion de détresse puis le délai de réflexion obligatoire avant un tel acte, le gouvernement s’attaque cette fois-ci à ses opposants, ceux qui continuent – sur internet – à dire la réalité de l’avortement, à prévenir des conséquences psychologiques qu’il peut engendrer et à proposer des alternatives.

C’est la raison pour laquelle Monseigneur Pontier, porte-parole de la CEF a directement écrit une lettre à François Hollande, lui demandant clairement de supprimer purement et simplement cette proposition de loi, décrite comme une « grave » atteinte aux libertés. Le ministre répond qu’il s’agit de faire taire ceux qui dissuadent en faisant peur : gênant, puisque c’est la simple description de l’avortement qui est dissuasive, et donc la vérité…

Le Cardinal Vingt-Trois a lui aussi pesé ses mots d’ordinaire si modérés pour s’opposer frontalement au projet : c’est un projet « très grave » dont l’objectif est « de faire la promotion de l’avortement comme l’issue normale d’une grossesse. » En clair, la « culture de mort » dénoncée il y a déjà des années par Saint Jean-Paul II, puis Benoît XVI et le pape François après lui.

La loi sera discutée à l’Assemblée nationale ce jeudi après-midi et l’ambiance risque d’être… animée. Huit députés ont déposé des amendements contre le texte, et certains sont prêts à ne rien lâcher. Puisqu’en politique les courageux sont rares, il convient de les citer : Jacques Bompard, Véronique Besse, Jean-Frédéric Poisson, Patrick Hetzel, Philippe Gosselin, Marion Maréchal Le Pen, Hervé Mariton et Yannick Moreau.

Marie Pommeret

Article paru dans Présent daté du 2 décembre

L’UDI de Borloo sous de mauvais auspices

L’UDI de Borloo sous de mauvais auspices

23/10/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress) – Après le MoDem de François Bayrou, Jean-Louis Borloo (photo ci-dessus) a lancé dimanche à la Mutualité (Vème arrondissement de Paris), un nouveau parti centriste, l’UDI (Union des Démocrates et Indépendants). L’ex-ministre de l’Ecologie n’a pas caché son ambition d’en faire « l’UDF du XXIème siècle » et de le transformer en « premier parti de France ». « L’UDI est née, c’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent une France ouverte sur l’Europe, le monde, pour les libertés et l’humanisme », a déclaré Jean-Louis Borloo.

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