Débordée par le nombre, la Macédoine rouvre sa frontière aux clandestins

euronews macédoine

24/08/2015 – MONDE (NOVOpress)
Après trois jours de tensions, la Macédoine a renoncé à empêcher le passage sur son territoire des milliers de migrants, notamment syriens, qui se massaient à sa frontière avec la Grèce.

Les forces de l’ordre n’étant plus en capacité de faire face à l’aggravation de la situation humanitaire et des tensions, elles ont laissé entrer sur le territoire des milliers de candidats à l’exil et leur ont affrété des bus pour les acheminer en Serbie. Ils sont ainsi plus de 7.000 clandestins à avoir franchi la frontière avec ce pays dans la nuit de samedi à dimanche après avoir traversé la Macédoine, a indiqué dimanche le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (ONU), alors que la Fédération internationale de la Croix-Rouge s’attend à une « hausse dramatique ».

Le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni, s’est dit inquiet de cette aggravation de la crise migratoire et a déclaré dans une interview publiée dimanche par le quotidien romain Il Messaggero qu’

Aujourd’hui, c’est sur cette question (de l’immigration, NDLR) que l’Europe soit redécouvrira son âme soit la perdra pour de bon.

Itinéraire des clandestins
Trajet des clandestins transitant par la Macédoine. Capture d’écran d’un reportage d’Euronews.

L’objectif est pour la plupart des clandestins de passer jusqu’en Hongrie et, de là, en Allemagne, mais la clôture à la frontière serbo-hongroise que le gouvernement d’Orban est en train d’ériger devrait les freiner.
Crédit photo : Capture d’écran d’une reportage d’Euronews en Macédoine.


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La Serbie, entre les États-Unis, l’UE et la Russie – Colloque du 30/06/2015 à Bruxelles. Première partie

La Serbie, entre les États-Unis, l'UE et la Russie - Colloque du 30/06/2015 à Bruxelles. Première partie

Le mardi 30 juin 2015 se tenait, à Bruxelles, le premier colloque de l’Institut du Monde Multipolaire, sous la Présidence d’Aymeric Chauprade, co-organisé avec le Serbian Institute for Public Diplomacy et en partenariat avec la revue Conflits et Realpolitik.tv. Le thème de cette première réunion était « La Serbie, entre les États-Unis, l’Union Européenne et la Russie ».
Première partie : introduction et intervention d’Aymeric Chauprade « La Serbie dans le monde multipolaire et son rôle dans les équilibres européens ».
Images : Realpolitik.tv + Kris Roman & Euro-Rus.

Géopolitique : actualité des Balkans, par Alexis Troude

Géopolitique : actualité des Balkans, par Alexis Troude

Source : REALPOLITIK.TV Analyse géopolitique d’Alexis Gilles Troude, spécialiste du monde balkanique, auteur d’un Balkans : un éclatement programmé, paru chez Xenia éditions en 2012.

L’Europe du sud-est ne fait guère l’actualité, mai connaît toujours de fortes turbulences. Elle est est devenue une véritable tête de pont des États-Unis dans son système de redéploiement de ses effectifs militaires vers le Moyen-Orient et l’Eurasie. C’est le lieu d’une forte confrontation entre les États-Unis, qui accentuent leur pression politique et culturelle sur les élites locales, qui ouvrent des bases dans la région, et de nouveaux acteurs. Dans ce jeu entre un occident fortement influencé par les États-Unis, et un Orient plus multipolaire, avec ces acteurs que sont la Russie, l’Iran, ou la Chine, nous avons une région qui subit de plus en plus des influences extérieures.

Les États-Unis ont bombardé à plusieurs reprises cette région. Ils ont depuis profité de l’absence politique de l’Union européenne pour ouvrir un certain nombre de bases militaires. Quand on regarde la carte de cette région, il est sidérant de voir à quel point l’intégration euro-atlantique a signifié pour les peuples balkaniques une très forte implantation de bases militaires américaines : une base en Bosnie-Herzégovine, une base au Kosovo, quatre bases en Roumanie, dont deux sur le littoral de la mer Noire, une base en Bulgarie.

À propos de l’auteur
Alexis Troude. Chargé de cours de géographie à l’Université de St Quentin-Versailles, Directeur du Département d’études balkaniques à l’Académie internationale de Géopolitique. Thèmes de recherche : géostratégie, frontière, identité et régions, géo économie, histoire des Balkans, territoires européens.

Bombardement de la Serbie : un triste anniversaire que les Européens oublient de fêter…

Bombardement de la Serbie : un triste anniversaire que les Européens oublient de fêter…

29/03/2015 – PARIS (NOVOpress/Kiosque courtois)
C’était, il y a 16 ans, c’était en mars 1999… l’Otan sous les ordres des Etats‑Unis et la complicité effective des gouvernements européens déclenchait le bombardement de la Serbie.

80 jours, 80 nuits de bombardement pour imposer la partition du Kosovo, berceau de la nation serbe, et son transfert à l’organisation mafieuse UCK.

Cette opération “humanitaro‑militaire” violait plusieurs lois et conventions internationales, et pour quel résultat ?

La moitié de la population kosovare est au chômage, un tiers de ses habitants vit avec 1,5 $ par jour, plusieurs des leaders politiques kosovars issus de l’UCK sont suspectés de crimes de guerre ou d’avoir participé à des trafics d’organes, la région est devenue une plate-forme des trafics d’armes, de drogue (40 % de l’héroïne consommée en Europe vient du Kosovo), d’êtres humains, etc. Et la population musulmane kosovare fuit en masse le Kosovo pour coloniser le reste de l’Europe.

Dans cette histoire, la France a trahi son fidèle allié serbe, et quittant une diplomatie gaullienne a adopté un interventionnisme pseudo humanitaire plus que contestable…

Comme le chante In Memoriam, l’histoire est un éternel recommencement, le Kosovo a ainsi ouvert la voie à la Libye, l’Ukraine… et demain ? La Seine‑Saint-Denis ?

Crédit carte : DR.

Ce lundi : colloque sur la Serbie au XXème siècle

Ce lundi : colloque sur la Serbie au XXème siècle

https://www.youtube.com/watch?v=pTs9s5RuXF4

Philippe Conrad, directeur de la Nouvelle revue d’histoire, organise ce lundi 23 février un colloque sur les destinées de la Serbie au cours du siècle écoulé.

Programme : Slobodan Kostadinović évoquera l’épopée de la résistance royaliste tchetnik. Slobodan Despot présentera le bilan de la Yougoslavie communiste de Tito. Nikola Mirković reviendra sur la longue histoire du Kosovo. Le colonel Jacques Hogard analysera la politique américaine dans la région.

Où : Maison des Mines, 270 rue Saint Jacques 75005 Paris (M° Port-Royal)
Quand : lundi 23 février 2015 à 20h30 précises.

Football : le match Albanie-Serbie dégénère suite à une provocation albanaise

Football : le match Albanie-Serbie dégénère suite à une provocation albanaise

15/10/2014- BELGRADE (NOVOPress)
Rien n’échappe aux conflits profonds et sanglants entre les peuples. Pour preuve, le football. Ainsi, un drone avec un drapeau de la Grande Albanie a mis le feu aux poudres dans le stade de Belgrade lors du match de qualification pour l’Euro 2016 entre la Serbie et l’Albanie. A la fin de la première mi-temps, ce drone a survolé le stade et s’est posé finalement sur la pelouse. Ce qui a immédiatement suscité la colère des supporters serbes qui se sont roués sur les joueurs albanais. Ces joueurs ont refusé de continuer le match, qui n’a pu reprendre.

A l’origine de cette provocation, le frère du Premier ministre albanais présent dans les tribunes du stade serbe. Il a été arrêté par la police.

Ce drapeau de la Grande Albanie est une provocation inacceptable pour les Serbes car il intègre notamment le Kosovo, terre serbe.

Mercredi 15 octobre, soirée avec le colonel Jacques Hogard au centre culturel de Serbie (Paris)

Mercredi 15 octobre, soirée avec le colonel Jacques Hogard au centre culturel de Serbie (Paris)

14/10/2014- PARIS (NOVOpress)
Demain mercredi 15 octobre aura lieu au centre culturel de Serbie à Paris une soirée avec le colonel Jacques Hogard. Il s’agit d’une soirée littéraire où Jacques Hogard présentera son livre ” L’Europe est morte à Pristina”. Soirée animée par l’écrivain et éditeur Slobodan Despot, qui sur son blog présente ainsi cette soirée :

Le colonel Jacques Hogard est un témoin clef de la tragédie yougoslave, comme il l’a été du génocide rwandais. En tant qu’officier de paras de la Légion, il a commandé les troupes spéciales françaises dans les missions les plus délicates. A son engagement au sein de l’opération Turquoise, il a consacré un premier ouvrage, concis et argumenté. En juin 1999, il a occupé avec ses parachutistes le nord du Kosovo après le retrait de l’armée serbe et juste avant la mise en place de l’administration otano-onusienne.

Cette douzaine de jours vont marquer sa vie: la mission «Kosovo» sera la dernière pour ce militaire de carrière et de lignée. Il quittera l’armée française après avoir accompli, dans cette province serbe arrachée à la force par l’OTAN et remise aux gangs de l’UÇK, le maximum de ce que lui permettait sa position pour sauver son honneur d’homme et de soldat.

Son volume de souvenirs, L’Europe est morte à Priština, est sobre et compact. Mais ce qu’il y raconte est stupéfiant. On y découvre l’ampleur du parti pris des «libérateurs» et la perversité de leur politique. On y découvre la nature sanguinaire et primitive des nouveaux maîtres de la province, qui s’illustreront par les crimes les plus ignominieux, allant jusqu’à l’assassinat d’innocents pour le commerce d’organes vivants.

Toute cette dérive est contenue en germe dans les premiers jours d’occupation du Kosovo tels que les raconte Jacques Hogard. Tout honnête homme pouvait s’en rendre compte, pourvu qu’il eût les yeux ouverts. Il faut croire que l’Europe a singulièrement manqué d’honnêtes gens. Ou d’oculistes.

Je serai heureux et honoré d’animer cette soirée «Kosovo» avec le colonel Hogard au Centre culturel de Serbie (123 rue St-Martin, Paris 4e), ce mercredi 15 octobre dès 19h30. Nous en profiterons pour annoncer le lancement prochain de la traduction serbe de son livre, qui paraîtra aux éditions Xenia/Metella pour le Salon du Livre de Belgrade.

Devoir de mémoire : quand Alain Juppé soutenait une intervention militaire en Syrie

Devoir de mémoire : quand Alain Juppé soutenait une intervention militaire en Syrie

23/08/2014 – PARIS (via RTL)
On ne peut que frémir, au vu de la situation des Chrétiens d’Orient ou des Yazidis et de la réalité de l’Etat islamique, à l’écoute des propos d’Alain Juppé – candidat à la primaire UMP pour l’élection présidentielle de 2017- il ya presqu’un an. Interrogé le 5 septembre 2013 par Jean-Michel Apapthie, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy s’est glissé dans la peau d’un va-t-en-guerre en Syrie ressortant de nombreux bobards bellicistes. Mais surtout Alain Juppé s’est servi des bombardements contre la Serbie en 1999, avec les conséquences que l’on connaît, pour justifier une action militaire contre la Syrie.

« Le Miel » de Slobodan Despot, par Jean-Yves Le Gallou

« Le Miel » de Slobodan Despot, par Jean-Yves Le Gallou

« Road trip » poétique et roman de réinformation

♦ Il faut lire Le Miel, court et lumineux roman de Slobodan Despot, paru dans la collection Blanche de Gallimard.


« Le Miel » de Slobodan Despot, par Jean-Yves Le GallouVoici son argument brièvement présenté: « En sauvant un apiculteur déraciné, le Vieux, au bord d’une route délabrée par la guerre, Vera l’herboriste ignore qu’elle se sauve elle-même. Pour le comprendre, il lui faudra recueillir l’histoire du fils, Vesko le Teigneux, encore prisonnier de ses peurs.
Le voyage épique de Vesko en voiture avec son père, à travers un pays devenu étranger, n’a été possible que par la grâce d’une substance bénéfique, un véritable viatique : le miel. Chacun de nos gestes compte. »

Ce road trip poétique à travers l’ex-Yougoslavie déchirée par la guerre est aussi un roman de réinformation.

Dans Le Miel il n’y a ni « bons » ni « méchants » mais des hommes qui luttent. Slobodan Despot nous y montre l’envers du miroir : la guerre vue du côté des diabolisés.

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Urgence humanitaire en Serbie : Solidarité Kosovo convoie 18 tonnes de nourriture depuis la France

Pour répondre à l’urgence humanitaire qui a touché la Serbie suite aux terribles inondations, Solidarité Kosovo a organisé en moins trois jours un convoi exceptionnel de 18 tonnes de nourriture en partance de la France. Le semi-remorque est arrivé à l’entrepôt humanitaire de la Croix-Rouge serbe à Belgrade samedi 24 mai dans l’après-midi, avec à son bord environ 20.000 boites de conserve. Une équipe de Solidarité Kosovo qui se trouve à Belgrade au cœur des efforts de secours depuis les premières heures du drame, a réceptionné la marchandise aidée de leurs homologues serbes de la Croix-Rouge. Dans les jours qui suivent ces colis humanitaires seront distribués dans les centres d’accueil d’urgence de la capitale serbe où 35.000 personnes ont été évacuées. Cette aide exceptionnelle d’une valeur de 60 000 euros vient s’ajouter à l’aide d’urgence déployée depuis plus d’une semaine auprès des centres d’accueil grâce à laquelle 15.000 articles d’hygiène pour adulte et de nourriture pour bébés ont pu être distribués.

URGENCE SERBIE : Convoi exceptionnel de 18 tonnes de nourriture pour les victimes des inondations

URGENCE SERBIE : Convoi exceptionnel de 18 tonnes de nourriture pour les victimes des inondations

22/05/14 – PARIS (NOVOpress via l’association humanitaire Solidarité Kosovo)

18 tonnes de nourriture récoltées en France, mais il faut encore financer les frais de transport

Un grand malheur frappe en ce moment même la Serbie, plongée entre chaos et désolation. Plus d’un million de personnes sont victimes des terribles inondations qui ont paralysé une partie de la région. Le bilan humain faisant état d’une cinquantaine de morts s’aggrave d’heure en heure.

Depuis vendredi dernier, la Serbie est en proie aux pires inondations survenues en Europe. En une seule journée, il est tombé l’équivalent de quatre mois de pluie. Les pluies torrentielles ont fait gonfler les cours d’eau jusqu’à leur débordement provoquant des ravages terrifiants. Les conséquences sont dramatiques : un million de personnes sont privées d’eau potable, cent mille foyers n’ont plus d’électricité, la circulation a été interrompue sur la plupart des grands axes routiers et ferrés, les écoles ont été fermées. Entièrement évacuées, plus de dix villes sont encore assiégées par les eaux allant jusqu’à cinq mètres.

Au calvaire des sinistrés, un nouveau danger est venu s’ajouter: le spectre de l’épidémie. Au cours des ces prochains jours, les météorologues annoncent des températures allant jusqu’à 30°C. Une fois les eaux retirées, les villes ensevelies de boue et de cadavres devront être rapidement nettoyées pour éviter la prolifération de bactéries par les eaux contaminées.

Pour l’heure, l’urgence est d’enrayer le drame humanitaire qui se joue aux portes de l’Europe. Plus de 20.000 personnes ont été extirpées de leurs domiciles piégées par les eaux. Les familles sinistrées ont été évacuées vers des centres d’accueil de la capitale serbe. Elles ont besoin en urgence de denrées humanitaires.

Depuis les premières heures du drame, une équipe de Solidarité Kosovo déploie son action sur le terrain pour prodiguer aux victimes les premiers secours,. Grâce à une aide exceptionnelle immédiatement débloquée par l’association française, plus de 15.000 articles d’hygiène et de nourriture pour enfants ont pu être achetés sur place et distribués aux victimes.

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Graves inondations en Serbie, un effort de solidarité internationale nécessaire

Face à la catastrophe humanitaire causée par ces intempéries meurtrières, Solidarité Kosovo adresse ses condoléances très attristées aux familles endeuillées et appelle à un effort de solidarité internationale.

Inondations : urgence en Serbie. Des bénévoles français aux côtés des victimes

Urgence en Serbie! Nos bénévoles français sont sur place aux côtés des victimes ! Face à cette catastrophe naturelle sans précédent, Solidarité Kosovo a débloqué une aide d’urgence pour répondre aux besoins prioritaires des familles sinistrées.

Photo du jour : la forteresse de Golubac

Photo du jour : la forteresse de Golubac

25/04/2014 – via Wikipédia La forteresse de Golubac, située dans le District de Braničevo au nord-est de la Serbie et le long de la frontière actuelle avec la Roumanie, marque l’entrée du parc national de Đerdap. Elle domine le Danube à un emplacement stratégique puisque le fleuve à cet endroit s’étrangle pour traverser le défilé des Portes de Fer : de là les maîtres de ce fort pouvaient à leur aise contrôler le trafic fluvial et taxer les marchandises. Au Moyen Âge, on barrait le passage aux navires grâce à une forte chaîne ancrée à un récif appelé Babakaj, de l’autre côté du fleuve. C’est l’ultime avant-poste avant le débouché maritime du Danube, et pour cette raison elle constitua souvent la dernière ligne de défense dans les guerres entre la Hongrie et l’Empire Ottoman, particulièrement lorsque la Serbie était sous domination ottomane. L’importance de cette forteresse se reflète surtout dans le fait qu’elle a été un enjeu durement disputé.

Crédit photo : sciain via Flickr (cc)

Quinze ans après l’agression de l’Otan, les Serbes se souviennent

Quinze ans après l'agression de l'Otan, les Serbes se souviennent

26/03/2014 – PARIS (NOVOpress / Bulletin de réinformation) – Il y a quinze ans, le 24 mars 1999, l’Otan débutait sa campagne de bombardements contre la Serbie. Le but de cette mission était, selon ses instigateurs, de stopper le président serbe Slobodan Milosevic alors engagé dans une guerre contre les indépendantistes albanais du Kosovo, et accusé par la communauté internationale de nettoyage ethnique. Une opération de bombardements aussi violente qu’illégale aux yeux du droit international fut alors lancée par les États‑Unis et l’Otan : elle n’épargna ni civils ni militaires.

Des commémorations ont eu lieu lundi en Serbie. Le président Tomislav Nikolic et le Premier ministre Ivica Dacic ont tous les deux participé hier à des cérémonies d’hommage aux victimes de ces bombardements. Dans l’église Saint‑Marc de Belgrade, une messe a été célébrée pour les victimes et dans toutes les écoles serbes des cours d’Histoire ont été consacrés à l’agression de l’Otan envers la Serbie. Le peuple serbe se souvient de ses 2.500 morts et 12.500 blessés civils, et se rappelle aussi que le contexte autour de cette guerre n’est toujours pas apaisé.

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Serbie, Kosovo : 15 ans après les bombardements de l’OTAN, le martyre d’un peuple

Serbie, Kosovo : 15 ans après les bombardements de l'OTAN, le martyr d'un peuple

25/03/2014 – VIDÉO – Hier 24 mars, à l’occasion du 15ème anniversaire des premiers bombardements de l’OTAN sur la Serbie, une soirée de commémoration s’est déroulée à Paris au Centre culturel de Serbie. ProRussia TV, présente sur place, a pu rencontrer Slobodan Despot et Nikola Mirković, venus présenter le livre de ce dernier, Le martyre du Kosovo, publié aux éditions Jean Picollec.

Acheter sur Amazon : Le Martyr du Kosovo, de Nikola Mirković. Éditions Jean Picollec (décembre 2013) – Le Kosovo a été arraché à la Serbie dont il est le cœur historique. Par suite d’une immigration sauvage, les autochtones ont été submergés par les Albanais (ils représentaient 2 % de la population du Kosovo au XVe siècle et sont actuellement majoritaires à 90 %). Ceux-ci ont proclamé l’indépendance de cette région : ainsi, au coeur de l’Europe, une minorité chrétienne est victime d’une véritable épuration ethnique et ce sur un territoire qui lui appartient historiquement (ce qui pourrait être un précédent et un sinistre présage). Ce livre est une page sombre de l’histoire toute récente de l’Europe où les Serbes, abandonnés de tous, ont été bombardés par les forces de l’Otan surfant sur une opinion mondiale anesthésiée et manipulée. Depuis la fin de cette guerre, qu’est devenu le Kosovo sous l’occupation de l’Otan ? Qui sont ces indépendantistes kosovars, ces nouveaux amis de l’Occident ? Quel était l’intérêt des Américains à susciter, fortifier cette sécession ? Comment en est-on arrivé là ? Des réponses qui remettent les idées à l’endroit et qui ne violent pas la vérité. L’auteur, Nikola Mirkovic, est un Franco-Serbe diplômé de la European Business School et passionné de géopolitique. Il a subi les bombardements de l’Otan. Actuellement, il est activement engagé dans une organisation humanitaire en faveur des habitants du Kosovo.