Projet Macron contre les « séparatismes » – Totalement inadapté, voire dangereux, par Franck Deletraz

On aura beau lire et relire attentivement le discours prononcé vendredi dernier par Macron exposant les grands axes de la fameuse loi contre les « séparatismes » (Voir Présent daté du 3 octobre), c’est en vain, ou presque, que l’on essayera d’y trouver une mesure réellement à la hauteur de la gigantesque menace que fait planer sur notre pays l’islam dit « radical ». Certes, en pointant du doigt l’« islamisme », non sans répéter bien sûr qu’il faut absolument « éviter tout amalgame », le Président s’est pour une fois risqué à désigner l’ennemi. Certes, en dénonçant chez ce dernier « une organisation méthodique pour contrevenir aux lois de la République et créer un ordre parallèle (…) séparatiste dans un premier temps, mais dont le but final est de prendre le contrôle, complet celui-ci », de notre société, il a pu donner un instant l’impression d’avoir enfin pris conscience du fait que l’ultime objectif de ces gens n’était autre que de faire de la France un califat islamique. Et cependant, en éludant complètement le problème pourtant capital de l’immigration massive, en appelant une fois de plus nos compatriotes à la repentance pour leur passé colonial, en rendant lamentablement notre pays pour partie responsable de ce « séparatisme », et en énumérant une série de mesures gadgets là où les Français attendaient un véritable plan de guerre, Macron a fait une fois de plus la démonstration de sa totale incapacité à éradiquer la menace islamiste en France. Pire encore, en annonçant plusieurs mesures visant à créer « un islam des Lumières » en France, il a ouvert en grand la porte à une accélération de l’islamisation de notre pays.

Un projet liberticide pour les familles françaises

Seul bon point, peut-être, que l’on puisse accorder à Macron : son choix de nommer pour une fois l’ennemi, en pointant clairement du doigt le « séparatisme islamiste ». Et encore : il y aurait fort à dire au sujet de cette distinction pour le moins subtile que fait le Président (et l’ensemble de la classe politico-médiatique) entre les partisans d’un islam dit « radical » et le reste des musulmans qui, les uns comme les autres, ont tous pour seule véritable loi la Charia et pour unique livre de chevet le Coran. Cet ouvrage dont de nombreuses sourates appellent au meurtre des infidèles… En dehors de ce choix qui constituait un peu, il est vrai, « une première », son discours de plus d’une heure aura surtout consisté en une énumération de mesures, au mieux déjà vues et très insuffisantes (telles que la « réaffirmation de la neutralité des services publics », le « renforcement du contrôle de l’Etat sur les associations », ou bien encore l’« expulsion des imams salafistes »), au pire de nature à attenter gravement à la liberté des familles françaises, et même à accélérer l’islamisation de notre pays. C’est ainsi que, sous couvert de lutte contre les centaines d’écoles coraniques clandestines qui sévissent dans les banlieues ethniques, Macron a annoncé non seulement le renforcement du contrôle de l’Etat sur les établissements privés hors contrat, mais aussi la fin, dès la rentrée 2021, de la scolarisation à domicile (sauf pour raison de santé) : deux mesures qui, chacun l’aura compris, frapperont en priorité non pas les islamistes, qui de toutes façons « s’assoient » sur nos lois et recréeront des madrasas clandestines, mais les nombreuses familles françaises catholiques qui ont fait le choix légitime et jusque-là légal de ce type d’enseignement pour préserver justement leurs enfants de la propagande gauchiste dispensée aujourd’hui par les enseignants et leur éviter de sombrer avec ce navire en perdition qu’est l’Education nationale !

Une brèche ouverte pour les islamistes

Mais il y a plus inquiétant encore : cette volonté très ferme affichée vendredi par Macron d’« aider (l’islam) à se structurer » en France afin d’y « construire un islam des Lumières ». Un projet complètement inepte, qui trahit non seulement une profonde et grave méconnaissance de la vraie nature de cette religion par le chef de l’Etat, mais qui, en outre, aura pour principal effet d’accélérer l’islamisation déjà galopante de notre pays. Ainsi, là où les Français n’attendaient de l’Etat que fermeté et intransigeance, Macron a, pour mieux faire passer ces quelques mesurettes contre l’« islam radical », ouvert en réalité une brèche pou les islamistes. D’abord, en confiant la formation et le contrôle des futurs « imams français » à ce fameux Conseil français du culte musulman dont chacun sait qu’il est depuis des années noyauté par les Frères musulmans. Ensuite, en accordant une jolie enveloppe de « 10 millions d’euros » à la Fondation pour l’islam de France, afin de contribuer « au développement des études islamiques de haut niveau ». Comprenez à un renforcement de la présence de la culture islamique dans notre société. Et enfin, pour couronner le tout, en « enseignant davantage la langue arabe à l’école » ! Dernière mesure qui n’a pu être accueillie que comme une magistrale victoire par tous les salafistes présents sur notre sol… Bref, derrière cette prétendue loi contre le séparatisme islamiste, c’est quasiment une islamisation officielle, pensée et organisée de notre pays qui se dessine. La droite nationale et ceux qui gravitent autour ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Comme Sébastien Chenu (RN), qui a jugé ces mesures « timides et parfois inquiétantes ». Ou encore Dupont-Aignan (DLF), qui a déclaré de son côté : « alors que 27 % des musulmans de France considèrent la charia supérieure à la loi républicaine, ce ne sont pas les faibles annonces de Macron qui défendront nos modes de vie et valeurs ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 5 octobre 2020