Assimilation, séparation ou remigration ?

Le prochain Forum de la Dissidence aura lieu le samedi 21 novembre prochain et aura pour thème Migrexit : de la fin de l’assimilation à la remigration. Un sujet qui a évidemment inspiré Paul Tormenen, spécialiste des questions migratoires.

De longue date, l’assimilation des étrangers souhaitant s’installer en France est allée de soi. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Une partie des immigrés présents en France et une frange de plus en plus importante de descendants d’immigrés de la deuxième et de la troisième génération manifestent ouvertement qu’ils ne souhaitent pas s’assimiler. Au lieu de l’assimilation souhaitée, c’est parfois la séparation volontaire qui a été choisie. Pendant ce temps, l’immigration massive continue alors que la France est frappée par une grave crise économique et que le nombre de chômeurs explose.

Quelles sont les perspectives dans ce contexte ? Après avoir abordé l’abandon de l’ambition de l’assimilation, nous présenterons à partir d’une expérience personnelle les signaux visibles d’une séparation entre communautés qui se manifeste dans la société française. Le diagnostic connu, des perspectives existent pour les patriotes ne pouvant se résigner au déclin de la France. Nous en esquisserons quelques-unes en conclusion.

I Le diagnostic
L’assimilation, une belle idée

Assimilation, intégration, inclusion, vivre ensemble : les changements d’appellation pour désigner ce que la société française attend des étrangers souhaitant vivre en France sont nombreux, comme sont nombreux les reculs des gouvernements successifs en la matière. Ils sont au diapason d’une séparation grandissante entre communautés au sein de la population.

L’assimilation. Pour un français né dans les années 1960, l’assimilation est longtemps allée de soi. Dans la vie quotidienne, elle se traduisait par une discrétion de la part des immigrés, qui ne manifestaient pas en public leurs origines ethniques. Le récit national ne faisait pas débat lors des cours d’histoire, pas plus que le porc servi à la cantine. Les personnes d’origine étrangère s’efforçaient de garder leurs coutumes, leur culture et leur mœurs pour chez eux, pour la sphère privée.

L’assimilation n’est pas un vain mot dans la culture et l’histoire de notre pays. Le droit la mentionne comme une condition d’accès à la nationalité française. Mais les conditions posées par les différents textes précisant les exigences en la matière sont non seulement très générales, elles ne s’appliquent pas à tous ceux qui acquièrent la nationalité française par le droit du sol (1). Il ne faut donc pas compter sur ces formalités administratives pour « fabriquer des français ».

Avant d’être encadrée par le droit, l’assimilation était avant tout un état d’esprit, une discrétion, un effort de tous les jours pour se faire accepter par les autochtones, dont les étrangers connaissaient les attentes.

Le changement est devenu perceptible dans le courant des années 80. Le regroupement familial et un peu plus tard les régularisations massives organisées par les gouvernements de gauche ont facilité une accélération des flux migratoires. Il ne s’agit désormais plus d’individus isolés mais de peuples que l’on fait entrer en France. L’entre soi est devenu plus fréquent. De nombreux étrangers ou personnes d’origine étrangère ont pu continuer à vivre « comme au pays ». Le maintien du lien avec la culture d’origine a été facilité par les chaines de télévision reçues par satellite. Des communautés de plus en plus homogènes se sont multipliées. Le travail de sape mené par des prédicateurs islamistes a fait le reste.

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Contre la loi sur le séparatisme, un collectif de mosquées prend de l’ampleur au niveau national

Une centaine de responsables de mosquées se réunissent pour dénoncer “la discrimination de certains musulmans” dans certains discours politiques.

Samedi 2 octobre dernier, une quinzaine de policiers avaient débarqué à la mosquée Omar, dans le 11e arrondissement de Paris, en plein cours d’arabe, pour contrôler les lieux, les enseignants et les élèves. Peu après, plusieurs associations musulmanes s’étaient insurgées de cette opération menée au lendemain du discours d’Emmanuel Macron sur le séparatisme islamique. Depuis, plus de 100 responsables de mosquées françaises se constituent en collectif pour dénoncer « les discours politiques hostiles aux musulmans », rapporte Le Parisien.

« Discrimination » et « stigmatisation »

Au surlendemain de la perquisition, une vingtaine de mosquées et associations, essentiellement en Seine-Saint-Denis, avaient publié un communiqué pour exprimer leur « désapprobation », où elles regrettaient « l’intervention des forces de l’ordre devant les enseignants et les enfants dans un lieu sacralisé ». Plus largement, ce collectif dénonce désormais un niveau de « discrimination » et de « stigmatisation » « jamais vus ». Contacté par Le Parisien, un membre de cette association devenue nationale regrette également « les amalgames » opérés, selon lui, par les autorités et une partie de l’opinion au sujet des associations et écoles musulmanes. « Il ne faut pas confondre les écoles en bonne et due forme, ou les associations qui se contentent de donner des cours d’arabe et de religion, avec les structures clandestines qui accueillent des élèves toute la semaine dans l’illégalité », fait-il valoir.

Pour ce responsable associatif, l’émergence de ces écoles hors-la-loi résulte d’ailleurs… de la stigmatisation. « Prenons l’exemple d’Aulnay-sous-Bois : l’école Bougainville a mis dix ans à voir le jour ! C’est parce que les autorités freinent l’ouverture d’écoles privées musulmanes que forcément, des structures clandestines ouvrent leurs portes », estime-t-il avant d’effectuer une comparaison : « Il y a des milliers d’écoles catholiques sous-contrat en France, très peu de musulmanes, alors qu’il y a six ou sept millions de musulmans dans notre pays. Est-ce normal ? ».

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Séparatisme, le mot qui ne veut rien dire

Le 2 octobre, le président Macron a dévoilé son plan contre le séparatisme. Le séparatisme, ce serait l’islamisme. Mais, alors, pourquoi ne pas le dire ? Pourquoi pas une loi contre l’islamisme ? Tout simplement par peur d’être taxé d’islamophobie, enfant adultérin du racisme.

On va donc une fois de plus noyer le poisson. On va faire de l’amalgame, le pas d’amalgame est à géométrie variable. On parlera peut-être de séparatisme corse mais certainement pas du kanak, pourtant d’actualité. On va surtout fustiger celui de prétendus suprématistes blancs car, en France, certains rêveraient d’un « Orania » comme en Afrique du Sud. C’est bien sûr ridicule. L’islamisme, qu’il ne faut jamais confondre avec les gentils islamiques, des musulmans sans problèmes, eux, serait donc un séparatisme parmi d’autres. Mais l’islamisme est-il un séparatisme ? Cela se discute. Certes, les islamistes sont séparatistes car ils veulent vivre hors la république en appliquant les lois de la charia. Mais ce n’est pas un aboutissement comme le serait l’indépendance de la Bretagne. Ce n’est qu’une étape. L’islam ne veut pas se séparer du monde, il veut le dominer et imposer par là même la vraie foi aux mécréants. Le but final n’est donc pas le séparatisme mais la domination du pays et la soumission de sa population aux lois islamiques ou islamistes — on ne sait plus bien, sauf qu’au final c’est la même chose.
L’islam ne veut pas faire sécession mais dominer

Ainsi le séparatisme basque est une revendication d’indépendance. Pour le moment, la Seine-Saint-Denis ne veut pas se séparer territorialement de la république. La séparation de l’église et de l’état- pilier de notre laïcité- n’a jamais été un séparatisme. Les catholiques réfractaires et persécutés n’ont jamais voulu créer un Etat ni refuser les lois de la république, pas plus que les juifs et les protestants.

Il y a eu des tentatives séparatistes cependant pendant les guerres de religion dont on se souvient vaguement, avec le siège de La Rochelle par Richelieu. Mais il faut bien voir que le rétablissement du pouvoir royal partout dans le royaume contre le séparatisme huguenot a été la conséqunce d’une suite de massacres. C’était la guerre civile et religieuse Les huguenots se réunissent à La Rochelle le 25 décembre 1620. Lors de cette assemblée générale, la décision a été prise de résister par la force à la menace royale et d’établir un « État dans l’État ». La République protestante fut partagée en huit cercles ayant chacun son conseil provincial, ses finances, son armée et son chef militaire, sous la direction du duc de Rohan. Macron n’envisage pas pour le moment de campagnes militaires contre les territoires perdus de la république.

Mais sur cette ambigüité du séparatisme, sur la grosse subtilité sémantique, le président joue gros. L’opinion ne l’attend pas sur un assaut contre un « camp des saints fictifs » mais contre le danger d’islamisation du pays par un mouvement religieux et politique. Le projet de loi contre les séparatismes, qui doit être présenté cet automne et adopté début 2021, constituera à la fois le premier et le dernier test grandeur nature en matière de régalien pour l’exécutif. « Le texte a vocation à faire le lien entre l’insécurité liée au terrorisme et l’insécurité du quotidien. Ne pas répondre à cette demande sociale qui s’exprime, ce serait une erreur politique», esquisse un conseiller de l’exécutif cité par Le Figaro. La République indivisible n’admet aucune aventure séparatiste”, a déclaré Emmanuel Macron. La criminalité au quotidien n’est pas un séparatisme.

Macron n’a donc aucune chance de s’en tirer. Il a choisi un mauvais mot, faute d’oser utiliser le bon. Le vrai séparatisme c’est celui entre le peuple français et ses dirigeants traitres à notre identité historique.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Apprendre l’arabe à l’école pour combattre l’islamisme ?, par Francis Bergeron

Vendredi, Macron avait tenu son discours contre le « séparatisme », sifflé par la gauche, et applaudi par une partie de la droite. Mais le débat se prolonge sur un point précis de son intervention, qui pourrait ruiner le côté « droit dans ses bottes » du discours : c’est l’idée qu’il faudrait développer en parallèle l’apprentissage de l’arabe, à l’école et dans le cadre périscolaire.
On croyait pourtant que la majorité avait tourné le dos à la pratique si confuse et paralysante du « en même temps ». Darmanin, le dur de dur sur ces questions, Blanquer, le Jules Ferry du XXIe siècle, applaudissent pourtant des deux mains.

Les arguments du gouvernement sont les suivants : l’arabe est la cinquième langue du monde, il faut l’enseigner davantage. D’autre part il vaut mieux que son apprentissage se fasse dans des structures « maîtrisées » plutôt que dans des mosquées salafistes. Enfin la « culture plurielle » est une richesse qu’il faut valoriser. Mais l’intégration, qui est la grande question, la question de l’appartenance à une communauté de destin, passent le plus souvent par une langue commune, cette question est éludée.

Certes l’arabe est une belle langue, mais la possibilité de l’apprendre et de l’étudier est une option déjà ouverte. Et puisque l’arabe n’est que la cinquième langue du globe, n’est-il pas plus urgent d’apprendre d’abord les quatre premières, à commencer par le français, insuffisamment possédé et défendu par les Français eux-mêmes, trop souvent remplacé par un sabir anglo-arabe ? Quant à l’idée que la promotion de l’arabe éviterait aux jeunes de se rendre dans les mosquées salafistes, elle est pour le coup empreinte d’une grande naïveté. La bonne question est : que font des mosquées salafistes sur le territoire français ? Les fermer réglerait de façon plus radicale le risque d’endoctrinement islamiste. Quant au dernier argument, il est alambiqué : « la culture plurielle est une richesse » nous dit Macron, et enseigner l’arabe de façon plus systématique permettrait donc le développement de cette richesse…

« Une islamisation de l’Education nationale » (Luc Ferry)

L’ancien ministre de l’Education nationale de Chirac, Luc Ferry, a réagi assez violemment à ce qu’il avait déjà eu l’occasion d’appeler « une fausse bonne idée » : « C’est ridicule ! » a-t-il lâché, expliquant que c’était au contraire le meilleur moyen de favoriser « la prolifération d’écoles coraniques ou d’écoles confessionnelles ». Luc Ferry craint pour sa part « une islamisation de l’Education nationale ».

Curieusement les recettes que les adeptes du « laïcisme républicain » (Macron n’a eu que ces mots à la bouche pendant toute son intervention de vendredi) ont appliqué aux petits Français, sous la IIIe République, consistaient à leur interdire la pratique des langues régionales. Les petits Bretons, en particulier, furent les victimes d’une véritable discrimination, et d’une sorte de génocide culturel. Il s’agissait en fait, dans ces régions, d’arracher les enfants aux « superstitions », et plus globalement à l’influence de l’Eglise. Le nouveau « laïcisme républicain » commande donc à présent d’enseigner la langue qui véhicule l’islam, pour que les enfants ne fréquentent pas les mosquées islamistes. On a du mal à comprendre le raisonnement !

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 8 octobre 2020

Lutte contre le séparatisme ou contre nos libertés?, par Guillaume de Thieulloy

Le 2 octobre, M.Macron a prononcé aux Mureaux (quartier emblématique du merveilleux «vivre-ensemble» chanté sur tous les tons par nos chers dirigeants) un important discours sur le «séparatisme».

J’ai déjà dit que le mot «séparatisme» me semblait particulièrement inadéquat pour définir le problème que l’islam pose à la France: l’objectif ultime des islamistes n’est pas de régner sur des quartiers où la loi française ne s’appliquerait plus (c’est déjà le cas dans plusieurs centaines de quartiers «sensibles»), mais de soumettre tout le territoire français à la charia.

Cela fait maintenant plusieurs décennies que la France a un problème islamique, mais les dirigeants font mine de ne pas comprendre.

Ainsi, dès le début de son discours, le chef de l’État dénonce le projet politico-religieux du «séparatisme islamique», sans sembler s’apercevoir que c’est le Coran lui-même qui porte un projet politico-religieux.

On notera avec amusement l’évolution du discours. Voici quelques années, nous étions de dangereux complotistes quand nous dénoncions les horaires de piscine réservés aux femmes. Eh bien, désormais, Emmanuel Macron nous emboîte le pas.

Encore quelques années, et il va peut-être «découvrir» que le projet islamiste a quelque chose à voir avec l’islam!

L’aveuglement volontaire de ces prétendues élites devrait radicalement les disqualifier pour conduire la nation. Mais, manifestement, la mémoire courte des Français permet toutes les manipulations. Jusqu’à tenter de faire du successeur de François Hollande un chef d’État capable de lutter sans faiblesse contre « l’islam politique » (comme s’il en existait un autre).

Mais, en dehors de ce spectacle absurde et familier, où les responsables de l’ouverture des frontières et du désarmement de la France osent jouer aux hommes d’État, ce discours est inquiétant.

Car, en ne ciblant pas nommément les incompatibilités entre certains points de l’islam et certaines de nos mœurs et de nos lois, M. Macron envisage d’un cœur serein de mettre toute la société française en prison.

Je ne prendrai dans son discours que deux exemples de ces mesures liberticides, évidemment inefficaces contre l’islamisme, mais ravageuses contre les libertés des vieux Français.

Il est annoncé que la loi interdira désormais l’instruction à la maison, pour que l’école redevienne «un creuset républicain». Pour ma part, je ne crois pas du tout que l’école doive être une officine de propagande robespierriste ou mélanchoniste. Et je crois que les parents doivent être les premiers éducateurs de leurs enfants. C’est ce que dit le droit naturel. C’est aussi ce que dit la déclaration universelle des droits de l’homme.
Très consciemment, je scolarise mes enfants hors du « creuset républicain » où l’on n’apprend plus à lire, écrire, ni compter, mais où, dès la maternelle, on chante les merveilles de cette «diversité» qui fracasse notre patrie.

Deuxième exemple: l’État réclame désormais le droit de dissoudre les associations pour des motifs indéfinis.

Faute de savoir résister à la conquête islamique, M. Macron restera – comme ses prédécesseurs – dans l’histoire comme un fossoyeur des droits naturels des êtres humains et des libertés des Français.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Quand Gérald Darmanin annonce la suppression du mot «séparatisme» dans l’intitulé du projet de loi

08/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le projet de loi destiné à lutter contre le «séparatisme» devrait changer de nom pour s’appeler «projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains», a annoncé mardi 6 octobre Gérald Darmanin, sur Radio classique.

Mais pour l’instant son titre «n’est pas acté».

«L’idée était bien de lutter contre le séparatisme principal qu’est l’islam radical», a expliqué le ministre de l’Intérieur. Toutefois, «ce n’est pas le seul objet du texte».

Ce nouvel intitulé marquerait un énième glissement sémantique, après l’utilisation successive par Emmanuel Macron et ses ministres depuis deux ans de termes comme «communautarisme», puis «séparatisme» au singulier, puis «séparatismes» au pluriel.

Autant d’hésitations qui permettent de montrer que le gouvernement veut, de plus en plus, éviter de désigner publiquement comme adversaire l’islamisme radical.


Renforcer l’islam pour contrer l’islamisme: la dangereuse illusion de Macron

Une tribune libre de Nicolas Bay (Rassemblement national), député français au Parlement européen, vice-président du groupe « Identité et Démocratie ».

Les annonces d’Emmanuel Macron contre « les séparatismes », en réalité exclusivement contre le « séparatisme islamiste » comme il l’a reconnu lui-même lors de sa conférence de presse, ne sont pas anodines. On aurait tort de les traiter par le mépris et de n’en discuter que les détails de mise en œuvre. L’essentiel se situe malheureusement dans l’acceptation et la promotion d’une société multiculturelle qui n’aurait plus de France que le nom. Loin de défendre l’idée républicaine française, c’est un accommodement à l’anglo-saxonne que le président de la République souhaite mettre en place rapidement.

Partant du fait, réel mais récent, que « des civilisations cohabitent sur notre sol compte tenu de ce qu’est aujourd’hui le peuple français », mêlant ainsi au passage naturalisés anciens, récents et, dans son esprit, les étrangers naturalisables à terme, Emmanuel Macron en tire des conclusions qui vont bouleverser en profondeur notre pays. Quand il décrète qu’il veut que la France « devienne un pays d’excellence dans l’étude des civilisations musulmanes », quand il décide que la langue arabe doit être enseignée massivement parce que l’arabe est « la richesse » de « nos enfants, de leurs familles » et qu’il convient de « la reconnaître et de l’exalter », Emmanuel Macron semble sincèrement persuadé de combattre le « séparatisme ». Comme Gribouille se jetant à l’eau pour ne pas être mouillé par la pluie, il pense donc combattre l’islamisme en islamisant. Car il faut rappeler que l’arabe est la langue du Coran et de l’islam comme le latin a été celle de la Chrétienté occidentale durant des siècles.

Reconnaître que l’arabe – ou le wolof – est une langue que notre pays doit exalter au nom de la République, ce n’est pas combattre le séparatisme, mais entretenir le communautarisme, et donc armer mentalement les « séparatistes », renforcer ce qu’ils croient être leur légitimité. C’est aussi faire de l’intégration à l’envers.

Emmanuel Macron ne compte pas s’en tenir là. Il entend changer notre perception du passé, le défranciser afin de le rendre compatible avec les vagues migratoires arrivées, en partance ou à venir. Plusieurs éléments de son discours le prouvent. D’abord, sa volonté d’insister sur le passé : « Nous sommes un pays qui a un passé colonial (…) avec des faits fondateurs de notre psyché collective ». Pour la pensée présidentielle, ce passé divise, il oppose deux mémoires nationales, celle des Français, celles des peuples colonisés. Or, nombre de descendants de ces peuples sont installés chez nous, bien souvent naturalisés. Pour Emmanuel Macron, la synthèse de ces deux mémoires ne peut se faire qu’au prix de concessions, de ce qu’il appelle « faire un pas l’un vers l’autre ». Et qu’importe qu’une seule partie, la française, fasse ce pas. Ce pas, c’est pour le président à l’école de la République de le franchir. La France n’existe plus dans ce contexte que comme un passé à dépasser, au risque de le dénaturer.

Dans ce contexte, les mesures concrètes contre l’islamisme comme le (trop faible) renforcement de la neutralité du service public ne peuvent être décisives. Elles ne sont que des réactions ponctuelles face à une offensive qui ne sera nullement gênée et contournera en s’adaptant. Elles frapperont, en revanche, des personnes étrangères à l’islamisme, notamment des familles d’autres confessions ou agnostiques, ayant fait le choix de l’école à la maison.

Emmanuel Macron a cité les Frères musulmans, principalement pour les exonérer d’avoir toujours eu une nature et un projet politique. Mais il n’a annoncé aucune mesure spécifique les concernant. Les mosquées radicales en France ne se chiffrent pas par dizaines mais par centaines. Elles sont et resteront ouvertes, hors exceptions gérées par des maladroits disant tout haut ce que les autres préparent tout bas.

Interrogé sur le rôle des élus, Emmanuel Macron a magnifié leur rôle, refusant ainsi de voir que deux catégories de maires sont les complices de l’islamisme et souvent des Frères musulmans. Les premiers en étant eux-mêmes liés à la mouvance de l’islam politique même si, convenons-en, les cas sont pour l’heure rares. Avec le bouleversement démographique en cours, ce ne sera plus le cas d’ici 2030. La seconde, la plus nombreuse, est celle des édiles qui achètent des voix en subventionnant des clubs et des associations gangrénées par l’islamisme ou en facilitant l’installation de mosquées contrôlées par des radicaux. Ces élus jouent depuis vingt ans un rôle déterminant dans l’avancée islamiste en France. Ne rien dire sur ce sujet, c’est accepter que continuent des tractations et des renoncements pourtant bien peu « républicains ».

Finalement, cette négation de la France, de son histoire, de sa langue, de l’existence d’un peuple historique d’ailleurs jamais consulté sur l’immigration, cette volonté de promouvoir une nouvelle « mémoire », ne peut que renforcer l’offensive islamiste. Cette république séparée de la France, telle que la propose Emmanuel Macron, n’est pas une digue, mais une autoroute pour le séparatisme.

Tribune reprise de Causeur

Identitaires, communautaires et séparatistes : l’affrontement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Le discours d’Emmanuel Macron pour annoncer le futur projet de loi contre le « séparatisme islamique » a été prononcé vendredi 2 octobre. Le projet de loi, quant à lui, sera présenté le 9 décembre en Conseil des ministres.

Le Président évoque les « dérives » islamistes « au sein de nombreux services publics (…) en particulier, les transports en commun ». Il évoque « l’obligation de neutralité ». Mais comment imposer la laïcité aux musulmans alors que, par ailleurs, Emmanuel Macron appelle à créer des « postes supplémentaires dans l’enseignement supérieur » sur la « civilisation musulmane » ? Comment dire aux musulmans que leur foi doit passer après les valeurs républicaines alors que le véhicule culturel de l’islam, la langue arabe, devrait être « reconnue » et « exaltée (…) dans le cadre républicain de manière extraordinairement décomplexée » ? Multiculturalisme et laïcisme sont incompatibles : si l’on veut intégrer l’islam dans la République, on ne peut lui refuser de s’exprimer tel qu’il est. Or, c’est là que le bât blesse. Macron fait du Sarkozy, il rêve d’un islam de France qui ne peut pas exister dans la mesure où, pour le musulman, l’intérêt national est toujours secondaire. L’oumma, communauté des croyants, prime sur les patries, et la charia, loi coranique, sur les lois de la République.

Il est illusoire de réformer l’islam, on ne change pas la foi et la culture des gens, on ne déracine pas les masses : on les accepte telles qu’elles sont au risque de la guerre civile ou on les renvoie au pays afin de préserver la paix. Aucune demi-mesure ne serait tolérée par une population en croissance démographique et sûre de son bon droit dans un pays en dormition identitaire. Une seule solution : la remigration. Que les imams soient formés par des pseudo-experts français ou des centres étrangers, le développement de l’islam en France ne signifie qu’une chose : l’islamisation du territoire.

Par ailleurs, ce discours annonce une dérive totalitaire assumée puisque « il sera permis de dissoudre des associations dont il est établi qu’elles portent des messages qui contreviennent à nos lois à nos principes (…) en vertu de nos principes républicains ». Les associations qui combattent les lois liberticides sur l’expression de ses opinions seront-elles interdites ? Et elles qui prônent un changement de régime, estimant que la république a fait son temps, ou du moins un certain modèle de république ? On le voit : tous ceux qui dévient des valeurs républicaines telles qu’elles sont proclamées et interprétées par le gouvernement sont menacés de bannissement de l’espace public.

Dans la même veine, l’école à la maison est désormais interdite sauf « impératifs de santé », ce qui contraint les familles à mettre leurs enfants dans un établissement scolaire dès trois ans. D’autre part, les écoles hors-contrat seront « davantage contrôlées ». Ce tour de vis sans précédent touche de plein fouet la liberté scolaire, l’autorité parentale et l’intégrité des familles. C’est une accélération grave de la dynamique étatiste qui enserre le pays et détruit les libertés les plus élémentaires. Au plus fort de sa période d’impopularité, traumatisée par les Gilets jaunes, la Macronie élimine son opposition. Plus que jamais, ce n’est pas un vain mot, nous basculons dans le totalitarisme. C’est un système qui se définit par l’application d’une idéologie à la totalité d’une société. Pour cela, nul besoin d’exécutions sommaires. Il suffit d’avoir un peuple volontairement servile et apathique. À nous de le réveiller.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Projet Macron contre les « séparatismes » – Totalement inadapté, voire dangereux, par Franck Deletraz

On aura beau lire et relire attentivement le discours prononcé vendredi dernier par Macron exposant les grands axes de la fameuse loi contre les « séparatismes » (Voir Présent daté du 3 octobre), c’est en vain, ou presque, que l’on essayera d’y trouver une mesure réellement à la hauteur de la gigantesque menace que fait planer sur notre pays l’islam dit « radical ». Certes, en pointant du doigt l’« islamisme », non sans répéter bien sûr qu’il faut absolument « éviter tout amalgame », le Président s’est pour une fois risqué à désigner l’ennemi. Certes, en dénonçant chez ce dernier « une organisation méthodique pour contrevenir aux lois de la République et créer un ordre parallèle (…) séparatiste dans un premier temps, mais dont le but final est de prendre le contrôle, complet celui-ci », de notre société, il a pu donner un instant l’impression d’avoir enfin pris conscience du fait que l’ultime objectif de ces gens n’était autre que de faire de la France un califat islamique. Et cependant, en éludant complètement le problème pourtant capital de l’immigration massive, en appelant une fois de plus nos compatriotes à la repentance pour leur passé colonial, en rendant lamentablement notre pays pour partie responsable de ce « séparatisme », et en énumérant une série de mesures gadgets là où les Français attendaient un véritable plan de guerre, Macron a fait une fois de plus la démonstration de sa totale incapacité à éradiquer la menace islamiste en France. Pire encore, en annonçant plusieurs mesures visant à créer « un islam des Lumières » en France, il a ouvert en grand la porte à une accélération de l’islamisation de notre pays.

Un projet liberticide pour les familles françaises

Seul bon point, peut-être, que l’on puisse accorder à Macron : son choix de nommer pour une fois l’ennemi, en pointant clairement du doigt le « séparatisme islamiste ». Et encore : il y aurait fort à dire au sujet de cette distinction pour le moins subtile que fait le Président (et l’ensemble de la classe politico-médiatique) entre les partisans d’un islam dit « radical » et le reste des musulmans qui, les uns comme les autres, ont tous pour seule véritable loi la Charia et pour unique livre de chevet le Coran. Cet ouvrage dont de nombreuses sourates appellent au meurtre des infidèles… En dehors de ce choix qui constituait un peu, il est vrai, « une première », son discours de plus d’une heure aura surtout consisté en une énumération de mesures, au mieux déjà vues et très insuffisantes (telles que la « réaffirmation de la neutralité des services publics », le « renforcement du contrôle de l’Etat sur les associations », ou bien encore l’« expulsion des imams salafistes »), au pire de nature à attenter gravement à la liberté des familles françaises, et même à accélérer l’islamisation de notre pays. C’est ainsi que, sous couvert de lutte contre les centaines d’écoles coraniques clandestines qui sévissent dans les banlieues ethniques, Macron a annoncé non seulement le renforcement du contrôle de l’Etat sur les établissements privés hors contrat, mais aussi la fin, dès la rentrée 2021, de la scolarisation à domicile (sauf pour raison de santé) : deux mesures qui, chacun l’aura compris, frapperont en priorité non pas les islamistes, qui de toutes façons « s’assoient » sur nos lois et recréeront des madrasas clandestines, mais les nombreuses familles françaises catholiques qui ont fait le choix légitime et jusque-là légal de ce type d’enseignement pour préserver justement leurs enfants de la propagande gauchiste dispensée aujourd’hui par les enseignants et leur éviter de sombrer avec ce navire en perdition qu’est l’Education nationale !

Une brèche ouverte pour les islamistes

Mais il y a plus inquiétant encore : cette volonté très ferme affichée vendredi par Macron d’« aider (l’islam) à se structurer » en France afin d’y « construire un islam des Lumières ». Un projet complètement inepte, qui trahit non seulement une profonde et grave méconnaissance de la vraie nature de cette religion par le chef de l’Etat, mais qui, en outre, aura pour principal effet d’accélérer l’islamisation déjà galopante de notre pays. Ainsi, là où les Français n’attendaient de l’Etat que fermeté et intransigeance, Macron a, pour mieux faire passer ces quelques mesurettes contre l’« islam radical », ouvert en réalité une brèche pou les islamistes. D’abord, en confiant la formation et le contrôle des futurs « imams français » à ce fameux Conseil français du culte musulman dont chacun sait qu’il est depuis des années noyauté par les Frères musulmans. Ensuite, en accordant une jolie enveloppe de « 10 millions d’euros » à la Fondation pour l’islam de France, afin de contribuer « au développement des études islamiques de haut niveau ». Comprenez à un renforcement de la présence de la culture islamique dans notre société. Et enfin, pour couronner le tout, en « enseignant davantage la langue arabe à l’école » ! Dernière mesure qui n’a pu être accueillie que comme une magistrale victoire par tous les salafistes présents sur notre sol… Bref, derrière cette prétendue loi contre le séparatisme islamiste, c’est quasiment une islamisation officielle, pensée et organisée de notre pays qui se dessine. La droite nationale et ceux qui gravitent autour ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Comme Sébastien Chenu (RN), qui a jugé ces mesures « timides et parfois inquiétantes ». Ou encore Dupont-Aignan (DLF), qui a déclaré de son côté : « alors que 27 % des musulmans de France considèrent la charia supérieure à la loi républicaine, ce ne sont pas les faibles annonces de Macron qui défendront nos modes de vie et valeurs ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 5 octobre 2020

Islam radical : le lent “réveil républicain”, par Ivan Rioufol

Faut-il croire au “réveil républicain” annoncé, vendredi, par Emmanuel Macron ? Reconnaissons au chef de l’Etat d’avoir mis fin, dans les mots, au somnambulisme d’Etat face à l’islam radical. “Force est de constater qu’il y a un islamisme radical qui conduit à nier les lois de la République, qui conduit à banaliser la violence (…)“, a déclaré le chef de l’Etat, en visite aux Mureaux (Yvelines). Certes, on pourra ergoter sur le pléonasme contenu dans le recours à l’expression d’un “islamisme radical”, qui semble vouloir déresponsabiliser l’islam de ses propres dérives. Cependant, il faut reconnaître à Macron de n’avoir pas reculé devant le procès en islamophobie et en racisme que ne manqueront pas de lui faire les tenants de cet islam politique et totalitaire, qu’il a choisi de dénoncer comme étant un “danger”.

Applaudissons donc à ce discours contre le “séparatisme islamiste”, clairement et uniquement focalisé contre la nouvelle “contre-société”, si souvent décrite ici. Récemment, un sondage Ifop a rappelé que 40% des Français musulmans et 75% des moins de 25 ans font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République.

Néanmoins, quand Macron prétend que “le chemin, c’est celui que je viens de tracer“, il s’approprie un diagnostic qui a été fait par d’autres depuis des décennies. L’audace dont il se flatte est toute relative. D’autant que les mesures qu’il préconise, et qui s’étaleront dans le temps, ne répondent pas à l’urgence de la menace. En réalité, si le chef de l’Etat a rompu le tabou d’un islam radical intouchable, il n’a pas osé remonter à la source de son implantation en France. La cause est à rechercher dans une constante immigration de peuplement et un abandon des exigences d’assimilation à la communauté nationale.

Quand Macron constate : “Nous avons nous-mêmes construit notre propre séparatisme“, en regrettant la participation de l’Etat à la ghettoisation des quartiers, il se laisse aller à la rituelle séance de culpabilisation face aux minorités. Cependant, les vrais responsables du séparatisme islamiste sont tous ceux, Macron compris, qui continuent à laisser venir une massive immigration musulmane appelée à devenir française par le droit du sol et de la nationalité automatique.

Le réveil républicain, dont s’enorgueillit Macron, n’a ouvert qu’un oeil…

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Inséparables ? – Cyril Raul (Les Identitaires)

Dans son discours de vendredi dernier, Emmanuel Macron a présenté sa « loi contre le séparatisme » qui doit être débattue au Parlement en décembre. Un texte présenté par le service communication du Président comme une réponse à « l’islamisme », mais dont l’intitulé se gardera bien de reprendre le terme. Et pour cause.

Immigration et double-peine

Le « séparatisme islamiste » n’est en effet qu’une conséquence de l’islamisation, elle-même conséquence de l’immigration maghrébine et africaine. Pas une seule fois évoquée par l’exécutif lors de la présentation du projet loi, cette immigration massive continuera d’alimenter l’islamisation de la France, engendrant ainsi ses multiples prises de contrôles de rues, de quartiers, d’associations, de commerces ou de mairies. En somme, ce « séparatisme » que le gouvernement prétend combattre.

Pire : les Français vont même subir la double-peine. Face à l’islamisation, Emmanuel Macron a annoncé vouloir enseigner davantage la langue arabe à l’école ainsi qu’une enveloppe de 10 millions d’euros pour financer les études islamiques à l’université. Une nouvelle double-dose pour les Français ! On leur parlait d’immigration choisie par opposition à l’immigration subie ? Ils ont finalement l’immigration subie et choisie. On leur annonce un Islam financé et encadré par l’Etat en réponse à l’islamisme ? Ils auront finalement l’islamisme et l’Islam subventionné avec leurs impôts.

Toujours moins de libertés

Pas de société multiculturelle sans déclin des libertés individuelles. En ce sens, ce projet de loi s’inscrit dans la lignée des lois anti-terroristes. Derrière le paravent islamiste, le texte en préparation est avant tout restrictif de libertés.

Des libertés d’association et d’expression d’abord. Dans son intervention, le Président a visé la dissolution des associations contrevenant aux « principes républicains ». Marlène Schiappa a quant à elle évoqué une lutte contre des « suprématistes blancs » sortis de ses énièmes fantasmes. Dans l’esprit de ses fondateurs, le projet de loi dépasse donc de loin le cadre de la question islamiste.

De la liberté d’enseignement ensuite. Le gouvernement compte interdire l’instruction à domicile à la rentrée 2021. Alors même que, du fait de la baisse du niveau scolaire et de la fermeture des écoles dans la France désertifiée, de plus en plus de Français réfléchissent à ce mode d’instruction ? Alors même que les terroristes islamistes de nationalité française sont tous issus des bancs de l’école de la République ? A travers un énième artifice médiatique dont il use et abuse, le gouvernement opère un glissement du débat : la racine du « séparatisme islamiste » n’est plus l’immigration mais l’école à la maison.

Nous sommes déjà séparés

Le choix du terme « séparatisme » par le gouvernement est évocateur. L’exécutif aurait pu opter pour les mots « communautarisme » ou « islamisme ». Signe que, au-delà de la question de l’islamisme, c’est bien plus largement la volonté de se séparer qui est ici condamnée. Ce choix sémantique sonne comme un aveu d’échec : oui, dans l’Archipel français, les gens se séparent. Ils le font aussi bien mentalement, en se détachant de dogmes républicains de plus en plus surannés et abscons, que physiquement, avec un refus toujours plus marqué du vivre-ensemble.

Immigration rime en effet avec séparation. Séparatistes ! Ces parents qui choisissent l’école privée pour éviter la racaille à leurs enfants. Séparatistes ! Ces automobilistes qui refusent de prendre les transports en commun face à l’insécurité. Séparatistes ! Ces Français quittant des villes et des quartiers de plus en plus africanisés. 40 ans de « vivre-ensemble », 40 ans d’une lente décantation. Face à ce phénomène massif, prégnant et incontestable, l’Etat serre la visse. Le vivre-ensemble se fera de gré ou de force. Loi SRU dans les petites villes, installation forcée de migrants dans les villages, école – et carte scolaire – obligatoire pour toutes les familles… En s’attaquant au séparatisme, le gouvernement ne cible pas tant un islamisme sur lequel il tire à côté, mais une séparation tendant toujours plus vers l’inéluctable.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

Prétendre lutter contre le séparatisme et permettre à l’école l’enseignement de l’arabe dès 7 ans

On devait avoir, ce mardi 22 septembre, la leçon politique du président de la République sur le communautarisme… euh… non… sur le séparatisme, faut pas confondre ! On allait voir ce que l’on allait voir. Et puis, patatras ! Le discours est repoussé de dix jours, au 2 octobre. Le sujet est tellement nouveau, tellement inattendu, qu’il faut bien une grosse semaine pour peser ses mots. En réalité, on sait déjà ce qu’il va dire.

En effet, menton en avant et œil sombre, il avait déclaré, au Panthéon, le 4 septembre dernier : « Il n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un Dieu, […] entendent imposer la loi d’un groupe. Non, la République, parce qu’elle est indivisible, n’admet aucune aventure séparatiste. » De quel Dieu s’agit-il, qui prétend gouverner les Français ? « Mais c’est… bon dieu… c’est sûr ! » aurait dit le regretté Raymond Souplex-Bourrel en frappant du poing droit sa paume gauche. Macron nous offrait là une de ses mâles envolées pleines de bruits et de fureur, comme aurait dit Shakespeare.

Petit retour en arrière…

C’est passé sournoisement, « en loucedé » (merci Audiard), au petit matin, lorsque tout le monde roupille après avoir été assommé par l’absence de défilé du 1er mai. Hormis quelques journalistes attentifs, les gens qui font profession d’informer le bon peuple n’en ont pas parlé ; il est vrai que les Français, ont-ils dû penser, lobotomisés par une overdose de Covid-19, ne voient pas au-delà de « maskétest ». Alors, pourquoi les ennuyer avec un décret signé Macron ?

Ce décret, publié au JO le 2 mai 2020, porte le numéro 2020-498. Son titre ? « Accord entre la France et la Tunisie pour l’enseignement de la langue arabe à l’école élémentaire en France ». Ce poulet avait été préparé en 2017 par la Franco-Marocaine Belkacem, mais n’avait pas été encore appliqué, faute de publication au JO. Voilà cette omission réparée. Parmi les signataires du décret, on note l’absence du ministre de l’Éducation nationale ! Désormais, dans les écoles publiques, l’arabe peut être enseigné aux élèves volontaires de 7-8 ans, dès le CE1 (art. 2). « Cet enseignement propose un apprentissage de la langue arabe qui fait référence à la culture arabe… » (art. 4). Sans trop de suspense, on se doute que la « référence » sera cherchée davantage dans le livre saint de l’islam que dans les œuvres de Ahmad Sâmî al Bâroudî ou Mariana Marrache.

Ainsi donc, pour faire la guerre au séparatisme – le mot « communautarisme » est trop désignatif ! –, on s’apprête à enseigner aux bambins la langue de ceux dont on veut réfréner les pulsions de sécession, les envies de domination, les prurits de soumission. Les Frères musulmans rigolent. Encore une fois, le « en même temps » a frappé ! Et c’est l’œil humide que notre sémillant ministre des Cultes, Gérald Darmanin, lors d’une visite à la grande mosquée de Paris, vendredi dernier, claironne : « L’islam est la religion qui aura le moins de difficulté à travailler avec la République. »

Alors ? Alors, en réalité, on ne sait pas vraiment ce que Macron va dire, le 2 octobre. On est pourtant à peu près sûr d’une chose : il va diatriber contre le séparatisme. Corses et Bretons n’ont qu’à bien se tenir !

Yannik Chauvin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Séparatisme ? Pour ne pas écrire conquête islamique ?

Le terme « séparatisme » est revenu tout récemment dans le vocabulaire politique. Dans les années 1950, il désignait les velléités de groupuscules, terroristes ou non, de séparer de la mère patrie les départements français situés en Algérie. Ces terres étaient françaises depuis 1830, mais une partie des habitants s’étaient progressivement engagés dans un processus de séparation. On connaît la suite, la montée en puissance du terrorisme, et finalement le ralliement au FLN, par la peur, la violence, le racisme …et l’islamisme.

Mais voici qu’on nous parle de séparatisme du Val-d’Oise, de séparatisme de départements de la petite couronne. Le phénomène n’est pas exactement identique, bien que l’on y retrouve la recette qui a conduit à la perte des départements d’Algérie : la peur, la violence, le racisme… et l’islamisme, également.

Il n’y pas en Val-d’Oise ou ailleurs, une volonté d’indépendance exprimée par une majorité ou par une minorité agissante, il y a des membres issus d’une communauté récemment immigrée, souvent étrangère, voire clandestine (en toute hypothèse minoritaire, même localement, par rapport aux habitants « historiques », « de souche »), d’unifier des « zones de non droit » pour en faire des territoires soumis aux règles d’une autre religion, d’une autre culture, d’une autre civilisation.

Pour ne pas effrayer, pour ne pas « donner du grain à moudre à l’extrême droite », on parle désormais de « séparatisme », mais c’est de cela qu’il s’agit. Le vocabulaire est un simple artifice pour masquer un phénomène devenu effrayant.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 19 août 2020

Ceux qui veulent libaniser la France, par Ivan Rioufol

Les Français sauront-ils résister à la puissance de l’idéologie diversitaire ? Construite en apparence sur la non-discrimination et la lutte contre le racisme – deux objectifs qui ne peuvent recueillir que l’unanimité – cette doctrine racialiste se révèle être, en réalité, une menace pour l’unité française et sa civilisation fragile. Il suffit d’observer la haine qui s’exprime désormais ouvertement contre des personnages historiques (Colbert, Napoléon, De Gaulle, etc) ou contre la police républicaine pour relativiser la sincérité des bons sentiments exaltés par les minorités. Or force est de constater que ce politiquement correct, instrumentalisé au profit des nouveaux colonisateurs, rencontre peu d’obstacles sur sa route.

La victoire des Verts, dimanche aux municipales, a été comprise par les “indigénistes” comme une excellente nouvelle. Elle s’ajoute à un mouvement mondial qui a pris son accélération après la mort, le 25 mai à Minneapolis (Etats-Unis), de George Floyd, un noir étouffé sous le genou d’un policier blanc. Dernièrement, la firme française L’Oréal a décidé de retirer certains mots de ses produits cosmétiques, tels que : blanc, blanchissant, clair. Dimanche, Le Parisien a consacré une double page en hommage à Assa Traoré (“La combattante”) présentée comme exemplaire dans la défense de son frère délinquant, mort alors qu’il résistait à des gendarmes. La lutte contre le “privilège blanc” est une infamie raciale cautionnée par des “antiracistes”…

Mais le conformisme médiatique est tel que l’imposture de ce “diversitisme” est relégué au rang de fantasme extrémiste. Le Monde de ce mercredi fait paraître un encart publicitaire d’une page pour valoriser un texte présentant la France comme raciste et l’invitant à renoncer à l’intégration au profit de l’inclusion. L’auteur écrit : “Ceux qui rejettent encore la diversité au nom de l’intégration républicaine oublient que le pacte républicain prévoit que la loi garantit une égalité de traitement pour tous”. Le dessein de ce genre de prose, qui oublie la citoyenneté et son lien avec la nation, est de soutenir une France multiculturelle. Le but est également celui des militants de l’islam politique qui récusent le modèle français.

Or, il est acquis que ce “vivre ensemble” pousse au séparatisme ; certaines banlieues le démontrent. Ces promoteurs d’une libanisation de la société devraient être désignés pour ce qu’ils sont : des adversaires de la république. Mais ils ont leurs avocats au cœur du pouvoir. Ce mercredi, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, présentera son bilan de six ans de mission. Il est salué par les immigrationnistes pour avoir dénoncé une “discrimination systémique”. L’ accusation autorise les nouveaux occupants à rester ce qu’ils sont tout en crachant sur la France quand elle ose émettre une exigence. Faudrait-il laisser ces déconstructeurs en paix ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 1er juillet 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Laurent Obertone : « Le “vivre ensemble” est avant tout un multi-séparatisme. Nous sommes à l’aube d’une crise de grande ampleur »

Laurent Obertone réagit aux événements récents aux États-Unis et en France : manifestations et revendications communautaires.

Émeutes, revendications communautaires, politiques, pillages… Que traversent les USA en ce moment ?

La même chose qu’à peu près tous les mois : l’instrumentalisation de la mort d’un délinquant pour exercer l’habituel chantage au racisme, justifier tous les débordements et avancer quelques revendications. Dans un contexte électoral, ça fonctionne toujours. Bien sûr, il y a aussi le plaisir de casser pour casser, ou le fantasme du Grand Soir, concernant les antifas. Et il y a plus largement le suivisme d’une part respectable de la population, celle qui croit que CNN a toujours raison. Cela dit, les petits Blancs de bonne famille peuvent s’agenouiller autant qu’ils veulent : l’insoluble question raciale, qui empoisonne le pays depuis toujours, ne peut qu’évoluer vers toujours plus de tensions, de communautarisme et de décohésion. Le cocktail détonant entre activistes noirs et coupables blancs ira toujours plus loin dans ce qu’il convient d’appeler une théorie du complot raciste : le Blanc coupable inné et éternel de tout le malheur des minorités… Allez unir une société avec de telles idées…

Sur la manifestation du collectif Justice pour Adama. De quoi s’agit-il ? Une américanisation du débat français ?

Oui, en un peu plus pathétique, puisque les méthodes policières sont très différentes et que si notre société était aussi odieuse que ces activistes le prétendent, ils en partiraient, et les immigrés n’y afflueraient pas par millions. Mais peu importe. Ces revendications ne reposent pas sur le réel mais sur une idéologie qui cherche à soumettre la société. Et le résultat sera le même : repli communautaire, défiance victimaire, décohésion, accusations, violences, émeutes, propagation de théories délirantes…

La France et les USA n’ont pas vraiment le même passif. Est-ce que le combat racialiste peut vraiment s’implanter en France ?

Étant donné qu’il existe partout là où différentes communautés cohabitent, y compris dans les pays les plus riches, la réponse est évidemment oui. Une part de la communauté qui s’en sort moins bien accusera toujours celle qui s’en sort mieux de spoliation. C’est le cas depuis toujours, et ça finit mal, en général. Quand on parle d’« inégalités », on sous-entend que les minorités sont des victimes exclusives et les Blancs d’odieux privilégiés qui doivent restituer, s’excuser, s’agenouiller, etc. En fait, cette idée est déjà implantée dans les esprits, par la gauche et les médias, et ne fait que mettre à jour son vocabulaire, via des activistes comme Rokhaya Diallo, qui recrachent le pire de la vulgate universitaire US « racisée ». Ça permet, notamment, de justifier les échecs et la sur-représentation criminelle de certaines minorités. « C’est systémique » est le nouveau « c’est social ». Un concept invérifiable au secours d’une réalité qui n’existe pas. En fait, comme je l’ai montré dans La France interdite, la discrimination, publique ou privée, a largement lieu au profit des minorités extra-européennes – sauf de la minorité est-asiatique, qui ne s’en plaint pas, ne revendique rien et réussit partout mieux que les autochtones, tout en ayant une criminalité plus faible. Ce qui est le cas partout dans le monde, et invalide strictement les thèses antiracistes.

Bizarrement, on n’entend pas beaucoup la « communauté » arabo-musulmane sur ce dossier. Ils étaient également peu présents à la manifestation. Pourquoi, d’après vous ?

Sauf erreur de ma part, le monde arabo-musulman se montre rarement très concerné par le sort des Africains subsahariens… Mais pas d’amalgame : ce que j’entends par là est que notre pays se communautarise pour rançonner le contribuable, et que chaque communauté défend d’abord ses intérêts. D’où la fragmentation progressive du pays.
Le « vivre ensemble » est avant tout un multi-séparatisme.

Difficile, en voyant certaines images, de ne pas penser aux temps des barbares. Pourtant, en voyant cette manifestation dans le détail, on s’aperçoit qu’ils ne sont que 20.000, ce qui est peu à l’échelle francilienne, et que sur ces 20.000, on peut dénombrer au maximum 10 % de fauteurs de troubles. Ne surréagit-on pas devant ces faits ?

Nous ne sommes qu’à l’aube d’une crise de grande ampleur, créée par nos dirigeants de toutes pièces, en quelques décennies, et dont il sera extrêmement difficile de s’extraire. L’important n’est pas tant la démonstration en elle-même que le nombre de ses sympathisants. Combien de personnes, à l’échelle francilienne, la soutiennent ? Il serait intéressant de le savoir. Compte tenu de la dynamique des populations concernées, ce nombre va augmenter de manière vertigineuse, et le risque de conflit toujours plus important avec lui. Par ailleurs, des pans toujours plus grands du pays feront office de territoires communautaires, exactement comme aux États-Unis. Et notre société n’aura plus rien d’une société.

Entretien réalisé par Marc Eynaud

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

“Séparatisme”, “communautarisme”… Et si on parlait simplement d’islamisme?

Le changement sémantique voulu par Emmanuel Macron démontre que les dirigeants français errent complètement, alors que monte la menace islamiste sur notre sol. L’analyse de Céline Pina.

Face aux attentats, violences et tensions qui traversent notre société, le Président de la république n’a pas été avare de plans. On nous a d’abord vendu en fanfare des plans contre la radicalisation, on les a même relancés. Sans succès. On nous a dit alors qu’on allait voir ce qu’on allait voir et que le gouvernement allait lancer un plan contre le communautarisme. On n’a rien vu. Aujourd’hui, tout le monde attend avec impatience le nouveau nouveau plan. Contre le séparatisme cette fois-ci. Le problème c’est que pour l’instant toutes ces annonces n’impulsent aucune dynamique et n’obtiennent pas de résultats. Au moins l’analyse du bilan n’est-elle pas épuisante : ces plans sont en général des coquilles vides qui ne servent qu’à mettre en scène une volonté politique, celle-ci tenant lieu d’action concrète et permettant de faire durer l’immobilisme comme de faire patienter le peuple jusqu’au prochain attentat, au prochain meurtre, au prochain scandale, à la prochaine adolescente chassée de son lycée par une meute fanatisée…

Un errement sémantique qui en dit beaucoup

Radicalisation, communautarisme, séparatisme… L’impossibilité à déterminer le vocabulaire le plus approprié témoigne de la superficialité des analyses comme de la réticence à agir réellement. Les changements sémantiques ne sont jamais innocents. Les errements sémantiques non plus. Ils révèlent l’absence de doctrine, autrement dit de vision partagée sur un sujet entraînant des logiques d’action. En d’autres mots : « ce qui se pense clairement s’énonce clairement » et non seulement les mots pour le dire « viennent aisément » mais ils permettent surtout d’entreprendre, de créer et d’accomplir.

Là ce n’est pas le cas. Pourquoi ? Parce que le président de la République fait tout pour éviter le seul terme qui explicite ce que nous affrontons en tant que peuple et société politique : l’islamisme. Il faut à tout prix éviter le mot avec « islam » dedans. Les termes radicalisation, communautarisme et séparatisme visent à s’en approcher sans l’assumer totalement. Ils avaient vocation à envoyer un double signal : dire à la société française qui depuis 2015 connait les assassinats de masse liés au jihad et les revendications agressives liées à l’islamisation des quartiers que leurs dirigeants n’étaient pas totalement déconnectés, et en même temps, en évacuant le terme islam, préserver ses relations clientélistes dans les quartiers et avec les leaders de l’islam politique ou consulaire (CFCM, Musulmans de France (ex UOIF), CCIF…).

Nous avons bien un gros problème

Le problème c’est que la stratégie de l’autruche et la légitimation des islamistes au nom de la protection des musulmans a certes obtenu des résultats, mais que ce ne sont pas ceux espérés. Loin de reculer, l’influence des islamistes s’est étendue et approfondie, les tenants d’un islam plus traditionnel ont adopté certains de leurs codes (voiles, obsession du hallal), la violence antisémite a exposé, les atteintes à la religion chrétienne explosent, le rejet de l’universalisme s’est répandu et on assiste à l’émergence d’une culture de la haine raciale et confessionnelle où se faire traiter de « Français » ou de Blancs, quand ce n’est pas de « croisés », est une mise en danger dans certains environnements.

Dans la situation de tension sociale où nous sommes arrivés, qu’un gouvernement ait peur qu’en identifiant explicitement l’islamisme comme une menace contre ce que nous sommes sur notre propre sol, cela ait des conséquences sur les musulmans, n’est pas indécent. En revanche, si placé en face du fait que l’immobilisme renforce les dangers pour tous et fait de la communauté musulmane la première cible des islamistes (car leur objectif est d’abord la réislamisation de leurs coreligionnaires), il reste dans le flou et l’expectative, là nous avons un gros problème.

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Catalogne et Kosovo : le deux poids deux mesures de l’Union européenne

Catalogne

04/10/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : C’est le président serbe Aleksandar Vucic qui pose la question : « Comment se fait‑il que, dans le cas de la Catalogne, le référendum d’indépendance ne soit pas validé par Bruxelles, mais qu’à ses yeux la sécession du Kosovo, pourtant organisée sans référendum, le soit ? » Le Kosovo, berceau et cœur historique du royaume de Serbie, avait été reconnu indépendant par l’Union européenne en 2008 alors qu’il n’avait fait l’objet d’aucun référendum. « C’est le meilleur exemple du deux poids deux mesures et de l’hypocrisie dans le domaine de la politique internationale », ajoute le président serbe Aleksandar Vucic.

Les pays où des mouvements séparatistes agissent, comme l’Espagne, n’ont pas reconnu cette indépendance du Kosovo. La Grèce, la Tunisie, la Roumanie non plus. C’est également la position adoptée par la Russie, notamment parce qu’elle révèle l’ambivalence de la position occidentale dans le dossier de Crimée. « Nos partenaires occidentaux ont créé le précédent du Kosovo de leurs propres mains », déclarait Vladimir Poutine devant le Parlement russe, en 2014. Poutine avait alors estimé que la situation au Kosovo et en Crimée était « exactement la même », mais que la diplomatie occidentale, dans sa grande majorité, avait choisi de traiter les deux cas de manière différente et incohérente.