Thibault de Montbrial : « La convergence entre une partie de la gauche et l’islamisme politique est inquiétante. Et certains élus de droite ne sont pas exempts de tout reproche »

Thibault de Montbrial

13/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Au micro de Boulevard Voltaire, Me Thibault de Montbrial s’exprime sur la menace islamiste, en France, « qui fracture notre pays », et la tentative de réponse apportée par le gouvernement avec la loi « séparatisme ». Selon lui, cette loi est « un pas dans la bonne direction », mais elle a ses limites.

Par ailleurs il dénonce la complaisance et « l’égarement » de responsables politiques qui permettent des financements publics à des fins de « propagande et prosélytisme » comme pour la mosquée de Strasbourg, par exemple.


[vidéo] Robert Ménard : la France face au péril séparatiste

Robert Ménard

02/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le projet de loi contre le séparatisme, rebaptisé «projet de loi confortant les principes républicains», est examiné au Sénat, une question se pose: la communauté nationale est-elle vraiment en train de voler en éclats ?

Peut-on encore éviter le communautarisme ?

Pour en débattre, Sputnik reçoit l’avocate Najwa El Haïté, adjointe au maire d’Évry, et Robert Ménard, maire de Béziers.


Eric Zemmour sur la loi séparatisme : “Le vrai problème, c’est l’immigration. L’assimilation n’est plus possible à cause du nombre d’immigrés” (Vidéo)

Séparatisme : une loi de mauvaise foi ?, par Etienne Defay

loi séparatisme

Dans une tribune publiée dans Le Figaro, le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France et le Métropolite Emmanuel Adamakis, du Patriarcat œcuménique en France, ont alerté sur le contenu de la loi sensée lutter contre le « séparatisme ».

S’ils affirment que la loi de 1905 avait été accueillie avec douleur par les catholiques, elle avait en revanche été saluée par les protestants et les orthodoxes. Sans nier qu’elle a été vue comme une « machine de guerre contre l’Eglise », les signataires se veulent conciliants et insistent sur la nécessité pour les cultes de se retrouver dans l’ambition et la promesse de la République permettant « d’unir des hommes et femmes extrêmement divers ». On peut y voir avec regret une sorte de réaffirmation du toast d’Alger symbolisant l’attachement de l’Eglise de France à la République. On peut lever les yeux au ciel en voyant se déverser un énième angélisme très épiscopal à l’encontre d’un régime qui les aura davantage martyrisé que servi, mais le fond du propos n’est pas là. On a souvent pointé du doigt le robinet d’eau tiède qu’est bien souvent la conférence des évêques de France, la voir prendre position par le biais de son président tranche avec l’habitude ancrée de faire le dos rond. Car le sujet est d’importance.

On l’a beaucoup écrit ici mais ce projet de loi tire, sciemment ou lâchement, largement à coté de la cible. On attendait de la fermeté vis-à-vis de l’islamisme, on a vu un rejet pur et simple de toute religion, la République a raté l’occasion de se réconcilier avec son histoire et de nommer clairement son ennemi. Alors que l’islamisme se répand dans nos rues, les responsables chrétiens voient avec désolation leurs églises prises dans cette redoutable tenaille les rejetant du côté des islamistes. Foin de l’Histoire de ce pays, ses mœurs, ses coutumes et ses racines. Le christianisme est devenu, par le jeu éculé de l’égalitarisme et surtout du renoncement, une idéologie potentiellement dangereuse. Peu importe que l’évangile au sens radical ne peut conduire qu’à la sainteté, il ne vaut pas mieux aux yeux du législateur qu’une charia dont il faut se méfier.

D’ailleurs, les responsables chrétiens ont, sans le nommer évidemment, désigné l’ennemi en saluant « les dispositions permettant de lutter plus directement contre les mariages forcés, les mutilations sexuelles des jeunes filles, l’inégalité de l’héritage… » Autant de traditions étrangères au christianisme, autant de pratiques importées avec l’immigration musulmane. La France est au bord du gouffre et les chrétiens se voient injustement visés alors même que nos politiques savent pertinemment qu’ils ne sont qu’un moyen de diversion afin de ne pas assumer frontalement leur terreur à l’idée de nommer le mal.

A peine trois ans après le discours de Macron aux Bernardins, la République tire à nouveau le glaive laïcard, hélas il est en bois. C’est suffisant pour cogner sur les chrétiens mais pas assez pour pourfendre l’islamisme. Seule menace séparatiste de cette nation.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 10 mars 2021

Zemmour face à Darmanin : “Votre loi est vaine, pour une raison simple : vous traitez les conséquences, pas les causes. Il n’y a pas d’islamisme sans islam, et pas d’islam sans immigration”

Terreur islamiste dans les écoles – Les profs acculés à toujours plus d’autocensure

censure écoles islamistes

Loin de constituer une surprise pour Présent, qui ne cesse de dénoncer depuis des années l’emprise croissante des islamistes sur les établissements scolaires français, la récente étude de l’IFOP consacrée aux « contestations de la laïcité » et aux « formes de séparatisme religieux à l’école », par les chiffres effrayants qu’elle révèle et les cas ahurissants qu’elle rapporte, n’en reste pas moins particulièrement édifiante de la véritable terreur qu’exercent aujourd’hui les musulmans dits « radicaux » sur les enseignants et autres personnels de l’Education nationale.

Un phénomène en hausse

Commandée par la fondation Jean-Jaurès et publiée par Charlie Hebdo, cette enquête, à lire d’urgence sur le site jean-jaures.org, souligne tout d’abord que « 49 % des enseignants interrogés affirment s’être déjà autocensurés » durant leur carrière « afin de ne pas provoquer de possibles incidents dans leur classe ». Ce qui, soulignent les auteurs de l’étude, représente 13 % de plus qu’en 2018. En même temps, indique l’IFOP, pas moins de « 80 % des enseignants affirment avoir déjà été confrontés au moins une fois au cours de leur carrière à une forme de séparatisme religieux » (+7 % par rapport à 2018), dont « 59 % dans leur établissement actuel ». Des actes de séparatisme qui peuvent prendre la forme d’« absences des jeunes filles à des cours de natation, avec ou sans certificat » (45 %), « lors d’enseignements abordant la laïcité » (26 %), de « demandes de repas confessionnels (halal, casher…) dans les cantines » (47 %) ou encore de « refus d’entrer dans des lieux à caractère religieux (type église) lors de sorties scolaires (28 %) ».

Des profs tombés en dhimmitude

Car, comme chacun sait, le rejet de l’école française par beaucoup d’enfants et de familles issus de l’immigration arabo-musulmane est très loin de se limiter aux menus et aux tenues vestimentaires. Ainsi, relève l’étude de l’IFOP, « au-delà des revendications religieuses concernant différents aspects de la vie scolaire, notre enquête montre aussi qu’elles peuvent donner lieu à des contestations concernant le contenu des enseignements auxquelles les enseignants doivent faire face ». Et les auteurs de l’enquête de préciser alors que « les enseignants sont plus d’un tiers (36 %), durant leur carrière, à avoir rencontré des contestations d’enseignement ou de contenus d’enseignement au nom de convictions religieuses, philosophiques, politiques » et « 34 % disent avoir rencontré au cours de leur carrière des contestations d’activités pédagogiques ». Enfin, on retiendra aussi de cette étude vraiment impressionnante de l’IFOP, ce chiffre qui, plus encore que les autres peut-être, a de quoi inquiéter : qu’ils soient islamistes, islamo-gauchistes ou tout simplement lâches, « seulement trois quarts des professeurs interrogés (75 %) soutiennent l’acte de Samuel Paty d’avoir fait un cours sur la liberté d’expression en s’appuyant sur des caricatures de presse »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 janvier 2021

Pourquoi le macronisme est un séparatisme

Le macronisme est un séparatisme. Certes, le chef de l’Etat assure vouloir unifier la France éclatée. Ainsi, ce mercredi, le conseil des ministres examinera le projet de loi “confortant les principes républicains“. Le texte, qui sera discuté par les députés en février 2021, prétendait initialement lutter contre le séparatisme islamiste. Depuis, cet objectif trop précis s’est dilué dans des considérations générales qui ont effacé la cible : le séparatisme islamiste n’est plus nommé expressément.

Or ce flou volontaire augure mal de la détermination de la République à briser les reins d’une idéologie totalitaire importée, qui a déclaré la guerre à la France fragilisée. En réalité, la communautarisation du pays, support de sa libanisation, ne sera pas entravée par la politique de Macron. Tout au contraire, le président a repris, samedi lors d’un entretien au média en ligne Brut, sa vision initiale d’une société multiculturelle, se différenciant notamment par les origines et les couleurs de peau. Cet éclatement de la nation, qui viole l’article 1 de la Constitution qui interdit de distinguer entre les citoyens, est à la source du séparatisme macronien. Le président de la République se comporte, une fois de plus, comme un pompier pyromane.

Les syndicats de police se sont, les premiers, indignés samedi des clins d’œil de Macron aux jeunes “issus de la diversité”. Alors que les forces de l’ordre sont laissées en première ligne face à une société explosive, le chef de l’Etat a avalisé le discours des minorités plaintives en les présentant comme victimes d’un racisme policier. “Quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé (…) On est identifié comme un facteur de problème et c’est insoutenable“, a estimé Macron.

La réalité du racisme anti-blanc n’a pas été évoquée. La mise en place d’une plateforme de signalement des discriminations a été perçue comme un désaveu par les gardiens de la paix. Alliance et Unité SGP ont appelé à ne plus faire de contrôle d’identité. Mais Macron ne s’est pas contenté de se séparer de sa police. Il a, une fois de plus, racialisé la société, en donnant argument à ceux qui alertent sur le Grand remplacement : “Nous avons des millions de nos jeunes et moins jeunes qui sont issus du continent africain (…).” “Pour mieux intégrer cette partie de la population“, il veut “une sorte de catalogue des 300 à 500 noms de ces héros” pour “en faire des rues, des statues“. Il désire aussi “remettre (sic) l’enseignement de l’arabe dans la République“. Le macronisme pousse la France à se séparer de son histoire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 7 décembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La mission de lutter contre l’islamisme confiée… aux islamistes

CFCM séparatisme islamisme

Dans son plan de lutte contre le séparatisme (entendez : l’islam politique), le gouvernement prévoit de confier la « certification des imams » au Conseil français du culte musulman, le CFCM. Or ce CFCM n’est qu’une fédération d’associations certes islamiques, voire islamistes, mais qui ne sont pas pour autant des associations dirigées par des imams. Et c’est bien pourquoi les imams vont à reculons vers cette solution. « Comment ça se fait qu’on impose par le haut un Conseil national des imams ? Les imams sont majeurs et vaccinés, et sont capables de s’organiser d’eux-mêmes », réagissait récemment un imam classé modéré ? Ne parlons pas des autres !

Mais il y a aussi du bon sens à vouloir savoir comment sont formés les imams, quand on réalise que les terroristes islamistes sont passés par des mosquées et qu’il existe donc un lien entre les actes terroristes et ce que l’on y entend parfois.

Alors, mettre la formation des imams sous le contrôle du CFCM, composé de laïcs, est-ce la solution ? C’est là qu’intervient Jordan Bardella, pour rappeler, sur Twitter, ce qu’est le CFCM, seule structure supposée « modérée » que Macron ait à se mettre sous la dent en fait de partenaire pour un dialogue sur cette question. Pour le jeune vice-président du Rassemblement national, « Frères musulmans, associations turques aux mains d’Erdogan, organisations salafistes », il y a là « les officines les plus radicales ».

Il a raison : outre la porosité intellectuelle entre islamistes et CFCM, la moitié des affiliés au CFCM tirent leur légitimité – et leurs subsides – d’Etats étrangers, voire d’Etats hostiles, qui ne se gênent pas pour injurier la France et ceux qui la représentent, comme l’a fait récemment Erdogan.

Pour une charte républicaine islamique, il n’y aura pas de problème

Le CFCM est censé également rédiger une « charte républicaine » sur laquelle ses affiliés s’engageront. S’il s’agit d’une charte républicaine islamique, il n’y aura pas de problème. Car la plupart des Etats islamistes sont des Etats républicains. Mais de quoi cela nous protégera-t-il ?

Les imams contestent toutefois le principe même de passer par le CFCM, rappelant que c’est l’Etat qui a créé le CFCM, et c’est l’Etat qui exige de lui cette mise en place d’une instance de contrôle sur le religieux. Or le laïcisme « à la française » (et nous sommes bien placés pour le savoir) considère que « la laïcité doit combattre les religions, les repousser intégralement dans la sphère du privé », et que le laïcisme ne défend pas « une laïcité de neutralité mais de neutralisation du fait religieux ».

La « charte républicaine » est censée proclamer l’adhésion des musulmans à la République, rappeler que l’islam de France n’est qu’une religion, pas un système politique, et enfin que les Etats islamiques étrangers ne doivent plus pratiquer l’ingérence ? Or c’est le gouvernement français de l’époque qui a conçu ainsi le CFCM. Trois fédérations sur les neuf qui la composent sont islamistes, et des Etats étrangers contrôlent la moitié des associations affilées : l’échec est déjà inscrit dans ce constat.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 24 novembre 2020

Assimilation, séparation ou remigration ?

Le prochain Forum de la Dissidence aura lieu le samedi 21 novembre prochain et aura pour thème Migrexit : de la fin de l’assimilation à la remigration. Un sujet qui a évidemment inspiré Paul Tormenen, spécialiste des questions migratoires.

De longue date, l’assimilation des étrangers souhaitant s’installer en France est allée de soi. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Une partie des immigrés présents en France et une frange de plus en plus importante de descendants d’immigrés de la deuxième et de la troisième génération manifestent ouvertement qu’ils ne souhaitent pas s’assimiler. Au lieu de l’assimilation souhaitée, c’est parfois la séparation volontaire qui a été choisie. Pendant ce temps, l’immigration massive continue alors que la France est frappée par une grave crise économique et que le nombre de chômeurs explose.

Quelles sont les perspectives dans ce contexte ? Après avoir abordé l’abandon de l’ambition de l’assimilation, nous présenterons à partir d’une expérience personnelle les signaux visibles d’une séparation entre communautés qui se manifeste dans la société française. Le diagnostic connu, des perspectives existent pour les patriotes ne pouvant se résigner au déclin de la France. Nous en esquisserons quelques-unes en conclusion.

I Le diagnostic
L’assimilation, une belle idée

Assimilation, intégration, inclusion, vivre ensemble : les changements d’appellation pour désigner ce que la société française attend des étrangers souhaitant vivre en France sont nombreux, comme sont nombreux les reculs des gouvernements successifs en la matière. Ils sont au diapason d’une séparation grandissante entre communautés au sein de la population.

L’assimilation. Pour un français né dans les années 1960, l’assimilation est longtemps allée de soi. Dans la vie quotidienne, elle se traduisait par une discrétion de la part des immigrés, qui ne manifestaient pas en public leurs origines ethniques. Le récit national ne faisait pas débat lors des cours d’histoire, pas plus que le porc servi à la cantine. Les personnes d’origine étrangère s’efforçaient de garder leurs coutumes, leur culture et leur mœurs pour chez eux, pour la sphère privée.

L’assimilation n’est pas un vain mot dans la culture et l’histoire de notre pays. Le droit la mentionne comme une condition d’accès à la nationalité française. Mais les conditions posées par les différents textes précisant les exigences en la matière sont non seulement très générales, elles ne s’appliquent pas à tous ceux qui acquièrent la nationalité française par le droit du sol (1). Il ne faut donc pas compter sur ces formalités administratives pour « fabriquer des français ».

Avant d’être encadrée par le droit, l’assimilation était avant tout un état d’esprit, une discrétion, un effort de tous les jours pour se faire accepter par les autochtones, dont les étrangers connaissaient les attentes.

Le changement est devenu perceptible dans le courant des années 80. Le regroupement familial et un peu plus tard les régularisations massives organisées par les gouvernements de gauche ont facilité une accélération des flux migratoires. Il ne s’agit désormais plus d’individus isolés mais de peuples que l’on fait entrer en France. L’entre soi est devenu plus fréquent. De nombreux étrangers ou personnes d’origine étrangère ont pu continuer à vivre « comme au pays ». Le maintien du lien avec la culture d’origine a été facilité par les chaines de télévision reçues par satellite. Des communautés de plus en plus homogènes se sont multipliées. Le travail de sape mené par des prédicateurs islamistes a fait le reste.

Pour lire la suite, c’est ici !

Contre la loi sur le séparatisme, un collectif de mosquées prend de l’ampleur au niveau national

Une centaine de responsables de mosquées se réunissent pour dénoncer “la discrimination de certains musulmans” dans certains discours politiques.

Samedi 2 octobre dernier, une quinzaine de policiers avaient débarqué à la mosquée Omar, dans le 11e arrondissement de Paris, en plein cours d’arabe, pour contrôler les lieux, les enseignants et les élèves. Peu après, plusieurs associations musulmanes s’étaient insurgées de cette opération menée au lendemain du discours d’Emmanuel Macron sur le séparatisme islamique. Depuis, plus de 100 responsables de mosquées françaises se constituent en collectif pour dénoncer « les discours politiques hostiles aux musulmans », rapporte Le Parisien.

« Discrimination » et « stigmatisation »

Au surlendemain de la perquisition, une vingtaine de mosquées et associations, essentiellement en Seine-Saint-Denis, avaient publié un communiqué pour exprimer leur « désapprobation », où elles regrettaient « l’intervention des forces de l’ordre devant les enseignants et les enfants dans un lieu sacralisé ». Plus largement, ce collectif dénonce désormais un niveau de « discrimination » et de « stigmatisation » « jamais vus ». Contacté par Le Parisien, un membre de cette association devenue nationale regrette également « les amalgames » opérés, selon lui, par les autorités et une partie de l’opinion au sujet des associations et écoles musulmanes. « Il ne faut pas confondre les écoles en bonne et due forme, ou les associations qui se contentent de donner des cours d’arabe et de religion, avec les structures clandestines qui accueillent des élèves toute la semaine dans l’illégalité », fait-il valoir.

Pour ce responsable associatif, l’émergence de ces écoles hors-la-loi résulte d’ailleurs… de la stigmatisation. « Prenons l’exemple d’Aulnay-sous-Bois : l’école Bougainville a mis dix ans à voir le jour ! C’est parce que les autorités freinent l’ouverture d’écoles privées musulmanes que forcément, des structures clandestines ouvrent leurs portes », estime-t-il avant d’effectuer une comparaison : « Il y a des milliers d’écoles catholiques sous-contrat en France, très peu de musulmanes, alors qu’il y a six ou sept millions de musulmans dans notre pays. Est-ce normal ? ».

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Séparatisme, le mot qui ne veut rien dire

Le 2 octobre, le président Macron a dévoilé son plan contre le séparatisme. Le séparatisme, ce serait l’islamisme. Mais, alors, pourquoi ne pas le dire ? Pourquoi pas une loi contre l’islamisme ? Tout simplement par peur d’être taxé d’islamophobie, enfant adultérin du racisme.

On va donc une fois de plus noyer le poisson. On va faire de l’amalgame, le pas d’amalgame est à géométrie variable. On parlera peut-être de séparatisme corse mais certainement pas du kanak, pourtant d’actualité. On va surtout fustiger celui de prétendus suprématistes blancs car, en France, certains rêveraient d’un « Orania » comme en Afrique du Sud. C’est bien sûr ridicule. L’islamisme, qu’il ne faut jamais confondre avec les gentils islamiques, des musulmans sans problèmes, eux, serait donc un séparatisme parmi d’autres. Mais l’islamisme est-il un séparatisme ? Cela se discute. Certes, les islamistes sont séparatistes car ils veulent vivre hors la république en appliquant les lois de la charia. Mais ce n’est pas un aboutissement comme le serait l’indépendance de la Bretagne. Ce n’est qu’une étape. L’islam ne veut pas se séparer du monde, il veut le dominer et imposer par là même la vraie foi aux mécréants. Le but final n’est donc pas le séparatisme mais la domination du pays et la soumission de sa population aux lois islamiques ou islamistes — on ne sait plus bien, sauf qu’au final c’est la même chose.
L’islam ne veut pas faire sécession mais dominer

Ainsi le séparatisme basque est une revendication d’indépendance. Pour le moment, la Seine-Saint-Denis ne veut pas se séparer territorialement de la république. La séparation de l’église et de l’état- pilier de notre laïcité- n’a jamais été un séparatisme. Les catholiques réfractaires et persécutés n’ont jamais voulu créer un Etat ni refuser les lois de la république, pas plus que les juifs et les protestants.

Il y a eu des tentatives séparatistes cependant pendant les guerres de religion dont on se souvient vaguement, avec le siège de La Rochelle par Richelieu. Mais il faut bien voir que le rétablissement du pouvoir royal partout dans le royaume contre le séparatisme huguenot a été la conséqunce d’une suite de massacres. C’était la guerre civile et religieuse Les huguenots se réunissent à La Rochelle le 25 décembre 1620. Lors de cette assemblée générale, la décision a été prise de résister par la force à la menace royale et d’établir un « État dans l’État ». La République protestante fut partagée en huit cercles ayant chacun son conseil provincial, ses finances, son armée et son chef militaire, sous la direction du duc de Rohan. Macron n’envisage pas pour le moment de campagnes militaires contre les territoires perdus de la république.

Mais sur cette ambigüité du séparatisme, sur la grosse subtilité sémantique, le président joue gros. L’opinion ne l’attend pas sur un assaut contre un « camp des saints fictifs » mais contre le danger d’islamisation du pays par un mouvement religieux et politique. Le projet de loi contre les séparatismes, qui doit être présenté cet automne et adopté début 2021, constituera à la fois le premier et le dernier test grandeur nature en matière de régalien pour l’exécutif. « Le texte a vocation à faire le lien entre l’insécurité liée au terrorisme et l’insécurité du quotidien. Ne pas répondre à cette demande sociale qui s’exprime, ce serait une erreur politique», esquisse un conseiller de l’exécutif cité par Le Figaro. La République indivisible n’admet aucune aventure séparatiste”, a déclaré Emmanuel Macron. La criminalité au quotidien n’est pas un séparatisme.

Macron n’a donc aucune chance de s’en tirer. Il a choisi un mauvais mot, faute d’oser utiliser le bon. Le vrai séparatisme c’est celui entre le peuple français et ses dirigeants traitres à notre identité historique.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Apprendre l’arabe à l’école pour combattre l’islamisme ?, par Francis Bergeron

Vendredi, Macron avait tenu son discours contre le « séparatisme », sifflé par la gauche, et applaudi par une partie de la droite. Mais le débat se prolonge sur un point précis de son intervention, qui pourrait ruiner le côté « droit dans ses bottes » du discours : c’est l’idée qu’il faudrait développer en parallèle l’apprentissage de l’arabe, à l’école et dans le cadre périscolaire.
On croyait pourtant que la majorité avait tourné le dos à la pratique si confuse et paralysante du « en même temps ». Darmanin, le dur de dur sur ces questions, Blanquer, le Jules Ferry du XXIe siècle, applaudissent pourtant des deux mains.

Les arguments du gouvernement sont les suivants : l’arabe est la cinquième langue du monde, il faut l’enseigner davantage. D’autre part il vaut mieux que son apprentissage se fasse dans des structures « maîtrisées » plutôt que dans des mosquées salafistes. Enfin la « culture plurielle » est une richesse qu’il faut valoriser. Mais l’intégration, qui est la grande question, la question de l’appartenance à une communauté de destin, passent le plus souvent par une langue commune, cette question est éludée.

Certes l’arabe est une belle langue, mais la possibilité de l’apprendre et de l’étudier est une option déjà ouverte. Et puisque l’arabe n’est que la cinquième langue du globe, n’est-il pas plus urgent d’apprendre d’abord les quatre premières, à commencer par le français, insuffisamment possédé et défendu par les Français eux-mêmes, trop souvent remplacé par un sabir anglo-arabe ? Quant à l’idée que la promotion de l’arabe éviterait aux jeunes de se rendre dans les mosquées salafistes, elle est pour le coup empreinte d’une grande naïveté. La bonne question est : que font des mosquées salafistes sur le territoire français ? Les fermer réglerait de façon plus radicale le risque d’endoctrinement islamiste. Quant au dernier argument, il est alambiqué : « la culture plurielle est une richesse » nous dit Macron, et enseigner l’arabe de façon plus systématique permettrait donc le développement de cette richesse…

« Une islamisation de l’Education nationale » (Luc Ferry)

L’ancien ministre de l’Education nationale de Chirac, Luc Ferry, a réagi assez violemment à ce qu’il avait déjà eu l’occasion d’appeler « une fausse bonne idée » : « C’est ridicule ! » a-t-il lâché, expliquant que c’était au contraire le meilleur moyen de favoriser « la prolifération d’écoles coraniques ou d’écoles confessionnelles ». Luc Ferry craint pour sa part « une islamisation de l’Education nationale ».

Curieusement les recettes que les adeptes du « laïcisme républicain » (Macron n’a eu que ces mots à la bouche pendant toute son intervention de vendredi) ont appliqué aux petits Français, sous la IIIe République, consistaient à leur interdire la pratique des langues régionales. Les petits Bretons, en particulier, furent les victimes d’une véritable discrimination, et d’une sorte de génocide culturel. Il s’agissait en fait, dans ces régions, d’arracher les enfants aux « superstitions », et plus globalement à l’influence de l’Eglise. Le nouveau « laïcisme républicain » commande donc à présent d’enseigner la langue qui véhicule l’islam, pour que les enfants ne fréquentent pas les mosquées islamistes. On a du mal à comprendre le raisonnement !

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 8 octobre 2020

Lutte contre le séparatisme ou contre nos libertés?, par Guillaume de Thieulloy

Le 2 octobre, M.Macron a prononcé aux Mureaux (quartier emblématique du merveilleux «vivre-ensemble» chanté sur tous les tons par nos chers dirigeants) un important discours sur le «séparatisme».

J’ai déjà dit que le mot «séparatisme» me semblait particulièrement inadéquat pour définir le problème que l’islam pose à la France: l’objectif ultime des islamistes n’est pas de régner sur des quartiers où la loi française ne s’appliquerait plus (c’est déjà le cas dans plusieurs centaines de quartiers «sensibles»), mais de soumettre tout le territoire français à la charia.

Cela fait maintenant plusieurs décennies que la France a un problème islamique, mais les dirigeants font mine de ne pas comprendre.

Ainsi, dès le début de son discours, le chef de l’État dénonce le projet politico-religieux du «séparatisme islamique», sans sembler s’apercevoir que c’est le Coran lui-même qui porte un projet politico-religieux.

On notera avec amusement l’évolution du discours. Voici quelques années, nous étions de dangereux complotistes quand nous dénoncions les horaires de piscine réservés aux femmes. Eh bien, désormais, Emmanuel Macron nous emboîte le pas.

Encore quelques années, et il va peut-être «découvrir» que le projet islamiste a quelque chose à voir avec l’islam!

L’aveuglement volontaire de ces prétendues élites devrait radicalement les disqualifier pour conduire la nation. Mais, manifestement, la mémoire courte des Français permet toutes les manipulations. Jusqu’à tenter de faire du successeur de François Hollande un chef d’État capable de lutter sans faiblesse contre « l’islam politique » (comme s’il en existait un autre).

Mais, en dehors de ce spectacle absurde et familier, où les responsables de l’ouverture des frontières et du désarmement de la France osent jouer aux hommes d’État, ce discours est inquiétant.

Car, en ne ciblant pas nommément les incompatibilités entre certains points de l’islam et certaines de nos mœurs et de nos lois, M. Macron envisage d’un cœur serein de mettre toute la société française en prison.

Je ne prendrai dans son discours que deux exemples de ces mesures liberticides, évidemment inefficaces contre l’islamisme, mais ravageuses contre les libertés des vieux Français.

Il est annoncé que la loi interdira désormais l’instruction à la maison, pour que l’école redevienne «un creuset républicain». Pour ma part, je ne crois pas du tout que l’école doive être une officine de propagande robespierriste ou mélanchoniste. Et je crois que les parents doivent être les premiers éducateurs de leurs enfants. C’est ce que dit le droit naturel. C’est aussi ce que dit la déclaration universelle des droits de l’homme.
Très consciemment, je scolarise mes enfants hors du « creuset républicain » où l’on n’apprend plus à lire, écrire, ni compter, mais où, dès la maternelle, on chante les merveilles de cette «diversité» qui fracasse notre patrie.

Deuxième exemple: l’État réclame désormais le droit de dissoudre les associations pour des motifs indéfinis.

Faute de savoir résister à la conquête islamique, M. Macron restera – comme ses prédécesseurs – dans l’histoire comme un fossoyeur des droits naturels des êtres humains et des libertés des Français.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Quand Gérald Darmanin annonce la suppression du mot «séparatisme» dans l’intitulé du projet de loi

08/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le projet de loi destiné à lutter contre le «séparatisme» devrait changer de nom pour s’appeler «projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains», a annoncé mardi 6 octobre Gérald Darmanin, sur Radio classique.

Mais pour l’instant son titre «n’est pas acté».

«L’idée était bien de lutter contre le séparatisme principal qu’est l’islam radical», a expliqué le ministre de l’Intérieur. Toutefois, «ce n’est pas le seul objet du texte».

Ce nouvel intitulé marquerait un énième glissement sémantique, après l’utilisation successive par Emmanuel Macron et ses ministres depuis deux ans de termes comme «communautarisme», puis «séparatisme» au singulier, puis «séparatismes» au pluriel.

Autant d’hésitations qui permettent de montrer que le gouvernement veut, de plus en plus, éviter de désigner publiquement comme adversaire l’islamisme radical.


Renforcer l’islam pour contrer l’islamisme: la dangereuse illusion de Macron

Une tribune libre de Nicolas Bay (Rassemblement national), député français au Parlement européen, vice-président du groupe « Identité et Démocratie ».

Les annonces d’Emmanuel Macron contre « les séparatismes », en réalité exclusivement contre le « séparatisme islamiste » comme il l’a reconnu lui-même lors de sa conférence de presse, ne sont pas anodines. On aurait tort de les traiter par le mépris et de n’en discuter que les détails de mise en œuvre. L’essentiel se situe malheureusement dans l’acceptation et la promotion d’une société multiculturelle qui n’aurait plus de France que le nom. Loin de défendre l’idée républicaine française, c’est un accommodement à l’anglo-saxonne que le président de la République souhaite mettre en place rapidement.

Partant du fait, réel mais récent, que « des civilisations cohabitent sur notre sol compte tenu de ce qu’est aujourd’hui le peuple français », mêlant ainsi au passage naturalisés anciens, récents et, dans son esprit, les étrangers naturalisables à terme, Emmanuel Macron en tire des conclusions qui vont bouleverser en profondeur notre pays. Quand il décrète qu’il veut que la France « devienne un pays d’excellence dans l’étude des civilisations musulmanes », quand il décide que la langue arabe doit être enseignée massivement parce que l’arabe est « la richesse » de « nos enfants, de leurs familles » et qu’il convient de « la reconnaître et de l’exalter », Emmanuel Macron semble sincèrement persuadé de combattre le « séparatisme ». Comme Gribouille se jetant à l’eau pour ne pas être mouillé par la pluie, il pense donc combattre l’islamisme en islamisant. Car il faut rappeler que l’arabe est la langue du Coran et de l’islam comme le latin a été celle de la Chrétienté occidentale durant des siècles.

Reconnaître que l’arabe – ou le wolof – est une langue que notre pays doit exalter au nom de la République, ce n’est pas combattre le séparatisme, mais entretenir le communautarisme, et donc armer mentalement les « séparatistes », renforcer ce qu’ils croient être leur légitimité. C’est aussi faire de l’intégration à l’envers.

Emmanuel Macron ne compte pas s’en tenir là. Il entend changer notre perception du passé, le défranciser afin de le rendre compatible avec les vagues migratoires arrivées, en partance ou à venir. Plusieurs éléments de son discours le prouvent. D’abord, sa volonté d’insister sur le passé : « Nous sommes un pays qui a un passé colonial (…) avec des faits fondateurs de notre psyché collective ». Pour la pensée présidentielle, ce passé divise, il oppose deux mémoires nationales, celle des Français, celles des peuples colonisés. Or, nombre de descendants de ces peuples sont installés chez nous, bien souvent naturalisés. Pour Emmanuel Macron, la synthèse de ces deux mémoires ne peut se faire qu’au prix de concessions, de ce qu’il appelle « faire un pas l’un vers l’autre ». Et qu’importe qu’une seule partie, la française, fasse ce pas. Ce pas, c’est pour le président à l’école de la République de le franchir. La France n’existe plus dans ce contexte que comme un passé à dépasser, au risque de le dénaturer.

Dans ce contexte, les mesures concrètes contre l’islamisme comme le (trop faible) renforcement de la neutralité du service public ne peuvent être décisives. Elles ne sont que des réactions ponctuelles face à une offensive qui ne sera nullement gênée et contournera en s’adaptant. Elles frapperont, en revanche, des personnes étrangères à l’islamisme, notamment des familles d’autres confessions ou agnostiques, ayant fait le choix de l’école à la maison.

Emmanuel Macron a cité les Frères musulmans, principalement pour les exonérer d’avoir toujours eu une nature et un projet politique. Mais il n’a annoncé aucune mesure spécifique les concernant. Les mosquées radicales en France ne se chiffrent pas par dizaines mais par centaines. Elles sont et resteront ouvertes, hors exceptions gérées par des maladroits disant tout haut ce que les autres préparent tout bas.

Interrogé sur le rôle des élus, Emmanuel Macron a magnifié leur rôle, refusant ainsi de voir que deux catégories de maires sont les complices de l’islamisme et souvent des Frères musulmans. Les premiers en étant eux-mêmes liés à la mouvance de l’islam politique même si, convenons-en, les cas sont pour l’heure rares. Avec le bouleversement démographique en cours, ce ne sera plus le cas d’ici 2030. La seconde, la plus nombreuse, est celle des édiles qui achètent des voix en subventionnant des clubs et des associations gangrénées par l’islamisme ou en facilitant l’installation de mosquées contrôlées par des radicaux. Ces élus jouent depuis vingt ans un rôle déterminant dans l’avancée islamiste en France. Ne rien dire sur ce sujet, c’est accepter que continuent des tractations et des renoncements pourtant bien peu « républicains ».

Finalement, cette négation de la France, de son histoire, de sa langue, de l’existence d’un peuple historique d’ailleurs jamais consulté sur l’immigration, cette volonté de promouvoir une nouvelle « mémoire », ne peut que renforcer l’offensive islamiste. Cette république séparée de la France, telle que la propose Emmanuel Macron, n’est pas une digue, mais une autoroute pour le séparatisme.

Tribune reprise de Causeur

Identitaires, communautaires et séparatistes : l’affrontement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Le discours d’Emmanuel Macron pour annoncer le futur projet de loi contre le « séparatisme islamique » a été prononcé vendredi 2 octobre. Le projet de loi, quant à lui, sera présenté le 9 décembre en Conseil des ministres.

Le Président évoque les « dérives » islamistes « au sein de nombreux services publics (…) en particulier, les transports en commun ». Il évoque « l’obligation de neutralité ». Mais comment imposer la laïcité aux musulmans alors que, par ailleurs, Emmanuel Macron appelle à créer des « postes supplémentaires dans l’enseignement supérieur » sur la « civilisation musulmane » ? Comment dire aux musulmans que leur foi doit passer après les valeurs républicaines alors que le véhicule culturel de l’islam, la langue arabe, devrait être « reconnue » et « exaltée (…) dans le cadre républicain de manière extraordinairement décomplexée » ? Multiculturalisme et laïcisme sont incompatibles : si l’on veut intégrer l’islam dans la République, on ne peut lui refuser de s’exprimer tel qu’il est. Or, c’est là que le bât blesse. Macron fait du Sarkozy, il rêve d’un islam de France qui ne peut pas exister dans la mesure où, pour le musulman, l’intérêt national est toujours secondaire. L’oumma, communauté des croyants, prime sur les patries, et la charia, loi coranique, sur les lois de la République.

Il est illusoire de réformer l’islam, on ne change pas la foi et la culture des gens, on ne déracine pas les masses : on les accepte telles qu’elles sont au risque de la guerre civile ou on les renvoie au pays afin de préserver la paix. Aucune demi-mesure ne serait tolérée par une population en croissance démographique et sûre de son bon droit dans un pays en dormition identitaire. Une seule solution : la remigration. Que les imams soient formés par des pseudo-experts français ou des centres étrangers, le développement de l’islam en France ne signifie qu’une chose : l’islamisation du territoire.

Par ailleurs, ce discours annonce une dérive totalitaire assumée puisque « il sera permis de dissoudre des associations dont il est établi qu’elles portent des messages qui contreviennent à nos lois à nos principes (…) en vertu de nos principes républicains ». Les associations qui combattent les lois liberticides sur l’expression de ses opinions seront-elles interdites ? Et elles qui prônent un changement de régime, estimant que la république a fait son temps, ou du moins un certain modèle de république ? On le voit : tous ceux qui dévient des valeurs républicaines telles qu’elles sont proclamées et interprétées par le gouvernement sont menacés de bannissement de l’espace public.

Dans la même veine, l’école à la maison est désormais interdite sauf « impératifs de santé », ce qui contraint les familles à mettre leurs enfants dans un établissement scolaire dès trois ans. D’autre part, les écoles hors-contrat seront « davantage contrôlées ». Ce tour de vis sans précédent touche de plein fouet la liberté scolaire, l’autorité parentale et l’intégrité des familles. C’est une accélération grave de la dynamique étatiste qui enserre le pays et détruit les libertés les plus élémentaires. Au plus fort de sa période d’impopularité, traumatisée par les Gilets jaunes, la Macronie élimine son opposition. Plus que jamais, ce n’est pas un vain mot, nous basculons dans le totalitarisme. C’est un système qui se définit par l’application d’une idéologie à la totalité d’une société. Pour cela, nul besoin d’exécutions sommaires. Il suffit d’avoir un peuple volontairement servile et apathique. À nous de le réveiller.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Projet Macron contre les « séparatismes » – Totalement inadapté, voire dangereux, par Franck Deletraz

On aura beau lire et relire attentivement le discours prononcé vendredi dernier par Macron exposant les grands axes de la fameuse loi contre les « séparatismes » (Voir Présent daté du 3 octobre), c’est en vain, ou presque, que l’on essayera d’y trouver une mesure réellement à la hauteur de la gigantesque menace que fait planer sur notre pays l’islam dit « radical ». Certes, en pointant du doigt l’« islamisme », non sans répéter bien sûr qu’il faut absolument « éviter tout amalgame », le Président s’est pour une fois risqué à désigner l’ennemi. Certes, en dénonçant chez ce dernier « une organisation méthodique pour contrevenir aux lois de la République et créer un ordre parallèle (…) séparatiste dans un premier temps, mais dont le but final est de prendre le contrôle, complet celui-ci », de notre société, il a pu donner un instant l’impression d’avoir enfin pris conscience du fait que l’ultime objectif de ces gens n’était autre que de faire de la France un califat islamique. Et cependant, en éludant complètement le problème pourtant capital de l’immigration massive, en appelant une fois de plus nos compatriotes à la repentance pour leur passé colonial, en rendant lamentablement notre pays pour partie responsable de ce « séparatisme », et en énumérant une série de mesures gadgets là où les Français attendaient un véritable plan de guerre, Macron a fait une fois de plus la démonstration de sa totale incapacité à éradiquer la menace islamiste en France. Pire encore, en annonçant plusieurs mesures visant à créer « un islam des Lumières » en France, il a ouvert en grand la porte à une accélération de l’islamisation de notre pays.

Un projet liberticide pour les familles françaises

Seul bon point, peut-être, que l’on puisse accorder à Macron : son choix de nommer pour une fois l’ennemi, en pointant clairement du doigt le « séparatisme islamiste ». Et encore : il y aurait fort à dire au sujet de cette distinction pour le moins subtile que fait le Président (et l’ensemble de la classe politico-médiatique) entre les partisans d’un islam dit « radical » et le reste des musulmans qui, les uns comme les autres, ont tous pour seule véritable loi la Charia et pour unique livre de chevet le Coran. Cet ouvrage dont de nombreuses sourates appellent au meurtre des infidèles… En dehors de ce choix qui constituait un peu, il est vrai, « une première », son discours de plus d’une heure aura surtout consisté en une énumération de mesures, au mieux déjà vues et très insuffisantes (telles que la « réaffirmation de la neutralité des services publics », le « renforcement du contrôle de l’Etat sur les associations », ou bien encore l’« expulsion des imams salafistes »), au pire de nature à attenter gravement à la liberté des familles françaises, et même à accélérer l’islamisation de notre pays. C’est ainsi que, sous couvert de lutte contre les centaines d’écoles coraniques clandestines qui sévissent dans les banlieues ethniques, Macron a annoncé non seulement le renforcement du contrôle de l’Etat sur les établissements privés hors contrat, mais aussi la fin, dès la rentrée 2021, de la scolarisation à domicile (sauf pour raison de santé) : deux mesures qui, chacun l’aura compris, frapperont en priorité non pas les islamistes, qui de toutes façons « s’assoient » sur nos lois et recréeront des madrasas clandestines, mais les nombreuses familles françaises catholiques qui ont fait le choix légitime et jusque-là légal de ce type d’enseignement pour préserver justement leurs enfants de la propagande gauchiste dispensée aujourd’hui par les enseignants et leur éviter de sombrer avec ce navire en perdition qu’est l’Education nationale !

Une brèche ouverte pour les islamistes

Mais il y a plus inquiétant encore : cette volonté très ferme affichée vendredi par Macron d’« aider (l’islam) à se structurer » en France afin d’y « construire un islam des Lumières ». Un projet complètement inepte, qui trahit non seulement une profonde et grave méconnaissance de la vraie nature de cette religion par le chef de l’Etat, mais qui, en outre, aura pour principal effet d’accélérer l’islamisation déjà galopante de notre pays. Ainsi, là où les Français n’attendaient de l’Etat que fermeté et intransigeance, Macron a, pour mieux faire passer ces quelques mesurettes contre l’« islam radical », ouvert en réalité une brèche pou les islamistes. D’abord, en confiant la formation et le contrôle des futurs « imams français » à ce fameux Conseil français du culte musulman dont chacun sait qu’il est depuis des années noyauté par les Frères musulmans. Ensuite, en accordant une jolie enveloppe de « 10 millions d’euros » à la Fondation pour l’islam de France, afin de contribuer « au développement des études islamiques de haut niveau ». Comprenez à un renforcement de la présence de la culture islamique dans notre société. Et enfin, pour couronner le tout, en « enseignant davantage la langue arabe à l’école » ! Dernière mesure qui n’a pu être accueillie que comme une magistrale victoire par tous les salafistes présents sur notre sol… Bref, derrière cette prétendue loi contre le séparatisme islamiste, c’est quasiment une islamisation officielle, pensée et organisée de notre pays qui se dessine. La droite nationale et ceux qui gravitent autour ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Comme Sébastien Chenu (RN), qui a jugé ces mesures « timides et parfois inquiétantes ». Ou encore Dupont-Aignan (DLF), qui a déclaré de son côté : « alors que 27 % des musulmans de France considèrent la charia supérieure à la loi républicaine, ce ne sont pas les faibles annonces de Macron qui défendront nos modes de vie et valeurs ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 5 octobre 2020