Séparatisme, le mot qui ne veut rien dire

Le 2 octobre, le président Macron a dévoilé son plan contre le séparatisme. Le séparatisme, ce serait l’islamisme. Mais, alors, pourquoi ne pas le dire ? Pourquoi pas une loi contre l’islamisme ? Tout simplement par peur d’être taxé d’islamophobie, enfant adultérin du racisme.

On va donc une fois de plus noyer le poisson. On va faire de l’amalgame, le pas d’amalgame est à géométrie variable. On parlera peut-être de séparatisme corse mais certainement pas du kanak, pourtant d’actualité. On va surtout fustiger celui de prétendus suprématistes blancs car, en France, certains rêveraient d’un « Orania » comme en Afrique du Sud. C’est bien sûr ridicule. L’islamisme, qu’il ne faut jamais confondre avec les gentils islamiques, des musulmans sans problèmes, eux, serait donc un séparatisme parmi d’autres. Mais l’islamisme est-il un séparatisme ? Cela se discute. Certes, les islamistes sont séparatistes car ils veulent vivre hors la république en appliquant les lois de la charia. Mais ce n’est pas un aboutissement comme le serait l’indépendance de la Bretagne. Ce n’est qu’une étape. L’islam ne veut pas se séparer du monde, il veut le dominer et imposer par là même la vraie foi aux mécréants. Le but final n’est donc pas le séparatisme mais la domination du pays et la soumission de sa population aux lois islamiques ou islamistes — on ne sait plus bien, sauf qu’au final c’est la même chose.
L’islam ne veut pas faire sécession mais dominer

Ainsi le séparatisme basque est une revendication d’indépendance. Pour le moment, la Seine-Saint-Denis ne veut pas se séparer territorialement de la république. La séparation de l’église et de l’état- pilier de notre laïcité- n’a jamais été un séparatisme. Les catholiques réfractaires et persécutés n’ont jamais voulu créer un Etat ni refuser les lois de la république, pas plus que les juifs et les protestants.

Il y a eu des tentatives séparatistes cependant pendant les guerres de religion dont on se souvient vaguement, avec le siège de La Rochelle par Richelieu. Mais il faut bien voir que le rétablissement du pouvoir royal partout dans le royaume contre le séparatisme huguenot a été la conséqunce d’une suite de massacres. C’était la guerre civile et religieuse Les huguenots se réunissent à La Rochelle le 25 décembre 1620. Lors de cette assemblée générale, la décision a été prise de résister par la force à la menace royale et d’établir un « État dans l’État ». La République protestante fut partagée en huit cercles ayant chacun son conseil provincial, ses finances, son armée et son chef militaire, sous la direction du duc de Rohan. Macron n’envisage pas pour le moment de campagnes militaires contre les territoires perdus de la république.

Mais sur cette ambigüité du séparatisme, sur la grosse subtilité sémantique, le président joue gros. L’opinion ne l’attend pas sur un assaut contre un « camp des saints fictifs » mais contre le danger d’islamisation du pays par un mouvement religieux et politique. Le projet de loi contre les séparatismes, qui doit être présenté cet automne et adopté début 2021, constituera à la fois le premier et le dernier test grandeur nature en matière de régalien pour l’exécutif. « Le texte a vocation à faire le lien entre l’insécurité liée au terrorisme et l’insécurité du quotidien. Ne pas répondre à cette demande sociale qui s’exprime, ce serait une erreur politique», esquisse un conseiller de l’exécutif cité par Le Figaro. La République indivisible n’admet aucune aventure séparatiste”, a déclaré Emmanuel Macron. La criminalité au quotidien n’est pas un séparatisme.

Macron n’a donc aucune chance de s’en tirer. Il a choisi un mauvais mot, faute d’oser utiliser le bon. Le vrai séparatisme c’est celui entre le peuple français et ses dirigeants traitres à notre identité historique.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Lutter contre le séparatisme islamique ?

Après l’été sanglant que nous avons vécu, une partie du gouvernement semble se réveiller et considérer enfin que la première mission de l’État n’est pas d’accueillir la terre entière aux frais du contribuable, mais de protéger les Français.

Je dis: «une partie», car le gouvernement compte encore – et au plus haut niveau – des dangereux utopistes comme le Garde des sceaux qui a osé réemployer l’expression socialiste de « sentiment d’insécurité » pour mieux dissimuler le rôle de la «justice» dans le développement galopant de l’insécurité.

Pourtant, Emmanuel Macron a élevé le ton, ces dernières semaines, et dénonce martialement le «séparatisme islamique», contre lequel une loi devrait être votée bientôt.

Je ne peux que me réjouir que le candide technocrate parvenu au sommet de l’État, sans beaucoup d’expérience du gouvernement des hommes, découvre la réalité du danger islamique.

Mais j’avoue me méfier des gesticulations actuelles.

D’abord, je note que M. Macron refuse de regarder l’islam en face. Redisons une énième fois qu’il est faux et archi-faux que «l’islam politique», comme on dit désormais, constitue un dévoiement du « vrai islam », comme l’a encore déclaré récemment le chef de l’État.

Il suffit de feuilleter le Coran (dont je rappelle qu’il est supposé être la parole incréée de Dieu et donc ne peut faire l’objet d’aucune interprétation ni d’aucune contextualisation – à la différence notable de la Bible) pour constater que c’est bien la «révélation» islamique qui prévoit l’asservissement des femmes ou des «mécréants».

Par ailleurs, le problème n’est pas le «séparatisme». Ou plutôt n’est pas seulement le séparatisme.

Il est évident qu’il serait souhaitable que les territoires français où s’applique déjà, au moins partiellement, la charia soient reconquis.

Mais, d’une part, le séparatisme n’est pas un phénomène nouveau. Voici des années que des quartiers toujours plus nombreux passent sous une autre loi que la loi française – souvent avec la complicité des élus qui, en échange de suffrages, ferment les yeux ou encouragent.

Et, d’autre part, il y a pire que le séparatisme. Il serait peut-être temps que M. Macron et les siens prennent au sérieux nos adversaires (mais, comme leurs prédécesseurs du Front populaire avaient refusé de croire que «Mein ­Kampf» constituait le programme ­d’Adolf Hitler, ils refusent de croire que le Coran constitue le «programme» des islamistes).

Or, le Coran n’encourage pas au séparatisme, sinon en situation de minorité ou de faiblesse. Il encourage à la conquête. C’est tout différent. Au train où vont les choses, la lutte contre le séparatisme pourrait être prochainement «gagnée» par l’application de la charia à tout le territoire national!

Plus grave, le gouvernement fait mine de lutter contre le séparatisme islamique, mais il en aggrave les causes en réclamant encore plus d’immigration.

Cerise sur le gâteau, nous avons appris tout récemment – mais, à vrai dire, nous l’avions supposé dès qu’il fut question d’une loi – que la loi lutterait contre « tous les séparatismes ».

Point n’est besoin d’être devin pour comprendre que cette loi ne va pas beaucoup gêner les islamistes, mais qu’elle va attaquer les libertés de tous les Français.

Au fond, le problème n’est plus tellement que les islamistes détestent notre civilisation. Il est plutôt que ceux qui prétendent nous diriger ne voient pas pourquoi il faudrait l’aimer et la défendre. À tout prendre, les islamistes sont logiques; c’est nous qui sommes absurdes de nous donner des chefs qui nous haïssent ou nous méprisent.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Thierry Mariani : «Ce qu’on demande c’est l’expulsion systématique de tous les imams salafistes»

07/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Thierry Mariani était l’invité de La Matinale sur Cnews.

Il s’est notamment exprimé sur le projet de loi contre le séparatisme : « Ce qu’on demande c’est des décisions fermes, c’est l’expulsion systématique de tous les imams salafistes »


Séparatisme ? Pour ne pas écrire conquête islamique ?

Le terme « séparatisme » est revenu tout récemment dans le vocabulaire politique. Dans les années 1950, il désignait les velléités de groupuscules, terroristes ou non, de séparer de la mère patrie les départements français situés en Algérie. Ces terres étaient françaises depuis 1830, mais une partie des habitants s’étaient progressivement engagés dans un processus de séparation. On connaît la suite, la montée en puissance du terrorisme, et finalement le ralliement au FLN, par la peur, la violence, le racisme …et l’islamisme.

Mais voici qu’on nous parle de séparatisme du Val-d’Oise, de séparatisme de départements de la petite couronne. Le phénomène n’est pas exactement identique, bien que l’on y retrouve la recette qui a conduit à la perte des départements d’Algérie : la peur, la violence, le racisme… et l’islamisme, également.

Il n’y pas en Val-d’Oise ou ailleurs, une volonté d’indépendance exprimée par une majorité ou par une minorité agissante, il y a des membres issus d’une communauté récemment immigrée, souvent étrangère, voire clandestine (en toute hypothèse minoritaire, même localement, par rapport aux habitants « historiques », « de souche »), d’unifier des « zones de non droit » pour en faire des territoires soumis aux règles d’une autre religion, d’une autre culture, d’une autre civilisation.

Pour ne pas effrayer, pour ne pas « donner du grain à moudre à l’extrême droite », on parle désormais de « séparatisme », mais c’est de cela qu’il s’agit. Le vocabulaire est un simple artifice pour masquer un phénomène devenu effrayant.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 19 août 2020

Lutte contre le “séparatisme islamiste” – Questions sans réponses, par Jean-Gilles Malliarakis

Il paraît donc que ce 18 février à Mulhouse, chef de l’État, chef constitutionnel des armées, le président Macron a exprimé sa préoccupation devant ce qu’il appelle le séparatisme.

On nous assure que ses services et lui-même auraient prudemment réfléchi depuis plusieurs mois devant l’élément de langage le moins explosif face à un politiquement correct, parfaitement rodé quant à lui.

Il aurait désiré le mot qui coûterait le moins cher en termes électoraux et médiatiques.

Et pour cela, il a choisi le terme, sémantiquement, le plus inapproprié : car séparatisme implique un projet de séparation.

Mais, pour se séparer il faut être uni par quelque chose.

Or, la vérité c’est que nous ne sommes pas unis. Nous sommes en guerre, non pas avec un quelconque séparatisme mais avec l’islamisme : en Afrique avec l’opération Barkhane ; en Méditerranée orientale, où le Charles-De-Gaulle n’a pas appareillé pour une croisière touristique ; mais d’abord en France.

Ce n’est pas parce que le gouvernement cache la vérité de ces divers terrains d’affrontement qu’il ne la connaît pas.

C’est pourquoi sans doute, chose nouvelle et presque inouïe, Macron a osé désigner, – du bout des lèvres certes, mais quand même… – l’État qui, aujourd’hui pilote la subversion islamiste mondiale, celle des Frères musulmans : il s’agit bel et bien de la Turquie entre les mains depuis bientôt 20 ans du mégalomane islamiste Erdogan.

Candidate au rôle de petite Chine, aux portes de l’Europe, paradis de la contrefaçon et des trafics en tous genres, n’est-ce pas un certain Juppé, en 1993, qui l’a imposée, contre l’avis du parlement européen, non pas en tant que membre de l’Union européenne mais partenaire de l’union douanière ? Juppé l’homme de toutes les erreurs siège aujourd’hui au conseil constitutionnel.

Depuis lors, des flots ont coulé entre les rives du Bosphore. Et, dans ce pays qu’on nous vantait pour un fidèle et fiable allié de l’occident, un bastion de la laïcité et de la démocratie, les confréries de l’islamisme ont pu, à partir de 1997, entreprendre leur ascension.

S’emparent-ils des municipalités d’Ankara, d’Istanbul ou de Smyrne ? D’éminents spécialistes nous expliquent alors qu’il s’agit d’une version locale de la démocratie chrétienne.

Gagnent-ils, pour la première fois, les élections législatives de 2002 ? Les experts américains y voient le triomphe de leurs meilleurs alliés.

Et quand ils s’engagent dans l’aventure irakienne en 2003, ces mêmes experts galonnés la conçoivent avec l’appui d’une armée turque, supposée laïque. Ces troupes promises ne viendront jamais. Les Américains devront s’embourber dans une guerre désastreuse, recruter des dizaines de milliers de mercenaires. Car un certain Erdogan a commencé un virage en politique extérieure, que l’on se refuse à voir en face.

Explose-t-il sa haine en 2009 à Davos ? On ne veut pas y voir sa volonté de s’instituer comme chef mondial de l’islamisme.

Pour la première fois, pourtant, depuis la chute de l’Empire ottoman, le chef turc est applaudi comme un nouveau calife par des foules autrefois ralliées au rêve d’un nationalisme arabe.

Subit-il en 2013 la plus grave crise de sa carrière, la mobilisation des opposants, la rupture avec son dernier allié libéral et humaniste Gülen, la révélation du climat de corruption mafieuse et confrérique qui l’entoure ? On ne fait rien contre cet excellent partenaire de l’OTAN.

La suite est trop connue pour qu’on doive la rappeler au titre d’un passé, supposé révolu, aux yeux de nos communicants : elle fait partie de notre actualité et, surtout, de la triste situation présente du peuple turc. Ses pouvoirs vont être constitutionnellement renforcés, désormais presque illimités. Des centaines d’opposants ou d’esprits libres pacifiques sont emprisonnés. La presse est étouffée. Les derniers journaux libres ont été rachetés plus ou moins de force et transformés en instruments de la propagande officielle, etc.

Entre temps, son camarade Morsi a été évincé du pouvoir en Egypte par le peuple et par l’armée de ce beau pays millénaire, où existent encore des amitiés françaises, et une forte présence chrétienne malmenée précisément par les islamistes.

Mais en France on fait la fine bouche. Ce militaire qui les a chassés, qui ose protéger les Coptes, etc., est-il vraiment, sincèrement, un ami du politiquement correct ?

Soyons donc clair : ce n’est pas à un quelconque “séparatisme” que nous sommes tous confrontés, que nous nous sentions, que nous soyons, chrétiens, bouddhistes, juifs, laïcs, musulmans pacifiques, ex-musulmans étant devenus athées ou chrétiens, etc.

C’est face à l’islamisme en Afrique que nos forces sont engagées et que de jeunes soldats versent leur sang. De la part des moyens de désinformations hexagonaux, ils savent très bien ne devoir guère attendre de reconnaissance hélas; ni pour eux ni, pour les veuves et les orphelins qu’ils laissent derrière eux. De loin en loin, de façon d’ailleurs maladroite, on surjoue l’émotion le temps d’une cérémonie médiatisée dans la cour des Invalides. Mais rien ne suit vraiment et durablement.

J’invite ainsi la présidence de la république à se pencher sur le compte Twitter du chef d’État major de l’armée de terre. Il exprimant sa “profonde tristesse à l’annonce du décès du sergent-chef Morgan Henry, engagé sur #Barkhane.”

Pas besoin de descendre bien loin dans les réponses que nos pires ennemis installent impunément, sous pseudonymes, sur les fameux réseaux sociaux pour voir, certes, que pas mal de Français rendent hommage à leur jeune et courageux compatriote, mais aussi que des islamistes se frottent les mains. Lisez certains d’entre eux : vous y verrez clairement quelle guerre intérieure nous est menée.

Que fait-on contre l’anonymat de leurs messages de haine antifrançaise ?

Et si vous vous demandez quelle sera leur prochaine offensive, lisez donc l’édition en langue française de l’agence officielle de l’État turc, Anadolu. Elle n’est pas destinée aux originaires de l’Hexagone mais elle est parfaitement disponible sur internet. Vous verrez quelles accusations incroyables elle diffuse auprès d’un certain public francophone, contre la France colonialiste, raciste, génocidaire et esclavagiste. Rien que ça…

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Joachim Véliocas : “Pourquoi ne pas raccompagner les imams des 150 mosquées salafistes ?”

Suite à la visite d’Emmanuel Macron à Mulhouse, Joachim Véliocas décrypte le discours présidentiel et ses “annonces assez faiblardes”. “S’il n’ose même pas déjà s’attaquer aux grandes mosquées des Frères musulmans alors que la Russie, les Emirats arabes unis, énormément de pays déjà ont interdit les Frères musulmans, s’il ne commence pas à faire ça, il ne sera pas crédible.”

Emmanuel Macron a visité un quartier de reconquête républicaine à Mulhouse. Emmanuel Macron vous a-t-il convaincu avec sa dénonciation du séparatisme islamique ?

À la différence de son prédécesseur François Hollande, il utilise désormais les bons mots. En revanche, ses annonces sont assez faiblardes. Un bon point tout de même, il parle de supprimer les enseignements de langue et culture d’origine. Cela concernait quand même 80 000 élèves avec des enseignements donnés par des professeurs envoyés par la Turquie, le Maroc et l’Algérie. On sait qu’ils étaient un moyen détourné de faire de la prédication, car ces enseignements avaient un caractère souvent religieux. Concernant le sujet des imams, les 300 imams détachés par les pays étrangers, c’est une chose, mais beaucoup d’imams étrangers ne sont pas payés par le pays d’origine, et pourtant prêchent en France, notamment dans les mosquées salafistes des Frères musulmans. Pourquoi ne pas raccompagner les imams des 150 mosquées salafistes dont la majorité est née à l’étranger ? Quand on épluche les conseils d’administration de ces associations cultuelles, on s’aperçoit que ces gens sont nés à l’étranger. Ils sont toujours en France, tout comme 3300 personnes sur les 22 000 fichées au FSPRT, le fichier des radicalisés à caractère terroriste. On pourrait les expulser, mais il ne le fait pas. Tant qu’il ne prend pas de mesures fortes pour expulser les islamistes étrangers en France, il ne sera pas très crédible.

Emmanuel Macron a beaucoup dit « il faudrait, on devrait ». On serait presque tenté de se dire : « quel dommage que cet homme ne soit pas aux manettes ».

Je rappelle qu’il est allé au quartier de Bourtzwiller à Mulhouse. Or, Mulhouse accueille la grande mosquée des Frères musulmans. Ce projet pharaonique a été inauguré en mai dernier. Dans la vidéo de présentation officielle de cette mosquée, Hani Ramadan dit qu’il soutient le projet. Les sermons de Youssef-al-Qaradâwî ont été retranscrits en livre et vendus dans des mosquées des Frères musulmans. Il dit qu’il faut un djihad armé pour édifier un état islamique. Je vous donne les citations parce que j’ai acheté le livre dans une de ces mosquées.
Pourquoi, laisse-t-il ouverte une mosquée des Frères musulmans à Mulhouse ? S’il n’ose même pas s’attaquer aux grandes mosquées des Frères musulmans, alors que la Russie et les Émirats arabes unis, et beaucoup d’autres pays ont interdit les Frères musulmans, il ne sera pas crédible. Les Frères musulmans ont 200 mosquées en France en plus des 150 mosquées salafistes. On sait que le salafisme est l’anti chambre du djihadisme. C’est désormais une évidence pour tout le monde. Les Tablighi, qui sont aussi de grands pourvoyeurs de djihadistes, ont 147 mosquées. Aucune mosquée n’a été fermée.
Il ne parle que du cas où les pays étrangers salarient officiellement des prédicateurs ou des imams. Il s’attaque vraiment à la marge du problème. Selon moi, ce ne sont pas des mesures fortes. Je ne suis pas du tout convaincu. De plus, la moitié de son discours avait pour but de demander davantage de moyens aux associations de quartier pour parler de discrimination. Il a fait le lien suivant « les jeunes et les pauvres sont discriminés à l’emploi donc ils basculent dans le djihadisme ». C’est ce que tout le monde a compris de son discours. C’est un discours larmoyant qui, au final, est assez énervant, d’autant que c’est aussi le discours des islamistes avec leur antienne — « nous sommes discriminés ». C’est toujours cette volonté de faire de la discrimination positive. C’est du « en même temps », c’est du Macron. Je pense qu’il n’a pas convaincu grand monde.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Macron à Mulhouse – Encore des mots, toujours des mots…, par Franck Deletraz

Après des semaines d’une « réflexion » franchement consternante parce qu’elle aura surtout consisté à se demander comment lutter contre le salafisme en France sans stigmatiser les musulmans, le chef de l’Etat a donc fini par présenter mardi, lors de sa visite à Mulhouse, sa « stratégie » et ses premières mesures de lutte contre ce qu’il a décidé d’appeler maintenant, en maniant l’euphémisme, le « séparatisme islamiste ». Des mesures qui non seulement n’ont absolument rien de neuf, mais qui, en outre, ont toutes les chances de finir aux oubliettes dès les élections municipales passées.

Ce refus suicidaire de désigner clairement l’ennemi

Certes, lors de sa déambulation dans l’enclave ethnique de Bourtzwiller, l’un de ces 47 quartiers dits de « reconquête républicaine » créés en 2018 pour lutter contre la délinquance, et l’un de ces 17 « territoires de lutte contre la radicalisation » où ont été mises en place des « Cellules contre l’islamisme et le repli communautaire », Macron, encadré de très près par ses « gorilles », n’a pas manqué de jouer les fiers-à-bras, proclamant notamment que « dans la République, l’islam politique n’a pas sa place » ou encore qu’il ne laissera « aucun pays étranger nourrir, sur le sol de la République, un séparatisme, qu’il soit religieux, politique ou identitaire ». Non sans s’empresser de rappeler quand même, après y avoir été fortement invité par les « jeunes » du quartier, qu’« on doit lutter contre les discriminations » et qu’« il ne faut pas stigmatiser parce qu’on est tous Françaises et Français ». « Ne pas stigmatiser »… Autrement dit, refuser d’emblée de désigner clairement l’ennemi, premier devoir d’un Etat en guerre. Y renoncer, c’est commencer le conflit par une capitulation !

Des mesures déjà vues

Ces bases absurdes étant posées, le Président a alors dévoilé ses fameuses premières mesures. Or, en lieu et place « des annonces fortes » que nous avait promises son entourage, nous n’aurons eu droit qu’à du déjà vu. Ainsi, la suppression de ces fameux « Enseignements de langue et de culture d’origine », dispensés par des enseignants désignés par les gouvernements étrangers, et qui, non contents de conforter les quelque 80 000 élèves d’origine étrangère qui en bénéficient chaque année dans leur refus de s’assimiler, donnent régulièrement lieu à un bourrage de crâne islamiste. Suppression provisoire seulement puisque, dès septembre, ils seront remplacés par des… « Enseignements internationaux en langue étrangère » ! Autre engagement de Macron : la fin progressive des « imams détachés » et des « psalmodieurs » envoyés par certains pays musulmans, comme la Turquie et l’Algérie, dans le cadre d’accords bilatéraux. Une mesure maintes fois annoncée depuis plus de trente ans mais jamais appliquée. Au point que Macron lui-même, en l’évoquant mardi, devait se garder d’indiquer la date de sa mise en œuvre… Enfin, dernière mesure « pipeau » : le renforcement du fameux contrôle des financements étrangers des lieux de culte, censé permettre de bloquer les « projets suspects », et dont on voit bien aujourd’hui, hélas, l’inefficacité.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 février 2020

Jean Messiha : “Le séparatisme islamiste est le résultat de la colonisation de peuplement islamique”