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Reconquérir la France !, par Philippe Bilger

Il y a la France légale, la France officielle et, en son sein, une multitude de territoires réels, transgressifs, violents, riches du trafic de drogue et assurés d’une quasi-impunité. Des sociétés en autarcie malfaisante et en certitude d’être laissées tranquilles se multiplient et la France n’est plus en France partout. Il faut la reconquérir.

Le président de la République n’a pas voulu d’un nouveau plan pour les banlieues et a annoncé un changement de méthode. Il a sans doute raison sur le premier point mais pour le second, il a énuméré avec lucidité les maux affectant les cités – principalement le trafic de drogue avec ses ramifications internationales que la désertion policière rend infiniment lucratif et serein -, proposé avec pragmatisme des pistes, incité à la mobilisation les grandes entreprises, souhaité la multiplication des stages et la disparition des freins à l’embauche et, enfin, rêvé d’une société de “la vigilance”. Il y a du volontarisme et de la sincérité dans le propos présidentiel mais il a résonné étrangement, à cause notamment de sa dénonciation de la drogue – à juste titre il refuse sa légalisation – et de son trafic, dans une conjoncture où notamment à Marseille, à Pau, à Toulouse, à Grenoble et à Paris, des événements graves se sont déroulés qui ont démontré qu’on pouvait dans notre pays faire à peu près n’importe quoi, en particulier le pire sur le plan des violences et des dévastations comme à Paris, de l’appropriation guerrière d’une cité comme à Marseille et du massacre d’un homme par une bande de tout jeunes gens comme à Pau (Le Monde, Le Parisien).

La drogue, à Marseille, à Pau et à Toulouse – 5 policiers blessés alors qu’ils contrôlaient un véhicule près d’un point de deal – était à la source de ces comportements scandaleux.

Mais à Paris, à nouveau les Black Blocs ont sévi au cours d’une manifestation où on a brûlé l’effigie du président de la République représenté avec une balle dans la tête. Cette incurie parisienne est criante qui avait déjà été précédée – et donc largement alertée – par la terrifiante manifestation de casse et d’agressions du 1er mai quasiment en liberté. A Grenoble, des CRS en repos, rentrant dans leur cantonnement, étaient agressés par “une quinzaine de voyous embusqués dans des buissons” (Le Figaro).

Dans une cité de la région parisienne il a fallu dix ans pour que soient expulsées cinq familles qui, avec leur trafic, pourrissaient un environnement qui n’aspirait qu’à la tranquillité.

Je ne mélange pas au hasard des péripéties même si je ne méconnais pas le caractère particulier de la délinquance dans certaines cités de Marseille et que la longueur des procédures incriminerait plutôt la Justice. J’ai conscience de la facilité du “il n’y a qu’à” et de l’incantation exigeant seulement du courage politique, comme si miraculeusement moyens, policiers et restauration de l’ordre allaient advenir sans tarder. Aucun pouvoir, sur ce plan, n’a manqué de bonne volonté ni de résolution. Mais toujours de constance. En préférant de manière ostentatoire les opérations coups de poing, d’ailleurs rares, à l’action empirique, efficace et soutenue dans la quotidienneté de ces lieux et de ces cités où la France, je le répète, est à reconquérir.

Il me semble qu’on passe trop de temps à expliquer les motifs de notre effondrement et de notre dépossession mais qu’on met trop peu d’énergie pour y remédier.

Non pas que ce soit aisé mais j’incline à croire que rien ne s’accomplira jamais si on ne tient pas pour nécessaires quelques données.

On a bien compris que l’autorité était discutée partout et à tous les niveaux et que ce délitement ne diminuera pas au fil du temps. Ce constat fait, il est essentiel que l’Etat et les pouvoirs publics n’en prennent pas seulement acte mais s’engagent pour le réduire, s’y opposer, s’imposer et manifester, à chaque arbitrage significatif, que la France officielle, légale n’a pas vocation à passer sous la table démocratique au profit des multiples dissidences qui la fracturent et se comportent comme si elles étaient chez elles et persuadées de ne jamais en être délogées.

On ne peut pas systématiquement accuser la police d’inaction et se plaindre de ses interventions trop rares et toujours dangereuses dans les cités si on continue, même au plus haut niveau, à ne pas la soutenir systématiquement, sauf preuve de transgressions irréfutables de sa part, en la présumant coupable quasiment à tout coup. Une police qui, dans les situations difficiles qu’elle est amenée à affronter, n’a pas la certitude d’une adhésion à la fois politique et républicaine, est une police tentée par l’abstention plus que par l’action, répugnant aux crises et aux tensions inévitables au profit d’un abandon tactique et d’une fuite habile de ses responsabilités. Une attitude solidaire de l’Etat, ne se lavant pas les mains lâchement, comme trop souvent, des risques et des conséquences préjudiciables des missions de police, aurait pour effet de susciter plus de confiance chez celle-ci et donc plus de maîtrise de son pouvoir au quotidien.

Il n’y aura pas la moindre chance de restaurer l’ordre républicain partout où il est nié si la multitude des opérations contraignantes et vigoureuses nécessaires à cette fin n’est pas approuvée, validée, légitimée et défendue par les autorités politiques.

On me cite trop l’exemple de New York et de Rudolph Giuliani son maire de 1994 à 2001 – avec sa tolérance zéro et son éclatante réussite – au regard de notre “guerre” française pour l’instant perdue pour que je ne m’y arrête pas pour conclure. Je ne connais pas l’ensemble des modalités procédurales qui entravaient ou facilitaient l’action de ce responsable d’exception mais il est certain qu’il devait bénéficier d’une latitude autorisant une large autonomie de sa part et d’une relation exemplaire avec la justice new-yorkaise. Rien n’aurait pu prospérer sans cette double condition.

Est-il même utile de souligner combien chez nous les rapports entre magistrature et police, entre le pointillisme de l’une et l’efficacité de l’autre sont biaisés, contradictoires, parfois même hostiles ? Bien au-delà du militantisme du Syndicat de la magistrature !

Reconquérir la France ! Ce n’est pas une injonction vide de sens, une provocation. C’est l’obligation que se formule un citoyen navré de l’impuissance de son pays, de l’impunité des désordres et des violences et de l’acceptation apparente d’une fatalité qui n’en est pourtant pas une.

Reconquérir la France ! Une exigence républicaine, une condition de survie.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Liberté et sécurité face au défi migratoire : le contrôle de la population, par Ivan Blot

Mao-Tsé-Toung, l’ancien révolutionnaire et chef de la Chine communiste, l’a dit : le bon révolutionnaire ne peut être efficace que s’il vit dans le prolétariat comme le poisson dans l’eau. Il en est exactement de même des terroristes qui se réclament de l’islamisme révolutionnaire. Que ferait un terroriste islamiste à Varsovie entouré de Polonais catholiques ? Les terroristes ne sont pas, sauf exceptions rarissimes, des « loups solitaires ». Ils vivent en réseaux et c’est bien plus facile depuis l’avènement de l’informatique. Ils trouvent sur Internet des sources d’inspiration et des conseils pour mener des actions meurtrières.

Il n’y a pas « les méchants terroristes » qui sont des tueurs et « les gentils musulmans » qui seraient pacifistes. Il y a toute une gradation entre le terroriste actif et le musulman indifférent. Il y a cinq cercles concentriques :

– Au milieu, les terroristes prêts à tuer, quelques milliers de personnes en France qu’il faut surveiller de près ;

– Puis il y a un deuxième cercle, celui de gens qui ne tueront jamais mais qui adhèrent aux idées révolutionnaires islamistes et qui sont prêts à fournir une aide logistique : prêter une voiture, un appartement, par exemple ;

– Puis il y a le troisième cercle, celui de ceux qui approuvent l’idéologie des islamistes révolutionnaires mais qui ne mèneront aucune action en leur faveur. Cela peut faire des millions de personnes. C’est toutefois dans ce cercle infecté idéologiquement que peuvent apparaître de jeunes djihadistes nouveaux ;

– Il y a ensuite le cercle des vrais indifférents, encore quelques millions sur les 7 millions de musulmans résidant en France ;

– Enfin, il y a ceux qui sont ouvertement hostiles aux islamistes et aux attentats. Ils ne sont pas si nombreux que cela car beaucoup ont peur.

On voit que le problème n’est pas seulement celui des terroristes actifs. Il faut surveiller des populations beaucoup plus nombreuses, peut-être des millions de personnes et c’est très difficile.

L’Académie des sciences de Russie, avec son Institut d‘Orient, appelle notre attention sur ce qu’elle nomme des « califats localisés ». Il s’agit de quartiers de grandes villes où se concentrent des musulmans dont beaucoup sont des immigrés clandestins. Ils ne sont nullement recensés de façon exhaustive et ne tolèrent guère d’autres populations de religion ou d’ethnie différente. En France, des enquêtes ont été faites sur la persécution sournoise des juifs dans ces quartiers, si bien que certains veulent émigrer, vers des quartiers moins « toxiques » voire hors de France (voy. par exemple l’enquête de Stéphane Kovacs intitulée « Ces juifs apeurés qui déménagent pour fuir l’antisémitisme » dans le journal Le Figaro du 25 octobre 2017, page 8).

Dans ces banlieues déstructurées mono-ethniques des imams peuvent prêcher la haine et former la jeunesse à détester l’Occident. Il faut empêcher les musulmans de s’intégrer à la société mécréante et les inciter à rejoindre les guerriers du djihad. Il y a bien longtemps que la police n’est plus présente dans ces « zones de non-droit » dont l’Etat français nie l’existence.

Ces quartiers abandonnés par l’Etat ne le sont pas pour tout le monde. Apparemment, la mise en place d’un petit « califat délocalisé » se caractérise par une baisse de la criminalité et de la délinquance. Les autorités islamistes de fait décident si le trafic de drogue doit ou non s’arrêter. Ils sont plus efficaces que les assistantes sociales. Un jeune sans repères qui devient islamiste peut en effet adopter un comportement correct et renoncer à la délinquance. Mais ce calme sur le front de la criminalité est trompeur. Il n’empêche pas les accumulations secrètes d’armes et d’explosifs. On prépare les attentats du futur. Le paradoxe est que dans les démocraties occidentales (sauf la Suisse ou les États-Unis), la population est totalement désarmée sauf pour les islamistes ! La législation sur le port d’armes est ridiculisée. Le coordinateur antiterroriste près du président de la République, le préfet Bousquet de Florian, a cité le cas d’un terroriste arrêté aux Champs-Élysées à Paris qui avait obtenu six autorisations de port d’armes de différentes préfectures, et pourtant il était fiché « S » sur le fichier des suspects dans les services antiterroristes.

Il y a des exceptions à cette situation notamment en Suisse et en Norvège où toute personne doit être enregistrée avec son adresse dans les fichiers de la police. Un de mes amis français est allé un jour à Genève en Suisse chez des amis helvétiques. Les amis partirent faire des courses et il resta seul dans l’appartement. On sonne à la porte. Il ouvre et se trouve face à deux gendarmes suisses qui lui disent : « Qu’est-ce que vous faites là ? » Il répond qu’il est venu passer le week-end chez des amis suisses qui ont cet appartement. On lui répond : Ils ont commis une faute ; ils devaient venir vous enregistrer dans nos bureaux. Le Français était étonné. « Mais alors comment savez-vous que je suis là ? » dit-il. Réponse des gendarmes : les voisins ! En Suisse, qui est indiscutablement une démocratie, il est normal de dénoncer une personne inconnue dans l’immeuble ! Dans une telle société, il est difficile de constituer des quartiers entiers avec des personnes inconnues. Le contrôle des populations pour assurer la liberté et la sécurité est assuré.

Les Russes s’inquiètent de notre sécurité pour les années à venir. L’Arabie saoudite et le Qatar financent des mosquées et des tribunaux de la charia. Ces derniers concurrencent la justice de l’État. L’éducation des jeunes, les cours de Coran, l’arbitrage des conflits se font au sein d’enclaves géographiques où l’autorité de fait est détenue par l’imam. L’autorité musulmane locale organise les barrières mentales entre « sa » population et le reste du pays. Tout cela s’opère dans le cadre des lois et libertés garanties par les constitutions démocratiques interprétées selon l’idéologie des « droits de l’homme ».

C’est pourquoi, déclarer verbalement la guerre aux terroristes comme le font les gouvernements occidentaux n’a guère d’effets dès lors que des territoires entiers, les califats délocalisés, prospèrent sous leurs institutions et que la police ne peut plus pénétrer sur les territoires concernés. Ces califats sont des noyaux d’enracinement pour les terroristes à venir et doivent être combattus comme tels et non tolérés par des pouvoirs publics inconscients.

Cela passe par la répression des activités délictuelles (propagation de la haine, accumulation d’armes, etc…) mais aussi par la lutte contre l’immigration clandestine et l’organisation du retour des immigrés clandestins.

Ivan Blot

Texte repris du site Polemias

Que veut le peuple de droite ?

Source : Polémia
Une très intéressante enquête de Polémia sur les aspirations du « peuple de droite », qui fait bien ressortir les points de convergence entre les électeurs de partis de la droite parlementaire et de la droite nationale. Nous vous livrons les éléments clefs par grands thèmes (immigration, famille, Europe, économie, social, laïcité, réforme de l’État,
Sécurité et défense et vous renvoyons au site de Polémia pour l’analyse détaillée de chaque point.

Parmi les Français, les sympathisants du Front national et de l’UMP, aujourd’hui Les Républicains, ont des opinions voisines sur beaucoup de sujets. Ces deux groupes, lorsqu’on les interroge, sont souvent plus proches l’un de l’autre qu’ils ne le sont des électeurs de gauche. Les sympathisants des partis dits du centre, UDI et Modem se rapprochent, à un moindre degré, des électeurs du Front national et des Républicains.

Ce « peuple de droite », formé de deux composantes — une droite populiste, autour du Front national, une droite « classique », celle des Républicains et de leurs alliés centristes — est aujourd’hui, de loin, la force électorale dominante sur l’échiquier politique. Au sein de cette force, l’électorat du Front national est en voie de devenir prépondérant.
Quel serait le programme politique correspondant aux souhaits du peuple de droite ? Pour le savoir, il faut sélectionner sondage après sondage, les propositions auxquelles adhèrent une majorité d’électeurs du Front national et des Républicains. Certaines d’entre elles recueillent aussi l’approbation d’une majorité ou d’une part substantielle des électeurs de gauche. D’autres propositions sont plus clivantes entre la droite et la gauche. Quel que soit le cas de figure, c’est avec de telles propositions que devrait être bâti un programme politique présidentiel capable de rassembler le peuple de droite au-delà de chacune des deux forces qui le composent.
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Visite guidée de la prison d’Arras par les détenus

05/08/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Dure, dure, la vie de prison ? Pas tant que ça à en croire les photos postées par les détenus sur les réseaux sociaux. Entre portables et connexions à internet, la “sévérité” de la peine pose question, sans même parler de la sécurité…

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Notre sécurité, dernière des priorités ?

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La France en quête de sécurité

La France en quête de sécurité

22/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Le « vivre ensemble », la société française, du moins à travers ses médias, le prône à outrance, mais dans sa réalité, elle en prend la mesure et s’en défie.
La France est en quête légitime de sécurité intérieure.

En effet, depuis les attentats de janvier, le service de la protection (SDLP), rattaché au ministère de l’Intérieur, qui compte près de 770 fonctionnaires est débordé par les demandes de personnalités, certaines encourant de véritables risques, d’autres s’étant laissés gagner par la peur ambiante. La menace est, de toute façon, bien réelle.

Depuis l’attentat de l’Hypercacher, porte de Vincennes, les lieux de culte et écoles juifs sont sous protection militaire.

Dans le secteur privé, c’est la demande d’agents de sécurité qui explose et le secteur recrute à tour de bras devant l’anxiété nouvelle des grands commerces, des sites industriels sensibles, des lieux accueillant le grand public.

Reste une population française depuis longtemps déjà en proie aux faits divers – qu’ils soient délictuels ou criminels – qui ne manquera de souffrir de ce déplacement d’effectifs, policiers et militaires ne pouvant être à la fois à « la ville et au moulin ».

Non seulement, la France n’a pas les moyens de loger tout le monde et d’assurer un emploi à tous, mais par son multiculturalisme qui ne manque pas des créer des heurts et son immigration débridée, elle se retrouve en pénurie de sécurité avec toutes les conséquences dramatiques qui en découlent.

Crédit photo : marcovdz via Flickr (cc)


 

Israël : un plan en 8 points pour combattre le terrorisme

Israël : un plan en 8 points pour combattre le terrorisme

27/11/2014 – TEL-AVIV (NOVOpress)
On peut critiquer la politique israélienne de colonisation en Cisjordanie, soutenir la création d’un Etat palestinien, cela ne devrait pas empêcher de suivre de près les mesures temporaires que souhaite prendre la coalition au pouvoir en Israël à l’initiative d’un député de la Knesset (Yariv Levin, photo) du parti le plus important, le Likoud. Ce député devrait présenter prochainement à la Knesset un plan sur ordre du Premier ministre Netanyahou afin de contrer une vague d’actes terroristes (attaques au couteau et par voiture principalement) individuels qui ont causé la mort de 11 juifs israéliens en 1 mois, principalement à Jérusalem.

Les 8 mesures principales visent à doter les forces de sécurité d’un réel pouvoir de dissuasion:
– Déchéance de nationalité pour tous les citoyens engagés dans ou coopérant avec une organisation terroriste.
– Expulsion du territoire après exécution de la peine de prison.
– Absence de funérailles pour les terroristes abattus sur le lieu de leur attaque.
– Corps non rendus aux familles et enterrés dans un lieu secret.
– Destruction du logement des terroristes dans les 24h suivant l’attaque.
– Arrestation des manifestants masqués et violents participant à des manifestations illégales pendant lesquelles des cocktails molotov et des pierres sont lancées et détention jusqu’au terme de la durée légale. Idem pour ceux qui brandissent un « drapeau ennemi ». Toute personne déclarée coupable perd ses prestations sociales et son permis de conduire pendant 10 ans.
– Déchéance de citoyenneté pour les familles de terroristes si celles-ci soutiennent publiquement (y compris sur les réseaux sociaux) les actes du terroriste.
– Fermeture des commerces et ateliers d’impressions faisant l’apologie des terroristes.

La proposition de loi prévoit aussi qu’un patron peut s’adresser à la police pour savoir si un quelconque de ses employés a déjà été arrêté pour une raison de sécurité et ainsi le licencier.

En France on a un numéro vert quand on s’alarme et des dirigeants qui condamnent fortement le terrorisme…

Crédit photo Une : Reuven Kapuchinski via Wikipédia (cc).

Agression du métro de Lille : l’abjection - par Gabriel Robin

Agression du métro de Lille : l’abjection – par Gabriel Robin

26/04/2014 – LILLE (via Boulevard Voltaire)
« J’avais peur. Il m’a dit que j’étais une pute, qu’il allait appeler son cousin, qu’ils allaient me violer à plusieurs. » C’est ainsi que s’exprimait, sur RTL et sous le choc, la jeune femme victime d’une agression dans le métro de Lille (photo). Le mercredi 23 avril 2014, à 22 h 30, l’innommable se produit. Plus de 30 minutes d’agression, sans aucune aide extérieure : un film d’horreur.

Cette femme, mère de quatre enfants, est entrée dans une station de métro, située au sud de Lille, afin de rentrer à son domicile de Tourcoing. Les menaces ont immédiatement commencé. Monsieur Abdelnour B., Marocain de 19 ans, est saoul, lubrique, bien décidé à faire vivre un enfer à sa victime. Dans son esprit – désinhibé par l’alcool et probablement un mode de vie dans lequel les mâles sont tout puissants –, les femmes n’appartiennent même plus au genre humain, elles sont destinées à satisfaire les envies sexuelles les plus basses et les plus immédiates, ni plus ni moins que des bouts de viande. Il se sent fort, il est un dominant, personne n’osera s’opposer à lui ; d’ailleurs, les autres passagers empruntent volontairement l’autre rame, laissant la jeune femme à son sort. Son témoignage est édifiant et révélateur : « Les gens sont partis dans l’autre rame tout au fond. Ils m’ont laissée toute seule et ils me regardaient me faire agresser ! »

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Nouvelle loi du 28 mars 2014 relative à la géolocalisation

Nouvelle loi du 28 mars 2014 relative à la géolocalisation

15/04/2014 – PARIS (NOVOpress) – Une nouvelle loi a été promulguée le 28 mars 2014, relative à la géolocalisation. Prémices d’un Patriot Act à la française qui ne dit pas son nom ? L’article commence comme suit : « Art. 230-32. – Il peut être recouru à tout moyen technique destiné à la localisation en temps réel, sur l’ensemble du territoire national, d’une personne, à l’insu de celle-ci, d’un véhicule ou de tout autre objet, sans le consentement de son propriétaire ou de son possesseur, si cette opération est exigée par les nécessités : « 1° D’une enquête ou d’une instruction relative à un délit prévu au livre II ou aux articles 434-6 et 434-27 du code pénal, puni d’un emprisonnement d’au moins trois ans ; (…) »

Texte intégral sur Legifrance.gouv.fr

Crédit photo : jeanlouis_zimmermann via Flickr (cc)

La carte mondiale Geos des risques sécuritaires

La carte mondiale Geos des risques sécuritaires

18/0/2014 – PARIS (NOVOpress)
Expert de la prévention et de la gestion des risques, le groupe Geos(1) publie une carte des risques pour l’année 2014 (photo), offrant un éclairage sur la situation sécuritaire dans le monde. En effet, loin du mythe de la mondialisation heureuse, loin des publicités de la télévision où est mis en scène un monde « Bisounours » dans lequel tout va bien dans le meilleur des mondes à partir du moment où vous dépensez votre argent, les temps se durcissent sur le globe.

Les rivalités régionales, ethniques, religieuses, criminelles, les velléités sécessionnistes, les activités des groupes terroristes sont autant de facteurs d’instabilité dont le champ d’incidence dépasse largement les frontières nationales. À titre d’exemple, depuis 2009 le Paris-Dakar a lieu chaque année en Amérique du Sud et non plus en Afrique du Nord en raison du risque de terrorisme islamiste.

Elargissement de l’action de la secte islamiste nigériane Boko Haram au Cameroun, incidences du conflit somalien au Kenya, conséquences régionales des conflits au Nord-Mali, en République Centrafricaine, en Syrie, sécessionnisme dans le Caucase, mouvements rebelles en Asie du sud-est, présence des FARC au Venezuela ou encore explosion du trafic de drogue en Amérique latine, sont les zones d’instabilité majeure à l’échelle-monde que Geos a choisi de mettre en avant en 2014.

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Un jour, les gendarmes ne seront plus là… - par Philippe Vardon

Un jour, les gendarmes ne seront plus là… – par Philippe Vardon

26/01/2014 – 09h30
NICE (via Boulevard Voltaire) –
Après les dramatiques inondations ayant dévasté plusieurs communes du Var, nos soldats n’ont pas ménagé leur peine pour venir en aide à la population. Je ne parle pas que de ces hommes en treillis s’affairant à déblayer et à vider les caves inondées, mais aussi des autres militaires – des gendarmes plus précisément – qui eux ont été envoyés en renfort pour assurer la sécurité ! Eh oui, ce sont 100 gendarmes qui ont été déployés pour éviter d’éventuels pillages, en particulier dans les maisons abandonnées à la hâte par leurs habitants dans les zones les plus sinistrées.

Ah, lors du passage de l’ouragan Katrina aux USA en 2005, nous nous étions bien moqués de cette société américaine folle, obligée d’envoyer sa Garde nationale patrouiller à La Nouvelle-Orléans pour empêcher agressions, saccages et pillages.

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[Tribune libre] Greenpeace s'invite à la centrale de Tricastin, par Franck Vinrech

[Tribune libre] Greenpeace s’invite à la centrale de Tricastin, par Franck Vinrech

15/07/2013 – 17h50
PARIS (NOVOpress) – Non, ce n’est pas un militaire surcamouflé ou un agent de la NSA (1) surentrainé façon Jason Bourne, qui a infiltré lundi dès potron-minet la centrale nucléaire du Tricastin (photo), on aurait bien voulu. Mais non, ce sont bien 29 militants de Greenpeace France…29 ! Autrement dit un car entier avec du matos, des banderoles géantes, la totale. Sur l’une de ces banderoles, un “François Hollande: président de la catastrophe ? “. Ils auraient pu trouver quelque chose de plus original car ça, ce n’est pas une révélation.

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