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Les Républicains demandent la destitution de François Hollande

08/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : A l’initiative de Pierre Lellouche, député (LR) de Paris, le groupe Les Républicains de l’Assemblée nationale, présidé par Christian Jacob, a engagé aujourd’hui la procédure de destitution de François Hollande, sur la base de l’article 68 de la Constitution. Celui-ci prévoit qu’« en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat », le président de la République peut être destitué par le Parlement, réuni en Haute Cour.

« Nous considérons que le président de la République a manqué à ses responsabilités vu ce qui est publié dans le livre [Un président ne devrait pas dire ça…] sur différentes opérations, des rançons, des cartes classées secret défense. Non, un président ne peut pas tout dire », a expliqué Christian Jacob

Dans l’ouvrage écrit par deux journalistes du Monde, sur la base de très nombreux entretiens réalisés par le chef de l’Etat, François Hollande se vante notamment d’avoir donné son feu vert aux services secrets français pour quatre « opérations Homo » (pour « homicide »), une incroyable violation du « secret Défense » qui a fait bondir jusqu’à son ministre de la Défense, qui est pourtant l’un de ses derniers fidèles, Jean-Yves Le Drian.

François Hollande Terra Nova

Violation du secret défense : ce que risque François Hollande

04/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis les révélations du livre Un président ne devrait pas dire ça dans lequel François Hollande divulge des informations classifiées (notamment au sujet d’assassinats ciblés visant des membres de l’État islamique), des responsables politiques estiment qu’il devra rendre des comptes devant la justice.

Bertrand Warusfel, spécialiste du droit de la guerre, apporte quelques éclaircissements dans Le Figaro :

On peut discuter de l’opportunité, du bien-fondé politique ou moral de telles révélations et de savoir si ces dernières étaient appropriées. Mais juridiquement, il sera compliqué de poursuivre le chef de l’État. Tout d’abord parce qu’en tant que chef de l’exécutif et chef des armées, il détient la prérogative de décider de ce qui est classé secret défense ou pas. Ensuite parce que l’information qu’il donne reste extrêmement succincte puisqu’il ne divulgue ni l’identité des personnes ciblées ni les éléments de contexte, qu’il s’agisse de la temporalité, des lieux ou encore de la méthode employée. Il avoue seulement avoir décidé de quatre assassinats ciblés, ce qui par ailleurs est une information qui renseigne les citoyens sur l’action de l’État. Il serait donc difficile et paradoxal de l’accuser de compromission du secret alors que l’on reproche plutôt à l’État son opacité en matière de défense.