Sébastien Chenu : « Ce gouvernement a mis la France sens dessus dessous »

Marine Le Pen avait choisi Metz pour célébrer le 1er mai et rendre hommage à Jeanne d’Arc.

Dans les colonnes de Boulevard Voltaire, Sébastien Chenu, député du Rassemblement national, revient sur cet événement et évoque également l’actualité sociale et politique : violences à Paris lors du 1er mai, conflit des gilets jaunes, élections européennes.

En ce 1er mai, le Rassemblement national a tenu à Metz son banquet patriotique. Pourquoi avoir choisi d’être loin de la capitale ?

Ce n’est pas la première fois que nous choisissons d’aller célébrer à la fois la Nation et la cause du social français en Province. L’année dernière, ce banquet avait eu lieu à Nice. Cette année, nous avons choisi Metz, symbole d’une ville de province. Le département de la Moselle dont elle est la préfecture en est le symbole. Nous souhaitons aller chaque année dans une des villes de province où nos électeurs sont non seulement nombreux, mais où aussi il y a un message important à véhiculer. À Montigny-les-Metz se trouvait une statue de Jeanne d’Arc.

Pendant ce temps, la capitale était en proie à la fois à la manifestation des différents syndicats et à la violence des blacks blocs.
Qu’avez-vous pensé de cette manifestation du 1er mai ?

L’affaire Benalla avait commencé au 1er mai de l’année dernière. La capitale avait été mise sens dessus dessous par les blacks blocs. Un an après, des affrontements dans tous les sens ont lieu à Paris et l’affaire Benalla n’est toujours pas réglée. Ce gouvernement a mis la France sens dessus dessous et laisse faire ces violences depuis 25 semaines. Elle est incapable de gérer les manifestations et de sortir du conflit des gilets jaunes. L’image d’hier ne donne vraiment pas de quoi pavoiser au gouvernement.

Durant ce banquet, Marine Le Pen a qualifié l’Union européenne d’impériale, hégémonique et totalitaire. Ce sont des mots assez forts qui pourraient apparenter l’Union européenne à une dictature.

L’Union européenne est une sorte de dictature. C’est d’abord la guerre économique et la guerre sociale. C’est ensuite l’incapacité à pouvoir en sortir. Elle est carcérale. Par conséquent, on est dans une forme de dictature soft qui ne dit pas son nom. On est dans un système dans lequel vous n’avez pas le choix de penser librement, d’imaginer une sortie ou de faire voter un certain nombre de choses dans l’intérêt de vos populations. Vous devez vous soumettre ou vous démettre comme l’ont d’ailleurs fait les Britanniques. Nous pensons qu’aujourd’hui les peuples ne veulent plus de ce modèle-là. C’est la raison pour laquelle, avec nos alliés italiens, belges, danois ou autres, nous allons pouvoir créer un autre modèle européen.

Votre journée à Metz a été entachée par une altercation. Les étudiants de l’UEJF dénoncent une agression de la part de votre service d’ordre…

C’est une basse manipulation largement condamnable. Elle sera d’ailleurs condamnée et démasquée comme il se doit. Des militants politiques de l’UEJF sont venus distribuer des tracts anti Rassemblement national aux militants du Rassemblement national à l’entrée d’un meeting du Rassemblement national. Cela ne pouvait que créer des tensions. Ils ont été évacués par notre service d’ordre qui est resté tout à fait maître de lui. Ces tensions ont fait une victime du côté de notre service d’ordre. Cette personne a eu trente jours d’interruption temporaire de travail.
Si demain des militants allaient distribuer à l’entrée de BFM des tracts stipulant que BFM soutenait Macron, on imagine que le service d’ordre de BFM leur demanderait de reculer ou de cesser d’importuner les gens qui travaillent à BFM. C’est du même ordre. Nous avons affaire à une manipulation assez lamentable à laquelle nous donnerons toutes les suites qui doivent être données.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Sébastien Chenu (RN) : “Après le grand débat, la grande poubelle ?”

29/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sébastien Chenu, député du Nord et porte-parole du Rassemblement national, était l’invité politique de Patrick Roger mardi 29 janvier 2019 sur Sud Radio.

Alors que le RN est toujours donné au coude à coude dans les sondages, face à LREM, pour les élections européennes, Sébastien Chenu était interrogé sur la pertinence d’une loi anti-casseurs, qui sera présentée aujourd’hui à l’Assemblée.
Il a l’impression “de revenir dans les années Sarkozy avec des lois de circonstance. Maintenant, je veux bien la voter si c’est une loi anti-casseurs, pas anti-‘gilets jaunes’. Si c’est du pipeau, non. On va voir les articles, mais j’ai eu le sentiment qu’elle a été beaucoup détricotée en commission. Se faire éborgner, perdre une main, c’est une mutilation. Mais les violences sont dans les deux sens et le président de la République est responsable : il laisse les Français se haïr. Cela va faire trois mois qu’on laisse les Français se faire face“.

Quand au grand débat, Sébastien Chenu est dubitatif :

J’ai peur qu’après le grand débat, le gouvernement n’ouvre le couvercle de la grande poubelle. Il n’y a pas de garantie sur la sortie de tout cela. L’Assemblée nationale devrait pouvoir débattre d un certain nombre de sujets, mais le problème c’est qu’elle n’est pas représentative, ses décisions sont contestées par une majorité des Français ! Mettons en place la proportionnelle intégrale, élisons une Assemblée nationale représentative et là, on avancera !.


Emmanuel Macron veut criminaliser l’Histoire de France, par Gabriel Robin

Macron

Emmanuel Macron chercherait-il une issue de secours en cas de défaite à la prochaine élection présidentielle ? En déplacement en Algérie, le candidat du mouvement En Marche ! s’est lancé dans une opération de racolage électoral aussi inconsistante que lamentable, qui pourrait le conduire plus facilement à la présidence algérienne qu’à la présidence française. À propos de l’épisode de la colonisation de l’Algérie par la France, il a ainsi déclaré :

« J’ai toujours condamné la colonisation comme un acte de barbarie. La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité. »

Plus à une contradiction près, l’homme qui revendique un positionnement « mi-moite mi-gauche » sur l’échiquier politique, a sciemment oublié qu’il avait tenu des propos moins tranchés en novembre dernier, dans un entretien accordé au journal Le Point. L’héritier autoproclamé de Jeanne d’Arc estimait, alors, que la colonisation de l’Algérie avait apporté un peu plus que des éléments de barbarie, offrant aux Algériens « l’émergence d’un État, de richesses, de classes moyennes ». L’hologramme de François Hollande n’a pas la hauteur de vue pour diriger la France. Il vient de le prouver.

Je ne me lancerai pas dans un examen historique précis de la période coloniale, débat que je laisse aux universitaires qui étudient cette matière, mais il est, à l’évidence, scandaleux qu’un candidat à l’élection présidentielle puisse se permettre de professer des jugements anachroniques sur sa propre nation depuis un pays étranger. Criminaliser l’Histoire est le propre des régimes totalitaires.

Le petit Emmanuel Macron se rend-il compte du poids de la responsabilité qu’il fait peser sur les Français en agissant de la sorte ? Historiquement, la colonisation de l’Algérie résultait de la conjonction de plusieurs éléments : la prise de conscience du déclin relatif de l’ère musulmane, notamment de l’Empire ottoman, qui occupait alors ce qu’on appelle aujourd’hui l’Algérie, consécutive à la campagne d’Égypte ; la volonté d’en finir avec les barbaresques et la piraterie dans le bassin méditerranéen ; et, enfin, plus crucial, l’écart technologique qui s’était creusé entre les deux rives, concomitamment au développement des idéaux universalistes, chrétiens et issus des Lumières, dont se réclame Emmanuel Macron. C’est une constante historique : dès qu’un bloc civilisationnel prend une avance considérable, il est tenté de conquérir ses voisins. Cela vaut pour toutes les époques et pour toutes les civilisations.

Contrairement à ce qui est communément avancé, la colonisation n’a pas enrichi la France. En 1959, l’Algérie consommait 20 % du budget de l’État français. À l’identique des autres colonies, l’Algérie a coûté beaucoup d’argent aux contribuables français. Dans le même temps, sa population s’accroissait de manière exponentielle, conséquence de l’apparition de la médecine moderne qui réduisit considérablement la mortalité infantile… Je passe les détails, mais bien des mythes seraient déconstruits si on se donnait la peine d’examiner objectivement les faits plutôt que de croire sur parole les mensonges des serpents à sornettes médiatiques.

Maintenant, une petite devinette : pourquoi tant d’Algériens ont-ils cherché à s’installer dans une nation criminelle après avoir obtenu leur indépendance ? Un phénomène qu’Emmanuel Macron entend favoriser en garantissant, une fois au pouvoir, une plus grande « mobilité entre la France et l’Algérie ». Ses déclarations encourageront les Algériens à réclamer toujours plus de repentance de la part de la France et des Français.

Gabriel Robin

Source : Boulevard Voltaire – « Emmanuel Macron veut criminaliser l’Histoire de France »


Emmanuel Macron : “La colonisation est un crime… par lepointabonnes