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Sebastian Kurz

En Europe, un axe contre l’immigration illégale

15/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, a annoncé mercredi 13 juin dernier la création d’un « axe » entre les ministres de l’intérieur autrichien, italien et allemand pour lutter contre l’immigration illégale.

Alors que sa présidence à l’Union Européenne débute le 1er juillet, le chancelier autrichien a fait de la lutte contre l’immigration illégale le fer de lance de sa politique, ce que partage les ministres italien et allemand.

Cet axe s’oppose clairement à la politique migratoire de la chancelière allemande Angela Merkel. Kurz précise : « je pense qu’il est important de ne pas attendre la catastrophe, comme en 2015, mais d’agir […] à temps ».

Sebastian Kurz

Les gardes frontières européens en Afrique

05/06/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lu sur The New Observer Online, c’est la proposition du chancelier autrichien, Sebastian Kurz, d’occuper le terrain par les gardes frontières de FRONTEX en Afrique afin d’empêcher l’immigration de masse vers l’Europe.

Kurz a déclaré dans un entretien accordé au journal allemand Welt am Sonntag, qu’il y aurait besoin d’un mandat politique clair auprès des gouvernements nord africains pour arrêter le trafic d’êtres humains et éviter les traversées dangereuses au bord d’embarcations non fiables.

Le chancelier suggère que les agents de FRONTEX, dont le nombre devrait augmenter sensiblement, pourraient arrêter les clandestins en dehors du territoire européen et les expédier dans leurs pays respectifs.

Au mois de juillet l’Autriche prend la présidence de l’Union européenne, attendons voir si elle pourra influencer la politique européenne dans ce sens.

Le chancelier d’Autriche souhaite « bâtir des ponts » entre Est et Ouest

01/02/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Lors de leur rencontre à Vienne mardi dernier, le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz a affiché son entente avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban et a annoncé vouloir apaiser les tensions entre Est et Ouest au sein de l’Union Européenne. Effectivement les désaccords se sont multipliés ces derniers mois entre la commission européenne et les pays de l’alliance de Visegrad (à savoir Hongrie, Slovaquie, Pologne, République Tchèque) et notamment à propos de la politique migratoire européenne.

M. Strache a loué l’attitude de la Hongrie qui avait érigé des clotures et déployer des forces de l’ordre pour stopper le passage des demandeurs d’asile en 2015.

Il annonce désormais regretter de n’avoir « pas coopéré plus étroitement et aider la Hongrie au lieu de la critiquer ».

Ces deux dirigeants plaident désormais pour une « Europe de la subsidiarité » qui laisserait plus de compétences aux Etats et aux régions.


Autriche : le gouvernement investi ce lundi. Heinz-Christian Strache a prôné une politique d’immigration zéro

18/12/2017 – AUTRICHE (NOVOpress)
Le nouveau gouvernement autrichien doit être investi ce lundi. Trois ministères de premier plan ont été attribué à des membres du FPO : les Affaires étrangères, l’Intérieur et la Défense.

Le nouveau chancelier, Sebastian Kurz, est un conservateur âgé de 31 ans. Pour avoir la majorité au Parlement, il s’est allié avec le parti populiste qui avait déjà participé à des gouvernements entre 2000 et 2007.

Le leader du FPO, Heinz-Christian Strache s’est prononcé en faveur d’une politique d’immigration zéro. Les deux partis de la coalition ont dénoncé par le passé l’émergence de sociétés musulmanes parallèles en Autriche.


À l’inverse de l’Allemagne fédérale, l’Autriche avance vers une alliance à droite

22/11/2017 – AUTRICHE (NOVOpress)
L’échec des premières négociations pour une coalition en Allemagne fédérale montre que le clivage gauche-droite a encore une existence : c’est en effet notamment en raison de l’opposition entre les Verts et les libéraux de droite que les discussions ont échoué. Sur le papier, la solution pourrait d’ailleurs venir d’une entente à droite : le parti populiste Alternative für Deutschland a offert son soutien sans participation à une coalition minoritaire entre CDU/CSU et les libéraux, à condition que Merkel sorte du jeu. Une proposition qui a été pour l’instant rejetée.

L’Autriche montre que l’entente à droite peut même aller au-delà

Les conservateurs emmenés par Sebastian Kurz mènent des négociations de coalition fructueuses avec les populistes du FPÖ. Certes, le président de la République écologiste met des bâtons dans les roues de la future coalition, en menaçant de mettre des veto sur certains ministres, mais il ne pourra pas s’opposer au choix du Parlement.

Un modèle politique à suivre pour la grande Allemagne ?

Élections en Autriche : les conservateurs arrivent en tête et pourraient gouverner avec les populistes

16/10/2017 – AUTRICHE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les Autrichiens votaient hier pour élire leurs représentants au Conseil national. Les résultats de ces élections législatives sont moins bouleversants que ceux de la récente élection présidentielle, qui avaient vu la débâcle des deux grands partis.

Ce sont les conservateurs qui l’emportent assez largement, avec plus de 31 % des voix

C’est donc l’actuel vice-chancelier, Sebastian Kurz, 31 ans, qui devrait être amené à composer une coalition. Cette mission incombe en effet au parti arrivé en tête. Deux solutions s’offrent à lui. Soit reconduire la grande coalition actuelle avec les sociaux-démocrates, mais le chancelier actuel, le social démocrate Christian Kern, a exclu cette hypothèse, soit se tourner vers le parti des « libéraux », c’est à dire les populistes conduits par Heinz Christian Strache.

Ces deux partis sont en effet dans un mouchoir de poche !

Les résultats officiels donnent le FPÖ légèrement devant le SPÖ, les deux autour de 27 %. Mais c’est sans compter les votes par correspondance qui seront dépouillés jusqu’à jeudi ! Au total, les instituts de sondage placent les sociaux démocrates devant les populistes. Un beau succès quand même pour le parti de Strache, qui gagne 6 points par rapport aux précédentes élections. A noter par ailleurs que les Verts s’effondrent, victimes notamment d’une candidature dissidente.

Le FPÖ est-il en passe de revenir au pouvoir ?

C’est très probable : les populistes sont en position de faiseurs de roi, puisqu’ils pourraient former une majorité tant avec les conservateurs qu’avec les sociaux-démocrates. Mais l’hypothèse la plus crédible est une alliance « noire bleue », entre conservateurs et populistes. Kurz a fait de la maîtrise de l’immigration un important thème de campagne. C’est ce qui lui a permis de remobiliser l’électorat conservateur et de faire retomber le FPÖ. La priorité donnée par les électeurs à la lutte contre l’immigration semble mettre la gauche hors du jeu.

Chard Autriche Droite

Autriche : la droite se réorganise pour les élections législatives du 15 octobre

Sebastian Kurz

Sebastian Kurz

Les élites politico-médiatiques européennes pensaient peut-être pouvoir reprendre un peu leur souffle après la défaite de Marine Le Pen aux élections présidentielles françaises, mais il n’en sera pas ainsi.

Après la démission du vice-chancelier et leader du parti ÖVP Reinhold Mitterlehner, le parti de centre-droit s’est choisi il y a une semaine, comme nouveau leader, le jeune ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz, 30 ans, et a décidé de mettre fin à sa coalition avec les sociaux-démocrates (SPÖ) dirigée par le chancelier socialiste Christian Kern.

Avant d’accepter de prendre la tête de son parti, le jeune ministre, comparé au Français Emmanuel Macron et qualifié comme lui par certains médias de « gendre idéal », a exigé qu’il lui soit donné carte blanche pour définir la stratégie électorale et désigner les candidats. Aux élections présidentielles de 2016, qui avaient vu le candidat du parti national-conservateur FPÖ échouer de peu au deuxième tour, les deux partis de gouvernement avaient été éliminés dès le premier tour. Pour aborder ces élections législatives convoquées pour le15 octobre prochain, Sebastian Kurz a imposé la marque « Sebastian Kurz – le Nouveau parti populaire ». Le nom du parti, ÖVP, ne figurera même pas sur les bulletins de vote, et c’est encore une chose qui le rapproche du nouveau président français aux yeux des médias.

Mais à la différence d’Emmanuel Macron, Sebastian Kurz a bâti sa popularité en critiquant la politique d’ouverture aux immigrés d’Angela Merkel, et les élections de l’automne prochain pourraient bien déboucher sur une coalition entre son parti et le FPÖ qualifié « d’extrême droite » par l’establishment.

Le FPÖ, allié du FN au Parlement européen, est en tête dans les sondages, et une majorité ÖVP-FPÖ au parlement semble tout à fait probable. Une telle coalition a déjà gouverné l’Autriche de 2000 à 2005, ce qui avait provoqué des sanctions de la part de l’Union européenne. Ces sanctions n’avaient aucun fondement légal et avaient conduit à prévoir un mécanisme de sanction formalisé dans le traité de Lisbonne. Mais ce mécanisme nécessitant l’unanimité des Etats membres hormis le pays mis en accusation, il sera difficilement applicable alors que le Parlement européen a déjà appelé mercredi à ce qu’il y soit recouru contre la Hongrie et alors que la Commission européenne envisage aussi de l’utiliser contre la Pologne.

En arrière-plan dans les trois cas (Autriche, Hongrie et Pologne), il y a le refus de la politique immigrationniste de Bruxelles, Berlin, Paris et Rome.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 23 mai 2017
(titre originel : « Elections anticipées en Autriche »)