Allemagne : après la grande ouverture, la grande fermeture

14/09/2015 – EUROPE (Présent 8439)

La fête est déjà finie ! Les applaudissements, les haies d’honneur pour accueillir les « réfugiés », Mme Merkel ouvrant son cœur comme ses frontières et tançant les pays qui les fermaient, c’était il y a quelques jours. Maintenant, l’Allemagne dépassée, submergée, envahie, ne sait plus que faire de tous ceux dont elle a souhaité la venue, les assurant qu’il y avait de la place pour ceux, de l’argent, des logements et du travail. Par milliers – 17 000 pour ce week-end – ils continuent d’affluer vers l’Eldorado teuton à l’appel d’Angela Merkel, laquelle a promis d’en accueillir 800 000 ! La « bonne nouvelle » s’est répandue rapidement chez tous ceux pour qui l’Europe est la terre promise à leur espoir. Gouverner c’est prévoir, et elle n’avait pas prévu cette marée humaine ; or il n’était pas besoin d’être extralucide pour prédire ce grand déferlement.

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Ceux qui ont cru Berlin déchantent. À Munich, des milliers d’individus ont dû dormir dehors, faute de place pour les héberger, eux qui croyaient qu’on allait se bousculer pour leur offrir un toit. « L’Allemagne introduit à titre provisoire des contrôles le long de ses frontières. En tout premier lieu est concernée celle avec l’Autriche », a annoncé le ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière. « L’objectif de cette mesure est de limiter l’afflux actuel vers l’Allemagne. » Les chemins de fer autrichiens avaient déjà constaté que l’Allemagne avait interrompu la circulation des trains en provenance d’Autriche. Les congés des policiers ont été annulés pour que tous les effectifs disponibles se portent aux frontières pour endiguer le flux. C’est la panique et le chaos.

La faute à qui si nos voisins ferment leurs frontières alors qu’ils prévoyaient de les ouvrir plus largement ? À Merkel et à sa « générosité » dont elle n’a pas les moyens ? Pas du tout, assure son ministre de l’Intérieur ! Ce sont les autres pays, ceux de l’Est, qui sont responsables de cet engorgement, car ils refusent de prendre leur part du fardeau. C’est aussi la raison donnée par l’Élysée. C’est un comble d’imputer à ceux qui ont vu juste avant l’Allemagne les désastreuses conséquences de la décision irresponsable de celle-ci. Ce lundi, à Bruxelles, c’est pourtant ce que Hollande – suiviste jusqu’à l’absurde – et Merkel feront valoir pour déverser dans les autres États le trop-plein des « réfugiés » d’outre-Rhin, avec parmi eux la France.

Comment allons-nous faire chez nous, où il y a cinq millions de chômeurs, 1,8 million de personnes en attente d’un logement social, où le 115 ne répond plus aux SDF ? Réponse de Cazeneuve : « C’est un devoir moral », en conséquence l’intendance doit s’incliner devant cet impératif catégorique. Ayant ensemencé notre pays à la graine de moraline franco-allemande, résidences, emplois, crédits vont jaillir bientôt de notre sol pour le confort des « réfugiés ». Le piteux exemple allemand devrait inciter Hollande à renoncer à cette utopie et à fermer nos frontières avant la catastrophe, et non après.

Guy Rouvrais

L’Allemagne jette Schengen aux oubliettes : la faute à Daesh ?

14/09/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Depuis l’annonce-surprise de la suspension sine die des accords de Schengen par l’Allemagne, les commentaires vont bon train – nous y reviendrons — Aucun en France n’a cependant relevé le rôle éventuel des terroristes de Daesh/État islamique dans cette décision.

Angela Merkel, chancelière allemande et proconsul autoproclamée de l’Europe, a décidé unilatéralement hier de suspendre les accords de Schengen et de rétablir des contrôles aux frontières.
Moins d’une semaine après avoir annoncé que l’Allemagne allait recevoir 800 000 « réfugiés », la nouvelle a sonné comme un coup de tonnerre dans le ciel calme des immigrationnistes – au premier rang desquels le gouvernement Français —, qui s’évertuaient à suivre le mouvement impulsé par la patronne de l’Europe.
La masse des « migrants » qui déferle sur l’Europe, la nécessité pour l’Allemagne « souffler » et de ne pas se laisser déborder par le nombre ont déjà été évoqués par les commentateurs.

C’est peut-être plus la qualité de nos chers « réfugiés » qui a fait peur à Maman Merkel.

Le groupe terroriste l’avait annoncé et encourage les « migrants » à rejoindre ses rangs, l’OTAN, les espagnols, les Anglais avaient confirmé le risque, on en vu une trace en France et maintenant, ça commence pour de bon : les militants et terroristes de Daesh dissimulés parmi les hordes de clandestins relèvent la tête et l’Allemagne se rend compte un peu tard qu’ouvrir les bras sans discernement à tout ce monde-là n’était peut-être pas une très bonne idée.
Les contrôles aux frontières sont peut-être une tentative de réponse à cette crise sécuritaire. Déjà que le nombre en lui-même constitue une agression majeure

À propos, notre « gouvernement » continue à se battre pour accueillir toujours plus de migrants…


La liberté de circulation au sein de l’espace Schengen de plus en plus contestée

L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne soutenue par Angela Merkel

02/09/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Il y a quelque chose de pourri au royaume de la libre circulation et des droits de l’homme. Après avoir montré son intransigeance sur la question grecque, Angela Merkel avance ses pions sur l’échiquier de la crise migratoire. Et de prévenir ses partenaires que

Si, on n’arrive pas à une répartition équitable, alors la question de Schengen se posera

L’Allemagne est en effet touchée de plein fouet par l’afflux d’immigrés clandestins

Plus de 800 000 demandes d’asile ont ainsi été déposées cette année. On comprend d’autant mieux la volonté de la chancelière d’imposer des quotas de clandestins aux pays membres de l’Union, quitte à menacer ces derniers : en évoquant sa stratégie en vue de la rencontre des ministres de l’Intérieur qui aura lieu le 14 septembre, elle déclare ainsi

Je ne veux pas sortir maintenant tous les instruments de torture. Nous voulons trouver une solution en bons camarades.

Autrement dit, l’Allemagne veut imposer à des pays moins attractifs, comme ceux d’Europe centrale, l’accueil des envahisseurs

Mais si la fin de Schengen est brandie comme une menace par le successeur de Bismarck, on peut penser que de nombreux pays y verront au contraire une opportunité : la Hongrie, par exemple, a récemment commencé à construire un mur de 175 km et envisage désormais de mobiliser l’armée contre les clandestins. Même si aucune demande officielle de sortie de Schengen n’a été formulée par Victor Orban, peu de doutes subsistent sur le fond de ses pensées, partagé par de nombreux pays européens. La Slovaquie a ainsi proposé de n’accueillir que les réfugiés chrétiens.


7 Français sur 10 pour un rétablissement des contrôles aux frontières des États de l’UE

Clandestins : coup de canif danois à Schengen

03/07/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Devant l’afflux de clandestins, le Danemark va rétablir des contrôles aux frontières. Un accroc de plus aux accords de Schengen, déjà mis à mal la France ou la Bavière.

La crise migratoire n’en finit pas de bousculer la construction européenne. Loin du discours sur « l’irréversibilité » de tous les traités européens seriné par les eurocrates, le réel reprend ses droits. Ainsi, après le rétablissement de contrôles frontaliers entre la France et l’Italie (de manière officiellement temporaire), entre la Bavière et l’Autriche (de façon permanente), c’est le Danemark qui compte rétablir un contrôle frontalier avec l’Allemagne et la Suède pour lutter contre l’immigration clandestine et la contrebande. Cela se passera en coordination avec lesdits voisins, donc officiellement conformément aux règles mises en place dans les pays membres de l’espace Schengen.

Mais c’est bien l’esprit de Schengen qui une fois de plus, ne résiste pas à une vision pragmatique de la situation. Les arrivées de clandestins ont bondi en Europe de 870 % entre avril 2014 et avril 2015 ! Frontex et les pays de la ceinture extérieure de l’espace Schengen sont complètement débordés par cet afflux. La libre circulation entre membres de cet espace supposait que ses frontières extérieures ne fussent pas des passoires. En l’état, le rétablissement des frontières nationales est la seule option viable pour tenter de contrôler un minimum les flux migratoires.

C’est ce qu’a fait valoir en substance le Parti populaire danois au gouvernement de minorité de Lars Lokke Rasmussen. En effet, le Parti populaire danois, qualifié de populiste, eurosceptique, et anti-immigration par les médias officiels, est devenu le premier parti du pays avec 21 % des suffrages aux élections législatives de juin. Il a cependant refusé de prendre part à la coalition gouvernementale, préférant visiblement peser de l’extérieur sur la politique de l’équipe dirigée par le parti libéral Venstre.

Crédit photo : Bobby Hidy via Flickr (CC) = Frontière Danemark


La Bavière ferme ses frontières

26/06/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Mardi dernier, le gouvernement hongrois avait tourné le dos aux directives européennes, et décidé de couper les vannes de l’immigration sur son territoire. Violant le règlement européen « Dublin III », Viktor Orban avait suspendu pour une période indéterminée la règle contraignant son pays à examiner toutes les demandes d’asile déposées chez lui.
Cette attitude, même s’il a fait machine arrière depuis, n’a pas manqué de susciter des émules. La Bavière s’est en effet engouffrée dans la brèche. Elle a annoncé hier qu’elle réintroduirait des contrôles permanents le long de sa frontière avec l’Autriche. Seuls les contrôles ponctuels sont permis par les accords de Schengen ; la Bavière avait mené ce type de contrôles ponctuels pour protéger la réunion du G7, le 6 juin dernier.
Elle avait alors constaté près de 6 000 réfractaires aux droits de séjour, parmi lesquels on dénombrait quelques dizaines de criminels. Le ministre président de Bavière a donc rétabli les contrôles de manière permanente.

Trois ministres du gouvernement suédois ont présenté des mesures visant à faciliter l’expulsion de migrants provenant d’autres pays de l’Union européenne.

Crédit photo : Heribert Pohl via Flickr (CC) = Burghausen, vieille ville et château sur la rivière Salzach en Haute Bavière Upper


Calais : passeurs pour une passoire (Présent 8222)

Calais : passeurs pour une passoire (Présent 8222)

31/10/2014 – CALAIS (NOVOpress)
Neuf passeurs ont écopé de dix mois à six ans de prison ferme à l’issue d’un procès mardi à Boulogne-sur-Mer qui a permis de jeter un éclairage sur les pratiques de ce type de réseaux.

Une du numéro 8222 de "Présent"
Une du numéro 8222 de “Présent”

Neuf chances pour la France… Les huit Egyptiens et le Tunisien condamnés proposaient aux migrants de les faire entrer clandestinement en Angleterre. Arrivés à Calais, les migrants sont approchés par ces passeurs qui sont en rapport, eux, avec la tête du réseau en Angleterre. Deux options s’offrent aux clandestins : un passage « classique », c’est-à-dire caché dans un camion pris d’assaut, pour lequel il faut compter entre 400 et 1.000 euros ; ou un passage « garanti », dans le coffre d’une voiture complice. Une offre premium qui coûte jusqu’à 5.000 euros. De l’argent trouvé… en volant les téléphones portables et les porte-monnaie des Calaisiens de souche, en fouillant dans les tiroirs-caisses des commerçants.

Le procureur de la République avait demandé aux juges « d’adresser un message aux réseaux d’immigration clandestine pour qu’ils ne continuent pas impunément de gagner énormément d’argent sur la détresse des migrants ». Autrement dit : si les passeurs œuvraient bénévolement, ou pratiquaient des tarifs plus raisonnables, le procureur n’y trouverait rien à redire.

Les passeurs avaient un train de vie intéressant. Les virements de 10.000 euros n’étaient pas rares. L’un des Egyptiens annonçait à sa mère, au téléphone, un envoi d’argent important pour l’acquisition d’un appartement « au pays ». Les enquêteurs ont également découvert que certains prévenus détenaient des machettes, des fusils à pompe. Avaient-ils, comme le Calaisien moyen, un sentiment d’insécurité ? Oui, en raison d’une « guerre de territoire » avec un réseau kurde concurrent. Saine émulation entreprenariale !

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Nicolas Sarkozy sur France 2 : paroles, paroles, paroles

Nicolas Sarkozy sur France 2 : paroles, paroles, paroles

21/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Annoncée comme l’événement politique ces jours-ci, l’interview de Nicolas Sarkozy au journal de 20 heures de France 2 n’aura été qu’un exercice de mauvaise psychologie (défauts, sagesse, remise en cause, analyse, etc.), qu’un mauvais story-telling non crédible sur l’humilité et le travail collectif. Mais surtout Nicolas Sarkozy n’aura fait que répéter sa volonté de rassembler (mais avec qui et pour quoi, on ne sait pas), de proposer de nouvelles idées (lesquelles, là encore grande inconnue). Enfin, Nicolas Sarkozy aura répété sa volonté de remettre en cause Schengen et de recourir plus souvent aux référendums. Bref, à part ses admirateurs, il n’aura convaincu personne. D’autant qu’il n’a pas voulu revenir sur son bilan, particulièrement catastrophique sur le plan du Grand Remplacement : un million d’immigrés légaux supplémentaires entre 2007 et 2012, la chute de Kadhafi qui contribue à la venue quotidienne de clandestins africains en Europe, etc.

Photo une : le siège de France Télévision. Crédit : Sebjarod via Wikipédia (cc).


Sarkozy viserait-il la présidence européenne ? Sa stratégie de retour devient irritante et intrigante

Sarkozy viserait-il la présidence européenne ? Sa stratégie de retour devient irritante et intrigante

Sarkozy, c’est le plat trop long à être servi au restaurant. On le commande car on en a très envie et on est tenaillé par une faim d’enfer. Mais ça tarde trop, alors on sert, pour faire patienter, des amuses gueules et quand le plat arrive, on n’en veut plus, on a plus faim. Il y a dans une partie de la droite une forte attente du retour de Sarkozy présenté comme un président incomparable vis-à-vis de la nullité Hollandaise. Mais même cette droite de nostalgie et d’espérance commence à trouver le temps long et la tactique des petites déclarations présentées comme majeures peu adaptée à un retour gagnant.

Franchement personne n’attendait une déclaration à 4 jours des élections européennes pour nous dire quelle Europe il faut conserver, défendre et faire évoluer. Quel électeur, parmi ceux qui iront (minoritaires) voter a besoin de Sarkozy pour juger Bruxelles ? Mais le but de Sarkozy n’est pas de sauver l’Europe des méchants eurosceptiques, c’est de sauver Sarkozy du mauvais score que son camp va faire au scrutin de Dimanche et peut-être de sauver ses vraies ambitions.

Le pointL’ancien président signe le jeudi 22 mai, une tribune de cinq pages dans l’hebdomadaire Le Point (également publiée dans le quotidien allemand Die Welt), qui marque d’après des commentateurs, un retour dans le débat politique. Encore un. Jusqu’à présent il avait, certes, surtout  parlé de lui, des affaires et de l’acharnement de juges politisés. Maintenant il parle de l’Europe. Se verrait-il président élu d’une Europe réformée, faute de pouvoir être réélu en France ? C’est une hypothèse qui progresse. Car de la France il ne parle pas et c’est pourtant le pays où il voudrait faire son retour.

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On les chasse par la porte, ils rentrent par la fenêtre…

Leonarda et sa famille préparent leur retour en France selon Valeurs Actuelles. “Dans un rapport que s’est procuré l’hebdomadaire, la famille de Leonarda aurait entamé des procédures pour changer de nom afin de revenir en France.” On les chasse par la porte, ils rentrent par la fenêtre…