Sarkozy : En fin de mandat, un bilan largement négatif – Par Yves-Marie Laulan

Sarkozy : En fin de mandat, un bilan largement négatif - Par Yves-Marie Laulan

Le tintamarre médiatique a été savamment orchestré à l’été et à l’automne autour de Nicolas Sarkozy : triomphe en solo à Tripoli, triomphe en duo avec Angela Merkel à Bruxelles, triomphe encore, en trio cette fois, à Cannes avec Barak Obama. Ce tintamarre ne doit pas dissimuler le bilan « globalement » négatif, comme aurait dit Valéry Giscard d’Estaing en d’autres temps, de ce mandat qui s’achève. Opéra grandiose ou mascarade politique ? L’électeur tranchera dans quelques mois et l’historien dans quelques années.

Justice, universités, retraites : des réformes en trompe-l’œil (photo [1] ) ou inachevées

De façon générale, Nicolas Sarkozy a déployé un art consommé pour se concentrer sur l’accessoire et négliger l’essentiel. Il va, sans doute, se targuer d’avoir activement mené une politique de réformes « tous azimuts ». Le malheur veut que cette activité fébrile se soit largement dissipée dans les vapeurs d’une énergie de friction stérile.

L’exemple type en est la fameuse réforme de la carte judiciaire qui a fait la gloire, fugace, de Rachida Dati. Cette réforme a obtenu si peu de résultats – une poignée d’emplois supprimés – et mécontenté tant de monde – avocats, magistrats et justiciables exilés loin des lieux de justice – que l’on peut à bon droit se demander si cela en valait vraiment la peine. Et cela alors que les problèmes majeurs d’une justice en quête d’une réforme en profondeur ont été laissés de côté.

Autre exemple connu : la réforme de l’université. Certes, le renforcement de l’autorité des présidents d’université est, en soi, une bonne chose. Mais le vrai problème de l’université est ailleurs. Il n’a même pas été effleuré. C’est celui du recrutement et de la formation des enseignants, dans l’ensemble fort médiocres en regard de l’étranger. « Donnez-moi de bons maîtres et je vous donnerai de bons élèves » dit l’adage. Et on n’évoquera pas ici le naufrage de l’Education nationale qui ne cesse de sombrer pavillon haut.

Dernier cas : la réforme des retraites, certes, arrachée aux forceps. Mais elle aura fait gagner 5 années tout au plus. Il faudra la remettre en chantier dans quelques années pour enfin remettre le dossier des retraites sur les rails.

En regard de ces efforts menés dans le désordre et en l’absence de réflexion stratégique, trois cas criants de mauvaise gouvernance affectant trois secteurs clefs de la vie nationale ne manquent pas de sauter aux yeux. Il s‘agit de la défense nationale, de l’endettement et l’euro et de l’immigration.

Défense nationale, immigration, euro et endettement : une mauvaise gouvernance

A/ La défense nationale, secteur névralgique, s’il en est, de notre société. Etait-il vraiment nécessaire, pour « payer le retour à l’Otan », d’envoyer plus de 4000 soldats en Afghanistan à l’autre bout du monde alors qu’après tant de sacrifices et de pertes, un retrait de ce champ de bataille paraît inévitable à bref délai ? Etait-il si urgent de renverser le régime libyen, si détestable fût-il, à grand renfort de bombes larguées du haut des cieux avec un coût significatif en termes de vies humaines et de ravages matériels, et tout cela, en fin de compte, pour installer, par la force des armes françaises, la Charia dans ce malheureux pays ? Alors que l’effort de défense de notre pays, qui pourrait se révéler bientôt infiniment précieux face aux nouvelles menaces qui montent de tous côtés – on songe à la bombe iranienne et aux bombes pakistanaises – plafonne à un niveau tragiquement insuffisant, 1,6% du PNB, tout juste de quoi entretenir une armée-croupion, valeureuse, certes, mais équipée d’armements insuffisants en nombre et en qualité.

B/ L’immigration. Ici, point n’est besoin d’un long discours. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Etait-il honnête de proclamer Urbi et orbi, le choix d’une immigration « choisie » ramenée à des niveaux décents, pour laisser, par la suite, flotter négligemment les flux migratoires, largement composés d’inactifs et d’assistés, autour de 200.000 personnes par an (250.000 avec les clandestins), et cela pour un coût annuel proche du déficit budgétaire ? Financer l’immigration par l’endettement supporté par nos enfants, il fallait le faire. Mais voilà quand même une façon bien insolite de préparer l’avenir de la France.

C/ L’euro et l’endettement. Mais le clou du spectacle est sans conteste le drame de l’endettement français et de l’interminable crise de l’euro qui, comme le serpent de mer de la légende, a inlassablement, de réunions de crise en réunions de crise, déroulé ses anneaux tout au long de l’été, dramatisation hautement médiatisée à la clef.

Pour l’euro, à tout seigneur tout honneur, fallait-il être grand clerc pour percevoir que mettre en piste un char à 17 roues, toutes de calibres différents, était encore le plus sûr moyen « d’aller dans le mur » ? Fallait-il si longtemps pour se laisser berner par un politicien grec matois et rusé, rompu à toutes les ficelles des fraudes politiciennes et comptables ? Et comment, enfin, s’extirper péniblement du piège de l’euro que l’on a soi-même savamment tressé autour de soi ? Faudra-t-il sauver l’euro au prix de la perte de l’Europe ?

Mais surtout, après avoir fait la leçon aux Grecs, puis aux Italiens, fallait-il vraiment attendre la fin de ce mandat, à quelques mois des échéances électorales, pour prendre brutalement conscience que la France était proche de la faillite et s’empresser de sonner le tocsin ? N’aurions-nous pas pu, à temps, balayer devant notre propre porte avant de prêcher la sagesse à nos voisins ? Et pourtant les avertissements n’avaient pas manqué. Sans mentionner les modestes écrits d’obscurs économistes (comme ceux de votre serviteur), n’y avait-il pas eu des voix autrement autorisées pour pousser le cri d’alarme ? C’est Michel Pébereau qui publiait, en effet, voici plus de 5 ans, un volumineux rapport documenté appelant l’attention sur l’état critique de la dette française. Ce rapport dérangeant est resté, bien entendu, lettre morte. Le pouvoir songeait déjà sans doute aux futures échéances électorales et il ne fallait surtout pas déranger prématurément l’électeur. Tout cela a été sereinement ignoré par le pouvoir en place avec le mépris dédaigneux des politiques excessivement contents d’eux-mêmes pour la race des technocrates besogneux.

La politique de la France se fait dans les bureaux des agences de notation

Yves-Marie Laulan
Yves-Marie Laulan

La politique de la France ne doit pas se faire à la corbeille disait, en son temps, le général de Gaulle. On a fait mieux depuis. Elle se fait dans les bureaux des agences de notation devenues la véritable conscience des dirigeants insouciants. Ce sont elles qui dictent, en direct, la politique de nos responsables politiques, lesquels, en désespoir de cause, en viennent à envisager de se vendre à la Chine ou aux producteurs de pétrole. Quel progrès dans la marche, à pas de géant, de la France (et de l’Europe) vers l’indépendance et la grandeur !

On est ici clairement en présence d’une inexcusable négligence d’un pouvoir irresponsable qui s’est amusé, au fil du temps, à « effeuiller la marguerite » avec de petits jeux de pouvoir, nomination à la Culture d’une personnalité sulfureuse au nom ronflant, remaniements ministériels en chaîne reconduisant les mêmes, ou encore ouverture des avenues du pouvoir à une gauche indifférente et blasée. Ces amusettes ont occupé le devant de la scène alors que les graves problèmes de notre temps étaient pieusement laissés en jachère.

A la veille de la présidentielle, le bilan est lourd. Mais le salut pour l’actuelle majorité viendra, peut-être, de l’extraordinaire médiocrité des « gens d’en face », ceux de gauche, bien sûr. Car la Providence accorde parfois la victoire, comme dans un combat de boxe entre deux tocards où le moins mauvais finit tout de même par gagner, par défaut.

Yves-Marie Laulan

[box] [1] Photo en Une : Sur cet immeuble les fenêtres, corniches, moulures sont fausses, peintes en trompe-l’œil. Crédit photo : Anamorphosis, licence CC. [/box]

Nicolas Sarkozy insulte le Premier ministre grec

Nicolas Sarkozy insulte le premier ministre grec

09/11/11 – 16h00
PARIS (NOVOpress)
— C’est le journal « le Parisien » qui le révèle : Nicolas Sarkozy aurait gravement manqué de respect au Premier ministre grec en le qualifiant de “fou” et de “dépressif“.

C’est au cours d’une conversation avec son homologue américain Barack Obama, lors du sommet du G20 à Cannes, que le président Français aurait tenu ces propos insultants à l’encontre du Premier ministre grec, coupable aux yeux de Nicolas Sarkozy d’avoir osé envisager de consulter son peuple par la voix d’un référendum.

La discussion entre les deux chefs d’État était censée être privée mais elle a été entendue par plusieurs journalistes, notamment français. La presse avait déjà révélé que le président français avait qualifié de “menteur” le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

Décidément le président français ne semble guère avoir d’estime pour nombre de ses homologues…

Photo en Une : World economic forum via Flickr (cc)

Un général italien renvoie sa légion d’honneur pour protester contre Sarkozy

Un général italien renvoie sa légion d’honneur pour protester contre Sarkozy

26/10/11 – 14h30
PARIS (NOVOpress) – Interrogé à Bruxelles, le 23 octobre, sur la capacité du gouvernement italien à affronter la crise de la dette, Nicolas Sarkozy a cru bon de ricaner ostensiblement. Ce comportement peu diplomatique suscite de vives réactions en Italie, où, quoiqu’on pense de son gouvernement, on n’aime pas le voir insulter à l’étranger, et qui plus est par « le mari de Carla Bruni », comme la presse italienne aime à désigner Sarkozy.

Il Giornale compare « le rire hystérique » de Sarkozy au coup de tête de Zidane à Materazzi et y dénonce l’arrogance d’un homme en difficulté. « Sarkozy a peu de raisons de rire. La France, ses banques et ses industries, sans parler de la dette publique, ne vont pas mieux que nous ». Et le quotidien de la famille Berlusconi de prévoir que Sakozy sera « un nouveau cas Zidane : une carrière terminée ».

En signe de protestation, le général Leonardo Tricarico, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air italienne, a renvoyé sa légion d’honneur à l’ambassadeur de France en Italie. Dans sa lettre d’explication, il se dit « contraint de se priver de cet honneur avec peine et tristesse devant le comportement irrespectueux de l’actuel président français vis-à-vis de l’Italie ».

Certains verront là une justice immanente, puisque le général Tricarico avait reçu cette décoration de Jacques Chirac pour son rôle dans les bombardements de l’OTAN sur la Serbie, durant la guerre du Kosovo de 1999. Le post-scriptum de la lettre témoigne pourtant d’un certain panache : « Le 25 novembre 1916, rappelle le général, notre aviateur légendaire, le capitaine Francesco Baracca, abattit l’avion de reconnaissance austro-hongrois du lieutenant Kalman Sarkozy, qui fut fait prisonnier. Même si le lien de parenté entre cet aviateur hongrois et l’actuel président est incertain, l’épisode montre que les Italiens – quand ils sont affranchis des particularités d’un système qui leur coupe les ailes – savent gagner leurs batailles. Y compris quand en face d’eux ils ont un Sarkozy ».

Photo : Médaille de la Légion d’honneur. Crédit : Sunny Ripert via Flick (cc)

Le vrai bilan de Sarkozy : fausse rupture avec le politiquement correct, vraie rupture avec le modèle français (1re et 2e partie)

Le vrai bilan de Sarkozy : fausse rupture avec le politiquement correct, vraie rupture avec le modèle français (1re et 2e partie)
Athena - Logo du Club de l'Horloge
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[box class=”info”] Communication de Jean-Yves Le Gallou à la XXVIIe Université annuelle du Club de l’Horloge, 8 et 9 octobre 2011. Le thème de l’Université était :
Présidentielle 2012 : Pour que les électeurs de droite ne soient plus trompés / En finir avec les fausses alternances et les promesses équivoques.

Nous reproduisons ce texte avec l’aimable autorisation de Polémia. [/box]

« Le vrai bilan de Nicolas Sarkozy : fausse rupture avec le politiquement correct, vraie rupture avec le modèle français » était le thème de l’intervention de Jean-Yves Le Gallou à la XXVIIe Université annuelle du Club de l’Horloge. Nous en donnons connaissance à nos lecteurs en quatre parties : Les chiffres de l’abaissement de la France, les comptes fantastiques de l’arithmétique médiatique, la fausse rupture avec le politiquement correct, la vraie rupture avec le modèle français.

Polémia

 

L’élection présidentielle, ce n’est pas seulement une élection : c’est d’abord un spectacle, scénarisé, cadencé, feuilletonisé. Au risque évidemment pour l’électeur de passer à côté de l’essentiel.

Et l’essentiel aujourd’hui, c’est le bilan critique. Le bilan critique des vingt-cinq dernières années.

Et, bien sûr, le bilan critique de l’actuel président sortant, Nicolas Sarkozy : 5 ans président, 7 ans ministre, 4 ans député de la majorité ; en tout, 12 ans de pouvoir exécutif, y compris le pouvoir suprême, et 16 ans de pouvoir majoritaire, sans oublier 3 ans de responsabilité à la tête du parti dominant ; ajoutons-y le vote de nombreuses réformes de la Constitution et de deux traités européens majeurs (Maastricht et Lisbonne).

L’état de la France aujourd’hui est largement le fait de Nicolas Sarkozy. En voici le bilan en chiffres

 

Première partie

2002/2007/2012 : les chiffres de l’abaissement de la France

• Bilan économique : dans le rouge

  • – La balance du commerce extérieur est en déficit depuis 1999 ; ce déficit a doublé en 5 ans ; il atteindra 75 milliards d’euros en 2011. Les Français consomment 2% de PIB de plus que ce qu’ils produisent. Ce qui conduit la Chine, le Qatar et quelques autres à acquérir de beaux fleurons du patrimoine immobilier national et les actifs de nombreuses entreprises. Ce qui est un processus de colonisation économique.
  • – La France achète ce qu’elle ne produit plus puisque la mondialisation, voulue par tous les gouvernements successifs, a détruit l’industrie française : en 12 ans l’industrie française a perdu le quart des heures travaillées (source GEAB). C’est 800 à 1 000 emplois industriels qui disparaissent chaque jour ouvrable, de l’ordre de 200 000 par an !
  • – Le chômage s’élève à 9,7% au deuxième trimestre 2011 selon les normes du Bureau international du travail (BIT) : un chiffre dans la moyenne européenne mais en hausse depuis 2007 (8% à l’époque). Concrètement, ce sont 2 750 000 personnes sans emploi du tout ; un chiffre qui s’élève à 4,4 millions en prenant les chômeurs partiels et les personnes dispensées de recherche d’emploi. En clair : 10% des actifs français sont au chômage total ; 15% des actifs français sont au chômage total ou partiel ; 20% des actifs français hors secteurs protégés sont au chômage partiel ou total. Près de toutes les familles sont concernées par le phénomène. Ces chiffres sont le résultat mécanique des politiques suivies depuis 25 ans.
  • – Le déficit du budget de l’Etat est passé, de 2006 à maintenant, de 38 milliards à 96 milliards. En 2012 – selon les prévisions de Bercy – les dépenses ne seront financées qu’à hauteur de 78% par les recettes fiscales (366 milliards de dépenses pour 288 milliards de recettes). Selon la Cour des comptes, ce déficit ne s’explique que pour un tiers par la « crise » : le deuxième tiers a été hérité des gouvernements auxquels a participé M. Sarkozy et le troisième tiers a été créé par l’actuel président à coups de mesures discrétionnaires et souvent clientélistes.
  • –Dans ces conditions la dette a explosé, passant de 1 150 milliards début 2007 à près de 1 700 milliards aujourd’hui. La note triple A qui permet d’obtenir des taux d’intérêt modérés est menacée.

• Bilan sociétal : dans le noir

  • – L’intégration de très nombreux immigrés venus notamment du Maghreb et d’Afrique noire fonctionne mal ; l’application du principe de précaution devrait donc conduire à limiter, sinon arrêter, les flux d’entrée. Tel n’est pas le cas. Bien au contraire : en 2010, plus de 200 000 titres de séjour réguliers ont été attribués, ce qui est un record absolu ; d’autant plus que le flux des demandeurs d’asile a repris sa croissance et que le séjour clandestin n’est pas maîtrisé. Résultat : dans un contexte de pénurie budgétaire les dépenses liées à l’immigration sont les seules à connaître une croissance à deux chiffres.
  • – La lutte contre la délinquance a été un objectif constant de Nicolas Sarkozy comme ministre de l’Intérieur d’abord, président de la République ensuite. Le bilan est contrasté mais, là aussi, sévèrement jugé par la Cour des comptes. Sans entrer dans un débat technique, on analysera simplement le chiffre le plus objectif parce que le moins susceptible de manipulation statistique : celui des violences contre les personnes. Il n’a cessé d’augmenter pour atteindre 467 650 faits recensés d’août 2010 à juillet 2011. En hausse de 8% depuis le début du quinquennat.
  • – Le désastre scolaire se poursuit, selon l’étude internationale PISA qui évalue les résultats des jeunes de 15 ans. Depuis 2000, la France ne cesse de perdre des places dans le classement international et, de 2006 à 2009, le recul s’est poursuivi : du 19e au 27e rang en sciences, du 17e au 22e rang en lecture, du 17e au 22e rang aussi en mathématiques.

• Sarkozy accompagnateur, acteur et symbole de l’abaissement français

Bien sûr, cet abaissement français a des causes multiples qui dépassent la seule personnalité de Nicolas Sarkozy. Sa responsabilité n’en est pas moins certaine :

  • – d’abord, parce que c’est le responsable politique français actuel qui a eu le plus de responsabilités majeures au cours des vingt-cinq dernières années ;
  • – ensuite, parce que ses actes se sont toujours coulés dans le courant dominant, notamment au regard de la mondialisation et du cosmopolitisme ;
  • – enfin, parce qu’il s’est revendiqué comme « hyper » ou « omni » président et qu’il doit être tenu pour comptable de ses actions : c’est la rançon du césarisme médiatique dans lequel nous vivons.

 

Deuxième partie

Le mouvement brownien des annonces et des réformes :
2007/2012 : Les comptes fantastiques de l’arithmétique
médiatique

En algèbre (+1) + (-1) = 0, mais (+1) + (-1) = 2 en arithmétique médiatique.

Et c’est ainsi que Nicolas Sarkozy a occupé l’espace médiatique dans la deuxième partie de son quinquennat en annonçant la suppression des mesures qu’il avait prises dans la première partie.

Polémia

Jean-Yves Le Gallou
Jean-Yves Le Gallou

« Faire et défaire, c’est toujours travailler », dit le proverbe. C’est aussi une maxime sarkozyste.

Sarkozy ministre de l’Intérieur a créé des emplois de policiers et de gendarmes.

Sarkozy président les a supprimés. Sarkozy président a supprimé des emplois dans la fonction publique d’Etat. Mais il a apporté aux collectivités locales des crédits suffisants pour leur permettre de créer autant d’emplois de fonctionnaires territoriaux que l’Etat a supprimé d’emplois de fonctionnaires nationaux. 150 000 fonctionnaires d’Etat en moins, 150 000 fonctionnaires locaux en plus : c’est toujours autant de charges publiques ! En 2010, les dépenses des communes ont crû de 3% et celle des intercommunalités de 4,5%.

Sarkozy a créé le bouclier fiscal puis il l’a supprimé.

Sarkozy a diminué le taux de l’ISF (2 milliards d’allégement), puis il a créé une taxe spéciale sur les revenus des plus riches (200 millions de prélèvement).

Sarkozy a défiscalisé les heures supplémentaires, puis il les a refiscalisées.

Sarkozy a créé une déduction fiscale pour les intérêts des emprunts immobiliers, puis il l’a supprimée.

Sarkozy a créé une prime à la casse pour les voitures puis il l’a supprimée.

Sarkozy a imposé un « plan de relance » dont il sort par un « plan de rigueur ».

Quand un internaute va sur le site de la présidence de la République et qu’il clique sur le mot « action » il est immédiatement redirigé sur « les déplacements du président de la République ». Comme si l’agitation, c’était l’action. Quel meilleur symbole du « bougisme » ! Quel meilleur aveu que ce que les communicants appellent « action » n’est rien d’autre que de l’annonce. Nous sommes dans la République du tournis.
Voir : La Tyrannie médiatique

• C’est le règne de l’arithmétique médiatique : (+1) + (-1) = 2.

Les médias aiment l’immédiat. Et c’est l’immédiat qui nourrit les médias. En communication, « une information noire plus une information blanche, c’est deux événements, Coco ! »

Pour Le Figaro ou TF1, supprimer un impôt c’est « contribuer à la relance économique ». Rétablir le même impôt c’est « aller dans le sens de la rigueur ». En communication, c’est deux nouvelles. En économie cela s’appelle du « stop and go ».

Dans la réalité (+1) + (-1) = 0

Car, au final, on est revenu au point de départ, avec tout de même des coûts administratifs supplémentaires pour l’Etat et les particuliers ; et un manque de confiance dans des règles collectives de moins en moins stables.

Parcourir le site Internet de la présidence de la République est une expérience étrange : on y trouve un kaléidoscope de mesures clientélistes non mises à jour. Les mesures supprimées continuent d’être promues… même après leur suppression ! Les Français croyaient avoir choisi un président, ils découvrent n’avoir élu qu’un candidat permanent.

Jean-Yves Le Gallou

On peut lire ici les 3e et 4e parties.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Un financement sujet à caution : Balladur, rends le pognon ! – Par Pierre Tanger

[box]Extrait de l’hebdomadaire “Minute” de ce mercredi 5 octobre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Les comptes de campagne du candidat Balladur à la présidentielle de 1995 n’étaient pas justifiés. A l’époque, ils ont pourtant été validés par le Conseil constitutionnel, ce qui a permis à l’ancien premier ministre de toucher 30 millions de francs de l’Etat… Le pot aux roses découvert, Balladur doit rembourser !

Lors de la présidentielle de 1995, est-ce que Edouard Balladur a financé sa campagne électorale avec de l’argent sale, provenant de magouilles liées à la vente de sous-marins au Pakistan ou de frégates à l’Arabie Saoudite? Chargé de l’enquête, le juge Renaud Van Ruymbeke a pris dans ses filets – et mis en examen –, deux gros poissons susceptibles d’avoir piloté l’opération: Nicolas Bazire, qui fut le directeur de la campagne balladurienne, et Thierry Gaubert (à l’époque collaborateur de Sarkozy, ministre du Budget), soupçonné d’avoir donné un coup de main pour porter des… « valises ».

Pour tout comprendre, voici les données du problème auquel le juge est confronté. Les recettes du candidat Balladur, pour financer sa campagne, se sont élevées à 90 millions de francs. Or, sur cette somme, plusieurs millions ont été versés en espèces. Le 28 avril 2010, entendu par une mission d’enquête de l’Assemblée nationale, Edouard Balladur en a donné le détail: « Je confirme que 10 millions de francs, puis 3 millions de francs, soit 13 millions de francs, ont été versés en espèces sur le compte de ma campagne électorale. » Il n’y a là rien d’illégal, à condition que l’origine de ces fonds soit justifiée. Soumis à la question, Balladur s’en est tiré par une pirouette: « D’ou venait cet argent? C’était simplement celui des militants, des sympathisants, recueillis lors de centaines de meetings. » Une version qui ne tient pas la route. Interrogé par Van Ruymbeke, René Galy-Dejean, trésorier de la campagne, a déclaré que, le 26 avril 1995, il avait déposé dans une agence du Crédit du Nord 3 millions, recueillis dans les meetings, « en petites coupures usagées, de mémoire de 10, 20 ou 50 francs ». Or, ce même 26 avril, à la même agence, un second versement de 10,25 millions en espèces a été effectué! Et là, le trésorier affirme tomber des nues: « Ma surprise est totale parce que je n’ai jamais déposé 10 millions de francs au Crédit du Nord ».

Alors qui a remis ces 10 millions et d’où proviennent-ils? De la poche des militants? Ce serait étonnant: 7 millions ont été versés en grosses coupures de 500 francs! De plus, il n’existe aucun listing de ces très généreux donateurs. À l’Assemblée, Balladur, pour justifier cette « négligence », a expliqué qu’il était impossible d’enregistrer dans le détail tous les dons! C’est pourtant pas la mer à boire… chaque fin d’année, quand ils vendent leurs calendriers, les pompiers ont un carnet à souches et donnent un reçu aux particuliers. Les explications de l’ancien premier ministre ne sont donc guère convaincantes.
Dans ses conclusions, Bernard Cazeneuve, député socialiste et rapporteur de la mission d’en quête, a exprimé les plus grandes réserves: « Sur la réponse apportée par M. Edouard Balladur au sujet des 10 millions de francs versés en coupures de 500 francs sur son compte de campagne, [je] reste interrogatif sur la validité de la réponse apportée. » Pourtant, à toutes les attaques, Balladur répond par un argument qu’il juge imparable: « Les comptes de ma campagne ont été établis, déposés et validés par l’organe compétent. » De fait, le Conseil constitutionnel, a, en octobre 1995, validé ses comptes. Ce qui a permis à l’ancien premier ministre d’encaisser 30 millions de francs, soit 6,4 millions d’euros actuels, versés par l’Etat au titre du remboursement plafonné des frais de campagne.

Un financement sujet à caution : Balladur, rends le pognon ! – Par Pierre Tanger

Un pour tous, tous pourris

Alors aujourd’hui, on se demande comment l’organe compétent a pu valider des comptes où figuraient 10,25 millions de francs d’origine in – déterminée, sinon suspecte? Dans son édition du 26 novembre 2010, le quotidien « Le Monde » a rapporté une histoire qui en dit long sur les mœurs politiques de nos dirigeants. En 1995, le président du Conseil Constitutionnel s’appelait Roland Dumas. Et l’ancien ministre de Mitterrand aurait convaincu les huit autres membres du Conseil de fermer les yeux sur les comptes de Balladur, au motif qu’ils n’étaient pas plus douteux que ceux présentés par Jacques Chirac, et qu’en conséquence rejeter les comptes de Balladur les obligerait à invalider ceux de Chirac – une décision inimaginable pour Dumas: « Peut-on prendre le risque d’annuler l’élection présidentielle et de s’opposer, nous, Conseil constitutionnel, à des millions d’électeurs et ainsi remettre en cause la démocratie? »
De fait, en octobre 1995, seuls les comptes du petit candidat Jacques Cheminade ont été rejetés. Et Roland Dumas s’en amuse! Le 4 mai dernier, sur France 2, lors de l’émission « Face aux Français », il a expliqué pourquoi le seul Cheminade avait été sanctionné: « Jacques Cheminade était plutôt maladroit. Les autres étaient adroits. »

Il s’en passe ainsi de belles au Conseil constitutionnel! L’AFP a mis la main sur un document qui atteste que les experts financiers du Conseil avaient bel et bien tiqué sur « les dons en espèces sans justificatifs » du candidat Balladur.
Le juge Van Ruymbeke a donc envoyé les hommes de la DNIF (Division nationale des investigations financières) au siège du Conseil. Ils ont constaté que certains documents avaient disparu, mais ont toutefois recueilli des témoignages leur permettant d’écrire dans le rap port transmis au juge: « On peut conclure que ce versement d’espèces de 10,25 millions ne correspond à aucune recette provenant de collectes, de vente d’articles publicitaires, de remboursement de frais ou de dons de particuliers, et par conséquent que cette somme n’est pas justifiable sur le plan comptable. » Peu nous importe que la campagne de Balladur ait été financée avec de l’argent pakistanais ou saoudien.

Une chose est sûre, ses comptes, non justifiés et injustifiables, auraient dû être invalidés, ce qui aurait interdit tout financement de l’Etat. Balladur doit rembourser les 30 millions de francs qu’il a touchés! Et comme le Trésor impose toujours des pénalités aux contribuables indélicats, il doit payer les intérêts. Il serait trop facile qu’il s’en tire à moindres frais.

Pierre Tanger

Conduire plutôt que manger : Nicolas Sarkozy défend les agrocarburants

Conduire plutôt que manger : Nicolas Sarkozy défend les agrocarburants

03/10/11 – 13h30
PARIS (NOVOpress)
– A l’occasion d’une table-ronde organisée autour des choix d’investissements d’avenir dans le domaine des agrocarburants, le président Nicolas Sarkozy a nié toute opposition entre production alimentaire et production énergétique d’agrocarburants. Nicolas Sarkozy a même qualifié les carburants d’origine végétale de « produits propres ».

Des propos péremptoires jugés inconscients et provocateurs par de nombreuses associations écologistes et environnementalistes, dont France Nature Environnement qui argue de très nombreux constats et études ayant démontré la totale nocivité des agrocarburants, pour la souveraineté alimentaire, la biodiversité et le climat.

Un rapport, publié en juin dernier par 10 organisations internationales dont la FAO, l’OCDE et l’OMC, établissait notamment un lien direct entre l’augmentation mondiale de la production d’agrocarburants et la flambée des prix des denrées alimentaires, qui a provoqué de nombreuses famines à travers le monde. Le rapport recommandait donc l’abandon rapide des politiques de soutien à la production ou à la consommation d’agrocarburants. C’est la politique exactement contraire que défend aujourd’hui le président français.

Par ailleurs, le besoin croissant d’agrocarburants associé à la pression à la hausse des besoins alimentaires pourraient conduire à une accélération de la déforestation mondiale, les terres agricoles détournées de leur vocation alimentaire devant bien être remplacées d’une façon ou d’une autre sous peine de nouvelles famines.

[box class=”info”]Crédit photo : Guy Leboutte, sous licence Creative Common[/box]

L’immigration est une priorité budgétaire pour le gouvernement de Nicolas Sarkozy !

L’immigration est une priorité budgétaire pour le gouvernement de Nicolas Sarkozy !

29/09/2011 – 17h30
PARIS (NOVOpress) –
Hallucinant ! Alors que la France connaît l’une des pires crises financières des cinquante dernières années, le gouvernement vient de décider d’augmenter le budget pour l’accueil des immigrés. Ainsi, la part consacrée à l’immigration et à l’asile dans le budget 2012 est en augmentation de 27%. Une augmentation de pratiquement 30%, car il faut, selon le ministère de l’Intérieur,« tenir compte du niveau élevé des besoins d’hébergement des demandeurs d’asile ».

Au total, la mission immigration, asile et intégration voit ses crédits augmenter de 14,1% pour 2012, pour atteindre 632 millions d’euros, dont 376 millions d’euros pour l’asile contre 296 millions en 2011, selon les éléments fournis par le ministère.

Sarkozy au Congrès national des sapeurs-pompiers : les caillassages n’étaient pas à l’ordre du jour [vidéo]

Sarkozy au Congrès national des sapeurs-pompiers : les caillassages n'étaient pas à l'ordre du jour

25/09/2011 – 15h30
NANTES (NOVOpress Breizh) – Visite éclair de Nicolas Sarkozy, hier matin, au Congrès national des sapeurs- pompiers qui se tenait à Nantes. Des soldats du feu qui s’interrogent sur leur statut et l’évolution de leurs missions dans un contexte de plus en plus difficile.
Mais les caillassages n’étaient pas à l’ordre du jour.

Après avoir rendu un hommage appuyé à ceux qui ont fait « du dévouement, du courage et du danger » leur destin, le président de la République, qui vient de nommer le colonel Richard Vignon préfet délégué à la sécurité en Lorraine, a confirmé qu’il continuerait à nommer des sapeurs-pompiers aux postes de préfets ou sous-préfets, afin que « leur expérience puisse être utilisée par l’Etat ».

Le chef de l’Etat s’est également félicité de l’adoption, le 20 juillet dernier, d’une loi qui donne un statut aux 200.000 pompiers volontaires. Le recrutement de ces derniers, qui représentent 80 % de l’effectif du corps des pompiers et qui réalisent déjà 64 % des interventions, s’avère en effet de plus en plus difficile : la fonction – mal indemnisée – est souvent peu compatible avec une activité professionnelle.

La volonté du Gouvernement est pourtant de privilégier, pour des raisons budgétaires, le volontariat au détriment de la professionnalisation . « La sauvegarde de notre modèle passe par l’accroissement du volontariat » a rappelé Claude Guéant devant les congressistes. Un point de vue partagé par le socialiste Claudy Lebreton, président du conseil général des Côtes d’Armor et président de l’assemblée des Départements de France, qui s’est déclaré partisan de la réduction de la masse salariale dans les services d’incendie et de secours « car les Départements sont étranglés financièrement ». Un étranglement accentué, dans le cas des Côtes d’Armor, par le recours imprudent à des emprunts toxiques.

Nicolas Sarkozy a conclu son intervention en proposant la mise en place d’un « nouvel outil opérationnel pour avertir les populations » en cas de catastrophe notamment grâce aux téléphones portables.

La question récurrente des agressions dont sont victimes les sapeurs-pompiers depuis des années (cf. vidéo) lors de leurs interventions dans les quartiers dits « sensibles » n’a par contre pas été abordée par le chef de l’Etat. Peu avare de compliments (« votre engagement est une école de bravoure et d’humanité »), il a préféré éviter d’aborder ce dossier. Il est vrai que, dans le domaine de la sécurité, les promesses de « karcher » du candidat Sarkozy ont semble-t-il fait long feu.

BHL se fait virer deux fois de la tribune à Benghazi [vidéo]

BHL se fait virer deux fois de la tribune à Benghazi

Nicolas Sarkozy avait mis Bernard-Henri Lévy dans ses valises pour sa récente visite éclair en Libye.

Le “philosophe” a tout fait pour apparaitre sur la tribune lors du discours de Nicolas Sarkozy le 15 septembre à Benghazi, en présence de David Cameron et Moustafa Abdel Jalil, président du Conseil national de transition (CNT). Mais à chaque tentative BHL se fait éjecter, même quand il est caché derrière des lunettes noires.
Vu dans le Petit Journal de Canal+.

“La crise ! Quelle crise ?” par Éric Letty [vidéo]

La crise ! Quelle crise ?

[box class=”info”]Article extrait de “Monde&Vie” du 17 septembre 2011, disponible en kiosque ou à commander ici[/box]

Alors que je m’entretenais récemment avec un ami, âgé d’une quarantaine d’années et cadre dans une grande entreprise, de « la crise », de la nouvelle dégringolade de la bourse, des menaces qui planent sur les banques françaises et sur les Etats eux aussi menacés, je fus étonné de l’entendre s’exclamer: « Et moi qui croyais que c’était fini ! »

Finie, la crise ? Comment avait-il pu le croire ? Peut-être, après tout, en se fiant aux déclarations de Christine Lagarde du 20 août 2007 : « Je pense qu’on a le gros de la crise financière derrière nous »; du 20 septembre 2008: « Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenées à beaucoup baisser au cours des derniers jours est derrière nous »; du 19 février 2010: « La récession est derrière nous » ; ou encore du 9 septembre 2010: « La reprise est engagée en France. Le pays est désormais dans l’après-crise. »

Si gouverner, c’est prévoir, force est de constater que l’ancien ministre de l’Economie ne gouvernait alors rien.

Elle n’a pourtant pas l’air d’une « rigolote », paraît au contraire sérieuse et, contrairement à tant d’autres ministres, elle n’est même pas issue de ce sérail politique que nos concitoyens soupçonnent à bon droit d’être un ramassis de propres à tout, bons à rien, nourris dans la carrière grâce à l’argent public.

Or, à peine devenue directrice générale du Fonds Monétaire International, l’ancien ministre de l’Economie annonce, en s’appuyant sur les travaux des économistes de l’institution qu’elle dirige désormais, qu’il est urgent de recapitaliser les banques européennes; et rectifie le tir quelques jours plus tard, au G7, en déclarant que l’analyse du FMI a été « mal rapportée » (par elle-même…?) à la suite d’une « fuite », qu’il ne s’agissait d’ailleurs que d’un document de travail et en tout cas, « ni d’un stress-test, ni d’une estimation des besoins en capital du secteur bancaire européen. »

En somme, tout va très bien madame la marquise, nous ne sommes pas entrés « dans une nouvelle phase dangereuse », il n’est donc pas urgent de recapitaliser les banques et le FMI nous a fait une farce. – Au fait, l’opposition de l’Europe, des banques et du Medef n’a-telle vraiment aucune part à ce revirement ?

Au reste, qui recapitaliserait ? Un secteur privé qui assiste à la chute des valeurs des banques ? Ou des Etats déjà surendettés – et dont les contribuables, notamment en France, subissent une pression fiscale déjà considérable ?

Je ne voudrais pas donner l’impression d’en vouloir particulièrement à Christine Lagarde. Je me souviens avoir entendu Nicolas Sarkozy lui-même, alors ministre de l’Economie, regretter lors de la présentation du projet de loi de finances pour 2005 que les ménages français ne fussent pas prêts à s’endetter davantage pour augmenter la croissance et citer en exemple les ménages américains (vidéo ci-dessous) : trois ans plus tard éclatait la crise des subprimes aux Etats-Unis… Une fois encore, gouverner, c’est prévoir.

A cet égard, je fais mienne la conclusion de l’éditorialiste du Monde, qui écrivait récemment: « On ne reprochera pas aux ministres des finances du groupe des sept vieilles puissances industrielles (le G7) réunis le week-end dernier à Marseille d’avoir été francs: ils ne comprennent pas les marchés. »
Eric Letty

Vidéo : Sarkozy vante les subprimes puis retourne sa veste après la crise des subprimes et reproche aux autres d’avoir fait ce qu’il avait dit de faire !

La crise ! Quelle crise ?

La crise ! Quelle crise ?

Baromètre politique du Figaro Magazine : la stratégie électorale de Nicolas Sarkozy produit ses premiers résultats

Baromètre politique du Figaro Magazine : la stratégie électorale de Nicolas Sarkozy produit ses premiers résultats

02/09/2011 – 18h00
PARIS (NOVOpress) —
Il est facile de donner pour mort un président en fonction impopulaire qui doit faire face à une crise économique à rebondissements.

Pourtant, il ne faut pas passer par pertes et profits un animal politique comme Nicolas Sarkozy qui va se battre jusqu’au bout pour remporter les élections présidentielles de 2012. La gauche ne va pas tarder à l’apprendre à ses dépens.

La préparation des élections est en marche depuis quelques mois selon un plan où l’on sent la patte de Patrick Buisson, le conseiller très à droite du président.

Après l’échec des élections régionales où le Front national a bénéficié de l’effet « bleu Marine » et repris des couleurs, il était pour l’UMP urgent de réagir. Cette fois, ce n’est plus le chef de l’État qui marche en tête, comme l’année dernière avec le discours de Grenoble sur la sécurité qui avait pris à rebrousse-poil les faiseurs d’opinion et laissé de marbre l’électorat populaire. Désormais, ce sont les seconds couteaux qui vont au charbon, comme le ministre de l’Intérieur, en multipliant les déclarations à l’emporte-pièce et les visites sur le terrain, comme récemment à Marseille.

Le président n’a pas besoin pour le moment de payer de sa personne sur le plan électoral car dans un paysage médiatique qui sera dominé par les primaires socialistes ce serait un gaspillage d’énergie. Il est bien plus rentable pour lui de rester à la barre de l’État pour engranger les bénéfices de l’opération libyenne et de son volontarisme dans la crise de la dette souveraine.

Le baromètre politique que va publier demain le Figaro Magazine offre au président des premiers résultats encourageants. Si sa cote de confiance demeure faible, Nicolas Sarkozy a enregistré une forte progression auprès des sympathisants de Marine Le Pen. Quant à la présidente du Front national, sa cote dégringole de six points en un seul mois.

La baisse du Front national ne s’explique pas seulement par un effet d’attrition dû à un moindre intérêt médiatique. Des experts l’attribuent à des prises de position controversées qui déconcertent une frange plus évoluée de son électorat. Ses projets de retour au franc sont un exemple des idées radicales puisées auprès d’une nouvelle génération de conseillers.

L’émergence de la Droite populaire de Thierry Mariani et la permanence du Bloc identitaire peuvent être des éléments d’inquiétude pour le Front national au cours des mois à venir.

L’Élysée ayant décidé de muscler le courant le plus droitier de l’UMP afin de le discipliner et le transformer en machine électorale sous la direction du ministre des Transports, il est probable que ce courant de l’UMP va séduire l’électoral évolué du Front national, celui-là même qui est décontenancé par son nationalisme « new look » intégrant des valeurs marqués à gauche.

Quant au Bloc identitaire, qui fera parler de lui la semaine prochaine à l’occasion de son Université de rentrée, il peut aussi inquiéter le Front national par son rôle de pôle d’attraction à l’égard de la jeunesse et par sa critique de ses contradictions, notamment sur l’islamisation.

Rien n’est donc joué pour les élections présidentielles de 2012. La gauche aurait bien tort de croire que l’impopularité actuelle du président Sarkozy annonce l’arrivée d’un socialiste à l’Elysée en 2012 et le Front national est loin de pouvoir rejouer l’année prochaine la même partition que le 21 avril 2002.

L’encyclopédie des névroses : l’anti-socialisme spasmodique [tribune libre]

L'encyclopédie des névroses : l'anti-socialisme spasmodique [tribune libre]

[box class=”info”]Tribune libre, article repris du site A moy que chault[/box]
Population la plus touchée : CSP+ de province, mariés à l’église mais non pratiquants, 2 ou 3 enfants en bahut privé, lecteurs du Figaro et de Valeurs Financières… pardon Actuelles (c’est synonyme me direz-vous), possédant un 4X4 et une « petite citadine », adorant Dinard et Biarritz, portant des chaussures bateaux, possédant des SICAV, un PEA et ayant ouvert un PEL pour chaque gamin, dansant le rock et s’encanaillant parfois sur un vieux Jean-Pax après 3 coupes de champagne.

Film préféré :
« Les bérets verts » avec John Wayne

Livre préféré : « Mitterrand et les 40 voleurs » de Jean Montaldo

Philosophe préféré : Denis Tillinac.

Musiciens préférés : Monteverdi et Michel Sardou

Icône : Adolphe Thiers

Devise : « Ils n’ont qu’à se sortir les doigts du cul ! »

Symptômes : allergie à la couleur rouge, crises d’épilepsie et postillonnage hystérique à chaque apparition télévisuelle de Martine Aubry ou Jack Lang, dissimulation fiscale compulsive, orgasmes irrépressibles à l’annonce d’une hausse du CAC 40, « sarkozysme critique » (consistant à voter invariablement pour, tout en se plaignant continuellement de sa politique), achats de posters de Ronald Reagan et Margareth Thatcher, affection démesurée pour la police.

Complications possibles : cassage au marteau de matériel hifi ou ménager avant mise à la poubelle pour être bien sûr que les pauvres ne le récupèrent pas et puissent l’utiliser « sans l’avoir payé », infanticide pour cause de port de t-shirt Che Guevara, exil en Belgique ou au Luxembourg, autodafés de Codes du Travail, viols de fonctionnaires.

Traitement : lecture de Bernanos, Bloy, Drieu, retour au catéchisme, séjour aux États-Unis sans carte de crédit, stage à l’usine ou à l’hôpital, renoncement à l’héritage familial et découverte prolongée du « confort facile » du RMI, exorcisme.

Le dispositif Sarkozy inquiète l’appareil du PS

Le dispositif Sarkozy inquiète l'appareil du PS

29/08/2011 15h00
PARIS (NOVOpress) – Alors que le Parti de gauche tente à Grenoble de se trouver un rôle en prenant la tête d’une croisade « anti Marine Le Pen », le Parti socialiste à La Rochelle s’est doté d’une unité de façade le temps d’un week-end.

En coulisse, les mines sont plus sombres. Les hiérarques du parti savent que le vrai combat vient après la désignation du candidat socialiste à l’issue des primaires, quand il faudra affronter pour de vrai une droite libérale au pouvoir qui n’est pas encore entrée en campagne.

Le discours de clôture d’Harlem Désir (photo ci-dessus), premier secrétaire par intérim, à l’université d’été du PS est très révélateur des inquiétudes de l’appareil dans l’hypothèse probable d’une campagne à couteaux tirés contre Sarkozy.

Jusqu’à présent, les socialistes se montraient rassurés par le lent effritement de Marine Le Pen. Ils souhaitent un score du Front national assez fort pour mettre en péril la droite parlementaire aux élections législatives, mais pas assez pour interdire au candidat socialiste d’être présent au second tour de l’élection présidentielle.

Or, les socialistes constatent avec inquiétude que l’Elysée semble jouer une nouvelle fois la droitisation du discours pour grignoter des points au Front national par la mise en avant de la Droite populaire.

La force des propos d’Harlem Désir est révélatrice ses craintes des socialistes à l’égard de cette stratégie électorale de l’Elysée :

“Oui, l’UMP a organisé en son sein, avec la bénédiction de son secrétaire général, M.Copé, une passerelle, un sas permanent avec l’extrême droite, qui s’appelle la Droite populaire et qui n’a de populaire que le nom puisqu’elle a porté les idées les plus antisociales de ces derniers mois.

Il y en a assez de cette droite rance, qui compare les homosexuels à des animaux, qui demandent des tests ADN pour les immigrés, ou qui veut interdire le droit de grève. La Droite populaire est une droite anti-républicaine, c’est une droite lepeno-compatible couverte cyniquement par la direction de l’UMP et M. Copé pour préparer de futures convergences avec l’extrême droite !

Face à cette droite dangereuse, il faudra faire vivre l’humanisme républicain qui est au cœur de la gauche. Je pense en ce moment aux mots de notre camarade le Premier ministre norvégien : ‘nous répondrons, nous, par encore plus d’ouverture, par encore plus de démocratie.’”

En renforçant la Droite populaire sous la houlette de Thierry Mariani, l’Elysée veut retrouver le soutien d’une frange plus dure de son électorat tentée de voter à nouveau pour le Front national. Cette carte présente aussi l’avantage de partager le fardeau de la droitisation lequel présente un coût médiatique pas toujours facile à digérer.

Enfin, la théorie d’Harlem Désir d’une Droite populaire servant de pont à l’UMP n’est pas dénuée de fondement. Seulement, ce n’est pas forcément le Front national qui pourrait devenir la cible de la Droite populaire.

Le principal grain de sable qui risque de gripper le délicat mécanisme que l’Elysée tente de construire n’est pas le Parti socialiste mais les rivalités internes à l’UMP et notamment la volonté de Jean-François Copé de ne voir qu’une seule tête et de conserver le contrôle de l’appareil sans voir apparaître un courant comme la Droite populaire pour lui aigrir l’existence.

Les Roms pourront continuer à venir tranquillement en France

Les Roms pourront continuer à venir tranquillement en France

25/08/2011 – 22h00
PARIS (NOVOpress) – La comédie autour de l’immigration continue de plus belle avec les déclarations faussement rigides du ministre de l’Intérieur Claude Guéant. Il y a quelques jours, il avait déclenché une énième polémique en demandant que les immigrés apprennent la langue française avant d’arriver en France. Mais la réalité des chiffre est là : l’immigration explose depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de la République française !

Même la commissaire européenne chargée de la Justice, la très “immigrationophile” Viviane Reding (photo) a félicité les autorités françaises pour “le respect” de la directive sur la libre circulation des citoyens européens et notamment des Roms roumains et bulgares. Elle s’est réjouie que la France ait adopté “toutes les modifications législatives exigées par la Commission pour assurer le respect de la directive sur la libre circulation”.

REVOIR – Sarkozy : Métissage pour la France, identité pour l’Arabie [vidéo]

REVOIR – Sarkozy : Métissage pour la France, identité pour l’Arabie

Le double langage de Nicolas Sarkozy pour la France d’une part et pour les pays non-européens d’autre part.

La France, les français et l’Europe doivent se métisser, “c’est un impératif” !

Au contraire les pays peuplés de non-européens doivent conserver leur identité comme par exemple dans ce discours de Nicolas Sarkozy en Arabie Saoudite, à Ryad car une “identité humiliée c’est une identité radicalisée” !

Marine Le Pen dénonce la duplicité immigrationniste de Sarkozy

Marine Le Pen dénonce la duplicité immigrationniste de Sarkozy

28/07/11 – 12h15
PARIS (NOVOpress)
– La présidente du Front national Marine Le Pen a profité de l’annonce faite par le gouvernement de “réduire la liste de métiers ‘en tensions’ ouverts aux immigrés non européens” pour dénoncer la “stratégie de communication” de Nicolas Sarkozy consistant à donner le sentiment de chercher à réduire l’immigration en France, alors que son bilan dans ce domaine est absolument catastrophique.

Cette annonce gouvernementale est, selon Mme Le Pen, “un exemple caricatural de communication sarkozyste : de belles paroles pour masquer une action nocive et des résultats catastrophiques”.

“Qui peut encore croire la communication électoraliste d’un gouvernement ultra-immigrationniste ?”, a ajouté Marine Le Pen, rappelant notamment l’“accroissement continu du nombre d’étrangers accueilli en France : 114 000 titres de séjour distribués en 2000 sous Jospin, et 203 000 en 2010 sous Sarkozy, soit 78% de plus”.

La chef du parti nationaliste propose, elle, la suppression pure et simple de tous “les listes de métiers ouverts facilement aux étrangers” qui sont une aberration et un affront fait aux Français qui traversent une crise économique sans précédent.

Dette de l’État : tout irait bien s’il n’y avait pas les intérêts à payer

Dette de l’Etat : tout irait bien s’il n’y avait pas les intérêts à payer

[box]Depuis l’application de la LOLF (Loi organique relative aux lois de finances) en 2006, les dépenses de l’État sont découpées en trente-deux « missions », chacune se rapportant à une action précise de l’État. Il est ainsi facile d’identifier qui dépense quoi ; et surtout, le coût apparaît clairement.[/box]

Ainsi, l’ancien budget du ministère de l’Intérieur a disparu. A sa place, on trouve plusieurs « missions ». L’une d’elles, intitulée « sécurité », nous permet d’apprendre qu’en 2011 les crédits affectés à la Police nationale s’élèvent à 9,1 milliards d’euros, tandis que la Gendarmerie nationale se voit attribuer 7,6 milliards d’euros.

Cette lisibilité budgétaire permet également d’établir le classement des missions en question, un « hit-parade » diraient les Anglo-saxons. Voyons ce que cela donne avec la loi de finances 2011.

En haut de l’échelle, on trouve la mission dite « remboursements et dégrèvements, avec 82,1 milliards d’euros. Soit 71 milliards au titre des impôts d’État et 11 milliards au titre des impôts locaux. C’est l’occasion, au passage, de remarquer que le jour où un ministre du Budget voudra s’attaquer sérieusement au rééquilibrage des comptes publics, il trouvera du « gras » – beaucoup de « gras » – du côté des cadeaux fiscaux consentis aux investisseurs et aux entreprises.

L’État pourrait être riche …

Dette de l’État : tout irait bien s’il n’y avait pas les intérêts à payerD’après Bercy, les quelque cinq cents niches fiscales font perdre 72 milliards d’euros à l’État. Chiffre discutable, puisque de nombreux avantages fiscaux ne sont pas considérés comme des « dépenses fiscales » par le ministère du Budget. En adoptant une méthode plus exhaustive, Philippe Marini (UMP), rapporteur général du budget au Sénat, chiffre à 220 milliards le coût des niches fiscales, loin des 72 milliards de Bercy.

En deuxième place apparaît la mission « enseignement scolaire » (premier degré et second degré du public et du privé ; enseignement technique agricole), avec 61,9 milliards pour 2011. Vient ensuite une mission peu connue du grand public qui s’appelle « engagements financiers de l’État ». Elle totalise 46,9 milliards d’euros ; sa composante principale, le « programme » dit « charge de la dette » représente 45,3 milliards. Cette somme représente donc le montant des intérêts de la dette de l’État. Ces intérêts sont soumis à deux effets : l’effet volume et l’effet taux. En premier lieu, l’augmentation du volume de la dette, et en second l’augmentation des taux (pour l’emprunt à dix ans : 2,53% le 30 août 2010 et 3,56% le 14 mars 2011) font que la charge de la dette passe de 37,6 milliards en 2009 (loi de règlement) à 40,5 milliards (budget exécuté) en 2010, pour atteindre 45,3 milliards (loi de finances) en 2011.

A quoi bon payer l’impôt sur le revenu !

Autant dire que les intérêts mangent l’essentiel de la recette apportée par l’impôt sur le revenu : 46,7 milliards nets en 2009.

Dette de l’État : tout irait bien s’il n’y avait pas les intérêts à payerDans les années « ordinaires » – avant la crise – le montant des intérêts et celui du déficit budgétaire (solde général) correspondaient à peu près à la même somme. C’est-à-dire qu’un État désendetté parviendrait facilement à équilibrer ses comptes. Un exemple portant sur 2006 : le déficit budgétaire représente 38,999 milliards d’euros tandis que la charge de la dette de l’État s’établit à 38,945 milliards.

Il n’est pas nécessaire d’avoir fait l’ENA pour comprendre qu’en laissant filer la dette depuis 1974 – dernière année où le budget a été voté en équilibre – les gouvernements de droite et de gauche portent une écrasante responsabilité dans la situation actuelle : l’avenir de la France dépend du bon vouloir des marchés (banques, assurances, fonds…). D’autant plus que les choses ne vont pas en s’améliorant ; d’après la loi de programmation pluriannuelle, la charge de la dette de l’État pourrait monter jusqu’à 55 milliards d’euros en 2013, soit une progression de 9,6 milliards par rapport à 2011. A comparer aux 60 milliards accordés à “l’enseignement scolaire”.

A juste titre la montée de la dette publique inquiète la Cour des comptes. Son Premier président, Didier Migaud, estime qu’une hausse de un point des taux d’intérêts entraînerait une charge supplémentaire de 2 milliards d’euros la première année, 6 milliards la troisième et jusqu’à 14 milliards la dixième. Sur les six premières années, cela représenterait un montant cumulé supérieur aux 35 milliards d’euros du « Grand emprunt » cher au Président Sarkozy. De quoi réfléchir…

La Cour des comptes dénonce le fiasco sécuritaire sarkozyste

La Cour des comptes dénonce le fiasco sécuritaire sarkozyste

07/07/11 – 16h30
PARIS (NOVOpress)
– Dans son dernier rapport, la Cour des comptes éreinte la gestion des forces de sécurité françaises et remet également en cause la réalité de la baisse de la délinquance depuis 2002, ce que le bon sens populaire avait, il est vrai, fait depuis bien longtemps.

Ce rapport de la Cour des Comptes n’en représente pas moins un véritable pavé dans la mare sarkozyste qui a suscité la colère du ministère de l’Intérieur.

Dans ce rapport de 250 pages, fruit d’une enquête menée dans une cinquantaine de villes d’Ile-de-France, de Rhône-Alpes ou de Paca, la Cour des Comptes analyse l’action et l’efficience de gestion des forces de Sécurité publique (SP) travaillant dans la rue, soit le gros des troupes de la police et de la gendarmerie (80 000 fonctionnaires chacune).

Pour les sages, les résultats sont largement “contrastés” au regard des statistiques qui ont montré un “recul des atteintes aux biens” mais une “hausse des violences aux personnes”.
Les rapporteurs dénoncent une gestion qui “se fait par objectifs en fonction des statistiques”, avec des “moyens en baisse” mais des “frais de rémunérations en hausse”.

Le rapport fait exploser la supercherie des “statistiques” fièrement excipées par le pouvoir sarkozyste pour prétendre à l’efficacité, en affirmant notamment que la hausse de la délinquance a été évitée en grande partie par le refus des services d’enregistrer des plaintes de victimes.

La Cour des comptes pointe également la “coûteuse et complexe organisation du temps de travail dans la police” et “l’accumulation des heures à récupérer”. Ainsi, en 2009, 30 % du “potentiel théorique” en personnels de la SP étaient “indisponibles pour cause de congés, repos, maladies et autres absences”.