Régionales : deux leçons

Source : RussEurope
Une analyse éclairante des résultats du premier tour des régionales par Jacques Sapir, spécialiste de la Russie, mais aussi fin observateur de la vie politique française. Extraits

[…] S’il y a un vainqueur à ce premier tour, il y a aussi très clairement un perdant : le P « S ». Cette défaite est historique, si on la remet en perspective. Elle signe l’accélération de la transformation de ce parti en un instrument politique de la bourgeoisie mondialisée et de la petite-bourgeoisie associée. Telle est la première leçon qu’il convient de retenir. Mais, la victoire du Front National, que traduit son extension à des zones géographiquement nouvelles pour lui, le confronte à un nouveau problème : passer du statut de « parti de 1er tour » à celui de « parti de 2e tour ». Il n’est pas dit qu’il le puisse, et pour des raisons de fond et non de simple tactique. Telle est la seconde leçon de ce premier tour.

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Claude Bartolone, le racisme autorisé – Tribune de François-Xavier Bellamy

11/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Claude Bartolone a accusé Valérie Pécresse de défendre « Versailles, Neuilly et la race blanche ». Le philosophe et maire-adjoint de Versailles François-Xavier Bellamy a décidé de lui répondre dans une tribune cinglante.

Monsieur Bartolone, soyons sérieux: votre tactique de fin de campagne n’est pas seulement ridicule. Elle est coupable. Elle est dangereuse. Elle est irresponsable. Il aura fallu, c’est un comble, que ce soit le candidat du Front National qui vous ramène à la raison, en rappelant cette évidence: «Personne n’a parlé de race blanche dans cette campagne.» Vous êtes le seul à le faire. Incapable d’assumer le jeu politique, vous jouez le conflit ethnique. Les noirs et les arabes avec moi, si vous voulez battre les blancs! C’est cela que vous appelez « la République » ? C’est cela « le rassemblement » ?

Votre sortie n’a rien d’un accident. Elle signe, noir sur blanc, le seul vrai nom de votre camp: vous n’avez pas de vision, pas de projet, parce que votre moteur, c’est la haine. La haine de celui qu’on peut rejeter en toute bonne conscience, de cette France que vous insultez, et qu’une tribune sur le site de l’Obs appelait cette semaine à violer… La haine de ces familles que vous méprisez, des catholiques qui osent encore exister, de tous ceux qui, parce qu’ils aiment encore leur pays, méritent bien d’être méprisés. Votre Île-de-France est «humaine et fraternelle», sauf pour les Versaillais, qui ne méritent pas votre humanité. Votre Île-de-France est «ensemble, ensemble, ensemble »… mais ensemble contre « la race blanche » ?


Les élections régionales montrent que la gauche a perdu le peuple

11/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Une enquête IFOP sur le profil des électeurs aux régionales, publiée le 6 décembre, confirme que la gauche a perdu le peuple des peu ou pas diplômés, des ouvriers et des jeunes.

Plus le niveau de diplôme est faible, plus le score de la gauche est… faible
Si les listes de droite dite « parlementaire » et de la droite de conviction ont rassemblé en moyenne 62 % des électeurs, cette proportion monte à 69 % pour les Français diplômés de CAP/BEP ou sans diplômes, dont 40 % pour le FN.
A contrario, plus le niveau de diplôme s’accroît, moins les électeurs votent pour le FN.
En conséquence, les ouvriers votent à 68 % pour les droites, et 51 % FN.

Les médias de l’oligarchie n’ont pas hésité à faire « l’amalgame » entre vote FN et moins diplômés…
… donc, les moins instruits, c’est-à-dire dans leur esprit, les « beaufs » ou les « ignorants ». D’où le développement de cette caricature du peuple, à travers le « beauf » ouvrier, pas assez moderniste, ni « ouvert ». Ce qu’on pourrait appeler du « racisme social ».

La gauche semble leur préférer les immigrés et les minorités…
Il est loin le temps où le PCF défendait le peuple contre l’exploitation ou l’immigration de masse. En 1981, Georges Marchais, secrétaire général, disait encore vouloir « stopper l’immigration officielle et clandestine ». Y compris en rasant au bulldozer des foyers d’immigrés.
Le discours du PC a bien changé… ses électeurs aussi. Pour ceux qui lui restent. Les ouvriers ont rappelé à la gauche qu’ils ne votent pas pour elle pour le mariage homo.

La gauche a aussi perdu les chômeurs et la jeunesse…
Les moins de 35 ans ont voté à 30 % à droite et 33 % au FN.
Quand aux chômeurs, 38 % ont choisi pour le FN, seulement 37 % pour la gauche.
En clair, c’est toute la France populaire, la France qui souffre de l’immigration et de la mondialisation que la gauche a abandonnée, qui vote aujourd’hui à droite et surtout pour le FN. Avant, la gauche glorifiait la jeunesse et la classe ouvrière, mais maintenant ces derniers ne votent plus pour elle, elle les méprise.

Estrosi marchande ses voix

10/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8501)

À trois jours du second tour, les associations juives appellent à voter Estrosi pour s’assurer leurs subventions. Christian Estrosi avait déjà reçu dès le 1er tour le soutien du recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur qui l’avait qualifié d’« homme de bonne foi » le remerciant d’avoir construit cinq lieux de culte à Nice. Cette fois c’est le CRIF Marseille-Provence, le consistoire israélite et le Fonds social juif unifié qui ont écrit un communiqué commun pour le soutenir et appeler à faire barrage aux listes conduites par Marion Maréchal Le Pen.
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On sait qu’Estrosi achète ces voix en échange de subventions, en plus de celles du PS et de l’Alliance écologiste indépendante. (Cette dernière a reçu l’assurance signée de la création d’un institut pour l’écologie doté de 30 millions d’euros sur six ans). Estrosi a promis au PS une « conférence régionale » pour les conseillers socialistes qui ne siégeront plus à la région. Une sorte de conseil régional parallèle, un entre-soi convenable sans les conseillers FN ! (il a assuré ne pas partager le sentiment de Nicolas Sarkozy, pour qui le vote Front national n’est pas immoral) Et a également promis une augmentation de subventions aux associations de protection animale…

Complice de l’islam radical

Le maire de Nice s’est fait une spécialité du subventionnement communautaire dans sa commune avec le soutien, en contravention à la loi de 1905, à la future grande mosquée de la ville. Il a fait voter une subvention « sportive » de plusieurs milliers d’euros à l’association des Jeunes Musulmans de France totalement liée à l’UOIF et partage même l’adresse de sa section départementale à la mosquée de l’Ariane.
Comme l’a déclaré Marion Maréchal Le Pen dans Présent du 21 novembre : « Je suis très méfiante parce que je sais que la gauche et certains élus de droite entretiennent une relation et une complicité malsaines aujourd’hui avec l’islam radical. Pour la simple et bonne raison qu’ils y voient aussi un vecteur électoral. À partir du moment où ils achètent certains représentants par des contournements de la loi de 1905, par des subventions ou par des permis de construire de mosquées, ils achètent la communauté. Ce dont on parle très peu, c’est l’ensemble des associations humanitaires, sportives, culturelles, qui sont en fait des associations satellites de l’islamisme et notamment de l’UOIF, proche des Frères musulmans, qui pullulent sur le territoire et qui sont autant de courroies de transmission du développement de l’islam radical. Nous avons énormément d’élus aujourd’hui comme Christian Estrosi à Nice qui financent l’islamisme radical avec l’argent public ».

Comme l’avait rappelé Philippe Vardon, cinquième sur la liste de Marion Maréchal-Le Pen dans les Alpes-Maritimes, Estrosi « favorise l’islam radical à Nice et contribue ainsi au climat qui a fait de notre ville une véritable base de recrutement pour le djihad, une ville aussi où commence à s’installer une police de la charia qui peut reprocher à certains “mauvais musulmans” de vendre de l’alcool par exemple ».

On continue avec Estrosi ?

Caroline Parmentier

Vaste campagne anti-FN : tous les moyens deviennent ils permis ?

10/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Front National aura fait perdre la tête à plus d’une personne cette semaine. Ainsi, des mesures des plus cocasses ont été prises par les uns et les autres pour lui faire face. On assiste donc, dans le Nord, à une campagne de tractage en faveur de Xavier Bertrand faite par… Europe-Ecologie-les-Verts.

Le Parti socialiste ne semble plus savoir où donner de la tête
Engagé dans son combat « républicain » contre le parti de Marine Le Pen, le PS a décidé de se retirer au profit de l’ex-UMP dans le Nord et dans le Sud, non sans quelques remous. Pire encore est la situation en Alsace-Lorraine/Champagne-Ardenne, où le parti appelle à voter… contre son propre camp.

L’UMP n’est pas en reste
Non, et elle semble prête à tout pour gagner. Ses potentiels soutiens l’ont d’ailleurs bien compris. On apprend ainsi que Christian Estrosi a promis un institut pour l’écologie et la qualité de la vie à 30 millions d’euros au candidat écologiste Jean-Marc Governatori en échange de son soutien.

Les commentateurs politiques ne semblent également plus avoir de retenue
Publié sur le Plus de l’Obs, puis rapidement supprimé, un article a mis hier le feu aux poudres. Signé du Docteur Thierry Lecoquierre (Le Havre), il est un étonnant concentré de toute la haine que peut cristalliser le Front National. Commençant par « La femelle frontiste n’apparaît pas moins mammifère que les autres femmes, même si on la sait nantie d’un cerveau reptilien plus proéminent que la moyenne », il y déclare

Maîtrisons sexuellement les petites frontistes décérébrées, engrossons-les sans hésiter pour la survie d’une humanité souriante

En France, en 2015, sachez donc qu’il est tout à fait normal d’animaliser son adversaire et d’appeler au viol de masse si c’est pour lutter contre l’ignoble FN. Rappelons que le seul autre groupe osant faire de telles propositions est l’État islamique, censé être l’allié du FN si l’on en croit ces mêmes commentateurs avisés, qui décidément semblent avoir perdu tout sens de la logique.


 

Le 13 décembre, faisons exploser le « plafond de verre » !

09/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le Front National a réalisé une percée historique lors du premier tour des régionales, au grand dam de la classe politico-médiatique qui refuse de voir les causes de ce vote et sa responsabilité. Reste à faire exploser le « plafond de verre » pour transformer l’essai dimanche prochain.

6 décembre 2015, 19 h 00 : la mine des journalistes sur les plateaux TV prédit une soirée historique pour le FN, Michaël Darmon , chef du service politique de I-Télé, les yeux rivés sur son smartphone, au bord des larmes ou enrhumé ?
6 décembre 20 h 15 : 20 h 00, les premières estimations tombent avec le FN largement en tête dans 6 régions et avec un score National supérieur à 30 % et des résultats en PACA et Nord-Pas de Calais-Picardie qui dépassent les 40 %. Résultats pourtant largement prévisibles mais qui étonnent pourtant la caste politico-médiatique.
Pourtant, le phénomène qui devrait inquiéter le plus les rédactions, ce sont les 12 541 voix qu’a obtenu le parti musulman communautariste ADMF qui prône le port du voile et l’enseignement de l’arabe dans les écoles …
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Non, ce n’est pas le programme économique du FN qui pousse les Français à voter massivement pour ce parti, c’est la menace de voir notre identité disparaître face à une immigration explosive, une insécurité totalement hors de contrôle, un communautarisme revendiqué et un risque terroriste maximum avec une 5eme colonne islamiste présente en très grand nombre sur le sol Français.

Quand ils veulent toujours plus de mosquées par pur électoralisme alors que les Français n’en veulent pas, les Français ne le supportent plus …

Quand ils laissent les racailles agresser des Français, caillasser des policiers, bloquer des autoroutes, ou incendier des villages en toute impunité, les Français ne le supportent plus …

Quand ils ne veulent plus appliquer la loi sur le voile intégral par peur de stigmatiser une religion, les Français ne le supportent plus …

Quand ils veulent accueillir tous ces immigrés clandestins et les répartir dans les campagnes Françaises, les Français ne le supportent plus …

Quand à chaque attentat islamiste, ils appellent au « Pas d’amalgame » par peur uniquement de « stigmatiser » alors qu’ils sont pleinement responsables de leur laxisme en matière d’insécurité et d’immigration, les Français ne le supportent plus…

Quand ils nous parlent encore d’intégration ou d’assimilation en nous vendant la société du « vivre ensemble » et du multiculturalisme, alors que cela n’a jamais fonctionné nulle part sans violence, les Français ne le supportent plus…
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Quand tous les mois, ils nous disent que le chômage monte moins ou qu’il se stabilise alors que la réalité prouve le contraire, les Français ne le supportent plus…

Quand ils piétinent la démocratie au risque d’un suicide politique en retirant leurs listes dans les régions « où le FN peut l’emporter », les Français ne le supporteront plus…

Le « plafond de verre » va-t-il enfin exploser le 13 décembre 2015 ? Souhaitons-le !

Franck Guiot

Crédit photo : Blandine Le Cain via Flickr (CC) = Meeting 1er mai 2012 Front National

Régionales : la preuve par Calais

Source : Boulevard Voltaire
Calais en a marre. On n’a pas demandé leur avis aux gens avant d’installer la « jungle » des migrants et tout ce qui gravite autour. Alors Calais s’est exprimée, dimanche.

« Arrêtez d’emmerder les Français ! » tonnait Pompidou contre le jeune énarque Chirac qui voulait lui faire signer tout un tas de décrets à l’utilité douteuse. « Arrêtez d’emmerder les Calaisiens ! » lance au visage du gouvernement une population à bout. Calais… 70.000 habitants, ville d’ordinaire calme, tournée, par vocation, vers l’étranger, ville gérée depuis la guerre, et sauf rares parenthèses, par la gauche, et pendant 37 ans par les communistes jusqu’à ce qu’arrive Natacha Bouchart, UMP, en 2008. Eh bien ! Calais en a marre. On n’a pas demandé leur avis aux gens avant d’installer la « jungle » des migrants et tout ce qui gravite autour. Alors Calais s’est exprimée, dimanche : elle a donné la moitié de ses voix à Marine Le Pen. Les gens de pouvoir, gauche et ex-UMP totalisent 37 %. Quelle claque !

Pourtant ! Face au présentateur de TF1 qui énumère devant lui les échecs de son gouvernement depuis trois ans, Valls, œil noir, menton en avant, cingle : « Je ne suis pas venu ici pour m’excuser. » Dommage ! Et le voici, raide comme un cadavre, qui lance des phrases absurdes : « La gauche a créé une dynamique en passant les accords nécessaires », et « Quand il en va de la république, il faut être désintéressé et ne pas s’accrocher à son poste » – les ombres de Cahuzac et de Hollande ont plané un moment sur le plateau –, et encore « Je suis pour la république exigeante, qui affirme l’autorité, qui veut protéger les Français et aussi les rassembler », et enfin « L’extrême droite divise les Français, et veut les jeter les uns contre les autres. » En voyant les résultats de Calais, j’ai plutôt l’impression que Marine Le Pen rassemble davantage que le socialiste local qui ne fait pas 14 % !

Et puis vient le temps des petits arrangements, des compromissions, des combinazione, des reniements. Tenez ! Cambadélis. Vous vous souvenez de ce qu’il disait en septembre ? Sur France Info, le 17 septembre : « Aujourd’hui quand vous entendez quelqu’un comme Estrosi, vous vous demandez s’il n’est pas au Front national… Les positions qu’il développe sont pires que celles de Marion Maréchal-Le Pen. » Dans Libé du 14 septembre : « Les déclarations extrémistes de Christian Estrosi et de Xavier Bertrand sur les réfugiés empêchent désormais le front républicain. » Aujourd’hui, sans vergogne, il fait exactement l’inverse, retire ses candidats dans ces deux régions et appelle à voter pour les « extrémistes » Estrosi et Bertrand. Ah ! elle est belle, la « république exigeante » !

Ils n’ont rien compris, ces tocards. La leçon de Calais ne les atteint pas. Ils parlent entre eux, pour eux, un langage codé, boursouflé, impigeable, satisfait, fat. Les Français leur hurlent des choses et eux, de tous bords, se bouchent les oreilles. Un jour, c’est pieds nus et la corde au cou, comme les bourgeois de Calais, qu’ils devraient venir rendre des comptes au peuple de France.

Yannik Chauvin
Docteur en droit, écrivain, compositeur

Masseret résiste

08/12/2015 – CULTURE (Présent 8499)

La victoire éclatante du Front national au premier tour des élections régionales de dimanche n’aura pas seulement mis ses têtes de liste en position de l’emporter dans plusieurs régions. Elle aura aussi provoqué une grande discorde au sein des partis de l’établissement, où les consignes de retrait ou de maintien édictées par les états-majors parisiens sont très loin de faire l’unanimité, comme le montre le cas de Jean-Pierre Masseret dans le Grand Est.
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Une revanche personnelle

Pourtant, de Cambadelis, qui avertissait dimanche que « c’est une décision du Bureau national du PS » et qu’« il devra la respecter », à Aurélie Filippetti, qui prévenait lundi qu’« il ne pourra plus avoir l’étiquette PS », les menaces à l’encontre de la tête de liste socialiste arrivée troisième derrière le FN (36,1 %) et Les Républicains (25,8 %) avec 16,1 % des voix n’ont pas manqué.
Mais, faisant fi des consignes de la rue de Solférino et bravant le refus de sept de ses colistiers qui ont publiquement annoncé qu’ils voteraient pour le candidat LR Philippe Richert, Jean-Pierre Masseret, 71 ans, ancien inspecteur des impôts, a quand même déposé lundi sa liste pour le second tour des régionales en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, en expliquant que, « quand on se retire, le FN est plus fort ». Pour preuve, ajoutait Masseret, « à chaque scrutin, le FN continue à progresser »…

C’est que la tête de liste PS, qui ne semble pas comprendre que si le FN progresse à chaque scrutin, c’est avant tout parce que sa gestion de la région est calamiteuse, a une revanche personnelle à prendre contre le parti de Marine Le Pen, qui lui a enlevé son ancienne mairie d’Hayange lors des municipales de 2014 et est en passe de lui enlever sa présidence de région.

La fureur de Valls

Un entêtement qui, en tout cas, a provoqué la fureur de Valls qui, invité lundi soir sur TF1, a directement appelé les électeurs socialistes à voter pour les listes de la droite et du centre en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, mais aussi dans la région Grand Est. Avant de lancer – très sérieusement – en direction de Massenet : « Quand la République est en cause, on ne s’accroche pas à un poste » et « il faut être digne » !
Mais l’état-major du PS n’est pas le seul à rencontrer des résistances. Faisant fi, là encore, des consignes LR de se maintenir partout, Dominique Reynié, candidat en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, arrivé troisième avec 18,8 % des voix derrière le FN (31,8 %) et le PS (24,4 %), a d’ores et déjà annoncé qu’il n’était pas question pour lui de faire jouer le « front républicain » face à Louis Aliot.

Franck Delétraz

Régionales : le thème de l’identité à l’honneur

08/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Après l’emballement habituel qui suit la sortie des résultats, quelques analyses plus profondes apparaissent désormais.

Et la première de ces dynamiques est bien évidemment ce succès du Front National
27.96 % des suffrages exprimés ! C’est le score du Front National au niveau national selon le ministère de l’Intérieur. Une première place inédite. Le FN dépasse même la coalition Les Républicains, Modem, UDI, ce qu’il n’avait pas réussi à faire aux départementales de mars dernier.
Le vote Front National a été particulièrement fort dans ses bastions : le Nord-Pas-de-Calais/Picardie et la Provence-Alpes-Cotes-d’Azur. Et le plébiscite est encore plus fort dans les villes administrées par le Front depuis 2 ans : 50 % à Fréjus, au Luc, à Cogolin ou encore à Hénin-Beaumont. 45 % à Béziers, 40 à Villers-Cotterêts. Des résultats qui devraient encourager les maires de ces villes.

Les sondages à la sortie des urnes ont montré que l’élection s’est jouée sur le thème de l’identité
Le vote Front National est une preuve de cette « identitarisation » des débats. Mais pas que ! En Corse, 30 % pour le Parti régionaliste. En Bretagne, la liste des Bonnets rouges de Christian Troadec a presque atteint les 7 %. Quant à l’Est, les Révoltés ont recueilli près de 5 % des voix. Une force électorale que même le jacobin Florian Philippot a reprise dans son discours de remerciement.
Le souverainisme a aussi été mis à l’honneur avec les 4 % de Nicolas Dupont-Aignan au niveau national et un pic à 6 % en Ile-de-France.

Poussée difficilement contenue par les Républicains
Au moment de son élection à la tête des Républicains, Nicolas Sarkozy avait affirmé, je cite : « Je suis le meilleur rempart contre le Front National ». Force est de constater que ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, les Républicains ont compris qu’ils ne représentaient plus l’opposition légitime.
Les médias aussi ont joué leur rôle à la perfection : dimanche soir, certains plateaux ne comportaient aucun représentant du FN…

Régionales 2015, un score historique !

07/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Sans aucun doute, ces élections régionales 2015 sont historiques. Face à un système sclérosé et verrouillé de l’intérieur, le Front National de Marine Le Pen a réussi pour la première fois à bousculer l’oligarchie qui nous gouverne avec mépris depuis plus de 40 ans.

Le Front National arrive en tête dans six régions sur treize et se retrouve en ce lundi 7 septembre 2015 à la place enviée du premier parti politique de France. Cela peut être surprenant pour certains « bobos », plus habitués jusqu’à présent à voir le peuple français à voter docilement selon les slogans formatés par les nouveaux censeurs, mais c’est le principal constat que nous pouvons faire après ce premier tour des élections régionales. Dans le Nord, en PACA et dans le Grand Est, le Front National s’offre même des scores dépassant tous les sondages en atteignant des résultats jusqu’ici jamais égalés dans son histoire (41 %, 41 % et 36,5 %).

Pour le système en place, c’est une lourde défaite. Malgré l’appui inconditionnel des médias, des syndicats et du monde du spectacle, les partis dits « républicains » ne réussissent plus à effrayer les Français comme avant. Une partie importante des électeurs résiste désormais à l’esprit de culpabilisation qui règne en France.
Un grand nombre de citoyens ne se laisse plus prendre au piège des pseudo-moralisateurs avec des références historiques prédisant le retour du mal qui nous renverrait immanquablement aux années sombres de notre histoire. Ils arrivent à comprendre que la force obscure c’est au cinéma qu’on la trouve avec la sortie du nouveau Stars War et que le PADAMALGAM commence sérieusement à sentir la naphtaline. Avec ces résultats, nous avons à présent 30 % de Français qui osent enfin s’élever contre une élite déconnectée de la réalité, s’intéressant au mot France qu’en période électorale.

Pour cette raison, assister en direct à la panique d’un Cambadédis, fidèle apparatchik d’un Parti socialiste à bout de souffle, à la gravité calculée d’un Sarkozy, conscient d’échoué son grand retour politique, et à l’agitation des médias, trahissant une panique mal dissimulée, tout ceci fait vraiment plaisir à voir.
C’est un moment inoubliable tellement qu’il nous permet enfin d’espérer une alternative politique salvatrice pour notre nation.
Aujourd’hui, nous sentons que quelque chose de positif est enfin possible pour la France. Nous voyons en direct la fin d’un système apatride, souvent corrompu, élevant, au mépris de tous les électeurs et en dernier recours possible, le fameux et fumeux « barrage républicain » comme une dernière arme dérisoire, mais aussi comme un ultime rempart protecteur d’intérêts de partis.

Mais ce jour radieux ne nous fait pas non plus tomber dans une euphorie déplacée en oubliant la triste réalité du paysage politique français, car, à ce jour, le Front national, avec ses 30 % d’électeurs, ne compte que deux députés, une petite dizaine de mairies et zéro département ! Pour nos « démocrates », ceci légitime plus que tout le « barrage républicain ». En bons « politicards » véreux des temps modernes, nos élus se moquent éperdument des résultats des urnes.
Lorsqu’ils ne correspondent plus à leurs attentes, à leurs idées, mais aussi à leurs besoins, ils n’hésitent pas à créer des modes de scrutin écartant d’office les concurrents désignés préalablement comme illégitimes ou bien à passer des alliances improbables autour d’un hypothétique pacte républicain. Et contre ceci, il va être très difficile au Front national de changer la donne tellement les règles du jeu démocratique sont faussées dès le départ… mais là où il y a une volonté, il y a aussi un chemin.

Vincent Revel

La voix du peuple

07/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8498)

Le premier parti de France ? C’est le PS ! Ainsi a parlé Stéphane Le Foll, ministre et porte-parole du gouvernement, le soir où le Front national pulvérisait ses records précédents et faisaient voler une fois de plus ce « plafond de verre » qui devait enrayer sa marche victorieuse vers le pouvoir.
Un tel jugement en dit long sur la cécité gouvernementale quant à ce qui se passe dans le pays. Le Foll a additionné les carottes et les navets des partis divisés de la gauche et de l’extrême gauche pour en faire une seule formation unie, rencontrant l’incrédulité de ses frères ennemis et l’ironie des électeurs, qui ont fait du PS le dernier parti qu’ils veulent encore voir au pouvoir.
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C’est bien le Front national qui est le premier parti de France, devant Les Républicains qui, pourtant, est une coalition de quatre partis (LR, UDI, MoDem, Chrétien démocrate). Seul contre tous ! C’est aussi un élément de sa victoire : une formation qui réunit contre elle tous les autres, les partis, certes, mais aussi le Medef et la CGT, fraternellement unis contre lui, la quasi-totalité des médias et les pétitionnaires intello-artistiques, une telle formation ne saurait être entièrement mauvaise, se sont dit les électeurs.
Surtout les gens modestes, les oubliés, les délaissés, moqués, méprisés, insultés précisément par ceux-là qui tiennent le haut du pavé dans toutes les sphères du pouvoir, considérant ce peuple des humbles comme autant de demeurés dont il faut tenir la main pour qu’il dépose le « bon » bulletin. Une fois de plus, ces Français-là ont manifesté leur refus de partis politiques impuissants et déconsidérés. Ils ont été six millions à le dire haut et fort.

La première victime, certes, c’est le PS et ceux qui, muets de honte ou de stupeur, se sont tus dimanche soir, eux pourtant si bavards d’ordinaire et qui en sont les vrais dirigeants : Hollande et Valls. Mais aussi Sarkozy, dont le verdict des urnes met fin aux vantardises et rodomontades : il était le seul à pouvoir « faire barrage » au Front national, il ne croyait pas les sondages, on allait voir ce qu’on allait voir, foi de Sarko ! On a vu : ses amis sont en tête dans quatre régions, le FN dans six. Dans le Nord et en Paca, où Bertrand et Estrosi ne peuvent espérer vaincre que grâce aux voix socialistes. Il est en triste état, le rempart de Sarkozy, qui devait aussi lui servir de tremplin pour la présidentielle !

Les combines d’appareil sont en marche sous le masque de la vertu républicaine. Car la République serait en danger et la démocratie en péril, alors qu’il ne s’agit que du jeu normal de nos institutions, de la liberté souveraine des électeurs.
Mais on veut priver ceux du Front national d’avoir les exécutifs qu’ils veulent. Six millions de Français n’ont que deux députés et on voudrait, en plus, les priver d’autres représentants. Dès dimanche soir, les vaincus ont brandi la menace de troubles et de désordres dans les régions si le FN l’emportait. Mais si, par impossible, les magouilles politiciennes faisaient que le FN n’obtienne aucune des six régions où il est en tête, alors, ces politiciens défaits devraient affronter la colère de ceux qui ont été dépossédés de leur victoire.

Guy Rouvrais

28 % des voix, en tête dans 6 régions, le FN rafle la mise au 1er tour des régionales

07/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
La victoire du FN était annoncée, restait à connaître son ampleur. En tête dans 6 régions sur 13, en bonne place pour l’emporter au second tour dans deux d’entre elles, le FN confirme sa dynamique.

Au premier tour des élections régionales, le parti de Marine Le Pen a capté 27,2 % des suffrages, devançant la droite (27 %) et le PS (23,5 %). Son résultat dépasse tous les pronostics, lui qui faisait 11,42 % au niveau national à l’issue du premier tour des précédentes régionales.

Le Front national arrive en tête dans six régions au premier tour, confirmant son implantation nationale, en dehors de ses traditionnels bastions sudistes et nordistes, ou Marine Le Pen et sa nièce Marion Maréchal Le Pen récoltent chacune 40,6 % des voix. C’est notamment Florian Philippot qui a créé la surprise en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine avec 36,06 % des voix, mais aussi Louis Aliot en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées et Sophie Montel en Bourgogne et Franche-Comté avec 31 % chacun.
Au cours de sa conférence de presse, Marine Le Pen n’a pas parlé une seule fois du Front national. Elle parle désormais de « mouvement national ». Les prémices d’un changement de nom du parti ?

Au vu de sa gestion catastrophique tant au plan national que local, le PS limite la casse à environ 23 % des suffrages au niveau national. Il n’est en mesure de l’emporter que dans deux régions : Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et Bretagne. Confirmant le souci qu’il a des « vraies priorités », le Parti Socialiste a annoncé que l’urgence était de faire barrage au Front National, se retirant de trois régions où il arrive en troisième position : Nord, PACA et Alsace. Couac pour cette dernière, où le candidat Jean-Pierre Masseret a annoncé refuser de suivre la consigne de Jean-Christophe Cambadélis. Une stratégie suicidaire, puisque la seule force de ce parti résidait dans son implantation locale et que le retrait du scrutin signifie l’absence de tout représentant dans les instances régionales concernées pendant cinq ans. Suicidaire aussi parce qu’elle consacre le divorce entre le peuple et ce parti

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Régionales : allez voter !

06/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Entre les attentats du 13 novembre et l’état d’urgence, on en oublierait presque les élections régionales. Pourtant, le dernier scrutin avant les présidentielles est aussi vital au plan local – faire en sorte que nos régions soient mieux dirigées — que national – envoyer un message clair contre le système LRPS —. L’abstention ne profitera qu’à nos adversaires. Allez voter !

Certes, les enjeux locaux de ces régionales sont flous, du fait que les compétences exactes des 13 nouvelles régions issues de la réforme territoriale voulue par François Hollande sont encore à définir.
Certes, entre les attentats du 13 novembre et le chômage qui grimpe en flèche, les Français ont d’autres soucis que la cuisine politicienne.
Certes encore, on eut se sentir découragé d’avance d’aller voter alors que l’on sait que les tenants du système ne reculeront devant aucune manœuvre, aucune compromission, pour le conserver en l’état.

Voilà précisément trois bonnes raisons d’aller voter !

Si l’on ne connaît pas encore l’étendue précise des attributions ces nouvelles régions, il est tout de même certain qu’elles pourront influer sur notre quotidien dans les domaines suivants : éducation, formation professionnelle, économie, emploi, transports, culture, tourisme. On le voit, il y a là des domaines stratégiques pour défense et la promotion de notre identité.

Le pouvoir essaie de surfer sur la légitime émotion des Français après les terribles attentats du 13 novembre, essayant de faire oublier sa responsabilité écrasante dans ce drame : complaisance avec l’islamisme, politique migratoire folle, inaction après les attentats de janvier… ce scrutin est l’occasion de lui rappeler que nous ne nous laissons pas prendre à ce jeu morbide, pas plus que nous n’oublions sa responsabilité dans la crise économique et sociale qui frappe notre pays.

Si l’on en avait encore besoin, les manœuvres d’appareil entre le PS et les Républicains à la veille du scrutin et très certainement encore plus entre les deux tours, montrent bien que ces partis sont les deux faces d’une même pièce. Sur l’immigration, sur l’Europe, sur la dissolution de l’identité française par le Grand effacement des mémoires et le Grand remplacement des populations, ils sont d’accord sur l’essentiel.

C’est donc dès maintenant qu’il faut leur envoyer un message clair : c’est non ! et pour cela, un seul moyen aujourd’hui : votre bulletin de vote.

Crédit photo : Metronews Toulouse via Flickr (CC) = Les municipales 2014 de Toulouse. Un électeur dépose son vote pour le 2nd tour des élections municipales de Toulouse

Maurice Gendre : Ce que cache l’opération dite de la Droite « hors les murs »

Source : Agence Info Libre
La démission de Chauprade n’est qu’une étape supplémentaire dans le projet buissonien de Droite « hors les murs » qui se dessine depuis déjà plusieurs semaines.
Le démarrage médiatique de cette opération remonte à la sortie du livre de Philippe de Villiers Le moment est venu de dire ce que j’ai vu voire à la sortie de l’ouvrage de Geoffroy Lejeune intitulé Une élection ordinaire
.

Et depuis des éléments épars, qu’il faut faire l’effort de recouper, vont tous dans cette direction.
Robert Ménard s’en fait le héraut dès qu’on lui tend un micro sur l’air bien connu du : « fédérer toutes les bonnes volontés de la droite patriote et populaire ». Henri Guaino, lui, chante les louanges de Marion Maréchal-Le Pen, cette dernière rencontre Patrick Buisson, Nicolas Dupont-Aignan tempère certaines de ses critiques à l’égard de membres du FN susceptibles d’abandonner Marine Le Pen, Villiers félicite Dupont-Aignan pour son parcours et sa permanence doctrinale, Aymeric Chauprade quitte le FN et demande à Villiers de reconsidérer « son abandon définitif de la politique ».
On peut faire le pari que dans les prochaines semaines des personnages comme Christian Vanneste, Dominique Jamet et des transfuges de la Droite populaire (l’aile droitière de l’UMP) viendront se joindre au cortège.
Le relais médiatique tout désigné de cette opération Droite « hors les murs » sera évidemment Eric Zemmour.
Et l’organe officiel du « parti » : Valeurs actuelles.
On mettra aussi en avant certaines « prises de guerre » venant de la rive gauche du spectre politico-intellectuel, à commencer par Michel Onfray, qui a déjà été approché par plusieurs des personnes précitées.

Leur programme

Maintenant le programme probable de cette Droite « hors les murs » :
– sur le plan économique et social : orientation clairement prolibérale (Guaino et Onfray ne parviendront pas à y faire barrage seuls s’ils s’embarquent dans l’aventure) et campagne ouvertement tournée vers les PME-PMI, les artisans et commerçants.
– en matière de politique étrangère : compromis avec l’UE (soit on garde carrément l’euro comme monnaie unique, au mieux on demande un retour à la monnaie commune), inclination prorusse (en raison de l’influence de Chauprade, Villiers, et des membres de la « Droite pop »), mais malgré tout tempéré par une prise de distance toute relative avec l’OTAN. En effet, cette Droite « hors les murs » aura pour projet de se mettre tout le grand patronat dans la poche qu’il soit proaméricain (d’où paradoxalement un ton aux accents parfois néoconservateurs, parfaitement emblématique dans les discours de Chauprade depuis plus d’un an) ou russo-compatible. Selon le bon vieux principe : ne mettons pas tous nos œufs dans le même panier.
– conservatisme assumé sur le plan des mœurs et les questions de société.
– fermeté affichée en matière d’immigration, reprise en main de la Justice, lutte sans merci contre la délinquance et la criminalité et probablement réforme drastique du Code de la nationalité.

Une épine dans le pied pour Sarkozy et Marine Le Pen

La question est : contre qui sera tournée cette tentative de reconfiguration de la Droite ?
En premier lieu : Nicolas Sarkozy. À l’exception notable de Guaino, les figures de proue de cette Droite « hors les murs » sont tous des opposants affichés de longue date, des amoureux déçus ou des ex-amis désormais en guerre ouverte avec l’ancien locataire de l’Élysée.
En second lieu : Marine Le Pen. Là aussi, on remarque d’anciens soutiens indéfectibles désormais fâchés à mort avec la présidente du FN, des ennemis de toujours et d’autres doutant de sa loyauté ou de sa capacité à gouverner.
Cette Droite « hors les murs » reproche notamment au Front National un programme économique jugé trop « étatiste » ou trop « nostalgique » des Trente Glorieuses. Cette Droite « hors les murs » fustige aussi des choix qualifiés de « démagogiques » (en matière de retraite notamment) et « irréalistes » dans la lutte contre la mondialisation néo-libérale.
Par simple déduction, en sachant à qui cette Droite « hors les murs » risque de coûter très cher (si cette opération ne reste pas lettre morte, ce qui est encore tout à fait possible), on devine aisément à qui elle profitera.
En clair, si la Droite « hors les murs » n’avait pas surgi dans l’esprit de Patrick Buisson, Cambadélis lui aurait soufflé tendrement à l’oreille.

Maurice Gendre

Zemmour : Hollande parfait dans le rôle de la dame épouvantée par une souris… ridicule

06/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Devant la multiplication des couacs fiscaux du gouvernement, François Hollande adopte l’attitude « de la dame épouvantée par une souris », selon Éric Zemmour. « Elle hurle, court, monte sur une chaise, sans se rendre compte du ridicule de son attitude disproportionnée ». Hollande c’est « un président exaspéré, voire affolé, qui ordonne de tout arrêter, comme si le sort de son quinquennat en dépendait ».

Le polémiste croque ce matin l’attitude ridicule du « président », quoi prend en main des dossiers fiscaux relevant plus d’un sous-directeur d’administration centrale à Bercy, comme si son sort en dépendait.
C’est que Hollande a bien du mal a faire oublier le matraquage fiscal, multiplier les gestes clientélistes, personne ne le croit. « Personne n’a oublié l’avalanche fiscale de 2012 », martèle journaliste. « Hollande voulait alors apparaître homme de gauche en imposant les riches »
Une fois encore les mandats de Hollande et Sarkozy font miroir, c’est aussi une décision fiscale prise dès son arrivée qui avait plombé le mandat de Sarkozy.
Hollande, c’est Sarko en pire. Le président autoproclamé des pauvres… qui devient l’ami des patrons en leur rendant ce qu’il leur a pris.



Couacs fiscaux du gouvernement : "François… par rtl-fr

Les retraités, ces pigeons du pouvoir

02/11/2015 – FRANCE (Présent 8474)

Ils ne brûlent pas de voitures, ils ne lacèrent pas la chemise des dirigeants, ils ne font pas grève, ne bloquent pas les autoroutes, alors on peut plumer sans crainte ces pigeons que sont les retraités. Sauf quand s’approche une échéance électorale. Alors là, toutes affaires cessantes, le gouvernement réagit dans la panique. Il va, dit-il, rembourser les impôts locaux exorbitants qu’ont dû payer certains retraités, un montant égal et parfois supérieur à leur modeste retraite. Plus de 900 000 retraités ont vu bondir leur taxe d’habitation !
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À l’origine de cette situation, une mesure décidée par Sarkozy et appliquée par Fillon en 2008 supprimant progressivement la demi-part des parents isolés et des veufs ayant eu un enfant. Ce juste avantage devant disparaître totalement en 2014. Cette suppression entraîne une hausse de la RFR (revenu fiscal de référence) qui sert de critère pour l’exonération ou la diminution des impôts locaux.
Si la main de Hollande n’a pas tremblé pour mettre fin à la défiscalisation des heures supplémentaires, elle n’a pas bougé pour réparer une injustice frappant les plus faibles, les plus isolés, veufs et veuves, personnes seules aux revenus modestes. Valls a attendu qu’une centaine de députés socialistes l’alertent sur la colère qui monte chez ces victimes du fiscalisme hollando-sarkozyste pour réagir à un mois des élections régionales. Christian Eckert, secrétaire d’État au budget a annoncé, promis, juré qu’on va leur restituer cette ponction qu’il juge « inacceptable » et que le gouvernement a pourtant acceptée.

Tout est bien qui finit bien, alors ? Hélas, non ! Car ce remboursement ne concerne que « les plus modestes » et cette affaire de la demi-part n’est qu’un élément de la tonte des retraités sous Hollande qui peut se résumer ainsi : les pensions baissent, les impôts croissent.

Le montant des pensions n’est pas revalorisé depuis deux ans, tandis que la CSG est passée de 3,8 % à 6,6 % pour les retraités percevant plus de 1 200 euros. En outre, les suppléments accordés aux parents ayant élevé trois enfants ou plus sont désormais imposables, ce qui n’était pas le cas jusqu’ici.

Pour « compenser », Valls leur a annoncé, il y a quelques mois, une prime exceptionnelle de 40 euros par… an, soit 10 centimes par jour ! Ce qu’on n’oserait pas donner à un mendiant, le Premier ministre en fait l’aumône à nos anciens. Mais pas à tous, à ceux qui sont titulaires d’une « petite retraite » soit, selon Matignon, 1 200 euros mensuels. Au-delà, vous êtes un nanti et n’avez droit à rien. Ce n’est pas tout ! L’accord sur les retraites complémentaires va se solder par une baisse des pensions. Puisque l’inflation est proche de zéro, on ne peut faire d’économies au moment de leur revalorisation, en conséquence, elles seront indexées sur l’inflation… moins un point. Provisoirement pendant trois ans, on sait que dans ce domaine le « provisoire » dure toujours quand les caisses sont vides.
Traiter ainsi ceux qui, pendant des décennies, ont enrichi le pays grâce à leur travail, dont les socialistes dilapident les fruits, est aussi indigne qu’injuste.

Guy Rouvrais

Marion Maréchal Le Pen sur BFMTV: Pour éviter des émeutes on a abandonné les cités au grand trafic

28/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Invitée de l’émission Bourdin Direct, Marion Maréchal Le Pen est revenue sur le chômage, la délinquance ou l’immigration. Elle s’est dite choquée par les propos de Manuel Valls qui estimait qu’il était « hors de question de laisser le Front national gagner une région ».

Marion Marechal Le Pen était ce matin invitée de l’émission « Bourdin Direct » sur BFMTV/RMC.
Elle s’est dit choquée par « les propos de Manuel Valls » affirmant qu’il était « hors de question de laisser le Front national gagner une région ». « Ce n’est pas au Premier ministre de décider qui a le droit ou non de remporter les suffrages », a-t-elle estimé, ajoutant

Ça ne me surprend pas. Il y a des transactions secrètes entre l’ex-UMP et les socialistes.

« Manuel Valls devrait se concentrer à régler les problèmes qui font qu’il n’est plus crédible ». A-t-elle conclu.
Balayant rapidement la possibilité d’alliance avec Les Républicains ou de rapprochement avec Nadine Morano, elle a taclé le gouvernement sur les chiffres du chômage : « C’est difficile de se réjouir d’un artifice. La réalité c’est que le nombre de chômeurs toutes catégories confondues a augmenté de 1.000 ».
Elle a pointé du doigt le fait que la baisse « est le résultat des contrats aidés et des radiations » et a mis en avant la responsabilité de l’UE, plaidant pour une sortie du système et le patriotisme économique.

Mais c’est sur la délinquance qu’elle a été la plus mordante :

L’essentiel touche à la politique pénale : dans les cités on a abandonné le problème aux trafiquants d’armes et de drogue. (…) Le gouvernement est responsable. (…) Pour éviter des émeutes, on a abandonné les cités au grand trafic.

La concentration migratoire est l’un des problèmes. On pourrait permettre plus de mixité si on n’avait pas un flux continu d’arrivées (de migrants). Cette concentration participe du communautarisme.

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Le Grand Orient s’inquiète de la progression du Front National

27/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Selon un sondage BVA paru vendredi, lors des élections régionales des 6 et 13 décembre, le parti Les Républicains l’emporteraient dans sept régions sur treize. Le Parti Socialiste conserverait trois régions et le Front National pourrait obtenir une à deux régions. Face aux sondages qui annoncent des triangulaires dans plusieurs régions, le grand maître du Grand Orient a réagi contre le Front National.

Les candidats aux élections seraient invités au « désistement républicain »

Dans une entrevue samedi avec Le Journal du Dimanche, Daniel Keller, grand maître du Grand Orient, a invité les candidats des élections au « désistement républicain ». En cas de triangulaire, les candidats comme Les Républicains et les socialistes sont invités à se désister. Pour Daniel Keller, se désister « c’est accepter de sacrifier ses propres couleurs pour l’intérêt général ». Il rappelle d’ailleurs que le désistement n’est pas « une magouille ».

Pourquoi inviter les candidats au « désistement républicain » ?

Ces élections régionales sont un pas vers l’élection présidentielle qui aura lieu en 2017. Pour Daniel Keller, « on est en train de dérouler le tapis rouge au Front National ». Parlant de l’élection du Front National, il ajoute que « ce qui paraissait impossible devient chaque jour un peu plus vraisemblable ». N’hésitant pas à dire que « si tout le monde baisse les bras […] : la République est en danger ». Rappelons que, selon Daniel Keller, « le rôle des maçons, c’est d’être les pédagogues de la République ». Et d’ajouter : « j’aurai moi-même l’occasion d’aller dans le nord de la France d’ici le mois de décembre pour y faire des conférences publiques, pour faire ce travail de pédagogie, de hussard noir de la République, dont nous avons tant besoin ».