La bilharziose, une maladie tropicale fait son apparition en Corse

La bilharziose, une maladie tropicale fait son apparition en Corse

15/05/2014 – via Sciences et Avenir – MALADIE TROPICALE. Plusieurs cas groupés de personnes contaminées par la bilharziose, probablement à la suite de baignades dans une rivière de Corse-du-Sud, ont été signalés aux autorités sanitaires le mois dernier, a-t-on appris mardi auprès de la Direction générale de la santé (DGS) et de l’Agence régionale de santé (ARS) de la Corse.

Les personnes concernées n’ont pas séjourné dans une zone d’endémie de la maladie et se sont toutes baignées dans le Cavu, une rivière de Corse-du-Sud”, précise l’ARS-Corse dans un communiqué.

La bilharziose (ou schistosomiase) est une maladie provoquée par des vers parasites présents dans certaines eaux douces, essentiellement dans les zones tropicales et subtropicales. Elle fait parties de la liste des maladies tropicales négligées contre lesquelles de nombreux pays s’était engagés à lutter en 2012 en signant la Déclaration de Londres.

Elle se traite facilement mais l’infection passe souvent inaperçue au départ, et des complications intestinales ou uro-génitales ne se manifestent souvent que plusieurs années après, aboutissant à des lésions des reins, de la vessie, du foie, des intestins et des vaisseaux sanguins, voire dans certains cas à des décès.

Lire l’article en intégralité : sciencesetavenir.fr

Crédit photo : philippephotos via Flickr (cc)

Un viticulteur bio condamné en première instance

Le viticulteur bio condamné en première instance

09/04/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Le principe de précaution a eu raison de la viticulture biodynamique. Emmanuel Giboulot a été condamné en première instance à 1.000 € d’amende. Ce viticulteur bio avait refusé de traiter chimiquement ses vignes contre la flavescence dorée. Cette maladie grave de la vigne ne touchait pas son département et ne constituait donc pas de menace urgente. De plus il n’existe pas de traitement ciblé, et c’est tout l’écosystème de la vigne qui est détruit par ces traitements chimiques. Le viticulteur va faire appel, mais le dogme du tout chimique et du traitement préventif n’est pas encore entamé.

Crédit photo : Morburre via Wikipédia (cc).

Pendant ce temps le budget de l’AME qui prend en charge à 100% les clandestins, grimpe

Augmentation des cas de tuberculose en Seine-Saint-Denis

Augmentation des cas de tuberculose en Seine-Saint-Denis

Infection tuberculeuse pulmonaire. Planche anatomique allemande, 1910 via Wikipédia (cc).

20/03/2014 – BOBIGNY (NOVOPress/Bulletin de réinformation)
La tuberculose, une maladie grave et contagieuse, a connu en moyenne une baisse de 40 % en France entre 2000 et 2010, hormis en Seine-Saint-Denis. Les chiffres sont formels : huit cas pour 100.000 pour l’ensemble de la France contre seize en Île-de-France et trente et un pour le seul département de Seine-Saint-Denis.

Le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut national de veille sanitaire a ainsi commenté ces statistiques en affirmant que : « L’Île-de-France est caractérisée par une population exposée, plus cosmopolite et plus jeune que dans les autres régions ». D’après le rapport, les personnes les plus touchées sont d’origine asiatique et surtout africaine.

Les Français rognent sur leur budget santé

Les Français rognent sur leur budget santé

25/01/2014 – 09h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
L’explosion fiscale conjuguée à une inflation générée par l’euro a eu raison des dépenses de santé des Français.

Selon une étude, le budget moyen d’un Français a baissé de 8 % pour l’année 2013. Les auteurs de l’enquête dressent un constat alarmant : « Que les Français renoncent de plus en plus aux soins et recherchent plus systématiquement des solutions alternatives, en France comme à l’étranger, pour optimiser leur budget et réduire leurs dépenses ». Les postes de dépenses les plus contraints par cette rigueur budgétaire concernent au premier chef les lunettes, les lentilles et les prothèses dentaires. 45 % des personnes interrogées déclarent avoir renoncé à en acheter.

Pour pallier le manque de moyens, les Français se tournent malgré eux vers les traitements génériques. Ces médicaments bien que peu onéreux ne proposent pas toutes les garanties en termes de qualité et sécurité lorsqu’ils sont fabriqués dans des pays qui ne répondent pas aux critères européens, et notamment français.

Crédit photo : Ske via Wikipédia (cc).

Dossier médical personnel : 500 millions d’euros jetés par les fenêtres

Dossier médical personnel : 500 millions d’euros jetés par les fenêtres

05/01/2014 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – À la base, l’idée semblait bonne : le dossier médical personnel (DMP) était destiné à répertorier sur support informatique les antécédents d’un patient, ses allergies, ses résultats d’examens et toute information susceptible de faciliter sa prise en charge par un praticien ou un établissement hospitalier. Sécurisé et confidentiel, ce document ne pouvait être consulté qu’avec l’accord du patient.

Mais, comme souvent quand de grosses sommes d’argent public sont en jeu, les choses ne se sont pas tout à fait déroulées comme prévu… Initié par Philippe Douste-Blasy en 2004, le projet est resté en jachère jusqu’à ce que Roselyne Bachelot (qui allait démontrer un an plus tard son art du gaspillage en dilapidant un milliard d’euros pour la grippe H1N1), le ressorte des tiroirs en 2008.

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Le gouffre financier des médecins intérimaires

Le gouffre financier des médecins intérimaires

18/12/2013 – 13h30
PARIS (NOVOpress) – C’est une aberration du système français dont les professionnels et les politiques n’aiment pas beaucoup parler : chaque année, les quelque 6000 médecins intérimaires de l’hôpital public coûtent à la France environ 500 millions d’euros.

Pourquoi avoir recours à des intérimaires ? Pour pallier la pénurie de médecins. Pourquoi y a-t-il pénurie ? À cause du numerus clausus qui sévit depuis des lustres : une absurdité limitant le nombre de nos étudiants en médecine formés par an. Certains n’hésitent pas à profiter de l’aubaine pour faire monter les enchères, touchant en moyenne 600 à 800 euros nets la journée, contre seulement 260 pour un titulaire ! Des directeurs d’hôpitaux doivent parfois se livrer à de petits arrangements plus ou moins légaux, tels des contrats de recrutements de courte durée renouvelés au fil des mois. Dans les petits hôpitaux, certains services ne peuvent se maintenir qu’en recrutant 100% de remplaçants.

Autant d’incohérences que dénonce le rapport du député PS Olivier Véran, pointant également la dégradation de la qualité des soins qui en découle : « Le marché s’est emballé, remettant en cause par endroits la qualité, la continuité, la sécurité des soins », confie-t-il. À la lecture de ces observations, la ministre de la Santé Marisol Touraine s’est déclarée « choquée » et « préoccupée » par une situation à laquelle elle souhaite « apporter de la régulation », comme si elle semblait soudain découvrir des pratiques connues de tous dans le milieu médical.

Crédit photo : nightblue via Flickr (cc)

La France sous psychotropes

La France sous psychotropes

05/11/2013 – 09h00
PARIS (NOVOpress) –
Dans son numéro 148, l’excellente revue Eléments se penchait dans son dossier sur “La France malade de sa médecine”. Jean-François Gautier y décortiquait savamment le système à fabriquer des malades, par le diagnostic permanent et l’obsession médicale (et médicamenteuse) du berceau au cercueil. Il épinglait également les “dealers” de l’industrie pharmaceutique qui avaient peu à peu poussé les Français sur la première marche du podium européen (bientôt mondial ?) des consommateurs de psychotropes. Dans un pays où les recettes du bonheur sont tartinées sur toutes les unes des hebdomadaires, où l’on nous vante quotidiennement les joies de l’Empire du Bien et du vivre-ensemble, la tartufferie fait plouf.

Une étude menée par l’assurance-maladie et présentée la semaine dernière, sur les dépenses de santé et les principales pathologies des Français confirme le constat d’Eléments. Portant sur l’année 2011, elle fait apparaître en tête les “pathologies psychiatriques et la consommation de psychotropes” parmi le coût total des “pathologies chroniques et traitements médicamenteux réguliers”. Ces pathologies psychiatriques coûtent 22,6 Mds d’euros par an (soit 15 % de la dépense totale). En comparaison, le diabète (15,7 Mds) et le cancer (14,5 Mds) arrivent loin derrière.

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Les Français sacrifient leur santé

Les Français sacrifient leur santé

16/10/2013 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –  Les Français qui renoncent à se faire soigner pour des raisons économiques sont de plus en plus nombreux. Ils sont 33 % à renoncé à des soins en 2013, contre 27 % en 2012, selon le 7e Baromètre de la santé en Europe réalisé par l’institut CSA pour Europ Assistance. Ils étaient seulement 11 % en 2009 à sacrifier leur santé en raison de difficultés financières. Pour 25 % des sondés, les coupes budgétaires portent sur les soins dentaires. Pour 17 %, il s’agit des soins d’optique et pour 12 % les soins dits courants, comme la consultation d’un généraliste. Les soins lourds (opérations chirurgicales, examens…) représentent 7 % de ces renoncements.

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Tous les deux jours, un agriculteur se suicide en France

Tous les deux jours, un agriculteur se suicide en France

12/10/2013 – 12h30
PARIS (NOVOpress) –
Tous les deux jours, un agriculteur se suicide en France. Tel est le terrible constat de l’enquête conduite par l’Institut national de veille sanitaire, consacrée aux suicides dans le monde agricole et dont les résultats ont été rendus publics cette semaine. Le suicide constitue ainsi la troisième cause de mortalité après les cancers et les maladies cardiovasculaires dans le monde agricole. Alors que l’on a fait grand cas des suicides qui touchent les salariés de France Telecom ou de Pôle Emploi, les mêmes situations tragiques dans nos campagnes se font loin des médias, silencieusement, sans émoi ni indignation des politiques, dans l’indifférence générale. Pourtant, selon une précédente étude de l’Institut de veille sanitaire réalisée en 2011, les agriculteurs exploitants sont les plus touchés par les décès par suicide, avec un « risque relatif »  3,1 fois supérieur à celui des cadres (2,2 fois plus élevé pour les femmes).

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La France malade de sa médecine – Eléments N°148, juillet-septembre 2013

La France malade de sa médecine - Eléments N°148, juillet-septembre 2013

Présentation du dossier : Dans l’Antiquité, la maladie était considérée comme le résultat d’un déséquilibre de l’harmonie présidant aux combinaisons formelles de la nature. Aujourd’hui, l’être humain devient un assemblage de pièces détachées et d’organes à réparer qu’on surveille et qu’on change en attendant de pouvoir les modifier. La médecine pratique en quelque sorte l’autopsie des corps vivants, des vivants transformés en matériau biologique recyclable dans une structure d’échanges commerciaux infinis.

La marchandisation de la santé va de pair avec la médicalisation de l’existence, qui fait de la santé une sorte de nouvelle religion laïque, où le corps s’est définitivement substitué à l’âme dans le droit fil de la « biopolitique » dont parlait Michel Foucault. Cette idéologie médicale, d’origine américaine, relève d’un hygiénisme dogmatique qui, exploitant l’hypocondrie des individus, se traduit par une surveillance toujours plus grande des styles de vie, en conciliant puritanisme moral et homogénéisation conformiste des conduites avec l’acceptation de dispositifs politico-économiques nocifs.

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L’inactivité tuerait plus que le tabac

L'inactivité tuerait plus que le tabac

28/05/13 – 20h40
PARIS (NOVOpress)
– La prestigieuse revue médicale The lancet a publié il y a quelques temps une étude démontrant que le plus gros facteur de risque cardiovasculaire serait la sédentarité. Le manque d’activité serait ainsi directement ou indirectement responsable de plus de décès que l’usage du tabac (5,3 millions contre 5,1 millions par an).

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