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Philippe Vardon

Philippe Vardon : « Les sans-voix deviennent des sans-vote »

14/06/2017 – ALPES-MARITIMES (NOVOpress) : Philippe Vardon, candidat (FN) dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, s’est qualifié pour le second tour dans ce qui était jusqu’alors le fief de Rudy Salles, éliminé ! Il affrontera dimanche prochain le candidat de La République en marche. Celui qui est déjà conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) a accordé un entretien au quotidien Présent, que nous publions ci-dessous.

Philippe Vardon Présent— Dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, réputée « difficile », vous voilà désormais au deuxième tour en duel face à un candidat LREM, c’est une première victoire ?

— J’ai en effet l’immense satisfaction de « sortir le sortant », Rudy Salles, député UDI élu depuis… 1988 ! Nous mettons ainsi fin à trente ans de mandat sans conviction et sans action pour ce très proche lieutenant de Christian Estrosi, dont il est l’adjoint à la ville de Nice, qui semblait considérer (il était encore extrêmement sûr de lui voici quelques jours) son mandat comme une rente et penser que le clientélisme le protégerait de tout. Je rajouterai que ce dernier n’est pas innocent non plus dans la mainmise communautariste et même islamiste sur des secteurs entiers de cette circonscription. En 2000, il était venu apporter son soutien à une prière de rue pour réclamer une « grande mosquée » à Nice et, quelques années plus tard, on pouvait le retrouver visitant tout sourire la mosquée principale de l’UOIF dans notre ville.

Comme il avait pu lui-même l’écrire, fort inélégamment, lors de l’annonce du retrait de la politique de Marion, souhaitons donc à Rudy Salles « Bon débarras ! »

— Le Front national dont vous êtes l’une des figures dans les Alpes-Maritimes a presque partout balayé les candidats LR. Bien qu’il s’en défende, le FN n’est-il pas devenu le réceptacle de la « vraie droite » ?

— Le FN est surtout le réceptacle, et c’est bien logique, de la vraie contestation du projet politique dangereux de Macron ! Nous sommes présents dans quatre circonscriptions au second tour (contre deux en 2012). Dans trois d’entre elles face à des candidats macronistes et dans la quatrième face à une candidate macrono-compatible puisqu’il s’agit de Marine Brenier, qui a hérité de la circonscription de Christian Estrosi et n’avait pas de candidat En Marche ! face à elle. Les candidats LR éliminés ont durement payé les ambiguïtés et compromissions de leur camp vis-à-vis du nouveau président.

— Ce premier tour a été marqué par une abstention historique, peu à peu le peuple de France semble décrocher, n’est-ce pas irrémédiable ?

— Les gouvernants qui se succèdent et se relaient ont tout fait pour cela : en menant les mêmes politiques, se détestant un jour pour s’embrasser le lendemain, démontrant jour après jour leur inaptitude à agir réellement, déléguant une partie de leur pouvoir à Bruxelles et enfermant le débat politique dans l’économisme et la gestion, là où nous devrions parler vision du monde et valeurs de civilisation.

Nous sommes sans doute parmi les derniers – avec Jean-Luc Mélenchon, reconnaissons-le – à réellement faire de la politique. Je crois qu’il n’y a rien d’irrémédiable, mais la fracture démocratique est profonde et les sans-voix deviennent trop souvent désormais des sans-vote…

— Vous avez axé votre intense campagne sur les thèmes de l’identité et de notre modèle civilisationnel, cette ligne doit-elle prévaloir sur les considérations économiques et sociales ?

— Si, bien entendu, la défense de notre identité est un axe cardinal de mon engagement, je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous concernant ma campagne. J’ai énormément défendu pendant celle-ci les commerces de proximité, l’artisanat, les petites et moyennes entreprises. Non seulement parce qu’ils constituent des poumons économiques, mais aussi parce qu’ils participent à faire vivre nos quartiers et communes et à leur garder un visage humain. Un quartier sans commerces, c’est aussi un quartier où l’insécurité se développe davantage par exemple. Tout est lié. Je crois que nous avons une vision du monde et un projet politique en découlant, articulé et cohérent. Nous devons le défendre dans son ensemble car c’est sans doute aussi une de nos forces.

— Vous abordez le second tour avec combativité, une victoire est-elle possible ?

— Il y a un mois il semblait impossible, dans cette circonscription qui n’est pas l’une des meilleures de notre département, de mettre fin à l’hégémonie estrosiste. Nous y sommes pourtant parvenus !

Le défi est désormais important, mais face à un candidat En Marche ! inconnu, sans aucune prise sur les problématiques de notre circonscription, je continue de mener une campagne au plus près de nos compatriotes.

Ils me connaissent et savent que demain, s’ils m’élisent, à l’Assemblée comme localement, je mettrai mon écharpe à leur service, avec une seule préoccupation : les défendre !

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

Entretien paru dans Présent daté du 15 juin 2017

François Hollande, une humiliation pour la République ? (Présent 8210)

François Hollande, une humiliation pour la République ? (Présent 8210)

15/10/2014- CLICHY-LA-GARENNE (NOVOpress)
Venu mardi à Clichy-la-Garenne défendre le bilan plus que mitigé de son plan de lutte contre la pauvreté, le président normal de la République a essuyé le feu des critiques et la colère des associations. Désormais rompu à ce genre d’exercice inefficace de reconquête des Français, Hollande en a pris plein les dents par ceux qui œuvrent pour les « sans-dents ». Florilège de petites phrases hollandiennes.

Une du numéro 8210 de "Présent"

Une du numéro 8210 de “Présent”

On pourrait se demander si ce déplacement « social » n’est pas en fait une réplique à son ex-compagne Valérie Trierweiler, qui l’avait fait passer pour un président qui n’aime pas les pauvres. Un socialiste, quoi ! Il a souligné que la pauvreté était « une blessure pour celles et ceux qui sont concernés » et « une humiliation pour la République ». On lui retournera volontiers le compliment, tellement son bilan est catastrophique à tous les niveaux.

Il faut dire qu’il est grandement aidé par ses propres ministres dans la stigmatisation des exclus et des chômeurs. Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, vient de provoquer une levée de boucliers avec sa réforme de l’assurance-chômage. François Rebsamen, ministre du Travail, veut ressortir le bâton contre les chômeurs pas assez motivés. C’est clair, ils ont le sens des priorités au Parti socialiste pour relancer l’emploi et faire des économies… Le tout assaisonné des bons vieux « principes républicains » (selon Hollande, « la solidarité n’est pas un supplément d’âme, mais un principe républicain ») dont on nous rebat les oreilles sans cesse. Saint Louis servant les pauvres ne devait donc pas être vraiment solidaire, puisqu’il n’était pas républicain. Comme on le plaint…

« Si vous enviez la pauvreté, essayez-la et vous verrez ! » (François Hollande)

En 2011, l’INSEE révèle que 8,7 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de la pauvreté (977 euros mensuels), soit 14,3 % de la population. Le « Moi Président » commence à devenir lointain et les promesses de campagne du candidat Hollande des chimères (à part le mariage pour tous, une priorité pour la France…). Ce dernier est allé jusqu’à pasticher Jean-Paul Sartre avec un petit « la pauvreté, ce n’est pas les autres ». De l’avis des représentants des associations présentes (Emmaüs, FNARS, Collectif Alerte, Fondation Abbé Pierre, etc.), l’heure n’est plus aux discours et aux petites phrases bien policées, mais à l’action.

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L’ouragan Trierweiler et les Mistral : le 3 septembre ou la journée des bombes

L’ouragan Trierweiler et les Mistral : le 3 septembre ou la journée des bombes

Chronique politique et mondaine de Camille Galic.

«C’est Vénus tout entière à sa proie attachée…» Non, on ne fera pas à Phèdre et à Aphrodite l’injure d’un amalgame avec Valérie Trierweiler car c’est plutôt à un chien privé de son nonosse que fait penser la dame, si justement surnommée Rottweiler par de fins psychologues dès son arrivée à l’Elysée. Mais les causes les plus domestiques peuvent produire les plus grands effets – et les plus dévastateurs pour l’image d’un pays, en l’occurrence la France.


Un « cri de souffrance » qui rapporte gros

La «bombe» avait éclaté au matin du mercredi 3 septembre avec la publication dans Paris Match (dont elle est salariée) des bonnes feuilles du témoignage de la concubine répudiée, d’ailleurs avec une rare muflerie, le 25 janvier dernier. Toutefois, les passages retenus de Merci pour ce moment (éditions des Arènes), portaient essentiellement sur la vie intime de l’ex-couple présidentiel et les états d’âme de la «victime».

Mais le livre au titre si innocemment trompeur arrive à 16 heures à l’Elysée, où François Hollande et ses conseillers auliques prennent connaissance de l’intégralité de la charge dirigée non seulement contre l’amant volage mais surtout contre l’homme politique et le président, «froid, calculateur, déshumanisé», indifférent au sort des autres et «cynique» dans la conduite tant des affaires publiques que de sa vie personnelle. Et ils mesurent l’ampleur du désastre. Encore ignorent-ils que l’opus, imprimé clandestinement en Allemagne et tiré à deux cent mille exemplaires, sera épuisé dès le lendemain matin dans les librairies, notamment dans les FNAC qui en écoulent quinze mille en quelques heures, et même sur Amazon, qui indique ne pouvoir le fournir avant le 18 septembre.

Selon Le Figaro, Mme Trierweiler «aurait reçu un à-valoir de 100.000 euros, et devrait toucher progressivement 10, 12, puis 14% du prix de vente sur chaque ouvrage vendu : 10% pour les 15.000 premiers, 12% sur les 30.000 suivants, et 14% sur les 170.000 restants». Elle peut donc se frotter les mains. Après le très favorable arrangement financier dont elle avait bénéficié après la rupture de janvier, voici sa fortune durablement assurée puisque, sans parler de la traduction dont la publication est prévue à la mi-octobre aux Etats-Unis, son Moment devrait lui rapporter la bagatelle de 600.000 euros. La vengeance est peut-être un plat qui se mange froid, mais il est encore meilleur servi bien chaud, et accompagné d’une riche sauce. On peut être une «femme blessée», «atteinte pour toujours» par sa plongée (volontaire) dans le «vivier vipérin de la politique», et n’être pas désintéressée pour autant.

Panique à l’Elysée : un contre-feu à plus de 2 milliards d’euros

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Pétition d'un collectif de "sans-dents" : Hollande démission

Pétition d’un collectif de “sans-dents” : Hollande démission

06/09/2014 – PARIS (NOVOpress) – A la suite de la publication jeudi du livre Merci pour ce moment de Valérie Trierweiler dans lequel elle indique que le Président emploie en privé l’expression “les sans-dents” pour désigner les pauvres, un collectif d’édentés a lancé une pétition adressée à François Hollande pour demander sa démission :


Pétition à l’attention du Président de la République

Allons #sansdents de la Patrie, le jour de gloire est arrivé

Monsieur le Prési…dent,

Nous venons vous demander de partir car le moment est maintenant venu.

C’est avec la plus grande consternation que nous découvrons à la lecture du livre de votre ex-concubine le cynisme avec lequel vous méprisez aussi les plus faibles d’entre les Français.

En qualifiant les pauvres de « sans-dents », vous révélez un peu plus votre vrai visage, celui d’un homme qui se joue de nous, qui se joue de tout.

Les petits, les obscurs, les sans-grades, comme le reste des Français, ceux qui ont cru en vous, comme les autres, sont lassés de vous.

D’après Madame Trierweiler, vous portez beaucoup d’attention à votre popularité qui est pourtant au plus bas.

De plus en plus de Français réclament votre démission. Et vous, comme sourd, sans oreilles, vous vous enfermez dans les ors des palais, dans votre tour d’ivoire. Vous ignorez nos gémissements, nos cris, notre dégoût. “Qu’ils mangent de la brioche…”

En quelques mois, vous avez mis la France à genoux, faisant de plus en plus d’édentés.

Vous avez affaibli la France et les français quels qu’ils soient.

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