Samuel Paty, Bataclan : l’Etat face à lui-même – Entretien avec Xavier Raufer [vidéo]

21/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après la décapitation du professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty, par le terroriste tchétchène Abdoullakh Anzorov, et près de 6 ans après les attaques du 13 novembre 2015, la France revit deux drames en même temps.

Et malgré 9 mois de procès historique avec 1 800 parties civiles, 330 avocats, 542 tomes de dossiers d’instruction, 20 accusés dont 14 présents parmi lesquels Salah Abdeslam, le seul survivant des commandos, et des hommages nationaux pour le professeur sauvagement assassiné, nombre de questions restent sans réponse. D’un côté, les failles d’un Etat aveugle, de l’autre, une République qui refuse de faire son autocritique.

Le criminologue Xavier Raufer revient sur ces deux dramatiques attentats dont la mémoire laisse toujours un goût amer.


« Allah akbar ! » : à Valence, c’est l’hommage à Samuel Paty

samuel paty

Voici l’une des 98 « incivilités » relevées vendredi dernier, lors de l’hommage au professeur décapité. Cela s’est passé au collège Jean-Zay de Valence. Un garçon a hurlé « Allah akbar » pendant l’hommage, le cri du tueur de Paty. L’affaire n’a été connue que ce mardi, quand le papa du collégien islamiste est venu réitérer son soutien au fiston, en en rajoutant une couche.

Il y a énormément de collèges Jean-Zay en France, bien plus qu’il n’y aura jamais de collèges Samuel Paty, car c’est beaucoup moins risqué. Nous ne sommes plus en 1944, et l’occupant n’est plus le boche…

Vendredi, la cérémonie à la mémoire du collègue assassiné se déroulait dans l’enceinte de l’établissement Jean-Zay quand l’un des élèves, âgé de 11 ans, et élève de 5e, a crié : « Allah akbar ! », dans sa classe, pendant la minute de silence. C’est le genre de « chahut » dont se serait volontiers passé le collège, dans la mesure où c’est au cri d’« Allah akbar » que le professeur d’histoire-géographie de Conflans-Sainte-Honorine avait été poignardé, puis consciencieusement décapité. C’est ce même cri qui retentit lors de la plupart des agressions islamistes.

L’élève a été sanctionné d’un avertissement et a proposé de s’excuser. Mais le père, Hamid A., (le nom de famille n’est pas donné, pour ne pas lui nuire), 43 ans, agent de sécurité (ça ne s’invente pas), ne l’entendait pas de cette oreille.

Prévenu par téléphone, il se présente au collège l’après-midi même, et prend très vite le parti de son fils en termes véhéments, le félicitant pour son initiative. De plus en plus agressif au fil de la discussion avec les autorités du collège, il finit par les menacer de mort, puis s’en va.

Le lundi matin, le père est de retour devant le collège. Il force l’entrée, en profitant de l’ouverture du portail, répète ses menaces de mort, et annonce qu’il va incendier le collège.

La police est alors prévenue, et elle interpelle l’individu (ce que Poutou appellerait une violence policière). Au domicile du brave Hamid, on trouvera notamment un sabre, une canne épée, de la littérature salafiste, et une somme en liquide de 11 500 euros. Le relevé de perquisition parle aussi d’une Bible. Sans doute s’agit-il d’un Coran. L’individu est connu des services de police, mais pour des faits plus anciens.

Mardi l’homme était toujours en garde à vue. D’autant que, pendant ladite garde à vue, il aurait réitéré ses propos. Une expertise psychiatrique est en cours. Si elle se révélait positive, comme souvent, cela permettrait de classer le dossier sans stigmatiser l’importante communauté d’origine maghrébine.

Un inquiétant agent de sécurité

Le site Fdesouche avait été l’un des premiers à révéler cette affaire, évoquée dans la presse depuis mardi seulement. Les internautes s’en donnent à cœur joie depuis lors à propos de ce père spécialement irascible et soucieux de la bonne éducation de son fils.

Il y a d’abord le fait que l’individu exerce le métier d’agent de sécurité, ce qui soulève l’inquiétude des internautes. Il y a ensuite la piste psychiatrique, immédiatement empruntée par les enquêteurs, qui suscite l’ironie, tant cette approche est éculée dès que l’on parle de menaces ou de violences islamistes.

De nombreux internautes préconisent…le retour au pays immédiat. Mais le procureur a tenu à préciser que l’individu est français. Il n’est pas compté parmi les cinq millions d’étrangers officiellement recensés en France, ni parmi le million (valeur plancher) de clandestins squattant la France.

Mais il y a des internautes, aussi, pour s’indigner qu’on puisse sanctionner une simple formule arabe, qui signifie : « Dieu est le plus grand ». Ces internautes ajoutent que les chrétiens ont des expressions équivalentes. Certes, mais le contexte n’est pas neutre…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 20 octobre 2021

Laurent Obertone fustige « l’inertie de la population », un an après la mort de Samuel Paty [vidéo]

18/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après l’assassinat de Samuel Paty, la France est-elle enfin sortie de la spirale du terrorisme islamiste ? Pour l’écrivain Laurent Obertone, la délinquance et l’insécurité en France participent d’une forme de « terrorisme communautaire ».

Entretien.


Meurtre de Samuel Paty – Un an après, l’enquête se poursuit l’enquête se poursuit

Douze mois se sont écoulés depuis l’assassinat particulièrement sauvage de Samuel Paty, perpétré par le fanatique musulman Abdoullakh Anzorov, mais l’enquête de police n’est toujours pas achevée malgré la mort de ce dernier, abattu par la police quelques heures après son crime. Il s’agit en effet désormais pour les enquêteurs de déterminer les diverses responsabilités qui ont conduit à cette véritable « exécution » survenue dans un contexte d’islamisation radicale de certains quartiers, aboutissant à une forme de « sécessionnisme » vis-à-vis de la République française.

Qui savait ? Et qui savait quoi ? Qui a transmis des informations à l’assassin ? Qui a participé à la mise en accusation du professeur coupable d’avoir voulu évoquer la liberté d’expression et la laïcité en s’appuyant sur les trop fameuses « caricatures de Mahomet » ? Voilà ce que les juges antiterroristes doivent établir le plus précisément possible. A l’heure actuelle, ce ne sont pas moins de quinze personnes qui sont mises en examen dans cette affaire tragiquement révélatrice de la pression islamiste qui s’exerce chaque jour davantage dans un nombre toujours croissant de cités jadis françaises.

Rappelons que l’engrenage fatal a été déclenché par une collégienne qui a rapporté à ses parents que Samuel Paty avait montré des caricatures du prophète et a prétendu que celui-ci avait demandé aux collégiens musulmans de se signaler. C’est alors que le père de la jeune fille, Brahim Chnina, a lancé une violente campagne de dénigrement du professeur sur les réseaux sociaux avec notamment l’aide d’un militant islamiste, Abdelhakim Sefrioui. Une plainte a même été déposée contre l’enseignant pour « diffusion d’image pornographique », rien de moins… Une démarche qu’on imaginerait davantage se déroulant à Kaboul qu’en région parisienne.

C’est alerté par cette campagne qu’Abdoullakh Anzorov, migrant tchétchène de 18 ans, découvre « l’affaire » et décide de « punir » le mécréant. Pour se faire, il rencontre des élèves qui, contre de l’argent, lui permettent d’identifier le professeur de 47 ans, qu’il tue sauvagement avant d’être abattu. Les collégiens, âgés de 13 à 15 ans au moment des faits, ont été mis en examen pour complicité d’assassinat terroriste et placés sous contrôle judiciaire.

Dans un message audio enregistré en russe, le barbare a pour sa part revendiqué son geste en se félicitant d’avoir « vengé le prophète ».

Malgré ces faits terribles et la révélation des nombreuses complicités composant un environnement gravement délétère, les grandes consciences continuent d’affirmer que l’islam est compatible avec les « valeurs de la République » et qu’il n’a rien à voir avec l’islamisme. Une fois encore, cela ne saute pas vraiment aux yeux…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 octobre 2021

La mosquée de Pantin rouvre tranquillement ses portes : Moins de six mois après la décapitation de Samuel Paty

mosquée poitiers

Souvenez-vous : c’était le 21 octobre dernier, dans la foulée du monstrueux assassinat de Samuel Paty par un « réfugié » islamiste tchétchène. Prenant son habituelle posture de matamore, le ministre de l’Intérieur Darmanin, après avoir juré devant les Français de mener la « guerre contre les ennemis de la République », annonçait à grand renfort de publicité médiatique la fermeture pour six mois de la mosquée salafiste de Pantin, pour le motif que ses responsables avaient relayé sur Facebook les appels aux meurtres lancés contre la victime. Or, cinq mois et demi plus tard, et après un changement, pour la forme, de la direction de l’association gestionnaire de ladite mosquée, ce lieu où l’on prêche la haine de la France et des Français s’apprête à rouvrir tranquillement ses portes vendredi pour le ramadan !

Un changement de direction pour la forme

Il faut dire que, avec une naïveté qui confine franchement à la bêtise et témoigne d’une méconnaissance évidente des stratégies islamistes, Darmanin n’avait fait fermer que temporairement ce repère de djihadistes en puissance, posant pour seules conditions à sa réouverture le départ de son imam salafiste Ibrahim Doucouré, et la démission de son recteur tout aussi fanatisé M’hammed Henniche, président depuis 2013 de la sulfureuse Fédération musulmane de Pantin. En clair, il suffisait d’un simple changement de noms à la tête du conseil d’administration de la mosquée pour que celle-ci puisse reprendre illico ses activités subversives. Plus gênante, en revanche, était pour les islamistes la décision du préfet de Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc, de retirer en novembre à l’association qui gère la mosquée son caractère cultuel, rendant ainsi caduque l’attribution (scandaleuse) par la ville de Pantin d’un bail emphytéotique pour la construction de la future grande mosquée.

Sauver le bail emphytéotique de la nouvelle mosquée

C’est d’ailleurs pour « sauver le bail emphytéotique de la nouvelle mosquée » que M’hammed Henniche a officiellement annoncé le 14 mars sa démission de l’association gestionnaire de la mosquée de Pantin au profit de Dramé Abderrahman. Et, dès le lendemain, le ministre de l’Intérieur s’empressait de publier sur Twitter un message demandant au préfet de Seine-Saint-Denis « de se mettre en rapport avec la nouvelle équipe pour envisager la réouverture de la mosquée dans les meilleurs délais ». Une réouverture qui aura donc lieu ce vendredi, pour le début du ramadan, et à laquelle participera peut-être d’ailleurs M’hammed Henniche puisque, rappelons-le, celui-ci n’a à ce jour fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire pour avoir relayé les appels au meurtre contre Samuel Paty, et a même gardé ses fonctions de secrétaire général de la puissante Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 avril 2021

Sciences Po Strasbourg – « Samuel Paty » rayé des listes, par Paul Vermeulen

Samuel Paty

Le vendredi 12 mars 2021, les étudiants de Sciences Po Strasbourg étaient appelés à venir voter pour choisir le nom de leur parrain de promotion, un usage courant pour nombre d’écoles d’enseignement supérieur. Ce choix, dans le cas de cet IEP, concerne les quatre années à venir. Les étudiants de 1re année ont placé Samuel Paty parmi les qualifiés pour le tour suivant. Un choix qui ne surprend pas mais qui doit être salué. Sciences Po n’étant guère encline à développer un vivier d’opposants à l’idéologie au pouvoir, il n’est pas anormal que les étudiants, pour beaucoup futurs cadres des différents pouvoirs du système, médiatique, politique, éducatif ou culturel, suivent ce que ces pouvoirs ont fait mine de vouloir faire : rendre hommage à Samuel Paty.

Le choisir est néanmoins un geste fort : Samuel Paty est ce professeur d’histoire-géographie qui a été assassiné et décapité par un musulman islamiste terroriste tchétchène le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines. Le terroriste, Abdoullakh Anzorov, l’a tué à proximité du collège où il enseignait, à la veille des vacances de la Toussaint. Un meurtre qui a provoqué une vive indignation. A la rentrée, l’exécutif avait mimé un vague hommage, vite transformé en une pantalonnade.

Reste que le professeur sauvagement assassiné par un musulman âgé de 18 ans, ayant bénéficié du statut de réfugié accordé à ses parents avant sa majorité, est devenu un symbole fort de la liberté d’expression, en particulier au sein de la jeunesse étudiante, du moins de ses pans non encore pollués par les théories indigénistes et racistes de gauche radicale. Des étudiants qui, du fait de leur jeune âge, ont encore en mémoire leurs professeurs de collège et de lycée, le relationnel, la proximité humaine parfois.

Or, le nom de Samuel Paty, bien qu’élu par les étudiants de 1re année, a été retiré de la liste des candidats du 2e tour sur décision de la direction de l’école.

L’affaire a été révélée par la section strasbourgeoise de l’Union nationale inter-universitaire (UNI), syndicat étudiant de droite, les autres étant demeurés bien silencieux. Dans son communiqué, l’UNI parle de « la colère au sein de la promotion » et indique que ce retrait montre « la manière dont l’idéologie et les militants d’extrême gauche font la loi et n’hésitent plus à fouler du pied la mémoire d’un martyr de la liberté ». De manière symbolique et pacifiste, les militants locaux de l’UNI ont rebaptisé le principal amphithéâtre de Sciences Po Strasbourg du nom de Samuel Paty.

Ce retrait, s’agit-il d’une bourde, de censure ou de peur ? Un peu de tout cela sans doute. La direction préfère peut-être éviter ce qu’elle estimerait être une provocation vis-à-vis des musulmans ? Officiellement, la direction a retenu cinq noms « dans un but de parité ». Ce sont cinq noms de femmes. Exit les hommes. Dont Samuel Paty. Ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’elle a changé les règles du scrutin entre les deux tours. Que craint Sciences Po Strasbourg, sinon l’islam ? La promotion s’appelle finalement « Gisèle Halimi ».

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 22 mars 2021

Décapitation de Samuel Paty : mensonge de la collégienne accusatrice

« Explications de circonstance », comme l’a suggéré Me Virginie Le Roy, l’avocate de la famille de la victime ? Manœuvre grossière visant à convaincre la justice d’accorder des circonstances atténuantes à son islamiste de père ? En avouant dimanche ce que tout le monde savait déjà depuis des mois, à savoir qu’elle était absente lors du cours où ont été montrées les caricatures de Charlie Hebdo et qu’elle avait menti en accusant Samuel Paty d’islamophobie, la collégienne à l’origine de la cabale islamiste qui a coûté la vie de l’enseignant en histoire a peut-être réussi à convaincre les grands médias complices que nous n’étions en présence que d’« une banale affaire de famille qui a dérapé », mais pas nous : quelles que soient les raisons de ces mensonges, ces ennemis de la France doivent tous écoper du maximum pour leur responsabilité dans le meurtre du professeur Paty !

Absentéisme chronique et indiscipline

Selon Le Parisien, qui a révélé cette information, l’adolescente, que les grands médias télévisés n’ont pas cessé à l’époque de nous montrer en train de se plaindre d’avoir été victime de « discrimination », a en effet avoué dimanche devant des policiers, puis devant un juge antiterroriste, avoir menti sur toute la ligne. Confrontée aux nombreux témoignages des autres collégiens affirmant qu’elle n’avait pas assisté au cours sur la liberté d’expression organisé par Samuel Paty, elle a fini par avouer qu’elle était effectivement absente ce jour-là et n’avait donc jamais vu les fameuses caricatures de Charlie Hebdo montrées en classe par l’enseignant. Et pour cause : elle avait été exclue en raison de son absentéisme chronique et indiscipline. Un motif d’exclusion que, selon ses déclarations, elle aurait voulu cacher à son père en inventant toute cette histoire.

Une manœuvre pour obtenir des circonstances atténuantes

C’est ainsi qu’elle aurait d’abord raconté à son père que Samuel Paty avait stigmatisé les musulmans lors de son cours, les contraignant même à sortir de la classe afin de pouvoir montrer aux autres collégiens les caricatures. Ce que – l’enquête l’a prouvé – l’enseignant n’a jamais fait, invitant juste les élèves susceptibles d’être choqués à fermer les yeux. Puis, pour justifier son absence, elle lui aurait alors dit avoir écopé de deux jours d’exclusion pour avoir exprimé son mécontentement. Des aveux qui, comme l’on pouvait s’y attendre, ont permis à Me El Ouchikli, l’avocat du père islamiste, de présenter immédiatement son client comme une pauvre « victime » manipulée, et d’affirmer notamment que celui-ci « avait été instrumentalisé par sa fille qui lui avait menti »… Reste que, quelles que soient les raisons qui ont poussé l’adolescente à inventer cette histoire, celles-ci n’atténuent en rien sa responsabilité accablante ni celle de son père et du fiché S Abdelhakim Sefrioui dans l’horrible assassinat de Samuel Paty.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 mars 2021

Trappes, le grand aveuglement

Samuel Paty

A Trappes, un professeur de philosophie, M. Didier Le Maire fait l’objet de menaces, doit être protégé par la police et changer de métier pour avoir pris la défense de son collègue assassiné, M. Paty.
Le maire de la ville et la municipalité ont pénétré dans le lycée pour distribuer des tracts dénonçant ses propos. Le ton médiatique général est à l’incrédulité, au scepticisme: le professeurs n’aurait-il pas une part de responsabilité? Un provocateur? Le système politico-médiatique tend à relativiser la gravité des troubles: « aucune menace sérieuse », lit-on. Trappes, ce serait tout autre chose. De fait, l’aveuglement et la lâcheté font rage. Qu’un professeur de philosophie, sous la pression des islamistes ne puisse pas assurer son cours et s’exprimer en toute liberté et sécurité est en soi une monstruosité. Ce qui se passe dans cette commune est abject.

Selon des informations de la presse (Marianne), les habitants juifs de Trappes ont dû quitter la ville en raison du climat de persécutions qui y règne, tout comme la communauté portugaise qui y était nombreuse. Les populations musulmanes qui refusent l’ordre islamiste (y compris vestimentaire) sont poussées au départ à leur tour. Cela s’appelle une épuration ethnique. Et cela se passe en France en 2021. Il n’y a aucunement matière à relativiser ni à nuancer: la tonalité générale politico-médiatique est scandaleuse. Depuis 60 ans, le pouvoir politique est coupable d’avoir laisser s’installer une telle situation qui rappelle les heures les plus sombres de l’histoire dans un climat médiatique et intellectuel dominé par l’angélisme et le déni.

Rien de ce que nous voyons aujourd’hui, et surtout pas dans les gesticulations politiques, de l’extrême droite à l’extrême gauche et en passant pas la loi creuse dite sur le « séparatisme », pour ne pas appeler les choses par leur nom, n’est à la hauteur de cet immense et monstrueux scandale.

Solidarité totale et sans la moindre réserve à l’égard de M. Didier Le Maire, et tous les professeurs de philosophie, de français, de mathématiques, de sciences naturelles ou d’éducation physique qui subissent de plein fouet, dans leur métier et leur vie privée, l’effondrement sur plusieurs décennies d’une république comme un château de carte.

Il est bien de combattre le djihadisme au Sahel. Pourquoi le laisse-t-on depuis si longtemps prospérer sur le territoire français?

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Menacé par les islamistes – Didier Lemaire : “Je constate que la République a failli à Trappes”

Didier Lemaire

Ce professeur a été placé sous protection policière à Trappes après des menaces. Didier Lemaire, professeur de philosophie à Trappes (Yvelines), était l’invité de Patrick Roger le 8 février dans l’émission “C’est à la une” sur Sud Radio.

Didier Lemaire est professeur de philosophie à Trappes (Yvelines) depuis vingt ans. Dans son lycée, il alerte quant à la montée d’un radicalisme islamiste. Lui qui avait écrit après la mort de Samuel Paty, a-t-il peur, aujourd’hui, et envie de jeter l’éponge ?

Plus je m’expose, plus ma sécurité est en jeu

Je n’ai pas peur, n’ai pas envie non plus de jeter l’éponge, confie l’enseignant sur l’antenne de Sud Radio. Je suis passionné par mon métier. J’aime enseigner la philosophie à Trappes. Mais je crois que je suis contraint de jeter l’éponge. Au retour des vacances, des élèves m’ont demandé pourquoi j’avais écrit un texte contre eux. Je leur ai dit que j’avais écrit un texte pour eux. Mais je souhaitais garder mon espace de liberté pédagogique et n’ai pas envie de donner de suites à des explications de texte.

Suite à cette lettre dans l’Obs, des propos calomnieux, des menaces ont circulé dans la ville. Maintenant, je ne suis plus en sécurité“, estime-t-il. Lui qui va l’école sous escorte policière, va-t-il continuer à faire partie de l’Éducation nationale ? “Plus je m’expose, plus ma sécurité est en jeu. Cela me semble vraiment très difficile. Je pars vraiment à regret. J’aimerais finir mon année bien protégé, mais il semble que même cela va être difficile. Je constate que la République a failli à Trappes. Il faut bien l’admettre aujourd’hui.”

Il y a une peur de la part des enseignants

J’ai alerté le président de la République il y a deux ans, souligne ce professeur de philosophie. À l’intérieur des établissements, je constate que les atteintes à la laïcité, individuelles ou collectives, ne donnent lieu à aucune manifestation sérieuse de rappel à la loi. À chaque fois, c‘est une négociation individuelle, comme un problème psychologique entre élève et enseignant, alors que c’est une menace qui pèse sur les enseignants.” Que disent ses collègues ? “Certains le voient de la même manière, mais la plupart ont une façon de ne pas voir ou de ne pas considérer que ces choses sont importantes. Ils font passer cela sur un plan secondaire, disent que ce n’est pas si grave que cela au fond. Ils ferment les yeux. Il y a une peur de la part des enseignants, c’est certain.”

Didier Lemaire aimerait que le corps enseignant montre un peu plus de courage :

“Je pense qu’il est temps que le corps enseignant se lève, cesse de garder le silence et ait un peu plus de courage. Quand on voit qu’un enseignant sur deux s’auto-censure en classe, c’est vraiment gravissime. Je demande des mesures d’urgence très concrètes, très simples, pour soulager la pression. Qu’il y ait dans chaque rectorat une cellule réunissant les renseignements territoriaux et un chargé de mission à la sécurité du rectorat, de façon à ce que les chefs d’établissement soient informés que, dans leur école, des élèves sont susceptibles d’avoir des parents fichés S pour islamisme. Il faudrait prendre des mesures pour les éloigner et ne pas scolariser leurs enfants. La question de l’autorité parentale est posée. Une atteinte à la laïcité dans un établissement scolaire devrait valoir un déplacement des élèves et, si récidive, une perte d’autorité parentale. La République vient alors protéger la liberté de conscience et empêche le parent d’exercer une violence sur l’enfant et sur l’établissement scolaire.”

Texte repris du site Sud Radio

2020, année islamiste – 2020 annus horribilis, par Paul Vermeulen

samuel paty islamistes

L’assassinat du professeur Samuel Paty par le musulman islamiste tchétchène Abdoullakh Anzorov, perpétré le vendredi 16 octobre 2020 à proximité du collège où il travaillait, est venu rappeler combien la France est victime d’une véritable offensive islamiste. Cet attentat est un terrible symbole de cette offensive, comme le furent les attentats de Charlie Hebdo. Dans les deux cas, ce furent des attentats contre la liberté de conscience, une des principales valeurs des « démocraties libérales ». Dans les deux cas, comme pour tous les attentats, les revendications se font au nom de la lutte contre la « Chrétienté ». Pour les musulmans, nous sommes des mécréants, et encore des chrétiens.

Par ailleurs, le meurtre de Samuel Paty a été le fait d’un musulman ayant obtenu le statut de « réfugié » en 2020, à l’instar de toute sa famille, arrivé en France à l’âge de six ans, toujours pas intégré une douzaine d’années plus tard. Cet attentat traduit ainsi l’échec des politiques migratoires et des politiques dites d’intégration menées par les gouvernements s’étant succédé au pouvoir en France, comme par l’idéologie européiste, depuis maintenant quarante ans. Il montre aussi l’incapacité de l’école à remplir le rôle d’intégration qui lui est assigné : c’est impossible, tout simplement. La mort de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie et d’éducation morale et civique, montre ce fait de façon criante, tout comme elle est un révélateur du poids incroyable des populations musulmanes dans les établissements scolaires, parents et élèves imposant leur mode de vie, de pensée et leurs pratiques religieuses. Et même la polygamie et l’excision dans de nombreux quartiers.

La digue a cédé devant l’islamisation

2020 aura ainsi été l’année ou même un exécutif d’idéologie libérale libertaire, mêlant des sociaux-démocrates de gauche et de droite libérale, sous la houlette d’un président caricatural en ce domaine, se retrouve contraint de tenter la mise en oeuvre d’une « loi contre les séparatismes », vite devenue « loi confortant les principes républicains » afin de ne pas choquer les musulmans tant l’islamisation est grande, comme dans ces rues où la langue de la République n’est plus le français.

L’offensive islamiste, dont l’assassinat de Samuel Paty aura été le terrifiant point d’orgue, bénéficie de multiples complicités d’élus, notamment de LFI et du PCF, mais pas seulement, déversant des subventions dont l’utilisation est douteuse, mais aussi de la bienveillance de tous les tenants de l’idéologie du Progrès. C’est ainsi que l’année 2020 se termine, à Lyon, par le soutien apporté par un membre de la « Jeune garde antifasciste » aux islamistes radicaux. Un marqueur d’islamisation parmi d’autres, dont le moindre n’est pas la prolifération des femmes voilées et des commerces islamistes. Le poids de l’islamisation est tel que lundi 28 décembre 2020, la Grande mosquée de Paris annonçait se retirer du processus de création du conseil national des imams. La raison ? Les organisations islamistes contrôlent ce processus.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 30 décembre 2020

Décapitation de Samuel Paty – La tardive prise de conscience d’une prof nîmoise

Samuel Paty

Comment ne pas songer, en lisant la lettre ouverte que vient d’adresser à ses collègues une enseignante nîmoise suite à la décapitation de Samuel Paty par un djihadiste, au grand Bossuet et à sa célèbre citation nous rappelant que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » ? En effet, en reconnaissant dans cette lettre s’être elle-même battue pendant des années « pour le multiculturalisme et l’intégration » à l’école, et avoir notamment « défendu il y a vingt ans les menus sans porc à la cantine », cette enseignante en réseau d’éducation prioritaire à Nîmes ne nous rappelle pas seulement le rôle décisif joué (pour des raisons idéologiques) par les enseignants et leurs syndicats dans l’islamisation de l’école publique, mais aussi leur prise de conscience pour le moins tardive de la gravité de cette menace.

« Une attitude de déni coupable »

Ayant enfin réalisé que « les hommages et autres minutes de silence ne sauraient suffire », cette enseignante invite ainsi ses collègues à s’interroger sur ce qui doit changer « dans [leur] relation à [leurs] élèves et à leurs familles pour que Samuel Paty ne soit pas mort pour rien ». Ainsi, écrit-elle, « face à la montée de l’idéologie islamiste, nous faisons trop souvent […] preuve d’un manque de lucidité, voire d’une attitude de déni coupable ». Et l’enseignante de citer alors toute une série de situations auxquelles elle a été confrontée. Comme cette classe verte, au cours de laquelle sur une classe de 30 enfants, 20 steaks hachés ont été jetés parce que la viande n’était pas hallal. Ou encore cette fois où une mère venue inscrire son enfant a refusé de serrer la main du directeur, au prétexte que celui-ci était un homme…

« La peur de passer pour des fachos »

Les cas se multiplient, les exemples s’accumulent, sans pourtant jamais ébranler un seul instant les belles convictions mondialistes et droits de l’hommistes de ces enseignants majoritairement acquis à la gauche et au multiculturalisme. Or, comme le confie dans sa lettre cette institutrice nîmoise, « je me demande aujourd’hui de quoi j’ai été l’instrument ». En effet, écrit-elle, « en 2015, j’ai commencé à m’interroger : les mamans du quartier étaient accablées comme nous face à l’horreur du Bataclan. Mais aucune n’est venue à la grande marche à Nîmes alors que, nous, l’équipe de l’école les attendions. Je me suis dit “Elles sont sur une autre planète”. Celle où l’islam est une grille de lecture tellement forte que l’humanisme, la République et ses lois n’ont pas de poids dans les pratiques quotidiennes ». Et l’enseignante d’observer alors : « Je ne veux condamner personne, mais je me dis que la bienveillance n’est pas l’acceptation de tout ». Avant de conclure : « La peur de passer pour des fachos nous pousse à arrondir les angles. Ma lettre c’est un simple appel à la lucidité. Il a fallu cette violence contre un enseignant pour que je me dise “Ou tu fais quelque chose ou tu changes de travail”. On a perdu de notre aura, de notre responsabilité. Le respect, l’autorité, ça se construit. Ce n’est plus un a priori. »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er décembre 2020

Prison ferme pour le rappeur Maka jugé pour “apologie du terrorisme” après son clip sur Samuel Paty

Maka rappeur

Le chanteur originaire de Seine-et-Marne avait chanté “On découpe comme Samuel Paty, sans empathie” dans un clip où une voiture aurait brûlé.

La sanction est tombée. Présent dans le box des accusés et abasourdi à l’énoncé du verdict, comme le note Le Parisien, Maka passera les prochains mois en prison. Le rappeur originaire de Seine-et-Marne, a écopé de quinze mois de prison ferme et de six mois avec sursis malgré la relaxe plaidée par son avocat.

Environ un mois après la décapitation de l’enseignant Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, le rappeur Maka originaire d’Orly Parc de Lagny-sur-Marne, avait suscité une vague d’indignations avec sa chanson sur Samuel Paty. Il était jugé ce jeudi en comparution immédiate pour « apologie directe et publique du terrorisme » mais également pour dégradations de biens. Mardi 24 octobre, l’artiste avait été interpellé et placé en garde à vue, la procureure de Meaux ayant indiqué qu’il contestait les faits qui lui étaient reprochés.

Pour se justifier, le rappeur a expliqué avoir écrit son clip en une soirée. « Dans mes clips, je prends toujours un rôle. Le clip est violent, c’est vrai, je n’avais pas fait attention à toutes les conséquences. » Et de continuer « Ma phrase ‘On découpe comme Samuel Paty’, ça voulait dire qu’on découpe la musique […] Je tiens à m’excuser, j’ai tenu des propos très choquants. Je veux être un artiste, il fallait un petit coup de boost. » Pas suffisant comme explication pour les juges.

Mais les propos de sa chanson étaient pourtant clairs. Environ un mois après le décès de Samuel Paty, Maka, alors inconnu, avait sorti la chanson « Samuel Paty » où il clamait : « On découpe comme Samuel Paty, sans empathie ». S’il tentait de se dédouaner en début de chanson en invoquant une « illustration de la nature humaine » et non « un appel à la haine », et le fait que « rien ne nous oppose », sa chanson avait finalement été retirée de plusieurs plateformes dans un premier temps.

Sorti de prison il y a un an

Surtout, dans son clip, on y voyait des voitures en flammes, certaines armes, des scies, couteaux ou machettes, détaille Le Parisien. Une voiture aurait brûlé pendant le tournage, d’où les accusations de « dégradation de bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes ».

Maka n’est pas un inconnu des services de police, puisqu’il est sorti de prison il y a un. Selon nos confrères, il aurait été impliqué dans un règlement de comptes entre bandes rivales où une voiture avait été prise pour cible. Du côté de ses proches, on dénonce une atteinte « à la liberté d’expression » et une « injustice ». Un de ses amis dit même « C’est de l’art, ce n’était pas pour porter préjudice à Samuel Paty, ni provoquer ». Tolérance zéro pour la mairie qui ne veut pas faire la part belle à « un caïd ». D’autant que comme le rappelle Le Parisien, à la suite de la diffusion du clip, un adolescent avait menacé sa professeure de « la découper comme Samuel Paty ». Il avait alors repris la chanson de Maka.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Samuel Paty : l’Education nationale à genoux devant l’islam

Samuel Paty

Décapité par un tueur musulman le 16 octobre 2020, Samuel Paty est devenu un double symbole : celui du défenseur de la liberté d’expression et des valeurs de la République ; celui du professeur courageux, ne cédant pas devant les pressions. Les hommages de l’exécutif et du ministère de l’Education nationale, lors de la rentrée des classes de novembre, y ont pourvu.

Une enquête du Point parue le 20 novembre 2020 montre que les choses ne sont pas aussi simples. L’hebdomadaire publie en effet un e-mail du « référent laïcité » de l’académie, censé protéger les professeurs. Le 8 octobre, il écrit que Paty ne maîtrisait pas « les règles de la laïcité », règles dont il est pourtant devenu le symbole une fois exécuté. Le mail a été envoyé à la principale du collège, prise dans une ambiance délétère, subissant mails et appels téléphoniques insultants. La vidéo menaçante de Brahim Chnina, le père de la collégienne qui accusait le professeur, circulera dès le lendemain.

Livré à lui-même (ou presque)

Ce 8 octobre, donc, le référent indique qu’il va venir au collège pour un entretien au sujet « des règles de la laïcité et de la neutralité que semble ne pas maîtriser Monsieur Paty ». Que dire ? Le professeur serait le souci ? Dans un contexte où des musulmans le menacent de mort, font de l’entrisme dans le collège et veulent dicter ce qui doit être enseigné ? Un tel e-mail ne peut s’expliquer que par la peur et l’habitude de ne pas faire de vagues, même si Blanquer dit « en avoir assez de cette expression ». Une réalité ancrée dans l’Education nationale : la crainte du mot « islamophobie ».

Après l’entretien, le référent indique à sa hiérarchie que Chnina cherche à « faire passer Monsieur Paty comme ayant agi contre les musulmans ». Il note aussi que Paty aurait « reconnu son erreur », qu’il lui faudrait produire un rapport sur « l’incident » s’il demandait une protection en vue d’un procès. A ce moment il a déjà été menacé de mort.

La situation s’envenime la semaine suivante. Le référent revient au collège. Le 13 octobre, la principale, qui ne cessa jamais de l’aider, et le professeur Paty déposent plainte. Paty est traité de « raciste » dans la cour. D’après le ministère, « à chaque instant » les services de l’Etat ont été à ses côtés. « A chaque instant » ? Il a dû se sentir bien seul sous le regard d’adolescents excités, des deux collègues qui, selon Le Monde, le critiquaient, dans l’indifférence des autres. Ce qui a dominé et domine encore ? La lâcheté devant l’islam. La situation réelle de ce collège ? La semaine de l’attentat, un individu menace de « faire venir des musulmans à l’entrée du collège » et le professeur doit rencontrer des familles « pour s’expliquer ». Il doit aussi justifier par e-mail le contenu de son cours auprès de ses collègues.

Samuel Paty aurait été soutenu « à chaque instant ». Sauf aux seuls instants qui comptaient vraiment : les deux semaines ayant précédé sa mort par décapitation, et le 16 octobre 2020 en fin de journée.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 23 novembre 2020