Prison ferme pour le rappeur Maka jugé pour “apologie du terrorisme” après son clip sur Samuel Paty

Maka rappeur

Le chanteur originaire de Seine-et-Marne avait chanté “On découpe comme Samuel Paty, sans empathie” dans un clip où une voiture aurait brûlé.

La sanction est tombée. Présent dans le box des accusés et abasourdi à l’énoncé du verdict, comme le note Le Parisien, Maka passera les prochains mois en prison. Le rappeur originaire de Seine-et-Marne, a écopé de quinze mois de prison ferme et de six mois avec sursis malgré la relaxe plaidée par son avocat.

Environ un mois après la décapitation de l’enseignant Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, le rappeur Maka originaire d’Orly Parc de Lagny-sur-Marne, avait suscité une vague d’indignations avec sa chanson sur Samuel Paty. Il était jugé ce jeudi en comparution immédiate pour « apologie directe et publique du terrorisme » mais également pour dégradations de biens. Mardi 24 octobre, l’artiste avait été interpellé et placé en garde à vue, la procureure de Meaux ayant indiqué qu’il contestait les faits qui lui étaient reprochés.

Pour se justifier, le rappeur a expliqué avoir écrit son clip en une soirée. « Dans mes clips, je prends toujours un rôle. Le clip est violent, c’est vrai, je n’avais pas fait attention à toutes les conséquences. » Et de continuer « Ma phrase ‘On découpe comme Samuel Paty’, ça voulait dire qu’on découpe la musique […] Je tiens à m’excuser, j’ai tenu des propos très choquants. Je veux être un artiste, il fallait un petit coup de boost. » Pas suffisant comme explication pour les juges.

Mais les propos de sa chanson étaient pourtant clairs. Environ un mois après le décès de Samuel Paty, Maka, alors inconnu, avait sorti la chanson « Samuel Paty » où il clamait : « On découpe comme Samuel Paty, sans empathie ». S’il tentait de se dédouaner en début de chanson en invoquant une « illustration de la nature humaine » et non « un appel à la haine », et le fait que « rien ne nous oppose », sa chanson avait finalement été retirée de plusieurs plateformes dans un premier temps.

Sorti de prison il y a un an

Surtout, dans son clip, on y voyait des voitures en flammes, certaines armes, des scies, couteaux ou machettes, détaille Le Parisien. Une voiture aurait brûlé pendant le tournage, d’où les accusations de « dégradation de bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes ».

Maka n’est pas un inconnu des services de police, puisqu’il est sorti de prison il y a un. Selon nos confrères, il aurait été impliqué dans un règlement de comptes entre bandes rivales où une voiture avait été prise pour cible. Du côté de ses proches, on dénonce une atteinte « à la liberté d’expression » et une « injustice ». Un de ses amis dit même « C’est de l’art, ce n’était pas pour porter préjudice à Samuel Paty, ni provoquer ». Tolérance zéro pour la mairie qui ne veut pas faire la part belle à « un caïd ». D’autant que comme le rappelle Le Parisien, à la suite de la diffusion du clip, un adolescent avait menacé sa professeure de « la découper comme Samuel Paty ». Il avait alors repris la chanson de Maka.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Samuel Paty : l’Education nationale à genoux devant l’islam

Samuel Paty

Décapité par un tueur musulman le 16 octobre 2020, Samuel Paty est devenu un double symbole : celui du défenseur de la liberté d’expression et des valeurs de la République ; celui du professeur courageux, ne cédant pas devant les pressions. Les hommages de l’exécutif et du ministère de l’Education nationale, lors de la rentrée des classes de novembre, y ont pourvu.

Une enquête du Point parue le 20 novembre 2020 montre que les choses ne sont pas aussi simples. L’hebdomadaire publie en effet un e-mail du « référent laïcité » de l’académie, censé protéger les professeurs. Le 8 octobre, il écrit que Paty ne maîtrisait pas « les règles de la laïcité », règles dont il est pourtant devenu le symbole une fois exécuté. Le mail a été envoyé à la principale du collège, prise dans une ambiance délétère, subissant mails et appels téléphoniques insultants. La vidéo menaçante de Brahim Chnina, le père de la collégienne qui accusait le professeur, circulera dès le lendemain.

Livré à lui-même (ou presque)

Ce 8 octobre, donc, le référent indique qu’il va venir au collège pour un entretien au sujet « des règles de la laïcité et de la neutralité que semble ne pas maîtriser Monsieur Paty ». Que dire ? Le professeur serait le souci ? Dans un contexte où des musulmans le menacent de mort, font de l’entrisme dans le collège et veulent dicter ce qui doit être enseigné ? Un tel e-mail ne peut s’expliquer que par la peur et l’habitude de ne pas faire de vagues, même si Blanquer dit « en avoir assez de cette expression ». Une réalité ancrée dans l’Education nationale : la crainte du mot « islamophobie ».

Après l’entretien, le référent indique à sa hiérarchie que Chnina cherche à « faire passer Monsieur Paty comme ayant agi contre les musulmans ». Il note aussi que Paty aurait « reconnu son erreur », qu’il lui faudrait produire un rapport sur « l’incident » s’il demandait une protection en vue d’un procès. A ce moment il a déjà été menacé de mort.

La situation s’envenime la semaine suivante. Le référent revient au collège. Le 13 octobre, la principale, qui ne cessa jamais de l’aider, et le professeur Paty déposent plainte. Paty est traité de « raciste » dans la cour. D’après le ministère, « à chaque instant » les services de l’Etat ont été à ses côtés. « A chaque instant » ? Il a dû se sentir bien seul sous le regard d’adolescents excités, des deux collègues qui, selon Le Monde, le critiquaient, dans l’indifférence des autres. Ce qui a dominé et domine encore ? La lâcheté devant l’islam. La situation réelle de ce collège ? La semaine de l’attentat, un individu menace de « faire venir des musulmans à l’entrée du collège » et le professeur doit rencontrer des familles « pour s’expliquer ». Il doit aussi justifier par e-mail le contenu de son cours auprès de ses collègues.

Samuel Paty aurait été soutenu « à chaque instant ». Sauf aux seuls instants qui comptaient vraiment : les deux semaines ayant précédé sa mort par décapitation, et le 16 octobre 2020 en fin de journée.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 23 novembre 2020

“J’vais te faire une Samuel Paty” : Mila menacée de décapitation après une nouvelle vidéo anti-islam

Mila

Mila, l’adolescente de 16 ans menacée de viol et de mort pour ses propos sur l’islam, a posté un nouveau message provoquant un torrent de menaces sur les réseaux sociaux.

« Votre religion, c’est de la merde ». La phrase, prononcée en janvier dernier par Mila, une jeune lycéenne de 16 ans, lors d’un « live » Instagram, avait suscité une véritable polémique. Depuis, Mila et sa famille font l’objet d’une vigilance particulière, pour les protéger, de la part de la police nationale. Mais la jeune femme a une nouvelle fois été la cible de menaces de mort après avoir posté sur Instagram une vidéo dans laquelle elle lance : « Surveillez votre pote Allah, s’il vous plaît. Parce que mes doigts dans son trou du cul (sic) j’les ai toujours pas sortis ».

Les réactions sur les réseaux sociaux ont été particulièrement violentes et font référence au professeur de collège assassiné par un terroriste islamiste, le 16 octobre 2020, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). « T’habite où, je vais te faire une Samuel Paty », peut-on ainsi lire dans un message relayé et condamné par l’écrivain Raphaël Enthoven. Plusieurs personnalités ont immédiatement pris la défense de la jeune femme à l’instar de la la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté. « La jeune Mila est de nouveau cible de harcèlement, menaces de mort, photomontages morbides… Ce n’est plus de la controverse c’est de la persécution, contre une mineure qui plus est. J’adresse dès lundi matin un signalement au Procureur », a indiqué sur Twitter Marlène Schiappa.

En févier, Mila avait été invitée sur le plateau de Quotidien, diffusé sur TMC. Au cours de cette interview, elle s’était « excusée un petit peu pour les personnes » qui vivent leur religion en paix et ont pu être « blessées » par ses propos, mais ne « regrette absolument pas » ses critiques de l’islam.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Robert Ménard : « Il faut dénoncer avec vigueur les islamistes, aucun accommodement n’est possible »

Robert Ménard a fait afficher des caricatures de Mahomet de Charlie Hebdo dans sa ville de Béziers, en hommage à l’enseignant Samuel Paty, décapité par un islamiste tchétchène, le 17 octobre, à Conflans-Sainte-Honorine.

Il explique les raisons de cette initiative.

Depuis mercredi, les Biterrois peuvent voir dans la ville de Béziers, des affiches de Charlie Hebdo en hommage à Samuel Paty, ce professeur d’histoire Géographie assassiné par un terroriste tchétchène. Pourquoi avoir rendu hommage à Samuel Paty de cette façon ?

Il a été décapité après avoir montré ces caricatures-là dans ses classes. Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, ces caricatures de Mahomet sont devenues une sorte d’étendard de la liberté.
Quoi qu’on en pense, le fait de les afficher veut dire « je suis pour la liberté d’expression dans un pays voltairien».
Avoir fait le choix à Béziers de publier ces caricatures de Mahomet et de les mettre dans les rues de la ville est une façon de rendre hommage à ce professeur qui a formidablement fait son métier. C’est aussi une façon de dire « voilà ce qu’un certain nombre de gens ne veulent pas voir ». Le blasphème n’est pas quelque chose qui existe en France. Et on ne veut pas en entendre parler. C’est pour cette raison que l’on a choisi de publier ces caricatures dans les rues de notre ville.

Concomitamment à l’exposition de ces caricatures, la mosquée de Béziers a été menacée des pires représailles par un internaute sur les réseaux sociaux. N’avez-vous pas peur de montrer ces caricatures ?

Je ne crois pas. Je suis persuadé du contraire. Dénoncer les islamistes. Dénoncer l’islam politique c’est prendre la défense des musulmans qui ne veulent pas entendre parler de ces extrémistes, de ces fous de Dieu, de ces intégristes, de ces ayatollahs. Si on veut renforcer les modérés parmi les musulmans, il faut dénoncer avec encore plus de vigueur et encore plus de rigueur les islamistes. Certaines personnes ne le comprennent pas. Croire que l’on peut trouver des espèces d’accommodement plus ou moins raisonnable avec les islamistes, c’est se mettre le doigt dans l’œil et les deux doigts dans les yeux. C’est perdre la bataille engagée. On a besoin de protéger ceux qui parmi les musulmans ont la vraie volonté de devenir des Français à part entière et pas seulement des Français de papier.

Comment avez-vous accueilli la réponse de l’hebdomadaire Charlie Hebdo « c’est dur d’être aimé par Robert Ménard » en rappelant que cela fait des décennies que Charlie Hebdo combat les idées que vous représenteriez ?

Un peu attristé. Je pensais que Charlie Hebdo était capable de défendre les opinions et la liberté de dire des gens ne pensent pas comme eux. Malheureusement, ils sont comme tout le reste de la gauche. Au fond, il y a un sectarisme qui peut être plus fort que n’importe quel principe.
Cela fait des années que je défends la liberté de la presse. Aujourd’hui et hier à la tête de Reporters sans Frontières, je continuerai à le faire. Comme le dit Élisabeth Levy dans un superbe papier ce matin « on est Charlie et Charlie a oublié d’être Charlie ».

Vous les défendrez malgré eux ?

Bien sûr. On aime ce qu’ils représentent même s’ils ne nous aiment pas. Je ne suis pas sûr qu’ils sortent très glorieusement de ce genre de propos.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les vrais complices du bourreau de Samuel Paty, par Ivan Rioufol

Nombreux sont les complices, en haut lieu, du bourreau de Samuel Paty. La guerre contre l’islam radical, que dit vouloir mener le gouvernement, ne doit pas faire oublier les traîtrises et les capitulations du système politique, soutenu depuis trente ans par une presse majoritairement aveuglée par l’idéologie diversitaire. La décapitation du professeur d’histoire-géo ne peut se résumer en une mise en cause des réseaux sociaux, comme le soutient une macronie toujours en quête de censures et d’ “hygiène républicaine”. Cette dernière expression, que allie le traqueur de Covid au laveur de cerveau, a été employée lundi par Gérald Darmanin (Europe 1) pour critiquer les positions de Marine Le Pen. Le ministre de l’Intérieur a également laissé comprendre, dans un autre entretien, que la menace n’était pas seulement islamiste mais liée au “suprémacisme blanc”.

En réalité, le vrai danger est enkysté au cœur d’une République culpabilisée et prête à tous les accommodements pour prix d’une préservation de la paix civile. C’est l’Etat démissionnaire qui a fait de Samuel Paty une cible, lâchée par sa hiérarchie et une partie de ses collègues. “L’Education nationale est le temple des lâchetés” a soutenu, ce mercredi sur RTL l’enseignante Fatiha Agag-Boudjahlat.

L’heure des comptes a sonné. Dans l’inventaire des compromissions, la gauche vient en première place, même si la droite s’est aussi aplatie. C’est le parti socialiste qui, en 2012, à théorisé la préférence immigrée et l’abandon de l’électorat du “petit blanc” : le rapport Terra Nova, think tank du PS, a encouragé un rapprochement avec les jeunes, les femmes et l’électorat des cités. Cette même année, le Haut Conseil à l’intégration a été supprimé au prétexte que Jean-Marc Ayrault, premier ministre, lui reprochait “la mise en avant d’un modèle de Français auquel tout le monde doit se soumettre”. L’Observatoire de la laïcité, qui lui a succédé, s’est déconsidéré depuis dans son approche multiculturelle et islamistophile. En 2013, le rapport Tuot, remis à Matignon, enterrait le processus d’intégration au profit d’une “inclusion” laissant les minorités à leurs règles.

Ce document est l’exemple du déni des faits : il y est question d’un “prétendu communautarisme”, d’une “question musulmane (qui est) une pure invention”, d’un islam qui “ne génère pas le terrorisme”, et d’une ode à l’immigration non maîtrisée ! Ce clientélisme avachi a laissé se constituer des “terres d’islam” dans des cités soumises à la charia : elle ordonne de couper la tête au blasphémateur.

Ivan Rioufol

Texte daté du 21 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Entretien – Joachim Véliocas : « Il y a tout un écosystème islamiste »

Avec l’attentat de Conflans-Saint-Honorine qui a coûté la vie à Samuel Paty dans les conditions abominables que l’on sait, une personnalité se détache en marge de cette affaire : Abdelhakim Sefrioui. Qui est-il ? Réponses de Joachim Veliocas.

Une personnalité se détache, Abdelhakim Sefrioui, de l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine. Il est inconnu du grand public, c’est pourtant un radicalisé notoire qui catalyse les haines en toute impunité sur le sol français. Il avait médiatisé auprès de la communauté musulmane l’appel à la fatwa contre Samuel Paty. Qui est cette personnalité ?

Depuis les années 2000, il milite de toutes les manières possibles. Il avait créé un petit collectif. Ils allaient partout et étaient vraiment très actifs. Ce collectif s’appelait Cheikh Yassine, du nom du chef fondateur du Hamas qui avait été neutralisé en 2003 par Israël. Il faut savoir que Cheikh Yassine a commandité des attentats terroristes en Israël. On se souvient de la discothèque Le Dolphinarium, à Tel Aviv. Le Hamas avait mis des bombes et avait tué des dizaines et des dizaines de civils. Il était d’accord pour mettre des bombes dans les bus en Israël. Lorsqu’on se réclame du Cheikh Yassine, on est d’accord sur le terrorisme. C’est incompréhensible qu’on le laisse, depuis les années 2000, organiser des manifestations contre le voile à l’école, contre la loi interdisant le niqab en 2020. Il avait même manifesté devant la grande mosquée de Paris. Cette personne est née à l’étranger, mais il est marié à une Française. S’il y avait un minimum de volonté politique, on pourrait très bien l’expulser.

On s’intéresse à lui car cette affaire a révélé le « scandale » d’un professeur qui montre les caricatures de Mahomet à des élèves en demandant aux musulmans qui pourraient être choqués de sortir ou de se cacher les yeux ou que sais-je encore. Entre le scandale et l’attentat, la personne qui tient le couteau et qui va tuer l’infidèle, il y a toute une chaîne au milieu. On peut citer le CCIF, la personne dont on vient de parler. Ces gens sont-ils complices directement ou indirectement de ces attentats ?

La mosquée de Pantin a relayé cet appel à s’insurger contre ce professeur. La mosquée de Pantin est dirigée par le secrétaire général d’une grosse fédération de mosquées en Seine-Saint-Denis, l’UAM-93, l’Union des associations musulmanes du 93, qui regroupe trente mosquées. Lorsqu’on va sur le site de cette fédération de mosquées, ils disent clairement qu’il faut mettre le niqab. Les publics laïcs pourront toujours aboyer, cela n’empêchera pas la caravane islamique de continuer son chemin jusqu’à la destination finale. Cela veut dire que, les lois de Dieu étant supérieures, ils condamnent la loi interdisant le voile à l’école et leur disent qu’ils sont coupables s’ils laissent leurs enfants à l’école de la République. Il y a tout un écosystème islamique.
Tous les politiques se sont pressés au repas du ramadan de l’UAM-93. François Fillon y est allé pour essayer de les séduire. Valérie Pecresse aussi. Toute la droite y est allée. Maintenant, la droite essaie de jouer aux résistants face à l’islamisme, mais ils sont quand même compromis avec ces gens-là.

Comment réagir quand une collègue de Samuel Paty dit qu’il a été abandonné par l’intégralité de sa hiérarchie. Sa hiérarchie n’a pas fonctionné comme cela avait été annoncé. Ils l’ont convoqué pour lui faire un rappel de la neutralité et de la laïcité dans l’école. Gérald Darmanin a demandé la dissolution du CCIF et a promis l’expulsion de 200 fichés S étrangers. La réponse du rectorat est-elle à la hauteur de l’enjeu ?

Il faut aussi parler des affaires précédentes. En 2015, il y a eu une mise à pied conservatoire, à Strasbourg, d’un professeur qui a fait exactement la même chose. Selon les académies, les professeurs ne sont pas du tout soutenus. Je pense à un professeur d’histoire en particulier qui avait eu un blâme par l’Éducation nationale. C’est une grosse sanction. Il avait dit à ses collégiens que Mahomet allait faire la guerre à telle ou telle tribu juive. Il avait été sanctionné pour avoir affirmé une vérité non seulement historique, mais en plus reconnue par les textes musulmans eux-mêmes.
Cette lâcheté de l’Éducation nationale vient de très loin. Il va falloir établir tout cela puisqu’il y a eu des témoignages contradictoires. Vous parlez de 3.000 fichés, mais en réalité, ce chiffre est de 4.000 étrangers. Ce sont les radicalisés liés au terrorisme. Parmi ces 4.000 étrangers, certains sont régulièrement en France avec un titre de séjour et d’autres sont clandestins. Darmanin ne vise que les clandestins qui, déjà, n’ont rien à faire en France. Il en reste 3.700 autres qui vont rester en France. Ce chiffre est, d’ailleurs, en train de grimper. En septembre 2018, le précédent chiffre était de 3.391. Aujourd’hui, on en est à plus de 4.000 étrangers FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste).
On voit que le magma islamiste est en train de monter et les réponses ne sont pas du tout à la hauteur. Quinze mosquées ont été fermées depuis trois ans. Or, il y a 540 mosquées extrémistes qui posent de gros problèmes. Quand on met bout à bout le chiffre des mosquées des Frères musulmans, des salafistes et du Millî Görüş turc qui, eux, en ont 71, c’est complètement dérisoire.
Si on ferme ces mosquées, il va y avoir un attentat tous les deux jours, en France. Malheureusement, on est allé tellement loin dans le processus que, quelles que soient les décisions prises, soit on ne va pas en faire assez et le nombre de radicalisés va augmenter, soit on les expulse et il va y avoir des excès de violence.
Tous ceux de la direction des Frères musulmans de l’UOIF ont été naturalisés français, ces dernières années. Pourquoi ne pas les déchoir de la nationalité ? Énormément d’imams Frères musulmans de l’UOIF ne craignent rien. Macron dit juste que l’on va contrôler le financement étranger des mosquées. Il ne faut pas contrôler, mais il faut arrêter !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’islam à l’école : pas vraiment une surprise

La mort par décapitation du professeur français d’histoire-géographie Samuel Paty, près du collège où il enseignait, oblige dramatiquement la France à regarder les choses en face : l’islam gangrène l’école. Le fait que les musulmans bénéficient d’un statut particulier au sein de l’école est un secret de polichinelle. Champ de bataille et de conquête des musulmans, l’école a été le lieu de tous les reculs devant l’islam depuis 40 ans. Les exemples d’activisme musulman sont légion et anciens : cela n’a jamais cessé depuis l’affaire du voile des collégiennes de Creil en 1989. La situation n’a fait que s’aggraver ; que l’on se souvienne du comportement de nombre d’élèves après les attentats contre Charlie Hebdo, refusant de respecter la minute de silence, comportements répétés par certains élèves du collège de Samuel Paty, considérant que le professeur avait « insulté le prophète » ou jouant à se montrer des photos de sa tête décapitée. Une aggravation due au prosélytisme mais aussi à la complicité des pouvoirs publics.

L’ambiance quotidienne dans les établissements scolaires ? « Ne pas faire de vagues », veiller à ne pas brusquer les musulmans. Ainsi, une simple recherche du mot « islam », menée sur la plate-forme de cours en ligne de l’Education nationale, Lumni, faite pour être utilisée en classe, donne 135 résultats dont l’un traite des « fondements de l’islam » tandis que l’autre, dans une série intitulée « Migrations en questions », se demande : « L’Islam est-il compatible avec les valeurs occidentales ? » La réponse donnée est oui. Tout est fait pour proposer une image positive d’une religion qui tue des milliers d’hommes chaque année dans le monde.

Les témoignages recueillis dimanche sont édifiants. Tel représentant des parents d’élèves indique avoir été « soufflé » quand son fils, alors en CM1, lui a raconté que, dans la cour, ses « camarades » musulmans jouaient à « la guerre », courant vers certains enfants en leur criant : « Vous, les chrétiens, on va tous vous égorger ! » Un professeur d’histoire-géographie nous raconte qu’en début de carrière, alors qu’il enseignait dans le 92, un élève musulman s’était levé avec violence et avait éructé en arabe. Il avoua ne pas supporter que l’on « blasphème » en parlant de l’islam… dans une langue autre que l’arabe. Tel professeur des écoles disait être obligé de recevoir des mamans d’élèves musulmanes en compagnie d’un « traducteur » : elles refusent le rendez-vous si elles doivent s’exprimer dans un français qu’elles parlent pourtant.

Par « souci d’apaisement », ce sont ainsi quantité de reculs quotidiens : les repas adaptés aux musulmans ou l’acceptation d’accompagnatrices voilées pour les sorties scolaires et pédagogiques. Sur ce dernier point, le ministère tergiverse. Ce sont pourtant des sorties « scolaires et pédagogiques » sur le temps scolaire. Des classes vont dans des médiathèques ? Une directrice nous expliquait que les accompagnateurs sont souvent de jeunes hommes musulmans : ils choisissent les livres que les enfants peuvent emprunter. Sans compter les comportements insolents ou de révolte quand les professeurs évoquent le monde des Hébreux, les génocides arméniens ou des juifs, ou encore certains sujets de science, de biologie.

Et les livres ? Le manuel Nathan d’histoire-géographie de 5e consacre 36 pages à l’islam, présenté de façon entièrement favorable. Le mot « djihad » est défini ainsi : « Effort permanent que doit faire tout musulman afin de se purifier. Egalement droit de combattre l’occupant. » Chacun peut imaginer comment cette définition est comprise par les collégiens musulmans.

Au fond, depuis 40 ans, toute l’Education nationale, comme le reste de la société, a cédé devant l’islam. C’est cependant encore pire dans les écoles qu’ailleurs : cela se fait avec la collaboration active d’un monde éducatif soucieux de ne pas « stigmatiser » des élèves qui sont pourtant, selon des sources avisées, ceux qui empêchent l’école de tourner rond. Selon une note du renseignement territorial des Yvelines, Samuel Paty avait fait l’objet, le 9 octobre, d’un rappel « des règles de laïcité et de neutralité » par sa principale et un inspecteur d’académie… La France et son école ont battu en retraite et laissé le champ libre à l’islam. Vendredi dernier, à Conflans-Sainte-Honorine, le réel est revenu au galop.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 19 octobre 2020

Professeur décapité: l’effondrement de la France, par Maxime Tandonnet

Un professeur d’histoire géographie a été décapité à Conflans-Sainte-Honorine, à quelques kilomètres de la capitale, pour avoir parlé de la liberté à ses élèves et leur avoir enseigné la liberté d’expression. Nous atteignons le paroxysme de la barbarie islamiste, une terreur sanguinaire à laquelle le nazisme n’a rien à envier. A travers ce crime d’une sauvagerie inouïe, c’est toute la civilisation qui est décapitée, la culture gréco-latine, chrétienne, et les principes de la liberté et de la démocratie française.

Nous payons le prix de la bêtise, de la lâcheté, de l’ignominie d’une France dite « d’en haut », politique, médiatique, faussement intellectuelle qui ferme les yeux depuis trop longtemps avec complaisance sur la barbarie islamiste. Ils ont laissé le mal absolu prendre racine sur le territoire français.

Les complices de cette tragédie sont tous ceux qui, depuis 2012 et le massacre d’enfants juifs dans une école de Toulouse, puis celui de Charlie hebdo et du magasin casher, puis le Bataclan, Nice, le vieux prêtre de Normandie, les deux adolescentes de la gare de Marseille, aujourd’hui ce courageux professeur d’histoire-géographie, s’emploient à excuser les tortionnaires ou relativiser l’horreur de leurs crimes. Coupables aussi les propos irresponsables sur les « mâles blancs », ou les crimes contre l’humanité » de la France coloniale, des propos qui ont tant fait pour attiser la haine de la France et de ceux qui l’incarnent et perpétuent sa culture, à l’image du professeur d’histoire-géographie.

Coupables ceux qui se trompent de guerre, foulent au pied les droits de l’homme au prétexte d’une épidémie, comme don Quichotte et les moulins à vent, mais courbent l’échine face à à la terreur islamiste, en vertu des mêmes droits de l’homme, jusqu’à prôner le rapatriement des tortionnaires de daesh. Coupables enfin les brutes démagogues en tout genre ne songeant qu’à récupérer le fleuve de sang qui emporte la France comme un bouchon de liège, à des fins électoralistes. Derrière ce crime abominable, le vertigineux effondrement d’une Nation.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

CCIF – BarakaCity : l’état découvre la lune

Après plus d’une douzaine de polémiques, il aura fallu attendre la décapitation de Samuel Paty pour que Gérald Darmanin s’attaque enfin au CCIF et à l’association Baraka City. Simples déclarations ou volonté réelle ?

Après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé vouloir cibler 51 associations communautaires. Au micro d’Europe 1, le ministre des cultes a annoncé lundi matin vouloir « dissoudre plusieurs d’entre elles en Conseil des ministres ». Parmi elles, le Conseil contre l’islamophobie en France (CCIF) et Baraka City.

Le ministre de l’Intérieur vise particulièrement le CCIF qui bénéficie « des subventions d’Etat et des déductions fiscales » et qui serait « manifestement impliqué » dans la polémique lancée contre le professeur égorgé quelques jours plus tard, puisque « le père qui a lancé la fatwa se référence clairement à cette association », a indiqué Gérald Darmanin.

Une accusation que dément Marwan Muhammad, l’ancien directeur de l’association, toujours adhérent. « Sur ce dossier spécifique, le CCIF n’était pas intervenu ni juridiquement, ni en communication avec l’établissement, ni en encourageant ou en diffusant des contenus », a-t-il affirmé sur Europe 1 en annonçant vouloir « saisir la justice » pour des « propos diffamants ».

Revendications communautaires et relais de l’islam politique

Sous couvert de lutte contre l’islamophobie et les discriminations à l’égard des musulmans, le Conseil contre l’islamophobie en France se montre régulièrement comme un véritable lobby portant l’idéologie de l’islam politique dans le débat public, jusqu’à réclamer la reconnaissance de la communauté musulmane « comme une minorité » en France. Le CCIF est régulièrement accusé de proximité avec la mouvance intellectuelle des Frères musulmans, notamment pour son approche victimaire ou ses statistiques décriées.

Fondé en 2003 par Samy Debah, il s’est illustré à de nombreuses reprises, notamment durant la campagne de harcèlement contre le restaurateur du Cénacle, à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), qui avait été filmé en train de se scandaliser de la tenue de deux femmes voilées sur sa terrasse. Après une violente campagne sur les réseaux sociaux, obligeant le restaurateur à baisser définitivement le rideau, le CCIF s’était constitué partie civile durant le procès qui condamna le patron de l’établissement à 5 000 euros, dont 2 000 euros avec sursis, en mars 2017.

Pour Tariq Ramadan, contre Asia Bibi

L’association s’est fait une spécialité de devenir partie prenante dans les affaires liées à l’affirmation d’un islam politique. En 2018, alors que l’intellectuel proche des Frères musulmans Tariq Ramadan se retrouvait dans la tourmente après des accusations de viols, le CCIF vole à son secours et demande sa remise en liberté, dans un communiqué supprimé quelques heures plus tard, où il dénonçait « une justice à deux vitesses ».

Quelques mois plus tard, alors que la jeune femme chrétienne Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème, a enfin été libérée du Pakistan, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Christophe Castaner, décide de la recevoir. Une rencontre qui a provoqué la colère de Sefen Guez Guez, l’un des avocats du Collectif contre l’islamophobie en France, sur les réseaux sociaux. « Faut-il que je demande à mes clients sans papier de devenir catholiques pour qu’ils soient reçus par le ministre de l’Intérieur », s’est-il insurgé. Une comparaison douteuse avec les dizaines de milliers de migrants arrivant chaque année en France.

Le même avocat s’était engagé aux côtés de l’association contre un arrêté anti-burkini pris par le maire de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), en août 2016. Deux ans plus tôt, il défendait un agent de sûreté aéroportuaire de l’aéroport de Nice, soupçonné « de radicalisation religieuse ». Bien que se défendant d’être « l’avocat d’une communauté », Sefen Guez Guez avait évoqué sur LCI « l’oppression des musulmans » en France.

Baraka City, ou l’ONG aux multiples ambiguïtés

Vous vous souvenez certainement du moment de malaise sur le plateau du « Supplément » de Canal+ en 2016, où Najat Vallaud-Belkacem et les journalistes présents se sont soudainement heurtés aux contradictions du vivre-ensemble. Idriss Sihamedi avait alors assumé sans complexe son refus de serrer la main des femmes, au nez et à la barbe du ministre des Droits des femmes sous François Hollande. Une position qu’il réaffirma lors de l’instauration des distanciations physiques contre le coronavirus, se réjouissant de pouvoir, « dans la joie et la bonne humeur », dire non aux femmes lui tendant la main.

Repéré pour ses propos sur les attentats de Charlie Hebdo, Idriss Sihamedi est fiché par la DGSI pour ses accointances avec le milieu salafiste et est même interdit sur le territoire turc depuis mai 2019. Idriss Sihamedi est rapidement devenu populaire sur les réseaux sociaux et bénéficie régulièrement d’une vague de soutien, jusqu’à être en tête des tendances Twitter à chaque affaire judiciaire. Baraka City est suivie par plus de 710 000 personnes sur son compte Facebook qui, lui, n’est pas censuré. Le 15 octobre dernier, il est même placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès pour harcèlement sur les réseaux sociaux à l’encontre de la chroniqueuse de RMC, Zohra Bitan. Le fondateur de l’ONG aurait diffusé jusqu’à 120 tweets diffamatoires depuis son compte.

Maintenir la pression entre jeunes musulmans et policiers

Si ses premières actions s’inscrivaient dans l’action sociale de proximité, avec des maraudes et un soutien aux familles les plus démunies, l’association islamique à but non lucratif a bien changé de stratégie depuis. Pas une seule émeute dans les banlieues ne se déroule sans que Baraka City ne dénonce ou amplifie des dérapages policiers « racistes », comme à Toulouse lors d’une série d’attaques contre la police en 2018.

Le 16 novembre 2015, l’ONG publiait une vidéo intitulée « Raqqa est frappée par 20 missiles », où elle présentait des avions de chasse français bombardant des positions de l’Etat islamique dans la ville syrienne. « Nous craignons que des civils soient parmi les victimes », avertissait-elle. Après des centaines de milliers de partages, provoquant une vague d’indignation parmi les musulmans, cette vidéo s’est révélée hors de propos. Il s’agissait en réalité d’images postées le 14 novembre, veille des premières frappes françaises, par une agence de presse proche de Daesh. Une campagne censée discréditer l’action de la France contre l’Etat islamique, trois jours seulement après les attentats de Paris.

Si l’association dénonce « un abus de pouvoir » de la part de Gérald Darmanin qui souhaite s’y attaquer, la proposition de dissolution devrait bien être déposée devant le Conseil des ministres. Bien que de nombreuses personnalités, musulmanes ou non, aient alerté sur les ambiguïtés et les connivences entre ces associations et le milieu de l’islam radical, il aura fallu attendre une vingtaine d’attentats, dont la décapitation d’un professeur des collèges, pour que le gouvernement daigne enfin se poser la question d’une dissolution de ces structures, souvent opaques et implantées dans le paysage français.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 20 octobre 2020

Fatwa à Conflans-Sainte-Honorine

Personne ne peut aujourd’hui l’ignorer : à l’heure où les réseaux sociaux disposent d’un pouvoir de nuisance phénoménal, et où ces derniers sont surfréquentés par les partisans de l’islamo-terrorisme, pointer violemment du doigt Samuel Paty comme l’ont fait l’activiste salafiste Abdelhakim Sefrioui et le non moins islamiste Ibrahim C., dans une vidéo postée le 8 octobre sur YouTube, revenait ni plus ni moins à lancer une fatwa à l’encontre de ce professeur d’histoire-géographie du collège de Conflans. Reçue cinq sur cinq, cette véritable condamnation à mort n’aura d’ailleurs pas tardé à être mise à exécution puisque vendredi, soit huit jours à peine après la mise en ligne de cette vidéo, Samuel Paty était décapité par le djihadiste tchétchène Abdoullakh A. ! La vidéo est éloquente : sur fond de chants de religieux islamiques, Ibrahim C., père d’une élève qui s’était plainte, et Abdelhakim Sefrioui, membre du Conseil des imams de France, accusaient violemment l’enseignant, qualifié de « voyou », d’avoir commis « l’abject » en montrant des caricatures de Mahomet à ses élèves. S’ensuivaient alors un récit complètement mensonger de cette affaire par l’élève se disant « choquée », puis les pleurnicheries de son père Ibrahim appelant à « dire stop à ce voyou », et enfin une intervention de Sefrioui invitant tous les musulmans à exiger la suspension immédiate de l’enseignant et à se mobiliser. Et comme si cela ne suffisait pas, Ibrahim C. publiait un peu plus tard sur Facebook les nom et numéro de téléphone de Samuel Paty…

La responsabilité de ces deux individus dans le meurtre affreux de ce professeur d’histoire est d’autant moins contestable que leur profil, pour le moins édifiant, ne peut laisser le moindre doute sur le fait qu’ils savaient parfaitement ce qu’ils faisaient en lançant cet appel sur Internet. A commencer par Abdelhakim Sefrioui, figure particulière de l’islamisme, qui ne pouvait ignorer qu’une telle accusation publique avait valeur de fatwa. Un individu bien connu de nos services antiterroristes, puisqu’il est fiché S depuis des années, mais que l’Etat n’a, semble-t-il, pas jugé bon de rendre définitivement inoffensif… C’est ainsi que, en 2004 déjà, Sefrioui avait été repéré, après avoir mené plusieurs actions en faveur du port du voile islamique, dans la rue Jean-Pierre-Timbaud à Paris, connue pour être un bastion de l’islamisme dans la capitale. Repéré aussi pour son violent antisionisme, il avait fondé la même année le Collectif Cheikh Yassine (du nom du fondateur du Hamas, tué par l’armée israélienne en 2004), et avait également organisé durant des mois des manifestations devant la mosquée de Drancy, où officie l’imam détesté des salafistes Hassen Chalghoumi. Enfin, Sefrioui s’était fait à nouveau repérer en juillet 2014, en scandant notamment des slogans à la gloire du Hamas et du djihad islamique à l’occasion de manifestations pro-palestiniennes à Paris.

Quant à Ibrahim C., le père de l’élève de 4e à l’origine de cette ignoble cabale qui s’est terminée par la décapitation de Samuel Paty, on sait que, outre ses liens avec le CCIF, sa demi-sœur fait l’objet depuis 2014 d’un mandat d’arrêt international pour avoir rejoint l’Etat islamique en Syrie… Bref, autant d’éléments qui ont conduit l’Identitaire Damien Rieu à accuser dès vendredi soir sur Twitter « le Conseil des imams de France d’être directement responsable de la cabale contre le professeur Paty qui a mené à sa décapitation », mais aussi à demander à fort juste titre à ce que « cette organisation [soit] dissoute » et « ses membres arrêtés ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 19 octobre 2020

Samuel Paty – “Il a insulté notre prophète” : des collégiens musulmans de Conflans “plaisantent” sur la mort de l’enseignant décapité