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Robert Redeker

Robert Redeker : « La mort ne fait plus partie de la vie »

Robert Redeker Eclipse mort29/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Depuis 2005, l’écrivain et philosophe Robert Redeker vit sous la protection de la police, victime d’une fatwa. Poursuivant inlassablement et courageusement son oeuvre, il publie L’Eclipse de la mort (Desclée de Brouwer). Son essai trouve sa source dans un étonnement de l’auteur : le saisissement de l’esprit devant le fait que l’homme contemporain ne s’étonne plus de la mort. L’occultation de la mort est un fait patent de nos sociétés occidentales, et il voit le transhumansime comme une traduction idéologique de cette négaton. La mort s’éloigne… mais pourtant naissent de vraies résistances. Et certains, dont Redeker, finissent pas considérer que la mort est d’avantage une chance qu’une punition. Il s’en explique sur le plateau TV Libertés.

La rancune tenace de l’Iran contre Rushdie

09/10/10/2015 – CULTURE (NOVOpress)
Invité d’honneur de la célèbre Foire internationale du livre de Francfort, Salman Rushdie suscite toujours la colère de l’Iran, qui appelle à boycotter l’événement. L’auteur des Versets sataniques est toujours sous le coup d’une fatwa le condamnant à mort.

La Foire internationale du livre de Francfort, le plus grand événement mondial de ce secteur, qui s’ouvre le 14 octobre aura pour thème la liberté d’expression. Elle a invité Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques, à prononcer un discours inaugural sur ce thème.
L’Iran, par la voix du vice-ministre de la Culture, a protesté et appelé les pays musulmans à boycotter l’événement. « Les responsables ont choisi pour thème la liberté d’expression, mais ont invité quelqu’un qui a insulté nos croyances, a déclaré le vice-ministre iranien, Abbas Salehi. Les offenses de Salman Rushdie et de certains caricaturistes sont une violation de la liberté d’expression. »
Jürgen Boos, le directeur de la Foire du livre de Francfort, a défendu l’invitation de Salman Rushdie, en déclarant que « sa biographie et son œuvre littéraire lui confèrent une voix importante dans une discussion à l’échelle mondiale sur la liberté d’expression dans l’édition ».

Un simple boycott de la foire serait après tout un moindre mal, puisque Salman Rushdie a été condamné à mort par une fatwa de l’ayatollah Khomeini en 1989, sentence réaffirmée en 2005 par le Guide suprême Ali Khamenei, et en 2007 par le président d’alors, Mahmoud Ahmadinejad.
De telles condamnations sont prises tout à fait au sérieux, ayant conduit régulièrement à l’assassinant de la personne visée. Rushdie vit donc avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, il est sous surveillance policière permanente et doit mener une existence dans l’ensemble discrète.