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Eric Zemmour : « Donald Trump a dynamité sa propre campagne électorale »

11/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Donald Trump frappe la Syrie, se brouille avec la Russie mais est aimable avec son homologue chinois. Une politique qui tranche avec sa campagne électorale. Pour Éric Zemmour, paraphrasant Michel Audiard, « un changement, c’est un changement, trois changements, c’est un reniement ».

« En quelques jours, assure l’éditorialiste, le président américain n’a pas seulement atomisé, façon puzzle, une base militaire syrienne, il a aussi dynamité sa propre campagne électorale. »

« Il a agi, pour Eric Zemmour, comme aurait agi Hillary Clinton, qui l’a d’ailleurs félicité. Le candidat de “l’Amérique d’abord“ a rejoué au gendarme du monde. Le républicain iconoclaste a remis les bottes de Bush junior et des néo-conservateurs. Le pourfendeur des médias s’est soumis au diktat émotionnel et compassionnel de ces photos d’enfants morts qu’on arbore à chaque fois qu’on veut manipuler l’opinion. »

Pour lui, « le président qui ne se faisait aucune illusion sur la crédibilité de ses services de renseignement s’est empressé de les croire lorsqu’ils lui ont affirmé que l’attaque chimique contre des civils provenait obligatoirement de l’armée syrienne. Il ne s’est à aucun moment demandé si les rebelles ne disposaient pas, eux aussi, d’armes chimiques. Pourtant en Irak, comme à Alep, en Syrie, les hommes du califat islamique n’ont jamais hésité à faire feu de tout bois. Et dans la bataille pour Mossoul, les civils et les enfants ne sont guère épargnés, y compris par les bombardements de la coalition occidentale. »

La conséquence est que « son grand renversement d’alliance avec la Russie de Poutine a du plomb dans l’aile » :

« Poutine a sous-estimé la puissance des lobbies et de l’establishment washingtonien. En quelques jours, ceux-ci ont raflé la mise. »

« Ils ont obtenu le désaveu de Steve Bannon, son conseiller à la fois le plus cultivé et le plus marqué à droite. Et quand il rencontre le président chinois, Trump ne parle plus de la taxe de 45 % sur les importations chinoises qui faisaient si peur aux géants américains du commerce. Depuis lors, tous ceux qui l’insultaient l’encensent. Trump devrait se méfier du baiser qui tue. »

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Marine Le Pen rencontre Vladimir Poutine à Moscou

24/03/2017 – RUSSIE (NOVOpress) : Marine Le Pen a rencontré ce matin Vladimir Poutine dans la capitale russe, un rendez-vous qui avait été tenu secret et dont la télévision russe a diffusé des images (ci-dessous). La présidente du Front national a également participé à une réunion de travail de la commission des Affaires étrangères de la Douma, l’Assemblée nationale russe, et rencontré le président de la Chambre, Viatcheslav Volodine.

« Nous attachons beaucoup d’importance à nos relations avec la France, a affirmé Vladimir Poutine, en essayant de maintenir des relations fluides aussi bien avec le pouvoir par intérim qu’avec les représentants de l’opposition. »

« Nous ne voulons pas influencer [l’élection présidentielle française], a ajouté le chef de l’Etat russe, mais nous nous réservons le droit de converser avec les représentants de toutes les forces politiques du pays, comme le font nos partenaires européens ou des Etats-Unis. »

Selon le quotidien français l’Opinion, « la candidate FN a notamment insisté, vendredi matin, sur les deux périls que constituent, dit-elle, “le mondialisme financier et le fondamentalisme islamiste“, qu’elle avait déjà mis en parallèle dans son discours de Lyon, en février. Elle a également redit qu’elle était favorable à la levée des sanctions économiques et à la suppression des “listes noires“ de l’Union européenne. Elle serait aussi favorable, en cas d’élection, à la reconnaissance de l’annexion de la Crimée par la Russie. »

En Russie, la politique visant à diminuer le nombre d’avortements porte ses fruits

06/03/2017 – RUSSIE (NOVOpress)
En 1920, l’Union soviétique est le premier pays à autoriser l’avortement.
En 1993, le nombre d’avortements en Russie est l’un des plus élevé du monde : 235 avortements pour 100 naissances vivantes.
Il a depuis été divisé par 5.

L’avortement est considéré désormais comme un problème croissant par l’Etat, qui cherche, comme l’Eglise orthodoxe, à redresser la natalité et mettre fin à la crise démographique.

La politique des autorités russes porte ses fruits. En 2016, une loi contraint les hôpitaux à l’obtention d’un nouveau certificat pour effectuer des avortements. Par ailleurs, une pétition demandant l’interdiction de l’avortement a recueilli plus de 400 000 signatures.

Un accompagnement d’associations proches de l’Eglise dans les hôpitaux permet aux femmes de réfléchir et souvent de revenir sur leurs projets d’avortements. La ministre de la Santé, Veronika Skvortsova, se félicite de la chute de 13 % des avortements en 2016.


Emmanuel Macron

Emmanuel Macron se met en marche… contre le Kremlin !

15/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le sketch des Inconnus parlait du bon et du mauvais chasseur, il y a désormais le bon et le mauvais complotiste ! Nous avons pu voir émerger au moment des élections américaines des accusations d’ingérence de la part des fameux hackers russes sans qu’aucune preuve réelle ne soit jamais avancée, des accusations qui ont pris une ampleur qui aurait fait hurler au complotisme si elles avaient été émises par le camp adverse.

Ces accusations d’ingérence russe s’invitent désormais dans la campagne française puisque le camp Macron, appuyé en partie par la DGSE, accuse très sérieusement les Russes de chercher à saboter sa candidature via des médias comme Sputnik et RT.

Le porte parole d’En Marche ! a ainsi déclaré : « La Russie est en train de s’ingérer dans la campagne présidentielle française et ce n’est pas normal. »

C’est sûr, quand la grande majorité des médias français appartient à des soutiens d’Emmanuel Macron, il est difficile de ne pas voir un complot derrière chaque voix dissonante.

Fanny Ardant

Fanny Ardant : « Les journalistes ont toujours besoin de diaboliser quelqu’un »

12/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invitée de l’émission 28 Minutes sur Arte à l’occasion de la sortie du film Le Divan de Staline, avec Gérard Depardieu, Fanny Ardant s’est livrée à un réquisitoire très politiquement incorrect contre « l’Occident », ce « donneur de leçons » qui « se croit toujours autorisé à donner des bons points ou des mauvais points ». Elle s’en est prise particulièrement aux médias : « Les journalistes ont toujours besoin de diaboliser quelqu’un », a affirmé l’actrice, qui, évoquant le traitement qui est réservé à Vladimir Poutine, a demandé aux journalistes présents sur le plateau s’ils n’étaient pas « les laquais de l’Amérique ». « Dès qu’on ouvre un bulletin d’information, a-t-elle ajouté, il y a la pensée unique sur les mêmes hommes et sur les mêmes choses. »

Vidéo non censurée de l’assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie

20/12/2016 – TURQUIE (NOVOpress)
L’ambassadeur russe en Turquie, Andreï Karlov, a été tué par balle, lundi 19 décembre, lors d’une attaque armée à Ankara. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, a évoqué un « acte terroriste ».

Voici la vidéo non censurée de cet assassinat. Attention, ces images sont choquantes.



Vladimir Poutine : nouveau maître du monde ?

03/12/2016 – RUSSIE (NOVOpress)
Alors que la Russie est engagée dans un bras de fer avec l’Occident depuis le début de la crise ukrainienne et l’annexion de la Crimée en 2014, consacrant pour certains le retour de la guerre froide, ces dernières semaines ont vu une forte progression des hommes et des partis politiques pro-russes dans plusieurs pays occidentaux.

L’émission C dans l’air a ainsi tenté de répondre à la question suivante : “Vladimir Poutine : nouveau maître du monde ?“.


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La France va prépositionner des troupes en Estonie face à la Russie !

26/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce n’est hélas pas un gag : la France va prépositionner des troupes et du matériel en Estonie, pour faire face à une agression de la Russie ! Ce déploiement a été confirmé par Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, à son homologue estonien, Hannes Hanso, lors d’une réunion du forum de sécurité à Halifax, au Canada. La France enverra l’an prochain cinq chars Leclerc, 12 véhicules de combat d’infanterie et 300 soldats en Estonie. L’unité sera basée à Tapa, au nord-est du pays, et servira sous le commandement du bataillon britannique de l’OTAN. L’annonce de cette nouvelle par la presse estonienne a entraîné une réaction immédiate de Thierry Mariani, député (LR) des Français de l’étranger, atterré et révolté :

Eléments Alain de Benoist

A l’Est du nouveau !, par Alain de Benoist

18/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) A l’Est du nouveau ! est le titre du dernier numéro de la revue Eléments, qui vient de paraître et sera en vente au colloque qui se tient samedi à Paris sous le titre, cette fois interrogatif, A l’Est du nouveau ? Nous reproduisons ci-dessous l’éditorial de ce numéro 163 d’Eléments, signé par Alain de Benoist.

Eléments Alain de BenoistÀ l’époque de la guerre froide, les choses étaient simples. L’hémisphère Nord était coupé en deux, et l’Europe l’était aussi. La partie orientale était dominée par le système soviétique, la partie occidentale théoriquement placée sous protection américaine. D’un côté, une dictature greffée sur un capitalisme d’État, de l’autre le capitalisme tout court associé à la dictature de la marchandise. Deux occupations de forme différente, mais aux effets également paralysants. L’Est et l’Ouest étaient alors engagés dans une concurrence aux buts moins opposés qu’il n’y paraissait : il s’agissait de savoir qui produirait le plus et le plus vite, qui gagnerait la course à l’espace et au PIB.

Cette logique bipolaire ne fut remise en cause que par la France du général de Gaulle, qui se dota d’une force atomique indépendante et s’émancipa en 1966 de la tutelle de l’OTAN, et par la Chine avec la « théorie des trois mondes », élaborée par Mao Ze Dong et présentée en 1974 par Deng Xiao Ping à la tribune des Nations-Unies.

Le mouvement de l’histoire semblait se dérouler exclusivement à l’Ouest. L’Est était prévisible : on n’y voyait rien changer, les mêmes troupes défilaient devant les mêmes tribunes où se tenaient, rigides comme des mulets, des dirigeants au regard vide, comme statufiés. À l’Ouest au contraire, c’était un incessant tourbillon de nouveautés, de modes et de gadgets.

Tout change en 1989, lorsque le système soviétique s’effondre sous le poids de ses propres contradictions. Le système de Yalta vole en éclats. L’Allemagne retrouve son unité, le rideau de fer ne coupe plus l’Europe en deux.

Du coup, la géopolitique reprend ses droits. Bientôt, on va s’apercevoir que la rivalité Est-Ouest n’a pas disparu, et que l’affrontement du monde soviétique et du monde « libre » en dissimulait un autre, plus profond encore et surtout plus permanent. Tandis que les pays émergents entament leur ascension, que l’histoire retrouve son cours naturel, la Puissance terrestre de l’Europe continentale contredit plus que jamais la Puissance maritime de l’Amérique. Mais cette dyade Terre-Mer n’est pas seulement géographique. Du côté de la Terre, on trouve les valeurs telluriques : la frontière, le politique, la société ordonnée, le durable, l’histoire ; du côté de la Mer, les valeurs océaniques : le flux et le reflux, le commerce, la libre circulation des hommes, des biens et des capitaux, la « société ouverte », l’éphémère et l’éternel présent.

Tel est le sens actuel de l’affrontement Est-Ouest, et c’est bien dans ce cadre qu’il faut placer la relance de la guerre froide à l’initiative des Américains contre la Russie de Poutine, considérée, à tort ou à raison, comme la capitale d’un ordre multipolaire et d’un retour à des valeurs populaires traditionnelles. La « Troisième Rome » face à Carthage !

Lorsque la vague soviétique s’est retirée, on a aussi constaté que les peuples d’Europe de l’Est étaient restés eux-mêmes, et même, paradoxalement, que leur identité était en meilleure santé que celle des peuples d’Europe occidentale. Par un mouvement de balancier bien compréhensible, ils se sont d’abord tournés vers l’Occident comme vers un Eldorado. Et puis ils ont commencé à déchanter. Au lieu du paradis attendu, ils ont découvert la crise financière, les exigences de l’Union européenne, l’injonction qui leur était faite d’adopter les valeurs libérales-libertaires venues de l’Ouest et des foules de migrants venus du Sud.

Au clivage entre les pays du Nord et ceux du Midi créé par la monnaie unique, s’en est ajouté un autre, concrétisé par la création d’un pôle de résistance autour des pays du groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie) – un groupe qui, s’il était rejoint par l’Autriche, serait en quelque sorte l’héritier de l’ancien empire des Habsbourg.

L’immobilité et le mouvement ont aussi changé de place. C’est aujourd’hui l’Ouest qui paraît immobile, menacé par les forces du chaos, englué dans des modèles obsolètes qui ne parviennent pas à se renouveler, tandis que c’est à l’Est que l’on voit bouillonner une efflorescence qui, avec toutes ses incertitudes, ouvre la voie d’un autre monde possible.

À Washington, les Docteurs Folamour rêvent toujours d’une troisième guerre mondiale, tandis qu’au bout du bout du monde de l’Ouest, dans la Silicon Valley, s’élabore un « transhumanisme » post-historique et posthumain.

L’avenir verra la confrontation de cette vague venue de l’extrême Occident contre les forces telluriques du continent européen. Une chose est sûre : les forces montantes ne sont plus du côté du Couchant.

Alain de Benoist

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Russie : Poutine veut éradiquer les logiciels de Microsoft

15/11/2016 – RUSSIE (NOVOpress)
La ville de Moscou va remplacer Microsoft par des logiciels russes dans près de 600 000 ordinateurs. Cette transition va commencer par le remplacement d’Outlook, IBM et Oracle, mais Microsoft semble le plus ciblé par la politique de Poutine.

Craignant que les logiciels de Microsoft ne soient utilisés par les Etats-Unis contre la Russie dans la guerre cybernétique entre les deux pays rivaux, Vladimir Poutine veut au plus vite se débarrasser de Microsoft, au moins au sein du gouvernement et des entreprises contrôlées par l’Etat.


La cathédrale orthodoxe russe inaugurée à Paris

22/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
L’inauguration de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe a eu lieu mercredi 19 octobre quai Branly, à deux pas de la Tour Eiffel. Entièrement financé par le Kremlin à hauteur de 150 millions d’euros, il devait être inauguré par Vladimir Poutine. Mais les atermoiements de François Hollande en ont décidé autrement.

Le parement des murs de l’édifice est en marbre blanc de Bourgogne. 90 000 feuilles d’or à 24 carats participent à la décoration de ses cinq coupoles lumineuses.

Dans un communiqué, Marine Le Pen a célébré :

Une réalisation architecturale et technologique qui porte la voix d’un grand pays, et témoigne de la profondeur de l’âme russe et de l’amitié entre nos deux peuples.

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Hollande menace Poutine !, par Guy Rouvrais

Hollande, en Hamlet corrézien, s’est interrogé à haute voix devant des journalistes dans son ancien fief : être ou ne pas être pour la visite de Poutine en France ? Ce qui se traduit par ses questions lancées à la cantonade : « Est-ce que c’est utile ? Est-ce que c’est nécessaire ? » Il a oublié qu’on ne demande pas à un président de la République d’avoir des états d’âme, mais des états des services. Vladimir Poutine a mis fin à ses interrogations existentielles en tranchant pour lui : il a annulé sa visite à Paris, où il devait inaugurer la cathédrale orthodoxe en présence de François Hollande. Il a répondu avec ironie et désinvolture, évoquant non pas une rencontre au sommet mais une « visite à Paris », plus touristique que politique, qu’il effectuera peut-être lorsque le président français se sentira « à l’aise », ce qu’on peut traduire par « quand il ira mieux ».

Car Hollande voulait le convoquer à l’Elysée pour le sermonner sur la Syrie, et non plus l’accompagner à l’inauguration. Il pensait sans doute que le maître du Kremlin allait obtempérer, comme si notre chef d’Etat pesait encore de quelque poids sur la scène internationale. Il y a un moment déjà, hélas ! que notre pays ne compte plus parmi les grandes puissances. Les USA et la Russie débattent du sort de la Syrie entre eux, Poutine et Obama discutent, s’affrontent, décident par-dessus la tête de François Hollande. Notre contribution militaire sur le théâtre des opérations est une force d’appoint sans commune mesure avec celle des deux grands. On a cru, après les attentats qui nous ont frappés, que François Hollande, promettant que tout serait fait pour abattre Daesh, avait renoncé à vouloir chasser le chef d’Etat syrien lequel, non seulement n’agresse pas notre pays, mais combat aussi les terroristes islamistes. Manifestement, l’adage « les ennemis de nos ennemis sont nos amis » n’a pas cours à l’Elysée, contrairement au Kremlin.

Le président croit encore qu’il peut intimider Poutine pour le faire reculer sur le front d’Alep : il l’a menacé de le déférer devant un tribunal international pour « crimes de guerre ». Il est évidemment délicat de traiter son hôte de criminel et de maintenir une invitation. Certes, les bombardements à Alep touchent cruellement les habitants mais, malheureusement, dans tous les conflits contemporains, ce sont les civils qui paient le prix le plus lourd tribut. Crimes de guerre ? Dans ce cas, c’est le fait aussi des autres belligérants, les rebelles, mais la communauté internationale qui les soutient en parle moins. Le propos de Hollande n’est qu’une gesticulation : jamais un dirigeant en exercice d’un grand pays n’a été traduit devant un tribunal international, seuls les déchus et les vaincus le sont.

Les forces alliées, en février 1945, bombardèrent Dresde, réduite en cendres, il y eut 25 000 morts parmi les habitants victimes des bombes à fragmentation et incendiaires. Pour ces crimes-là, il n’y eut aucun Nuremberg, aucun procès. Pas plus que pour Hiroshima et Nagasaki, où les bombes atomiques y firent au moins 210 000 victimes. Comment Hollande, dont la voix ne va pas au-delà du portail de l’Elysée, pourrait-il déférer Poutine devant un tribunal ? Hamlet porte en sous-titre « un songe ». Hollande rêve tout éveillé…

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 13 octobre 2016

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Emir Kusturica dément un bobard russe sur sa non-sélection pour Cannes

24/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Le dernier film d’Emir Kusturica, On the Milky Road, ne figure pas dans la sélection officielle du 69e Festival de Cannes, qui débutera le 11 mai prochain. Un acte de censure politique sur fond de tension entre la France et la Russie ? C’est ce qu’on pouvait penser à la lecture de la phrase attribuée par un média russe à Emir Kusturica : « Cannes a refusé mon film parce que je soutiens Poutine », phrase qui, propagée par The Guardian, a fait le tour des rédactions du monde entier. Sauf que…

Sauf que Kusturica n’a jamais dit ça. La radio russe NSN n’a pas interviewé le double lauréat de la Palme d’Or (en 1985, pour Papa est en voyage d’affaires, et en 1995, pour Underground), mais Mirko Radenovic, le manager du No Smoking Orchestra, la formation musicale de Kusturica. Radenovic a déclaré s’exprimer « au nom » du cinéaste. Alors ?

Alors Paula Vaccaro, coproductrice du film, a dû confier à The Hollywood Reporter que le film n’était tout simplement pas achevé et était encore en post-production, avant que Emir Kusturica ne soit obligé d’intervenir lui-même. Et dans ScreenDaily, il a confirmé : « Le Festival de Cannes voulait le film mais on n’a pas fini. Nous avons encore beaucoup de choses à faire. Nous devons terminer les effets spéciaux et nous avons aussi quelques modifications à faire : nous devons raccourcir un peu le film. »

On the Milky Road, avec Monica Bellucci et Emir Kusturica, également acteur principal, devrait être en compétition à la Mostra de Venise, qui s’ouvrira le 31 août.

Tout cela pour dire que tous les bobards ne proviennent pas que d’outre-Atlantique…

« La Turquie finance Daesh, le Qatar et l’Arabie Saoudite financent le Front Al Nosra »

16/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
Face aux exigences des oppositions syriennes, notamment le départ d’Assad avant tout processus politique, le négociateur en chef du gouvernement syrien, Bachar Al-Jaafari, pointe du doigt les ingérences étrangères. Non seulement le financement et le soutien de Daesh et d’Al-Nosra par la Turquie et l’Arabie Saoudite, mais aussi les erreurs stratégiques européennes et américaines. Un discours empreint de realpolitik, à l’heure où le retrait russe risque de fragiliser les positions du gouvernement légal.

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Russes en Syrie : ils font du bon boulot… mais ils s’en vont !

15/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
Coup de théâtre ! L’intervention russe qui a remis en selle le gouvernement de Bachar El Assad et l’armée régulière syrienne prendrait fin prochainement. Trop tôt ?

Poutine a ordonné hier soir le retrait de la majeure partie du contingent militaire, essentiellement aérien, déployé en Syrie depuis le 30 septembre. Les milliers de raids de l’aviation et les bombardements de la marine russes ont permis à l’armée syrienne de reprendre l’avantage sur le terrain. Ils ont aussi démontré par le contre-exemple la duplicité de la coalition occidentale dirigée par les États-Unis qui prétendait combattre l’État islamique, mais n’ont jamais obtenu de résultat significatif.

Le Kremlin souligne que la décision du président russe fait l’objet d’un accord avec son homologue syrien :

Les dirigeants ont souligné que l’intervention des forces aériennes russes avait permis de radicalement changer la situation dans la lutte contre le terrorisme, de désorganiser les infrastructures des combattants (ennemis) et de leur porter un coup important.

Cette annonce-surprise s’explique par la volonté de Moscou de promouvoir un règlement politique du conflit, a affirmé l’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine. Il s’agit « d’intensifier nos efforts pour aboutir à un règlement politique en Syrie. »
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Les fondations Soros sont indésirables en Russie

13/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
La justice russe avait déclaré « indésirables » deux organisations non gouvernementales du milliardaire américain George Soros. Considérée comme une attaque anti-démocratique contre la société civile par des médias occidentaux, cette décision n’est pourtant pas infondée. L’O.S.I. Assistance Foundation et l’Open Society Foundations sont connues pour leur rôle d’instigateur des « révolutions de couleur », du « printemps arabe » et du coup d’état sanglant sur le Maïdan de Kiev. Kla Tv revient sur l’affaire et analyse la décision russe au regard des intérêts et de la souveraineté de ce pays.

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