Les « deux minutes de la haine » contre les Russes, c’est H24

cathedrale russe

Pourquoi tant de haine contre les Russes ? Poutine, on comprend parce qu’il faut bien un coupable, mais pourquoi les Russes dans leur globalité font-ils l’objet d’une telle détestation ? La chronique de François Bousquet sur les ondes de Radio Courtoisie.

Connaissez-vous Pavlov, le génial Ivan Petrovitch Pavlov (1849-1936) ? Le type même du savant russe : à barbe épaisse pleine de miettes, avec un air de pope à la Dostoïevski et de révolutionnaire endimanché. Très beau, très digne, très 1900. Les Russes qui réussissent dans la vie ont tendance à laisser leur nom associé à l’invention qui les a rendus célèbres : Kalachnikov et son fusil d’assaut, Tupolev qui fait voler les mammouths avec ses gros porteurs, Stakhanov, infatigable marathonien des cadences infernales, Molotov et son cocktail vodka-allumettes-étincelles. Eh bien, c’est le cas d’Ivan Petrovitch Pavlov. De toute évidence, il devait préférer les chiens aux hommes. Ce n’est pas moi qui irait le lui reprocher. Le meilleur dans l’homme, c’est le chien, disait le merveilleux Alexandre Vialatte. Toujours est-il que c’est sur les chiens que Pavlov a exercé ses dons d’observation, qui étaient hors pair et qui lui ont valu le Nobel de physiologie en 1904. C’est lui qui a découvert les réflexes conditionnés chez le chien. Le chien salive d’abord à l’apparition des croquettes, ensuite il salive par anticipation à l’apparition des croquettes, enfin il salive toujours même quand il n’y a plus de croquettes. La russophobie est faite de la même matière. Sa fonction gastrique est similaire à celle du chien. Ses croquettes ? La haine du monde russe, le wokisme anti-slave, la poutinophobie délirante. À la vue d’un Russe, la glande salivaire du russophobe le pousse à aboyer ; et il ne fait plus que cela, aboyer, aboyer, même quand il n’y a plus lieu d’aboyer !

La liste noire de la culture russe

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais c’est fascinant ce qui se passe dans les médias occidentaux depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février dernier. C’est un festival belliqueux antirusse qui tourne en boucle comme un vieux 33-tours rayé. On se croirait plongé dans le 1984 de George Orwell. Dans sa dystopie, Orwell imagine qu’il y a chaque jour les « deux minutes de la haine », rituel quotidien de libération de tout ce qu’il y a de plus cradingue en nous. C’est à la fois un exutoire pour donner libre cours au refoulé, aux frustrations, au ressentiment accumulé, mais plus encore une forme de communion négative, d’orgie fédératrice, de socialisation par la désocialisation, comme dans les rituels avec des poupées vaudous mais qu’on épinglerait cette fois-ci sur des poupées russes.

Eh bien ces « deux minutes de la haine », c’est désormais H24. C’est à qui ira le plus loin dans la russo-satanisation. Tout ce qui est communément interdit est ici encouragé, recommandé, prescrit. Et assurément les Russes n’ont pas droit aux égards que l’on réserve ordinairement aux djihadistes, aux fous d’Allah et aux égorgeurs enturbannés. Vous n’aurez pas ma haine ! Ah, tu parles ! Eh bien, si, vous l’aurez et vous l’aurez avec toutes les options et toutes les variétés. Pas d’amalgames ! Oh que si ! Pas d’essentialisation ! La bonne blague ! Pas d’incitation au racisme ! Que nenni ! Facebook, la plus grosse plateforme de censure mondiale, n’a-t-elle pas décidé de modifier temporairement ses sacro-saintes règles d’utilisation pour autoriser l’appel à la haine des Russes. Tout à l’avenant. Quand ce n’est pas Tolstoï qui est banni, c’est Tchaïkovski qui est déprogrammé, Dostoïevski exclu, Russia Today et Sputnik débranchés, le Bolchoï mis sous embargo, et je ne parle pas de la Fifa et des fédérations d’athlétisme qui appellent au boycott de tout ce qui est russe de près ou de loin, jusqu’aux chats russes qui n’ont rien demandé et que la Fédération internationale féline a banni de ses concours. Et même l’Eurovision, qui a éjecté la Russie. On ne verra donc pas les Pussy Riot gagner le concours ; et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle pour l’art lyrique russe.

Tuez tous les Russes, Dieu reconnaîtra les siens !

Quant à Poutine, n’en parlons pas. C’est la synthèse d’Adolf Hitler, de Gengis Kahn, de Dracula et d’Ivan le Terrible. Même Saddam Hussein n’a pas eu droit à un pareil traitement médiatique. Il fait vraiment l’unanimité contre lui. Or, l’unanimité signale toujours un dysfonctionnement majeur dans le régime des libertés. De ce point de vue, la France ne vaut pas mieux que la Russie – et encore en Russie, il s’est trouvé une journaliste pour brandir pendant le JT du TF1 local un panneau anti-guerre. Elle risque gros, j’en conviens. Mais on n’a rien vu de tel en France. Je connais bien les journalistes, j’en suis un. Les journalistes adorent les méchants, ça leur permet de s’habiller en justicier, mais c’est pour sonner l’hallali et achever la bête. Le vocabulaire de la vènerie est riche d’enseignement. La meute, la curée, le chenil. C’est Pavlov qui serait content. Et tout ça aboie en chœur, sans couac. En général, il y a un couac. Cette fois-ci, aucun. Fascinant, je le redis. L’unanimité règne à Paris comme l’ordre régnait hier à Varsovie et aujourd’hui à Kiev.

La cancel culture triomphe même ici, dans un univers qu’elle avait jusque-là relativement épargné, la géopolitique, les relations internationales. La Russie est « cancellisée », effacée, niée, avec une fureur iconoclaste digne des guerres de religion. Et c’est bien une guerre de religion qui est aujourd’hui menée, du moins en présente-t-elle tous les traits, à commencer par le premier et le plus caractéristique d’entre eux : le châtiment collectif, l’éradication définitive de l’ennemi. Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens !

Dans l’ancien ordre du monde, classique, civilisé, qui a prévalu en Europe jusqu’au début du XXe siècle, il n’y avait pas de punition collective. Au Congrès de Vienne, en 1815, c’est Napoléon qui est châtié, pas la France ni les Français. Selon le grand juriste allemand Carl Schmitt, le principal mérite de cette conception du droit international est d’avoir permis d’écarter la doctrine médiévale de « la guerre juste » qui fait de l’ennemi un « criminel » et un « barbare » à éliminer, et non un adversaire avec lequel on pouvait conclure une paix. Alors oui, les Russes auront toute notre haine, mais pas d’amalgame surtout !

Tribune reprise de Revue Elément

« La Turquie finance Daesh, le Qatar et l’Arabie Saoudite financent le Front Al Nosra »

16/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
Face aux exigences des oppositions syriennes, notamment le départ d’Assad avant tout processus politique, le négociateur en chef du gouvernement syrien, Bachar Al-Jaafari, pointe du doigt les ingérences étrangères. Non seulement le financement et le soutien de Daesh et d’Al-Nosra par la Turquie et l’Arabie Saoudite, mais aussi les erreurs stratégiques européennes et américaines. Un discours empreint de realpolitik, à l’heure où le retrait russe risque de fragiliser les positions du gouvernement légal.

Russes en Syrie : ils font du bon boulot… mais ils s’en vont !

15/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
Coup de théâtre ! L’intervention russe qui a remis en selle le gouvernement de Bachar El Assad et l’armée régulière syrienne prendrait fin prochainement. Trop tôt ?

Poutine a ordonné hier soir le retrait de la majeure partie du contingent militaire, essentiellement aérien, déployé en Syrie depuis le 30 septembre. Les milliers de raids de l’aviation et les bombardements de la marine russes ont permis à l’armée syrienne de reprendre l’avantage sur le terrain. Ils ont aussi démontré par le contre-exemple la duplicité de la coalition occidentale dirigée par les États-Unis qui prétendait combattre l’État islamique, mais n’ont jamais obtenu de résultat significatif.

Le Kremlin souligne que la décision du président russe fait l’objet d’un accord avec son homologue syrien :

Les dirigeants ont souligné que l’intervention des forces aériennes russes avait permis de radicalement changer la situation dans la lutte contre le terrorisme, de désorganiser les infrastructures des combattants (ennemis) et de leur porter un coup important.

Cette annonce-surprise s’explique par la volonté de Moscou de promouvoir un règlement politique du conflit, a affirmé l’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine. Il s’agit « d’intensifier nos efforts pour aboutir à un règlement politique en Syrie. »

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Les fondations Soros sont indésirables en Russie

13/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
La justice russe avait déclaré « indésirables » deux organisations non gouvernementales du milliardaire américain George Soros. Considérée comme une attaque anti-démocratique contre la société civile par des médias occidentaux, cette décision n’est pourtant pas infondée. L’O.S.I. Assistance Foundation et l’Open Society Foundations sont connues pour leur rôle d’instigateur des « révolutions de couleur », du « printemps arabe » et du coup d’état sanglant sur le Maïdan de Kiev. Kla Tv revient sur l’affaire et analyse la décision russe au regard des intérêts et de la souveraineté de ce pays.

La Gendarmerie de la pensée, c’est maintenant

05/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Gendarmes de la pensée ou gendarmerie des programmes scolaires ? des élèves de collèges ont été questionnés sur le cours consacrés à la Russie et à Poutine.

Six élèves de quatrième du collège Sainte-Anne, à Sainte-Anne d’Auray (Bretagne) ont été convoqués par la gendarmerie locale pour subir un long interrogatoire au sujet des cours dispensés par leur professeur. Les enquêteurs ont ainsi tenu à savoir ce qu’avait déclaré l’enseignant « au sujet de la Russie et de Vladimir Poutine » durant les cours d’histoire dispensés en langue bretonne par ce dernier.

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Le collège Sainte-Anne, foyer de dangereux extrémistes apprenant aux enfants à penser par eux-mêmes.

Le professeur, bien noté par sa hiérarchie et apprécié de ses collègues doit être entendu à son tour dans les prochains jours par la gendarmerie.
Il ne s’explique pas ce qui lui arrive, aucune procédure disciplinaire interne n’a été entreprise et ses élèves ont tenu à lui manifester leur soutien. Les cours en question sont de plus conformes au programme, qui prévoit d’aborder « l’introduction à la géopolitique contemporaine » et notamment la situation de la Russie actuelle.

J’aborde l’histoire sur la base des faits, j’essaie d’expliquer la complexité des rapports géopolitiques afin de développer l’esprit critique des élèves. Je ne me prononce pas sur le bien-fondé ou non des actions menées par une diplomatie.

explique le professeur. C’est alors que tout s’éclaire ! Ce dangereux activiste essaie de développer l’esprit critique et l’intelligence de ses élèves au lieu de leur seriner la doxa bien-pensante en cours. Vite, au trou ! Stage de déradicalisation obligatoire pour le vilain professeur !

Vers un cessez-le-feu en Syrie

Syrie : les rebelles « modérés » équipés par les USA et l’UE rejoignent les terroristes Syriens

23/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Un accord entre Moscou et Washington pourrait débloquer la situation syrienne
Ce lundi, Barack Obama et Vladimir Poutine se sont longuement entretenus par téléphone pour discuter de la question syrienne. L’enjeu de cet appel initié par le Kremlin était de trouver un début de solution à la crise que traverse la Syrie afin de permettre à tous les acteurs de se concentrer sur la menace que représente l’État islamique. Cet entretien téléphonique vient entériner un accord qui s’est construit sur un travail commun intense entre experts étatsuniens et russes. Selon le président russe, cet accord et le travail qui l’a précédé ont été rendus possibles, facilités et renforcés par le précédent de l’accord de 2013 sur le démantèlement de l’armement chimique syrien.

Qu’implique cet accord ?
L’accord vise à instaurer un cessez-le-feu entre toutes les parties prenantes au conflit d’ici samedi prochain. Ainsi, toutes les factions gouvernementales et rebelles sont invitées à observer une trêve et à faire savoir vendredi au plus tard, soit à Moscou, soit à Washington, si elles comptent respecter ce cessez-le feu. L’État islamique et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaida, sont bien sûr exclus de cet accord. Si le cessez-le-feu est un succès, les efforts des groupes combattants et des différents acteurs étatsuniens, russes et européens pourront se concentrer sur la lutte contre l’État islamique et le Front Al-Nosra, une bénédiction après les attentats meurtriers qui ont frappé Homs et Damas hier.

,Mais le succès de cet accord est loin d’être acquis
En effet, le succès d’un tel accord repose sur la bonne foi de tous les acteurs impliqués, et cette bonne foi pourrait faire défaut. Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont pour leur part déjà commencé à invoquer à nouveau la question ukrainienne dans la discussion autour de la Syrie. La Russie quant à elle a affirmé son souhait de voir le cessez-le-feu mis en place tout en espérant que les États-Unis partagent ce point de vue.
Le plus gros facteur d’incertitude reste les combattants syriens eux-mêmes. En définitive, cet accord est un pas en avant vers la résolution de ce conflit où tout le monde est perdant, espérons simplement que les acteurs impliqués fassent le bon calcul.

État islamique : Opération policière a Moscou

19/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
À Moscou, les forces de sécurité russes ont interpellé un groupe de 14 personnes, suspectées d’être impliquées dans la fabrication de faux papiers pour les extrémistes de l’État islamique se rendant en Syrie et revenant en Russie à des fins terroristes.

Syrie : évolution profonde de la situation militaire

Syrie : évolution profonde de la situation militaire
17/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Ces derniers jours, des combats importants ont eu lieu en Syrie, notamment aux alentours d’Alep. L’armée gouvernementale syrienne et les forces kurdes ont gagné du terrain, ce qui pourrait expliquer les réactions américaines, turques et saoudiennes.

Que se passe-t-il vraiment ?
On a non seulement constaté du côté d’Assad et des Kurdes une avancée, mais aussi un certain nombre de faits et de comportements significatifs qui accompagnent une usure certaine de la rébellion.
Le gouvernement combat l’État islamique. La centrale thermique d’Alep a été reprise sur l’État islamique et est en cours de déminage. Les forces loyalistes ont lancé une offensive sur la route du désert en direction de Raqqa, ce qui pourrait isoler toute la zone tenue par l’État islamique, à l’ouest des lacs de l’Euphrate.

La rébellion recule pour sa part dans les collines côtières à l’est de Lataquié. Elle recule aussi au nord d’Alep, face aux forces gouvernementales. Certaines localités comme Mare préfèrent alors se mettre sous le régime de la trêve. La zone insurgée du nord d’Alep voit aussi des bombardements russes aider les Kurdes à progresser, ce qui pourrait peut-être leur permettre de contrôler toute la frontière nord de la Syrie, face à la Turquie. L’État islamique, qui contrôle une partie de cette frontière, a détruit un pont sur l’Euphrate qui aurait pu être utilisé par les Kurdes pour faire une continuité entre les zones qu’ils contrôlent.
S’il convient de rester prudent, on peut dire qu’à la faveur de l’intervention militaire aérienne russe, les forces loyalistes et kurdes reprennent du terrain.

Cela suscite des bruits de bottes…
La Turquie a procédé à des bombardements contre les Kurdes au nord d’Alep, mais elle n’ose pas véritablement entrer en territoire syrien, dans la mesure où elle se heurterait à la puissance militaire russe. Les Américains cherchent à défendre les rebelles, mais leurs alliés turcs et saoudiens critiquent leur tiédeur à cause du contexte électoral qui paralyse certaines décisions. Quant aux remarques des Saoudiens à l’égard de l’intervention russe, elles peuvent traduire une perte d’influence sur le jeu syrien. En réalité, l’appui russe semblerait changer la situation.

Faut-il s’attendre à un retour de la paix ?
L’avancée gouvernementale peut rendre certains éléments de la rébellion encore plus dangereux, comme on le voit avec la multiplication des actions terroristes. La déconfiture militaire pousse à recourir au terrorisme. De même, on constate des attaques visant ouvertement des objectifs non militaires. Ainsi, à Alep, des chrétiens, qui ne sont nullement dans des zones stratégiques, ont pu être bombardés et le quartier kurde de la ville attaqué en représailles contre l’offensive kurde menée un peu plus au nord.


Conférence sur la sécurité à Munich ou chronique de l’impuissance occidentale

16/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Fondée, en 1963, afin de permettre à des ministres, à des députés ou encore à de hauts responsables militaires d’échanger sur les problèmes de politique étrangère et de défense auxquels les États-Unis et l’Europe sont confrontés, la conférence de Munich sur la sécurité a eu lieu le WE dernier.

Le début de la conférence a été marqué par une signature d’un accord sur la situation syrienne entre le secrétaire d’État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov.
Tout à fait, mais il faut être prudent sur l’application de l’accord : il ne s’agit nullement d’un cessez-le-feu, mais plus d’une cessation des hostilités. En effet, le caractère définitif de l’arrêt du conflit n’est pas prévu par l’accord. Selon le texte, cet arrêt des combats interviendra après confirmation par le gouvernement syrien et l’opposition ; une perspective qualifiée par beaucoup d’ambitieuse.

Les chances de réussites de cet accord ne paraissent donc pas très élevées…
D’autant plus que même les signataires n’y croient pas vraiment. Côté américain on craint l’inaction russe. Côté russe on dénonce les divergences de discours entre le Pentagone et le département d’État. M. Lavrov a conclu « Tout cela veut dire que les États-Unis ne vont pas cesser leurs frappes aériennes, mais que la Russie doit arrêter les siennes. C’est malheureux, mais ça signifie que cet accord de Munich sera impossible à réaliser, et ce sera la faute des Américains ».

L’autre sujet de tension a été les propos de Manuel Valls sur l’accueil des migrants
En effet, celui-ci a indiqué que la France ne pourrait pas accueillir plus de 30 000 demandeurs d’asile. Sur le fond, les propos du Premier ministre n’ont pas surpris : les Allemands savent que la France ne veut pas accueillir plus de réfugiés, mais la forme est jugée inconvenante par l’entourage d’Angela Merkel.

Peut-on donc dire que tout a divisé lors de cette conférence ?
Tout sauf le constat clinique : nous n’avons jamais été aussi peu en sécurité.

Pour aller plus loin, peut-on dire que la Russie et les États-Unis sont dans une seconde guerre froide ?
En effet, James Clapper, le patron du renseignement américain, a déclaré qu’il était possible que les États-Unis et la Russie retrouvent une guerre froide. Il considère que la Russie a développé un projet de missiles croisière en violation du traité des forces nucléaires. Tout comme pendant la guerre froide, les États-Unis se servent de l’OTAN et de théâtres extérieurs pour intervenir indirectement. À ce titre, on peut rappeler que les ministres de la Défense de l’OTAN ont annoncé que l’OTAN allait renforcer sa présence militaire en Europe de l’Est afin de minimiser le risque d’une nouvelle annexion par la Russie.

Medvedev craint un califat mondial d’ici 20 ans

15/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
‪À la conférence sur la sécurité de Munich, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a averti ses collègues « si rien n’est fait maintenant, on vivra tous d’ici 20 ans dans un Califat mondial‬ ». Il a exhorté les États qui mènent le monde à mettre de côté leurs différends qui mènent « vers une nouvelle guerre froide » et coopérer pour lutter contre le terrorisme international.
Des propos qui donnent un relief particulier à d’autres déclarations du même Medvedev à la presse allemande : « C’est juste stupide d’ouvrir les portes européennes et d’inviter tout le monde à y entrer. […] Certains de ses réfugiés, et pas seulement quelques individus, mais probablement des milliers entrent en Europe en tant que bombes humaines pouvant exploser à n’importe quel moment »

Nouveau pas dans l’escalade en Syrie : la Turquie attaque l’armée régulière et les Kurdes

15/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
En droit international, cela s’appelle un casus belli. L’armée turque a bombardé des positions de l’armée syrienne et du PYD, le parti de l’union démocratique kurde en territoire syrien

Cela fait plusieurs jours que la Russie le clame, la Turquie l’a reconnu ce week-end. L’armée turque effectue des bombardements sur le territoire syrien. Elle a visé samedi des cibles de l’armée régulière syrienne, officiellement en riposte à des tirs sur un poste militaire dans la région de Hatay (sud de la Turquie).

De plus, l’artillerie turque a bombardé des secteurs du nord de la province d’Alep que les Unités de protection du peuple kurde (YPG) ont récemment repris à des islamistes, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Une source au sein des YPG a indiqué à l’AFP que les bombardements avaient notamment visé l’aéroport militaire de Minnigh, repris le 10 février par les forces kurdes.
Situé à une dizaine de km de la frontière entre a Turquie et la Syrie, l’aérodrome de Minnigh se trouve entre deux routes importantes qui mènent de la ville d’Alep, deuxième ville du pays, à Azaz, plus au nord. Et le fait de le contrôler donne aux forces kurdes une base de départ pour de nouvelles offensives contre le groupe djihadiste État islamique (EI) plus loin en direction de l’est.

L’objectif d’Ankara paraît dès lors clair : briser l’encerclement des bataillons de l’État Islamique encore présents autour d’Alep et la fermeture de la frontière turco-syrienne, opérée conjointement par l’avancée de l’armée régulière et des forces kurdes du PYD.
Cet aveu Turc sur les bombardements en territoire syrien donne encore plus de crédit aux affirmations russes sur des mouvements de troupes turques vers la frontière syrienne, affirmations là encore datant de plusieurs jours.

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Incirlik, la grande base militaire du sud de la Turquie, déjà utilisée par l’US Air Force, va accueillir des avions saoudiens.

Tant la Turquie que l’Arabie Saoudite ont affirmé être prêtes à envoyer des troupes au sol, officiellement pour lutter contre le terrorisme, en réalité pour sauver leur créature (Daesh) du désastre annoncé. L’Arabie Saoudite a déjà commencé à envoyer des avions vers Incirlik, la grande base militaire du sud de la Turquie, déjà utilisée par l’US Air Force.

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Turcs et Saoudiens envisagent sérieusement d’intervenir au sol en Syrie. Ils se retrouveraient face aux alliés de Damas, l’Iran et la Russie.

La Russie a déjà prévenu que l’envoi de troupes turques ou saoudiennes constituera un casus belli… belle preuve de retenue, tant il est vrai que le bombardement d’une armée régulière par une autre en constitue déjà un.
La France et les États-Unis ont de leur côté exhorté Erdogan de cesser ses bombardements, rappelant à celui-ci qu’il est supposé avoir le même ennemi que les Kurdes du PYD – par ailleurs alliés des USA —, à savoir L’État Islamique. Pour Erdogan, cependant, l’ennemi est avant tout Kurde, tant au sein des ses frontières où ils subissent en ce moment même une répression sévère, qu’à l’extérieur.
Rappelons aussi que c’est dans ce contexte que notre supposé allié Turc utilise les « migrants » pour faire chanter l’Union européenne. Autant dire que les négociations de Munich, qui semblaient relancées la semaine dernière par l’accord entre la Russie et les États-Unis a du plomb dans l’aile. Au rythme où vont les choses, on s’estimera heureux s’il n’y a que lui.


Ça se confirme : Erdogan fait du chantage aux « migrants »

12/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
Nous l’évoquions récemment, la Turquie fait chanter l’UE avec la crise des « migrants ».

Erdogan fait chanter l’Union européenne avec la crise des migrants. Tout me monde s’en doutait, mais cela a été confirmé par le site d’information grec euro2day.gr, repris depuis par le journal allemand Der Spiegel.

Nous pouvons ouvrir les portes sur la Grèce et la Bulgarie n’importe quand et nous pouvons mettre les réfugiés dans des bus… Comment traiterez-vous alors les réfugiés si vous n’obtenez pas un accord ? Vous allez les tuer ?

aurait déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan au président du Conseil européen Donald Tusk et à celui de la Commission Jean-Claude Juncker lors d’une rencontre en novembre dernier. Il aurait aussi ajouté :

Il ne s’agira pas juste d’un seul garçon mort près des côtes turques, il y en aura 10 000, 15 000. Comment allez-vous faire face à ça ?

L’Union européenne et la Commission européenne n’ont pas démenti ces informations, mais n’ont pas non plus souhaité les commenter. Bref, elles en attestent la véracité, mais tentent de les étouffer.

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Syrie : la mise en garde russe porte ses fruits ? accord sur la cessation des hostilités

12/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Les États-Unis et la Russie sont tombés d’accord dans la nuit de jeudi à vendredi sur une « cessation des hostilités » en Syrie dans un délai d’une semaine afin de relancer le processus de paix et de stopper l’exode de civils.

À l’issue de cinq heures d’intenses négociations à Munich (Allemagne), les deux pays et leurs principaux alliés ont convenu d’une cessation des hostilités dans tout le pays dans un délai d’une semaine et décidé un accès accru et « immédiat » de l’aide humanitaire aux civils en détresse.
L’arrêt des hostilités concernera toutes les parties au conflit à l’exception des « groupes terroristes Daech (acronyme du groupe État islamique en arabe) et Al-Nosra (Al-Qaïda) », ont précisé les ministres des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov et américain, John Kerry. Les États-Unis et la Russie vont piloter les « modalités » de mise en œuvre de cette cessation des hostilités. Sans doute les avertissements du premier ministre russe Dmitri Medvedev ont-ils été entendus.

Dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt, paru aujourd’hui, le Premier ministre russe adresse une solennelle mise en garde aux États-Unis et à leurs vassaux.
Dmitri Medvedev a en effet estimé qu’une offensive terrestre étrangère en Syrie présenterait « Le risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale ». « Les Américains et nos partenaires arabes doivent bien réfléchir : veulent-ils une guerre permanente ? Pensent-ils qu’ils pourraient gagner rapidement une telle guerre ? Quelque chose de cet ordre est impossible, particulièrement dans le monde arabe », avertit M. Medvedev.

L’Arabie saoudite a en effet récemment évoqué l’idée de dépêcher des troupes au sol en Syrie, dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe jihadiste État islamique.
Une proposition soutenue directement par le Pentagone. Pour Washington, il s’agit de contrer, par alliés interposés, l’offensive victorieuse de Bachar El-Assad contre Daech. À tel point qu’on peut se demander qui est l’ennemi principal pour les États-Unis : Bachar ou Daech… Rappelons qu’après la signature de l’accord nucléaire avec l’Iran, le Premier ministre israélien Netanyahu et son ministre des Affaires étrangères Moshé Yaalon n’avaient pas caché leur sympathie finale pour Daech. Rappelons également que depuis la mise sur pied de la coalition Occidentale anti-Daech, à l’été 2014, l’aviation américaine a mené quelque 10 000 sorties dont le seul résultat tangible semble d’avoir favorisé l’expansion du groupe islamo-terroriste. Vous avez dit bizarre ?

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a par ailleurs fait une offre concrète de cessez-le-feu, lors de la réunion du « Groupe international de soutien à la Syrie », hier à Munich.
Offre qui a donc été acceptée et ce alors qu’au même moment, en parfait petit vassal des États-Unis, le président français François Hollande demandait l’arrêt des frappes aériennes russes en soutien à l’armée syrienne contre Daech. L’indépendance de la politique étrangère française n’est décidément plus qu’un souvenir.

l’OTAN renforce influence aux abords de la frontière russe

11/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Réunis hier à Bruxelles, les ministres de la Défense des 28 pays de l’OTAN ont décidé de renforcer encore la présence militaire en Europe de l’est et dans les pays baltes.

C’est l’annexion de la Crimée par la Russie et les tensions en Ukraine qui sont invoquées pour justifier ce déploiement militaire. Celui-ci serait défensif et dissuasif selon Michael Fallon qui déclare « Nous devons déployer des troupes et des navires pour prévenir toute agression ».
Les mesures qui seront prises devront permettre en cas de nécessité la réaction rapide de forces terrestres, aériennes et navales dans les régions menacées.

D’autres décisions de cet ordre sont prévues en juin (lors de la prochaine réunion des ministres de la Défense) et en juillet lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement à Varsovie.

Quels sont les moyens mis en œuvre ?
Selon un principe de rotation, il s’agirait de prépositionner des forces dans les États baltes et en Pologne, et d’y installer des équipements militaires.

Les effectifs de la force de réaction rapide existante tripleraient, passant de 13 000 à 40 000 hommes. La création d’une force d’intervention encore plus réactive de 5 000 hommes dotée d’un appui aérien et naval est également prévue.
À terme, l’OTAN aura un millier de soldats dans chacun des six pays qu’elle entend protéger : Lituanie, Lettonie, Estonie, Pologne, Bulgarie et Roumanie.

Les USA très présents

Washington va quadrupler à hauteur de 3,4 milliards de dollars, les dépenses destinées à muscler la présence américaine en Europe. Ceci en y stationnant notamment des équipements de combat lourds (tanks, lance roquettes, etc.), en y doublant la rotation de ses troupes. 3 000 à 4 000 militaires seront présents toute l’année en Europe.

Comment cela est-il perçu par la Russie ?

Pour les Américains, ce déploiement reste dans le cadre de l’Acte fondateur sur les relations entre la Russie et l’OTAN de 1997. Moscou n’est pas du même avis et met régulièrement en garde contre le « stationnement permanent » de forces de combat à sa frontière qui serait contraire à l’Acte fondateur Otan-Russie, signé en 1997.
Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN doit rencontrer le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, vendredi à Munich.

Turquie – Syrie : tension maximale

09/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
La Turquie a annoncé être prête à ouvrir ses frontières aux dizaines de milliers de Syriens qui fuient les combats autour d’Alep. La Russie dénonce de son côté les mouvements de troupes turques qui laisseraient présager une offensive terrestre d’Ankara en Syrie.

Si les Syriens poussés à l’exode « sont à nos portes et n’ont pas d’autre choix, nous devons laisser entrer nos frères et nous le ferons », a déclaré le président turc Erdogan. Il n’a cependant pas précisé quand les Syriens pourraient entrer en Turquie. À date, le poste-frontière d’Oncupinar semble encore fermé. Il s’agit du dernier point de passage officiel entre les deux pays encore accessible aux quelque 30 000 Syriens qui ont fui les combats autour d’Alep et attendent dans des conditions très précaires.

En filigrane, Erdogan fait pression sur les Européens au sujet des réfugiés : pressé de répondre à la crise humanitaire, il explique, par la voix de son vice-Premier ministre Numan Kurtulmus qu’avec 2,7 millions de réfugiés syriens, la Turquie « a atteint les limites de sa capacité ». Et en dépit des sommes importantes promises par l’UE, le pays ne semble pas décidé à réguler le flot de clandestins qui quittent son sol vers la Grèce. L’une et l’autre questions sont donc de puissants leviers pour obtenir de l’UE des rallonges de crédits ou des avantages politiques. Il est significatif que la chancelière allemande Angela Merkel ait fait un déplacement à Ankara lundi. Qu’a-t-elle encore promis à Erdogan ?

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« Ukraine : les masques de la révolution » : réinformation à Canal+ !

02/02/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Le documentaire sur les dessous de la révolution ukrainienne, qui avait soulevé l’indignation des bonnes consciences et la demande de censure de l’ambassade ukrainienne, a finalement été diffusé sur Canal+.

« Ukraine : les masques de la révolution » devrait avoir tout pour plaire à la gauche bobo et bonne conscience : ce reportage filme au plus près des groupes nationalistes et néo-nazis ukrainiens et leur rôle dans la révolution. Une part importante du reportage tourne autour du drame d’Odessa, durant lequel en mai 2014 ont péri brûlés 42 manifestants prorusses, piégés dans un bâtiment incendié au cocktail Molotov par les pro-Ukrainiens. Paul Moreira a déclaré qu’il avait choisi ce sujet parce qu’il ne pouvait pas accepter qu’en plein cœur de l’Europe et au XXIe siècle, quarante-cinq personnes soient tuées avec une totale absence de réaction de la part de la police.

Mais non, pour une fois qu’ils avaient de vrais extrémistes à se mettre sous la dent, nos antifascistes de salon ont fait la fine bouche.

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