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Eric Zemmour : « Blanquer tel un toréador face au mammouth de l’Education nationale »

27/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est à la mode drolatique que Eric Zemmour a commenté, ce matin sur RTL, les premières semaines de Jean-Michel Blanquer au ministère de l’Education nationale : « Il y a quelques milliers d’années, l’homo sapiens sapiens a su faire preuve de ruse, de malice, de rapidité d’exécution pour survivre face à des animaux préhistoriques bien plus forts que lui. En l’an de grâce 2017, un descendant à lunettes et calvitie de l’homo sapiens sapiens continue le combat contre une forme redoutable d’animal préhistorique, le mammouth. Il doit lui aussi utiliser la ruse, la malice, la rapidité d’exécution pour ne pas mourir écrasé sous le poids de son dangereux adversaire. L’homo sapiens sapiens a pour nom Jean-Michel Blanquer, et le mammouth a pignon sur la rue de Grenelle.

« Blanquer est officiellement ministre de l’Education nationale mais en réalité il est toréador et son taureau à lui est un mammouth. Depuis des semaines, il passe ses journées à agiter une muleta rouge devant le mammouth et à lui planter des banderilles sur tout le corps. »

« Il a été particulièrement efficace », constate Zemmour :

« En quelques coups, il a détruit toute l’œuvre de son prédécesseur. Il a remis les classes bilingues, la semaine de quatre jours, les cours de latin, rétabli les redoublements : le mammouth en est resté pantois. Pris de vitesse, débordé, pas le temps de réagir notre mammouth ! »

Eric Zemmour ne boude pas son plaisir :

« C’est un plaisir de fin gourmet que de déconstruire les déconstructeurs. »

« Mais tout a une fin, surtout le bon temps », poursuit-il. Selon l’éditorialiste, « Blanquer a mangé son pain blanc » : « Le mammouth a de la ressource. Il a toujours fait ce qu’il a voulu. Même sous le général De Gaulle, il n’en a fait qu’à sa tête. »

Et Zemmour, au lieu de continuer à se réjouir du bras de fer qui va s’engager, et, pourquoi pas, d’apporter tout son soutien au ministre, d’expliquer en quoi le mammouth peut jouer sur les contradictions de Jean-Michel Blanquer, qui est loin d’en être exempt.

APEL : François Fillon et Marine Le Pen s’opposent sur l’autonomie de l’école

28/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’octroi aux établissements scolaires d’une plus large autonomie est une des revendications principales de l’APEL, l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre, qui, forte de ses 915 000 familles adhérents, représentant deux millions d’enfants, a questionné les cinq principaux candidats à l’élection présidentielle, qui lui ont répondu. Or les deux candidats de droite, François Fillon et Marine Le Pen, ont apporté des réponses totalement opposées sur la question de l’autonomie.

Fillon APELPour François Fillon, c’est clair, il est favorable à cette revendication :

« Notre école est malade de la bureaucratisation et du pédagogisme : à force de refuser de faire confiance aux enseignants, aux parents et aux établissements, on obtient des résultats médiocres dans les évaluations internationales. C’est pourquoi mon projet consiste à changer l’organisation du système en accordant aux établissements des marges de liberté et de responsabilité nouvelles, notamment en matière de ressources humaines. »

Le candidat LR ajoute :

« Je veux donc confier progressivement aux chefs d’établissement du second degré public le recrutement des professeurs sur la base de l’adhésion au projet éducatif et pédagogique de l’établissement. Le choix des méthodes d’apprentissage sera, lui aussi, confié aux équipes pédagogiques. La contrepartie de cette liberté nouvelle doit être une évaluation rigoureuse et indépendante des résultats des établissements, qui seront transmis aux familles. »

Marine APELPour Marine Le Pen, c’est tout aussi clair, elle y est opposée :

« Je suis extrêmement attachée aux services publics, particulièrement à celui d’éducation. Or pour que les services publics accomplissent leurs missions, il est essentiel qu’ils soient administrés à partir d’un centre, l’État stratège, et que ses agents aient le statut de fonctionnaires d’État. C’est pourquoi, je suis opposée à une plus grande autonomie des établissements scolaires. »

La présidente du FN ajoute :

« Ce n’est pas en effet au niveau des établissements que doit s’opérer le recrutement des enseignants, mais par le biais de concours nationaux. Et ce n’est pas non plus à ce niveau que doivent être décidés les contenus enseignés ou les orientations pédagogiques, mais par des directives et des programmes nationaux. C’est enfin à une instance interne à l’Éducation nationale, où les enseignants de terrain seront pleinement représentés, qu’il appartiendra d’évaluer les effets de la politique scolaire conduite. »