La solution aux émeutes anglaises ? Plus de Noirs dans la police

La solution aux émeutes anglaises ? Plus de Noirs dans la police / crédit photo : Lahiru Dayananda

14/08/2011 – 15h15
LONDRES (NOVOpress) — Comme beaucoup de politiciens européens, David Cameron va chercher ses modèles aux États-Unis. Il aurait voulu nommer à la tête de Scotland Yard, comme Metropolitan Police Commissioner (préfet de police), un « superflic » américain, Bill Bratton, ancien chef de la police de New York et Los Angeles. Devant les protestations (pour l’Association of Chief Police Officers, il serait « stupide » de faire diriger la police britannique par un étranger), le ministre de l’Intérieur Theresa May a finalement exigé, début août, que les candidats au poste soient de nationalité britannique.

En compensation, Cameron a fait de Bratton son conseiller pour la lutte contre le crime et voici les conseils du « superflic » au lendemain des émeutes. Selon lui, le Royaume Uni ne peut espérer sortir de la violence qu’en « désamorçant les tensions raciales ». Pour cela, il faut adopter les méthodes américaines : travailler avec les « communautés » et les groupes de défense des droits civils, et « augmenter la diversité ethnique de la police ». « Une partie du problème auquel nous sommes confrontés », a expliqué Bratton, « est de rendre le maintien de l’ordre plus attrayant pour une population qui change ». La police doit donc refléter « la composition ethnique des villes ».

Ces conseils soulèvent deux interrogations. D’abord, adapter la police à la « diversité ethnique » est déjà ce que les gouvernements britanniques n’ont pas cessé de faire depuis plus de vingt ans. Comme l’a noté, pour s’en féliciter l’influent chroniqueur du Daily Telegraph, Andrew Gilligan, en comparant les émeutes ethniques des années 1980 et les émeutes des derniers jours, « le monde a changé de façon spectaculaire de 1985 à aujourd’hui. À l’époque, le racisme de la police était éhonté et quotidien. Aujourd’hui, une seule remarque raciste [ou censée telle, NdR] peut briser la carrière d’un policier. À l’époque, la police londonienne avait 180 membres issus d’une minorité ethnique. Aujourd’hui, elle en a environ 3 000 ». On ne peut pas dire que le succès soit spectaculaire.

Seconde interrogation : tout l’establishment politico-médiatique a répété en chœur ces derniers jours que les émeutes n’avaient aucune dimension ethnique, « rien à voir avec la race ». Pourquoi donc, alors, est-il si important d’ethniciser la police ?

[box class=”warning”]Photo : Lahiru Dayananda. Image sous licence creative commons[/box]

Émeutes au Royaume-Uni : le BNP tente de se refaire une santé

Émeutes au Royaume-Uni : le BNP tente de se refaire une santé


11/08/2011 – 15h30
LONDRES (NOVOpress) — Malmené dans les sondages, ayant manqué le coche aux élections générales de 2010 avec seulement 1,9 % des voix, ne trouvant pas sa place dans le débat public, le BNP connaissait une mauvaise passe, aggravée par une forte insularité qui ne lui offre guère d’alliances durables auprès d’autres partis européens.

Les récentes émeutes ont changé la donne pour le paria de la politique anglaise. Même si la presse a rapidement « oublié » les photos les plus choquantes, la mémoire visuelle des Britanniques ne les oubliera pas de sitôt et le BNP veut rebondir sur le changement d’humeur de la majorité des Anglais.

Cette évolution de la mentalité collective se révèle à de multiples détails comme cette analyse du très modéré Robert Colvile, commentateur du journal conservateur The Telegraph : « (…) Le sentiment que vous ne pouvez désormais plus compter sur la police pour vous protéger a disparu, que les seules personnes en mesure de le faire sont celles de la même race, de la même classe sociale, même profession, même quartier que vous…»

Émeutes au Royaume-Uni : le BNP tente de se refaire une santé
Émeutes au Royaume-Uni : le BNP tente de se refaire une santé

Face aux émeutes à leur impact médiatique, le BNP ne pouvait rester les bras croisés même si l’évolution de la composition ethnique des émeutiers ces dernières heures ne valide plus une réaction reposant uniquement sur un grille d’analyse raciale.

Avec un certain retard à l’allumage, qui contraste négativement avec ceux d’élus conservateurs comme Roger Helmer ou encore les activistes de terrain de l’English Defense League, le BNP a laborieusement pondu un communiqué proposant une série de mesures concrètes pour restaurer l’ordre.

Sans surprise, le BNP en appelle à l’Armée. Visiblement Nick Griffin le patron du parti ne sait pas que le seul régiment affecté à la sécurité intérieure ne compte que cinq cents hommes, pas de quoi faire trembler les émeutiers alors que la police mobilise 16 000 hommes rien qu’à Londres.

Plus dans son registre, le BNP exige des condamnations à cinq ans de prison pour les pillards et l’expulsion sans délai des émeutiers d’origine étrangère avec leurs familles.

Il est difficile de faire mieux dans le registre de la gesticulation car ces mesures ne sont que des vœux pieux. En réalité, l’objectif de ces prises de position est de ranimer la flamme des donateurs du BNP, lassés par les divisions internes et par le manque de pertinence des politiques proposées.

En revanche, les tracts conçus par le BNP pour être téléchargés en ligne et reproduits par tout un chacun sont fort bien conçus et mettent l’accent avec force sur la fracture raciale mise en évidence par les premières émeutes de Londres.

Émeutes au Royaume-Uni : le BNP tente de se refaire une santé
Émeutes au Royaume-Uni : le BNP tente de se refaire une santé

L’image d’un jeune Européen obligé à se dévêtir par un délinquant noir et celle d’une femme mûre dénudée par des émeutiers sont utilisées pour souligner la violence des attaques racistes dont ont été victimes des citoyens ordinaires coupables de ne pas être Noirs.

Le BNP se fait des illusions en pariant sur une amélioration de ses chances électorales à la suite de ces émeutes. Le célèbre « pragmatisme » anglais, qui n’est souvent que du conformisme et une soumission totale à l’idéologie dominante, a besoin de beaucoup plus que de quelques jours d’émeutes pour secouer le joug du politiquement correct.

Depuis trente ans, l’idéologie antiraciste paralyse tout le pays, des policiers confrontés à de jeunes émeutiers Noirs qui restent l’arme au pied, aux électeurs dans le secret de l’isoloir qui reconduisent les partis conventionnels.

Le BNP, engoncé dans une idéologie caduque, défendant un nationalisme dépassé qui ignore les dimensions locales de l’enracinement (le sentiment national écossais, gallois ou anglais) et qui refuse toute dimension européenne, est très mal armé pour répondre aux défis auxquels est confronté la société britannique.

Les événements de ces derniers jours, par leur brutalité, sont un dernier avertissement pour un pays qui doit faire face à deux problèmes gravissimes, celui d’une population d’origine afro-caraïbe marginalisée et violente, et celui d’une jeunesse européenne déclassée qui n’a de débouché que dans l’alcool ou la délinquance.

Dès que la fumée des incendies se sera dissipée, le plus probable est que la presse populaire oubliera cette réalité si embarrassante pour concentrer ses attaques contre l’Union européenne et réserver tous ses sarcasmes à l’euro dont elle prédit avec persévérance depuis dix ans la fin prochaine.

Émeutes ethniques en Grande Bretagne : l’ancienne circonscription d’Enoch Powell en proie au pillage

Grande Bretagne : l’ancienne circonscription d’Enoch Powell en proie au pillage

10/08/2011 – 11h00
LONDRES (NOVOpress) — Les émeutes qui s’étendent progressivement à toute l’Angleterre ont symboliquement gagné cet après-midi la ville de Wolverhampton, dans les Midlands.

300 « jeunes » se sont rassemblés dans le centre de la ville peu après 16h30 et ont joué au chat et à la souris avec la police jusqu’à la fin de l’après-midi. De nombreuses vitrines ont été fracassées, dont celles de la Royal Bank of Scotland, d’une bijouterie et d’un pub. Des groupes ont pénétré dans les magasins et se sont livrés au pillage, en particulier de téléphones portables.

Wolverhampton est la circonscription dont Enoch Powell fut député pendant un quart de siècle, de 1950 à 1974. Ce furent le spectacle de ce qui se passait à Wolverhampton et les récits des habitants, confrontés aux débuts de l’immigration de masse, qui le déterminèrent à prononcer le fameux discours « Des fleuves de sang », le 20 avril 1968, qui lui valut d’être mis au ban de l’Establishment politico-médiatique et ruina sa carrière.

Dans un passage poignant, Powell évoquait le sort d’une femme âgée, qui avait perdu son mari et ses deux fils à la guerre, et qui se retrouvait désormais seule Blanche de sa rue de Wolverhampton. Elle avait refusé de laisser rentrer deux Noirs qui avaient sonné chez elle à 7 heures du matin et avaient demandé à utiliser son téléphone. « Elle commence à avoir peur de sortir de chez elle. Ses carreaux sont cassés. Elle trouve des excréments dans sa boîte aux lettres. (…) Lorsque la nouvelle loi sur les relations entre les races sera votée, cette femme est convaincue qu’elle ira en prison. Et a-t-elle tellement tort ? Je commence à me le demander ».

Royaume Uni : l’armée mise en alerte

Royaume Uni : l'armée mise en alerte - crédit photo : Bayerberg
Un soldat du "Spearhead Lead Element" à l'entrainement
Un soldat du "Spearhead Lead Element" à l'entraînement

10/08/2011 – 09h17
LONDRES (NOVOpress) — Selon des informations recueillies par le Telegraph, le Spearhead Lead Element, l’unité spéciale de l’Armée britannique qui peut être mobilisée pour mater des révoltes intérieures, a été mise en alerte pour faire face à toute éventualité.

Forte de cinq cents hommes, cette unité peut intervenir désormais pour venir en renfort aux unités de police qui seraient débordées par les émeutiers.

Toutefois, on peut s’interroger sur la capacité réelle de ces militaires à combattre une guérilla urbaine de très basse intensité.

Royaume-Uni : les émeutes s’étendent au nord de Londres

Royaume-Uni : les émeutes s'étendent au nord de Londres

10/08/2011 – 09h15
MANCHESTER (NOVOpress) — La mobilisation massive des forces de police dans Londres et sa région, l’annonce de l’autorisation d’emploi de balles en plastique, le manque de cibles à proximité de leurs quartiers d’habitation, ont découragé les émeutiers de la capitale.

En revanche, à Liverpool, à Manchester et dans les Midlands, des douzaines de boutiques ont été pillées par des groupes de jeunes gens masqués. Dans la King Street de Manchester, les émeutiers ont dévalisé des boutiques de luxe comme les magasins Bang & Olufsen ou Diesel. Un peu plus loin, c’est au tour de Louis Vuitton, Selfridges et Harvey Nichols.

Le choix de ces boutiques indique que l’on se trouve en plein dans un phénomène d’«émeutes-shopping».

Si les émeutiers à Londres semblaient en majorité appartenir à des populations afro-caraïbes, ce n’est plus le cas dans le nord du pays. Ici, les événements de la nuit de mardi à mercredi placent sous les projecteurs le déclassement d’une partie de la jeunesse européenne.

Royaume-Uni : les émeutes s'étendent au nord de LondresComme le déclare Garry Shewan, l’adjoint au chef de la police de Manchester : « Ce sont des criminels qui se sont défoulés ce soir. Ils n’ont aucune cause à défendre, rien contre quoi protester. Il n’y a pas eu de fait déclencheur ici. Tout ceci n’a aucun sens, c’est une violence comme je n’ai rien vu de semblable au cours de ma carrière. »

Ce point de vue est confirmé par le député travailliste local Graham Stringer : « Ces événements ont et coordonnée et organisés par des criminels et des gangsters bien connus. Ils ont voulu profiter de la situation. Ce n’était pas spontané. C’était organisé. »

Toutefois, la violence ne s’est pas limitée au pillage. Un commissariat de police à Nottingham a été attaqué par un groupe d’une trentaine d’émeutiers à l’aide d’engins incendiaires.

La composition des bandes, à majorité européenne, explique probablement des attaques à des cibles moins habituelles comme la mosquée Central Jamia à Leeds.

Pour le moment, la majorité des musulmans d’origine pakistanaise semble rester en dehors du mouvement. Les jeunes de cette origine sont pourtant dans une situation sociale qui n’est guère meilleure à celle des jeunes européens déclassés.

D'autres communautés se mobilisent pour défendre leurs biens comme les Sikhs ou les Turcs.
D'autres communautés se mobilisent pour défendre leurs biens comme les Sikhs ou les Turcs.

Cette retenue s’explique probablement par des structures familiales plus fortes qui les aident à se tenir à l’écart. D’autres communautés, bien au contraire, se mobilisent pour défendre leurs biens comme les Sikhs ou les Turcs.

Le pire semble passé et les rues des villes britanniques vont retrouver leur calme habituel, seulement dérangé par les bandes d’ivrognes vomissant dans le caniveau.

Mais ces événements vont contribuer à ouvrir les yeux des Britanniques sur trois phénomènes :le plus visible, la dérive de nombreux jeunes afro-caribéens qui ne trouvent pas de place dans une société industrielle avancée comme celle du Royaume-Uni ; le plus préoccupant, le drame d’une partie de la jeunesse européenne marginalisée par un système éducatif ignorant par préjugé idéologique les besoins spécifiques des jeunes garçons ; enfin, les largesses empoisonnées d’un état providence déboussolé qui maintient des populations entières dans l’oisiveté et attire chaque jour davantage des étrangers à la recherche d’une vie facile.

Émeutes à Londres : le Dailymail lance un appel à témoins et diffuse des photos des pillards

Pillages à Londres : le Dailymail lance un appel à témoins

09/08/2011 – 22h12
LONDRES (NOVOpress) — La police londonienne est vivement critiquée Outre-Manche pour son manque d’efficacité et de prévention face aux destructions et pillages qui secouent la capitale britannique depuis maintenant plus de 72h et qui ont impliqué, selon le Daily Mail, des centaines de protagonistes.

Si seulement 12 photos de suspects ont été officiellement diffusées à ce jour par ses services dans le cadre d’un appel à témoins, 30 autres clichés ont été diffusés par le Daily Mail.

Émeutes  à Londres : le Dailymail lance un appel à témoins et diffuse des photos des pillards
Émeutes  à Londres : le Dailymail lance un appel à témoins et diffuse des photos des pillards
Émeutes  à Londres : le Dailymail lance un appel à témoins et diffuse des photos des pillards

[box class=”info”]Source : Daily Telegraph / l’intégralité des clichés diffusés est disponible à cette adresse www.dailymail.co.uk[/box]

Émeutes : le Royaume-Uni envisage des mesures extrêmes

Émeutes : le Royaume-Uni envisage des mesures extrêmes

09/08/2011 – 12h45
LONDRES (NOVOpress) — La lecture de la presse conservatrice est éclairante sur l’état d’esprit du gouvernement britannique et sur les limites de l’action publique dans ce pays.

Face à une série d’émeutes dans un nombre de villes croissant, dans lesquelles sont impliquées des minorités ultraviolentes issues de la communauté afro-caraïbéenne mais aussi des secteurs les plus déclassés des « pauvres blancs », les forces de l’ordre manquent cruellement d’effectifs.

La crise que vit la police est illustrée par sa lenteur à répondre aux appels de citoyens en détresse. Dans la ville d’Acton, dans la nuit de lundi à mardi, les habitants qui subissaient dans leurs maisons l’intrusion d’émeutiers cherchant à les piller ont attendu près de 90 minutes les forces de police. C’est un miracle si ces cambriolages en force n’ont pas entraîné de pertes en vies humaines.

Paradoxalement, ce sont les équipes de la télévision qui, arrivées avant la police, ont contribué à protéger par leur présence les résidents des émeutiers.

À la suite de ces événements, les habitants les plus fortunés de ces quartiers à proximité des banlieues les plus pluriethniques de Londres prévoient de quitter leur domicile pour mettre leurs familles à l’abri comme, par exemple, dans les hôtels de la zone aéroportuaire de Heathrow.

Ce nettoyage ethnique par le crime et la violence a déjà commencé et il est probable que certaines banlieues de la capitale seront de plus en plus « monocolores » à la suite du phénomène bien connu de « white flight » (la fuite des Blancs) qui se produit quand la violence devient insupportable.

La police britannique, paralysée par une idéologie antiraciste incohérente, a du mal à répondre efficacement aux émeutes. Leur progressive diffusion géographique, Londres, puis Birmingham, Bristol, Liverpool, réduit les réserves disponibles. Si les populations islamo-pakistanaises se mobilisent et descendent dans la rue, la situation peut devenir incontrôlable.

Les options disponibles se réduisent. Le gouvernement qui se réunit aujourd’hui mardi peut autoriser l’emploi de canons à eau, mais leur nombre est réduit et les équipages formés à leur emploi insuffisants pour assurer leur mise en œuvre.

Les spécialistes font observer que ces véhicules sont adaptés contre des manifestations importantes, pas contre des petits groupes d’émeutiers très mobiles qui agressent les forces de l’ordre puis disparaissent pour attaquer à nouveau un peu plus loin.

En outre, les moyens électroniques de communication comme twitter garantissent aux émeutiers une mobilité inédite, les informant en temps réel de la présence des forces de police et des lieux de pillage en cours.

Pour forcer le gouvernement à prendre des mesures, des rumeurs circulent suggérant que des contacts existeraient entre le ministère de l’Intérieur britannique et son homologue français concernant le prêt de matériel antiémeutes et même de la possibilité de demander l’envoi des escadrons de gendarmes mobiles ou des compagnies de CRS.

Tout porte à croire que ces prétendus contacts n’existent pas. Toutefois, ces rumeurs ont pour objectif la publication d’articles vengeurs dans la presse populaire, du Sun au Daily Mail, stigmatisant la faiblesse d’un gouvernement tombé si bas qu’il en est réduit à demander l’aide de la France.

Cette levée de boucliers de la presse tabloïde deviendrait un argument psychologique décisif si le gouvernement en arrivait à imposer l’état d’urgence et à faire appel à l’armée ainsi que le demandent des commentateurs influents comme Toby Young dans les colonnes du très respectable Telegraph de ce matin.

[box class=”warning”]Crédit photo : Michael Elliot / image sous licence creative commons[/box]

Londres d’accord pour une intégration plus poussée des pays de la zone euro

Londres d'accord pour une intégration plus poussée des pays de la zone euro

08/08/2011 – 11h20
LONDRES (NOVOpress) –
A la veille du « lundi noir », le Royaume-Uni donne son feu vert à une intégration plus poussée des pays de la zone euro

Dans un article publié le 7 août dans les colonnes du quotidien The Telegraph, le ministre des finances britannique George Osborne a appelé ses voisins continentaux à prendre l’initiative pour résoudre la crise des dettes souveraines.

Rompant avec une tradition bien établie, le ministre anglais en appelle à une plus grande intégration fiscale des pays de la zone euro et annonce que le Royaume Uni ne s’opposera pas à une modification des traités existants en ce sens.

Pour l’avenir de l’Union européenne cette prise de position est capitale. Elle implique que Londres n’exigera pas de référendums pour bloquer l’évolution vers une plus grande intégration des nations du continent qui adhèrent à l’euro.

En annonçant qu’elle allait acheter de la dette espagnole et italienne, la Banque centrale européenne a la première répondu favorablement à l’invitation de George Osborne et pris des libertés avec le carcan réglementaire qui lui interdit d’agir avec la même liberté que la Réserve fédérale américaine.

Ce « lundi noir » que redoutent les analystes financiers pour aujourd’hui va mettre les autorités politiques monétaires devant leurs responsabilités. Il faut espérer qu’ils soient à la hauteur des défis qu’ils auront à faire face.

[box class=”warning”]Photo : le London Stock Exchange (Bourse de Londres)[/box]

Quand la gauche française allait prendre des leçons de multiculturalisme à Tottenham

Quand la gauche française allait prendre des leçons de multiculturalisme à Tottenham

08/08/2011 – 11h00
LONDRES (NOVOpress) — Le 16 novembre 2005, le journal de 20 heures de France 2 avait suivi une délégation de jeunes d’Evry, venue à Tottenham (aux frais de qui ?) “pour s’inspirer de la politique de promotion des minorités ethniques menée dans ce quartier de Londres, régulièrement secoué par des émeutes il y a une vingtaine d’années”.

Tous s’extasient en chœur sur la “transformation exemplaire” de Tottenham, où l’on a “la fierté d’avoir un espace multiculturel”.

Critique ciné : Le sang des Templiers

Critique ciné : Le sang des Templiers

28/07/2011 – 15h45
PARIS (NOVOpress) — A l’affiche depuis le 20 juillet dernier, Le Sang des Templiers raconte la révolte des barons d’Angleterre contre le roi Jean Sans Terre, qui a renié la “Grande charte” limitant ses pouvoirs. Thomas Marshall, chevalier templier de retour de croisade, se retrouve rapidement confronté à la cruauté du roi Jean Sans Terre. Retrouvant au fil des jours d’anciens compagnons d’armes, ils prennent le chemin de la révolte. S’en suit une course pour rallier le château de Rochester dans lequel il se réfugient et résistent aux assauts des mercenaires du roi, dans l’attente des troupes françaises qui doivent les délivrer.

[youtube width=500]WvBZIFMd_vU[/youtube]

Critique ciné : Le sang des Templiers
Critique ciné : Le sang des Templiers

Bien filmé avec de belles prises de vue et panoramas, un choix de très beaux costumes, de beaux décors, l’ambiance est à première vue fidèle à la représentation que l’on peut se faire de l’Angleterre du XIIIème siècle, sans verser dans la caricature. Une distribution de choix permet de retrouver quelques visages familiers du cinéma anglo-saxon : Jason Flemyng, grand habitué des films de Guy Ritchie ; Mackenzie Crook, vu dans Pirates des Caraïbes ; le remarquable Paul Giamatti que l’on a bien aimé dans l’Illusionniste ou Shoot them up aux côtés de Clive Owen et Monica Belluci ; Brian Cox, qui reprend l’épée qu’il avait quittée dans Braveheart ; Derek Jacobi qui n’a pas pris une ride depuis Gladiator; la jolie Kate Mara, probablement plus à l’aise dans une série télé et qui hélas enchaîne les rôles de potiches sur le grand écran ; et enfin James Purefoy, grand habitué des films d’époque et des armures.

Si la figure de Jean Sans Terre (Paul Giamatti) fait inévitablement penser au tyran anarchiste Créon d’Antigone, vierge mère de l’ordre, viennent hélas se superposer quelques anachronismes regrettables qui affaiblissent de fait le scénario : le propos de soixante-huitarde individualiste et pacifiste d’une baronne qui a le feu aux fesses (Kate Mara, considérablement desservie par son rôle) et dont la seule occupation sera de vouloir coucher avec le héros (James Purefoy) ou le discours pseudo-communisant d’un des protagonistes, tranchent avec l’époque. La récupération idéologique à la sauce moderne gâte un peu le tout.

Ce film, riche de belles images, n’en reste pas moins un témoignage intéressant sur un pan de l’histoire anglaise et européenne.

Note de la rédaction : 3/5

[box]Réalisation : Jonathan English / Scénario : Jonathan English, Erick Kastel et Stephen McDool / Durée : 2h01[/box]

Angleterre : la gauche appelle à “faire la guerre à l’islamophobie”

English Defense League©Spencerchumbley

25/07/2011 17h30
LONDRES (NOVOpress) – En juillet 2005, après la série d’attentats commis à Londres par un groupe d’immigrés musulmans, éditorialistes des gros media, politiciens, évêques anglicans et catholiques avaient appelé en chœur à “ne pas stigmatiser les immigrés ni les musulmans”. Six ans plus tard, la tuerie d’Oslo a provoqué de tout autres réactions. Les tenants du multiculturalisme n’ont aucun scrupule à l’exploiter au maximum, et ne cherchent pas à s’en cacher.

Dans le Guardian, le grand quotidien de gauche, la blogueuse suédoise Camilla Ragfors se réjouit explicitement que le tueur ait été un Norvégien de souche : “Je suis si heureuse que tous les immigrés et les musulmans en Norvège et ailleurs en Europe n’aient pas à se cacher devant la vague de haine qui les aurait submergés, s’il s’était s’agi d’une atrocité islamiste”.

Aslak Sira Myhre, ancien leader du parti d’extrême gauche norvégien, « Alliance électorale rouge »,  appelle de son côté à une croisade – ou faut-il dire un djihad – contre tous ceux qui osent critiquer l’islam : “Tous les leaders occidentaux ont le même problème à l’intérieur de leurs frontières. Vont-ils maintenant déclarer la guerre à l’extrémisme de droite local ? À l’islamophobie et au racisme ? […] Nous devons utiliser cet événement pour porter un coup à l’intolérance, au racisme et à la haine qui se développent, non seulement en Norvège, non seulement en Scandinavie, mais dans toute l’Europe”.

Première visée, l’English Defence League (EDL), mentionnée par Anders Behring Breivik dans son manifeste – il affirme avoir eu des militants de l’EDL parmi ses “amis” sur Facebook. Dans un communiqué officiel, l’EDL a précisé : “Nous pouvons affirmer catégoriquement qu’il n’y a jamais eu de contact officiel entre Breivik et l’EDL, notre page Facebook a 100 000 supporters et reçoit des dizaines de milliers de commentaires chaque jour. Il n’y a aucune preuve que Breivik ait jamais été l’un de ces 100 000 supporters. De toute façon, quiconque exprime des croyances extrémistes de quelque nature que ce soit, qu’il s’agisse de suprémacisme blanc, de fondamentalisme chrétien ou d’extrémisme islamique, est banni de notre site”. L’EDL relève que les médias, qui ont monté en épingle ce passage, ont passé sous silence les vives critiques que Breivik adresse à l’EDL dans le même manifeste, p. 1438, où il écrit : “Les principes de l’EDL et ceux des Chevaliers du Temple [de Breivik] ne pourront jamais être conciliés car nous sommes idéologiquement très éloignés…L’EDL condamne sévèrement tout mouvement, comme les Chevaliers du Temple, qui utilise la terreur comme instrument. C’est pourquoi, nous, les Chevaliers du Temple, regardons l’EDL comme de naïfs imbéciles”. Breivik reconnaît, pour le déplorer, que “l’EDL est un mouvement démocratique, ils croient encore que le système démocratique peut résoudre les problèmes de la Grande-Bretagne”.

L’EDL conclut son communiqué en affirmant qu’elle ne se laissera pas impressionner : “Nous sommes fiers de nous élever fortement contre toute forme d’extrémisme et nous continuerons à prendre la parole contre la plus grande menace terroriste qui pèse sur notre nation, l’extrémisme islamique. […] La semaine dernière encore, un Somalien de l’est de Londres a été jugé pour financement du terrorisme, il est donc d’une importance vitale que les citoyens respectueux de la loi dans notre pays se lèvent pour appeler le gouvernement à agir énergiquement afin d’empêcher que le prochain acte de terrorisme et la prochaine scène de dévastation soient de nouveau en Grande-Bretagne.”

Le quotidien de gauche The Independent n’en titre pas moins aujourd’hui “Indignation pour le rôle de l’English Defence League”. Nick Lowles, directeur de l’association Hope Not Hate, qui se proclame “anti-fasciste et anti-raciste”, a appelé hier le gouvernement anglais à classer officiellement l’EDL, non plus comme une association politique légitime, mais comme un “groupe extrémiste de droite”, afin que la police puisse plus facilement “recueillir des informations sur l’EDL, ses membres et ses activités”.

Tous les amalgames sont considérés comme de bonne guerre. Une dépêche de l’Associated Press, reprise telle quelle par la plupart des journaux anglais et américains, exhorte les dirigeants européens à “attaquer l’islamophobie avec le même zèle qu’ils ont déployé dans la lutte contre le terrorisme islamique” . L’Associated Press cite à ce propos “Bernard Godard, consultant auprès des hommes politiques européens sur les questions islamiques”, qui met en garde contre la montée des “sentiments anti-musulmans”. “Il affirme que la police n’a pas prêté assez attention à des groupes comme le parti nationaliste Bloc identitaire en France, qui utilise Internet pour organiser de grandes fêtes provocatrices avec du vin et des saucisses de porc – aliments interdits selon les règles de l’islam”.

Bref, si vous mangez des saucisses, vous êtes au minimum un tueur en série potentiel.

Tuerie d’Oslo : la police britannique à la recherche de complices

Tuerie d'Oslo : la police britannique à la recherche de complices

25/07/2011 – 16h30
Londres (NOVOpress) — La police britannique passe au peigne fin le manifeste publié en ligne par le chrétien conservateur norvégien Anders Behring Breivik a la recherche d’indices lui permettant d’identifier d’éventuels complices au Royaume-Uni.

Dans ce volumineux dossier de près de 1500 pages, Anders Behring Breivik détaille son itinéraire intellectuel et notamment se revendique de l’héritage politique de l’ancien premier ministre britannique Winston Churchill, figure tutélaire du tout le mouvement néo-conservateur, tant aux États-Unis qu’en Europe.

La police anglaise s’interroge sur l’identité d’un britannique identifié sous le nom de code de « Richard » que Behring présente comme son mentor. Les fonctionnaires sont également sur la piste des participants à une réunion qui se serait tenue à Londres en avril 2002 pour donner le coup d’envoi à un mystérieux « Ordre militaire européen et tribunal criminel des chevaliers templiers ».

Au cours de cette rencontre, organisée par deux Britanniques, en présence de délégués venus d’Allemagne, d’Allemagne, de Grèce, des Pays Bas et de Russie, Behring aurait reçu pour mission d’organiser une attaque terroriste dans son pays.

L’unité antiterroriste du Scotland Yard cherche également à vérifier les affirmations de Behring selon lesquelles ils serait l’un des 80 volontaires recrutés dans toute l’Europe pour déclencher des attaques suicides contre les « collaborateurs de l’islamisme ».

Les premiers résultats de l’enquête seraient bien éloignés des écrits de Behring. A ce jour, rien ne vient valider l’existence de contacts avec un « mentor » britannique ou confirmer la tenue de la réunion internationale d’avril 2002.

Alors que l’extrême-gauche européenne multiplie les appels pour traquer les « complices intellectuels » d’Anders Behring Breivik, il apparaît de plus en plus clairement qu’il a agi seul. Ses allusion à des « contacts», à des « mentors » ou à de mystérieuses « réunions » ne seraient qu’une fiction pour cacher la solitude d’un individu ayant mal digéré les écrits d’auteurs aussi différents qu’Alexis de Tocqueville, Alain Finkielkraut, Frederic Encel (pour ne citer que des Français) ou encore les néoconservateurs anglo-saxons.

La police britannique aurait supprimé des informations sur la menace islamiste

La police britannique aurait supprimé des informations sur la menace islamiste

25/07/11 – 09h00
LONDRES (NOVOpress) – La police britannique (sarcastiquement décrite comme le bras exécutif du très ancré à gauche journal Guardian, en raison de leur zèle à poursuivre le politiquement incorrect) est accusée d’avoir supprimé des informations concernant une vague de menaces, abus et violences dans certaines zones de Londres et sa banlieue fortement islamisées, et plus particulièrement la ville de Tower Hamlets.

Les victimes racontent que la police de cette ville, redoutant des accusations de racisme, a ignoré ou sous-estimé des cas où des personnes (musulmanes ou non) ont été menacées ou frappées pour cause de non-respect des “normes islamiques”. L’une de ces victimes, Mohammed Monzur Rahman, a perdu partiellement la vue après avoir été passé à tabac par la foule pour avoir fumé durant le ramadan. Selon un militant anti-extrémiste local, Rahman a rapporté l’incident à la police mais celle-ci lui a répondu qu’elle ne pouvait rien faire car il n’y avait pas de témoins – ce qui est absurde au vu de la fréquentation de la rue et des caméras de vidéosurveillance présentes dans cette même rue.

John Cleese©Paul Boxley
Selon le comédien John Cleese “Londres n’est plus une ville anglaise”

L’immigration musulmane, concentrée dans ce que l’on appelle désormais le “Londonistan” et dans les banlieues d’autres grandes villes, a atteint un tel point qu’il est dangereux pour des femmes anglaises de marcher non voilées dans certaines rues. Une vidéo diffusée sur Internet, montre, dans les rues de Londres, des policiers fuyant une foule portant des inscriptions telles que “Décapitons ceux qui insultent l’islam” et autres slogans du même type. Même le très libéral comédien John Cleese (photo ci-contre) a déclaré récemment que “Londres n’est plus une ville anglaise”.

L’appropriation des quartiers défavorisés par les islamistes intégristes ainsi que la terreur imposée aux musulmans et autres, respectueux des lois, est le résultat de la politique “portes ouvertes” initiée par les différents gouvernements travaillistes. Comme les autres politiques de ce parti, celle-ci semble avoir été lancée afin d’effectuer un vrai remplacement démographique des électeurs. Et son succès a probablement même dépassé les espérances de ses créateurs. Depuis que le Parti travailliste a mis en place ces mesures de portes ouvertes, plus de 5,2 millions d’immigrés sont arrivés au Royaume-Uni. Si l’on compte les départs de ceux ayant quitté le pays, cette politique d’immigration aura conduit à l’installation de 3,2 millions d’entre eux, dans un pays qui compte seulement 60 millions d’habitants environ. Même si l’on estime qu’un pour cent de ces 3,2 millions est un islamiste intégriste, cela nous amène quand même au chiffre de 32 000 nouveaux radicaux (c’est-à-dire plusieurs fois l’effectif de l’armée de terre britannique).