Un État écossais indépendant en 2014 ?

Un État écossais indépendant en 2014 ?

Le siège du Parlement écossais, à Edimbourg. Crédit photo : RonAlmog via Wikimedia (cc).

16/01/2013 – 13h00
PARIS (NOVOpress Breizh) –
Fin 2014, les Écossais devront répondre à une question cruciale pour leur avenir : faut-il, oui ou non, rester dans le Royaume-Uni ou bien devenir un État indépendant ?

La guerre a déjà commencé outre-Manche. Et Robert Cooper, conseiller du Service européen d’action extérieure, John Grant, ancien représentant de sa Majesté à Bruxelles, et l’ancien juge européen David Edward viennent sans doute de donner des armes décisives pour la cause des nationalistes.

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Les jeunes garçons blancs issus des classes populaires britanniques feront-ils bientôt figure de minorité ethnique ?

Les jeunes garçons blancs issus des classe populaires britanniques feront-ils bientôt figure de minorité ethnique ?

Vue de la prestigieuse université de Cambridge.

09/01/2013 — 18h00
LONDRES (NOVOpress) — Sur fond d’ascenseur social bloqué, les jeunes “de souche” des couches populaires seraient-ils à la veille d’être assimilés, au Royaume-Uni, à une minorité ethnique, et de bénéficier de quotas et d’une discrimination positive ? C’est du moins une mesure qu’envisage le ministre de l’Enseignement supérieur, David Willetts, dans les universités dont il a la charge.

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Au Royaume-Uni, les chrétiens doivent travailler le dimanche

Au Royaume-Uni, les chrétiens doivent travailler le dimanche

03/01/2013 — 16h30
LONDRES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — Une aide‑soignante britannique, de religion chrétienne, voulait obtenir le droit de ne pas travailler le dimanche. Protestante baptiste, elle était en effet particulièrement engagée dans le service dominical de sa paroisse. Elle vient cependant de perdre son procès en appel : le juge a en effet estimé que le repos du dimanche n’était pas au cœur de la foi chrétienne.

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Indépendance de l’Ecosse : référendum en 2014

Indépendance de l'Ecosse : référendum en 2014

Signalétique en écossais et en anglais dans les Highlands. Crédit photo : Eoghan via Wikipédia (cc).

16/10/2102 — 08h00
EDIMBOURG (NOVOpress) — Va-t-on vers la fin du Royaume-Uni ? En effet, hier lundi 15 octobre, le Premier ministre britannique David Cameron a signé, avec le Premier ministre écossais Alex Salmon – issu du Scottish National Party, indépendantiste, à Edimbourg un accord prévoyant l’organisation en 2014 d’un référendum sur l’indépendance de l’Ecosse.

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Ecosse : « Better Together » vs « Yes Scotland »

Ecosse : « Better Together » vs « Yes Scotland »

02/07/2012 – 15H30
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – En réponse à la campagne « Yes Scotland » lancée il y a un peu plus d’un mois par le Scottish national party (SNP) en faveur de l’indépendance écossaise, les trois principales formations politiques britanniques se sont regroupées pour mener campagne en faveur du maintien de l’Ecosse au sein du Royaume-Uni. Une union sacrée qui traduit la crainte de l’establishment politique britannique de voir l’Ecosse quitter, dans un avenir plus ou moins proche, le Royaume-Uni.

Le mouvement « Better Together » (« Mieux ensemble »), lancé il y a une semaine à Edimbourg par Alistair Darling (à gauche sur la photo), un ancien ministre des Finances du Labour d’origine écossaise, regroupe les deux partis – conservateur et libéral démocrate – actuellement au pouvoir à Londres et le parti travailliste, autour d’une « plateforme commune ».

« Ceux d’entre nous, de quelque bord que ce soit, qui pensent qu’il est mieux pour l’Ecosse de faire partie du Royaume-Uni, doivent maintenant travailler ensemble », a déclaré Alistair Darling avant d’ajouter : « Comme beaucoup d’Ecossais, nous croyons que notre avenir et celui de nos enfants sera meilleur si nous restons partenaires au sein du Royaume-Uni ». Misant sur la peur du changement et la crainte de l’avenir, le porte-parole du « non » a mis en avant les difficultés économiques rencontrées actuellement en Europe pour mettre en garde les électeurs. « La dernière chose dont nous avons besoin, c’est de créer de nouvelles zones d’incertitude, d’instabilité et de division », a-t-il affirmé.

A ce discours très conservateur, Alex Salmond avait répondu par avance en déclarant : « Je veux que l’Ecosse soit indépendante, pas parce que je pense que nous sommes meilleurs que les autres pays mais parce que je sais que nous sommes aussi valables que les autres pays ». Selon le leader du Scottish national party (SNP), « les gens qui vivent en Ecosse sont les mieux placés pour prendre des décisions sur l’Ecosse ». Un point de vue partagé aujourd’hui, selon les derniers sondages, par un tiers des Ecossais.

Photo : Alistair Darling (à gauche), en compagnie de Christine Lagarde et du Secrétaire au Trésor américain Tim Geithner, lors d’un sommet du G7 en 2009. Crédit photo : IMF Staff Photo/Stephen Jaffe, via Wikimedia, domaine public.

 

Elections municipales au Royaume-Uni : les conservateurs essuient une lourde défaite

Elections municipales au Royaume-Uni : les conservateurs essuient une lourde défaite

08/05/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) –
Les élections municipales partielles organisées jeudi dernier au Royaume-Uni ont vu les conservateurs perdre douze conseils municipaux et quelques 400 élus, alors que l’opposition travailliste mettait la main sur 32 communes.

Seule consolation pour la droite, Londres reste tenue par l’iconoclaste Boris Johnson (photo) qui a résisté de justesse aux assauts de l’ancien maire Ken Livingstone surnommé Ken le Rouge.

Cherchant à tirer des conclusions de cet échec, plusieurs parlementaires ont appelé de leurs vœux une « droitisation » de la politique du gouvernement Cameron. L’UKIP, parti souverainiste de droite, a en effet enregistré les meilleurs résultats de son histoire tandis que les libéraux-démocrates, alliés centristes des conservateurs, s’effondraient.

Le Premier ministre a rejeté ces appels, préférant expliquer que les coupes budgétaires imposées par la crise économique étaient les principales responsables de cette défaite électorale.

Crédit photo : Boris_Johnson via Wikipédia, licence CC.

Le chef de l’administration britannique s’interroge : le Royaume-Uni existera-t-il encore dans quelques années ?

Le chef de l’administration britannique s’interroge : le Royaume-Uni existera-t-il encore dans quelques années ?

29/12/2011 – 10h20
LONDRES (NOVOpress Breizh) – « Nous allons être confrontés, dans les prochaines années à venir, à d’énormes défis, tels que celui de préserver l’unité du Royaume-Uni ». Dans un article publié dans The Telegraph, Sir Gus O’Donnell, Secrétaire du Cabinet, se demande si l’Union sera en mesure de surmonter la pression en faveur d’une indépendance de l’Ecosse.

Sir Gus (photo), qui est à la tête de quelques 440.000 fonctionnaires en Angleterre, en Ecosse et au Pays de Galles, affirme que l’avenir de l’Union sera l’un des « nombreux défis » que le monde politique britannique aura à surmonter au cours des années à venir. Les politiques et les hauts responsables de la fonction publique ont été clairement mis en garde par le Secrétaire du Cabinet qui va prendre sa retraite le 1er janvier prochain.

Dans cet article du Telegraph Sir Gus estime en outre que la Grande-Bretagne est également confrontée à d’autres défis majeurs, comme ceux d’une économie chancelante, ou encore d’une certaine routine que la fonction publique doit impérativement surmonter si elle veut aider la Grande-Bretagne à reprendre le chemin de la croissance.

Certains ministres conservateurs ont accusé les fonctionnaires d’entraver les politiques visant à redonner de l’élan à l’économie : « Il ne suffit plus désormais que la fonction publique se contente de répondre à un climat économique dégradé ; elle doit devenir un acteur majeur de la reprise et de la croissance. » Mr O’Donnell ajoute que les députés ont trop souvent tendance à promulguer des nouvelles lois pour traiter les problèmes, ce qui accroît la charge de travail des fonctionnaires. Il encourage les ministres et les hauts fonctionnaires à changer cette approche pour prendre davantage de risques, de façon à ce que les fonctionnaires puissent « tirer les leçons de leurs erreurs ». « Nous devons devenir plus créatifs et innovants dans la manière de résoudre les problèmes sans recourir sans cesse à la mise en place de nouvelles règles, » a-t-il ajouté.

Sir Gus considère que la principale réussite et la grande fierté de sa carrière longue de 32 ans a été, alors qu’il était au Trésor, d’avoir aidé la Grande-Bretagne à rester en dehors de l’euro, à l’encontre du souhait de Tony Blair qui était alors premier ministre. Et d’ajouter à ce propos : « Je suis fier de l’analyse approfondie, étayée de preuves, qui a été réalisée sous le dernier gouvernement, et qui a fait pencher la balance en faveur du choix de ne pas joindre l’euro. Sans cela, les difficultés actuelles seraient bien plus grandes.

Crédit photo : UK in Canada, via Flickr. Licence CC.

Le leader de l’EDL grièvement blessé lors d’une agression par des “jeunes”

Le leader de l'EDL grièvement blessé lors d'une agression par des "jeunes"

26/12/11 – 17h30
LONDRES (NOVOpress) –
La nouvelle semble être passée sous silence en France depuis quelques jours : Tommy Robinson, le leader de l’English Defense League (photo d’une manifestation de l’EDL), groupe en pointe dans le combat contre l’islamisation du Royaume-Uni, a été agressé le 23 Décembre.

Alors qu’il rentrait chez lui, un groupe de musulmans lui est tombé dessus et l’a roué de coups (coups de poings américain, batte de baseball) , le laissant inanimé. Souffrant de nombreuses contusions au visage et d’ecchymoses au cerveau, ses jours ne seraient pas en danger. Pour le moment, il n’a pas encore fait appel aux services de police, estimant dans un rapide entretien donné au quotidien ‘The Sun” que le racisme anti-blanc ne semble pas concerner la police et la justice anglaise.

L’English Defense League est en proie à de nombreuses agressions et tentatives d’intimidation depuis que l’organisation est devenue le ralliement d’une classe ouvrière anglaise refusant l’islamisation du pays de la reine.

Crédit photo : DR.

Cornouailles : le bibliothécaire qui veut brûler la Bible – mais pas le Coran

Cornouailles : Le bibliothécaire qui veut brûler la Bible – mais pas le Coran


04/11/2011 – 16h00
BODMIN (NOVOpress) —
 « Choisissez les livres que vous voulez brûler : ceux que vous trouvez nuls, dont la couverture est horrible, ou dont la lecture vous a déprimés ». En lançant cet appel, Jesse Foot, directeur de la bibliothèque municipale de Bodmin, en Cornouailles, dit avoir voulu attirer l’attention sur la nécessité de garder les bibliothèques ouvertes en période de restriction budgétaire. « La seule chose, explique-t-il, qui soit pire que de brûler les livres, c’est de ne pas les lire [la formule est du grand poète russe, et prix Nobel de littérature, Joseph Brodsky, NdT]. Je veux faire passer le message que ne pas utiliser votre bibliothèque revient à y mettre le feu ».

Le problème, c’est que le bibliothécaire a commencé la pile en exposant ses propres choix, dont la Bible. Les lecteurs ont depuis rajouté Mein Kampf, l’Enfer de Dante et Oui-Oui, qui voisinent donc avec la Bible parmi les livres marqués pour l’autodafé.

L’initiative a suscité les protestations du recteur de la paroisse, le Révérend chanoine Graham Minors, qui a accusé M. Foot de chercher à se faire de la publicité. « Je pense qu’il veut être trop malin. Je vois bien ce qu’il essaie de faire, mais il n’a aucun égard pour les sentiments des gens qui se disent chrétiens. S’il s’agissait du Coran, il aurait de vrais ennuis ».

Photo en Une : deux poids, deux mesures : « Crime raciste » et « art contemporain » vus par le caricaturiste conservateur américain Glenn McCoy

[Football] On regarde quoi ce week-end ?

[Football] On regarde quoi ce week-end ?


14/10/2011 – 13h15
PARIS (NOVOpress) — Vendredi soir, FC Metz/Le Havre. Pas de pression pour ce match de L2 entre deux équipes dont les supporters sont jumelés.

Samedi les choses sérieuses commencent. Liverpool/Manchester United devrait ravir les amoureux du beau jeu et le Kop d’Anfield devrait résonner pour sa dernière année en théorie puisque le nouveau stade de Liverpool voit le jour en 2012.

Dimanche, un match pour les nostalgiques du vieux cuir : Sheffield United/Sheffield Wednesday. On aperçoit encore la foule se presser contre les tourniquets pour débouler dans des tribunes debout.

Plus au nord du Royaume-Uni, la jeunesse working class écossaise devrait passer un après-midi pluvieux et sympathique dans les rue d’Aberdeen pour Aberdeen/Dundee United. D’autant que les deux équipes sont au coude à coude en championnat et soyons francs, le samedi à 15h, quoi de mieux qu’un bon vieux match dans un pub écossais ?

Chez nos voisins outre Rhin, Bayern Munich/Herta Berlin devrait tenir ses promesses en terme de sport et gageons que les quelques tentes de l’Oktoberfest encore ouvertes se feront un plaisir d’accueillir la horde de fans de la capitale et peut-etre même leurs amis strasbourgeois !

En France, Lyon/AS Nancy terrorise les autorités qui se rappellent un fameux reportage sur les hooligans lyonnais s’en allant défier — sans succès — leurs homologues nancéens.

Par contre, Nice/Bordeaux pourrait être nettement plus chaud dans les rues de la cité azuréenne.

Aux Pays-Bas, un classique pas dans la finesse, PSV/Utrecht. Les gabbers seront à coup sur de la partie. Belgique, on notera l’affrontement politico-sportif entre les durs BCS Anderlecht, plutôt dans une logique de défense identitaire de leur communauté, et les tribunes d’extrême-gauche du Standard de Liège, le tout dans un match Anderlecht/Standard qui promet.

Autre temps, autre chaleur, la dette grecque ne devrait pas influencer les Athéniens pour le derby AEK/Olympiakos. Décidemment les policiers helléniques ont bien du travail ces derniers mois !

L’Empire romain aura lui aussi son moment de passion puisque le derby Lazio/Roma devrait encore déchainer les passions et déchirer les amitiés romaines le temps d’un soir. Même si la Tessara a fait son mal. Même si Casapound organise une projection neutre au Cutty Sark.

Bref, du beau football ce week-end, et bien d’autres matchs oubliés ! Alors n’hésitez plus, quittez le canapé et rejoignez les copains !

Photo : Manchester United vs. Chelsea le 18 septembre 2011. Crédits : Paolo Camera (image sous licence cc, via Flickr)

[Football] Club du jour : West Ham United

[Football] Club du jour : West Ham United
Les supporters de West Ham en 1933
Les supporters de West Ham en 1933. Crédit : Wikipédia Commons / ChrisTheDude (cc)

Fondé en 1895, le club de West Ham se situe malgré son nom à l’est de Londres. À ses débuts, le club évolue au Boleyn Ground (plus de 35 000 places) dont il ne reste aujourd’hui qu’un pub du même nom. Car l’antre des Hammers – surnom donné au club « claret and blue » – est aujourd’hui Upton Park, qui se trouve au même endroit que son prédécesseur.

West Ham United n’est pas réputé pour son palmarès : à peine trois Coupes d’Angleterre, une Community Shield et tout de même une Coupe des Vainqueurs de Coupe de Football en 1965, l’ancienne coupe d’Europe intermédiaire entre la C1 et la C3. Le club n’a rien gagné depuis 1981.

Non, si les Hammers sont connus à travers le monde, c’est pour leurs sulfureux fans. Les Cockney – les gars originaires de West Ham – se regroupent dès les années 70 sous le nom intrigant de « ICF ». ICF pour InterCity Firm. Les Cockney sont en effet friands de voyages à travers le Royaume Uni via le service ferroviaire.

En réalité, Manchester United, Chelsea et Newcastle n’arrivent pas à la cheville du club sud-londonien de Millwall. À l’origine des tensions entre les deux clubs, une histoire ouvrière. Les deux clubs sont en effet ceux des Dockers. Mais en 1926, un conflit social dur est lancé par les travailleurs. Ceux de Millwall reprendront le travail alors que West Ham campera sur ses positions.

West Ham est donc craint dès les années 70. Les bandes du club déboulent dans les villes et instaurent un jeu dans lequel ils excelleront : la prise des Terraces (les kops sans sièges) de leurs adversaires. Aston Villa début 70, Middlesborough en 1975, puis la machine est lancée, Chelsea, Stoke, Liverpool et bien d’autres.

L’ICF déclenchera aussi des émeutes en ville (Brighton), dans les trains (très souvent lorsque les fans d’équipes londoniennes retournent par le même train et se croisent) et même dans les ferrys (contre Manchester en 1986).

Mais West Ham United est bien plus qu’un club de foot, c’est une communauté. S’y expriment entre autre les Cockney Rejects, un groupe de Oï (sorte de punk rock) qui fera le top 50 plusieurs fois d’affilée. Les membres de ce groupe appartiennent aux bandes de West Ham et plusieurs de leurs chansons s’inspirent directement du club et de ses fans dont la reprise punchy de l’hymne du club, « Forever Blowing Bubbles ».

Le côté communautaire du club s’exprime aussi par l’absence de politisation du stade. Si jusque dans les années 1980, le National Front est implanté du côté d’Upton Park, il va se marginaliser au fur et à mesure que certains leaders de l’ICF, dont le fameux Cass Pennant, prendront de l’importance bien que Noirs. De même, si la Croix de St Georges flotte parfois dans le North End, la tribune des fans londoniens, les contingents pour suivre l’équipe nationale sont moins nombreux que leurs voisins de Millwall, Chelsea et les clubs du Nord.

Aujourd’hui, si l’ICF a officiellement arrêté ses activités et que la répression politico-policière a eu raison des classes populaires dans le foot britannique, il fait toujours bon vivre aux abords d’Upton Park. Les pubs se gargarisent de tatouages, de polos et de costauds. Il arrive parfois que des émeutes éclatent encore, notamment face à l’ennemi héréditaire Millwall en 2009.

Si vous voulez en savoir plus sur ce club mythique, vous pouvez lire les livres de Cass Pennant, voir le film qui a été fait sur lui ou les « Hooligans » qui s’inspire directement de l’ICF.

Mais le mieux est encore de flâner du côté de l’East End londonien, prendre une bonne pinte au Brit à Plaistow (une station d’Upton Park, pub des enragés de WHU) et dénicher une place pas trop chère pour faire siffler vos oreilles au son du « Forever Blowing Bubbles » !

Irlande : le gouvernement britannique propose d’indemniser les familles des victimes du Bloody Sunday

Irlande : le gouvernement britannique propose d’indemniser les familles des victimes du Bloody Sunday

29/09/2011 – 10h00
LONDRES (NOVOpress Breizh) – Admettant avoir commis une « erreur », le ministère de la Défense britannique a annoncé jeudi dernier son intention d’indemniser les familles des victimes du «Bloody Sunday». Une offre qui a peu de chance d’être acceptée par la majorité de celles-ci
.

Le dimanche 30 janvier 1972, à Derry, en Irlande du Nord, l’armée britannique avait ouvert le feu sur des Irlandais catholiques qui manifestaient en faveur des droits civiques et pour dénoncer la détention sans procès de membres présumés de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). La fusillade avait fait 14 morts et 13 blessés. Une commission d’enquête s’était empressée de blanchir l’armée britannique en concluant que celle-ci avait répondu à des tirs de l’IRA provisoire.

Une nouvelle commission d’enquête, créée en 1998, a rendu en juin 2010 un rapport de 5000 pages, selon lequel l’Armée britannique est bien responsable de l’ouverture du feu sans sommation. Des tirs injustifiés dans la mesure où les manifestants catholiques n’étaient pas armés. Après la publication de ce document, le Premier ministre britannique avait présenté des excuses officielles aux familles des victimes. «Ce qui s’est passé lors du Bloody Sunday est à la fois injustifié et injustifiable», avait déclaré David Cameron devant Parlement. «Pour cela, au nom du gouvernement, et au nom du pays tout entier, je suis profondément désolé».

Jeudi dernier, le ministère de la Défensea réaffirmé que l’armée avait commis une « erreur » en tirant sur les manifestants et que le gouvernement était «profondément désolé». «Nous sommes en contact avec les avocats des familles et nous verserons des indemnités à chaque fois qu’il y aura juridiquement lieu de le faire», a –t-il précisé dans un communiqué.

Certaines familles ont déjà fait savoir qu’elles ne souhaitent pas recevoir de compensation financière, demandant seulement que les soldats responsables des tirs soient jugés. «C’est écœurant, c’est insultant», a déclaré à la BBC la sœur de William Nash, un catholique de 19 ans tué dans la fusillade. «En aucune circonstance je n’accepterais de l’argent pour la perte de mon frère. Je trouve cela répugnant, de toucher quelque chose du ministère de la Défense. »

Retour de l’esclavage au Royaume-Uni ?

Retour de l’esclavage au Royaume-Uni ?

14/09/2011 – 12h30
LONDRES (NOVOpress) — On croyait l’esclavage révolu. Ce n’est semble-t-il pas le cas en Grande-Bretagne, pourtant largement rompue au dogme des droits de l’homme : quatre hommes de la communauté des gens du voyage ont en effet été appréhendés lundi pour esclavage.

Un réseau démantelé par la police venue en nombre dans un camp de « nomades » au nord-est de Londres

Selon les premiers éléments de l’enquête, la police a confirmé que « 24 personnes étaient détenues dans des conditions déplorables ». Des personnes de nationalité britannique mais aussi originaires d’Europe de l’est, « détenues comme des esclaves » qui pour la plupart sont devenues alcooliques ou étaient en état de profonde vulnérabilité. Des victimes dupées par le mirage du travail et de l’argent qui ont eu raison de leur naïveté mais surtout de leur liberté.

Selon la police du comté (Bedfordshire), un homme était détenu dans ces conditions d’insalubrité et de privation totale depuis au moins 15 ans. L’inspecteur de police Sean O’Neil rapporte que « les hommes trouvés sur le camp étaient en mauvaise santé et vivaient dans des conditions déplorables, certains couverts d’excréments » ce qui laisse songeur quant au niveau des conditions de vie et d’hygiène à l’intérieur de ce campement. Les captifs habitaient dans de vieilles caravanes, des box pour les chevaux ou plus abject encore, des chenils. Évidemment ils ne percevaient aucun salaire pour leur travail et bénéficiaient de repas frugaux.

Les nomades d’origine irlandaise ou “travellers” sont reconnus comme minorité ethnique au Royaume-Uni et posent des énormément de problèmes d’intégration aux autorités britanniques. Ce type de réseau serait-il le seul en Europe ? Difficile de ne pas penser à la France où se développe ce type de campements dû à l’afflux incessant de tziganes originaires d’Europe de l’Est. Des campements qui viennent s’ajouter à ceux des nomades “traditionnellement” présents qui, comme à Triel, posent de nombreux problèmes de cohabitation.

[Livres] “Bobby Sands, jusqu’au bout” de Denis O’Hearn

[Livres] "Bobby Sands, jusqu'au bout" de Denis O'Hearn

14/09/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) —
 5 mai 1981 : après 66 jours de grève de la faim, Bobby Sands, député d’Irlande du Nord et volontaire de l’IRA, emprisonné pour avoir participé à une attaque à main armée, meurt à la prison de Long Kesh. À sa suite, 9 autres détenus, tous membres de l’IRA, décèderont entre le 5 mai et le 20 août. Leurs revendications portaient sur la reconnaissance de leur statut de prisonniers politiques, statut aboli quelques semaines auparavant par le gouvernement Thatcher.

[Livres] "Bobby Sands, jusqu'au bout" de Denis O'Hearn
"Bobby Sands, jusqu’au bout", un livre de Denis O’Hearn - CETIM et Les éditions de l’Epervier (2011) - 19,50 €
100 000 personnes assisteront à ses funérailles et de violentes émeutes éclateront en Irlande du Nord. Le 12 octobre 1984 à 2h54 du matin, l’IRA fit sauter l’hôtel abritant la convention du parti conservateur à Brighton, attentat auquel la Dame de Fer n’échappa que de peu. Le gouvernement de Margaret Thatcher finira par satisfaire les revendications des prisonniers.

Dans cette biographie, Denis O’Hearn décrit la lutte déterminée de ces prisonniers de l’IRA, qui allèrent au bout de leur combat contre l’impérialisme britannique et son système carcéral inhumain. Pour la première fois, une biographie complète d’une des plus grandes figures de la lutte pour la libération de l’Irlande est traduite en langue française.

A lire de toute urgence, pour l’histoire !

[Kiosque étranger] Londres : la violence ordinaire des gangs

[Kiosque étranger] Londres : la violence ordinaire des gangs

06/09/2011 – 16h00
LONDRES (NOVOpress) —
Une nouvelle fois, le Daily Mail, que les journalistes de notre pays considèrent avec mépris comme une exemple de la « presse de caniveau anglaise » donne des leçons de professionnalisme à ses confrères français en rendant compte de la réalité quotidienne que vivent les Anglais ordinaires.

Dans cet article, la journaliste Emily Allen décrit le martyre d’une jeune fille de 16 ans entre les mains d’un gang de barbares.

Il suffit de lire le texte et de voir les photos des condamnés pour comprendre que jamais une information comparable ferait surface dans un de ces journaux français si « respectables ».

[box class=”warning”]Lire l’article (en anglais) : dailymail.co.uk[/box]

[Kiosque étranger] Agression raciste dans Londres : des militants de l’English Defence League attaqués par une centaine de jeunes musulmans

[Kiosque étranger] Agression raciste dans Londres : des militants de l'English Defence League attaqués par une centaine de jeunes musulmans

06/09/2011 – 09h38
LONDRES (NOVOpress) —
Un autobus chargé de militants de l’English Defence League a été attaqué par une centaine de jeunes musulmans quand le véhicule a eu la malchance de tomber en panne dans une rue de Tower Hamlets, dans l’est de Londres, un ghetto à forte présence islamiste.

Pour faire bonne mesure, la police a interpellé les militants de l’EDL agressés. Aucun jeune musulman n’aurait été arrêté.

[box class=”warning”]Lire l’article (en anglais) : dailymail.co.uk[/box]

Vidéo (filmée par les assaillants)

Questions ethniques : la réalité revient toujours nous hanter

Questions ethniques : la réalité revient toujours nous hanter

16/08/11 – 14h15
LONDRES (NOVOpress)
-La France est un pays qui refuse le réel quand celui-ci ne colle pas avec les schémas idéologiques. Voilà la raison, par exemple, pour laquelle le ministère de la Justice ne s’intéresse pas à la composition ethnique ou religieuse des détenus dans les prisons françaises. Le résultat ne conforterait pas l’idéologie xénophile qui reste dominante dans l’administration de ce pays.

Les fonctionnaires ne sont pas les seuls coupables d’aveuglement collectif. Nous avons très régulièrement pointé les responsabilités des journalistes mais nous pourrions tout aussi bien ajouter celle des éditeurs. Le public français n’a pas accès à des ouvrages qui, dans d’autres pays, paraissent et connaissent un grand succès commercial  dans des domaines aussi différents que la critique du multiculturalisme ou celui de la génétique humaine.

Deutschland schafft sichA titre d’exemple, le livre de Thilo Sarrazin Deutschland schafft sich ab publié en 2010 n’a toujours pas été traduit et publié dans notre pays. Le lecteur qui souhaite en prendre connaissance ne peut même pas le trouver à la Bibliothèque nationale. Il lui faudra se rendre à Nanterre à la BDIC ou dans une poignée de bibliothèques universitaires.

Les Anglais sont paradoxalement à la fois plus contraints dans leur expression tant écrite qu’orale par le poids du politiquement correct, mais aussi plus sensibles aux faits. Les journalistes de toutes opinions politiques n’ont pas manqué de s’interroger sur le grand nombre de Noirs parmi les émeutiers et les pilleurs à Londres, mais aussi de souligner que dans les autres villes la majorité était claire de peau.

Le débat a été vif sur les ondes. L’historien David Starkey a été vilipendé pour avoir remarqué que les Noirs et nombre de Blancs sont les victimes d’une sous-culture criminelle en provenance de la Jamaïque. Des défenseurs de la vertu progressiste ont inondé la BBC de plaintes afin qu’il ne soit plus jamais invité à donner son avis à la télévision. Ce sont des membres de la communauté afro-caraïbe qui ont pris sa défense en rappelant que l’historien s’est contenté d’énoncer publiquement un fait connu de tous : le rôle moteur des voyous d’origine caraïbe dans le milieu du crime au Royaume Uni.

D’autres journalistes de gauche comme Dominic Lawson dans les colonnes de l’Indépendent ont rappelé des faits que nombre de leurs compatriotes ont du mal à accepter. Il va contre l’idéologie xénophile et antiraciste de mentionner que 50% des jeunes garçons afro-caraïbéens âgés de 14 ans savent à peine lire et écrire. Il est mal venu de publier le constat d’échec d’un système éducatif britannique égalitariste à l’extrême, et régenté par des syndicats parmi les plus obtus, que 63% des garçons et adolescents européens issus des classes « laborieuses » sont tout aussi illettrés.

Élève chinoisSi la question raciale ne joue aucun rôle, comment expliquer, insiste Dominic Lawson, sur le fait que les Chinois résidant au Royaume Uni ne connaissent pas une telle situation ? Que la différence entre les résultats scolaires d’un enfant de riches Chinois et celui issu d’une famille pauvre soit très réduite ? On peut ajouter que seulement 15% des familles chinoises sont monoparentales. Chiffre à comparer à celui de près de 50 % des familles afro-caraïbéennes.

Dominic Lawson n’est pas un journaliste téméraire. Il se contente courageusement de reprendre des chiffres publiés dans un rapport de décembre 2010 du Black Training and Enterprise Group, un groupe qui cherche à promouvoir au Royaume Uni le succès des minorités raciales.

Quand le journaliste de l’Indépendant a interrogé Jeremy Crook, le responsable de cette association, sur l’impact de ce rapport, il lui a répondu : « Au gouvernement, personne n’a voulu me recevoir car ces résultats ne les intéressaient pas. Peut-être seront-ils davantage intéressés aujourd’hui après les émeutes ? »

David Cameron dénonce « l’effondrement moral » de la société

David Cameron dénonce « l'effondrement moral » de la société

15/08/11 – 15h30
LONDRES (NOVOpress)
— Face à l’explosion de violence ethnique de ces jours et les vives tensions inter-communautaires qu’elle suscite, le Premier ministre britannique David Cameron ne s’est pas borné, comme le font habituellement ses homologues notamment français, à mettre en avant des explications « sociales ». En effet, il a promis de s’attaquer à “l’effondrement moral” de la société, qui a contribué selon lui à l’explosion des violences urbaines.

Faisant un terrible constat d’échec des politiques cosmopolites et libérales menées jusqu’alors, le premier ministre britannique a déclaré : “Avons-nous la détermination nécessaire pour nous attaquer à l’effondrement moral à petit feu” de la société “que l’on observe depuis quelques générations ?”.

Pour lui, ces graves émeutes sont “un avertissement” et il appele à une « reconstruction de la société anglaise ».

Le Premier ministre a également annoncé “une guerre totale contre les gangs”, estimant que les “éradiquer était une nouvelle priorité nationale”. Selon M. Cameron, “pendant des années, notre système a encouragé les pires comportements dans la population, a encouragé la paresse (…) et découragé le travail”.

Reste maintenant à savoir si ces déclarations seront d’avantage suivies d’effets que les promesses de « karcherisation » sarkozystes…