Colloque de l’Iliade « Restaurer le politique » : Entretien avec Romain Petitjean

colloque iliade

Paris Vox a publié cet entretien avec Romain Petitjean en charge de la coordination et du développement de l’Institut Iliade avant l’organisation de leur prochain colloque annuel.

Que peut-on attendre de ce neuvième colloque ?

Du foisonnement et de la vie !

Foisonnement intellectuel tout d’abord grâce au thème exigeant du politique qui sera traité une semaine avant le premier tour de l’élection présidentielle. Où se trouve vraiment le pouvoir ? Qui est l’ami ? Qui est l’ennemi ? Quels sont les alliés et les adversaires ? Les élections sont-elles notre seul horizon ? Comment imposer et diffuser nos thèmes dans le champ électoral mais aussi dans les autres champs de pouvoir ?

Foisonnement communautaire ensuite, le colloque annuel de l’Institut Iliade qui réunit plus d’un millier de personnes étant LE rendez-vous le plus important des identitaires en France. La Vie pleine et entière comme nous la revendiquons s’exprime et s’épanouit dans l’environnement esthétique que nous nous attachons toujours à soigner, et à travers les dizaines de stands d’exposants. Sans oublier la garderie qui permet d’accueillir les enfants et les familles (première unité politique attaquée frontalement par le système marchand déconstructeur) ni la buvette qui reprend, après la parenthèse malheureusement pas totalement refermée de la coronafolie, enfin ses droits !

Quel sens ont la politique et le citoyen à l’heure d’un monde ultra connecté ?

La connexion à outrance, l’horizontalité de la transmission des savoirs, la fluidité des échanges peuvent donner la fausse impression d’un lien entre les citoyens et la vie de la Cité. Il n’en est malheureusement rien, surtout dans un monde de consommateurs indifférenciés qui s’ébattent dans des sociétés ethniquement et culturellement hétérogènes.

Seuls une certaine verticalité, des corps intermédiaires solides, une subsidiarité naturelle, une dimension sacrée indispensable à nos vies et surtout le lien intime entre substrat ethnique et territoire, permettent une réelle démarche politique. C’est tout le sens de notre engagement.

Le premier tour de l’élection présidentielle se tient le 10 avril. L’Iliade réunit son colloque annuel une semaine plus tôt. L’identité sera-t-elle l’enjeu majeur de cette élection ?

Nous le souhaitons ardemment.

Les lubies assimilationnistes des républicains hors-sols, mais aussi d’une partie de la dissidence nous ont fait perdre énormément de temps alors même que les Européens, et le peuple Français, attendent de retrouver le souffle de l’histoire, le génie et la grandeur qui est la leur. Ça ne peut se faire qu’après avoir reconcilié ethnos et polis.

La justice sociale, la protection de notre environnement, notre génie créateur et explorateur sont autant d’objectifs qui sont aujourd’hui freinés à la fois par le système de la marchandise, le Grand Remplacement de nos peuples et le Grand Effacement de notre mémoire. Il faut s’attaquer de front à ces périls et le reste suivra !

L’Institut Iliade s’exporte bien, son manifeste est aujourd’hui traduit en Italien, un colloque a été tenu récemment en Espagne. L’avenir de l’Iliade s’écrit-il désormais en Europe ?

L’ensemble de nos livres est désormais traduit, ou en cours de traduction en anglais, en italien, en allemand et en espagnol. C’est évidemment par ce biais-là, celui de la doctrine et du corpus idéologique, que nous entretenons des liens avec les intellectuels et les militants de toute l’Europe.

Nous avons des correspondants dans de nombreux pays et mois après mois, nous activons ce réseau.

L’Institut Iliade a choisi un développement stratégique pérenne. Après huit années d’existence, l’Iliade possède une maturité suffisante pour accélérer son rayonnement international. Nous sommes lus et attendus.

Nous sommes aussi à l’affût des auteurs émergents dans les pays européens.

Découvrir le programme : https://institut-iliade.com/iliade/colloque-iliade-2022/

Tribune reprise de Paris Vox

[Zoom] Institut Iliade – Romain Petitjean et Solenn Marty : Manifeste pour l’enracinement

Nouvelle Vague #2 avec Laurent Obertone [vidéo]

14/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Censuré sur YouTube, voici le deuxième épisode de l’émission « Nouvelle Vague », avec Laurent Obertone et Romain Petitjean (Institut Iliade).

Voici un extrait du sommaire de l’émission :

04:32 Présentation de Laurent Obertone

08:44 Cahier de vacances

– Souvenirs d’enfance
– Les vacances de Laurent Obertone
– Les projets de rentrée

17:29 L’actu au shaker – Passe sanitaire, la tentation totalitaire ?
32:12 L’actu au shaker – Éric Zemmour, le feuilleton de l’été
42:35 L’actu au shaker – Grand Remplacement, réalité enfin admise ?
53:40 L’actu au shaker – Quotidien en plein déni


Comment se réapproprier notre identité européenne ? Avec Romain Petitjean de l’institut Illiade [vidéo]

Romain Petitjean

02/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’Institut ILIADE refuse le Grand Remplacement et appelle à la défense de notre civilisation.

Quand l’esprit se souvient, le peuple se maintient ! Comment se réapproprier notre identité européenne ? Avec Romain Petitjean de l’institut Illiade


L’Institut ILIADE s’expose : Fiat lux plutôt que Fiac luxe

Romain Petitjean, en charge de la coordination et du développement de l’Institut Iliade, présente l’exposition Renaissance(s) dans un entretien réalisé par François Bousquet pour le numéro 179 d’Eléments.

Elé­ments : Pour­quoi une expo­si­tion ?

Romain Petit­jean : Le pro­jet d’une carte blanche artis­tique a émer­gé il y a cinq ans au sein de l’Institut Iliade. Ce sont des dizaines d’artistes, tou­jours plus nom­breux chaque année, prin­ci­pa­le­ment ama­teurs, sen­sibles à notre vision du monde, qui se sont amu­sés à illus­trer les dif­fé­rents thèmes de nos col­loques. Le temps était venu d’exposer une sélec­tion des meilleures réa­li­sa­tions en plein cœur de Paris. Ce sera éga­le­ment l’occasion de décou­vrir les œuvres ori­gi­nales créées sur le thème « Renaissance(s) », ou celles d’artistes invi­tés comme les por­traits réa­li­sés par Jacques Ter­pant.

Elé­ments : Ça sera un salon des refu­sés ?

Romain Petit­jean : Plu­tôt celui des enra­ci­nés. Les thèmes abor­dés ne sont pas très en vogue au sein des habi­tuelles cote­ries qui agitent le monde de l’art contem­po­rain.

Elé­ments : Pour­quoi les beaux-arts sont-ils le parent pauvre du com­bat cultu­rel ?

Romain Petit­jean : Tout l’enjeu est d’éviter d’avoir des mili­tants poli­tiques qui manient le pin­ceau (comme ils ont pu grat­ter la gui­tare ou prendre la plume), mais d’avoir de véri­tables artistes, cou­ra­geux, dont les créa­tions entrent en réso­nance avec notre vision du monde et notre com­bat poli­tique.

Elé­ments : Quels sont vos modèles ?

Romain Petit­jean : Je peux en citer deux : Camille Saint-Saëns (1835–1921), pia­niste, orga­niste, célèbre com­po­si­teur fran­çais du Car­na­val des ani­maux, qui offrit l’opéra Déja­nire (1898) à la ville de Béziers dont le théâtre des Arènes fut pen­dant un temps sur­nom­mé la « Bay­reuth fran­çaise » par le milieu artis­tique. Ain­si Saint-Saëns illustre-t-il la façon dont un artiste, dans tout son génie, s’inscrit au milieu de la cité et du peuple.

L’autre modèle, c’est Chris­tophe Char­bon­nel, un sculp­teur contem­po­rain dont j’ai décou­vert par hasard les œuvres monu­men­tales, trai­tant notam­ment des grands mythes euro­péens. Artiste issu de l’école Duper­ré, il pra­tique le mode­lage depuis une ving­taine d’années. On retrouve dans ses sculp­tures son admi­ra­tion pour l’Antiquité : figure hié­ra­tique, ligne épu­rée, mode­lé pré­cis et ner­veux. Char­bon­nel renoue ain­si avec l’art des grands Anciens. Il a com­pris que le poète n’est que le pas­seur d’une Beau­té et d’une Tra­di­tion venues du fond des âges.

Elé­ments : Fiat lux ou Fiac luxe ?

Romain Petit­jean : Indé­nia­ble­ment la lumière plu­tôt que les ténèbres de l’escroquerie de l’art contem­po­rain qu’est la Fiac. On peut se deman­der ce que la pos­té­ri­té retien­dra d’œuvres aus­si absurdes que le Tree (le fameux « plug anal géant ») de McCar­thy et quelle trace lais­se­ra notre civi­li­sa­tion dans quelques siècles. L’art offi­ciel cache le véri­table art dis­si­dent.

Elé­ments : Figu­ra­tif ou abs­trait ?

Romain Petit­jean : Figu­ra­tif. L’exaltation de l’i­mage est même une reven­di­ca­tion. Entre l’iconoclasme de reli­gions obs­cu­ran­tistes et les délires décons­truc­teurs des uto­pies hors-sol, il faut réaf­fir­mer cette spé­ci­fi­ci­té figu­ra­tive propre à notre civi­li­sa­tion euro­péenne. Nous enten­dons redon­ner sa place à un art arti­cu­lé dont le public pos­sé­de­rait les codes nar­ra­tifs, dont il a été dépos­sé­dé depuis l’avènement du rea­dy-made ducham­pien.

Elé­ments : Pour­quoi Renaissance(s) ? Elle sera sin­gu­lière ou plu­rielle ?

Romain Petit­jean : Plu­rielle évi­dem­ment, comme la vie et la nature flo­ris­sante. Plu­rielle par la varié­té des sujets et des tech­niques uti­li­sées, par la mul­ti­pli­ci­té des démarches entre­prises par ces artistes proches de l’Institut Iliade : cer­tains sont direc­teurs artis­tiques, d’autres simples ama­teurs du dimanche, mais tous sont réunis par l’amour du beau et du juste qui est la rai­son d’être de l’Institut Iliade.

« Je marche dans l’Antiquité la plus reculée. Je veux relier le passé au présent, reprendre le souvenir, juger et arriver à compléter. »

Faisons nôtres ces mots de Rodin.

Entretien avec Romain Petitjean réalisé par François Bousquet

Tribune reprise du site de Polémia