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“Benchmarking” des migrants : “Gérard Collomb a raison” selon Robert Ménard

01/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Invité de RTL, le maire de Béziers a apporté son soutien au ministre de l’Intérieur, qui affirme que les migrants procèdent à des études de marché de l’asile en Europe.

Les gens qui fuient leur pays regardent les conditions d’accueil dans un certains nombre de pays, ils choisissent là où c’est le plus facile, le plus ouvert, là où il y a des avantages et des communautés pour les accueillir“, a poursuivi Robert Ménard.

Vous prenez les gens pour des crétins, vous croyez que les réfugiés sont des imbéciles qui vont au petit bonheur la chance ?


Ainsi on peut frapper Robert Ménard impunément !, par Philippe Bilger

Le samedi 5 mai dans l’après-midi à Saint-André-de-Cubzac (Gironde), le maire de Béziers Robert Ménard a été victime de violences de la part de dizaines de “manifestants antifas” alors qu’il avait été invité à s’exprimer dans une réunion de militants de divers partis de droite.

Insulté, empoigné, bousculé, il a été projeté au sol après avoir été frappé notamment par un coup derrière la tête. Il a dû subir cette agression – ayant entraîné 4 jours d’ITT – dans l’indifférence générale et la coupable lâcheté de ceux qui en ont été les témoins.

Mais j’oubliais : bien sûr il ne s’agissait que de Robert Ménard. Et avec lui tout est permis…

Plusieurs élus locaux présents n’ont pas bronché face à ce scandale. Pour l’abstention à tous points de vue, peut-être ? La non assistance à personne en danger ne leur serait pas applicable ?

Mais j’oubliais : Robert Ménard est plébiscité par les Bitterois comme un excellent maire et il est intolérable que cette réalité batte en brèche les faux procès qui lui sont intentés par des médias qui préfèrent s’indigner et le vitupérer qu’aller voir de plus près.

De vives protestations de la part du Parti socialiste, de LREM, du MoDem, d’EELV et de LFI s’étaient élevées contre sa venue, chauffant à blanc la bande de ceux qui ne rêvaient que de frapper Robert Ménard.

Mais j’oubliais : Robert Ménard est favorable à l’union des droites et c’est un crime.

Message sur Facebook d’une conseillère municipale à Saint-André-de-Cubzac : “Ménard a chuté à Saint André de Cubzac… Je suis pour les mouvements pacifistes, mais je dois avouer que le voir manger de la pierre cubzaguaise, c’est pas déplaisant! “. Dans notre démocratie, on peut lire ça !

Un tweet commun au MoDem et à LREM – lamentable alliance – annonçant un communiqué contre la venue de Robert Ménard en Gironde puisque “les Cubzaguais et le Nord Gironde ne méritaient que leurs partis mais pas “démagogie, haine et dirigeants réactionnaires”, délirait en incriminant “des campagnes visuelles odieuses à la création d’une milice jusqu’aux recensements ethniques : ceci n’a pas sa place chez nous !”. Robert Ménard est donc interdit de séjour dans son propre pays !

Mais j’oubliais : pourquoi se gêner puisqu’il s’agit d’une personnalité malfaisante qui n’a le droit d’être française, et encore, qu’à Béziers !

Les forces de gendarmerie présentes près de l’agression, pourtant prévenues de l’arrivée de Ménard par deux appels téléphoniques, ne se sont pas interposées.

Mais j’oubliais : Ménard est certes un élu mais pas de la bonne République, celle qui a la chance de voir les gendarmes se mobiliser pour elle !

La Préfecture de Gironde a été alertée sur cette passivité étonnante puisque les organisateurs de la réunion avaient, semble-t-il, tout préparé en concertation avec elle et la sous-préfecture de Blaye, afin de prévenir trouble, désordre ou violence. Le sous-préfet, Ponce Pilate supérieur, informé de l’agression maintenait que tout s’était déroulé normalement et se dégageait de toute responsabilité.

Ce serait risible, tellement typique des dysfonctionnements français où personne n’est jamais responsable ni coupable, si derrière cet épisode indigne n’était pas révélé un deux poids deux mesures mortel pour notre démocratie. En l’occurrence au détriment de Robert Ménard mais plus général, des exemples récents nous l’ont montré.

Ce n’est pas la première fois qu’une personnalité politique est agressée mais je n’ai pas le souvenir d’une telle violence dans l’action et d’un tel contentement de soi collectif dans l’appréhension de l’événement. Qu’il s’agisse de Jean-Marie Le Pen face à Annette Peulvast-Bergeal, maire PS de Mantes-la-Ville, qu’il s’agisse de l’élu normand Vincent Debraize s’en étant pris honteusement à Nathalie Kosciusko-Morizet et justement condamné, qu’il s’agisse de l’auteur de l’entartage d’Eric Coquerel – dont j’ai seulement regretté qu’il le judiciarise, lui, l’insoumis -, les réactions ont été vives et nul ne s’est avisé de minimiser ce qui s’était produit.

Mais j’oubliais : le 5 mai, Robert Ménard était la victime et l’idéologie imposait que surtout personne ne vînt à son secours au propre et au figuré.

C’est une sale et médiocre affaire. Le tabassage d’un élu tout seul par des énergumènes fiers d’eux. Et le silence.

Les médias, comme il ne s’agissait que de lui, ont effleuré ce scandale du bout de l’information durant plusieurs jours. Il fallait avoir du temps à perdre pour lire tout en bas d’une page du Monde la mention étique d’une “brève bousculade”. Comme c’est joliment et élégamment exprimé !

Robert Ménard est impulsif, parfois outrancier, obsédé par la liberté d’expression, enthousiaste, agaçant, stimulant ou déplaisant mais au grand jamais il n’a frappé un contradicteur ou même lancé un verre d’eau à son visage – comme l’avait fait petitement Arno Karsfeld. Ses armes de persuasion et d’argumentation ont toujours été celles d’une République honorable.

Qu’on soit dans un monde où on s’autorise à frapper qui n’est pas d’accord avec vous – et qui n’aurait pas le droit de venir dans une région de France pour y débattre – est affligeant. Et la sordide satisfaction qui a suivi, honteuse.

L’épouse de Robert Ménard a écrit à Gérard Collomb et sa lettre a été publiée, qui a enfin suscité un intérêt médiatique.

Le ministre de l’Intérieur, qui est un homme honnête et a toujours su mettre les principes au-dessus de ses antipathies, a toute latitude encore pour réagir. Il n’est pas trop tard. On a vu des sanctions pour bien moins que ces violences permises et facilitées.

Je risquais d’oublier : Robert Ménard est un ami. Cela ne m’a jamais empêché de critiquer telle ou telle de ses foucades ou de ses provocations. Dans sa riche nature, tout n’est pas à garder. Mais je suis scandalisé d’avoir dû choisir ce titre “Ainsi on peut frapper Robert Ménard impunément !” et accablé de le savoir vrai.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Ménard agressé par des militants de gauche, par Francis Bergeron

Le samedi 5 mai le maire de Béziers, Robert Ménard, se rendait à une réunion politique à Saint-André-de-Cubzac, au nord du département de la Gironde. Il s’agissait de participer à un débat sur le thème des rapprochements possibles entre la droite gestionnaire et la droite hors-les-murs. Il est vrai que les lignes de fracture évoluent très rapidement, en ce moment, que le paysage est en train de changer.

Les « forces de gauche » (et de progrès) avaient décidé de s’opposer à la venue de Robert Ménard dans la ville.

Au premier tour des présidentielles, Marine Le Pen avait recueilli là un quart des suffrages. La population locale est très réceptive aux thèmes de la droite nationale. Aussi le dénommé Aziz Skalli, grand démocrate local, « référent » de La République en Marche, avait-il appelé à s’opposer à la venue et aux « méthodes » de Robert Ménard.

Quelles méthodes ? Les violences physiques pour empêcher un adversaire politique de s’exprimer ? A priori, c’est du côté des amis de M. Skalli que ces méthodes sont pratiquées. car son appel à interdire la liberté d’expression a trouvé des relais, et lorsque le maire de Béziers s’est présenté à l’entrée de la salle de réunion, il a été frappé par une poignée d’individus, qui l’ont jeté à terre. Certains de ces cogneurs portaient des bannières de La France insoumise, comme on peut le voir sur les films pris à cette occasion. Les journalistes étaient en nombre, également, pour assister au lynchage. Quant aux forces de l’ordre, parfaitement informées du guet-apens, elles n’avaient pas reçu mission de protéger l’élu de Béziers.

Finalement, Robert Ménard a pu être dégagé. Mais l’agression se situe dans une parfaite continuité avec les violences enregistrées ces dernières semaines, un peu partout, et qui ont culminé lors des attaques des « black blocs », des formes de violence susceptibles d’évoluer ensuite vers les voies d’un terrorisme de gauche du type Action directe. Après le terrorisme islamiste, ou en cumul avec le terrorisme islamiste, ce serait évidemment une « exception française » dans l’Europe et le monde d’aujourd’hui que de connaître ce retour du terrorisme gauchiste.

Du « ragoût de phalange » pour une élue

A l’issue de l’affaire de Saint-André-de-Cubzac, une conseillère municipale de la ville, la dénommée Sandrine Hernandez, par ailleurs chargée de coopérations territoriales à Bordeaux métropole (fonctionnaire), a envoyé un tweet assez ahurissant : « Ménard a chuté à Saint-André-de-Cubzac… Je suis pour les mouvements pacifistes mais je dois avouer que le voir manger de la pierre cubzaguaise, c’est pas déplaisant. » Bien évidemment, les réseaux sociaux se sont déchaînés, fustigeant l’élue, « pacifiste » mais qui aime que les adversaires « mangent de la pierre ». Parmi les innombrables messages de soutien à Robert Ménard qui ont envahi la toile, certains internautes se proposent, pour leur part, de faire manger du « ragoût de phalange » à cette élue, expression d’origine militaire ou bordelaise, semble-t-il !

D’autres soulignent que l’élue, propriétaire d’une maison d’hôtes, Le Moulin du 45e, à Saint-André-de-Cubzac, a pour le moins une curieuse façon d’accueillir les hôtes, en répondant à un passage dans sa ville par un… passage à tabac !

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Robert Ménard

Robert Ménard : « J’ai été tabassé par des gens d’une violence extrême encouragés par la classe politique »

En se rendant à une réunion pour appeler à l’union des droites à Saint-André-de-Cubzac (Gironde), Robert Ménard a été agressé, verbalement et physiquement, par quelques dizaines d’antifas, sans que les élus locaux ni les forces de l’ordre n’interviennent.

S’il déplore évidemment la violence de ces « fascistes de gauche », Robert Ménard dénonce aussi la responsabilité des élus qui les avaient appelés à manifester contre sa venue.

Vous avez été pris à partie par une bande d’extrême gauche alors que vous vous rendiez à une réunion où vous interveniez pour appeler à l’union des droites. Que s’est-il passé exactement ?

J’arrivais à cette réunion un quart d’heure avant pour préparer mon intervention. Il y avait quelques dizaines de ces personnes qui se définissent comme des antifas. Ce sont en réalité des fascistes de gauche. Ils ont commencé à m’insulter, à me donner des coups, des coups à la tête, me faire tomber, continuer à me taper dessus et taper sur les gens qui m’accompagnaient. Il s’agit de véritables comportements de voyous.
De surcroît, tout cela s’est passé en présence d’élus locaux. Ils n’ont pas bronché. Ni eux, ni même les forces de l’ordre ne sont intervenus.
Je suis pourtant un élu de la République. Au final, cet incident montre qu’un élu de la République peut se faire taper dessus, renverser, se faire rouer de coups sur la tête sans que ni les élus locaux, de la majorité locale, ni même les forces de l’ordre considèrent qu’il faut intervenir immédiatement. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Avez-vous l’impression d’être un élu de seconde zone ?

Je ne sais pas. Je ne veux pas porter d’accusations, mais je constate les faits.
Avant même ma venue, certaines personnes du PS local, du MoDem, des écologistes et de la République en marche avaient appelé à manifester. Ils avaient fait des déclarations prétendant que j’avais développé des milices à Béziers. Vous m’entendez, on me reproche d’avoir monté des milices ! Quelle folie ! Il n’y a évidemment rien de tout cela à Béziers.
Ces gens-là portent aussi la responsabilité de ces actes de violence. J’espère que ces partis se rendront compte de la responsabilité qu’ils prennent en tenant des propos inadmissibles sur d’autres élus quand bien même ce sont des adversaires politiques. Nous sommes en République, en démocratie. On peut s’engueuler, mais pas se taper dessus. Or, c’est pourtant bien ce qui s’est passé.

Avez-vous été blessé et qu’avez-vous fait ?

Je sors à l’instant de la gendarmerie où j’ai déposé plainte, comme l’on fait d’ailleurs les élus qui m’accompagnaient et qui ont été tabassés.
Évidemment, je vais de ce pas à la clinique voir ce qu’il en est des douleurs que je ressens. Quand vous êtes tapé et jeté à terre, ça laisse des traces. C’est ce que je vais faire constater par un médecin.

Vous sembliez accuser les gendarmes de passivité. Qu’en est-il exactement de leur réaction ?

Je constate qu’ils n’étaient pas là au moment où ils devaient y être. Quand on sait que des antifas vont manifester, avec la violence qui les caractérise, contre un élu qui vient faire une intervention, il me semble que leur devoir est de protéger cet élu.
On m’a demandé si j’avais des gardes du corps. Évidemment que non ! J’attends que les forces de l’ordre me protègent en qualité d’élu, comme ils doivent protéger chaque citoyen.

Cela vous est-il arrivé depuis que vous êtes maire de Béziers ?

Jamais dans ma ville, quelqu’un ne m’a agressé. Jamais, lorsque je me promène dans une ville, qui que ce soit ne m’a agressé. C’est la première fois.
C’est le fait de gens d’une violence extrême, par ailleurs encouragés de fait par une classe politique qui explique que telle ou telle personne ne serait pas le bienvenu dans tel ou tel endroit.
Qu’est-ce que c’est que cette conception de la démocratie ?

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Robert Ménard

Robert Ménard, le maire de Bézier a été relaxé hier par la cour d’appel

15/03/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Condamné en avril 2017 pour « incitation à la haine raciale » pour avoir déclaré qu’il y avait trop d’enfants musulmans dans les écoles de sa ville ; les juges d’appel ont finalement justifié cette soudaine relaxation par un changement de la jurisprudence de la Cour de Cassation.

Cette dernière exige désormais une « exhortation éventuellement implicite à la haine ou la discrimination » pour que le délit soit constitué.

Ce procès signe ainsi la défaite des associations antiracistes et donne raison au maire de Béziers pourtant coutumier des polémiques.


Robert Ménard

Robert Ménard : « Vive la révolution conservatrice ! »

Le site Boulevard Voltaire publie cet entretien avec Robert Ménard. Le maire de Béziers en appelle à une véritable révolution conservatrice.

Vous vous êtes félicité de la victoire des autonomistes en Corse. Une nouvelle provocation ?

Il est quand même incroyable que les mêmes qui se félicitent de la montée d’un sentiment identitaire au sein du peuple français poussent des cris d’orfraie quand il s’agit du peuple corse. Les mêmes qui félicitent l’État canadien quand il reconnaît la spécificité linguistique du Québec, mais la condamnent quand il s’agit de l’île de Beauté. Je reprendrais volontiers à mon compte ces propos de 2009 d’Alain de Benoist qui moquaient déjà « l’inconséquence […] de ceux qui dénoncent le jacobinisme de Bruxelles, mais le pratiquent chez eux sans état d’âme ; qui voient dans l’homogénéisation culturelle un péril à l’échelle mondiale, mais une nécessité à l’échelle nationale ; qui invoquent le respect de la subsidiarité à l’extérieur des frontières, mais en rejettent l’application à l’intérieur ; qui revendiquent le droit à la différence contre les “eurocrates”, mais refusent de reconnaître ce même droit au bénéfice du peuple corse ou breton ». Tout est dit !

Après les Catalans, les Corses ?

Je ne cesse de le répéter, la véritable révolution – une révolution conservatrice – que j’appelle de mes vœux passe par une refondation de notre République. Une refondation qui redonne le pouvoir au niveau où il peut le mieux s’exercer. Avec deux impératifs : l’autonomie et la subsidiarité. Cette dernière consistant à préférer, à compétence égale, le niveau le plus proche du citoyen. Cette approche va, c’est vrai, à l’encontre de tout ce que pense, de tout ce que pratique notre classe politique. Celle-ci est, quasi unanimement, centralisatrice. Et quand elle met en place la décentralisation, c’est pour construire des baronnies qui, dans chaque région, dupliquent le modèle parisien. Une sorte de jacobinisme au petit pied. Et cela ne date pas d’hier. C’est Friedrich Engels qui réclamait « l’extermination des Serbes et autres peuplades slaves, ainsi que des Basques, des Bretons et des Highlanders d’Écosse ». Et Karl Marx qui renchérissait : « La prochaine guerre mondiale fera disparaître de la surface de la terre, non seulement des classes et dynasties réactionnaires, mais des peuples réactionnaires entiers. Ceci fait aussi partie du progrès. » Et ils restent les modèles de certains…

Est-ce si important ?

C’est Tocqueville qui expliquait que « l’esprit de liberté » ne pouvait se cultiver qu’au niveau des associations locales et des communes. J’en suis persuadé. Mes propres amis reprochent à l’Europe de décider à la place des Français mais trouvent normal que Paris décide en lieu et place de nos communes, de nos départements, de nos régions… Or, c’est à partir de nos territoires, de nos villes moyennes, de nos villages que nous pourrons partir à la conquête du pouvoir. C’est là, dans cette France esseulée, abandonnée, délaissée, désertée, que nous trouverons les bataillons prêts à nous suivre et même à nous précéder. Comme nous ont précédés des personnalités venues d’autres horizons que le petit Landernau politique. Sur le terrain des écoles hors contrat, par exemple, une Anne Coffinier aura été plus active, plus visionnaire que tous nos amis politiques réunis. La Manif pour tous est d’abord l’œuvre d’une « marginale », Frigide Barjot, sur qui pas grand monde n’aurait joué un kopek… Mais, j’insiste, il nous faut d’abord nous appuyer sur cette partie de notre pays, première victime d’un capitalisme financier qui n’a d’égards pour personne et pour rien. Cette France faite de rideaux de fer baissés dans les centres-villes, de quartiers ravagés par le communautarisme, de zones industrielles aux hangars déserts… Face à cela, Emmanuel Macron peut toujours vanter start-up, geek, 2.0 et high-tech, le peuple, le petit peuple, lui répondra : fin des emplois aidés et coupes budgétaires… Moins sexy, sûrement !

Mais qui peut être le porte-voix de cette France ?

Pour faire vite, j’allais dire un Trump à la française. Un Trump pour son obstination à tenir, envers et contre tout, les promesses faites à ces « petits Blancs » méprisés par l’establishment et les médias. Un Trump pour des mots qui disent la réalité sans fard, sans faux-semblants. Un Trump pour son souci du fin fond du pays et pas seulement des centres de pouvoir. Mais à la française, c’est-à-dire inscrit dans une histoire, dans une culture, dans une civilisation qui sont les nôtres. Il nous faut quelqu’un qui ait une véritable empathie pour les plus humbles, une passion charnelle pour la France, une capacité à rassembler notre peuple aujourd’hui désorienté, déboussolé. Un homme ou une femme qui sache nous parler de notre avenir, de notre ambition dans ce monde tout en refusant de sacrifier des pans entiers de notre pays, des pans entiers de ce que nous sommes.

Un Laurent Wauquiez, par exemple ?

Quand je lis l’interview qu’il vient d’accorder à Causeur, j’applaudis des deux mains. Mais il est en pleine campagne électorale… Or, comme il le dit lui-même, « le problème de la droite française, ce n’est pas de trop en dire, c’est de ne pas assez en faire ». Si notre agrégé d’histoire ne manque pas de talent, de formules qui font mouche, de reparties cinglantes, multipliant les citations – de Philippe Muray à la philosophe Simone Weil en passant par Michel Houellebecq -, il est également intéressant par ses silences, ses esquives. Rien de précis sur les conditions d’obtention de la nationalité française, pas plus sur la Cour européenne des droits de l’homme… bref, on peut avoir le sentiment qu’on est, une fois de plus, dans la rhétorique. De plus, quand il rend hommage à des personnalités qui l’entourent comme Virginie Calmels, ex-bras droit d’Alain Juppé, ou Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille, on peut difficilement éviter de s’interroger sur la capacité de cet attelage à changer les choses…

Bref, vous ne lui faites pas confiance…

Pour tout dire, je le trouve à la fois séduisant intellectuellement et d’une rare arrogance. Incapable de dire du bien d’un seul de ses opposants – même le ministre de l’Éducation nationale ne trouve pas grâce à ses yeux. D’un sectarisme confondant à l’égard du Front national et de ses dirigeants. Frisant la mauvaise foi, pour ne pas dire l’ignominie, quand il parle à leur propos d’antisémitisme. « Ces gens-là », comme il dit, méprisant, sont aussi respectables que lui. Il faudra qu’il le comprenne. Ses électeurs, eux, l’ont compris depuis longtemps…

Alors, qui pour incarner ce printemps des droites ?

Encore une fois, personne à l’heure qu’il est. Travaillons sur un programme, mettons en avant les expériences qui réunissent, imaginons comment « commémorer » les cinquante ans de Mai 68… mais à notre manière ! Et tenons à distance tous ceux qui, parmi nous, voudraient profiter des questions, des doutes qui nous assaillent pour tenter, petitement, de jouer leur carte… Nous ne serons le marchepied de personne. Nous voulons juste faire la courte échelle à la France.

On se retrouve la semaine prochaine sur Boulevard Voltaire ?

Assez parlé ! Bossons, chacun à son niveau, dans sa mairie, dans son association, dans sa mutuelle, dans son exploitation agricole, dans son entreprise, dans son école, dans son média alternatif. Inventons une autre façon de créer, de fonctionner, d’avancer. À la base, près des gens, au plus près du terrain. Confrontons nos expériences. Tirons-en des enseignements, des propositions plus générales. On se reparlera plus tard. Rendez-vous au printemps.

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Macron, silencieux sur la laïcité attaquée, par Ivan Rioufol

La guerre des crèches aura-t-elle lieu ? Nombreux sont les élus qui semblent prêts, comme Robert Ménard à Béziers, à tenir tête à la justice administrative, quand celle-ci interdit une telle exposition dans un lieu public, au nom de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. La décision du Conseil d’Etat d’interdire la croix surplombant une statue de Jean-Paul II à Ploërmel a peut-être été la goutte d’eau de trop, auprès d’une opinion excédée par les reculades des pouvoirs publics. Il est vrai que le Conseil d’Etat se montre, en comparaison, particulièrement bienveillant devant les exigences de visibilité de l’islam politique. Celui-ci ne cesse de s’afficher davantage dans l’espace public, notamment à travers les voiles, les minarets ou les prières de rue.

Ce lundi matin, sur LCI, le député France insoumise Alexis Corbière a renvoyé dos-à-dos les prières de rue et les crèches dans les mairies, pour les refuser pareillement au nom de la laïcité. Il explique : “J’ai été enfant de chœur, et je demande à ma mère, qui habite le sud de la France, de faire une petite crèche de santons à la maison, pour que mes enfants voient ça (…) Pour autant une mairie doit être un lieu de la laïcité”. Mais ce relativisme compare ce qui n’a rien à voir. Les prières de rue sont des actes de revendications religieuses et politiques qui piétinent sciemment, en effet, la laïcité. L’hommage que rendent les crèches à un nouveau-né et à ses parents, pauvres et nomades, relève d’une tradition culturelle inscrite dans la civilisation française et occidentale. Pour beaucoup de Français, refuser les crèches revient à arracher ce qui leur reste de racines. Cette violence d’Etat peut devenir périlleuse.

La victoire nationaliste, enregistrée dimanche au premier tour de l’élection territoriale corse, fait comprendre, à ceux qui voudraient l’oublier, combien la mémoire d’un peuple demeure un puissant moteur politique. Si Gilles Siméoni, qui conduisait la liste nationaliste, a recueilli 45,36% des voix (avec 48 % d’abstentions), le candidat macronien n’a obtenu que 11,26% des suffrages, et 3, 28% pour un FN inutile. La lecture du vote ne peut se réduire au seul périmètre de l’île. Le scrutin illustre le réveil identitaire des nations et des peuples, partout observable en Europe. Or ce phénomène fait partie des impensés d’Emmanuel Macron. Notre Barack Obama, qui a rencontré l’ex-président américain samedi à Paris, persiste à croire en une modernité post-nationale qui enterrerait le vieux monde. Macron fait là une grave erreur. Hier, le JDD assurait d’ailleurs que le chef de l’Etat avait renoncé à se prononcer sur la laïcité, à l’occasion du jour anniversaire de la loi de 1905, le 9 décembre. Cette prudence laisse deviner les faiblesses du président face à un islam subversif qu’il n’ose rappeler à l’ordre.

Donald Trump, la bête noire des médias, n’a pas ses réserves. En inaugurant le sapin de Noël de la Maison Blanche, il a tenu à rompre avec le politiquement correct en vogue chez son prédécesseur. Au lieu du passe-partout “Joyeuses fêtes”, également en vogue en France depuis des années, Trump a souhaité sur Twitter un “Très Joyeux Noël !”. Macron défendra-t-il les crèches publiques, et la réhabilitation du Joyeux Noël ? Son silence parle pour lui…

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 décembre et repris du blog d’Ivan Rioufol

Robert Ménard

Robert Ménard : « Bien sûr, on fera une crèche cette année ! »

Le Conseil d’État a définitivement tranché : la crèche de la mairie de Béziers est interdite.

Pour Robert Ménard, cette décision de justice ne concerne que la crèche de 2014 : depuis lors, des crèches plus adaptées, mieux insérées dans les festivités de la ville, ont été présentées. Il ne désespère donc pas de convaincre le Conseil d’État de changer de position pour ces autres crèches, qui font chacune l’objet d’une plainte spécifique… mais aimerait aussi vivement qu’on cesse de les harceler !

Robert Ménard, le Conseil d’État a définitivement tranché l’affaire qui oppose la ville de Béziers à l’État depuis trois ans. Vous n’avez pas le droit d’installer une crèche dans la mairie de Béziers. Quelle est votre réaction face à cette décision du Conseil d’État ?

Tout d’abord, je rappelle que cette décision ne concerne que la crèche de 2014. Ce n’est pas une décision qui concerne les crèches en général, mais bien cette crèche-là !
Or, depuis 2014, un certain nombre de jurisprudences et de positions du Conseil d’État sont venues préciser ce qui est permis en matière de crèches dans les mairies.
Depuis trois ans, nous présentons des crèches différentes, des crèches plus adaptées, plus insérées dans les festivités de la ville, et des crèches plus culturelles.
Je ne désespère pas, car il y a d’autres contentieux. Il y a un contentieux initié chaque année par les mêmes organisations, la Ligue des droits de l’homme, les Libres penseurs…
Toutes ces personnes vivent largement avec notre argent et leurs plaintes sont leur fonds de commerce. Nous avons donc une plainte à chaque fois. Je pense qu’on en aura encore une cette année, car nous ferons bien sûr une crèche cette année. C’est pourquoi j’espère que le Conseil d’État changera de position quand il aura étudié les autres crèches de la ville.

S’il ne s’agit que de 2014, qu’en est-il des crèches 2015, 2016 ou 2017 ?

À chaque crèche, nous avons des poursuites différentes. Cela donne lieu à toute une batterie de décisions.
Il y a d’abord les référés. Ils ont chaque fois été perdus jusque-là .
Ensuite, une décision de fond est rendue, puis un appel et enfin éventuellement, de nouveau, le Conseil d’État.
Ce n’est pas comme le titre la presse locale : « L’État dit non au maire de Béziers. »
En réalité, l’État a dit non à une crèche construite en 2014.
Je ne désespère pas de convaincre le Conseil d’État. Mais, en même temps, arrêtons de nous harceler ! C’est quand même invraisemblable !
On se pose la question de savoir si on va refaire venir en France des djihadistes et leur famille qui ont choisi de trahir ce pays et on ne me laisse pas mettre une crèche dans mon hôtel de ville parce que ce serait attentatoire à je-ne-sais-quoi. C’est peut-être attentatoire à une conception djihadiste de la laïcité.
J’ai une conception libérale de la laïcité.
Bien sûr que chaque religion doit pouvoir s’exprimer de façon paisible, mais on ne va pas éradiquer toutes les traces du catholicisme dans l’Histoire de France et pourchasser chacune des crèches de nos hôtels de ville.

Cette décision n’intervient-elle pas en écho à la polémique de la statue de saint Jean-Paul II de Ploërmel ?

Absolument.
La moitié des peintures de la salle de mon conseil municipal sont religieuses.
Que dois-je faire ? Dois-je les enlever et les brûler ? Cela ne rime à rien.

Encore une fois, je suis respectueux de la laïcité, mais une laïcité ouverte, tolérante et qui ne consiste pas à pourchasser ce que nous sommes et à nier notre histoire.
À Béziers, comme dans le reste de la France, nous ne sommes pas un pays de tradition musulmane, mais de tradition judéo-chrétienne. Il ne s’agit pas de déclarer la guerre aux autres religions. Chaque année, lors de l’inauguration de la crèche, sont présents évidemment les représentants du culte catholique, mais aussi du culte musulman.
Il y a des messages de solidarité de toute part. L’an dernier, 23.000 personnes sont venues visiter la crèche de Béziers dans une ville de 77.000 habitants. En lisant les livres d’or, il est facile de se rendre compte qu’ils ont été signés par des gens de toutes confessions, ou d’aucune confession, qu’ils soient agnostiques ou athées. Chacun se félicitait de cette initiative.
Pour les catholiques, c’est évidemment d’abord et avant tout la naissance du Christ, et pour ceux qui ne le sont pas, non seulement ils respectent nos croyances, ils ajoutent que c’est une belle façon de rendre hommage à la famille.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Robert Ménard

Robert Ménard : « Je suis confondu par l’archaïsme de nos droites »

Robert Ménard considère que si l’on veut gagner, il est nécessaire d’avoir le devoir de développer une vision alternative, cohérente, pragmatique, audacieuse. Il s’en explique sur le site Boulevard Voltaire.

Si l’on vous entend bien, vous voulez construire, avec Les Amoureux de la France, une autre droite…

Absolument. Une droite girondine. Une droite à la fois fière et ouverte aux autres. Une droite qui s’émeut aux vers d’Edmond Rostand mais sait être pragmatique, de bon sens. Une droite soucieuse du seul bien commun. Une droite qui refuse de se laisser enfermer dans une image ringarde qui sentirait le formol et la naphtaline. Une droite audacieuse dans les questions qu’elle pose et qu’elle se pose, iconoclaste parce que se moquant des diktats des uns et des autres, des médias et de ses pairs. Une droite qui refuse les facilités, les propos de campagne, les promesses qu’elle sait intenables. Une droite de liberté, d’exigence démocratique, profondément européenne. Pour cela, il nous faut regrouper tous ceux qui sont prêts à cette « révolution culturelle », et ils n’étaient pas tous là lors du lancement de notre plate-forme, loin s’en faut…

On vous sent de plus en plus critique à l’égard des prises de position de ceux qui sont pourtant vos partenaires politiques…

Je suis confondu par l’archaïsme de nos droites. Je constate, comme chacun, d’un côté la révolution technologique et les avancées de la science et, de l’autre, des politiques quasi muets sur les conséquences de ces changements radicaux. Quelques exemples. Aujourd’hui, une poignée d’entreprises, toutes nord-américaines, peuvent s’immiscer dans notre vie – le mot est d’ailleurs mal choisi, puisque c’est volontairement que nous leur confions notre intimité – sans que nous nous interrogions vraiment sur cette nouvelle dépendance. Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft sont le Big Brother du 1984 de George Orwell version cool, sympathique, souriante. Comment répondons-nous à ce défi, à cette ombre portée sur nos libertés ? Je n’en sais rien mais, plus grave, je ne sais pas vers qui me tourner pour m’aider à y voir plus clair. Dans un tout autre domaine, l’homme génétiquement modifié qu’on nous annonce pour demain, le transhumanisme, ne vont pas sans poser des questions, c’est le moins qu’on puisse dire. Pas un mot, si ce n’est des banalités, dans les programmes des politiques les plus proches de nous. Comme s’ils ne pensaient qu’avec des concepts du siècle passé – autant dire du Moyen Âge, à la vitesse des changements à l’œuvre…

Mais il y a d’autres priorités ! Ces questions ne sont pas le quotidien de vos électeurs…

Vous vous trompez. Si, en effet, on ne s’interroge pas, chaque matin en se levant, sur sa dépendance à l’égard des géants de la Silicon Valley, beaucoup de parents s’inquiètent, en revanche, du devenir de leurs enfants biberonnés aux écrans de toutes sortes. De même, je ne crois pas être le seul à m’effrayer de ce que nous mettons dans nos assiettes. Des produits dont, en vérité, nous ne savons pas vraiment ce qu’ils contiennent, comment ils ont été faits, par qui ils ont été fabriqués. Ce qui, me semble-t-il, n’est pas étranger à la montée en puissance et en sympathie de mouvements comme L214 ou le véganisme. Tout cela pour vous dire que nous ne pouvons nous contenter du prêt-à-penser qui nous tient lieu de viatique pour, croyons-nous, changer le monde.

Si l’on vous entend bien, vous voulez construire, avec Les Amoureux de la France, une autre droite…

Absolument. Une droite girondine. Une droite à la fois fière et ouverte aux autres. Une droite qui s’émeut aux vers d’Edmond Rostand mais sait être pragmatique, de bon sens. Une droite soucieuse du seul bien commun. Une droite qui refuse de se laisser enfermer dans une image ringarde qui sentirait le formol et la naphtaline. Une droite audacieuse dans les questions qu’elle pose et qu’elle se pose, iconoclaste parce que se moquant des diktats des uns et des autres, des médias et de ses pairs. Une droite qui refuse les facilités, les propos de campagne, les promesses qu’elle sait intenables. Une droite de liberté, d’exigence démocratique, profondément européenne. Pour cela, il nous faut regrouper tous ceux qui sont prêts à cette « révolution culturelle », et ils n’étaient pas tous là lors du lancement de notre plate-forme, loin s’en faut…

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Robert Ménard

Robert Ménard : « Créons ce grand mouvement conservateur dont la France a besoin »

Alors que Marine Le Pen promet une « refondation historique » de son parti, Robert Ménard invite la présidente du Front National à tout mettre sur la table.


À Toulouse, Marine Le Pen a promis de tout revoir au Front national, du « sol au plafond ». Que lui répondez-vous ?

Chiche ! J’ai envie de la prendre au mot. Et de lui faire confiance. Oui, après le séisme de la présidentielle, il faut qu’elle revoie toute sa copie. Et je ne parle pas des questions d’organisation interne qui ne me regardent pas, n’étant pas membre du FN. Oui, il faut s’interroger sur ce programme qui, après avoir fait progresser son parti, l’a conduit dans le mur. Oui, il faut questionner l’incapacité du FN à tisser des liens avec d’autres partis, à l’exception, c’est vrai, de l’éphémère flirt avec Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan. Oui, il faut revoir toute une rhétorique qui fait peur à un électorat partageant pourtant, sur le fond, nos analyses et, moins souvent c’est vrai, nos solutions. Oui, il faut en finir avec une culture uniquement protestataire et se poser en parti capable de gouverner. Marine Le Pen a raison de dire qu’elle ne veut pas « être l’opposition » mais « être l’alternance ».

Vous applaudissez des deux mains…

Je veux retenir de ce premier discours qui a suivi le départ de Florian Philippot ce qui me semble positif. Même si je m’interroge sur la suite qui sera donnée à cette séparation dans le couple qu’elle formait avec son numéro 2. Personnellement, je n’avais rien contre Florian Philippot. Même si je me suis toujours opposé à la ligne politique qu’il incarne et n’ai cessé de le dire. Il faut tourner une page. Mais pas pour revenir au Front national de Jean-Marie Le Pen. Pas pour s’enfermer dans un discours uniquement tourné vers le passé, recroquevillé sur une vision paranoïaque du monde.

Des exemples ?

L’Europe n’est pas notre ennemie ! La France est une nation européenne. Et si je suis de ceux qui montrent du doigt la bureaucratie bruxelloise, je ne crois pas que tous nos problèmes trouvent leur origine dans la Commission européenne. C’est un peu court, c’est un peu facile comme explication… Si notre école va mal, c’est la faute à Bruxelles ? Si nos familles sont ébranlées dans leurs fondements mêmes, c’est la faute à Bruxelles ? Si nous esquivons les questions difficiles, cruciales que pose l’islam radical pour l’intégration que nous réclamons, c’est la faute à Bruxelles ? Si nous ne renvoyons pas ceux qui se voient refuser le statut de réfugiés politiques, c’est la faute à Bruxelles ? Qui peut le croire ? Mais c’est tellement commode…

Mais le programme du Front national ne se réduit pas à cela…

J’ai l’impression que vous n’avez pas bien lu ou relu les 144 propositions du programme de Marine Le Pen à la présidentielle. La première était consacrée… à la tenue « d’un référendum sur notre appartenance à l’Union européenne ». Il y avait même une proposition 93 qui proposait de « retirer le drapeau européen » de tous les bâtiments publics… Vous conviendrez que c’est d’une urgence absolue !

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Robert Ménard

Robert Ménard : « Je souhaite que le FN puisse s’allier avec le reste de la droite »

Vous saluez le fait que le Front national ait l’occasion de redevenir un parti de droite…

Je souhaite que le Front national cesse de faire peur à un certain nombre de gens et puisse s’allier avec le reste de la droite.
On ne peut pas gagner tout seul. La droite classique ne gagnera pas toute seule non plus maintenant.
Or nos électorats partagent bien des points communs. Ecartons ce qui nous sépare. Je pense par exemple, à la sortie de l’Euro ou encore aux revendications sur les 35 heures et la retraite à 60 ans.
Ensuite, voyons comment on peut construire à partir de la base un nouveau mouvement capable non seulement de faire un gros score aux élections, mais aussi de gagner une élection.
Or aujourd’hui, ce qui vient de se passer c’était un préalable qu’il fallait remplir. Ce préalable est rempli. Monsieur Philippot n’est plus là. Il sera ailleurs.
Maintenant, encore une fois, il faut changer de ligne politique, être plus réaliste, plus terre à terre, plus près des gens, et pleins de bons sens.
Voilà la politique qu’il faudrait adopter et gagner les élections.

Vous n’avez pas peur que le départ de Florian Philippot précipite l’implosion du Front national ?

Cela est l’affaire du Front national. Honnêtement ce n’est pas la mienne.
Je n’y suis pas et je ne suis dans aucun parti. Les conséquences à l’intérieur du Front national concernent le Front national.
Toutes ces histoires ne m’intéressent pas.
Ce qui m’intéresse, c’est mon pays et le changement de politique de mon pays.

Pour changer la politique de mon pays, il faut réconcilier les électorats des différentes droites. Cela se fera malheureusement contre les Etats-majors et contre les égos des uns et des autres.

La plupart des femmes et des hommes politiques ne pensent qu’à eux et d’abord à eux.
Je pense qu’ensuite, si cela a des conséquences, heureuses ou pas heureuses, pour le Front national c’est son affaire.

Extrait d’un entretien accordé par Robert Ménard à Boulevard Voltaire

Marine Le Pen Nouveau Front

Pour Marine Le Pen, l’union des droites est « une vieille illusion »

15/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A deux jours de la présentation par Nicolas Dupont-Aignan d’un « programme commun » des droites, Marine Le Pen rejette par avance tout projet fondé sur une « union des droites ». Pour la présidente du Front national, celle-ci est « une vieille illusion ». Elle l’affirme dans un entretien au Parisien :

« La grande avancée de la recomposition politique française actuelle, c’est d’être sorti du clivage gauche-droite. Alors ça n’est pas pour le reconstituer maintenant ! Moi, je m’adresse à tous les patriotes, qu’ils viennent de droite ou de gauche. L’union des droites… c’est une vieille illusion. Et une trop petite ambition. »

Dans ce même entretien, Marine Le Pen répond sèchement à Robert Ménard, qui l’avait critiquée cet été dans une Lettre ouverte à mes amis du Front national :

« Robert Ménard a un parti qui s’appelle comment déjà ? Oz ta droite, c’est ça ? Qu’il s’en occupe. J’accepte d’entendre les critiques, pour peu qu’elles soient associées à des propositions constructives et ne venant pas de gens qui font de la seule critique une véritable profession. »

Le « Nouveau Front » est un combat, comme l’union…

Robert Ménard

Robert Ménard : « C’était un débat comme on n’avait pas l’habitude d’en voir »

04/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Au lendemain du débat télévisé de l’entre-deux tours de la présidentielle, Robert Ménard était l’invité de France Inter. « C’était un débat comme on n’avait pas l’habitude d’en voir », a diplomatiquement commenté le maire de Béziers : « Jusqu’ici on avait la droite classique contre la gauche classique. [Là] on est sur un pugilat » entre Marine Le Pen, qu’il a trouvée bonne sur les questions régaliennes, et Emmanuel Macron, qui, lui, était calme. Robert Ménard en a profité pour réaffirmer qu’il était contre la sortie de l’euro.

Robert Ménard

Robert Ménard : « Macron incarne tout ce qu’on ne veut plus ! »

24/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Robert Ménard réagit aux résultats du premier tour. Il est atterré par la première place de M. Macron, dont l’élection marquerait le début d’un « Hollande saison 2 ».

Et la droite, en appelant à voter Macron, forme un « syndicat des perdants » qui ne cherche qu’à conserver ses postes.

Il faut, en votant Marine Le Pen, même si on a des désaccords avec elle, « donner un grand coup de pied dans la fourmilière ».



Déclaration de Robert Ménard suite au résultat… par bvoltaire

Robert Ménard

Robert Ménard : « Je serai candidat à la mairie de Béziers en 2020 »

21/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Elu maire de Béziers en 2014, Robert Ménard l’annonce dans le Journal de Béziers : « Je serai candidat à la mairie de Béziers de 2020. » Dans un long entretien au bimensuel municipal (n° 53 du 15 mars 2017), il explique que si « la ville a commencé à changer […], est plus belle », « nous sommes loin du compte » : « Les trois années qui me restent avant la fin de ce mandat ne seront pas suffisantes pour mener à bien tous les projets que j’ai en tête. Il nous faudra, il me faudra plus de temps. D’où la décision que je viens d’annoncer. »

Robert Ménard réitère également sa volonté de demeurer un homme libre…

« Je ne suis d’aucun parti. Je n’appartiens à aucun clan. Je n’ai de compte à rendre à aucune coterie. »

…et de poursuivre l’union des droites au niveau local :

« L’équipe que je mène aujourd’hui est forte d’une majorité d’élus qui, comme moi, n’appartiennent à aucune formation politique. Les autres militent dans des partis très divers : Front national, Les Républicains, le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan, le Centre national des Indépendants et Paysans ; le SIEL de Karim Ouchkih, le RPF de Christian Vanneste… Toutes les couleurs de la droite ! Et cela me convient parfaitement. »

Robert Ménard Béziers 2020

Robert Ménard poursuivi : affirmer qu’il fait jour à midi devient dangereux !

C’est donc le 25 avril que Robert Ménard connaîtra le sort que lui réserve la 17e chambre correctionnelle et, à la suite de Maître Gilles-William Goldnadel, nous l’assurons tous de notre sympathie.

Mais n’ayons aucune crainte, cette noble juridiction a basé sa réputation planétaire sur l’objectivité présidant aux verdicts de ceux qui prétendent encore user de leur liberté d’expression, surtout quand le Mrap, la Licra, SOS Racisme et le Collectif des lesbiennes sado-masochistes du Haut-Poitou sont parties civiles. Meuhh non, je rigole ! Je sais bien qu’aujourd’hui, pour être condamné, il suffit de constater que ce qui est est (non, il n’y a pas de faute de frappe). C’est que, bientôt, il faudra y réfléchir à deux fois avant d’affirmer qu’il fait jour à midi !

Alors faisons un peu de juridisme de comptoir : il ne vous a pas échappé que, le 25 avril, ce sera deux jours après le premier tour de l’élection présidentielle. Lequel, selon les milieux autorisés, aurait de fortes chances de sélectionner la casaque marine pour la dernière ligne droite.

Dans ces circonstances, la moindre condamnation du maire de Béziers pourrait avoir, surtout pour avoir fait un constat si banal qu’il n’offusque que les délateurs professionnels, des conséquences imprévisibles. Par exemple, pousser des abstentionnistes, des centristes, voire des juppéistes ou fillonistes mollement motivés à apporter – sur un mouvement d’humeur au second tour – leurs suffrages à celle qui refuse explicitement de se soumettre au « gouvernement des juges ». (Déclenchant, au passage, la fureur du Syndicat du « mur des cons », ce qui constitue toujours un pur mais, hélas, trop bref moment de bonheur…)

On peut penser qu’une magistrature politiquement correcte y réfléchira à deux fois avant de prendre un tel risque, et qu’une relaxe n’est donc pas à exclure… en première instance ! Parce qu’un appel est toujours possible. Certes, on voit mal pourquoi Robert Ménard ferait appel (dans les dix jours) d’une décision qui lui serait favorable ; mais il est amusant de remarquer que le dernier jour serait précisément la veille du second tour.

Sauf pour le procureur, hélas, qui, lui, dispose légalement (peut-être en raison de la gabegie qui règne dans les palais de justice) d’un délai double, soit vingt jours, pour faire appel. Ce qui nous emmènerait au-delà du deuxième tour, permettant à la magistrature en gilet rayé de reprendre ses mauvaises habitudes… Mais ce n’est grave : aujourd’hui, une condamnation par la 17e vaut médaille de la Résistance. Il suffit d’attendre la Libération !

Richard Hanlet

Source : Boulevard Voltaire
“Robert Ménard poursuivi : affirmer qu’il fait jour à midi devient dangereux !”

Robert Ménard : “J’ai du mal à imaginer que je serai condamné”

11/03/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Robert Ménard dénonce les accusations ignominieuses qui ont été portées contre lui par les six associations qui lui reprochaient ses propos sur le nombre d’enfants issus de l’immigration dans certaines écoles de Béziers.

Il n’a fait que décrire une réalité qu’en tant que maire il essaie sans relâche d’améliorer.

Il rappelle que sa vie a été consacrée à secourir des journalistes injustement emprisonnés.

Après ce nouveau procès éreintant, il “espère que la présidente va faire preuve de bon sens“.



Robert Ménard : "J'ai du mal à imaginer que je… par bvoltaire

Charlotte d'Ornellas 2

Charlotte d’Ornellas : « J’ai choisi de travailler avec ceux qui acceptent ma liberté »

02/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Charlotte d’Ornellas est journaliste indépendant. Pilier de Boulevard Voltaire, elle interviendra à la Cérémonie des Bobards d’Or, le 6 février prochain. Elle présentera, à l’issue de ce rendez-vous incontournable de la réinformation organisé depuis 2012 par la fondation Polémia, un des six bobards que les internautes auront choisis et qui seront « récompensés » par un trophée. Elle répond aux questions de Novopress.

Charlotte d'OrnellasNovopress : Boulevard Voltaire, TV Libertés, Radio Courtoisie, etc. Difficile de citer toutes les plateformes médiatiques qualifiées de sites de réinformation auxquelles vous contribuez. Vous êtes issue d’une école de journalisme, comment se fait-il que vous ayez choisi cette voie ? 

Charlotte d’Ornellas : J’ai essayé de faire mon travail le plus honnêtement possible, tout en refusant la « neutralité » qu’il est en réalité impossible d’avoir lorsque l’on est journaliste. On a forcément un vote, une idée sur les choses, un regard sur le monde, une affection pour tel plus que pour tel autre, une éducation, des causes auxquelles on tient… En clair, certains engagements – et je pense notamment à ma foi – dépasseront toujours mon travail dans l’ordre des priorités. Une fois que cela est clair pour moi comme pour mes lecteurs, cela ne m’empêche pas d’être objective sur ce que je vois, entends et rapporte, même si cela ne correspond pas toujours à ce que j’aimerais voir, entendre et rapporter.

J’ai choisi de travailler avec tous ceux qui acceptaient cette liberté de ma part et la respectaient dans mon travail, rien de plus.

Bobards d'Or Statuette 2Novopress : L’Obs avait produit en 2012 un dossier sur la « galaxie des nouveaux fachos », où étaient présentés plusieurs médias auxquels vous collaborez régulièrement. Peut-on y voir le signe que les grands médias ne disposent plus de la primauté de l’information ? 

Charlotte d’Ornellas : Ces étiquetages sont surtout grotesques. En réalité, il serait nettement plus intéressant de se pencher honnêtement sur les raisons du succès des médias dits « alternatifs », qui attirent toujours plus malgré de moindres moyens. On ne peut déplorer la crise de la presse sans reconnaître qu’elle n’est pas qu’économique : si les lecteurs ne lisaient pas trop souvent l’inverse de ce qu’ils vivent ou voient quotidiennement, ils feraient évidemment l’effort d’acheter un journal bien ficelé et nettement plus agréable à parcourir que n’importe quel site internet.

Il y a une primauté de l’information détenue par les médias subventionnés, c’est évident. Mais la presse alternative a le mérite immense de jouer les poils à gratter et de forcer l’accession à la vérité, ou plus simplement encore à la réalité. C’est ce qui fait son succès. 

Elle détient par ailleurs un atout majeur pour son développement : contrairement à trop de médias, elle est dépendante financièrement de son lectorat. C’est un garde-fou salutaire : on ne peut se permettre de raconter n’importe quoi sous peine de voir partir les lecteurs, et donc ses raisons pratiques d’existence.

Famille AntigonesNovopress : Dernier combat en date du gouvernement : limiter la liberté d’expression des sites et plateformes (« tout moyen », selon les termes de la proposition de loi « visant à renforcer le délit d’entrave à l’IVG ») favorables à des solutions alternatives à l’avortement. Durant le débat, les parlementaires soutenant le texte ont souligné qu’il était légitime de limiter la liberté d’expression au sens où celle-ci pouvait attenter à la santé de la femme. Qu’en pensez-vous ? Le gouvernement joue-t-il son rôle en souhaitant fermer toute officine de « désinformation » vis-à-vis de l’avortement ?

Charlotte d’Ornellas : Il est absolument grotesque de croire que la motivation tient dans la volonté de stopper toute « désinformation ». Internet est un repère d’informations comme de désinformation sur tous les sujets et à moins de devenir la Chine, il est difficile de le contrôler.

Or cette volonté gouvernementale se porte précisément sur l’avortement (ils sont plus mous sur d’autres sujets, se contentant de déléguer les poursuites judiciaires extrêmement contraignantes, sans pour autant interdire l’existence même du site), et cela n’a rien d’étonnant. L’avortement est devenu un sujet – voire le sujet – de crispation idéologique par excellence. Il suffit d’entendre le ministre Laurent Rossignol expliquer dans l’hémicycle que « l’avortement ne met pas un terme à une vie ». On peut penser ce que l’on veut de cette vie, lui accorder moins d’importance qu’à une autre, elle n’en reste pas moins une vie et il s’agit là d’un constat biologique et non d’une opinion ou d’un avis sur le sujet.

C’est donc un délit d’entrave à la description de la réalité qui a été voté, et encore une fois, cet argument du ministre le prouve parfaitement.

Le fait que la santé des femmes soit avancée comme motivation est particulièrement détestable puisque les sites alternatifs sont précisément en constante explosion en raison de la demande de ces femmes pour une information plus précise. Il est impossible, par exemple, de savoir ce qu’est un avortement, sur le site du gouvernement. On comprend en effet que la description même de l’acte puisse être dissuasive, mais c’est la réalité… que personne ne semble vouloir assumer.

Le sujet est extrêmement délicat et le mensonge par action ou par omission est une solution bien confortable. Mais le mensonge, surtout en de telles proportions, n’a jamais protégé la santé de qui que ce soit.

Ce délit d’entrave est quasiment passé inaperçu parce que le matraquage dure depuis longtemps. Mais il existe une jeunesse qui s’est mobilisée, issue d’une génération pour qui l’avortement devrait être une évidence. Ce n’est certes pas une majorité, mais c’est une minorité déterminée qui cherche juste la vérité. Et c’est souvent une jeunesse engagée dans des plateformes d’écoute. On en pense ce que l’on veut, mais ils sont précisément au service des femmes qui se posent des questions. Or nous trouvons des témoignages de femmes trompées, abusées, voire forcées par le Planning Familial, on n’en trouve pas de femmes qui ont été obligées de garder leur enfant par tel ou tel militant pro-vie.

La liberté n’est pas forcément chez ceux qui crient son nom le plus fort et tout le monde devrait s’inquiéter d’une telle mainmise gouvernementale sur une source d’information, quelle qu’elle soit d’ailleurs.

Bobards d'Or LogoNovopress : Existe-t-il à votre sens deux camps distincts, « médias de réinformation » contre « médias de propagande », comme le souligne le thème de la cérémonie des Bobards d’Or qui aura lieu le 6 février et à laquelle vous avez une nouvelle fois accepté de participer ? 

Charlotte d’Ornellas : Je ne voudrais pas que cette opposition laisse entendre que nous nous définissons par rapport à ces médias. Je préfère dire que je fais exactement le même travail qu’eux, et de fait j’interroge, je regarde, je visite, j’écoute et je retranscris, mais avec une plus grande liberté, sans avoir peur de telle ou telle réalité. Alors oui, c’est vrai, après des décennies d’exclusivité pour les « grands » médias, notre travail devient souvent de la « réinformation ».

Je regrette surtout que trop de journalistes ne fassent aujourd’hui plus leur travail en réalité : ils ne vont que trop peu sur le terrain, refusent d’écouter certaines personnes et se croient obligées de commenter toute information qu’ils livrent… C’est abrutissant d’une part, et toujours plus éloigné de la réalité par la force des choses. Alors forcément, le fruit de notre travail est différent, mais non moins journalistique.

Novopress : Les candidats pour les Bobards d’Or de cette année se sont montrés particulièrement actifs dans leur travail de désinformation : abonnés à la minoration des chiffres des manifestations qui leur déplaisent, aux mauvais calcul d’âge des immigrés clandestins, qui passent de l’âge mûr à la minorité, etc. Quelle est selon vous la désinformation comportant le plus de conséquences dramatiques sur la Cité à laquelle s’adonnent aujourd’hui les médias de masse ? 

Charlotte d’Ornellas : Cette question est particulièrement difficile parce que les mensonges n’ont pas les mêmes conséquences puisqu’ils concernent des ordres différents. Il est évident que l’aveuglement actif ou passif sur les conséquences de l’immigration massive a conduit à des drames insupportables ces dernières années et que les centaines de familles endeuillées me poussent à dire que le refus de tout esprit critique sur la question est le plus dramatique. 

Mais les questions qui ont particulièrement animé ce dernier quinquennat, à savoir les questions « sociétales », sont pour moi particulièrement graves dans la dislocation de ce qu’il reste de notre pays. Il est impossible d’affaiblir consciencieusement la famille et de s’étonner que le pays n’existe plus, pour ne prendre qu’un exemple.

Et puis il y a mes tropismes personnels… La désinformation qui m’a le plus frappée est celle qui a touché la Syrie évidemment, précisément parce qu’il était réellement lunaire d’être sur place et de lire ce qui était écrit dans les journaux français. Les conséquences se retrouvent elles aussi au Bataclan, même si le conflit syrien n’est pas directement lié au quotidien des Français.

C’est un ensemble en réalité, et ce qui frappe le plus – encore une fois – est l’absence totale de liberté dans le regard et dans la production. Or la disparition de la liberté n’est jamais une bonne nouvelle…

Bobards d'Or Affiche