Robert Ménard : « Les Biterrois se contrefoutent de savoir ce qu’à Paris on décidera de ce qu’ils devraient voter »

Visiblement, l’union des droites progresse à Béziers puisque Robert Ménard est soutenu par plusieurs élus locaux LR et le Rassemblement national. Une union des droites qui avance, non seulement à Béziers, mais plus largement dans l’Hérault et le sud de la France.

L’union des droites progresse à Béziers. Vous êtes soutenu par plusieurs élus locaux LR et par le Rassemblement national. Saluez-vous cette décision ?

Nous souhaitons que les Biterrois nous soutiennent, quelle que soit leur étiquette politique. La liste que je mènerai ne sera directement associée à aucun parti. Il n’y aura aucun logo sur nos affiches. C’est une liste d’union des droites, au service de la ville. Aujourd’hui, des gens de cette liste sont au Rassemblement national, d’autres sont aux Républicains et d’autres encore, comme moi, sont de nulle part. C’est la seule chose que je veux retenir. Nous dirigeons cette ville depuis six ans, et nous le ferons encore six ans si nous gagnons les élections, sans nous soucier des cartes politiques des uns et des autres.

Les LR arrivent divisés. Le candidat Lewis Marchand, 35 ans était présent sur la liste de François-Xavier Bellamy aux Européennes. Antoine About du parti des Républicains va y aller en solo.

Ce sont de drôles adversaires. Antoine About était venu me voir avant l’été en me demandant d’être adjoint sur ma liste. Le même qui rêvait il y a quatre mois d’être sur ma liste n’a pas de mots assez sévères pour critiquer l’extrême droite.
Je ne sais pas qui est Lewis Marchand. Ce jeune garçon représente des Républicains dans une circonscription qui n’est pas celle de Béziers et où il ne vit pas. On verra bien…
Je crois que l’électorat des Républicains se retrouve d’abord dans nos idées et dans notre façon de diriger la ville. Les gens se contrefoutent de savoir ce qu’on décidera à Paris et de ce qu’on leur demandera de voter. Ils voteront comme ils l’entendent, ils voteront en Biterrois. C’est la seule chose qui les intéressera. Je ne m’inquiète pas beaucoup de ce côté-là.
Une partie des responsables des Républicains veut être sur notre liste. Ils doivent bien sentir que les choses bougent, changent et que le Béziers de demain se dessine.

Pour lire la suite, c’est ici !

Robert Ménard : « Je suis abasourdi et en colère, c’est un crime de brûler une école, c’est inacceptable ! »

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une école primaire, un collège et plusieurs véhicules ont été incendiés dans le quartier de la Devèze, à Béziers.

Le maire de la ville, Robert Ménard, exprime sa colère et son incompréhension.

Un collège, un gymnase et une école ont été incendiés cette nuit à Béziers. Des mortiers ont également été tirés sur la police et les pompiers. La ville de Béziers a-t-elle déjà connu un tel niveau de violence ?

Je n’avais jamais vu ça ! Une telle violence de la part d’une minorité de personnes est stupéfiante ! Cela me laisse abasourdi, écœuré, en colère et déterminé à faire en sorte que ces gens aillent là où ils doivent aller, c’est-à-dire en prison.
C’est un véritable crime que de brûler une école. 300 enfants seront privés d’école lundi matin. Nous allons évidemment mettre en place un système d’accueil pour ceux qui ne peuvent vraiment pas rester chez leurs parents, mais ce n’est pas acceptable. Il ne faut pas tolérer de tels agissements.
Ce quartier est un quartier de la politique de la ville, c’est à dire un quartier où l’État a investi beaucoup d’argent. En 20 ans, on aura investi près de 300 millions d’euros. Aucun quartier de ma ville n’a bénéficié d’autant d’argent. Et regardez où on en est. C’est un vrai scandale. C’est un échec. L’intégration et tout ce qu’on dit autour de la politique de la ville sont un échec. Il suffit de regarder ce qui s’y produit.

Avez-vous une idée de la raison de cette attaque ? Quelle raison, même absurde, pourrait-on trouver à de tels agissements ? Purement gratuit ? Halloween ?

Je n’en sais rien. Ce sont les mêmes qui brûlent des voitures à la Saint-Sylvestre. Maintenant, ils ont deux rendez-vous par an. Ils tombent sur tout ce qui est sous leurs yeux. Si ça se trouve, ce sont leurs petits frères et petites sœurs qui sont dans cette école. Ils y ont même peut-être été. Et ils ne trouvent rien de mieux que de brûler cette école. Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire pour eux ? Ils nous ont déjà brûlé des aires de jeux. Il y a une aire de jeux, proche de cette école, qui a été brûlée 15 fois. J’ai arrêté de la réparer, parce que je n’en peux plus de dépenser l’argent des contribuables pour des choses qui brûlent systématiquement. Il faut être terrible avec eux et ne plus rien laisser passer.

Que peut faire un maire dans ces cas-là ? Qu’est-ce qui est en votre pouvoir ?

On envoie bien notre police municipale, mais ça ne suffit pas. Il y a bien un commissariat sur place, mais il ferme à 18 h… Cette situation n’est pas possible. Il est vrai que le préfet a envoyé des CRS. Ce soir, il y en aura et demain, il y en aura d’autres. C’est une bonne chose, il faut que la présence policière soit permanent à la Devèze. Il faut rassurer les honnêtes gens.
La grande majorité des habitants de la Devèze sont d’honnêtes gens qui veulent être tranquilles. Ils ont le droit à la sécurité. La sécurité est la première preuve de solidarité, d’amour même, que l’on doit à nos concitoyens. Nous ne sommes pas capables de leur donner, parce que l’État met de l’argent pour supprimer des barres d’immeubles pour les remplacer par des villas et construit des équipements collectifs. On va refaire une école dans ce quartier. Mais faut-il que je la transforme en bunker pour qu’elle reste debout ?
Alors, bien sûr il faut des logements et des équipements, mais il faut en parallèle se donner les moyens d’assurer la sécurité. Je vous rappelle que Béziers n’a pas bénéficié de la nouvelle mesure de police du quotidien. Un certain nombre de villes ont été choisies, mais pas Béziers. J’espère et j’exige que ma ville puisse en bénéficier.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Robert Ménard : “Dans un certain nombre de quartiers dans les villes du sud, il y a une immigration qu’on n’arrive pas à intégrer”

07/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Jacques Bourdin a reçu Robert Ménard, maire de Béziers et fondateur de Reporters sans frontières, dans “Bourdin Direct” sur BFMTV et RMC, ce lundi 7 octobre 2019.

Déclarant notamment qu’il faut “arrêter massivement l’immigration“, Robert Ménard a également rappelé l’échec flagrant de l’intégration :

Dans un certain nombre de quartiers dans les villes du sud, il y a une immigration qu’on n’arrive pas à intégrer


Désolé, Robert Ménard, la remigration est aussi possible que nécessaire

Cher Robert Ménard,

vous aimez le contre-pied, le paradoxe, incarner la vox clamantis in deserto. En termes de communication, être dans la rupture. Rien d’étonnant donc qu’à la Convention de la droite du 28 septembre, vous soyez monté à la tribune pour faire la leçon à vos hôtes. Après le Vu de gauche méprisant d’Enthoven, l’assistance a eu droit à votre Vu de Béziers. À cette occasion, vous avez affirmé votre hostilité à la remigration, la déclarant « d’une bêtise absolue », une véritable « absurdité ». Mais sans doute estimez-vous qu’à des amis égarés, il convient de tenir le rude langage de la vérité. Quitte à utiliser des formules que la gauche applaudirait.

Laissez-nous vous dire, cher Robert Ménard, que vous vous trompez. La remigration est possible. Elle l’est car nécessaire. Ce n’est pas une figure de style, mais un constat politique, dans le sens premier du mot. Ou la remigration ou la soumission/disparition. Béziers n’est pas une île. Vous pouvez transformer votre ville autant que vous voulez, refaire quatre fois le bitume des rues, ouvrir 1 000 boutiques dans le centre, faire tomber localement le chômage à 0 %, il n’en reste pas moins que votre action municipale ne changera rien à l’alternative. Sachant qu’à cette alternative, il n’en existe qu’une autre, la guerre. Nous n’en voulons pas et vous non plus.

En 2017, nous avons publié nos 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration. C’est avec plaisir que nous allons vous en envoyer un exemplaire ; vous pourrez juger sur pièces, critiquer en détail. Vous y verrez cependant qu’il ne s’agit pas d’un manuel d’utopie mais de mesures concrètes, dont certaines ont été éprouvées avec succès dans des pays démocratiques comme l’Australie ou les États-Unis.

Le remigration n’est pas un concept adapté de la « valise ou le cercueil ». C’est peut-être votre histoire personnelle qui vous fait redouter des violences qu’une mise en place de la remigration provoquerait. Mais les violences existent déjà et qui peut croire qu’elles n’iront pas en augmentant ? Qui peut croire que « ça va bien se passer » ? Et si vous êtes hostile à la remigration, que proposez-vous ? Concrètement ? L’assimilation, l’intégration ? Au moment où leur échec comme celui de la société multiculturelle crèvent les yeux ?

L’homme de communication que vous êtes sait que pour faire avancer une idée, il faut qu’elle s’installe dans le débat public, qu’on la défende ou qu’on la critique. Planter des mots dans des têtes pour que pousse l’action. Mettre en pleine lumière un concept ignoré encore du plus grand nombre est donc déjà une victoire. À ce titre, cher Robert Ménard, merci pour votre intervention.

Amicalement,

Les Identitaires

Texte repris du site de : Les Identitaires

Robert Ménard : « Malgré les procès, j’ai la ferme intention de ne pas me taire ! »

Après quatre ans de procédure, la Justice vient de rendre un non-lieu dans l’affaire du supposé fichage des élèves musulmans dans les écoles de Béziers.

Voici la réaction du maire de la ville qui dénonce les diffamations et attaques qu’il a subies de la part de plusieurs associations politisées.

Le non-lieu dans l’affaire du fichage des élèves musulmans à Béziers est pour vous une grande victoire. C’est la fin de quatre années de poursuite judiciaire. Que ressentez-vous ce soir ?

Je suis à la fois soulagé, exaspéré et scandalisé. Soulagé, parce qu’enfin la justice a clos cette enquête qui dure depuis plus de quatre ans.
Scandalisé, parce que cela fait quatre ans qu’un certain nombre de gens me diffament, reprenant à souhait dans des médias, le fait que j’aurais fiché des enfants musulmans. C’est tellement énorme et scandaleux que je me demande comment certains ont pu penser que c’était vrai.
Aujourd’hui, ceux qui continuent à répéter ces mensonges pourront être poursuivis. Ceux qui s’amusent à répéter des choses ignominieuses à mon égard devront s’en expliquer devant la justice. C’est trop grave. Dire que quelqu’un fiche des enfants en raison de leur religion, c’est quelque chose qui m’est intolérable !

La procédure avait été classée sans suite. SOS racisme l’avait relancé. Ce sont toujours les mêmes associations qui vous courent après…

Absolument! Ce sont toujours les mêmes associations qui s’évertuent à vouloir faire croire que des gens comme moi montreraient du doigt des enfants, parce qu’on dit que les 2/3 des enfants dans les écoles de Béziers sont musulmans. Le maire que je suis essaie de prendre un certain nombre de mesures pour faire en sorte qu’aucun de ces enfants ne soit pénalisé.
Au même moment qu’on me faisait ce procès, il y avait dans le quartier du petit bard à Montpellier, des mamans du Maghreb qui demandaient davantage de « petits Français » dans la classe de leurs enfants. Je vous rappelle qu’elles sont toutes françaises. Dans leur bouche, cela voulait dire plus de gens non issus de l’immigration.
Le fonds de commerce des associations comme SOS racisme, la ligue des droits de l’homme, la maison du peuple et d’autres est de poursuivre des gens comme moi.
La conséquence est que certains responsables pourraient craindre de dire certaines choses. Ils savent que ces gens-là ne cessent de multiplier les procès. C’est quelques choses qui peut faire peur et qui peuvent pousser à une espèce de prudence excessive.

Votre premier mandat a été émaillé par les affaires judiciaires en tout genre. Combien avez-vous eu d’affaires depuis que vous êtes élu maire ?

Plusieurs dizaines. Je ne les compte plus. Elles ont toujours été faites par ces prétendues associations des droits de l’homme. Elles ne font rien d’autre que de défendre leur bout de gras.
Je crains que cela continue. J’ai la ferme intention de ne pas me taire et de continuer à faire un certain nombre de choses qui nous valent régulièrement des procès.
Au moment où vous m’interviewez, je suis dans l’hôtel de ville de Béziers, à deux pas de l’endroit où chaque année on met la crèche au moment de Noël. Je le referai cette année. J’espère me tromper, mais je crains que quelques jours avant Noël, je trouve sur mon bureau une nouvelle plainte des mêmes organisations dont on parle depuis tout à l’heure. Elle pourrait peut-être même provenir de l’ancien préfet. Il témoigne d’un zèle que je ne lui connais pas d’en d’autres affaires.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Robert Ménard : « Si ce photomontage avait été une ode à l’immigration, il n’y aurait pas eu le moindre problème ! »

Mais qu’enseigne-t-on à nos petits collégiens ?
En cette période de rentrée, Boulevard Voltaire s’est intéressé au contenu des manuels scolaires… et n’a pas été déçu, jugez plutôt !

Un livre de français aux Éditions Nathan destiné aux classes de 4e, prétendant inviter les collégiens à réfléchir sur le sens des images, met directement en cause le maire de Béziers, accusé d’avoir détourné une photo de migrants appartenant à l’AFP dans son journal municipal. “Pourquoi la modification de cette photographie est-elle illégale ? Pourquoi est-elle immorale” est l’une des questions posée en guise d’exercice aux enfants…

Robert Ménard réagit au micro de Boulevard Voltaire.

Boulevard Voltaire a découvert qu’un manuel de 4e édité chez Nathan consacrait deux pages pleines à une étude de cas sur une photo que vous auriez retouchée. Cette étude invite les élèves à réfléchir sur l’influence des images et vous présente implicitement, vous et la communication de la mairie de Béziers, comme des manipulateurs. Cette photo faisait partie d’une campagne de lutte contre l’immigration. Avez-vous retouché cette photo ?

On a retouché cette photo sciemment comme des dizaines et dizaines de unes de magazine. Nous avons fait un montage. L’Agence France-Presse nous a vendu cette photo. Nous l’avons payée. Si cette photo avait été montée dans un autre sens que celui que nous avons voulu donner, il n’y aurait évidemment eu aucun problème. Si nous avions transformé cette photo pour en faire une espèce d’ode à la gloire de l’immigration, alors il n’y aurait eu aucun souci. L’Agence France-Presse aurait applaudi sur l’intelligence de l’utilisation de ces photos.
Nous avions voulu dénoncer la vague d’immigration qui déferlait à ce moment-là sur l’Europe. Tout le monde savait pertinemment qu’il s’agissait d’un montage.
On a eu l’outrecuidance de remettre en cause ce qui est un tabou pour une bonne partie de la presse et des journalistes. L’immigration est une bonne chose, accueillir des gens qui se disent réfugiés est forcément salutaire pour l’Europe et la France. On a dit le contraire et on l’a payé !
La justice nous a donné tort.
Une des questions posées autour de cette photo sur le manuel de 4e est la suivante : est-ce immoral ? On fait un travail qui serait immoral. Ces gens-là, évidemment, eux incarnent la morale et nous l’immoralité.

La séquence de ce manuel s’appelle : « Mieux comprendre les médias ».
Or, vous avez co-fondé une ONG reconnue dans le monde du journalisme à savoir Reporter sans frontière. Comment les auteurs de ce manuel ont pu vous dénigrer à ce point alors que vous faites figure de référence dans le thème proposé ?

Peut-être ne le savent-ils pas… L’ignorance crasse de certaines personnes n’a parfois pas de limite !
Même s’ils le savaient, le prétexte était de pouvoir dire « regardez derrière quelqu’un qui, à un moment donné, défendait la liberté de la presse se cachait en fait un infâme personnage qui aujourd’hui trompe la presse et l’honnêteté journalistique ».
Une espèce de moraline à quatre sous suinte de ce magazine. Ces gens pensent qu’ils savent tout et qu’ils connaissent le fonctionnement des médias. Or, les médias vous mentent et vous trompent à longueur de temps. Tant que ces gens-là trompent et qu’ils mentent dans le sens qui est le leur, cela ne leur pose aucun problème. Ils ne dénoncent ce qui est pour eux un cas « de désinformation » ou « d’immoralité », pour reprendre leurs propres mots, que quand il s’agit en l’occurrence de dénoncer l’immigration massive.
Malheureusement, je suis habitué à ce genre de procès. De toute façon, ce genre de procès est fait par un certain nombre d’enseignants, notamment de Français. De la même façon, il pourrait être fait par des journalistes qui sont souvent aussi bien pensants, conventionnels et respectueux de ce qu’il est convenu de penser et de dire que le pire des enseignants de 4e.

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Robert Ménard lance la conquête d’un 2e mandat avec un livre

Robert Ménard est un maire qui ne laisse pas indifférent. Fort d’un bilan positif, il se lance dans la conquête d’un deuxième mandat et a publié en mai un livre qu’il faut lire : Un maire ne devrait pas dire ça.

Maire, un métier et des dangers

Les premiers mots de cet article sont pour évoquer la mémoire du “Maire courage” de Signes, Jean-Mathieu Michel, tué lors de l’accomplissement de sa mission d’agent de l’État en voulant rappeler à l’ordre des contrevenants. Selon le ministère de l’intérieur, 361 maires et adjoints ont été agressés en 2018. Dans notre République, constituées de collectivités dont chacune dans son essence et son fonctionnement est le miroir du modèle national, la multiplication des signes et incidents inquiétants s’amplifie. Le maire est le premier élu à constater sur le terrain la dégradation de la vie civique dans un contexte de crise économique structurelle. Et le maire est aussi souvent le seul élu qui soit encore respecté par les citoyens. Mais souvent, il se sent seul face au désarroi de ses administrés et devant la montée des incivilités, abandonné par l’État et même la Justice. Qui se souvient par exemple de Maurice Boisard, maire PS de Cousolre (Nord), condamné en première instance en 2010 pour avoir giflé un adolescent qui l’avait insulté ? Malheureusement, il existe aussi des élus, avides de clientélisme, qui semblent s’accommoder de la situation de leurs villes du moment que leur réélection est assurée.

Robert Ménard, un livre de campagne

A l’approche des élections municipales, Robert Ménard, maire de Béziers, lance avec ce livre un plaidoyer pour appuyer sa candidature pour un second mandat. Il est destiné d’abord aux Biterrois mais il veut être aussi porter témoignage d’un renversement de situation qui a pris une portée symbolique en 2014 car cette élection était devenue un enjeu national. Béziers (près de 80 000 habitants), vieille cité grecque, est depuis 1945 aux mains de la gauche (dite “cassoulet”) ou d’une UMP frileuse dans un contexte de déclin économique. Havre pour les Pieds noirs après le drame algérien, mais aussi objet d’une immigration importante qui a remodelé son visage, elle a finit par devenir une ville emblématique de la France périphérique, mise à l’écart de la mondialisation, avec son cortège de disparition d’emplois, de paupérisation et d’acculturation.

Aux élections de 2014, Robert Ménard, biterrois d’origine pied noir, ancien journaliste engagé à gauche (Reporters sans frontières) relève un défi qui attire sur lui les foudres de la presse locale (Midi libre) et nationale (Médiapart entre autres). Il est élu avec l’appui du Front national, de Debout la France et de personnalités courageuses pour succéder à Raymond Couderc (UMP), à l’héritage décrié et «classé dans la presse dans le hit parade des plus gros cumulards» (dixit R.M.). Un article de l’Obs du 18/10/2015 plante le décor tout en critiquant déjà le nouvel élu :

« La chance de Ménard, élu avec l’appui du Front national, c’est de succéder à un maire, Raymond Couderc (UMP), à l’héritage décrié… Laissé en déshérence, vidé de ses magasins, le centre-ville a été investi par une population pauvre, Gitans et Maghrébins. A la sortie de certaines écoles élémentaires, il n’est pas rare de ne voir que des femmes voilées. Autour des allées Paul-Riquet, cœur de la cité, difficile cependant de sentir le fameux changement vanté par les supporters de Ménard. Seule la brasserie Cristal, qui vient d’être refaite, attire un peu de monde. Pour le reste, Béziers est une cité comateuse… »

Rudement éreinté par la presse locale qui l’accuse d’avoir mis en place un laboratoire d’extrême droite, des tombereaux de vertes critiques tentent depuis 2014 de discréditer la nouvelle municipalité. Un site d’opposition Envie à Béziers (https://www.envieabeziers.info/extreme-droite/1476-reconnaitre-le-fascisme-faites-vous-meme-votre-evab-test) du 2 juin 2019 va même très loin en affirmant que Robert Ménard est le prototype d’un nouveau fascisme. Ce dernier appelle ses détracteurs de mauvaise fois les “antifascistes de carnaval“.

On peut résumer le livre de Robert Ménard en trois points :

– Son élection, choc salutaire, est la preuve que le système peut perdre localement

Pour cela, le nouveau maire et son équipe ont dû faire preuve de ténacité et absorber un travail considérable. Selon Robert Ménard, outre le déchaînement de la presse à son encontre, de sourdes oppositions se sont immédiatement dressées sur le chemin du changement à Béziers :

Une opposition interne : Alors que les bureaux ont été laissés pratiquement vides de dossiers par l’équipe précédente, vielle méthode politique, la “haute administration” municipale a manifesté de la réticence à aider les nouveaux élus. Il a donc fallu s’affirmer afin de reconstituer les dossiers pour pouvoir travailler.
Une opposition venant d’en haut : le représentant de l’État dans le département s’est montré particulièrement pointilleux pour exercer le contrôle de légalité sur les affaites traitées par la nouvelle équipe. «Un corps préfectoral qui se bouchait le nez pour travailler avec nous » (dixit R.M). De même, le renforcement de la police municipale a suscité une guerre larvée avec le procureur de la République « au point qu’il m’est arrivé de me demander s’il était vraiment du côté de la police » (dixit R.M.).

Le travail a été accompli grâce au sentiment que la population, qui en avait assez de ce qu’était devenue la ville, approuvait et le témoignait. « Sur le fond, nous étions les élus du petit peuple, à leurs yeux forcément ignorants et incultes » (dixit R.M. à l’adresse de ceux qui contestèrent sa capacité à prendre les rênes de la ville).

– Redonner à une ville blessée sa dignité

Avec les gestions laxistes précédentes, la ville a beaucoup souffert de son image. Les Biterrois les plus modestes souffrent d’une double insécurité : physique, avec la délinquance et sociale et culturelle avec la peur de l’avenir pour leurs enfants. Ils aspirent donc à une vie normale sans avoir à quitter leur ville et approuvent les politiques de fermeté. Pour cela, il a fallu auparavant mettre les choses au point avec certaines associations et même le clergé local très orienté. Des mesures sociales ont été prises, comme la mutuelle municipale, le prix des cantines scolaires, la gratuité des musées, etc. Le maire se bat avec succès pour le maintien des Galeries Lafayette et de EDF-Energies nouvelles à Béziers. Son principe « Si une bonne partie de la population de Béziers est pauvre, pas question de multiplier les aides sans contrepartie » donne le ton. Une gestion rigoureuse a été également engagée pour réduire le nombre d’années d’endettement de la ville. Enfin, Robert Ménard s’attache à insuffler à sa ville un esprit patriotique consensuel en restaurant la maison de Jean Moulin, en inaugurant le buste de Jean Jaurès et une rue du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc qui remplacera celle du 19 mars 1962. Il reconnaît par ailleurs des erreurs de communication au sujet d’affiches maladroites.

– Une mandature ne suffit pas….

Le mal est trop profond pour être réparé en 5 ans. Le problème de l’emploi est trop dépendant de facteurs exogènes et son traitement demandera beaucoup de patience. Les gens de Béziers le savent. Idem pour l’insécurité, la violence endémique qui fait que des individus circulent armés de couteaux comme nous l’apprend la Dépêche.fr du 17/08/2019 (La nuit de fête entre le 14 et le 15 août se termine tragiquement. Deux frères ont reçu des coups de couteau lors de la feria, à Béziers). C’est un travail de fond au niveau national et local que les forces du changement entreprennent. « Béziers est sur le bon chemin. Mais il ne faut surtout pas baisser la garde, doucher les enthousiasmes, croire et faire croire que la partie est gagnée » (dixit R.M.). D’autant plus que la mairie de Béziers figure en bonne place dans le plan de campagne de la macronie pour les municipales de 2020. Le parti du Président veut arracher Béziers à l’emprise des “populistes” et cherche le bon candidat. Il n’hésitera pas à s’allier pour cela à des candidats appartenant à la droite et la gauche classique pour battre ou faire battre Robert Ménard par le jeu d’une triangulaire.

Albert Tureveux

Tribune reprise du site de Polémia

Robert Ménard : « On ne peut nier la réalité de l’immigration massive, il y a des zones d’apartheid dans certains quartiers »

Robert Ménard

La Cour de cassation a rejeté, le mardi 4 juin, le pourvoi d’associations de lutte contre le racisme, après la relaxe de Robert Ménard, jugé pour avoir évoqué le nombre d’enfants musulmans dans les écoles de sa ville.

Voici les réactions du maire de Béziers dans les colonnes de Boulevard Voltaire.

Vos propos de 2016 sur les enfants inscrits dans les classes de Béziers avaient choqué. Aujourd’hui, la justice vous a donné raison. Quel est votre sentiment ?

C’est d’abord un immense soulagement. Être accusé et traîné devant les tribunaux pour avoir simplement décrit ce que tout le monde voit me semble insupportable. Être accusé de montrer du doigt des gens parce qu’ils sont originaires de tel ou tel pays, d’avoir des propos qui seraient discriminatoires ou racistes, c’est inacceptable et intolérable !
Cette nouvelle me revigore. Cela veut dire qu’aujourd’hui, dans notre pays, on peut continuer à dire ce qui est constatable. En regardant les photos de classe, on s’aperçoit bien qu’il y a eu un basculement de la population française. Pardon de le dire, mais c’est l’évidence même. Cela ne se discute même pas.
Aux yeux d’un certain nombre de bien pensants et d’organisations, prétendument antiracistes, c’est un délit.

L’omniprésence du sujet dans l’actualité a-t-elle pu servir votre cause ?

Le réel a servi ma cause. La question de l’immigration est centrale et saute aux yeux de tout le monde. Le livre de monsieur Fourquet est essentiel sur la question de l’immigration. Ce livre se ‘’contente’’ de prendre et d’étudier des statistiques indiscutables et d’en tirer un certaines conséquences.
Aujourd’hui, dans certains quartiers et villes, la présence de gens issus de l’immigration a atteint des niveaux que la France n’a jamais connus. Dans le livre de monsieur Fourquet, tout un chapitre est consacré à l’Hérault où il parle de Béziers.
Tout le monde constate que cette immigration massive n’est pas sans poser de problèmes. On ne pourra pas le nier éternellement, à part peut-être le parti médiatique. Elle saute aux yeux! Je ne sais plus comment faire comprendre à tout le monde qu’une forte proportion d’immigration pose des problèmes, à commencer aux immigrés eux-mêmes qui se sont battus pour s’intégrer dans ce pays.
C’est d’abord les plus pauvres et les plus marginaux socialement qui font les frais de cette politique.
Quand on vit dans certains quartiers de Paris, on peut se passer de constater ce qui est simplement la réalité.

Vous êtes maire de Béziers depuis 2014. Avez-vous observé une augmentation du nombre d’enfants à prénom étranger ?

Je n’ai pas constaté, mais il suffit de voir une sortie de classe pour remarquer que les enfants issus de l’immigration sont majoritaires.
Les parents de ces enfants-là savent qu’ils font les frais de la création de véritables ghettos dans certaines écoles. Oser m’avoir accusé de tenir des propos discriminatoires quand toute ma politique et tous mes choix sont tournés vers le combat de ces ghettos-là est un comble.
Le jugement de la Cour de cassation me donne raison et condamne un certain nombre de ces associations antiracistes qui font un fond de commerce de leurs activités judiciaires.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

En relaxant Robert Ménard, la Justice s’oppose à la dictature de la pensée unique

Robert Ménard

Après une longue bataille judiciaire, Robert Ménard, le maire de Béziers, qui était poursuivi pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes en raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée », vient d’être définitivement relaxé. La Cour de cassation vient, en effet, de rejeter le pourvoi de plusieurs associations, dont la LICRA, le MRAP, la Ligue des droits de l’homme, SOS Racisme, l’Union des étudiants juifs de France, Maison des potes.

Que reprochait-on au maire de Béziers ? D’avoir, dans une émission sur LCI, en septembre 2016, tenu ce propos jugé intolérable : « Dans une classe du centre-ville de chez moi, 91% d’enfants musulmans. Évidemment que c’est un problème. » Il avait également publié sur Twitter, à la rentrée des classes, le message suivant : « La preuve la plus éclatante du Grand Remplacement en cours. Il suffit de regarder d’anciennes photos de classe… » Pour ces associations bien-pensantes, oser décrire la réalité de l’immigration en France est forcément un délit.

La décision de la cour d’appel de Paris, prononcée en mars 2018, est donc confirmée : « Aucun des deux passages incriminés ne contenait un appel ou une exhortation, même implicitement formulés, à discrimination, à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes déterminées, […] ni ne stigmatisait les personnes concernées dans des conditions visant à susciter la haine à leur égard. » Les associations qui avaient accusé à tort le maire de Béziers ont été condamnées à verser 5.000 euros de dommages et intérêts.

Comme le dit un communiqué de presse de la ville de Béziers, cette décision de la Cour de cassation signifie « qu’il est encore possible de débattre. Qu’il est encore possible de parler, sans filtre, d’immigration. Qu’il est encore autorisé de décrire le réel. Oui, en France, on a le droit de dire les choses, sans être honteusement accusé des pires intentions. » Et d’ajouter, en conclusion, ce commentaire qu’on ne peut qu’approuver : « Ce jugement est une débâcle supplémentaire pour les officines politiques subventionnées, professionnelles du harcèlement judiciaire, qui font de l’hystérisation du débat un lucratif fond de commerce. »

Les associations qui voient du racisme partout, sauf dans leur propre sectarisme, se retrouvent donc Gros-Jean comme devant. Mais il est peu probable qu’elles en tirent la leçon, tant elles ont l’habitude de barboter dans les eaux d’une pensée manichéenne et conformiste. Il fallait signaler cette décision judiciaire qui, pour une fois, remet les pendules à l’heure et n’hésite pas, au nom de la vérité, à s’opposer à l’impérialisme de la pensée unique.

Ce n’est pas de décrire la réalité de l’immigration qui est condamnable. Ni d’évoquer le changement de population dans certains quartiers et les atteintes à notre mode de vie. C’est, au contraire, de nier ce phénomène, de le passer sous silence, de vouloir faire taire ceux qui le dénoncent. Puissent tous ceux qui aiment le confort de la bien-pensance, parmi les politiciens comme dans les médias, prendre conscience qu’une pensée uniforme et sans contradiction, est une insulte à la vérité.

Dans le brouillard obscurantiste qui tend à étouffer la liberté de pensée, ce jugement apporte une éclaircie d’espoir.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Pour Robert Ménard, il faut un système d’alliance entre Les Républicains et le Rassemblement national

04/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Robert Ménard est intervenu hier sur la chaîne d’information en continu BFMTV sur la nécessité d’un système d’alliance entre Les Républicains et le Rassemblement national.

On est 90% à penser la même chose. Qu’est-ce qu’on constate au lendemain de ces européennes ? C’est qu’il y a un parti fort à droite, c’est le Rassemblement national, mais que le Rassemblement national – lui tout seul – ne peut pas gagner. Je ne suis pas sûr que ça soit souhaitable d’ailleurs qu’il gagne tout seul. Il faut des systèmes d’alliance !


Robert Ménard : « Personne à Béziers ne me reproche l’autorité dont je fais preuve ! »

13/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Béziers : une ville devenue un véritable enjeu national depuis que Robert Ménard en est le maire.

Polémique après polémique, que se passe-t-il réellement dans ce laboratoire de la droite « populiste » ?

Entretien avec le journaliste devenu édile.


Robert Ménard : « L’autre performance, c’est la capacité des maires à oublier ce que le même Macron leur a fait ! »

Emmanuel Macron a lancé le coup d’envoi du débat national devant 653 maires normands : il s’est exprimé durant plus de six heures et demie. Robert Ménard réagit à cette « performance ».

À la veille de l’arrivée d’Emmanuel Macron dans sa région, le maire de Béziers – ville emblématique de la France périphérique – déplore ne pas avoir été invité.

Emmanuel Macron a lancé, hier, le grand débat national face à 653 maires normands. Il s’est exprimé plus de six heures sur de nombreux sujets. Qu’avez-vous pensé de cette performance ?

On ne peut pas lui retirer un vrai talent. S’exprimer plus de six heures devant les maires avec l’aisance qui est la sienne, ce n’est pas rien. Reste l’autre performance : faire oublier aux maires ce que le même Macron leur a fait depuis qu’il est élu. Je suis sidéré de voir un certain nombre d’élus oublier qu’Emmanuel Macron méprise la province, les villages, la ruralité et tout ce qui n’est pas parisien. On tomberait à la renverse en voyant que les maires lui ont fait une ovation. Ils ont perdu la tête.

Emmanuel Macron avait cependant reconnu l’utilité des maires dans sa lettre ouverte aux Français. Cela vous a-t-il convaincu ?

Tous les sondages disent que les maires sont les seuls élus populaires en France. En revanche, qu’Emmanuel Macron, ce Président particulièrement impopulaire, ait l’intelligence et le machiavélisme d’utiliser ce qu’il a tout le temps critiqué et méprisé, c’est-à-dire leur popularité, pour en tirer parti et renouer des liens avec les Français, la ficelle est un peu grosse.
Je suis évidemment pour le débat, mais je ne veux pas être instrumentalisé. J’ai le vague sentiment qu’on assiste à une véritable instrumentalisation. Je suis plus qu’étonné que les élus n’y prennent pas garde.
C’est un peu comme tous ces gens qui fréquentent des gens connus et qui ont l’impression qu’il y a une sorte de poussière d’or qui leur retombe sur les épaules, juste parce qu’ils fréquentent des puissants. Je me contrefous de fréquenter des puissants et je m’étonne qu’un certain nombre de maires acceptent de jouer ce jeu-là.
Que les maires soient les porte-parole des gens qui sont descendus sur tous nos ronds-points depuis des mois, bien sûr. Mais qu’ils servent de courroie de transmission à un pouvoir qui est à ce point discrédité, il me semble que ce n’est pas tout à fait la même chose.

Emmanuel Macron continue sa tournée. Il se rendra, demain, dans le Gers, à quelques kilomètres de Béziers. Êtes-vous convié ?

C’est la même région, mais c’est un peu plus que quelques kilomètres ! Je n’ai, bien sûr, pas été convié. Béziers est l’exemple même de cette ville moyenne et de cette France périphérique. Elle a deux quartiers prioritaires. Elle connaît des difficultés et des succès.
Évidemment, monsieur Macron n’a pas imaginé nous inviter. Je lui avais écrit pour lui dire que j’étais prêt à le recevoir dans ma ville. J’ai reçu une réponse du genre « J’ai bien noté votre CV, je le laisse sur la pile et on en reparlera une prochaine fois ».
Tout cela finit par ressembler à une mascarade.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Un nouveau concept à Béziers : la crèche à roulettes

On le sait depuis plusieurs années, la ville de Béziers est devenue un lieu conceptuel de premier plan, montrant au reste de la France la voie d’un avenir meilleur.

Et plusieurs de ces concepts étaient tellement justes qu’après avoir été décriés ou interdits au moment de leur présentation, ils ont été finalement approuvés, comme, par exemple, l’armement de la police municipale, repris par un État qui l’avait condamné, ou le recours plus fréquent au référendum, aujourd’hui réclamé par les gilets jaunes, mais refusé par un gouvernement tellement impopulaire qu’il craint par-dessus tout les réponses d’un peuple qu’il ne représente plus.

Ces concepts ont aussi, très souvent, l’étrange faculté, le pouvoir miraculeux de faire siffler les ânes et braire les moutons, ce qui est tout à fait extraordinaire. On se souvient comment, l’an dernier, une dizaine de manifestants anti-crèche, à peine audibles et accompagnés d’une vache laitière, étaient venus beugler et siffler le soir de l’inauguration (cf mon article du 6 décembre 2017).

Mais à l’approche de Noël, cette année, un nouveau concept est né à Béziers : celui de la crèche à roulettes, ou crèche itinérante, qui peut facilement changer de lieu en cas de poursuite ou de persécution.

Tous les ans, en effet, les associations laïques de Béziers, les partis de gauche, la ligue pour l’interdiction du petit Jésus dans les lieux publics, la fédération des ennemis de Joseph, le club anti-marial, les libres penseurs de la pensée conforme, les francs camarades de la manifestation perpétuelle, les joyeux baladins de la truelle, le préfet, le sous-préfet, l’en-dessous du sous-préfet, et le quart-de-rond de l’en-dessous du sous-préfet, n’ayant rien de mieux à faire, et considérant que c’est l’un des premiers et des plus graves problèmes de notre pays, bien avant le chômage, la précarité, la pauvreté, le terrorisme islamiste, les fichés S, l’immigration incontrôlée, la hausse illimitée des taxes et des contraventions, le péage généralisé, la prestidigitation présidentielle, le jeu du pipeau et celui de la flûte sans trou, saisissent en référé et en urgence attentat la Justice pour faire interdire la crèche de Béziers, qui représente un danger sans précédent pour notre société.

Si bien, donc, que pour protéger le malheureux enfant que cette tradition honore depuis des siècles, un nouveau concept est né, permettant désormais à cet Enfant Jésus de venir au monde dans la sérénité, entre ses parents, son bœuf, son âne et ses santons, puis de se déplacer tout en restant bien au chaud dans son lit de paille : la crèche à roulettes.

Cette crèche, en tous points semblable aux autres, et qui s’inspire du principe du tapis volant des Mille et Une Nuits ou du tapis roulant des couloirs du métro, est simplement munie de quatre roues ordinaires telles que chacun peut en trouver dans tous les magasins de bricolage. Elles lui permettent, sitôt l’interdiction de se trouver à un endroit prononcée, de se déplacer immédiatement, illico presto, et de se retrouver comme par miracle vers un autre endroit autorisé, puis, sitôt cet autre endroit interdit par la même voie de référé, de se transporter à nouveau dans un autre…et ainsi de suite. On dit même déjà que, l’année prochaine, elle serait équipée d’un petit moteur et d’un GPS pour que ses déplacements se fassent plus rapidement encore…

Ainsi, on a vu la nouvelle crèche à roulettes et municipale de Béziers, grâce à ce merveilleux concept, passer de la cour intérieure de la mairie à la place de la Mairie, sous les ovations des Biterrois, et, dans quelques jours peut-être, la retrouverons-nous sur la place de la Citadelle ou sur les allées Paul-Riquet, et peut-être – qui sait ? – finira-t-elle sur le perron de la sous-préfecture ou sous les fenêtres du sous-préfet, portée par le chœur des anges et les alléluias des Biterrois.

Jean-Pierre Pélaez

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Enseigner l’arabe à l’école: “Cette mesure c’est jouer avec le feu”, prévient Robert Ménard

14/09/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Robert Ménard, maire de la ville de Béziers était l’invité de Ruth Elkrief mardi dernier.

Il est revenu sur la possibilité d’enseigner l’arabe à l’école. Selon lui, “cette mesure, c’est jouer avec le feu“.


“Benchmarking” des migrants : “Gérard Collomb a raison” selon Robert Ménard

01/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Invité de RTL, le maire de Béziers a apporté son soutien au ministre de l’Intérieur, qui affirme que les migrants procèdent à des études de marché de l’asile en Europe.

Les gens qui fuient leur pays regardent les conditions d’accueil dans un certains nombre de pays, ils choisissent là où c’est le plus facile, le plus ouvert, là où il y a des avantages et des communautés pour les accueillir“, a poursuivi Robert Ménard.

Vous prenez les gens pour des crétins, vous croyez que les réfugiés sont des imbéciles qui vont au petit bonheur la chance ?


Ainsi on peut frapper Robert Ménard impunément !, par Philippe Bilger

Le samedi 5 mai dans l’après-midi à Saint-André-de-Cubzac (Gironde), le maire de Béziers Robert Ménard a été victime de violences de la part de dizaines de “manifestants antifas” alors qu’il avait été invité à s’exprimer dans une réunion de militants de divers partis de droite.

Insulté, empoigné, bousculé, il a été projeté au sol après avoir été frappé notamment par un coup derrière la tête. Il a dû subir cette agression – ayant entraîné 4 jours d’ITT – dans l’indifférence générale et la coupable lâcheté de ceux qui en ont été les témoins.

Mais j’oubliais : bien sûr il ne s’agissait que de Robert Ménard. Et avec lui tout est permis…

Plusieurs élus locaux présents n’ont pas bronché face à ce scandale. Pour l’abstention à tous points de vue, peut-être ? La non assistance à personne en danger ne leur serait pas applicable ?

Mais j’oubliais : Robert Ménard est plébiscité par les Bitterois comme un excellent maire et il est intolérable que cette réalité batte en brèche les faux procès qui lui sont intentés par des médias qui préfèrent s’indigner et le vitupérer qu’aller voir de plus près.

De vives protestations de la part du Parti socialiste, de LREM, du MoDem, d’EELV et de LFI s’étaient élevées contre sa venue, chauffant à blanc la bande de ceux qui ne rêvaient que de frapper Robert Ménard.

Mais j’oubliais : Robert Ménard est favorable à l’union des droites et c’est un crime.

Message sur Facebook d’une conseillère municipale à Saint-André-de-Cubzac : “Ménard a chuté à Saint André de Cubzac… Je suis pour les mouvements pacifistes, mais je dois avouer que le voir manger de la pierre cubzaguaise, c’est pas déplaisant! “. Dans notre démocratie, on peut lire ça !

Un tweet commun au MoDem et à LREM – lamentable alliance – annonçant un communiqué contre la venue de Robert Ménard en Gironde puisque “les Cubzaguais et le Nord Gironde ne méritaient que leurs partis mais pas “démagogie, haine et dirigeants réactionnaires”, délirait en incriminant “des campagnes visuelles odieuses à la création d’une milice jusqu’aux recensements ethniques : ceci n’a pas sa place chez nous !”. Robert Ménard est donc interdit de séjour dans son propre pays !

Mais j’oubliais : pourquoi se gêner puisqu’il s’agit d’une personnalité malfaisante qui n’a le droit d’être française, et encore, qu’à Béziers !

Les forces de gendarmerie présentes près de l’agression, pourtant prévenues de l’arrivée de Ménard par deux appels téléphoniques, ne se sont pas interposées.

Mais j’oubliais : Ménard est certes un élu mais pas de la bonne République, celle qui a la chance de voir les gendarmes se mobiliser pour elle !

La Préfecture de Gironde a été alertée sur cette passivité étonnante puisque les organisateurs de la réunion avaient, semble-t-il, tout préparé en concertation avec elle et la sous-préfecture de Blaye, afin de prévenir trouble, désordre ou violence. Le sous-préfet, Ponce Pilate supérieur, informé de l’agression maintenait que tout s’était déroulé normalement et se dégageait de toute responsabilité.

Ce serait risible, tellement typique des dysfonctionnements français où personne n’est jamais responsable ni coupable, si derrière cet épisode indigne n’était pas révélé un deux poids deux mesures mortel pour notre démocratie. En l’occurrence au détriment de Robert Ménard mais plus général, des exemples récents nous l’ont montré.

Ce n’est pas la première fois qu’une personnalité politique est agressée mais je n’ai pas le souvenir d’une telle violence dans l’action et d’un tel contentement de soi collectif dans l’appréhension de l’événement. Qu’il s’agisse de Jean-Marie Le Pen face à Annette Peulvast-Bergeal, maire PS de Mantes-la-Ville, qu’il s’agisse de l’élu normand Vincent Debraize s’en étant pris honteusement à Nathalie Kosciusko-Morizet et justement condamné, qu’il s’agisse de l’auteur de l’entartage d’Eric Coquerel – dont j’ai seulement regretté qu’il le judiciarise, lui, l’insoumis -, les réactions ont été vives et nul ne s’est avisé de minimiser ce qui s’était produit.

Mais j’oubliais : le 5 mai, Robert Ménard était la victime et l’idéologie imposait que surtout personne ne vînt à son secours au propre et au figuré.

C’est une sale et médiocre affaire. Le tabassage d’un élu tout seul par des énergumènes fiers d’eux. Et le silence.

Les médias, comme il ne s’agissait que de lui, ont effleuré ce scandale du bout de l’information durant plusieurs jours. Il fallait avoir du temps à perdre pour lire tout en bas d’une page du Monde la mention étique d’une “brève bousculade”. Comme c’est joliment et élégamment exprimé !

Robert Ménard est impulsif, parfois outrancier, obsédé par la liberté d’expression, enthousiaste, agaçant, stimulant ou déplaisant mais au grand jamais il n’a frappé un contradicteur ou même lancé un verre d’eau à son visage – comme l’avait fait petitement Arno Karsfeld. Ses armes de persuasion et d’argumentation ont toujours été celles d’une République honorable.

Qu’on soit dans un monde où on s’autorise à frapper qui n’est pas d’accord avec vous – et qui n’aurait pas le droit de venir dans une région de France pour y débattre – est affligeant. Et la sordide satisfaction qui a suivi, honteuse.

L’épouse de Robert Ménard a écrit à Gérard Collomb et sa lettre a été publiée, qui a enfin suscité un intérêt médiatique.

Le ministre de l’Intérieur, qui est un homme honnête et a toujours su mettre les principes au-dessus de ses antipathies, a toute latitude encore pour réagir. Il n’est pas trop tard. On a vu des sanctions pour bien moins que ces violences permises et facilitées.

Je risquais d’oublier : Robert Ménard est un ami. Cela ne m’a jamais empêché de critiquer telle ou telle de ses foucades ou de ses provocations. Dans sa riche nature, tout n’est pas à garder. Mais je suis scandalisé d’avoir dû choisir ce titre “Ainsi on peut frapper Robert Ménard impunément !” et accablé de le savoir vrai.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Ménard agressé par des militants de gauche, par Francis Bergeron

Le samedi 5 mai le maire de Béziers, Robert Ménard, se rendait à une réunion politique à Saint-André-de-Cubzac, au nord du département de la Gironde. Il s’agissait de participer à un débat sur le thème des rapprochements possibles entre la droite gestionnaire et la droite hors-les-murs. Il est vrai que les lignes de fracture évoluent très rapidement, en ce moment, que le paysage est en train de changer.

Les « forces de gauche » (et de progrès) avaient décidé de s’opposer à la venue de Robert Ménard dans la ville.

Au premier tour des présidentielles, Marine Le Pen avait recueilli là un quart des suffrages. La population locale est très réceptive aux thèmes de la droite nationale. Aussi le dénommé Aziz Skalli, grand démocrate local, « référent » de La République en Marche, avait-il appelé à s’opposer à la venue et aux « méthodes » de Robert Ménard.

Quelles méthodes ? Les violences physiques pour empêcher un adversaire politique de s’exprimer ? A priori, c’est du côté des amis de M. Skalli que ces méthodes sont pratiquées. car son appel à interdire la liberté d’expression a trouvé des relais, et lorsque le maire de Béziers s’est présenté à l’entrée de la salle de réunion, il a été frappé par une poignée d’individus, qui l’ont jeté à terre. Certains de ces cogneurs portaient des bannières de La France insoumise, comme on peut le voir sur les films pris à cette occasion. Les journalistes étaient en nombre, également, pour assister au lynchage. Quant aux forces de l’ordre, parfaitement informées du guet-apens, elles n’avaient pas reçu mission de protéger l’élu de Béziers.

Finalement, Robert Ménard a pu être dégagé. Mais l’agression se situe dans une parfaite continuité avec les violences enregistrées ces dernières semaines, un peu partout, et qui ont culminé lors des attaques des « black blocs », des formes de violence susceptibles d’évoluer ensuite vers les voies d’un terrorisme de gauche du type Action directe. Après le terrorisme islamiste, ou en cumul avec le terrorisme islamiste, ce serait évidemment une « exception française » dans l’Europe et le monde d’aujourd’hui que de connaître ce retour du terrorisme gauchiste.

Du « ragoût de phalange » pour une élue

A l’issue de l’affaire de Saint-André-de-Cubzac, une conseillère municipale de la ville, la dénommée Sandrine Hernandez, par ailleurs chargée de coopérations territoriales à Bordeaux métropole (fonctionnaire), a envoyé un tweet assez ahurissant : « Ménard a chuté à Saint-André-de-Cubzac… Je suis pour les mouvements pacifistes mais je dois avouer que le voir manger de la pierre cubzaguaise, c’est pas déplaisant. » Bien évidemment, les réseaux sociaux se sont déchaînés, fustigeant l’élue, « pacifiste » mais qui aime que les adversaires « mangent de la pierre ». Parmi les innombrables messages de soutien à Robert Ménard qui ont envahi la toile, certains internautes se proposent, pour leur part, de faire manger du « ragoût de phalange » à cette élue, expression d’origine militaire ou bordelaise, semble-t-il !

D’autres soulignent que l’élue, propriétaire d’une maison d’hôtes, Le Moulin du 45e, à Saint-André-de-Cubzac, a pour le moins une curieuse façon d’accueillir les hôtes, en répondant à un passage dans sa ville par un… passage à tabac !

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent