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Guillaume de Thieulloy

Menaces sur nos libertés publiques, par Guillaume de Thieulloy

Ces derniers temps, quand on me demande ce que je pense de la nouvelle situation politique de la France, je réponds volontiers que nous pourrions avoir de bonnes surprises en matière économique, mais que ces bonnes surprises ont toutes les chances de se payer cher en termes de restriction des libertés publiques.

S’agissant des bonnes surprises en matière économique, il n’est pas difficile de comprendre qu’un social-démocrate est en bien meilleure situation pour faire les réformes du Code du travail et du Code général des impôts qui s’imposent si nous ne voulons pas que la France soit un cimetière d’entreprises, tout juste bonne à être visitée par les riches étrangers pour sa gastronomie et son patrimoine.

Et M. Macron a de fortes chances de mieux réussir l’entreprise que François Hollande, car, à la suite de l’espèce de coup d’État pacifique qu’a constitué l’élection présidentielle, il devrait disposer d’une majorité informe et à sa botte et donc ne pas être soumis, en permanence, au chantage des « frondeurs ».

Naturellement, il y aura sans doute bien des points avec lesquels je serai en désaccord dans les réformes économiques macroniennes. Je crois qu’augmenter la CSG plutôt que la TVA est un mauvais calcul. Bien sûr, la CSG est un impôt plus efficace que l’IR, mais seuls les Français seront mis à contribution pour payer les « externalités négatives » de la « mondialisation heureuse » (délocalisations, chômage et immigration).

Par ailleurs, l’individualisme de M. Macron m’inquiète. Une nation n’est pas une somme d’individus, comme semblent le croire la quasi-totalité des politiciens ; elle est une famille de familles. Que la plupart des dirigeants européens soient sans enfant, et n’aient donc aucun intérêt personnel à se préoccuper de l’avenir de leur nation, me semble préoccupant.

En tout cas, je ne crois pas que le CDD soit le modèle de l’ensemble des relations sociales. Et je ne crois pas que les hommes soient interchangeables.

Le mondialisme part du postulat que tous les hommes sont des atomes identiques errant au hasard sur la planète, sans racine, ni attache. Mais ce postulat est tout simplement faux.

Cependant, admettons qu’Emmanuel Macron puisse réussir ce que Tony Blair et Gerhard Schöder, eux aussi sociaux-démocrates, ont réussi dans leurs pays. Ce que je crains, c’est donc que cela se paie en termes de libertés publiques.

Tout d’abord, on sait que M. Macron veut encore aggraver la catastrophe migratoire. Cela peut être utile pour les multinationales, pour maintenir la pression sur les salaires. Mais c’est un désastre pour les PME – principale source d’embauche ! Car les PME, com­me tous les contribuables, doi­vent payer le coût d’une assimilation ratée, d’une insécurité galopante, d’une éducation lamentable…

Surtout, l’opposition à ces réformes sera violente. Les amis de M. Mélenchon ne se cachent pas de vouloir un « 3e tour social » et on a vu ce qu’ils savaient faire à Notre-Dame des Landes ou lors des manifestations contre la loi El Khomri.

Je ne serais donc pas surpris que l’état de siège soit déclaré et donc nos libertés suspendues.

Je ne serais pas davantage surpris que l’on persécute des « radicaux » catholiques ou identitaires, pour masquer l’échec de la lutte anti-terroriste. D’ores et déjà, la moitié des « fichés S » ne sont pas des islamistes, mais des cadres de la Manif pour tous ou d’organisations de droite.

Tout récemment, le Danemark a expulsé 6 prédicateurs radicaux : 5 islamistes… et un pasteur américain. On peut craindre que les arrestations concernent bientôt 5 Français « de souche » pour un islamiste !

Guillaume de Thieulloy

Texte repris du site Les 4 Vérités

La déchéance de nationalité examinée aujourd’hui au Sénat

16/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Aujourd’hui, les sénateurs examineront le projet loi constitutionnelle de protection de la Nation. Ce texte prévoit l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution, ainsi que la déchéance de nationalité. C’est la réponse normative de Hollande et Valls aux attentats du 13 novembre 2015. Si le texte a été adopté à l’Assemblée nationale, ce n’est pas sans divisions.

Des divisions qui semblent épargner le Sénat
À la différence de leurs confrères du Palais-Bourbon, les sénateurs des Républicains semblent unis. En effet, ils sont d’accord pour la déchéance de nationalité, sous réserve de certaines modifications. Ainsi, ils proposent d’amender le texte pour ne pas créer des apatrides et éviter que la déchéance ne soit prononcée à la suite de délits. De même, ils souhaitent encadrer le recours à l’état d’urgence. Par exemple, ce dernier ne pourrait plus être décrété à la suite de « calamités publiques ».

Le Sénat met donc sa marque sur le projet de révision constitutionnelle
Gérard Larcher a affiché clairement son refus de créer des apatrides à la suite d’éventuelles déchéances de nationalité. Mais il veut donner l’image d’un Sénat sérieux et constructif. Il ne veut pas faire capoter la révision constitutionnelle et essuyer les accusations d’obstruction. Si le texte n’est pas adopté ou soumis au Parlement réuni en congrès à Versailles, le Sénat pourra dire qu’il a été constructif. Mais Larcher ne souhaite pas présenter l’image d’un Sénat qui donnerait un chèque en blanc à Hollande, ce qui explique le choix des retouches au projet de loi constitutionnelle.

,Mais il faut regarder au-delà du présent quinquennat
Larcher a beau mettre en cause Hollande, le Sénat veut aussi se singulariser dans les primaires qui viendront à droite. La prudence, dont le Sénat fait preuve, sera-t-elle récupérée par Sarkozy, Fillon ou Juppé ? On dit que le président du Sénat afficherait une préférence pour un candidat, des Républicains dits modérés. Affaire à suivre…

Crédit photo : Bernard Laguerre via Flickr (CC) = 20 heures 30 au Sénat

Turquie : Erdogan met un tour de vis à la presse

source : OJIM
Depuis son arrivée au pouvoir en 2002 avec le parti islamiste AKP, Erdogan n’a cessé de s’attaquer à la presse. Les journalistes, dessinateurs, blogueurs, écrivains (et nombre de citoyens ordinaires) sont harassés. Plus de 1800 plaintes ont été déposées à ce jour par le ministère de la justice turc. Et la Turquie pointe toujours au 149e rang sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse.

L’AKP a franchi un pas de plus vers un régime islamiste autoritaire en faisant fermer le principal journal du pays, Wazan, un ennemi de choix pour le régime intégriste, à la fois lié à son ennemi intime Fethullah Gulen et porte-voix de l’opposition.
Dans le même ordre d’idée, deux journalistes du quotidien Cumhuriyet ont été inculpés pour avoir publié les preuves de transfert d’armes de la Turquie vers des groupes terroristes syriens. S’ils ont été libérés après 92 jours de détention provisoire, les journalistes Can Dündar et Erdem Gül sont toujours en attente de leur procès.

Entre-temps, l’Union Européenne négocie des aides à la Turquie pour la supplier de ne pas transférer un peu plus de « réfugiés » vers l’Europe de l’est et de l’ouest…
À noter que dans le même temps la justice turque fait preuve d’une étrange clémence vis-à-vis des passeurs qui exploitent les migrants. Chacun se rappelle l’exploitation obscène de la photo du petit syrien Alan Kurdi échoué sur une plage turque. Les convoyeurs qui risquaient jusqu’à 35 ans de prison ont été condamnés à 4 ans et deux mois pour bonne conduite et ont l’intention de faire appel.

Jour de colère : les provinces mobilisées

François-Xavier Bellamy analyse la colère des Français vis-à-vis du gouvernement socialiste

08/03/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

François-Xavier Bellamy, philosophe diplômé de l’ENS et adjoint au maire de Versailles analyse pour le Figaro la politique actuelle. Il parle de la colère de la population face au gouvernement.

Il met en lumière la colère de la population face au gouvernement
Il évoque la colère de la population en affirmant qu’elle prend une nouvelle forme. En effet, si de tout temps, la politique a suscité diverses réactions, là de nouvelles émergent. Il la qualifie « d’alarmante » : « c’est une forme de violence qui monte, à cause de l’absence de toute perspective. La fonction même de la politique consiste à susciter des formes non-violentes de résolution des problèmes ; quand elle n’y parvient plus, quand l’État n’offre aucune alternative à ceux qui souffrent ou qui vivent une injustice, alors la violence resurgit. Trop longtemps nous nous sommes menti, nous avons inventé des fictions pour ne pas affronter les difficultés ; et maintenant elles semblent sans solution, et ceux qui les subissent sont enfermés dans une impasse. Les taxis dont l’investissement est anéanti, les agriculteurs qui ne peuvent plus vivre de leur travail, réagissent de la même façon : “De toute façon, je n’ai plus rien à perdre” »

Il explique également que la colère des Français est en deux temps
Le premier temps se situe dans l’absence de finalité et le second se place dans l’expression. En effet, selon lui, le peuple peut difficilement s’exprimer et en vient à l’incident des réseaux sociaux testés par les services de communication du président socialiste sous la direction de Gaspard Gantzer.
François-Xavier Bellamy d’expliquer que « notre refus de transmettre la culture a créé une grande pauvreté dans le rapport au langage, qui posera de toute évidence un problème démocratique majeur ».