Gettr, la fusée du Nouvel An

Gettr

L’OJIM avait présenté les initiatives de Donald Trump et de son entourage pour contrer les Gafam. Dans cet environnement, le lancement en fanfare de Gettr (prononcez « guetteur ») est remarquable. Aux États-Unis comme en Europe, comme le montre son succès en Allemagne et ailleurs.

Gettr, la fusée du Nouvel An

Au tout début de l’année 2022, ce ne sont pas seulement les fusées du Nouvel An qui se sont enflammées. Le service de nouvelles brèves Gettr, en plein essor, a mis le turbo ; le réseau, encore jeune et engagé en faveur de la défense de la liberté d’expression, a fait état de 171 629 nouveaux utilisateurs pour une seule journée. En deux jours, 545 000 nouvelles inscriptions. Il s’agit de la plus forte augmentation depuis le lancement de la plate-forme en juillet 2021.

Comptant aujourd’hui plus de trois millions d’utilisateurs dans le monde, Gettr est le média social dont la croissance est la plus rapide de tous les temps. Près de 250 000 Allemands ont répondu à la promesse d’une plate-forme sans censure. Comme, par exemple, l’ancien président de l’Office pour la protection de la Constitution, Hans-Georg Maaßen (CDU), qui a rejoint le réseau à la mi-décembre. « Le droit à la liberté d’expression est le plus important de tous les droits fondamentaux. Il protège principalement ceux qui ne sont pas d’accord avec le gouvernement et les médias de masse au pouvoir », a alors écrit Maaßen au patron de Gettr, Jason Miller.

Miller : les géants de l’Internet se censurent jusqu’à l’insignifiance

Jason Miller, qui a été conseiller de l’ancien président américain Donald Trump pendant cinq ans, attribue le succès de sa plate-forme à une niche de marché créée par « l’alliance antidémocratique de la politique, des médias grand public et des géants de l’Internet ». Dans un entretien avec Junge Freiheit, il a déploré que ceux qui refusent de participer à des « programmes radicaux » soient bannis des réseaux sociaux. Beaucoup en auraient assez et se tourneraient désormais vers d’autres plate-formes. Les entreprises de Big Tech, quant à elles, se seraient censurées jusqu’à l’insignifiance.

La vague de suppression de comptes sur Twitter and Cie est devenu un véritable tsunami pendant la crise du Corona. De présumées fausses informations liées à la pandémie ont récemment coûté leur profil à de nombreux utilisateurs. Une ouverture pour Gettr. L’un des « bloqués » est le co-inventeur du vaccin à ARNm, Robert Malone. Le virologue américain a perdu un demi-million de suiveurs (followers) lorsqu’il a été banni de Twitter. Aujourd’hui, il donne une chance à Gettr.

Jordan Peterson et Joe Rogan sont désormais aussi sur Gettr

Le psychologue et publiciste Jordan Peterson, l’expert Antifa Andy Ngo et la YouTubeuse Lauren Chen ont eux aussi fait l’expérience de la censure et de la culture de l’effacement (cancel culture) et interviennent désormais sur l’« Anti-Twitter » de Miller. Autre élément propulseur du tournant de l’année, l’arrivée sur Gettr de Joe Rogan. Suivi par plus de 13 millions de personnes sur Instagram, il est le plus grand podcasteur au monde. « Au cas où Twitter deviendrait encore plus stupide, je suis désormais sur Gettr », a‑t-il écrit après s’être inscrit.

Mais la liberté a ses limites. Pour Gettr, la liberté d’expression s’arrête là où commence le délit.

« Nous ne tolérons aucune sédition, aucun racisme ou appel à la violence. Nous pensons que nos utilisateurs sont d’accord. » La plate-forme a supprimé le profil du commentateur politique Nick Fuentes il y a quelques semaines. Ce fervent catholique de Chicago, âgé de 22 ans, est publiquement stigmatisé en tant que « nationaliste blanc », même s’il se distingue du mouvement Alt-Right (alternative right : droite alternative, mouvement nationaliste blanc américain, n.d.t.). Le réseau cite une violation de ses conditions d’utilisation comme raison de la suppression. Un environnement sûr serait essentiel pour le libre échange d’opinions. « Recruter pour le nationalisme blanc », comme l’aurait prétendument voulu Fuentes, ne serait pas toléré.

Source : Junge Freiheit, 04/01/2022. Traduction : AC

Texte repris du site OJIM

Donald Trump annonce le lancement de son propre réseau social, appelé « Truth Social », un service de vidéo à la demande et de podcasts non-woke

PARLER : le libre réseau social tué par les GAFA

réseau PARLER

PARLER est un réseau social clone de Twitter. Fondé en 2018 ce nouveau site propose quasiment les mêmes fonctionnalités que Twitter à ceci près que la censure y est très limitée. Les seuls contenus explicitement proscrits sont ceux à caractère pornographique. John Matze est l’entrepreneur américain à la tête de ce projet. Il a été financé et propulsé en grande partie grâce au soutien de la famille milliardaire Mercer, connue pour son soutien envers le camp républicain avant d’être sabordé par Amazon son hébergeur avec l’aide de Google et de Facebook.

Un réseau indépendant

L’objectif de John Matze était de créer un réseau social indépendant de la politique de censure des GAFA afin que la liberté d’expression soit préservée. Il est vrai qu’aux États-Unis la liberté d’expression est (était ?) bien plus large qu’en France même si la censure sur internet est à peu près la même et c’est bien cette censure que l’entrepreneur voulait combattre.

Dans un monde gouverné par la bien-pensance, le simple fait de se méfier des GAFA est pratiquement vu comme du complotisme. Dans ce contexte, leur mener une guerre ouverte en étant officiellement soutenu par des milliardaires pro Trump c’est le sommet de la subversion. Le réseau sera combattu dès son origine par les libéraux (au sens américain, de gauche) tandis que ses soutiens proviendront essentiellement des gens de droite. C’est ainsi que les étiquettes « extrême droite », « complotistes » ou encore « suprémacistes » vont lui coller aux basques, vouant ce site aux gémonies par le camp du Bien.

Un réseau conforté par les censures des autres

Le réseau social a très lentement grandi pendant environ 18 mois en voyant sa croissance (aux Etats-Unis essentiellement) faire de nouveaux bonds chaque fois qu’une nouvelle personnalité de droite s’y inscrivait et chaque fois que Twitter ou Facebook provoquait un nouveau scandale par une censure.

PARLER a ainsi grimpé progressivement jusqu’à 2,8 millions d’utilisateurs en juillet 2020 ; ce qui reste très faible en comparaison de géants comme Twitter ou Facebook, mais l’actualité de la présidentielle américaine devait lui donner un sacré coup de fouet. Les scandales d’accusations de tricheries et de fraudes en tout genre ont fait exploser la censure des GAFA à l’encontre de Trump et de ses soutiens. C’est ainsi qu’un très grand nombre d’utilisateurs ont commencé à migrer sur PARLER afin de pouvoir échanger librement et sans peur de la toute puissante et oppressante bien-pensance. Le réseau a alors connu une croissance incroyable passant à 4 millions d’utilisateurs en septembre 2020 puis 10 millions en novembre et enfin près de 15 millions en janvier 2021.

Les GAFA contre attaquent

Tout ceci a fortement déplu aux GAFA qui, non content de supprimer définitivement les comptes Twitter, YouTube et Facebook de Donald Trump (à la suite de la manifestation qui a tourné à la prise du Capitole le 6 janvier 2021) ont décidé d’empêcher PARLER de prendre le relais. Ils ont pour cela accusé le réseau d’être complice et d’avoir permis aux extrémistes de s’organiser pour participer à la prise du capitole. C’est ainsi que Google et Apple ont simplement retiré l’application de leurs magasins respectifs tandis qu’Amazon (qui est l’hébergeur des données de PARLER) a coupé l’accès au site pour tous ses utilisateurs depuis lundi 11 janvier sous prétexte de « prolifération de menaces de violences et d’activités illégales ».

Samedi 9 janvier l’application PARLER était encore la plus téléchargée sur l’AppStore. John Matze ne s’est pas laissé faire et a immédiatement déclaré qu’il était « possible que le réseau social ne soit pas accessible sur Internet durant une semaine au plus ». « Nous allons tout faire pour trouver un nouveau fournisseur rapidement » ; il ajoute : « Amazon, Google et Apple ont fait cela dans un effort coordonné en sachant que nos options seraient limitées et que cela nous infligerait le plus de dommages possibles au moment où le président Trump est banni par les entreprises de la tech ».

Piratage des « Social Justice Warriors »

Pour PARLER ce n’est pas la fin du cauchemar puisque parallèlement à ce blackout imposé par les GAFA, des pirates informatiques ont réussi à voler plus de 70 To de données sur les utilisateurs du réseau social, y compris des données privées, même parfois de géolocalisation ainsi que des contenus qui étaient pourtant supposés avoir été supprimés. Toutes ces données ont ensuite été publiées par ces pirates de gauche (style Social Justice Warrior) qui, en toute transparence, déclarent agir ainsi dans le but de dénoncer les extrémistes qui avaient organisé la prise du Capitole le 6 janvier et afin qu’ils paient pour leurs actes. Un comportement qui rappelle celui des antifas en France.

John Matze a porté plainte contre Amazon, comparant la censure de ce dernier à un médecin qui « débranche un malade sous assistance respiratoire », mais il est difficile de savoir si PARLER survivra à ses déboires. In fine la leçon est claire : les GAFA se considèrent comme propriétaires de l’information, ils sont devenus des plateformes de surveillance et veulent désormais filtrer toute information contraire aux intérêts matériels et moraux du monde libéral libertaire. Il devient impératif que d’autres réseaux hors GAFA se développent : Signal, Telegram, VK (russe), Gab, Olvid (français et tout nouveau), Heypster… et d’autres. Les plus agiles et respectueux de la liberté survivront. À suivre.

Texte repris du site OJIM