« Le profond murmure », le discours magistral de Renaud Camus prononcé à l’occasion du colloque « Restaurer le politique : identité, souveraineté, sacré » vient d’être publié

Renaud Camus : renouer avec l’essence de l’être, combattre notre dépossession

L’écrivain Renaud Camus livre un essai magistral dans lequel il démonte les ressorts du « remplacisme global davocratique », cette idéologie qui dépossède l’homme de ses particularismes, jusqu’à son essence.

Où sont donc passés les fils et les filles de notre sang ? Où sont les hommes qui peuplaient jadis nos terres, ceux qui mourraient pour l’honneur, ne s’agenouillaient que devant Dieu, leur souverain ou une femme ? Nos rites et nos traditions tutélaires auraient-ils disparu ? Qu’a-t-on fait du silence, des sons, des odeurs et des formes qui dessinaient jadis notre monde ? Que sont devenus les manuels d’histoire qu’étudiaient les enfants ? Qu’en est-il enfin de nos processions, de nos danses et de nos chants ? Et de l’instinct animal, de l’homme sauvage ? Où est cette liberté qu’on nous a tant vantée ? La mort elle-même semble avoir disparu de ce monde…

Tel est le constat de Renaud Camus qui, après le Petit et le Grand Remplacement, nous offre avec La Dépossession une somme monumentale pour cibler les sources et les racines de notre dépossession civilisationnelle, ethnoculturelle, politique et finalement humaine, qui précède notre remplacement. Plus qu’un état des lieux de ce qui nous est quotidiennement ôté, l’œuvre magistrale de Renaud Camus, sans jamais le nommer, nous ramène au principe fondamental de notre identité. À l’heure où l’égalitarisme universaliste nous éloigne de la beauté, de la grandeur, de l’effort et de l’excellence, son livre se présente comme un manifeste constructif, œuvre de résistance contre la raison, la science et la soumission.

Rappelant que l’homme dépossédé de ses particularités est en réalité dépossédé de son humanité, Renaud Camus donne pleinement sens aux célèbres paroles de Joseph de Maistre : « Il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu dans ma vie des Français, des Italiens, des Russes, je sais même, grâce à Montesquieu, qu’on peut être Persan, mais quant à l’homme je déclare ne l’avoir rencontré de ma vie. S’il existe, c’est bien à mon insu. »

C’est en effet l’appartenance à un corps et à une communauté, l’enracinement dans un sol, un sang et une lignée, qui nous font homme. L’homme dépossédé de tout particularisme n’est plus rien, et finalement n’est plus homme. L’« anti-tout » – antifasciste, antiraciste ou antispéciste – se nomme finalement très bien lui-même ! Renaud Camus dresse une liste vertigineuse de nos dépossessions actuelles, ces dernières étant encouragées par nos dirigeants qui promeuvent conjointement l’éradication de la culture et la culture de l’éradication. Effacement des sexes, des races, des limites, suppression même du sens des mots. Constat effroyable ! D’autant plus terrible que la dépossession de l’être s’avère la condition préalable à la mise en place du « remplacisme global davocratique ».

Si nous ne sommes pas totalement innocents des maux qui nous accablent, la généalogie qu’en propose Renaud Camus ramène inévitablement à l’américanisation de nos sociétés. Il nous livre une longue réflexion sur le fordisme et la manière dont il prépare le Grand Remplacement : de la Ford T à l’homme de Métropolis, véritable machine à broyer l’humanité. L’écrivain affirme, s’il résumait son livre en une phrase, elle serait la suivante : « Le remplacisme global davocratique est le stade ultime du fordisme. »

Exposant et démontant les schémas mentaux de nos ennemis pour revenir à l’essentiel et révéler de manière sous-jacente notre vision du monde, l’ouvrage se conçoit comme une somme englobante, une arme de combat intellectuel, physique et métaphysique pour lutter contre le « BNG » (bloc négationniste-génocidaire) et reprendre notre destin en mains. Il ne s’agit évidemment pas d’ un mode d’emploi, d’autant que l’antinatalisme de l’auteur n’est nullement la solution de nos maux mais plutôt l’un deux… On peut refaire l’esprit d’un peuple ; encore faut-il que ce peuple survive. La démographie est contre nous – il le dit lui-même – et c’est sûrement notre premier champ de bataille. Car lorsqu’il n’y a plus personne, il n’y a plus d’esprit à conquérir et la bataille des idées n’a plus de sens !

Comme à chaque fois cependant, Renaud Camus propose une œuvre à contre-courant, à la croisée des genres littéraires et philosophiques, l’œuvre d’un homme libre pour nous sortir de l’enclos de la pensée conforme. Un pavé de 800 pages, parfois redondant – la pédagogie n’est-elle pas un art de la répétition ? -, souvent digressif, mais avant tout une bouffée d’air frais au style envolé pour tenter de se rapprocher de l’essence de l’être, de notre identité, de notre moi collectif. Un ouvrage qu’on lit autant par conviction que par goût de la langue. C’est aussi une œuvre magistrale pour ceux qui ont décidé de ne plus se voiler la face, de faire sécession et qui refusent la fatalité !

Face à l’homme du rien, homme sans nature et sans culture, homme sans existence et sans réalité, – l’homme sans l’homme -, nous défendons l’homme de la terre et des morts, homme du sol et du sang, rêveur, entier, vivant, l’être réel, fier de ses racines et maître du destin.

Solenn Marty – Promotion Jean Raspail

La Dépossession. Ou du remplacisme global, Renaud Camus, La Nouvelle Librairie éditions, 846 pages, 33,50 €.

Tribune reprise de institut-iliade.com

À quand l’interdiction de Donald Trump et de Renaud Camus ?

Du bon et du mauvais usage des amalgames. Un meurtre de masse à Buffalo commis par un suprémaciste, c’est la faute à Renaud Camus. Un attentat islamiste à Paris, c’est la faute à personne.
Découvrez la retranscription de cette chronique radio de François Bousquet.

Aujourd’hui, je voudrais vous entretenir d’une substance médicale active : les amalgames. Les amalgames, c’est un peu comme le cholestérol, les champignons, les démocrates, les z’humoristes et les cucurbitacées : il y a les bons et les mauvais. Les bons fleurissent à gauche, les mauvais flétrissent à droite. Les premiers sont autorisés par la police de la pensée et les services d’hygiène, les seconds sévèrement traqués. Exemple : quand un suprémaciste blanc massacre dix personnes à Buffalo, comme ce week-end, nul dans les médias centraux ne lui trouve l’air d’un déséquilibré, c’est à peine un loup solitaire. Dans tous les cas, il n’a pu agir seul : il y a derrière lui l’idéologie du privilège blanc et du Grand Remplacement. En gros, ce sont Donald Trump et Renaud Camus qui l’ont armé. Voilà pour Buffalo. Pour Charlie Hebdo ou le Bataclan, les choses se présentent sous un jour radicalement différent. Impossible de se risquer à dire qu’il y a derrière les frères Kouachi ou Salah Abdeslam une idéologie, l’islamisme, quand bien même ils la récitaient à chacune de leurs exécutions. Comme on voit, l’amalgame est à sens unique, à l’instar de la pensée du même nom.

Les effets indésirables du « Padamalgam »

En 2015, des internautes facétieux s’étaient amusés à transformer ce mantra du politiquement correct en mème, le « Padamalgam », en un seul mot, inscrit comme sur une boîte de médicament. Comme ils avaient raison ! Le « Padamalgam », en un seul mot, est un médicament générique fabriqué par l’industrie du gauchisme institutionnel. Il appartient à la classe des analgésiques et des anesthésiques. Il est prescrit par les autorités après chaque attentat islamiste sous forme de crème ou de gélule. On parle en haut lieu de l’administrer bientôt sous forme de vaccin. Le médicament est très efficace, mais sa notice comporte quelques contre-indications. On ne le prescrit que dans des cas bien identifiés. Il est ainsi vivement déconseillé aux femmes enceintes de suprémacistes blancs et aux racistes en bas âge. Car ici, les effets indésirables du Padamalgam produisent leur antithèse comme dans la dialectique de Hegel : l’amalgamisme généralisé. C’est à peu près la façon dont la gauche se représente la droite.

La gauche fait irrésistiblement penser au mot que l’on prête indûment à Louis Veuillot, un polémiste ultramontain du XIXe siècle qui savait écrire, mais que Victor Hugo a étrillé pour l’éternité : « J’exige la liberté au nom de vos principes, je vous la refuse au nom des miens. » Bref, elle voit la paille dans l’œil de la droite, mais pas la poutre dans le sien.

Les jours pairs, la gauche défile en scandant : « Tous unis contre la haine ! » Avec des variantes : « Sachons faire preuve de retenue et de discernement ! » ou « Attention pas de récupération politique ! » ou « Ils n’auront pas ma haine ! » Mais la haine est pareille aux champignons et au cholestérol : elle est ambivalente.

N’avez pas peur de faire le jeu de l’extrême droite ?

C’est ainsi que, les jours impairs, les docteurs Jekyll du padamalgamisme se métamorphosent en M. Hyde de l’amalgamisme. Dans leur boîte à outils conceptuelle, ils ont même une théorie suprêmement amalgamiste : la théorie du climat, non pas celle de Montesquieu qui postulait que le climat prédéterminait les mœurs, mais celle qui présume que Trump, Le Pen, Zemmour ou Camus entretiennent un climat nauséabond, haineux, climatotoxique qui entraîne le passage à l’acte – chez les fascistes, pas les islamistes. Hémiplégique, la théorie du climat n’est active qu’au niveau de l’hémisphère droit du cerveau reptilien, pas le gauche. Prenez une proposition comme la reductio ad Hitlerum : eh bien elle est climatiquement recevable, en revanche la reductio ad islamistum est climatiquement erronée.

L’essentialisation ou les généralisations procèdent de la même manière. Elles sont toujours orientées. La récupération aussi : vertueusement condamnée quand elle conduit à dire qu’il y a des terroristes parmi les migrants ou des immigrés parmi les délinquants ; exploitée sans vergogne pour accabler Renaud Camus d’on ne sait quel dérapage. D’ailleurs seule la droite dérape. La gauche ne dérape pas, elle glisse, comme l’avion de Joe Biden, baptisé Air Force One. Il a de la chance : celui de Poutine répond au doux nom d’« avion de l’apocalypse ». Ou comme les journalistes qui vous demandent si vous n’avez pas peur de faire le jeu de l’extrême droite ? Les avez-vous jamais entendus vous demander si vous n’aviez pas peur de faire le jeu de l’extrême gauche ?

Renaud Camus n’étant ni un terroriste ni un humoriste de gauche, il n’a évidemment droit à aucune mansuétude. Dès qu’il y a un meurtre de masse raciste, on lui jette au visage son Grand Remplacement, qui, bizarrement, n’est jamais classé dans le rayon des livres de paix et d’amour. Non, non. C’est une sorte de supplément aux Protocoles des Sages de Sion, à la fois un faux, un complot et un fléau. À la limite, Renaud Camus n’est même pas un écrivain, c’est un marchand d’armes automatiques, expert en balistique, pas en stylistique. La vente de ses livres s’apparente à la vente libre d’armes à feu. C’est la raison pour laquelle Amazon les déréférence aussi souvent. Jeff Bezos ne veut pas être complice de crimes de haine.

Criminaliser la notion de Grand Remplacement

L’objectif est clair : il s’agit de criminaliser la notion de Grand Remplacement. La preuve : elle tue. Au fond, c’est une arme à feu. Quand les censeurs l’auront suffisamment martelé, il leur sera facile de faire interdire le livre. Alors, c’est l’expression elle-même de Grand Remplacement qui sera grand-remplacée. Elle n’aura plus droit de citation, sinon pour comparaître devant un tribunal. Autrement dit, le Système, non content d’imposer le Grand Remplacement, interdira à l’avenir jusqu’à la possibilité de l’évoquer. C’est ce vers quoi on se dirige.

Curieux monde. Dans la vie de tous les jours, tout est conçu pour les droitiers. Vous avez dû le remarquer si vous êtes gaucher. La souris de l’ordinateur est à droite, les poignées de fenêtre à droite, les fermetures éclair d’anorak, les cahiers à spirale, l’écriture, les ciseaux, les ouvre-boîtes, tout a été conçu pour les droitiers. Quelqu’un qui a les deux mains est d’ailleurs significativement ambidextre, pas ambisenestre. C’est dire la prédominance de la main droite dans le monde pratique, fonctionnel, physique qui nous entoure.

Le monde des idées, c’est l’inverse : lui, il est gaucho-centré. Tous ses outils idéologiques, intellectuels, rhétoriques, médiatiques sont unidirectionnellement orientés à gauche. Ses fermetures éclair s’enfilent toujours à gauche, ses ouvre-boîtes idéologiques ne fonctionnent qu’à gauche, sa langue se lit de la droite vers la gauche, le véritable sens de l’histoire.

Bref, on vit dans un monde de droitiers fonctionnels dominé par les gauchistes idéologiques. On se croirait presque dans un sketch de Raymond Devos. Le pire du pire, dans ce monde, c’est d’être un gaucher qui vote à droite. Sa vie devient une course à handicap. Il y en a forcément un qui m’écoute. C’est, lui, le vrai martyr de notre temps.

Tribune reprise de revue-elements.com

Zoom – Renaud Camus : Non à la « davocratie » !

29/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Renaud Camus appelle « davocratie » (Davos-cratie) le régime politique dans lequel le monde de la finance dispose du pouvoir souverain. Dans sa récente intervention au colloque de l’Institut Iliade, l’écrivain se fait le pourfendeur de cette gestion du parc humain par des grands argentiers : les banques, les fonds de pension, les multinationales et les GAFAM.

Renaud Camus considère que la lutte contre cette « davocratie » est un moyen indispensable pour empêcher la réduction forcenée de la biodiversité humaine et, à court terme, la disparition des plus hautes civilisations de notre Terre. En partenariat avec l’Institut Iliade, TVLibertés vous propose de retrouver l’intégralité de la conférence de Renaud Camus prononcée lors du colloque du 2 avril 2022 : « Restaurer le politique : identité-souveraineté-sacré ».


Renaud Camus – L’entretien qu’a choisi de ne pas montrer La Chaîne Parlementaire

12/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Le 31 janvier 2022, un journaliste de Nova Productions est venu interroger pendant une heure et demie Renaud Camus dans le cadre d’un reportage sur le Grand Remplacement.

Le reportage, entièrement à charge, ne dit pas un mot des écrits de Camus. Pas un mot non plus n’est prononcé sur le contenu du livre « Le Grand Remplacement ». L’interview de Camus elle-même est passée à la trappe, à part quelques maigres extraits, au début et à la fin du « documentaire ».

Le reportage est construit de la façon suivante :
– remplacer « Le Grand Remplacement » de Renaud Camus par une théorie complotiste antisémite ;
– demander à Hervé Le Bras de nier le changement de peuple ;
– interroger des victimes d’épouvantables attentats d’extrême-droite ;
– insinuer que Camus pousse au massacre.

C’est pourquoi nous diffusons maintenant l’intégralité de cette interview. Nous vous prions de bien vouloir nous excuser de la qualité sonore très minimale de l’enregistrement (nous ne disposions que d’un simple téléphone portable, posé sur une table).


Le grand remplacement est l’idée politique la plus débattue – et contestée – de cette campagne présidentielle

Paris – Conférence-dédicace Renaud Camus à Paris le 18 mars 2022

Les portraits d’éléments : Renaud Camus, l’invité mystère de la présidentielle

16/03/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Le Grand Remplacement est en train de s’imposer comme l’une des grandes thématiques de la présidentielle, mais qui connaît celui qui en a forgé l’expression : l’écrivain Renaud Camus, auteur d’une oeuvre majeure qui a d’ores et déjà inscrit le nom de son auteur au Panthéon des lettres françaises. Rencontre avec l’inconnu le plus célèbre de France.


Renaud Camus face à la dépossession, maladie de civilisation – Orages de Papier

23/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
« Depuis des années, un même sentiment vous étreint, vous oppresse, vous hante : un sentiment étrange et pénétrant de dépossession« . Ainsi s’ouvrait l’annonce de candidature à la présidentielle d’Éric Zemmour. Mais « La Dépossession », c’est d’abord le titre du nouveau livre de Renaud Camus, la théorie tant attendue du « remplacisme global ».

Qu’est-ce que la dépossession ? C’est la privation de notre identité, de notre pays, de nos fidélités. Ainsi procède le remplacisme, par soustraction, par ablation, par substitution.

Retrouvez Renaud Camus dans ce nouveau numéro d’Orages de papier réalisé pour TVLibertés en partenariat avec La Nouvelle Librairie (11 rue Médicis, 75006 Paris) et François Bousquet.


Faire taire Renaud Camus : mode d’emploi

Sale climat ! L’intolérance de l’extrême gauche entache la démocratie. Or personne ne s’effraie du sectarisme et de la violence qui s’installent dans le débat. Si les médias ne rechignent pas à mettre en scène les peurs des experts du Grand réchauffement – thème de la Cop 26 qui se tient depuis dimanche à Glasgow (Ecosse) – ils se gardent d’avaliser les peurs populaires du Grand remplacement : un phénomène qui effraie pourtant 67% des Français. Sur ce thème, j’ai tenu à inviter, dimanche soir, Renaud Camus, dans mon émission Les points sur les i, sur CNews. L’homme de Lettres (170 livres) est en effet à l’origine de cette expression. Il était normal, selon moi, de lui donner une parole que le panurgisme médiatique lui refuse. Or, depuis hier soir, le mécanisme de l’injure et de la diabolisation a été relancé par cette même extrême gauche liberticide. Elle veut faire taire quiconque aborde le sujet de l’immigration de peuplement et de l’importation de la civilisation islamique.

Samedi, à Nantes, c’est Eric Zemmour qui a été la cible de semblables islamo-gauchistes : drapeaux palestiniens brandis, quelques centaines d’ « antifas » ont tenté de perturber un meeting du presque candidat, aux cris de « Zemmour à mort ! » « A mort les flics ! », « A mort les fachos ! ». Un portrait de l’ex-journaliste l’a représenté avec une cible sur le front : un appel au meurtre. Ainsi font les nouveaux fascistes, qui se réclament néanmoins des « valeurs démocratiques » !

Dimanche soir, le porte-parole jeunesse de la France insoumise, David Guiraud, a ouvert l’inquisition contre Camus, suivi par la militante Laurence De Cock et d’autres moralisateurs habitués des plateaux de télévision. Ceux-ci se sont empressés de faire connaître leur « honte », en demandant au CSA de sanctionner. Cependant, plutôt que d’argumenter sur le fond – l’existence ou non d’un grand remplacement – les censeurs préfèrent attiser un procès stalinien en pédophilie contre cet ancien militant de la cause homosexuelle.

Camus n’a, certes, jamais rien caché de sa vie sexuelle qu’il a transformée en objet de littérature. Mais c’est parce qu’il a tout dit de ses rapports avec les adultes que cette accusation en pédophilie n’était portée que par Henri de Lesquen : ce militant d’extrême droite était justement poursuivi par Camus pour diffamation, vendredi, devant le tribunal correctionnel de Paris. Guiraud, qui n’a jamais rien dit des aveux passés de Daniel Cohn-Bendit dans ses jeux sexuels avec les enfants, a cru trouver une preuve de la turpitude de Camus dans un extrait de phrase qu’il a livrée sur Tweeter. Ce même Guiraud, le 24 septembre sur CNews, s’était ridiculisé en soutenant que « l’immense majorité des musulmans » étaient adeptes du mutazilisme, doctrine rationaliste disparue depuis des siècles. Il avait été rappelé à l’ordre par un islamiste, Qays al-Hanbali, devant qui il s’était platement excusé de son erreur… Faudrait-il craindre les dénonciations de ces faussaires ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Alors que 61% des Français considèrent que le « grand remplacement » est une réalité, Renaud Camus, qui a forgé le concept de « remplacisme global », s’exprime librement sur TV Libertés

Renaud Camus face au remplacisme global

grand remplacement

Le Grand Remplacement n’est pas une « théorie » : c’est un constat et un signal d’alarme. Derrière le droit des peuples à la continuité historique, il s’agit de défendre la polyphonie du monde – tout ce qu’il conserve encore d’irremplaçable.

Si l’expression « Grand Remplacement » est désormais assez systématiquement associée au nom de Renaud Camus, notamment par tous les automatismes journalistiques autour de la « théorie » du grand remplacement, on ne peut que déplorer que les écrits de celui-ci restent peu lus. Il est vrai en particulier, quoique cela n’excuse en rien les non-lecteurs, que Le Grand Remplacement[1] n’avait pas connu jusqu’ici une aussi grande diffusion que l’expression.

Ce titre fut d’abord en 2011 celui d’une mince brochure rassemblant le texte de trois conférences, publiée aux éditions David Reinharc. Le livre fut étoffé dès l’année suivante, mais désormais en auto-édition (« Chez l’auteur »), puis complété par un texte important sur Le changement de peuple. Ce noyau, auquel s’agrégèrent progressivement une vingtaine d’autres textes, a fini par constituer au fil des rééditions successives un fort volume de plus de cinq-cents pages, désormais proposé et diffusé par les éditions de la Nouvelle Librairie.

Qu’est-ce que le « Grand Remplacement » ?

Qu’est-ce donc que le « Grand Remplacement », selon Renaud Camus ? C’est une dénomination, un syntagme marquant, la désignation d’un événement majeur, d’un phénomène historique.

Ce n’est pas une « théorie », pas plus qu’il n’y a de « théorie de la Guerre de Cent Ans », de « théorie de la Grande Guerre », de « théorie de la Révolution française », etc. Le Grand Remplacement, c’est d’abord un constat, celui que peuvent faire ceux qui ouvrent les yeux sur le destin historique de leur civilisation, qui la savent et la craignent mortelle ; un constat et un signal d’alarme, dans la lignée du discours des « fleuves de sang » prononcé en 1968 à Birmingham par Enoch Powell[2], l’un des « deux prophètes », avec Jean Raspail, à qui Camus a dédié son livre.

Ce constat, Renaud Camus le fit lui-même dans les années 1990 en parcourant, pour l’écriture d’un livre sur le département de l’Hérault, de vieux villages fortifiés autour de Lunel ; il résume d’une formule simple ce qui lui apparut alors : « vous avez un peuple et presque d’un seul coup, en une génération, vous avez à sa place un ou plusieurs autres peuples ».

Pourtant, bien souvent, au lieu du constat lucide de l’évidence et du désastre, l’auteur remarque une triple réaction, une triple fuite, un triple déni, sur le mode du « chaudron percé » évoqué par Freud : le Grand Remplacement, récite-t-on, d’une part n’existe pas, d’autre part est souhaitable et bénéfique, enfin est naturel et inéluctable. Face à ces arguments incohérents, il s’agit donc de dire ce que l’on voit, et d’abord même de voir ce que l’on voit. C’est le sens du percutant conte Ørop, l’un des précieux textes repris ici, présenté comme un conte inédit et inachevé d’Andersen. Comme dans les Habits neufs de l’empereur, la vérité sort de la bouche d’un enfant, parce qu’il ignore le nouveau dogme selon lequel il n’y aurait plus d’histoire ni de peuple. Or l’histoire « est une vieille dame toujours jeune, énergique et fantasque, romanesque en diable, qui s’ennuie facilement et ne rêve qu’aventures, plaies et bosses, sombres drames, coups d’éclat, de théâtre et d’État. Elle ne déteste rien tant que la dérobade et le retrait, surtout lorsqu’elle pressent qu’ils sont organisés contre elle, par défiance à son endroit, afin de se soustraire à son emprise. » Reste à savoir comment s’opérera le retour de l’histoire, le retour à l’histoire : par le réveil des remplacés ? ou par le triomphe des remplaçants, une fois rompu le « pacte germano-soviétique » entre les « deux totalitarismes rivaux et provisoirement alliés », le remplaciste et l’islamiste, celui qui rend possible le remplacement et celui qui en profite ?

Contre le règne du faux

Avant même la tâche, politique par excellence, qui consiste à contrer le phénomène du Grand Remplacement et à sauvegarder la continuité historique des peuples d’Europe, celle que s’assigne l’écrivain consiste donc à lutter contre le déni, contre l’occultation, contre ce qu’il nomme le faussel, le réel inversé, ce discours – plus qu’un discours, d’ailleurs, une façon d’appréhender le monde – qui nomme par exemple « populaires » des quartiers qui se caractérisent au contraire par l’absence du peuple indigène, ou qui prête un sens autre qu’administratif et hermogénien[3] à l’oxymore « djihadiste français ». Le faussel consacre le règne du faux, du toc, de l’ersatz, du substitut, du bidon, de l’inauthentique. Et il n’y a dès lors rien d’étonnant à ce que le faussel soit indissociable de ce que Camus nomme le remplacisme.

Car, si la « théorie du Grand Remplacement » n’est on l’a dit pas une théorie, Camus admet en revanche bien volontiers que, par-delà ce phénomène et le constat qu’il appelle, il est possible et nécessaire de théoriser ce qui se passe, pour en comprendre les ressorts. C’est là qu’intervient le concept du « remplacisme global ». Pour rendre celui-ci intelligible, et même lumineux, l’écrivain forge un certain nombre de mots ou d’expressions, ou en reprend et développe qu’il avait forgés précédemment, et dont on ne fera ici que citer une sélection : industrie de l’hébétude, Amis du Désastre, davocratie, matière humaine indifférenciée (MHI)…

Derrière le phénomène historique, démographique, géopolitique, social, qu’est le Grand Remplacement, on peut en effet observer une mutation anthropologique, l’avènement de l’homme remplaçable, qui n’est lui-même que l’aspect le plus spectaculaire – pour qui reste sensible à ce qu’était l’humain d’avant la fin de l’Histoire – de l’avènement du remplaçable tout court. De la banlieue universelle au voyage touristique, les paysages, l’architecture, la cuisine, l’art, les matériaux, le monde lui-même, « tout est remplacé par son double standardisé, normalisé, simplifié, taylorisé, fordifié, industrialisé, marchandisé, massifié, plastifié, low cost »[4]. Et c’est ce remplacisme, lui-même nourri par la déculturation et le Petit Remplacement[5], qui permet le Grand Remplacement, car « un peuple qui connaît son histoire et qui sait ses classiques ne se laisse pas mener béatement dans les poubelles de l’histoire ».

Derrière les défis migratoires : l’avènement du « remplaçable »

Le « Grand Remplacement », c’est donc d’abord une formule percutante qui peut aider à dessiller des yeux et à faire admettre la réalité et la gravité de la submersion migratoire – autant d’ailleurs qu’elle peut servir de repoussoir à ceux qui préféreront toujours nier cette réalité, ou la justifier, ou s’y résigner. Force est de constater en tout cas que depuis que cette formule circule – tandis certes que la chose elle-même se confirme – les enjeux existentiels qui sont au cœur des migrations de masse sont moins facilement mis sous le tapis.

Mais ce qui justifie la lecture attentive du Grand Remplacement, au-delà de cette formule essentielle, de ce mot-obus, c’est bien toute la réflexion qui l’accompagne et porte sur le remplacisme global : « Un spectre hante l’Europe et le monde. C’est le remplacisme, la tendance à tout remplacer par son double normalisé, standardisé, interchangeable : l’original par la copie, l’authentique par son imitation, le vrai par le faux, les mères par les mères porteuses, la culture par les loisirs et le divertissement, les connaissances par les diplômes, la campagne et la ville par la banlieue universelle, l’indigène par l’allogène, l’Europe par l’Afrique, l’homme par la femme, l’homme et la femme par des robots, les peuples par d’autres peuples, l’humanité par une posthumanité hagarde, indifférenciée, standardisée, interchangeable à merci. » Si l’on tient au contraire à l’irremplaçable, alors il faut voir ce que l’on voit, dire ce que l’on voit et, pour comprendre ce que l’on voit et ce que l’on refuse, lire et relire Renaud Camus et ses mots eux-mêmes irremplaçables.

Fabien Niezgoda

Renaud Camus, Le Grand Remplacement. Introduction au remplacisme global, La Nouvelle Librairie éditions, Paris, 586 pages, 26,50 €. Acheter cet ouvrage en ligne.

Notes

[1] « Le Grand Remplacement n’est certainement pas le plus grand livre de Renaud Camus, mais c’est le grand livre de notre temps ; celui qui a fait entrer son auteur dans la langue commune », écrit François Bousquet à l’occasion de sa réédition (Éléments n°190, juin 2021).
[2] Discours dont Renaud Camus a justement préfacé l’édition publiée en 2019 par la Nouvelle Librairie.
[3] L’opposition entre Cratyle et Hermogène, tirée de Platon, est au cœur de Du Sens (P.O.L., 2002), livre majeur de Renaud Camus.
[4] Entretien avec Renaud Camus, Éléments n°181, décembre 2019.
[5] Renaud Camus, Le Petit Remplacement, Pierre-Guillaume de Roux, 2019.

Tribune reprise de Institut-iliade.com

Renaud Camus : « Nous en sommes arrivés à un moment où c’est désormais l’homme qui est le produit, interchangeable » [vidéo]

remplacisme

22/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien sur le remplacisme avec Renaud Camus, réalisé par « The Conservative Enthusiast ».

Pour Renaud Camus, « Nous en sommes arrivés à un moment où c’est désormais l’homme qui est le produit, interchangeable ».


Renaud Camus : « Je crois qu’un sursaut est possible »

Malgré l’effondrement culturel ou celui du système scolaire nous conditionnant à accepter le remplacement de notre propre civilisation, Renaud Camus rappelle que les dissidents qui se battaient pour la vérité dans les années 80 ont réussi à faire s’effondrer le régime soviétique. Pour lui, donc, un sursaut est encore possible.

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Le grand remplacement est-il plus que jamais d’actualité ?

Oui il est d’actualité, ma conviction est que c’est le thème qui est le plus d’actualité et le plus important dans la vie et dans l’histoire de notre pays, car si on change de peuple, l’histoire de notre pays aura une toute autre signification.

Êtes-vous un lanceur d’alerte plutôt qu’un théoricien ?

Le grand remplacement, hélas, n’a rien d’une théorie, c’est le phénomène le plus important de l’actualité et de notre histoire. Je ne suis pas le théoricien, je suis celui qui l’a nommé, en proposant un nom assez adéquat qui a été largement repris à travers le monde.

Le grand remplacement est désormais admis par une partie de la classe politique, est-ce une victoire ?

Ce qui est une victoire, c’est que les gens puissent se rendre compte de ce qui survient. C’est une victoire incomplète, car ce qui règne est le négationniste global : le fait de nier cette évidence. Tout ce qui aide à affirmer la vérité sur ce phénomène est une bonne chose.

Le monde politique est-il suffisamment conscient de ce phénomène ?

Même au sein du personnel politique, beaucoup de personnes le voient sans en être inquiétées. Certains s’en réjouissent comme Jean-Luc Mélenchon qui au fond dit à peu près la même chose que moi, en disant que le pays sera entièrement métissé et que la population sera changée. Et il trouve que c’est très bien !

L’inaction du monde politique s’explique-t-elle par l’idéologie ou une cécité volontaire ?

Parler d’une volonté, c’est beaucoup dire. Ils sont totalement dépassés par les événements et voient que leurs discours ne tiennent plus et qu’il n’y a plus de relation entre l’information et la réalité effroyable de ce qui survient. Donc ils naviguent au jour le jour. Leur seule obsession, ce sont les sondages et leur réélection ou leur élection.

La récente dissolution de Génération identitaire est-elle un coup de pouce au grand remplacement ?

Tout ce qui porte sur la constatation du changement de peuple, de la colonisation de la France et de l’Europe ne doit pas être nommé. Il n’y a rien d’autre à reprocher à ces jeunes gens, au contraire ils sont plus du côté de la loi que ne le sont les juges. Ils défendent le territoire, les frontières. Ils n’ont commis aucune espèce de violence et n’appellent à aucune violence. Il n’y avait aucune raison objective de les dissoudre, sinon le fait qu’ils affrontent le tabou du grand remplacement. On peut l’appeler autrement : si certains préfèrent, on peut dire génocide par substitution en utilisant le terme d’Aimé Césaire plutôt que le mien. Cela revient au même : un changement de peuple et de civilisation.

Malgré une production intellectuelle reconnue, vous êtes désormais un infréquentable…

Je n’ai jamais été très populaire dans le monde intellectuel et médiatique. Le devoir moral et le devoir esthétique d’un écrivain est de se porter systématiquement au point obscur du discours d’une société : j’en ai exploré plusieurs, ce qui ne me rend pas populaire. D’autre part, je n’ai pas une considération folle sur le rôle et la place des médias ou des journalistes dans la société française. Ce qui rend nécessaire de me faire taire à tout prix, c’est que j’affronte ce qui doit ne pas être dit : le phénomène le plus important qui doit être tu.

Quotidien vous impute une influence sur l’attentat de Christchurch en 2019. Que leur répondez-vous ?

Je cela trouve absurde et je vois cela comme une preuve que personne ne me lis. Deux catégories de gens ne m’ont pas lu : les journalistes qui formulent ce genre d’accusation et les tueurs de masse. Ce qui prouve que le tueur de masse n’a aucune relation avec moi est qu’il a commis son crime. En effet, le centre de ma réflexion politique est le concept d’In-nocence, de non nuisance et de non-violence. Je suis partisan de la remigration car je pense que les sociétés multiculturelles et pluri ethniques sont violentes. C’est pour éviter cette violence que j’appelle au constat du grand remplacement et à la remigration. Contrairement à ce que répètent les journalistes et le pouvoir négationniste, le tueur de Christchurch ne fait pas la moindre référence à moi. Cette expression de grand remplacement est partout aujourd’hui, et dans de très nombreuses langues. Le président Macron paraît-il en parle à l’Élysée.

L’importation du conflit israélo-palestinien est de plus en plus affirmé en France, est-il l’illustration du grand remplacement ?

Les choses deviennent de plus en plus claires et peuvent contribuer à la levée du négationnisme global. Ce n’est même plus une importation, c’est comme s’il y avait un front commun entre Jérusalem et la Seine-Saint-Denis. Nous nous retrouvons dans une situation incroyablement voisine de celle des Israéliens : ils sont dans une guerre extérieure avec Gaza et la Cisjordanie et en difficulté à l’intérieur avec la minorité arabe musulmane. La dérision sinistre du vivre ensemble éclate en Israël, comme elle éclate en France et en Europe, avec toujours l’étonnement naïf des gens qui ne comprennent pas et disent qu’ils vivaient très paisiblement les uns avec les autres.

Deux peuples peuvent-ils vivre ensemble sur un même territoire ?

Je ne le pense pas. Des individus peuvent s’intégrer dans toutes les civilisations, et l’histoire de la France en donne des milliers d’exemples magnifiques. À partir du moment où les immigrés sont en tel nombre qu’ils se conçoivent eux-mêmes inévitablement comme un peuple avec sa religion, sa civilisation, ses costumes et ses mœurs culinaires et autres, il n’y a plus d’intégration.

Le terme intégration est anachronique : les intégrations auxquelles on assiste aujourd’hui sont celles des malheureux indigènes qui restent dans les zones de population remplacées, et qui pour survivre, sont obligées de s’intégrer aux nouveaux venus.

Quand il requiert plus d’immigration pour sauver la démographie, François Bayrou devient-il un agent du grand remplacement ?

C’est absurde, car même la population indigène de la France n’a jamais été aussi nombreuse. Toutes les politiques écologiques, quelles qu’elles soient, sont un pansement sur une jambe de bois tant qu’on n’affronte pas la question démographique. À la télévision, la croissance démographique est donnée comme une bonne chose et la décroissance démographique comme une mauvaise chose.

S’il y a une décroissance démographique, c’est la première des nécessités pour la planète. La plastification du monde et des océans, la saleté de la planète, le nombre croissant des villes ressemblant à des bidonvilles, y compris à Londres et à Paris, prouvent qu’il n’y a aucune nécessité de décroissance démographique.

L’inquiétude vient de la croissance débridée des populations extra européennes, y compris en Europe.

Les Français semblent finalement se résoudre au grand remplacement, pourquoi se battre contre ?

S’ils l’acceptent, il est vain de se battre contre. Ils l’acceptent en raison de l’effondrement culturel et de celui du système scolaire : c’est le petit remplacement. Jamais au cours de notre histoire, les Français n’auraient accepté ce qu’ils subissent aujourd’hui.

À partir du moment où on a une conception du monde industrielle, de la matière en général et de la matière humaine, on tend à la produire. L’effondrement culturel devient une nécessité pour qu’il y ait une sorte d’égalité dans l’hébétude, puis on éradique la classe cultivée. Il y a des individus cultivés en France, mais plus une classe cultivée. Il suffit de comparer la télévision d’aujourd’hui à celle d’il y a 30 ou 40 ans.

La culture française serait-elle morte ?

Il y a des éléments de survie qui sont précieux. Mais on voit bien l’effondrement culturel et la conception qui prime aujourd’hui au moment de l’épidémie. On a l’impression que la culture n’est qu’un spectacle de masse. La culture c’est d’abord celle de l’individu : la lecture, la méditation, la campagne, la solitude. On pourrait considérer que la pandémie pourrait être favorable à la retraite en soi-même et à la méditation et donc à la culture.

Avez-vous toujours de l’espoir ?

Un sursaut est possible sinon je ne serais pas là ! Nous sommes un certain nombre à nous battre pour que ce sursaut survienne. Un sursaut est une étincelle de vérité. On l’a vu par exemple dans la société soviétique des années 70 et 80 où des dissidents se battaient pour la vérité. Tout le monde voyait que ce système communiste ne marchait pas, mais personne n’osait dire la vérité. Quand la vérité a percé, elle s’est répandue comme une traînée de poudre. Donc à tout moment il est possible que les gens réalisent. Fasse le ciel que l’étincelle de la vérité ne soit pas un drame épouvantable, mieux vaudrait que quelqu’un, à un moment, arrive à porter une parole qui soit entendue.

L’avenir des Français se trouve-t-il dans des sanctuaires à l’abri de quartiers grand remplacés ?

J’aime beaucoup ce concept de sanctuaire. La situation est tellement dégradée dans tellement de domaines, y compris dans le domaine de la défense des paysages, qu’il n’y a plus d’espérance – au moins dans un premier temps – que dans des sanctuaires pour les paysages, le patrimoine, l’éducation, pour la haute culture.

Des sanctuaires organisés autour d’un petit nombre me semblent plus raisonnables que l’espérance d’un changement global. Je suis favorable à une politique des sanctuaires, en particulier dans le domaine de l’éducation. Il faut rééduquer car aujourd’hui la seule éducation qui est dispensée est l’acceptation du génocide par substitution : apprendre aux gens à être remplacés ou à remplacer. Voilà à peu près à quoi se réduit l’enseignement aujourd’hui.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Renaud Camus : « Le peuple indigène de la France est bel et bien remplacé »

Renaud Camus

11/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’écrivain Renaud Camus, auteur du Grand Remplacement (Éditions de La Nouvelle Librairie), était l’invité d’André Bercoff, mardi 4 mai sur Sud Radio.

Ostracisé dans les médias, Renaud Camus n’a que rarement la chance de pouvoir s’expliquer sur la théorie du Grand Remplacement, pour laquelle il est à l’origine. L’occasion de rappeler ce qu’est « le phénomène le plus important » de notre époque.

« Le peuple indigène de France est bel et bien remplacé »

Le Grand Remplacement, c’est le peuple qui est dissout et change de forme comme de fond. Une dissolution qui s’installe « depuis 20 ou 30 ans », selon l’écrivain qui y voit « une réalité la plus importante de notre époque et de toutes les époques, en ce qui concerne l’histoire de France ». Renaud Camus rappelle que changer de peuple « ne s’est jamais rencontré depuis dix ou quinze siècles dans la plupart des pays d’Europe ».

Un peuple français déjà « en cours de remplacement », dans un processus qui est même « bien avancé », selon le théoricien. L’écrivain pointe des parties du territoire où « le peuple indigène de France est bel et bien remplacé », allant jusqu’à « disparaître dans des départements entiers », assure-t-il.

« C’est le négationnisme de masse »

Ce phénomène historique n’est pas dû au général. « Cela n’aurait jamais été possible sans le ‘petit remplacement' », estime Renaud Camus qui l’illustre par « le changement et la disparition de la culture, l’effondrement de l’école ». Des facteurs qui placent le peuple « dans un état d’abrutissement et d’hébétude », qui « accepte passivement ce qui, pour des générations, était l’horreur absolu, ce qu’il fallait refuser à tout prix », rappelle l’écrivain.

Un effondrement qui s’illustre par « ce qu’est devenu le baccalauréat, l’état de l’orthographe » et un délitement de l’école, « au point de ne pas se rendre compte du phénomène le plus important », selon Renaud Camus. « Tout est fait pour que cette population ne s’en rende pas compte, c’est le négationnisme de masse, la négation du Grand Remplacement, un déni très massif », dénonce le théoricien.


Le Grand Remplacement. Introduction au remplacisme global

30/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’UN DES LIVRES LES PLUS CENSURÉS DE L’ÉPOQUE ENFIN RÉÉDITÉ À LA NOUVELLE LIBRAIRIE – Pré-commande du Grand Remplacement (éd. Nouvelle Librairie) désormais ouverte !

Le Grand Remplacement n’est ni une théorie ni un complot. C’est un état de fait observable dans la plupart des pays occidentaux. Tout le monde le voit, sauf les démographes. Tout le monde en parle, sauf les journalistes. Tout le monde s’en effraie, sauf les politiques. Les plus audacieux l’évoquent à demi-mots. Partout le déni, l’autocensure ou simplement la peur. Comme si le réel n’avait pas lieu.

« Ils ont des yeux et ne voient pas. » Terrible cécité. Il y avait un peuple, il y en a un autre. C’est le même administrativement ; ce n’est plus le même historiquement, culturellement, ethniquement, religieusement. À travers une série d’interventions publiques, Le Grand Remplacement de Renaud Camus décrit ce phénomène inédit à l’échelle des temps historiques. L’expression a fait le tour du monde, elle est immédiatement intelligible dans tous les idiomes de la Terre.

Or, l’ouvrage dont elle est tirée n’a été traduit dans aucune langue. C’est un livre fantôme, jusqu’ici édité à compte d’auteur. C’est dire l’ampleur du non-dit et le poids des censures invisibles.

Voici donc porté à la connaissance du public l’un des plus grands textes de notre temps rédigé par l’une des plus grandes voix de notre temps. Après l’avoir lu, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas !


Renaud Camus relaxé – L’antiracisme ridiculisé, par Francis Bergeron

antiracisme

En février 2019, l’écrivain Renaud Camus avait diffusé un tweet qui fut aussitôt dénoncé comme raciste par les médias, les adeptes de la moraline, et les associations habituelles. Poursuivi pour « injure publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion », il a été jugé en novembre et vient d’être relaxé ce 10 février. Camus n’est donc pas raciste (nous le savions déjà) ni antisémite, d’ailleurs (comme le sait à ses dépens l’écrivain Yan Moix, condamné, lui, pour diffamation envers Camus). Mais depuis deux ans, Camus est interdit d’expression publique, interdit de publication, traîné dans la boue chaque jour dans les médias. Qui va réparer cet énorme préjudice ?

Voici très exactement ce qu’avait écrit Camus : « Une boîte de préservatifs offerte en Afrique, c’est trois noyés en moins en Méditerranée, cent mille euros d’économie pour la CAF, deux cellules de prison libérées et trois centimètres de banquise préservés. » La formule n’est pas du meilleur goût. On peut ne pas partager cette idée d’offrir des moyens contraceptifs en Afrique, ou ailleurs. Mais, nous disent les juges du tribunal correctionnel de Paris, elle n’est pas discriminante, raciste, stigmatisante. D’ailleurs, elle n’est pas fausse. Il est donc désormais possible de la citer, sans courir le risque d’être poursuivi. Nous ne nous en priverons pas, en la transformant peut-être légèrement : « Une journée de vraie lutte contre l’immigration clandestine, c’est trois noyés de moins, etc. »

L’écrivain avait en face de lui une coalition rassemblant LICRA, SOS Racisme, UEJF, le MRAP, etc., le ban et l’arrière-ban de ces associations qui vivent de l’argent public pour combattre l’identité française. Et puis, comme si ce n’était pas suffisant, il y avait aussi la DILCRAH, un machin ministériel, dirigé par l’inénarrable Frédéric Potier. La messe était dite : Camus serait condamné, puisque les grandes consciences autoproclamées en avaient décidé ainsi, puisque la pompeuse délégation interministérielle était là pour cela, puisque le procureur, pour ce simple tweet, avait exigé quatre mois de prison et 5 000 euros d’amende.

La DILCRAH s’est ridiculisée

Mais la décision est tombée : Renaud Camus est relaxé. La présidente du tribunal correctionnel a rendu un verdict confirmant qu’il n’y a bien évidemment dans ce message « ni injure » (il suffisait de le lire pour s’en rendre compte), « ni incitation à la haine raciale ». Et sur ce point, pour le coup, il suffisait de connaître les textes de loi sur lesquels s’appuyaient les poursuites : Camus n’avait cité ni une ethnie, ni une nation, ni une race, ni une religion. En fait, jamais ce tweet n’aurait dû aboutir à ce qu’une officine d’Etat comme la DILCRAH s’implique dans l’indécente curée. Elle s’est ridiculisée en démontrant son incompétence.

Saluons quand même le courage de la présidente du tribunal, car ce genre de décision, certes conforme au droit, peut exposer à des désagréments, voire des incidents de carrière. Et le plus souvent c’est au niveau de la cour d’appel que le droit est rendu (parce qu’à ce niveau, il est plus difficile de dénigrer les magistrats), comme on l’a vu dans l’affaire des identitaires des Alpes ou des identitaires de la mosquée de Poitiers.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 12 février 2021