La violence de l’assimilation et la réponse identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

assimilation

Éric Zemmour a sans conteste été le candidat de la transgression : en parlant de Grand Remplacement et de remigration, il a permis à la cause identitaire d’affaiblir les digues du multiculturalisme et de l’immigration de masse en France. Si la droite ne veut pas se ringardiser, elle doit au plus vite abandonner l’assimilationnisme. Au vu de la culture dominante (surtout chez les jeunes générations), l’assimilation républicaine pourrait devenir un discours bien plus mal perçu que le discours identitaire authentique dans les années à venir.
Disparition de la laïcité et retour du sacré : l’assimilation à l’envers des jeunes Français

Il suffit de faire un tour sur TikTok ou sur Twitter pour constater que la question du « retour du sacré » ou du « retour du religieux » dans notre pays ne touche pas simplement les musulmans et les descendants d’immigrés, mais imprègne plus globalement les jeunes générations. Cela ne signifie pas forcément que les jeunes Français de souche font le choix de revenir à la pratique du christianisme mais plutôt qu’ils deviennent étrangers à la laïcité et au droit à blasphémer, qui sont des valeurs républicaines établies depuis longtemps.

Pour ces jeunes natifs, le fait de côtoyer l’islam au quotidien (tant dans leur fréquentation que dans leur environnement culturel) a provoqué un effet inattendu pour les idéologues du vivre-ensemble : pour les Français de la génération Z, l’universalisme et le pluralisme sont des valeurs dont la cote subit une baisse constante. Quand bien même ils ne sont pas musulmans, ils considèrent que les restrictions du port du voile, l’obligation de donner des prénoms français à ses enfants ou que les caricatures du prophète sont des attaques dirigées, certes, contre une communauté, dissimulées derrière un discours républicain perçu comme ringard, voire comme manipulateur et en réalité islamophobe, mais surtout contre le patrimoine identitaire de chacun. Les abstractions de la société indifférenciée ne les intéressent plus. L’affaire Mila fut un marqueur important de cette tendance : bien que s’identifiant comme LGBT, Mila n’avait reçu de la part des Français de sa génération qu’un soutien des plus mous. Certains de ses harceleurs étaient d’ailleurs eux-mêmes des Français athées.

L’indifférenciation politique de populations culturellement irréductiblement différentes ne génère chez eux qu’un sentiment de défiance. Si ce phénomène est problématique, puisqu’il consiste à mettre à égalité la culture des autochtones français avec celle des nouveaux arrivants, il peut cependant présenter un avantage à exploiter pour les identitaires.

Violence de l’assimilation et réalisme de l’identité

Bien entendu, le discours identitaire sera tout d’abord un repoussoir pour ces Français qui ont subi « l’assimilation à l’envers ». Mais dans le même temps, l’assimilationnisme sera perçu avec une hostilité croissante, étant donné que cette politique incarne une violence de l’État à l’égard des musulmans, sommés d’abandonner leur culture pour se fondre dans un creuset républicain qui n’incarne plus rien pour la majorité des jeunes. La défaite de l’assimilationnisme au profit du discours « identitaire de gauche » (décoloniaux, indigénistes, immigrationnistes, etc.) est en réalité une brèche ouverte dans le discours républicain – et cette brèche pourrait être la nôtre.

Les jeunes générations reconnaissent avec de plus en plus de facilité que le multiculturalisme, c’est le règne de la « différence », qui consiste à croire en réalité que la « désunion fait la force ». Pour ce public, la question n’est plus de savoir si la France est un pays multiculturel : ils s’accordent à dire que c’est déjà le cas. Seuls les boomers républicains refuseront de l’admettre. La question qui demeure est par conséquence somme toute élémentaire : faut-il se réjouir ou se lamenter que la société soit fragmentée selon des clivages communautaires ? À partir de là, la stratégie identitaire apparaît comme claire : convaincre, sur le plan métapolitique, que le multiculturalisme est un fléau plutôt qu’une chance, à force de discussion, de documentation, de production culturelle et d’activité militante. Mais il faut également travailler à produire un discours positif d’affirmation de l’identité européenne : puisque le multiculturalisme célèbre les particularités, pourquoi ne pas affirmer la nôtre ?

Bien entendu, la lutte est asymétrique : derrière le discours de mise à égalité des cultures au sein de la société multiculturelle, on sait bien que ses thuriféraires espèrent favoriser les nouveaux arrivants. Il n’empêche que cette nouvelle configuration est bien plus susceptible de nous avantager que ne l’est la tradition républicaine daltonienne et hors-sol, dont les règles étaient aussi avantageuses pour nos adversaires, mais bien moins favorables pour nous.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La remigration, c’est le fondateur de BarakaCity qui en parle le mieux !, par Marie d’Armagnac

Idriss Sihamedi

Une campagne électorale pour le moins étonnante. Si certains refusent le débat, d’autres n’hésitent pas à créer la surprise par des propositions plutôt chocs. Je veux, bien sûr, parler de… Driss Yemmou, alias Idriss Sihamedi, de nationalité française, fiché S, proche du salafisme, condamné en appel pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » envers Zineb El Rhazoui. Et fervent partisan de la remigration.

Alors qu’Éric Zemmour exposait son projet et affirmait « Le choix que je vous propose, c’est d’embrasser la culture française. C’est possible. Beaucoup de compatriotes musulmans ont déjà fait le choix de l’assimilation et ceux-là, je le répète, sont nos frères », le fondateur de l’ONG dissoute BarakaCity lui répond ainsi sur Twitter : « La France a ses valeurs, nous avons les nôtres. Toutes les interdictions visant les musulmans ne permettent plus de vivre une foi en sécurité. Nous sommes arrivé (sic) à un point de non-retour. Il faudra tôt ou tard trouver une solution claire à ceux qui refusent l’assimilation. »

Et lui fait alors la plus invraisemblable des propositions : « Je propose un truc à Éric Zemmour et je suis sérieux. S’il est élu Président, qu’il nous laisse créer une organisation indépendante nous permettant de dégager librement de ce pays en faillite et en pleine crise économique. »

« Nous devons travailler en ce sens et arrêter de croire qu’il existe encore un “État de droit”. 700 mosquées et associations sont fermées. L’Afrique et les autres pays ne sont pas tout aussi beaux, plus riches et plus accueillants que la France ? J’y vois une belle opportunité… »

Une retentissante provocation, bien sûr, un prétexte pour décocher une ou deux piques à cette France « en faillite » coupable de lui avoir trop donné, à commencer par la nationalité française et la libéralité d’avoir répandu son islamisme sur notre sol. Mais cela sonne aussi, en creux, comme une reconnaissance de la faillite, avérée celle-là, des politiques d’immigration suivies depuis des décennies et du modèle « d’intégration » proposé par la République.

Alors, Idriss Sihamedi, nouveau porte-parole d’Éric Zemmour ? Tout, dans le parcours, les paroles et les actes du fondateur de BarakaCity, abonde dans le sens du candidat de Reconquête.

Florilège : il publie sur Facebook : « Il nous faudra avoir le courage d’ARRÊTER ces discours maniérés, faux et fourbes expliquant que l’islam est douceur seulement » (repris par Arab News). Quasiment du Zemmour dans le texte, n’en déplaise aux belles âmes médiatiques et politiques.

Ou encore : « Je pense que la musique peut être dangereuse, la polygamie une alternative contre l’adultère et le voile un signe de pudeur. Suis-je fou ? » écrivait-il, sur Twitter, en septembre 2015. Osons l’euphémisme : il y a une certaine rupture de civilisation entre ceci et l’art de vivre à la française.

Et enfin, lors de la victoire des talibans, le 15 août 2021 : « Pour tout début, il y a une fin. Qu’Allah descende sur le peuple afghan les plus belles richesses, les plus beaux hôpitaux, plus belles écoles et le plus bel avenir que le pays n’a jamais pu rêver. »

Alors « je propose un truc sérieux » à Idriss Sihamedi : que celui qui a l’islamisme pour seule patrie se rende enfin dans le pays de ses rêves.

Et quitte le nôtre.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« La remigration est antirépublicaine » : quel bilan pour la dédiabolisation ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

Marine Le Pen

En réaction à la déclaration d’Éric Zemmour qui souhaitait créer un ministère de la Remigration, Marine Le Pen, lors de son passage à La France dans les yeux (BFM TV), annonçait son refus d’intégrer la remigration à son programme, jugeant celle-ci « antirépublicaine » et « profondément injuste ». Après l’abandon de la suppression de la double nationalité de son programme, cette sortie est une nouvelle illustration de la dilution du Rassemblement national sur la question identitaire. L’heure est venue de dresser un premier bilan sur la stratégie de « dédiabolisation » du Rassemblement national.

De la dédiabolisation à la dénationalisation

On associe souvent Marine Le Pen au processus de dédiabolisation de son parti. Cette stratégie était fondée sur une observation simple et pertinente : après 40 ans de leadership du Front national, l’impossibilité pour Jean-Marie Le Pen d’arriver au pouvoir ne s’expliquait pas par les fondamentaux idéologiques du parti (lutte contre l’immigration, promotion de l’identité française, opposition frontale à la gauche socialo-communiste, antifiscalisme), mais par les frasques médiatiques de son chef ainsi que par sa gestion excessivement personnelle du pouvoir au sein du Front national. La dédiabolisation consistait ainsi à mettre un terme aux dérapages des « bons mots » tout en conservant les bases de la « marque » Front national, dont la lutte contre l’invasion migratoire était au premier plan. Il s’agissait de gagner en crédibilité afin de devenir le premier parti de l’opposition nationale et, à terme, un parti apte à prendre et à exercer le pouvoir. Jusque-là, tout allait bien. Malheureusement, les altérations (nécessaires) sur la forme se sont accompagnées d’altérations (néfastes) sur le fond du programme. Oscillant entre un populisme de droite finalement très modéré, un souverainisme intégral et une sorte de parti attrape-tout « ni de gauche ni de droite » tentant le grand écart entre Mélenchon et les électeurs frontistes historiques, la ligne politique du RN est devenue confuse et diluée. Certes, elle a gagné en respectabilité ; au cours de cette campagne, elle n’a subi quasiment aucune attaque médiatique. Cependant, on peut douter de la viabilité d’une stratégie floue pour le long terme.

Le pseudo-populisme, la nouvelle impasse

En déclarant son opposition à la remigration, seule politique capable de sortir l’ornière identitaire, Marine Le Pen vient grossir les rangs de la droite pseudo-populiste, et dont l’un des représentants les plus éminents est sans conteste Robert Ménard. Leur point commun, c’est de fonder leur légitimité politique sur un créneau hostile à l’immigration et au Grand Remplacement, tout en poussant régulièrement des cris d’orfraie dès que les choses deviennent sérieuses. L’ancien journaliste trotskyste devenu maire de Béziers incarne ce positionnement à la caricature : élu pour inverser la dégradation identitaire terrible de sa ville, défigurée depuis des décennies par l’immigration sauvage, il ne cesse pourtant de fustiger dans ses interventions médiatiques les propos d’Éric Zemmour, selon lui excessivement radicaux et provocateurs, alors même que seule une politique audacieuse et sans complexe de remigration permettrait d’éviter que des milliers de Béziers ne fleurissent sur le territoire.

Cela démontre une chose : le positionnement pseudo-populiste est devenu une niche rentable politiquement. Il est désormais tout à fait possible de vivre de la rente du sentiment d’opposition à l’immigration, sans pour autant avoir à assumer de vraies transgressions politiques. On peut voir cette évolution de deux façons : d’un côté, ce changement est positif, puisqu’il signifie que l’opinion et le personnel politique ont fait un pas dans la direction de l’opposition à l’invasion migratoire. De l’autre, cela envoie le signal aux lâches et aux opportunistes qu’un nouveau territoire politique est exploitable.

Si la vraie droite compte un jour prendre le pouvoir, elle ne fera pas l’économie d’une véritable révolution intérieure, qui se traduira par une volonté et une capacité à transgresser les tabous de l’époque, ainsi que par la revendication d’une clarté politique cristalline. Le temps n’est plus aux calculs de boutiquiers ou aux demi-déclarations, mais à la formulation d’une vision claire pour l’avenir.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Ministère de la Remigration : le mot est lancé !, par Clément Martin (Les Identitaires)

remigration charter

On le sait, en politique, la bataille passe beaucoup par les mots : impossible d’analyser la domination progressive de la gauche sur les sphères de la culture sans observer l’inondation parallèle de la langue française par le lexique du progrès, de l’égalitarisme et la déconstruction.

À l’inverse, la diffusion depuis la droite dans la société française d’un vocabulaire destiné à nommer les problèmes relatifs à la question migratoire et démographique est une condition sine qua non pour espérer la victoire. Éric Zemmour, en annonçant publiquement son souhait de créer un ministère de la Remigration, a fait sauter une digue salutaire à ce niveau. C’est ainsi 6 ans de combat identitaire pour faire entrer par effraction le terme de « remigration » dans le débat public qui sont couronnés de succès.

Du ministère de l’Identité nationale à celui de la Remigration

En 2007, la création par Nicolas Sarkozy d’un ministère de l’Identité nationale et de l’immigration avait suscité les réactions scandalisées de toute la gauche, pour qui opérer le lien entre « immigration » et « identité nationale » était un glissement raciste dangereux. L’industrie de l’indignation, qui constitue l’un des dispositifs les mieux réglés de la gauche hégémonique de l’époque, s’était déchaîné (tribunes dans Libération, protestations d’universitaires, communiqués démagogiques de la CIMADE et du GISTI qui qualifiaient les expulsions de clandestins de « rafles », etc.). Pourtant, l’initiative de Sarkozy ne fut qu’un dragon de papier ; aucune mesure mise en place par ce ministère ne fit preuve d’efficacité, même à court terme. Signe révélateur, c’est Éric Besson, transfuge du Parti socialiste, qui avait pris la direction de ce ministère entre 2009 et 2010, date de sa fermeture.

Si l’épisode du ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration fut un échec, il a compté parmi les premières transgressions politiques opérées par la droite à l’encontre du discours soporifique de la gauche sur l’immigration.

Quelle perspective pour la candidature d’Éric Zemmour en 2022 ?

À l’heure actuelle, les chances du candidat de Reconquête ! semblent très minces pour l’échéance présidentielle, mais il serait pour autant mal venu de désespérer. Le but fondamental de la candidature d’Éric Zemmour est moins de faire accéder celui-ci au sommet de l’État (une perspective réjouissante mais peu réaliste) que de redessiner le paysage politique autour de lui. Premièrement, en cassant les séparations factices entre la droite des Républicains et la droite du Rassemblement national ; ce but a été achevé. Ensuite, en forçant le Rassemblement national à procéder à un changement radical ou à disparaître, afin de permettre l’émergence d’une force d’opposition puissante à droite. Cet objectif-ci est peut-être en passe d’être réalisé. Enfin, cette campagne est l’occasion pour Éric Zemmour de transgresser la mollesse et les insuffisances du débat public français sur la question identitaire ; il est certain que cet objectif a été rempli – reste à savoir si les effets de ces transgressions seront durables.

Face à un bloc centriste mondialisé incarné par Emmanuel Macron et une gauche pudibonde, enfermée dans ses vieux réflexes antifrançais et antieuropéens, il est vital que la droite incarne le parti du sursaut et du réveil. Et pour ce faire, il faudra qu’elle se livre à des transgressions authentiques, sans demi-mesures, sans montrer patte blanche à chaque intervention, et surtout, sans honte d’assumer un projet authentiquement identitaire pour l’avenir de notre civilisation. La politique ne se réduit pas aux sondages et aux périodes électorales. À bien des titres, la politique, c’est ce qui se passe entre les élections.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Idriss Sihamedi, fondateur de Barakacity, propose à Eric Zemmour, s’il est élu, d’organiser lui-même le départ de France des musulmans

Les Identitaires et leurs « 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration »

remigration

29/03/2022 – FRANCE (NOVOpress)
On a beaucoup parlé la semaine dernière de remigration. Une politique indispensable pour sauver la France du Grand Remplacement.

Découvrez ici en téléchargement libre les 30 mesures proposées en 2017 par Les Identitaires : https://les-identitaires.fr/publications/mesures/30-mesures-pour-une-politique-didentite-et-de-remigration/


Remigration des clandestins : mode d’emploi

remigration avion

La proposition d’Éric Zemmour de créer un ministère de la Remigration constitue un tournant dans cette campagne présidentielle. Le vote Zemmour est désormais le seul à être synonyme de fin de la présence des extra-européens indésirables sur le territoire français. Et cette remigration n’a rien d’un fantasme ou d’un drame. Il s’agit avant tout d’une politique normale et saine que quasiment tous les pays du monde mènent : l’expulsion des clandestins et des étrangers délinquants ou criminels. Après une première diffusion en octobre 2021 sous un titre légèrement différent, Polémia republie cet article de Paul Tormenen.

Les débats de l’élection présidentielle en 2022 (3)

Après un premier article consacré à la règle du non-refoulement et à son application dans différents pays européens puis un deuxième article sur les nombreuses carences de l’espace Schengen, c’est aux expulsions des étrangers en situation irrégulière que ce troisième article sur l’immigration en France est consacré aujourd’hui.
Si le futur président de la République trouvera dans ce domaine-là, comme dans tant d’autres, une situation catastrophique, il disposera de leviers pour y remédier, si tant est qu’il veuille rompre avec l’inertie imposée par le lobby immigrationniste qui tient le haut du pavé dans notre pays.

La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde…

La France est un pays particulièrement attractif pour les étrangers en situation irrégulière. Nos gouvernants semblent tout faire pour qu’il devienne le réceptacle de la misère du monde. Les nombreux signes de bienvenue qu’ils lancent à l’adresse des clandestins, détaillés notamment dans un article publié en juin 2020 sur le site de Polémia, en témoignent (1). Cette bienveillance a une traduction concrète tant dans le nombre de clandestins qui viennent en France que dans le nombre de ceux présents sur le territoire national.

Face à ce phénomène, la poussée du vote dit populiste, qui témoigne du rejet croissant de l’immigration, inquiète jusqu’à la Commission européenne. La commissaire européenne aux affaires intérieures enjoignait ainsi en novembre 2020 au gouvernement français d’accroître son effort pour expulser davantage de clandestins présents sur le territoire (2). C’est dans ce contexte que le gouvernement français, piteusement pointé du doigt, vient d’annoncer une réduction du nombre de visas délivrés aux ressortissants des pays du Maghreb. Ce levier pour contraindre les autorités de ces pays à accepter le retour forcé de leurs ressortissants n’est pourtant que l’un, parmi de nombreux autres, pouvant être utilisés pour tendre vers l’expulsion effective de tous les clandestins présents sur le territoire. Un objectif qu’une grande majorité de Français souhaitent voir atteint le plus rapidement possible.

Comme nous allons le voir, les autorités françaises sont loin de s’appuyer sur toutes les bonnes pratiques de nombre de nos voisins européens, qui sont beaucoup plus efficaces en la matière.

1. Le diagnostic
La France est un pays très attractif pour les étrangers en situation irrégulière

Plusieurs indicateurs témoignent de l’attractivité de la France pour les clandestins.

– Le nombre de bénéficiaires de l’aide médicale d’État a plus que doublé en 15 ans pour atteindre 368 890 en 2020 (3). En dépit des dizaines de milliers de régularisations effectuées chaque année, le nombre de bénéficiaires de l’AME croît de 1 000 par mois, sans compter les autres dispositifs médicaux dont bénéficient les clandestins (4).
– Alors qu’il n’y avait que 20 000 demandes d’asile effectuées en France en 1994, elles étaient plus de 154 600 en 2019 (5) (6). La France est devenue cette année-là le 2e pays en Europe à recevoir le plus de demandes d’asile. Si notre pays accorde de façon assez restrictive le bénéfice de la protection internationale (24,7 %, alors que la moyenne européenne est de 38 %), seule une infime proportion des étrangers en situation irrégulière – ce qui est le statut commun des déboutés de l’asile qui se maintiennent sur le territoire – est expulsée. Il est désormais connu bien au-delà des frontières nationales que les clandestins présents en France, après s’y être introduits notamment en faisant une demande d’asile, ont une très faible probabilité d’être forcés à retourner dans leurs pays.

Outre les déboutés de la demande d’asile qui ne repartent pas dans leurs pays, l’importance du nombre de clandestins extra-européens présents en France a d’autres explications :

– la porosité des frontières nationales ;
– le nombre important d’étrangers qui ne repartent pas dans leurs pays à l’expiration de leurs titres de séjour.

Des sorties du territoire de personnes en situation irrégulière qui stagnent

Alors que les chiffres de l’immigration montrent que de plus en plus d’extra-Européens s’installent légalement ou clandestinement en France (7), le nombre de personnes en situation irrégulière sortant du territoire n’augmente pas en proportion, loin de là.

Pour lire la suite, c’est ici !

Marion Maréchal : « L’objectif du ministère de la Remigration sera le départ d’un million d’étrangers sur l’ensemble du mandat afin d’arriver, à terme, à un solde migratoire négatif sur le sol français »

Eric Zemmour propose de créer le premier ministère de la remigration

De la technocratie et de l’immigration, par Jean-Gilles Malliarakis

L’Office français de l’immigration et de l’intégration, théoriquement sous tutelle du ministère de l’intérieur, a été créé en 2009, sous la présidence Sarkozy. Cet organisme regroupe les anciennes compétences de l’Agence nationale d’accueil des étrangers et des migrants et une partie des missions de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances.

Il gère les procédures de l’immigration professionnelle et familiale, mais aussi le dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile, ainsi que la lutte contre le travail illégal. La remigration n’est envisagée que sous l’angle des aides au retour et à la réinsertion au nom du développement solidaire.

Globalement, on le sait, l’État a maintes fois réaffirmé son choix immigrationniste. Celui-ci a été exprimée, une fois encore très clairement, en 2008 par la fameuse commission Attali. Au sein de celle-ci Emmanuel Macron exerçait sa première responsabilité publique en tant que secrétaire général adjoint.

On trouve ainsi, dans la liste des « 300 décisions pour changer la France », la volonté « d’élargir et favoriser la venue de travailleurs étrangers » [décision 222] et subsidiairement « simplifier la délivrance d’autorisations de travail pour les travailleurs étrangers » [décision 223].(1)⇓

La présence d’un Hervé Le Bras, présenté comme historien (?) et démographe de la fameuse Commission ne laisse aucun doute sur la volonté immigrationniste. Cette politique est pensée comme un instrument de la « croissance » et elle n’a toujours pas été démentie.

L’OFII travaille donc à cet objectif avec tous les acteurs institutionnels, en France comme à l’étranger, depuis les préfectures jusqu’aux bureaux consulaires. Il se propose d’apporter la meilleure offre de services publics, aux futurs migrants comme à leurs heureux employeurs.

Rappelons à ce sujet que le caractère régulier ou non de la présence des Étrangers sur le sol de l’Hexagone n’est considéré que comme un point de détail administratif. Au cours de son audition, ce 12 janvier, le directeur général Didier Leschi indiquera incidemment, par exemple, que pour évaluer le nombre des illégaux il dispose d’un indice fourni par les 380 000 bénéficiaires de l’Aide médicale d’État. Ceci lui permet de limiter à 400 000 le chiffrage des illégaux…

Aux dires mêmes du quotidien officieux Le Monde, l’OFII « chapeaute quasiment tous les pans de l’immigration en France ».(2)⇓

L’audition de son directeur général Didier Leschi le 12 janvier à l’Assemblée nationale pose avant tout le problème du rapport au peuple de la gouvernance effective. Il s’agissait bel et bien d’entendre en sa personne, pendant 76 minutes, le principal responsable, hier aujourd’hui et éventuellement demain, de la politique migratoire de l’Étant central parisien.(3)⇓

Dire un tel personnage « peu connu » du grand public relève de la litote : qui donc en entend habituellement parler ?

Car personne ne doit douter de la volonté étatique, transcourant et « républicaine » d’enjamber les choix qui pourraient résulter d’un scrutin présidentiel défavorable à la Macronie et/ou d’un changement de majorité à l’Assemblée nationale.

En effet, ce haut fonctionnaire dirige l’OFII depuis décembre 2015. À l’époque la France prenait de plein fouet les retombées de la crise aggravée par la décision d’Angela Merkel de prendre en charge la misère du monde. Nommé par Hollande, il avait été confirmé dans ses fonctions par Macron en 2018, et il les exerçait par intérim depuis décembre 2021.

Nous nous trouvons en présence d’un cas paradigmatique de l’évolution de la démocratie française vers un régime de plus en plus technocratique, dominé par la haute administration, en lien avec des mots d’ordre intangibles.

Quiconque s’y oppose est taxé de dérapage.

1. cf. « 300 décisions pour changer la France » sous la direction de Jacques Attal pp. 178-180 La Documentation française, 2008, 334 pages.
2. cf. article en ligne le 12 janvier « Didier Leschi reconduit à la tête de l’Office français de l’immigration et de l’intégration »
3. L’audition de Didier Leschi par la commission des lois est accessible via Twitter

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

La remigration, c’est possible !

remigration

Dans le numéro 71 de la revue Réfléchir & Agir, un article est consacré à la question de la faisabilité de la remigration. S’appuyant sur des exemples historiques, ce texte montre que l’expulsion d’un nombre important d’extra-européens n’est pas aussi impossible que certains semblent le penser. Le sujet est évidemment éminemment complexe et cet article ne règle pas de nombreuses problématiques inhérentes à la remigration mais il nous a semblé intéressant de le partager.

La remigration, précédents historiques depuis 1914

Le XXe siècle a largement été un siècle de remigrations, aussi bien échanges forcés de populations en vue d’assurer une certaine forme d’homogénéité raciale, ethnique ou religieuse, qu’expulsions vers leurs pays d’origine (réels ou mythiques) de populations parfois installées sur place depuis des siècles.

Dans tous les cas, les dynamiques de remigration possèdent trois caractéristiques communes : un changement démographique structurel de masse (en nombre ou en pourcentage), un déroulement rapide et systématique des opérations, et un état de fait irréversible sur le terrain.

Les remigrations au XXe siècle ont constitué un phénomène démographique assimilable à une sorte de dynamique de flux et de reflux de populations, en fonction des cycles de puissance et de faiblesse des entités politiques dirigeant les territoires concernés. Elles ont concerné une grande partie du globe, en plusieurs séquences historiques successives.

Les remigrations dans l’Europe

Sorte de répétition générale de ce que l’historien Ernst Nolte appelait la « Deuxième Guerre de Trente Ans » européenne (1914-1945), 50 000 Bulgares sont expulsés de Macédoine et de Thrace orientale en 1913, à l’issue de la Deuxième guerre balkanique lorsque Grecs, Roumains et Serbes disputent aux Bulgares les dépouilles européennes de l’Empire ottoman vaincu l’année précédente lors de la Première guerre balkanique.

Après la Première Guerre mondiale, la guerre reprend entre la Grèce et la Turquie de Mustafa Kemal. En 1923, les Turcs victorieux regagnent au Traité de Lausanne les territoires d’Asie Mineure cédés aux Grecs en 1920. Ils organisent alors une remigration/expulsion massive de Grecs (installés sur place depuis 2600 ans) vers la Grèce : 1,5 million de Grecs sont expulsés tandis que fuyant prudemment les représailles, 500 000 Turcs quittent la Macédoine et l’Épire pour se réfugier en Turquie. C’est la « Grande Catastrophe » …

Après la Seconde Guerre mondiale, c’est au tour d’autres vaincus de subir l’expulsion : dans le Gôtterdämmerung, 14 millions d’Allemands sont expulsés d’Europe centrale par les autorités slavo-communistes soviétiques, polonaises, tchécoslovaques et yougoslaves. La revanche des Slaves sur les Germains… Au moins 2 millions de ces Allemands meurent sur les routes, harcelés par les populations slaves qui les remplacent dans des territoires de l’Est conquis depuis le Moyen Âge par le glaive germanique. De même, 420 000 Finlandais sont expulsés de Carélie par les Soviétiques, et se replient vers la Finlande, en 1945…

Enfin, les deux séquences de recomposition de l’espace post-communiste est-européen, constituent les derniers grands épisodes de remigration en Europe. Après l’effondrement soviétique en 1991, sur les 25 millions de Russes ethniques qui vivaient dans les autres républiques, une dizaine de millions (les « pieds-rouges ») sont contraints d’évacuer les Républiques musulmanes d’Asie centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, Turkménistan…) et de se réfugier en Russie même, victimes de l’intolérance des populations locales, turcophones et musulmanes ; tandis que les trois guerres yougoslaves (de 1990 à 1999) sont marquées par des nettoyages ethniques entre populations serbes, croates, bosniaques ou albanaises : en 10 ans, au moins 2,5 millions de personnes sont expulsées définitivement des zones de guerre.

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Le Grand remplacement dans les médias : avons-nous gagné ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

grand remplacement

Le Grand remplacement prend une place de plus en plus importante dans les médias. Il n’y a plus que LFI et la gauche communiste (PC, NPA et autres) pour nier les problèmes migratoires. Valérie Pécresse, de LR, a réclamé un quota maximum d’étrangers pouvant être accueillis en France. Elle reprend en cela le vieux thème de l’immigration choisie, d’inspiration sarkozyste, qui n’a jamais porté de fruits. En effet, une fois au pouvoir, le candidat Sarkozy s’est musé en président de l’idéologie du métissage : « De 2007 à 2016, le nombre d’admis au séjour a augmenté de près d’un tiers » (Le Figaro, 17 avril 2017). Le 5 octobre, sur BFM, Arnaud Montebourg a reconnu que « la peur du grand remplacement est peut-être irrationnelle mais correspond à des phénomènes réels ».

Alors, les identitaires ont-ils gagné le débat ? De fait, nos idées progressent. Et il est intéressant de constater que les idées mènent leur propre vie, indépendamment des résultats politiques. Ainsi, Sarkozy n’a rien fait – ou si peu – afin d’enrayer l’immigration-invasion. Mais en organisant un grand débat sur l’identité nationale, il a contribué à ouvrir un espace aux idées identitaires, puisque le mot « identité » n’était plus tabou. Eric Zemmour agit de même en déplaçant tout le spectre politique vers la droite. Le Grand remplacement n’est plus un « concept d’extrême-droite » mais un sujet de débat comme un autre.

Nous n’avons certes pas gagné le débat mais l’espace s’élargit. Le risque est de voir le sujet confisqué, tel Sarkozy encore une fois (puisqu’il évoque souvent le péril sub-saharien), par ceux-là mêmes qui n’ont rien fait pour enrayer le phénomène. C’est le moment de saisir la balle au bond et de rappeler que l’immigration-invasion n’a pas commencé en 2013 avec la crise de Lampedusa. Près de 20 % de la population française, entre 11 et 13 millions de personnes, selon le démographe Jean-Paul Gourévitch, vivent dans notre pays. De plus, ces chiffres ne concernent pas la troisième génération d’immigrés, nés en France de « parents français » par la magie du droit du sol.

Par conséquent, l’enjeu consiste à montrer que la coexistence de plusieurs peuples à l’intérieur d’un même pays entraîne inévitablement la disparition de celui-ci. C’est l’idée d’une certaine homogénéité ethno-culturelle qu’il faut remettre sur la table. Pour ce faire, il faut rappeler que la France est avant tout un pays européen et que l’assimilation, si elle existe bien comme phénomène social, demeure marginale. L’assimilation n’est pas un programme politique, elle est une réalité plus ou moins importante. Plutôt « moins » que « plus » dans notre pays, car plus on s’éloigne des années soixante-dix, plus le sentiment musulman et identitaire afro-maghrébin s’affirme. Non seulement on n’assimilera pas ces millions d’Africains, mais, de surcroît, les jeunes générations sont de moins en moins françaises.

La remigration est donc la réponse au problème, c’est l’enjeu ultime du débat. Sans la remigration, la discussion reste entre les mains des impuissants d’hier et des journalistes mainstream. Avec la remigration, le débat sur l’immigration atteint sa pleine portée : une terre, un peuple !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le Danemark, avant-poste du refus des migrations massives ?, par Paul Vermeulen

Danemark immigration

L’époque où la Scandinavie, en particulier la Suède et le Danemark, appliquant le credo social-démocrate du « vivre ensemble » et des « bienfaits » du multiculturalisme, ouvrait ses portes en grand aux migrants, qualifiés de « réfugiés », serait-elle révolue ? Depuis trois ans, le Danemark a mis un tour de vis à sa politique migratoire. Ce pays l’accentue même, soucieux de survie identitaire et de lutte contre la criminalité et la délinquance. Les Danois regardent la réalité en face : les migrations massives sont la source du développement de la violence.

Le Parlement du Danemark a donc adopté jeudi 3 juin 2021 une loi qui l’autorise à transférer ses demandeurs d’asile en dehors de l’Union européenne dès qu’ils arrivent sur le territoire danois. Cela choque les médias publics français, RFI par exemple, qui annonçait cette décision ainsi : « Délocaliser les demandes d’asile, ce dont rêvent toutes les extrêmes droites européennes, le gouvernement de la sociale-démocrate Mette Frederiksen l’a fait. »

Que dit la loi ?

Que prévoit la loi ? Tout candidat à l’asile arrivant au Danemark sera aussitôt mis dans un avion en direction du Rwanda, de l’Erythrée ou d’autres pays ayant accepté de traiter sa demande d’asile. Le Danemark paiera les frais. L’idée n’est pas neuve et, contrairement à ce que paraît penser RFI, elle a été envisagée ailleurs. Macron avait évoqué cette possibilité durant sa campagne présidentielle. Reste que le Danemark est le premier pays de l’UE à mettre en œuvre un embryon de remigration. Une bonne nouvelle pour les populations européennes, en particulier pour les jeunes femmes, plus souvent victimes qu’à leur tour de l’hystérie migratoire. Si la demande d’asile est prise en compte, le migrant peut éventuellement entrer au Danemark, sans certitude. Si la demande est rejetée, ce sera au pays coopérant avec le Danemark de renvoyer le migrant chez lui. Un premier pas en avant vers « l’Afrique aux Africains », ce qui fut d’ailleurs longtemps la revendication des Africains eux-mêmes, une revendication à laquelle il paraît sage d’accéder. Un pas en avant sans doute symbolique, le Danemark ayant eu seulement 1 500 demandes d’asile en 2020, mais une loi qui ouvre peut-être enfin la boîte de Pandore dans le bon sens.

Les danois sont ainsi les premiers Européens à réagir face à l’immigration massive. Le Danemark, et en particulier Copenhague, connaît une flambée des violences imputables à des immigrés depuis bientôt dix ans, avec une recrudescence depuis cinq ans. Il n’est pas rare de voir débouler des musulmans et/ou Africains sur des vespas et tirer sur tout ce qui bouge. Au cœur de Copenhague. Le fruit de guerres entre bandes ethniques. Certains quartiers sont à 90 % étrangers.

C’est ce qui avait déjà conduit le Danemark, en 2018, à baisser les allocations pour les migrants, à doubler les peines de prison, à extraire les criminels des cités et à rendre obligatoire la crèche pour les enfants de migrants. Des mesures de bon sens, des mesures de survie identitaire. Prises par un gouvernement social-démocrate. Reste à mener une grande politique européenne de remigration : le grand remplacement n’est pas une fatalité.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 4 juin 2021

Jeunes étrangers délinquants – Face à un phénomène en pleine expansion, une seule solution : la remigration

remigration charter

Le 10 mars, deux parlementaires ont rendu public un rapport sur la délinquance des mineurs non accompagnés en France. À l’issue de sept mois d’investigation, François Eliaou (LREM) et Antoine Savignat (LR) font le constat que les faits de délinquance commis par des mineurs non accompagnés se multiplient et s’aggravent. Ils formulent également des propositions pour contenir ce phénomène et améliorer la prise en charge des MNA délinquants. Mais celles-ci font malheureusement l’impasse sur la seule mesure véritablement à même d’éradiquer ce problème qui gangrène de nombreuses villes françaises : la remigration.
Une analyse proposée par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires.

Les « mineurs » étrangers délinquants : les alertes n’ont pas manqué

L’augmentation des faits de délinquance commis par des jeunes étrangers transparaît dans de nombreux articles de la presse quotidienne régionale. C’est très souvent comme un phénomène isolé que ceux-ci sont décrits dans les médias de grand chemin (1). En septembre 2020, nous soulignions que les statistiques sur la progression de la délinquance des mineurs étrangers étaient données au compte-gouttes par les autorités (2). Les moyens à la disposition des membres de la commission parlementaire qui vient de rendre son rapport permettent d’avancer dans la compréhension des « problématiques de sécurité associées à la présence sur le territoire de mineurs non accompagnés » (3).

« Des faits de délinquance variés qui tendent à se multiplier et s’aggraver »

Partant du constat empirique de « la multiplication et [de] l’aggravation des faits de délinquance commis par certains mineurs non accompagnés », les deux députés ont mené pendant plusieurs mois des investigations et des auditions afin de faire un diagnostic sur ce phénomène et de présenter des préconisations au gouvernement et au Parlement. Le rapport rendu public le 10 mars 2021 est le fruit de leur travail.

Si les rapporteurs soulignent l’absence de statistiques fiables pour apprécier l’ampleur de cette délinquance sur le territoire national, la compilation des nombreuses données auxquelles ils ont eu accès donne un aperçu de la nature et de l’ampleur du phénomène.

La définition des MNA : un mineur est considéré MNA quand il n’a pas de responsable légal sur le territoire ou n’est pas pris en charge par une personne majeure (Code de l’action sociale).

Le nombre de MNA délinquants : il était estimé en 2020 entre 2 000 et 3 000 par la direction de la Protection judiciaire de la jeunesse.

Commentaire – L’estimation de la PJJ apparaît particulièrement basse, compte tenu notamment du nombre de mises en cause de MNA d’origine nord-africaine recensées par la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne : 7 988 pour la seule année 2020 (4). Si, bien évidemment, nombre de ces jeunes délinquants multiplient les délits et peuvent être mis en cause à plusieurs reprises durant la même année, le nombre de ces faits de délinquance pour la région parisienne est un indice de la sous-estimation de la PJJ.

La nationalité des MNA délinquants : les mineurs – ou les jeunes majeurs – sont très majoritairement originaires du Maghreb, en particulier d’Algérie et du Maroc. Leur identification est rendue difficile car « les MNA interpellés par la justice et déférés ne disposent pas toujours de documents d’identité incontestables et ont souvent recours à divers alias, qu’ils modifient à chaque nouvelle interpellation ».

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Quelle vision identitaire à propos de la lutte contre le voile islamique ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

voile islamique

La commission spéciale a rejeté les amendements visant à interdire le port du voile pour les fillettes de trois à sept ans. Ces amendements, déposés par les députés LREM Aurore Bergé et Jean-Baptiste Moreau, ont été jugés « sans rapport direct légistique avec le projet de loi ». Tous les deux sont des figures du parti : la première s’est illustrée lors de la campagne présidentielle et le second est porte-parole de LREM, tous deux membres de son aile libérale.

Marlène Schiappa, sur CNEWS, s’est dite en accord « philosophique » total avec le texte mais le président du groupe LREM à l’Assemblée, Christophe Castaner, et d’autres membres du parti, jusqu’au gouvernement assure Le Parisien (17/01/2021), craignent « l’hystérisation du débat ». L’exécutif a donc souhaité éviter les polémiques qui avaient terni la fin du quinquennat en 2004, sous Jacques Chirac (loi sur les signes religieux ostensibles à l’école), ou celui de Nicolas Sarkozy, en 2011 (loi sur le voile intégral dans l’espace public).

La bien-pensance de gauche comme de droite ne cesse de se casser les dents sur ce sujet. En effet, elle se divise entre les néo-féministes, qui prolongent le combat pour le respect du corps de la femme (au nom duquel a été légalisé l’avortement en 1974) et prône « la liberté de porter le voile » et les conservateurs du statu quo multiculturaliste, qui craignent une réaction forte des musulmans et préfèrent ne pas légiférer, par soumission.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron n’aura de toute façon jamais le volontarisme de contrôler la façon dont 6 à 9 millions de musulmans (selon Jean-Paul Gourévitch, Planet.fr, « La vérité sur le nombre de musulmans en France », 2015), globalement hostiles ou indifférents aux règles du pays qui les a accueillis, vivent leur religion.

Pour autant, nous devons savoir faire feu de tout bois. Toute mesure allant dans le sens de marquer une frontière ferme entre ce que nous acceptons et ce que nous refusons strictement est bonne à prendre. Mais nous devons garder à l’esprit que la lutte contre le voile islamique n’est pas une fin en soi. Notre problème n’est pas tant l’apparition (ou la disparition par la loi) dans l’espace public d’un signe religieux hostile à notre identité que l’immigration massive qui a permis sa diffusion.

Si une population ne peut cohabiter avec nous sans créer de problèmes insolubles, la remigration est la seule alternative. Sortons du mythe républicain universaliste, qui nie la force du sentiment identitaire et le besoin de racines. Que les musulmans s’estimant persécutés chez nous rejoignent le pays où ils pourront vivre librement leur foi. Au besoin, nous les y aiderons.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La remigration, l’idée force pour reconquérir notre pays

remigration

Le VIe Forum de la Dissidence avait pour thème : « Assimilation ? Séparation ? Communautarisation ? Remigration ? » Ce questionnement sur les différentes solutions possibles à la problématique de l’immigration n’est bien entendu pas nouveau. Parmi les acteurs qui tentent de proposer des solutions crédibles, il y a évidemment les Identitaires. Voici un texte de la plume de Clément Martin sur la solution qu’ils proposent : la remigration.

« La remigration s’est imposée dans le débat public »

D’où vient la remigration ? Le concept a été développé par les Identitaires. Nous sommes les premiers, en 2011, à avoir employé ce terme dans le champ politique. Face au constat du grand remplacement, les Identitaires ont proposé une solution : la remigration. En 2013 et 2014, les identitaires ont lancé une campagne de promotion du terme « remigration ». Par le biais de vidéos diffusées sur Internet, les interventions de nos porte-parole, la popularisation du mot sur les réseaux sociaux par nos militants, la création de supports variés et des actions diverses, la remigration s’est imposée dans le débat public. En 2014, nous organisions les Assises de la remigration à Paris. Cet événement participa à l’installation de ce concept dans l’opinion de droite, dont le sens est connu grâce à nos efforts. C’est une évidente victoire sémantique et donc politique. Enfin, point d’orgue de ce travail militant, 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration est paru aux Éditions Idées en 2017.

Malgré la vaste diffusion de l’idée de remigration, les grands médias et les instituts de sondage n’ont jamais proposé cette alternative aux Français. La réduction du débat public aux drames causés par les attentats islamistes a pu éclipser la question centrale de l’immigration-invasion et des « Français » de papier hostiles à notre pays. Cependant, une enquête Ipsos du 16 novembre révèle que 78 % des Français pensent qu’il faut une immigration « choisie » plutôt que subie. « L’immigration choisie » implique une politique de tri fondée sur des critères prédéterminés selon les besoins de l’économie nationale, chose possible à condition de faire sauter le verrou du libre-échange et de rétablir des frontières étanches. 55 % sont favorables à la suppression du regroupement familial et 58 % souhaitent l’instauration du droit de sang : la nationalité ne serait accordée qu’aux fils de Français, ce qui doit nous amener à bien définir ceux-ci. Seulement 37 % estiment que l’immigration est une chance, chiffre en baisse depuis 2007 (ils étaient alors 49 %). Ainsi, une majorité de Français pensent que notre pays ne peut plus accueillir de nouveaux arrivants et qu’il faut redéfinir l’octroi de la nationalité française. Tout laisse à penser que, si on leur proposait l’expulsion progressive des immigrés indésirables, dont l’attitude est à l’origine de cette évolution de l’opinion publique, les Français plébisciteraient cette politique. Seuls les derniers apôtres du multiculturalisme, ceux qui croient encore au vivre-ensemble, peuvent désapprouver la remigration dans son principe. L’enjeu pour les résistants identitaires n’est pas tant la remise en cause du mythe de la coexistence pacifique que la présentation des outils pratiques de la remigration.

« Franciser 20 % de la population est totalement irréaliste »

Reste bien sûr une alternative au multiculturalisme et à la remigration : l’assimilation. Ce serpent de mer de la droite induit en erreur les esprits fragiles ou les moins courageux, car il laisse à penser que l’on pourrait « franciser » les immigrés en leur faisant aimer notre pays. Ici, il faut distinguer ce qui est de l’ordre des relations entre individus et du domaine politique. Un extra-Européen de bonne volonté, pacifique et ouvert à la culture française (cela fait déjà beaucoup de conditions préalables…) peut embrasser notre art de vivre et le transmettre à ces enfants. Mais franciser près de 20 % de la population (selon Jean-Paul Gourévitch, il y aurait environ 16 millions d’Afro-musulmans en France) est totalement irréaliste. Aucun chef d’État, fût-il doté de moyens politiques extraordinaires, n’a le pouvoir de transformer les petits Mohamed, de plus en plus islamisés et fiers de leurs racines maghrébines au fil des générations, en Lucas, Marie et Alexandre. L’identité ne se décrète pas. Si l’assimilation a été spontanée avec les immigrés d’origine européenne et chrétienne, c’est parce qu’une communauté de culture nous unissait à eux. Il en va autrement des immigrés venus d’une aire de civilisation totalement différente, dont le rapport à la femme, au respect et au spirituel est opposé à la tradition européenne et française. Dans ces conditions, pour retrouver la paix sociale, la séparation est nécessaire. Elle est la seule politique juste et équitable pour garantir aux peuples occupant notre pays une vie selon leur identité, leurs mœurs et leur vision du monde. Sur les ruines du vivre-ensemble qui, en réalité, n’a jamais existé, la remigration s’impose comme une politique de bon sens.

« La remigration est techniquement faisable »

La politique de remigration est techniquement faisable. Nos ennemis n’ont pas tort d’affirmer que l’histoire de l’humanité est jalonnée de mouvements de population : grandes invasions barbares, colonisation de l’Amérique, de l’Afrique et de l’Asie, échange des Grecs de Turquie et des Turcs de Grèce en 1923, expulsion de plusieurs centaines milliers de Polonais travaillant en France dans les années trente, exil des pieds-noirs… Contrairement à nos adversaires, nous ne voyons pas dans cette réalité un sens de l’histoire valable partout et tout le temps : ces déplacements, légitimes ou invasifs, réalisés sous la contrainte ou volontairement, sont très variés. L’État est capable de mobiliser la police et l’armée pour fliquer les Français ou protéger nos églises, réquisitionner des hôtels pour loger des clandestins ou des bateaux pour secourir des Africains en mer, il est tout aussi possible de mettre ces ressources au service d’une politique de remigration par étapes. Renvoyer des étrangers dans leur pays est tout à fait réalisable. En mai 2017, l’Arabie Saoudite a annoncé l’expulsion de cinq millions de travailleurs immigrés. Qu’est-ce qui nous empêche de faire la même chose sinon la lâcheté des gouvernements successifs ? Commençons par les quinze mille détenus étrangers.

Sans mesure contraignante, il est très facile de décourager des étrangers de rester en France. C’est la remigration incitative. Quel musulman resterait dans un pays qui a décrété un moratoire sur la construction de mosquées ? Quel voyou venu d’ailleurs resterait dans un pays où l’on mène une guerre sans pitié au trafic de drogue ? Il faut que la vie en France soit désagréable pour les candidats à l’émigration. Et par-dessus tout : il faut que ça se sache ! Quant aux enfants du droit du sol, il faut envisager la déchéance de nationalité. Bien sûr, dans le cas de l’expulsion comme de la déchéance, nous aurons un certain nombre de juges rouges contre nous. Mais les lois se changent et la première chose que devrait faire un gouvernement courageux est de retirer les attributions du juge administratif pour tout ce qui concerne la politique migratoire. Aucune expulsion, aucune déchéance ne doivent être contestables devant un juge. Ces actes de la politique publique doivent être sanctuarisés. Il faut casser le gouvernement des juges.

Ajoutons à cela le problème des pays d’origine qui refuseraient leurs ressortissants. Pour cela, nous avons besoin que les pays du Maghreb soient dirigés par des élites qui constituent des interlocuteurs valables, comme feu Kadhafi, en Libye, l’a été avec l’italien Berlusconi. Des accords bilatéraux avaient été passés entre les deux États et la Libye verrouilla sa frontière sud pour interrompre l’itinéraire subsaharien. Nous avons besoin que les pays du Maghreb soient mis à l’abri du danger de déstabilisations du type des « printemps arabes », en étant dirigés de façon autoritaire comme l’est le Maroc ou la Tunisie sous Ben Ali. De notre point de vue, cela ne peut se faire que par la menace de rétorsions économiques. Or, pour qu’il y ait un raidissement des relations commerciales, encore faut-il nouer des liens avec eux. Le rayonnement international de la France et la restauration de son influence en Afrique du Nord détermineront le succès de la remigration. Lorsqu’en 1609 Philippe III expulse 300 000 Maures vers Oran, dans l’actuelle Algérie, c’est parce qu’Oran est sous domination espagnole. L’expulsion des Morisques fut une opération militaire menée d’un territoire espagnol à un autre territoire sous contrôle espagnol. Cette expulsion n’a pu être réalisée que parce que l’Espagne assuma sa vocation à l’empire. La puissance internationale est un enjeu majeur.

Il faut également dégonfler la baudruche des accords internationaux et du poids des organisations mondiales. Entre autres exemples, Donald Trump a fait sortir son pays de l’OMS, la France n’a jamais respecté les décisions de justice des cours de l’Union européenne en matière de langues régionales et plusieurs États ne craignent pas les sanctions symboliques de l’ONU. Aucune de ces institutions n’a d’armée ou de police mondiale pour sanctionner les pays dissidents. Seuls les États-nations possèdent les moyens régaliens nécessaires. L’opposition peut donc venir de certains pays qui pourraient par exemple boycotter nos produits mais personne au niveau international ne peut empêcher un pays de se débarrasser de son trop-plein d’immigrés. D’autre part, les mesures d’expulsion sont déjà pratiquées à l’étranger : en Suisse, en Australie et aux États-Unis, sous l’administration Obama, où deux millions d’immigrés clandestins ont été renvoyés dans leur pays d’origine. Non seulement la remigration par étapes est possible mais, de surcroît, elle est déjà partiellement appliquée dans le monde.

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