Marseille, territoires perdus – Bienvenue, M. Macron !

Macron

Est-il possible de sauver Marseille ? Emmanuel Macron se rendra dans la cité phocéenne la semaine prochaine afin de présenter « un plan de lutte contre la drogue ». Ce déplacement intervient dans une période d’une extrême violence…

Les années passent et le problème demeure. En deux mois, douze personnes sont mortes dans les rues de Marseille – essentiellement dans ses quartiers Nord – lors de « règlements de compte » en lien avec le trafic de drogue. Un trafic qui y générerait de 10 à 15 millions d’euros par mois.

L’un de ces règlements de compte a été filmé en partie et démontre la sauvagerie des criminels. On peut y voir l’enlèvement d’un homme, kidnappé par un commando et enfermé dans le coffre d’une voiture malgré ses supplications.

Une séquence abominable d’autant plus lorsque l’on sait que la voiture fut retrouvée brûlée à proximité avec un corps calciné à l’intérieur. Une scène qui renvoie au film Bac Nord, actuellement au cinéma, qui s’inspire d’événements survenus à Marseille en 2012, avec une police totalement désarmée face à des gangs de cité suréquipés et quasiment tout-puissants sur leur territoire.

Le 21 août, un autre meurtre a fait grand bruit puisqu’il s’agissait de celui d’un adolescent de 14 ans. Etait-il un guetteur, comme le sont beaucoup de délinquants de son âge ? Rien ne permet de l’affirmer à ce jour.

Totalement dépassé par les événements, Eric Dupond-Moretti a promis l’arrivée prochaine de magistrats et préconise de « multiplier les avertissements judiciaires », de « rappeler les lois et faire de la pédagogie aux jeunes pour les détourner de la délinquance ».

Sa réforme de la justice des mineurs, tout aussi naïve, entrera en vigueur le 30 septembre prochain.

Emmanuel Macron va, lui, faire de gros cadeaux aux « jeunes » marseillais. Le président de la République profitera de son déplacement pour détailler son plan de lutte contre la drogue, un plan qui consistera en grande partie à dilapider l’argent public pour calmer les caïds, les dealers et les familles des victimes. Un milliard d’euros devraient être dépensés pour réhabiliter des bâtiments (écoles, gymnases, piscines…) et rénover les transports.

Le but de cette dernière manœuvre ? Rapprocher les quartiers nord du reste de la ville.

Ces quarante dernières années, une dizaine de « plans banlieues » de la sorte ont été mis en place et furent souvent expérimentés à Marseille, pour le résultat que l’on connaît.

Distribution de billets de 50 euros

Durant la même période, le trafic de drogue s’est enraciné. Les dealers sont les maîtres, certains ont fourni de l’aide alimentaire lors du premier confinement quand d’autres distribuent des billets de 50 euros aux habitants des immeubles dont ils prennent possession pour leurs affaires.

Un reportage diffusé lors du journal télévisé de France 2 du 24 août donnait l’occasion de voir que des clandestins algériens dressaient de véritables postes-frontières à l’entrée des cités.

Les zones de non-droit n’ont jamais aussi bien porté leur nom.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 26 août 2021

Fusillade dans un camp de Roms : quatre morts, dont un nourrisson et un gendarme

26/08/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Une fusillade a éclaté mardi dans un camp de « gens du voyage » à Roye dans la Somme, faisant quatre morts, dont un gendarme et un bébé, ainsi que trois blessés graves.

Une violente querelle aurait éclaté au sein du camp de Roms, situé près de l’autoroute A1. Un homme, peut-être sous l’emprise de la boisson, a ouvert le feu, alors que des gendarmes, prévenus, s’étaient rendus sur les lieux.

La fusillade a fait quatre morts : un homme d’une soixantaine d’années, une femme et un bébé de six mois, tous trois de la « communauté des gens du voyage ». La quatrième victime est un gendarme.
Trois autres personnes ont été blessées : l’auteur de la fusillade, un enfant et un gendarme. Ce dernier a été blessé au bras et transporté au CHU d’Amiens. Ses jours ne sont pas en danger.
Le forcené, issu de la « communauté des gens du voyage », est hospitalisé, dans un état grave. Quant à l’enfant de 3 ans, il devait subir une intervention chirurgicale dans la soirée. Son état est jugé stationnaire.

L’auteur des coups de feu a apparemment agi seul, au fusil de chasse. Le procureur s’est dit dans l’incapacité de donner, pour le moment, les raisons de la fusillade. Toutefois, a-t-il dit, « l’auteur était, semble-t-il, en état d’ébriété ». Et de souligner : « On ne peut pas parler de règlement de comptes, mais d’une agression d’un individu sur une famille ».

Lire la suite

Délinquance : Metz, c’est Chicago-en-Lorraine !

10/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Les affrontements armés deviennent monnaie courante dans les quartiers sensibles de Metz. Seuls les élus locaux ne semblent pas s’en apercevoir.

Hier matin, une fusillade éclate rue de Ryneck à Woippy, dans la banlieue nord de Metz. Un jeune homme de 23 ans s’effondre, touché d’une balle de calibre 22 long rifle dans l’abdomen. Son pronostic vital ne serait pas engagé, il a même pu répondre à la police, sans donner d’indiction utile quant à son agression. Les premiers éléments de l’enquête font apparaître que le jeune homme est en possession d’armes et de cachets pouvant être des « stupéfiants de synthèse », selon la police, des précisions qui désignent un crime lié à la délinquance toujours plus présente dans les quartiers sensibles de Metz et son agglomération.

Ce déchaînement de violence n’est que le dernier d’une longue série qui ensanglante Metz et ses environs :
Le 5 juin, une fusillade avait éclaté à Metz-Bellecroix, faisant deux blessés, dont un grave, toujours dans le coma.
Le 30 mai dernier, un tireur « fou et ivre » avait ouvert le feu au pistolet automatique 9 mm dans une rue du quartier Boileau, à cheval entre Woippy et Metz, tuant une femme de 22 ans et blessant trois autres personnes.

tuerie du 30 mai : François Grosdidier, maire de Woippy déplorait un «cas isolé»
Tuerie du 30 mai : François Grosdidier, maire de Woippy déplorait un «cas isolé»

Le 28, un règlement de comptes à l’arme à feu, sur fond de trafic de drogue, fait un blessé avenue André Malraux.
Le 17 mai, c’était encore un règlement de comptes entre bandes rivales, toujours avec armes à feu, qui faisait un blessé à la Grange-aux-bois.

Lire la suite