Oui, les Français préfèrent les Ukrainiens aux Afghans, n’en déplaise à Emmanuel Macron et Marlène Schiappa

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Parmi les déclarations à scandale de Jean-Marie Le Pen, on a retenu celle-ci : « Je préfère mes filles à mes nièces, mes nièces à mes cousines, mes cousines à mes voisines… » etc. Développement dans « L’Heure de vérité », sur Antenne 2, en 1988 : « J’aime mieux mes filles que mes nièces, mes nièces que mes cousines, mes cousines que mes voisines. J’aime mieux la France, et puis j’aime mieux l’Europe, j’aime mieux l’Occident et puis j’aime mieux le monde libre. »

Ces propos qui ont le bon sens de l’évidence continuent, 34 ans plus tard, d’être dénoncés comme l’expression ultime du racisme et de la xénophobie. Ainsi, le site gauchemip.org reprend une tribune de L’Humanité où l’on peut lire que « c’est par l’exogamie que les espèces progressent ». Aujourd’hui, on parle de « créolisation ». Et de développer : « Le repli sur soi, sa culture, sa maison, ses habitudes ou ses cousines est donc appauvrissant. Comment progresser quand l’inconnu provoque une méfiance ? »

Tout cela nous ramène au plein cœur de l’actualité : l’accueil des réfugiés ukrainiens.

Emmanuel Macron, le Président qui ne fait pas campagne, était, ce mardi, en visite dans un centre d’accueil à La Pommeraye, sur la commune de Mauges-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire. Sont accueillies là, depuis vendredi soir, 16 familles ukrainiennes dont 19 enfants de 1 à 3 ans.

Encadré par deux statues de sel – Gérald Darmanin et Marlène Schiappa, au garde-à-vous –, la mine sombre et la voix de circonstance, le chef de l’État a rendu hommage à son excellente gestion et à la générosité des Français. Le matin même, Marlène Schiappa se félicitait elle aussi, sur Europe 1, de « l’élan de générosité citoyenne de la part de la France », les propositions d’hébergement affluant sur la plate-forme parrainage refugies.info créée tout exprès. Et d’expliquer la mise en place, « sur l’impulsion de la France, d’un statut européen de protection temporaire », instituant un statut de « déplacé ». « C’est inédit, c’est la première fois », dit Schiappa. Cela « leur permettra, à l’issue (sic), de retourner en Ukraine pour celles et ceux qui souhaiteront y retourner. Car beaucoup nous disent qu’ils ont envie de retourner en Ukraine pour reconstruire leur pays. »

Sonia Mabrouk lui demande alors : « C’est la preuve que quand on veut, on peut accueillir… parce que c’est une immigration blanche, chrétienne. Est-ce que vous l’assumez ? »

« Non, c’est pas pour ça », répond Marlène Schiappa. « D’abord, pour la question de l’Afghanistan, nous nous sommes mobilisés de la même manière […] Nous avons fait la même chose pour l’Afghanistan. La France a une grande tradition d’asile, d’accueil des personnes qui sont persécutées ou menacées de mort, et c’est l’honneur de la France. »

Cette réponse est celle, presque mot pour mot, qu’Emmanuel Macron a faite au journaliste qui, à La Pommeraye, lui a demandé : « L’été dernier, lorsque des hommes et des femmes en danger eux aussi fuyaient le régime des talibans en Afghanistan, vous aviez parlé des flux migratoires irréguliers contre lesquels l’Europe allait avoir à se protéger. En quoi la situation est-elle différente aujourd’hui ? »

« C’est toujours la même chose », répond le Président. « L’asile constitutionnel, la protection des hommes et des femmes qui fuient la guerre, des combattants de la liberté, est inconditionnelle. Nous savons qu’il y a toujours à côté de ça des réseaux d’immigration clandestine et des systèmes qui se mettent en place. Faire le distinguo, c’est aussi honorer la nature des premiers. Donc, je me suis toujours attaché à ce que nous soyons à la hauteur de nos valeurs. C’est l’honneur de la France, quelle que soit la pression migratoire, nous avons fait partie de ces pays d’Europe dont les taux de protection à l’asile sont parmi les plus élevés », expliquant que faire croire que la France a opéré une préférence migratoire en n’acceptant pas les Afghans est « une très mauvaise polémique ».

Reste qu’à côté des « valeurs » de la France, il y a aussi l’avis des Français, lesquels, de toute évidence, préfèrent accueillir chez eux des Ukrainiens plutôt que des Afghans. Comme un Le Pen qui préférait ses filles à ses voisines et l’Occident au monde musulman…

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

30 % de clandestins extra-européens parmi les réfugiés ukrainiens ?

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Cela pourrait presque être drôle si ce n’était pas dramatique : un « réfugié ukrainien » sur trois débarquant sur notre sol serait en fait maghrébin ou africain. L’immigration clandestine passe un cap et le gouvernement est toujours aussi impuissant.

Nous l’indiquions dans le numéro de Présent de jeudi, 5 000 « réfugiés ukrainiens » sont d’ores et déjà arrivés en France, deux semaines après le début de l’offensive russe dans leur pays. Les Français sont généreux, prêts à fournir denrées et foyers aux femmes et aux enfants en détresse, démontrant leur solidarité envers leurs « cousins » européens. Problème, environ 30 % de ces réfugiés ne seraient pas ukrainiens mais issus du Maghreb, d’Afrique noire et d’Asie. Ce sont nos confrères du Figaro qui ont révélé le pot aux roses mardi soir, quelques heures après le lancement par le gouvernement de la plate-forme Je m’engage pour l’Ukraine, visant à organiser l’accueil des réfugiés. Voilà qui fait tache.

Ainsi donc, toujours d’après Le Figaro, se trouveraient dans cet afflux « en augmentation rapide », dixit Jean Castex, 7,5 % d’Algériens, 3,5 % d’Ivoiriens, 3,5 % de Marocains, 2,5 % d’Indiens, 2,5 % de Kirghizes, 2 % de Congolais, 1,5 % de Camerounais, 1 % de Pakistanais, ainsi que des ressortissants d’autres pays d’Afrique et quelques Chinois. Eric Zemmour, tancé pour ses réticences à accueillir des réfugiés ukrainiens, a relayé la nouvelle sur ses réseaux sociaux, la jugeant purement et simplement « inadmissible ». Le manque de sérieux dans les contrôles, voire l’absence de contrôles, suscite des interrogations et inquiète.

Des clandestins refoulés par la Pologne ?

Si l’information peut difficilement être vérifiée, il semblerait qu’il y ait dans ce contingent de clandestins de nombreux individus refoulés à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie cet hiver. Pour rappel, la Pologne accusait son voisin, mais aussi la Russie, de faire pression sur elle et sur l’Union européenne en facilitant l’arrivée des migrants à sa frontière. Ces derniers auraient donc trouvé un moyen d’accéder en Ukraine avant de profiter de la guerre et du chaos de ces dernières semaines pour gagner le sol de l’UE. S’il se disait lors des premiers jours de la guerre que les clandestins non ukrainiens (et pas seulement non blancs) étaient refoulés aux frontières, beaucoup sont passés entre les mailles du filet.

On pourra y voir une nouvelle preuve du manque d’étanchéité des frontières européennes et l’incompétence des autorités françaises, incapables de réaliser des contrôles sérieux, mais d’aucuns noteront aussi qu’il s’agit d’une conséquence des manœuvres russes et biélorusses envers les Occidentaux.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 10 mars 2022

Guerre en Ukraine : il y a donc réfugiés et réfugiés, reconnaît Christophe Barbier

Christophe Barbier

Il est encore trop tôt pour analyser, avec discernement et sans céder à l’émotion, toutes les causes de l’invasion des troupes russes en Ukraine. Il est non moins difficile d’en prévoir tous les effets. On peut cependant assurer que la crise ukrainienne aura sur la France deux conséquences prochaines. Sur le plan politique, elle va dénaturer la campagne électorale, qui fera l’impasse sur le bilan du Président sortant. Sur le plan migratoire, on peut présumer que la France accueillera bientôt des réfugiés ukrainiens.

Emmanuel Macron a déclaré que « la France, comme tous les autres pays européens, prendra sa part pour assister la population ukrainienne, mais aussi pour accueillir des réfugiés venus de ce pays ». Marine Le Pen a de son côté assuré, sur BFM TV, qu’il fallait, « bien sûr, accueillir les réfugiés qui fuient l’Ukraine », ajoutant qu’« on est là au cœur de la Convention de Genève ». Le journal Libération a sauté sur l’occasion pour souligner, comme pour la prendre en défaut, les contradictions de la candidate d’un parti qui avait, en août dernier, lancé une pétition pour dire « non à l’accueil massif de réfugiés afghans ». Il fait semblant de ne pas comprendre.

Christophe Barbier, dans sa chronique matinale sur BFM TV, a involontairement pris la défense de Marine Le Pen, qui pourrait reprendre mot pour mot son argumentation. Évoquant l’éventualité d’une arrivée importante en France de réfugiés ukrainiens, il a rappelé qu’ils étaient des « Européens de culture », une population « très proche, très voisine », que « cette situation ne va pas s’éterniser durant des années » et que la plupart d’entre eux retourneraient dans leur patrie à la fin des hostilités. Des paroles de bon sens qui, dans la bouche de Marine Le Pen ou d’Éric Zemmour, seraient considérées comme discriminatoires.

Il faut pourtant se rendre à cette évidence : entre les réfugiés afghans ou, plus généralement, les réfugiés de culture musulmane et les réfugiés ukrainiens, il y a une différence de nature. L’Ukraine est un pays très majoritairement chrétien, de tradition orthodoxe, bien éloigné de l’islam. Elle est proche de nous par sa civilisation et sa culture. Tout laisse à penser que les réfugiés ukrainiens d’aujourd’hui, comme ceux d’hier, contrairement à une partie des immigrés issus de pays islamiques, n’exporteront pas une culture étrangère, voire hostile à la nôtre, et ne poseront aucun problème d’intégration ni d’assimilation.

Cette différence essentielle ne semble guère être comprise par des esprits qui, au nom d’un universalisme perverti, refusent de prendre en compte les différences civilisationnelles qui peuvent nuire à la cohésion sociale et à l’unité d’un pays, quand elles ne tendent pas à s’imposer. Il existe, chez ces apôtres de la bien-pensance, qui sont aussi les chantres de la pensée unique, une préférence irraisonnable pour tout ce qui est le plus étranger à notre culture. On l’a vu avec les chrétiens d’Orient, dont les persécutions semblent les laisser indifférents alors qu’ils ouvrent facilement les bras à la religion qui les persécute.

Certains peuples s’assimilent en France mieux que d’autres. Le reconnaître n’est pas une marque de discrimination mais de discernement. Le mot de Saint-Exupéry, « Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit », ne peut s’appliquer pleinement qu’entre peuples de cultures voisines, qui s’enrichissent mutuellement de leurs particularités. Nier cette évidence, c’est faire preuve d’un aveuglement coupable ou prendre un malin plaisir à voir progressivement s’éteindre notre civilisation.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Crise afghane : le RN lance une pétition contre « l’accueil massif de réfugiés »

réfugiés afghans

Alors que les premiers avions de « réfugiés » afghans se sont déjà posés sur le sol français et que les appels, toujours plus larmoyants, à un « accueil inconditionnel » se multiplient, le parti de Marine Le Pen a lancé une pétition en ligne pour s’opposer à la perspective d’une nouvelle arrivée massive de migrants.

Sans bien entendu nier « la détresse évidente d’une partie de réfugiés légitimes », le texte de la pétition indique que « ce qui importe prioritairement, c’est la protection de nos compatriotes » et que « le droit d’asile ne doit pas continuer à être, comme il l’est actuellement, le cheval de Troie d’une immigration massive, incontrôlée et imposée, de l’islamisme, et dans certains cas du terrorisme, comme ce fut le cas avec certains assaillants des attentats du 13 novembre 2015 ». Des affirmations de simple bon sens qui ont suscité bien entendu l’ire scandalisée de tous les xénophiles professionnels.

Au premier rang de ceux-ci, on trouve les prétendus « écologistes » Eric Piolle, Pierre Hurmic et Grégory Doucet, respectivement maires EELV de Grenoble, Bordeaux et Lyon, mais aussi le maire PS de Lille Martine Aubry ou le maire LR de Saint-Etienne Gaël Perdriau, qui ont tous affirmé, la main sur le cœur, être prêts à accueillir de nouveaux migrants afghans. Leurs administrés, déjà confrontés quotidiennement aux conséquences délétères de l’immigration, apprécieront sans doute. De son côté, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a tranquillement déclaré que « la France accueillera, comme chaque année, plusieurs milliers d’Afghans ».

Face à ce bel unanimisme, l’initiative du RN est aussi l’occasion de rappeler que, non, la France ne « doit » rien aux Afghans auxquels elle a déjà beaucoup donné pour tenter de les sauver de la barbarie islamiste, 89 de ses jeunes soldats ayant perdu la vie dans ce combat, sans compter les blessés, parfois marqués à vie. Rappelons également qu’une fois encore l’essentiel des « réfugiés » qu’on nous présente sont des hommes, jeunes, en âge de se battre, et qui seraient sans doute plus utiles en rejoignant la résistance intérieure qui tente de s’organiser notamment sous l’égide du fils de général Massoud. Car ce n’est certainement pas en vidant le pays de ses forces vives que la tyrannie des talibans pourra un jour être renversée.

Retour aux fondamentaux : les conséquences létales de la submersion migratoire

Bien timoré ces derniers mois sur les questions qui préoccupent les Français, et notamment sur le liberticide passe sanitaire, le RN semble sortir d’une relative léthargie en revenant à l’un de ses fondamentaux : la lutte contre la submersion migratoire et ses conséquences létales pour notre pays. A l’approche d’une rentrée qui s’annonce riche en dangers de tous ordres, on ne peut que se réjouir de cette réaction qui, espérons-le, sera suivie d’autres initiatives et d’un activisme de terrain qui fait défaut au parti national depuis trop longtemps.

Pour signer la pétition : https://rassemblementnational.fr/afghanistan-non-a-une-nouvelle-autoroute-migratoire/

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 août 2021

La foire aux réfugiés, par Jean-Gilles Malliarakis

réfugiés afghans

D’innombrables informations nous parviennent ces jours-ci, relatives à l’Afghanistan. Dans cette masse impressionnante, on ne perçoit guère la moindre préoccupation occidentale de soutenir efficacement désormais et durablement la lutte de ceux qui entendent libérer leur pays de la dictature islamiste.

Beaucoup craignent en revanche de voir l’Afghanistan des talibans redevenir le refuge des réseaux islamo-terroristes internationaux et, en particulier, comme entre 1996 et 2001, la base arrière d’al-Qaïda. Un discours rassurant des spécialistes et commentateurs agréés s’emploie à démontrer les failles d’une telle hypothèse.

La question migratoire, en revanche. Elle a été évoquée, dès le 16 août, par Emmanuel Macron en personne, immédiatement contredit par les professionnels subventionnés du désordre et de la repentance, et autres détenteurs du monopole de la morale.

Sachant d’expérience qu’entre les annonces de la Macronie et les actes du gouvernement il existe une marge constante, on doit retenir que l’engagement de la France envers ceux qui l’ont servie ne doit en aucun cas être marchandé. Le souvenir, 60 ans après l’Algérie, de l’attitude déshonorante des autorités publiques de l’Hexagone envers les combattants musulmans de l’Armée française, sans même parler de l’accueil glacial fait aux rapatriés reste présent dans la mémoire. La seule différence avec les harkis tient évidemment au nombre des réfugiés légitimes : cela concerne actuellement quelque 800 personnes déjà, familles comprises, et probablement un nombre analogue encore bloqués à Kaboul et dont la venue, et un accueil digne, doivent être assurés.

Toute autre est la vague migratoire, qui a déjà commencé, et que les éternels utiles idiots s’emploient, comme d’habitude, à conforter.

Nous apprenons déjà que le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, exhorte les Européens à accepter des quotas de réfugiés afghans, répartition de quotas dans lesquels le nombre de ceux qui seront attribués au grand-duché ne devrait pas excéder, à vrai dire, les limites du raisonnable.

Les Églises protestantes et, en Italie, l’inévitable Communauté de Sant’Egidio militent, quant à elles, pour la mise en place de « couloirs ». Et leurs responsables évoquent l’ouverture, il y a 5 ans, sous leur influence, des premiers « couloirs » à partir de l’île de Lesbos. Que le résultat s’en soit révélé désastreux ne les impressionne pas. En tout cas on sait que la Grèce, gouvernée par la droite, ne se prêtera plus à ce jeu, qu’avait accepté le gauchiste Tsipras jusqu’à ce que, en 2019, le suffrage universel en débarrasse son pays. Aucun gouvernement raisonnable en Europe n’acceptera plus de pénaliser sa population des conséquences d’un reniement si mal géré, décidé certes par Obama en 2011, mais auquel nos peuples ne se connaissent aucune part de responsabilité. Angela Merkel en 2015 avait cru pouvoir dire « wir schaffen das », son bilan de fin de règne en porte, aujourd’hui encore, le lourd passif.

Revenons donc aux évaluations chiffrées.

Dès maintenant l’Afghanistan compte plus de 550 000 déplacés internes. Depuis 2015, les Afghans constituent le deuxième groupe de demandeurs d’asile vers l’Europe, juste derrière les Syriens, avec d’ores et déjà 500 000 requêtes enregistrées.

Dans un article très instructif, si on en extrait les faits et si on veut bien en écarter l’orientation subjective, le quotidien Le Monde évoque ce 20 août « Les Afghans de France, une communauté grandissante et fragmentée »… »communauté » nous dit-on puisque désormais, sans doute, notre pays de tradition unitaire, depuis le règne du bon roi Dagobert est condamné, par on ne sait quel oukase de la destinée, à abriter une mosaïque de « communautés ».(1)

De ce texte on peut extraire les faits suivants :

« Quelque 45 000 Afghans vivent dans l’Hexagone où ils sont les premiers bénéficiaires du droit d’asile.« (2)

Ceci pour les chiffres indiqués par les services du ministère de M. Darmanin. Or, en fait,

– « De 1980 à 2010, la France a accueilli entre 100 et 200 Afghans chaque année, puis entre 400 et 700 jusqu’en 2014. »
– Ils sont « devenus, il y a trois ans, les premiers bénéficiaires du droit d’asile dans le pays : depuis 2018, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) reçoit un peu plus de 10 000 demandes d’asile par an émanant d’exilés afghans. »
– Au chiffre de 45 000 bénéficiaires d’un titre de séjour régulier, il faut dès maintenant ajouter, – précise Le Monde,– « tous ceux qui sont en situation irrégulière, par définition impossibles à quantifier. »
– Et le président de l’Amitié franco-afghane (Afrane), « estime à environ 100 000 personnes la population afghane dans l’Hexagone« .
– Ainsi, « à l’été 2020, des associations d’ethnies diverses ont organisé ensemble les célébrations de la journée nationale afghane. La salle était prévue pour 500 personnes, il y en a eu 3 000. »

Poursuivons donc les précisions du Monde :

– « L’intégration est difficile pour les nouveaux arrivants. »
– « Une part importante de gens peu formés, d’un niveau scolaire assez bas, souvent non-lecteurs et non scripteurs de leur propre langue. » [un esprit simple aurait pu écrire qu’ils sont illettrés.]
– « Ceux qui parlent un peu français vont dans la restauration, (…) ceux qui ne le parlent pas vont dans le bâtiment. »

Comment s’étonner si « au sein de l’Union européenne, l’exil potentiel de milliers d’Afghans réveille le spectre de 2015 ».

Dans un texte fort modéré, datant du 8 août, Michel Barnier, ancien commissaire européen qui fut, par la suite, négociateur du Brexit pendant 4 ans, au nom des 27, proposait un « moratoire sur l’immigration ». Or, ceci ne se posait pas dans le contexte de la question afghane, mais dans le cadre de la préparation de sa propre campagne pour l’élection présidentielle de 2022. Car déjà les dirigeants de la droite classique avaient manifestement décidé de s’emparer de la question des trois « i » – islam, immigration, insécurité – qui préoccupent les citoyens. La situation résultant des événements de Kaboul ne devrait pas les voir faiblir dans cette détermination.

[1]. Bien avant les jacobins, c’est cet excellent roi mérovingien ami de la Mémoire qui avait aboli les distinctions de statuts entre Francs, Burgondes et Gallo-Romains.
[2] cf. « Les Afghans de France, une communauté grandissante et fragmentée » par Henri Seckel publié le 20 août 2021 à 06 h 52

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Julien Odoul (RN) : “85% des musulmans afghans sont par exemple favorables à la lapidation : ce sont ces gens là que veulent accueillir les maires écologistes ?”

Vladimir Poutine met en garde contre l’arrivée de combattants afghans “déguisés en réfugiés”

Le président russe a jugé dimanche 22 août que des terroristes djihadistes pourraient profiter du flot de réfugiés afghans.

Emmanuel Macron a mis en garde contre le risque d’un nouveau flux d’immigration illégale venu d’Afghanistan, en raison de la reprise du pouvoir par les talibans. Vladimir Poutine va plus loin en pointant du doigt le risque que des terroristes djihadistes s’infiltrent dans le flot de réfugiés, rapporte Le Figaro. « Qui peut être (caché) parmi ces réfugiés, comment peut-on le savoir ? » a questionné le président russe dimanche 22 août, lors d’une réunion avec des responsables du parti au pouvoir Russie unie.

Vendredi 20 août déjà, le chef de l’Etat avait estimé qu’il était « important d’empêcher l’infiltration de terroristes sur les territoires des pays voisins » de l’Afghanistan, « y compris en se faisant passer pour des réfugiés ». Le risque est d’autant plus important pour la Russie que plusieurs pays limitrophes possèdent également une frontière avec l’Afghanistan. Vladimir Poutine estime donc que des combattants « déguisés en réfugiés » pourraient facilement atteindre le territoire russe.

La Russie « ne veut pas de ces éléments en provenance d’Afghanistan ou d’autres pays », a martelé le président russe. Quant à ses « partenaires occidentaux », il affirme qu’eux-mêmes « demandent avec insistance d’accueillir les réfugiés dans les pays d’Asie centrale jusqu’à ce qu’ils aient un visa pour les Etats-Unis ou pour d’autres pays ». « Des centaines, voire des centaines de milliers ou peut-être des millions » de personnes pourraient vouloir fuir le territoire afghan, a-t-il également rappelé.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Migrants : le Danemark vote la délocalisation des centres d’accueil dans les pays d’origine

Danemark migrants

Les réfugiés pourraient rester dans ces centres le temps que leurs dossiers soient évalués, mais également après.

Le Danemark veut en finir avec l’immigration massive sur son territoire. Comme le rapporte Sud Ouest, le pays a voté une loi jeudi 3 juin afin que des centres pour migrants soient ouverts en dehors du territoire. Le texte soutenu par l’aile droite, et contesté à gauche, a été adopté très largement. Le but étant pour le gouvernement, dirigé par la Première ministre Mette Frederiksen, de limiter l’accès et de dissuader tout migrant de fouler le sol danois.

Ainsi, pendant que le dossier de demande d’asile est étudié, le migrant resterait dans un centre ouvert à cet effet dans un pays tiers (en dehors de l’Union européenne), mais il y restera aussi par la suite même s’il obtient le statut de réfugié, n’étant « pas autorisé à retourner au Danemark », insiste un spécialiste des questions migratoires de l’Université de Copenhague. Le Danemark laissera ensuite libre champ au pays hôte de mener la procédure, moyennant un paiement. Dans la loi, il est en revanche inscrit que si le migrant n’obtient pas son statut de réfugié, il devra repartir de son pays hôte et retourner dans son pays d’origine.

Les demandes d’asile en baisse

Selon nos confrères, jusqu’alors, aucun pays n’a encore accepté cette idée mais le Danemark dit être en pourparlers avec « cinq à dix pays » sans pourtant en avoir donné les noms. Cependant, la presse danoise fait déjà état de contacts avancés avec l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie ou encore le Rwanda. En effet, ce dernier avait déjà évoqué la question avec Israël dans le passé. Il faut dire que le pays nordique mène une des politiques migratoires les plus restrictives d’Europe, avec notamment un durcissement de la loi anti-ghettos. Cette dernière doit permettre un plafonnement des « non-occidentaux » dans certains quartiers.

Mais le Danemark commence aussi à retirer les permis de séjour aux Syriens, « dont les régions d’origine sont désormais plus sûres ». Le tout avec un objectif de « zéro réfugié » dans le futur. Le projet de la Première ministre suscite en tout cas l’adhésion de la population et a pour but affiché de dissuader les migrants de venir fouler sol danois. Car si toutes les mesures proposées ne sont pas toujours appliquées, certaines ont marqué, rappelle Sud Ouest. La loi qui permettait de saisir les biens de valeur des migrants entrant dans le pays avait fait parler d’elle, mais est finalement très peu appliquée. Cependant, les chiffres de demandes d’asile sont en constante baisse, passant de 761 en 2019 à 600 en 2020, alors qu’elles étaient au nombre de 5.000 il y a six ans. Le Danemark semble avoir réussi son tour de vis et pourrait inspirer certains de ses voisins.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

En France, Google fait un don important à des associations pro-immigration

28/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sur son blog officiel, le géant de Mountain View rappelle qu’il a lancé – en mai dernier – le Google.org Impact Challenge en France, un appel à projets de 3 millions d’euros, invitant les associations et les acteurs de l’économie sociale et solidaire à proposer leurs idées pour promouvoir l’inclusion numérique.

C’est ainsi que le 19 novembre dernier, 10 finalistes ont présenté leurs « idées innovantes » à un panel de jurés lors d’une cérémonie à la Maison de l’Artisanat.

Parmi les projets qui vont recevoir un don très important, on note deux associations qui viennent en aide aux réfugiés en France…

Le 1er prix du jury Konexio recevra un don de 600.000 euros pour son projet de parcours de formation au numérique gratuit pour un usage personnel et professionnel à destination des jeunes des quartiers défavorisés et des migrants.

Le 2e prix du jury Unis-Cité recevra 500.000 euros afin de favoriser l’intégration des réfugiés en France grâce à un parcours de formation au numérique animé par des jeunes en service civique.

Voir l’annonce complète sur le blog de Google France : https://france.googleblog.com/2019/11/google-recompense-10-associations.html

Ces « réfugiés » qui partent en vacances… dans leur pays d’origine, par Franck Deletraz

Voilà une affaire hautement révélatrice de la gigantesque escroquerie que recouvre aujourd’hui le statut de « réfugié » dans nombre de pays de l’Union européenne, et notamment en Allemagne. Dénoncé par Die Welt et par Deutsche Welle, le scandale de ces centaines de « réfugiés » syriens qui, bien qu’ayant affirmé être en danger dans leur pays d’origine, n’hésitent pas à retourner régulièrement en vacances en Syrie fait – tout de même ! – un peu grincer des dents outre-Rhin, où le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer a menacé de déchoir ces gens de leur droit d’asile. Une affaire qui ne concerne que l’Allemagne, penseront peut-être certains, mais qu’en est-il en France ?

« Nous devons annuler [leur] statut de réfugiés »

Rappelons que, depuis 2011, Berlin a accordé l’asile politique à quelque 780 000 Syriens qui prétendaient pour certains fuir le régime d’Assad, pour d’autres les égorgeurs de l’EI, et les deux pour la plupart d’entre eux. Or, il se trouve que, leur statut de « réfugiés » en poche, un certain nombre de ces « persécutés en grand danger » n’ont pas hésité à retourner régulièrement en vacances au « bled », aux frais du contribuable allemand… Autant dire que ces gens, comme l’écrasante majorité des clandestins qui déferlent chaque jour sur notre continent, sont surtout des migrants économiques et non des « réfugiés » ayant droit à l’asile politique. Une nuance capitale dont se moque évidemment la chancelière Merkel qui, comme chacun sait, s’est fixé pour objectif d’accueillir un maximum de clandestins pour pallier la faillite démographique de son pays, mais pas son ministre de l’Intérieur. Très irrité par ce scandale, Horst Seehofer a en effet rappelé avec le plus grand bon sens que « si un réfugié syrien passe régulièrement ses vacances en Syrie, il ne peut pas affirmer sérieusement être persécuté en Syrie » et donc « nous devons annuler son statut de réfugié ». Ce qui, selon le BAMF, l’office allemand des migrations et des réfugiés, aurait déjà été fait pour… 39 806 Syriens !

Et en France, combien de faux « réfugiés » ?

Un scandale qui, de toute évidence, est très loin de ne concerner que l’Allemagne. Quand on connaît l’incroyable incurie des autorités françaises en matière de lutte contre l’immigration, le nombre astronomique de déboutés du droit d’asile qui ne sont jamais expulsés et sont tout bonnement relâchés dans la nature, il ne fait aucun doute que de très nombreux étrangers officiellement « réfugiés » en France doivent régulièrement partir en vacances dans leur pays d’origine sans déranger plus que cela notre gouvernement. Les allées et venues de ces gens sont-elles seulement surveillées ? Evidemment, non. Et il est fort peu probable, hélas, que cette affaire de faux réfugiés qui fait actuellement grand bruit outre-Rhin encourage nos autorités à s’intéresser d’un peu plus près aux agissements des bénéficiaires de l’asile politique dans notre pays.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 22 août 2019

Cour de justice européenne : Même les réfugiés ayant commis des crimes graves peuvent échapper à l’expulsion

29/05/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La plus haute juridiction de l’UE a rendu sa décision : Le statut de réfugié protège contre l’expulsion, et ce même en cas de crimes graves.

« Le retrait ou le refus d’asile n’affecte pas le droit à la protection, en vertu de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés et des droits fondamentaux de l’UE », a déclaré mardi dernier la Cour de justice européenne.

De plus, les personnes ne devraient pas être expulsées vers un pays où elles risquent des peines dégradantes.

Le comportement de la personne concernée – y compris criminel – ne doit jouer aucun rôle.

Cela fait suite aux plaintes de trois demandeurs d’asile qui se sont vu respectivement refuser le statut de réfugié pour cause de viol sur mineur, meurtre, ou chantage à répétition

Les réfugiés, une chance pour la France ? Le ministère du Logement lance un concours de propagande

20/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
« Les réfugiés, une chance pour la France », tel est l’intitulé du concours de création en communications lancé par le ministère du Logement et adressé aux étudiants de cette filière.

Le sous-titre précise l’intention, « Imaginez la campagne qui donnera aux Français l’envie d’accueillir ». L’explication qui suis l’intitulé est pétrie de bien-pensance, en effet cette campagne entend « surmonter les clichés », « faire vivre les valeurs de la République » ou encore « gagner la bataille de l’insertion » tout cela « au service d’un monde plus fraternel ».


Un Allemand tué par deux étrangers : des milliers de manifestants expriment leur colère

28/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Des personnes ont été blessées par des engins pyrotechniques et des projectiles lors d’un rassemblement sous haute tension de milliers de sympathisants patriotes lundi soir à Chemnitz, au lendemain d’une « chasse collective » aux immigrés dénoncée avec véhémence par Angela Merkel…

« Merkel doit partir« , scandaient certains manifestants, arborant des drapeaux allemands, du parti AfD, et des pancartes telles que : « Arrêter le flot de demandeurs d’asile » ou « Défendre l’Europe !« .

Mot d’ordre de ce rassemblement organisé par le mouvement Pegida : exiger que le gouvernement allemand garantisse « la sécurité de ses citoyens » après le meurtre d’un Allemand de 35 ans vraisemblablement commis par deux jeunes étrangers, un Syrien et un Irakien.


Hervé Morin: « Si l’Europe n’est pas capable d’accueillir 5000 réfugiés politiques, c’est qu’elle va mal »

04/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Hervé Morin, président de l’Association des régions de France et président de la région Normandie, était ce mercredi matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.

Interrogé sur la crise migratoire qui divise les Européens, Hervé Morin – en bon immigrationniste – a déclaré :

Si l’Europe n’est pas capable d’accueillir 5000 réfugiés politiques, c’est qu’elle va mal.


Migrants : Le Sénat en dernier rempart ?, par Etienne Defay

Le projet de loi « asile et immigration » va-t-il être un ralentisseur ou un facilitateur ? La majorité des sénateurs semble en effet déterminée à durcir un peu plus le texte et restreindre la distribution (déjà généreuse) de visas et de régularisations. C’est en tout cas ce qui s’est produit en commission des lois. Avec pas moins de 565 amendements déposés (débattus en trois jours d’après le calendrier parlementaire), la tendance est plutôt à la rebuffade et le gouvernement aura du mal à défendre l’intégralité de son projet qu’il souhaitait conserver en l’état. « Les sénateurs LR proposent par exemple de restreindre le rapprochement familial pour les mineurs étrangers isolés ou encore de rétablir le délit de solidarité envers les migrants », révèle à France Info le journaliste Julien Gasparutto.

Las, Gérard Collomb aura du pain sur la planche entre les sénateurs LR qui souhaitent un durcissement des mesures d’accueil, et l’aile gauche qui défend l’inverse. Avec en toile de fond le destin médiatique de l’Aquarius : « D’un coté on verse des larmes sur le sort de l’Aquarius et de l’autre on provoque la création de nouveaux Aquarius », s’agace pour sa part le sénateur communiste Pierre Laurent. On sent bien les limites de la stratégie de l’en même temps chère à notre président. Sur un tel projet de loi, on en voit bien vite les limites tant les idéologies divergent que ce soit sur le fond ou sur la forme. Le gouvernement, habitué à gouverner en eau calme, s’adresse en ce moment à une chambre où il ne possède pas de majorité et où l’illusion de trouver un consensus n’a pas cours.

Les associations d’aide aux migrants (récemment accusées d’agir comme des passeurs illégaux) ne s’y sont pas trompées en déversant devant le Palais du Luxembourg 348 gilets de sauvetage. Une fois n’est pas coutume, tous les regards sont désormais tournés vers le Sénat et nos chers édiles ont l’occasion unique d’attirer sur eux la lumière des projecteurs.

Un durcissement aux allures de posture

Que le lecteur de Présent se rassure, les sénateurs n’ont pas profité de l’occasion pour justifier leur train de vie ou leur utilité. Les modifications tiennent avant tout sur la forme davantage que sur le fond. Par exemple, quand un mineur obtient l’asile en France, il peut faire venir ses parents au titre du regroupement familial. Nos sénateurs refusent simplement qu’il puisse aussi faire venir ses frères et sœurs majeurs. Non, nous n’assisterons pas à la fin du regroupement familial. Et on ne peut que déplorer qu’à la guerre de communication entamée par le gouvernement (la marque de fabrique de l’ère Macron), nos sénateurs ne répondent que par de la communication. « Le Sénat durcit la loi d’asile avec modération » titre La Tribune de Genève. On ne saurait mieux dire.

Il est vrai que selon un sondage récent, une majorité des Français (56%) approuvent la décision de ne pas accueillir l’Aquarius. Les élus ont bien compris que leurs électeurs étaient demandeurs de fermeté. Cette leçon vaut bien une posture sans doute.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 20 juin 2018