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Chard UE migrants

Union européenne : le dogme craque de partout face à l’afflux de migrants

L’Union européenne a beau être le seul dieu, fêté, honoré, relayé sur toutes les antennes, la réalité c’est qu’elle se fissure de partout. Face à la nouvelle submersion migratoire de ce printemps 2017, de plus en plus de pays refusent de se soumettre.

Pour la Grèce c’est non. Le pays refuse d’accueillir de nouveaux migrants. Comme nous le déclarait Marine Le Pen dans l’interview qu’elle nous a donnée le 7 mars dernier, « le printemps n’est même pas arrivé que déjà le nombre d’arrivées a doublé par rapport à l’année dernière ». Le ministre de l’Immigration grec, Ioannis Mouzalas proteste contre un retour au règlement de Dublin que veut lui imposer l’UE. D’après ce règlement, les migrants doivent revenir dans le premier pays européen traversé pour y demander l’asile : « La Grèce porte déjà un très lourd fardeau. Nous prenons en charge 60 000 réfugiés… »

Après la Pologne et la Hongrie réfractaires, l’Autriche va demander à la Commission européenne d’être exemptée de l’accueil de migrants : « Nous estimons qu’une exception est nécessaire pour l’Autriche qui a déjà rempli ses obligations. » Lors d’une visite à la mission Frontex en Méditerranée, le ministre autrichien des Affaires étrangères Sebastian Kurz (ÖVP, Parti conservateur) a vivement critiqué les actions de sauvetage des ONG : « Il faut en finir avec la folie des ONG ! Il y a des ONG qui font du bon travail, mais il y en a aussi beaucoup qui sont des partenaires des passeurs. » Frontex a dénoncé le fait que les migrants sont recueillis par des bateaux européens toujours plus près des côtes libyennes, ce qui favorise les affaires des réseaux criminels et des passeurs.

Kurz a de nouveau préconisé le modèle australien : que les réfugiés sauvés en Méditerranée ne soient plus amenés sur terre en Italie, mais qu’ils soient arrêtés et renvoyés dans des centres de réfugiés à l’extérieur de l’UE :

« Quand il sera clair que le voyage s’arrêtera sur des îles comme Lampedusa ou Lesbos, il n’y aura au bout de quelques semaines presque plus personne à se mettre en route. »

C’est un nouveau coup porté au système despotique de répartition des migrants voulu par l’UE.

En Suède, un sondage donne le parti anti-immigration en tête des intentions de vote, en Slovaquie, la droite nationaliste ne cesse d’accentuer sa percée.

La réalité résiste à l’utopie européiste ? Comme l’écrivait Guy Rouvrais, c’est donc la réalité qui a tort et eux qui ont raison ! « Les eurocrates attribuent la révolte des peuples européens non pas à trop d’Europe mais à pas assez. Il faut aller encore plus en avant et à marche forcée ». Sauf que ça ne marche plus comme ça.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 30 mars 2017
sous le titre « UE : le dogme craque »

Erdogan CNN

Erdogan menace (encore) de rompre l’accord migratoire avec l’UE

24/03/2017 – TURQUIE (NOVOpress) : Dans une interview à l’antenne turque de CNN, le président turc Recep Tayyip Erdogan menace, une nouvelle fois, l’Union européenne de rompre l’accord migratoire conclu à l’instigation d’Angela Merkel, ce qui revient à dire qu’il pourrait laisser partir des centaines de milliers de migrants vers les pays de l’UE !

Dans la série « je veux le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière », Erdogan affirme : « Nous pouvons poursuivre nos relations économiques, nous devrons peut-être revoir nos liens politiques et administratifs. Nous allons nous asseoir et parler avec notre gouvernement, et passer tout en revue, de A à Z. »

Mercredi déjà, le sultan Erdogan avait lancé aux dirigeants des pays européens :

« Je m’adresse une nouvelle fois aux Européens […] La Turquie n’est pas un pays qu’on peut bousculer, dont on peut bafouer l’honneur, dont on peut expulser les ministres. Le monde entier suit ce qui se passe de très près. Si vous continuez de vous comporter de cette manière, demain, aucun Européen, aucun Occidental, ne pourra plus faire un pas en sécurité, avec sérénité dans la rue, nulle part dans le monde. »

Jeunes Arabes émigrer

Alerte : 20 % des jeunes des pays arabes de la Méditerranée veulent émigrer !

23/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le chiffre fait froid dans le dos : 20 % des jeunes des pays de la Méditerranée veulent émigrer ! Vers où ? Evidemment pas vers des pays plus pauvres que les leurs… Ce chiffre n’est pas une spéculation. Il figure dans une étude coordonnée par la fondation Cidob (Centre des affaires internationales de Barcelone) et commandée par la Commission européenne, qui a été rendue publique aujourd’hui en Espagne. Et ce n’est qu’une moyenne.

« En moyenne, écrit l’AFP, 20 % des jeunes de cinq pays du pourtour méditerranéen (Algérie, Egypte, Liban, Maroc et Tunisie) veulent émigrer, un chiffre qui monte à plus de la moitié en Tunisie. »

« Contrairement à ce qu’on pouvait attendre, plus le niveau d’éducation est important, plus le désir d’émigrer est renforcé », précise encore le communiqué du Cidob : « Le fait d’arriver à l’université renforce le désir d’émigrer », confirme l’expert ayant supervisé l’étude en Algérie.

Le Cidob, qui a réalisé cette étude, rappelons-le, pour l’Union européenne, en est certain ;

« La principale motivation qui pousse ces jeunes à vouloir partir est, une fois de plus économique : trouver un emploi digne et de meilleures conditions de vie. »

Dimitris Avramopoulos Migrations

« L’UE aura besoin de six millions d’immigrés », affirme le commissaire aux Migrations

« Dans l’avenir, l’Europe des 27 aura besoin de… six millions d’immigrés. » Cette belle phrase, cette « invitation » à l’immigration-invasion, a été prononcée le 6 mars dernier par le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, lors d’un congrès à l’Université de Genève, ville où il fut consul général de Grèce avant de devenir maire d’Athènes, puis successivement ministre de la Santé, de la Défense et des Affaires étrangères dans son pays.

Et de nous la jouer chaud et froid, façon dignité et bonne conscience à géométrie variable : « Phénomène sans précédent, la crise migratoire a pris de court l’UE […] Mais maintenant, tout est à nouveau sous contrôle », assure le commissaire européen en précisant que « nous avons des hotspots efficaces en Italie et en Grèce, pour faire le tri. Nous avons un arrangement avec la Turquie pour y traiter les dossiers des requérants et éviter qu’ils ne tentent la traversée vers l’Europe (…) Nous voulons convaincre les migrants africains de retourner chez eux et d’introduire une demande d’immigration légale. »

Dans le même temps, explique-t-il sourire en coin, « les 27 auront besoin à l’avenir de six millions d’immigrés […] Nous allons ouvrir des bureaux dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest. C’est le meilleur moyen de lutter contre les passeurs. Evidemment, nous n’allons pas juste ouvrir les frontières et laisser tout le monde entrer. Ce serait absurde et ne ferait qu’alimenter xénophobie, nationalisme et populisme. Cela dit, nous nous devons de protéger les personnes persécutées et de traiter tout le monde avec dignité […] Notre Union est basée sur la solidarité et la responsabilité. Pas la haine de l’autre. » Décidément, les technocrates ne nous veulent que du bien…

Et Dimitris Avramopoulos d’ajouter sans rire, façon Bisounours, que

« les attentats terroristes dans l’UE ont été commis par des citoyens européens. A une exception près, ce n’était jamais le fait de réfugiés ! »

Même pas des islamistes, tant qu’il y est. Les victimes des « maboules » apprécieront.

Pierre Malpouge

Article publié dans Présent daté du 18 mars 2017

Hollande Réfugiés Migrants

Tribune libre – Migrants : des morts sur la conscience ?, par Louis Brequin

Le président Hollande vit les dernières semaines de son mandat présidentiel. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il sait les mettre à profit pour mettre en application son idéologie immigrationniste.

Ainsi, le 14 mars, s’est tenue à l’Elysée une cérémonie de « signature d’un protocole d’accueil de réfugiés » avec cinq organisations humanitaires chrétiennes. En substance, ce protocole consistera à l’établissement d’un corridor humanitaire entre le Liban et la France par voie aérienne permettant à 500 réfugiés syriens installés au Liban de rejoindre la France.

Alors déjà qu’au sud de la Méditerranée, les bateaux de Frontex récupèrent les migrants toujours plus près des côtes libyennes – assurant ainsi la majeure partie du trajet et facilitant grandement leur passage en Europe –, nos dirigeants autorisent maintenant l’affrètement d’avions pour les ramener directement en France. A ce rythme là, migrer en Europe deviendra bientôt aussi facile et banal que de se rendre au travail le matin !

Pour justifier sa décision, François Hollande a invoqué les « risques pour leur vie » encourus par les migrants au Moyen-Orient. Cet argument est rabâché jusqu’à la nausée par tous les partisans de l’accueil sans restrictions, qu’ils soient institutionnels ou associatifs.

Il faut tordre le coup à cette idée qui prend racine chez les Européens selon laquelle l’émigration en Europe est pour ces populations une question de vie ou de mort. En effet, des millions de Syriens ou d’Irakiens sont actuellement réfugiés dans les pays voisins (Turquie, Jordanie, Liban…), voire dans certaines régions de Syrie qui sont stables, notamment la bande côtière avec les villes de Tartous et Lattaquié. Les conditions de vie dans ces camps sont des plus difficiles certes, mais personne n’y risque une mort imminente. Un argument irréfutable pour s’en convaincre : selon les statistiques de l’UNHCR, 72 % des migrants arrivés en Europe sont des hommes. Si elles risquaient véritablement la mort, ces populations fuiraient indistinctement, hommes, femmes et enfants vers l’Europe.

On peut toujours en appeler aux hypocrites principes d’ouverture et de solidarité pour justifier une politique d’accueil, mais essayer de mettre la mort des naufragés en Méditerranée sur la conscience des Européens, c’est malhonnête et sordide.

Pour la défense de leur politique, on entend d’ici les immigrationnistes objecter que « 500 personnes, ce n’est rien pour un pays comme la France ». Certes, mais on pourrait aussi bien inverser le raisonnement et se dire « finalement, à quoi bon accueillir 500 personnes sur la masse de celles en détresse ? ». Il ne s’agit pas ici d’être odieusement cynique mais bel et bien de souligner les impasses de l’humanitarisme occidental.

Puisque M. Hollande se soucie d’épargner des vies humaines, pourquoi ne se penche-t-il pas sur le cas des famines qui sévissent aujourd’hui en Afrique et menacent selon l’ONU 20 millions de personnes ? Après tout, la famine tue aussi sûrement que les guerres. A plus ou moins long terme, c’est une large partie du continent africain, en pleine croissance démographique et en proie à une instabilité chronique, qui menace de se déverser en Europe.

Or, qui peut sérieusement affirmer qu’une arrivée aussi massive de personnes de culture et de langue radicalement différentes, souvent traumatisées psychologiquement, se déroulerait pacifiquement ? En effet, il faut aussi battre en brèche l’idée insidieuse qui voudrait que chaque réfugié de guerre soit une personne bonne par nature, de par son statut de victime. Rien ne lui interdit d’adopter un esprit revanchard et accapareur, surtout envers des Européens qui ont à ses yeux le privilège de vivre en paix et dans l’abondance. Il n’y a pas de règle en la matière. Les événements survenus en Allemagne corroborent cette analyse, alors même que l’arrivée des premiers réfugiés ne date que de 2015.

Toutes les bonnes volontés du monde n’y changeront rien.

Devant l’ampleur des phénomènes en cours, l’utopie d’une Europe refuge pour tous les martyrs de la planète est illusoire, sauf à vouloir importer des conflits ici sans pour autant les résoudre là-bas. Les Européens pourront dès lors toujours faire valoir leur générosité passée pour tenter de trouver l’asile ailleurs !

C’est aussi le propos de l’ouvrage de Jean Raspail, Le Camp des saints, livre que la gauche se complait à dénigrer avec condescendance, alors même qu’il soulève une contradiction qu’elle devra démêler si elle veut être audible sur le sujet des migrations. Ce n’est pas demain la veille qu’elle nous apportera une solution…

Louis Brequin


Cérémonie de signature du Protocole d’accord… par elysee

Sanctuaires clandestins

Ces villes américaines qui s’érigent en « sanctuaires » pour les clandestins

1Sanctuaires clandestins Trump5/03/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Alors que Donald Trump veut expulser les clandestins et menace de priver de subventions fédérales les « villes sanctuaires » qui les accueillent, un bras de fer s’est engagé entre celles-ci et la Maison Blanche. En Californie, qui compte une forte communauté hispanique dont beaucoup de clandestins, c’est tout l’Etat qui pourrait se constituer en « sanctuaire » !

Dans ce reportage de France 24 tout en finesse, on entend dire que « Donald Trump veut déporter (sic) plusieurs millions de clandestins » mais on apprend aussi que Los Angeles compte plus d’un million de « sans papiers » !

Pour l’heure, « plus de 30 villes de Californie se sont déclarées “villes sanctuaires“ », ce qui relève d’« un statut légal, qui interdit à la police locale de collaborer avec les agents de l’immigration ».

Gourévitch Flux migratoires

Jean-Paul Gourévitch : « On n’a pas anticipé les flux migratoires »

Gourévitch migrations14/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Consultant international sur l’Afrique, Jean-Paul Gourévitch est connu pour ses études sur les migrations. Auteur de nos nombreux ouvrages, dont Les Migrations pour les Nuls qui lui a valu de nombreuses critiques, Jean-Paul Gourévitch est venu présenter son nouvel ouvrage sur le plateau de TV Libertés : Les Véritables Enjeux des migrations (éd. du Rocher).

Lors de cet entretien, Jean-Paul Gourévitch évoque la situation actuelle des flux migratoires mais également celle de l’expatriation. Si la France tente de limiter l’immigration à travers de nombreuses aides économiques apportées aux pays en développement, celles-ci semblent néanmoins insuffisantes. Des milliards d’euros sont dépensés, mais l’immigration reste très élevée…

Les scénarios catastrophes sont désormais imaginables. Jean-Paul Gourévitch fait part de ses inquiétudes et dresse un état des lieux documenté et chiffré de ces migrations.

Immigrés Somalienne Etats-Unis Canada

Des immigrés fuient l’Amérique de Trump pour demander asile au Canada !

immigrés pakistanais Etats-Unis Canada12/03/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Présentés au journal de 20 heures de France 2 comme des « réfugiés », ce sont des immigrés, qui, ayant migré aux Etats-Unis, ont compris que l’élection de Donald Trump risquait de leur valoir un aller simple pour leur « pays d’origine ». Contrairement à ce qui était accepté sous Obama, où les « sans papiers » pouvaient travailler « et savaient que leur situation se “régulariserait“ un jour », comme l’explique le journaliste Jacques Cardoze.

Pakistanais, Somaliens ou autres, ils ont donc décidé de fuir les Etats-Unis, en bravant «  des conditions météorologiques particulièrement rigoureuses » (sic), pour s’en aller se faire arrêter au Canada et y demander asile. Et ça marche ! A Winnipeg, au Canada, des centres les accueillent.

On découvre à cette occasion que, là aussi, il y a des « passeurs » qui en ont fait un business. Depuis Minneapolis, des voitures arrivent par le Dakota du Nord et déposent les migrants à proximité de la frontière canadienne, dépourvue de toute surveillance. Le coût : de 500 à 900 euros selon l’importance des familles.

Mais, comme le reconnaît France 2, l’opinion publique canadienne ne voit pas ses arrivées d’un très bon œil, et « s’inquiète d’une arrivée massive au printemps ».


Ces migrants qui fuient l’Amérique

ONU Migration

L’ONU appelle enfin les candidats à la migration à rester chez eux !

08/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est un tournant considérable : l’ONU appelle les candidats à la migration à rester chez eux ! Dans un clip vidéo intitulé Dangerous Crossings (« Dangereuses traversées »), l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) a réuni six artistes – Maryam Mursal et Aarmaanta de Somalie, Yeshie Demalash, Dawit Nega et Tadele Roba d’Ethiopie et Hany Adel d’Egypte – qui interprètent une chanson en cinq langues différentes pour diffuser un message de sensibilisation à l’intention de ceux qui voudraient partir de chez eux en traversant la mer.

La musique a été écrite par le célèbre producteur de Hollywood George Acogny et la vidéo est dirigée par le cinéaste égyptien Amr Salama. « C’est la chanson Tahriib d’Aaarmaanta, explique l’UNHCR, qui a mené à la création de Dangereuses traversées », dont « les paroles sont issues de textes somaliens » :

« Un voyage dangereux amène la tristesse / Le cœur est effrayé / Et le corps blessé / Ici à la maison / En famille et entre amis / Il y a des mains tendues / Quand viennent les temps difficiles / Pour vous retenir « 

Ou encore :

« Partir comme ça, c’est tragique / Rester au loin, le cœur brisé / Mais malgré les risques / La marée monte, désespérée / Comme un enfant tombé du nid / Loin de la maison et de tout ce qui est familier / Combien de larmes vont couler ? / Combien de cœurs vas-tu casser ? »

Ou, toujours :

« Avez-vous reçu les nouvelles tragiques ? / Ne vous ont-ils pas fait les récits ? / Avez-vous vu les victimes ? / […] Qu’est-ce qui t’attend dans les pays étrangers ? / Mon frère, mon frère / Pourquoi devez-vous partir ? /

Mais qu’est-ce que nous sommes en train de raconter ? Dangereuses traversées, qui est en effet produit par l’ONU, ne vise qu’à sensibiliser « aux dangers de la traversée vers le Yémen en guerre via le golfe d’Aden et la mer Rouge depuis l’Afrique, soulignant les conditions déplorables et les risques croissants au Yémen ». Parce que la traversée de la Méditerranée, ce n’est pas dangereux ?

Hongrie frontièrre clandestins

Immigration : la Hongrie double sa barrière face aux clandestins

07/03/2017 – HONGRIE (NOVOpress) : Après avoir été le premier pays de l’Union européenne à prendre des dispositions significatives contre les flux migratoires de masse en 2015, la Hongrie poursuit ses efforts de protection de sa frontière. Car si la route des Balkans a été partiellement délaissée au profit de la route migratoire de l’Italie, la pression est toujours forte, en raison des dizaines de milliers de migrants qui se trouvent toujours entre la Grèce et la Serbie.

Pour ne plus être surpris comme en 2014-2015, le gouvernement hongrois a donc décidé de renforcer les mesures matérielles et législatives, dans la perspective potentielle d’une rupture de l’accord euro-turc sur les migrants et de l’arrivée massive de millions de migrants par la porte des Balkans.

TV Libertés propose des images aériennes exclusives de la frontière hungaro-serbe, et a interrogé Zoltán Kovács, porte-parole du gouvernement hongrois, et László Toroczkai, maire de la commune frontalière de Ásotthalom.

Fabien Engelmann

Fabien Engelmann : « Les directives de l’Etat conduisent au suicide de la France »

01/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A Hayange, en Moselle, le préfet a réquisitionné un hôtel pour y loger plusieurs dizaines de migrants albanais, qui ont demandé l’asile politique. Fabien Engelmann, le maire FN, ne décolère pas. Il a accordé un long entretien à l’hebdomadaire Minute, qui consacre un numéro spécial au « scandale des migrants logés à nos frais », dont nous extrayons ces courts passages.

Minute couv EngelmannFabien Engelmann : Il y a un mois et demi, j’ai indiqué que j’estimais que nous avions assez de SDF à la rue, mais aussi de familles françaises qui vivent dans des logements insalubres à Hayange ou aux environs, pour ne pas en importer.

J’ai dit que nous étions d’accord pour que des SDF français soient hébergés dans cet hôtel et que, dans ce cas, le Centre communal d’action sociale de la ville pourrait même les aider avec le chantier d’insertion que nous avons mis en place. Evidemment, on m’a répondu que ce n’était pas possible.

On m’a répondu: « Vous savez, les SDF français, en règle générale, ils préfèrent rester à la rue. » Ce n’est pas entièrement faux. Mais il faut se poser la question du pourquoi ! Prenez les SDF français de Paris : quand il fait décidément trop froid, on les entasse dans une salle de sport, où ils ne disposent d’aucun espace personnel et où, évidemment, il y a des vols. Ce n’est pas du tout ce qui est offert aux demandeurs d’asile ou pseudos demandeurs d’asile !

Là, ces demandeurs d’asile sont chouchoutés. Ils ont une chambre d’hôtel avec tout le confort : toute la literie a été changée, ils ont des placards, ils ont un beau coin cuisine, un coin machine à laver – avec sèche-linge.

Tout cela n’a pas de sens.

Les directives de l’Etat conduisent au suicide de la France et je finis par me demander si ce n’est pas volontaire. Tout est fait pour augmenter l’invasion migratoire, et pour le faire au détriment des Français nécessiteux, qui sont pourtant légion.

Précisions, que détaille Fabien Engelmann dans ce même entretien : l’Etat va verser 30 000 euros par mois au propriétaire pour la location de la bâtisse, plus environ cinq euros par jour et par Albanais. Et ces Albanais disposent en plus de bons alimentaires, ainsi des transports gratuits.

Un entretien édifiant à découvrir en intégralité
dans l’hebdomadaire Minute n° 2811 daté du 1er mars.

Immigration Libye Europe ONG

Immigration clandestine : des ONG dans le viseur de la justice

A la suite du rapport remis en novembre aux autorités européennes et nationales par l’agence de surveillance des frontières Frontex – un rapport qui accusait les ONG opérant en Méditerranée de collusion avec les passeurs libyens –, le parquet de Catane, en Sicile, a ouvert une enquête concernant l’activité et les financements de ces ONG.

« Nous voulons comprendre qui est derrière toutes ces associations humanitaires qui ont proliféré ces dernières années, d’où vient tout cet argent mis à leur disposition, et surtout à quoi elles jouent », a déclaré le procureur de Catane Carmelo Zuccaro, cité par le journal italien La Repubblica le 17 février dernier.

« Avec Frontex et la marine de guerre italienne, nous nous efforçons de surveiller toutes ces ONG qui ont montré qu’elles avaient de gros moyens financiers », a-t-il encore expliqué.

En 2016, les ONG ont récupéré au large des côtes libyennes quelque 70 000 candidats à l’immigration illégale sur les plus de 180 000 débarqués en Italie, assurant, selon les termes mêmes de Frontex, un véritable service de « taxi » entre la Libye et l’Italie.

Pour Fabrice Leggeri, le directeur de Frontex interviewé lundi par le quotidien allemand Die Welt, les opérations des ONG, qui comptaient à l’automne 2016 pour 40 % des « sauvetages » d’immigrants clandestins en Méditerranée centrale contre 5 % début 2016, doivent faire l’objet d’une nouvelle évaluation :

« Nous devons éviter de soutenir l’activité des réseaux criminels et des trafiquants en Libye en envoyant des navires européens récupérer les migrants toujours plus près des côtes libyennes », a prévenu M. Leggeri, expliquant, comme Frontex l’indique régulièrement dans ses rapports annuels, que « cela pousse les trafiquants à mettre toujours plus de migrants sur des embarcations inadaptées avec insuffisamment d’eau et de carburant. »

Dans cette interview, le directeur de Frontex a également repris les accusations formulées par son agence dans son rapport de novembre selon lesquelles certaines ONG ne coopèrent pas avec les services de sécurité européens et « rendent encore plus difficile l’obtention d’informations sur les réseaux de trafiquants par le biais des entretiens avec les migrants ». Pour rappel, comme nous l’avions signalé dans Présent à propos de ce rapport, les personnes secourues par les ONG sont « averties [par les ONG] de ne pas coopérer avec les autorités italiennes ou avec Frontex ».

Fabrice Leggeri prévient également qu’il faut s’attendre cette année à une augmentation du nombre d’immigrants clandestins arrivant par la route de la Méditerranée centrale, alors que l’année 2016 a déjà été une année record.

Quand le site Fdesouche avait repris en décembre une étude de la Fondation hollandaise Gefira qui mettait en évidence la coopération entre ONG et passeurs libyens (voir Présent du 13 décembre 2016), les « décodeurs » d’Arte et Libération avaient pourtant crié à l’intox. Les médias du système vont-ils accuser aujourd’hui le directeur de Frontex et le parquet italien de faire eux aussi de l’intox et de diffuser de fausses nouvelles ?

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 1er mars 2017

Merkel Migrants

Sous la pression populiste, Angela Merkel veut durcir la loi face aux migrants

24/02/2017 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : A sept mois des élections législatives, le gouvernement d’Angela Merkel veut « accélérer les procédures d’expulsion » des migrants qui ont été déboutés de leur demande d’asile. Un projet de loi, déposé mercredi dernier, prévoit que les autorités puissent accéder aux données contenus dans les téléphones portables des migrants à l’identité et au « pays d’origine » incertains pour établir leur provenance, et donc leur destination retour.

Les migrants en attente d’être renvoyés pourraient également être détenus pendant dix jours s’ils sont considérés comme « potentiellement dangereux ». Même les socialistes – Angela Merkel est à la tête d’un gouvernement de coalition entre la CDU et le SPD – y sont favorables. Seuls les Verts et l’extrême gauche hurlent à la discrimination et aux atteintes aux libertés.

Comme quoi les percées successives des « populistes » de l’AfD aux élections régionales et la perspective de les voir obtenir un score inédit aux législatives ont du bon…

Migrants Europe Ignace

Six millions de migrants aux portes de l’Europe !

24/02/2017 – EUROPE (NOVOpress) : « Ils veulent tous venir en Europe », s’alarmait mardi le quotidien allemand Bild, révélant que selon un rapport du renseignement intérieur allemand, près de 6 millions de migrants sont prêts à tout, sur le pourtour méditerranéen, pour passer clandestinement en Europe.

« Les pays connaissant la plus forte proportion de clandestins, détaille TV Libertés sur la base de la presse allemande, sont la Turquie avec près de 3 millions d’individus, et la Libye avec 1,2 million » de personnes, très majoritairement issues de l’Afrique sub-saharienne et de religion musulmane.

Le renseignement d’Outre-Rhin a recensé également jusqu’à 710 000 migrants potentiels en Jordanie, 500 000 en Egypte ou 610 000 en Tunisie, en Algérie et au Maroc.

Un sujet détaillé sur TV Libertés (à partir de 13’05’’).

Chard Clandestins Ceuta

Les clandestins à l’assaut de l’enclave espagnole de Ceuta

Plus d’un millier : tel est le nombre de clandestins qui, en l’espace du week-end dernier, ont tenté – et pour la plupart d’entre eux réussi – de pénétrer dans l’enclave espagnole de Ceuta, pourtant séparée du Maroc par une clôture haute de six mètres et surveillée par d’importantes forces de l’ordre. Menés par des migrants majoritairement originaires d’Afrique subsaharienne et décrits comme « extrêmement déterminés », ces assauts répétés contre cette petite parcelle d’Europe sont les plus importants depuis près d’une dizaine d’années.

L’enclave de Ceuta, nous le savons, est depuis des années l’un des principaux points d’entrée en Europe des clandestins. C’est la raison pour laquelle, depuis 2005, celle-ci est entourée d’une double clôture grillagée de 8 kilomètres de long et de 6 mètres de haut, surveillée par des dizaines de caméras et d’importantes forces de l’ordre. Mais cela n’a pas empêché vendredi dernier, au petit matin, plus de 700 clandestins de forcer la barrière de sécurité les séparant de l’Espagne, dont environ 500 se trouveraient désormais dans un centre de rétention.

Forts de cet exemple, dans la nuit de dimanche à lundi, quelque 300 autres clandestins d’origine africaine devaient à leur tour franchir en force la frontière et être aussitôt pris en charge par les services de la Croix-Rouge et autres ONG.

Une victoire pour ces candidats à l’exil, puisqu’ils savent qu’une fois accueillis au centre de séjour temporaire pour étrangers (CETI) de Ceuta, ils ont la possibilité d’y déposer une demande d’asile et que, même déboutés de celle-ci, ils ne seront probablement jamais expulsés d’Espagne. D’autant que, depuis plusieurs années, les forces de l’ordre espagnoles font régulièrement l’objet de critiques des ONG pour le traitement réservé à ces migrants, et que Bruxelles a même décidé d’envoyer une « mission de contrôle » sur les lieux…

C’est donc fort logiquement que ces tentatives de passage ne cessent de se multiplier. Rappelons en effet que, le 9 décembre dernier, près de 400 clandestins avaient déjà escaladé cette même barrière. Puis, dans la nuit du Nouvel An, plus d’un millier…

De véritables « assauts » encore facilités ces derniers mois par les autorités marocaines, actuellement en conflit avec l’UE au sujet d’un accord de libre-échange sur les produits agricoles et la pêche. Manifestant d’ailleurs son mécontentement le 6 février, Rabat n’a pas caché que l’Europe s’exposait à un « véritable risque de reprise des flux migratoires ».

Franck Deletraz

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 22 février 2017

Frontex migrants

Frontex l’avoue : le sauvetage en mer favorise l’afflux et la mort de migrants

Dans son rapport d’analyse des risques pour 2017 (Risk Analysis for 2017), Frontex constate le lien direct de cause à effet entre l’intensification des opérations de sauvetage des immigrants clandestins au large de la Libye et l’augmentation du nombre de morts en mer. L’année 2016 a battu tous les records sur la route de la Méditerranée centrale, et 89 % des immigrants en situation irrégulière nous arrivent désormais par la Libye, faisant de l’Italie la principale porte d’entrée illégale dans l’UE.

Alors que la représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, affirmait en mai 2015 que les 28 allaient casser le « business model » des passeurs libyens, Frontex confirme aujourd’hui ce que les critiques de l’époque prévoyaient et que Frontex avait déjà entrevu dans son analyse des risques pour 2016 : non seulement le modèle d’activité des passeurs n’a pas été cassé par l’UE, mais il a été bougrement renforcé.

En effet, et c’est Frontex qui le dit, les passeurs, comptant sur l’intervention rapide des secours européens et cherchant à maximiser leurs profits en augmentant le nombre d’émigrants mis à flot, expédient leurs cargaisons humaines sur des embarcations de plus en plus précaires. Et ce ne sont pas les clients qui manquent car, comme le constate toujours Frontex dans l’édition 2017 de son rapport, les populations africaines sont encouragées à émigrer en Europe par les membres de leur famille ou leurs amis qui y sont déjà parvenus et qui ont pu constater que c’est faisable malgré les dangers et que l’on s’en fait rarement rapatrier.

Autre constatation de Frontex, les passeurs ne prennent bien souvent même plus la peine d’appeler le centre de secours en mer à Rome puisqu’ils ont les numéros de téléphone des ONG et les appellent directement pour prendre RDV en mer avant de faire partir les embarcations des côtes libyennes. C’est exactement ce qu’avait dénoncé début décembre la fondation néerlandaise Gefira à partir de ses propres observations (Présent du 13 décembre, et Alain Sanders le rappelait récemment).

Que propose donc Frontex pour mettre fin à cette situation absurde ? La même stratégie qu’avec la légalisation des drogues censée ruiner les trafiquants : tout simplement de faciliter l’immigration légale ! La solution australienne qui a permis de réduire le nombre de clandestins traversant la mer dans des conditions précaires de plus de 25 000 dans les années 2012-2013 à zéro aujourd’hui n’est même pas envisagée car contraire aux « valeurs » européennes.

Olivier Bault

Article paru dans le quotidien Présent
sous le titre : « Frontex : l’effet pervers »

La Hongrie ferme ses camps de migrants pour éloigner les renards du poulailler…

18/02/2017 – HONGRIE (NOVOpress)
La Hongrie a donc bien confirmé son intention de fermer tous ses camps de migrants et de transférer leurs occupants dans deux ou trois nouveaux emplacements à la frontière Sud du pays. L’idée est d’y retenir les immigrants illégaux le temps que leur demande d’asile soit étudiée.

Ils sont actuellement près de 600 en Hongrie à attendre le traitement de leur dossier.

Le Premier ministre Viktor Orban a défendu cette décision en expliquant :

Les renards sont librement accueillis dans le poulailler, et personne ne peut empêcher les renards de gagner à tous les coups.

Il a en revanche offert d’ouvrir son pays aux vrais réfugiés, ceux qui cherchent refuge sous la contrainte des politiques libérales de l’Europe occidentale, journalistes ou politiciens effrayés, chrétiens qui ont dû fuir leur propre pays et tous ceux qui veulent trouver en Hongrie l’Europe qu’ils ont perdue chez eux.

Carte Europe

Quinze pays d’Europe s’organisent hors UE pour protéger leurs frontières

Partant du constat de l’incapacité de l’UE à protéger ses frontières extérieures contre l’immigration illégale, l’Autriche, les pays du Groupe de Visegrad et les pays des Balkans ont décidé de prendre eux-mêmes les choses en main par le biais d’une coopération intergouvernementale.

Réunis à Vienne mercredi, les ministres de l’Intérieur et de la Défense de 15 pays (Autriche, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie, Pologne, Roumanie, Bulgarie, Grèce, Slovénie, Croatie, Serbie, Macédoine, Bosnie, Monténégro et Albanie, plus des représentants du Kosovo) ont annoncé qu’ils allaient préparer d’ici au mois d’avril un plan commun pour coordonner les échanges d’informations et la surveillance des frontières nationales, afin de mieux fermer la route des Balkans aux immigrants clandestins. Il s’agira de mieux identifier les principales routes empruntées par les « migrants » ainsi que les alternatives dont ils disposent et de pouvoir envoyer les renforts nécessaires à la fermeture rapide des frontières sur le passage des flux migratoires.

Vienne s’apprête à changer sa loi pour autoriser l’envoi de troupes à l’étranger pour des opérations non humanitaires. « L’Autriche est prête à offrir [des renforts] aux pays tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE […] pour la protection de leurs frontières », a promis le ministre de la Défense autrichien Hans Peter Doskozil, qui a également fait remarquer que, pour lutter contre l’immigration illégale, il fallait des centres de rapatriement, des pénalités lourdes contre les demandeurs d’asile qui violent les règles et des réductions massives des aides financières versées aux immigrants.

Le lendemain de la rencontre de Vienne, la Hongrie, pionnière dans ce domaine, annonçait qu’elle allait désormais procéder à l’expulsion automatique de tout clandestin interpellé n’importe où sur le territoire hongrois, alors que jusqu’ici cette règle s’appliquait uniquement aux immigrants clandestins qui se faisaient prendre à moins de 8 km de la frontière.

Le ministre de la Défense autrichien n’a pas caché que les pays réunis à Vienne envisageaient la fin possible de l’accord entre l’Union européenne et la Turquie et le risque qu’Ankara rouvre les vannes de l’émigration illégale depuis son territoire. Plusieurs ministres, dont le ministre tchèque et le ministre autrichien de la Défense, ont clairement signifié que le président turc Recep Erdogan n’était pas pour eux un partenaire fiable de l’UE.

Mais même aujourd’hui, des clandestins continuent d’arriver au rythme de 1 000 à 1 500 personnes par semaine en Autriche, via les Balkans et l’Italie. Pour M. Doskozil, un accord de l’ensemble de l’UE aurait été préférable pour stopper définitivement l’immigration illégale, mais il n’est plus possible d’attendre.

L’attitude de l’Europe centrale face au manque de volonté d’agir des 28 a été résumée en ces termes par le ministre autrichien :

« Nous ne croyons pas que les frontières externes de l’UE soient correctement protégées. C’est pourquoi l’Autriche, avec 15 autres pays de la route des Balkans et le groupe de Visegrad, prévoit une coopération [intergouvernementale] étroite dans le cadre d’un nouveau projet de défense des frontières des Balkans. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 14 février sous le titre
« L’Autriche, le V4 et les Balkans veulent mieux protéger les frontières »