Référendum grec : c’est Oui… à la ligne Tsipiras !

06/07/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Pari tenu : Alexis Tsipiras, lassé des diktats de la Troïka de créanciers (BCE, FMI, UE) a fait appel au peuple pour trancher. C’est « non » aux propositions bruxelloises à plus de 61 % des voix.

Malgré – ou en partie à cause de — la pression énorme qu’on fait peser sur le scrutin les instances européennes, les Grecs ont dit « Non » massivement au tour de vis supplémentaire exigé par les créanciers de la Grèce.

• C’est Martin Schulz qui explique deux jours avant le vote que tout est plié, que le oui va gagner et que le gouvernement Tsipiras n’aura plus qu’à démissionner pour céder la place à des technocrates.
• C’est Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, qui avertit qu’en cas de « non » au référendum, « la position grecque [serait] considérablement affaiblie ».
• Ce sont les sondages qui prédisaient un score serré, voire une victoire du “oui”.
• C’est l’asphyxie de l’économie qui risque bien de se poursuivre, le « non » ne poussant pas la BCE à accorder de prêts d’urgence qui permettraient aux banques grecques de rouvrir mardi.

C’est donc le courage des Grecs, qui, après avoir porté au pouvoir le premier gouvernement anti-austérité jamais élu en Europe, lui renouvelle sa confiance pour lutter contre la structure technofinancière qui impose sa volonté aux peuples.

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Référendum : la Grèce à la croisée des chemins

04/07/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Demain, les Grecs se prononceront par référendum sur les propositions des instances monétaires internationales

On frémit à l’idée du sort qui attend la population si les Grecs acceptaient les conditions draconiennes fixées par la trop célèbre « troïka », UE, BCE, FMI. Un nom qui évoquait sans doute trop la sinistre Tcheka, police politique de l’Union soviétique, ancêtre du KGB, et qui a été abandonné. Déjà, quatre enfants grecs sur dix vivent au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43 %, et près de la moitié des jeunes de 18 à 24 ans est au chômage. Or les coupes claires dans les budgets sociaux, qui ont frappé de plein fouet les couches les plus vulnérables, n’ont été d’aucun effet sur le niveau de la dette. Ce que proposent les instances monétaires internationales n’est ni plus ni moins que l’aggravation de cette politique folle.

Une politique que défend, vent debout, la chancelière allemande…
Au fameux : « I want my money back ! » de Margaret Thatcher, correspond l’actuel « Ich will mein geld zurück ! » d’Angela Merkel. Laquelle invoque l’exaspération de son opinion publique devant ces milliards d’euros déversés en vain par les contribuables allemands dans le tonneau des Danaïdes grec. Il convient de rappeler que 90 % des fonds de sauvetage sont partis à destination des banques qui avaient prêté de l’argent à la Grèce avant la crise. Autrement dit, ce ne sont pas aux Grecs que les Allemands ont donné de l’argent, mais aux grands squales de l’establishment bancaire cosmopolite. Les Grecs ont certes mis en place des mesures d’austérité, privatisé et dérégulé leur économie, réduit les salaires et les retraites, et augmenté les impôts, mais tout cela en pure perte.

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Sarkozy fait la leçon à Tsipras (Présent 8389)

04/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Avec lui, ça ne se passerait pas comme ça ! Sarkozy ne laisserait pas le Premier ministre grec organiser un référendum pour approuver ou non les propositions bruxelloises. Il vient de rappeler qu’en 2011, Papandréou avait eu la même idée que Tsipras et pour le même motif. Ça n’a pas traîné, avec sa complice, Angela, Sarkozy a convoqué l’impertinent, à Cannes, pour lui remettre les idées en place. Décider un référendum, sans demander poliment la permission, mais où va-t-on !
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Et Papandréou céda à l’injonction du duo Sarkozy-Merkel, mettant son référendum dans la poche et son mouchoir par-dessus, il est reparti, tête basse ! Or, voilà qu’aujourd’hui, s’indigne l’ex-chef d’Etat, Tsipras, lui, ne veut pas faire « le choix de la raison ». Car, pour lui, demander au peuple son avis sur ce qui le regarde n’est pas le choix de la raison, c’est de la folie. Dans son aveuglement, l’ancien président ne se demande même pas si son attitude, en 2011, à l’égard de Papandréou, n’est pas la cause lointaine de la révolte du peuple grec, en 2015, las de voir son pays traité comme une colonie bruxelloise et même pire, puisqu’on reconnaît aux nations colonisées le droit de disposer d’elles-mêmes… par référendum.

Nicolas Sarkozy, quoique se réclamant du gaullisme, n’aime pas ce type de consultation. Quand il ne peut pas l’empêcher, il en bafoue le résultat. Ainsi, il fit adopter par la fenêtre du Parlement ce que les Français avaient mis dehors par la porte du référendum : leur non à la Constitution européenne devint oui par la grâce du traité de Lisbonne, grand-œuvre sarkozyste.

Notre homme s’en prend à Alexis Tsipras en termes vifs, et même insultants. C’est « un Premier ministre qui a menti au peuple grec, qui a promis des choses qu’il savait ne pas pouvoir tenir ». Quoi ? Il a osé faire cela ? Est-ce que le candidat Sarkozy, lui, a promis ce qu’il savait ne pas pouvoir tenir ? Par exemple : « Si je suis élu, d’ici à deux ans, il n’y aura plus un seul SDF dans les rues », celles de Paris, pas d’Athènes. Tsipras, lui, ne l’a jamais annoncé. Sarkozy avait promis, en 2007, qu’il allait nettoyer les cités au Kärcher, promouvoir le plein emploi, tandis que le pouvoir d’achat des Français allait tutoyer les sommets. En 2012, ce sont ces promesses non tenues, ces mensonges électoraux que les électeurs ont sanctionnés. Ce politicien exténué est le dernier à pouvoir faire la leçon à Tsipras ou à quiconque.

Bien entendu, son propos vise Hollande. Sarkozy entend montrer combien il est nul, tandis que lui a fait merveille hier et qu’il fera encore mieux demain. Il est vrai que le chef de l’Etat donne des verges pour se faire battre : tandis que l’Europe brûle, il se précipite en Afrique… Sans doute parce qu’avec ses lunettes il voit mieux de loin. Or, pas plus que Hollande n’a fustigé la corruption et les falsifications de ses camarades socialistes au pouvoir sous Papandréou, Sarkozy n’a dénoncé les mêmes vices pratiqués par ses amis libéraux sous Caramanlis. Entre eux, c’est toujours l’hôpital qui se moque de la charité.

Guy Rouvrais

Jacques Sapir : référendum en Grèce, le retour de la démocratie en Europe

Source : FigaroVox – Selon l’économiste Jacques Sapir, la Grèce a été victime d’un coup de force de la part de l’eurogroupe. Son appel au peuple est la seule réponse digne face à la tyrannie européenne.

Dans une tribune publiée dans le FigaroVox, Jacques Sapir démonte la propagande européenne qui fait porter la responsabilité de la rupture des négociations sur la dette grecque et souligne l’importance de la décision de Tsipiras de recourir au référendum.

Ce qui se joue désormais n’est plus seulement la question du devenir économique de la Grèce. C’est la question de l’Union européenne, et de la tyrannie de la Commission et du Conseil, qui est ouvertement posée.

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10 ans après, pour les Français, ce serait toujours Non à la constitution européenne !

29/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
10 ans après le référendum sur la constitution européenne, et alors même que le texte est repassé en force quelques temps plus tard (traité de Lisbonne), les Français voteraient encore plus massivement “non” contre ce texte. L’anniversaire est l’occasion de faire le point sur cette question

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Réformer l’Union européenne ? (Présent 8364)

29/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)

Actuellement en tournée européenne pour tenter de convaincre les responsables des États membres de la nécessité de réformer l’UE, le Premier ministre britannique a fait escale jeudi à Paris où il s’est longuement entretenu avec le président Hollande. Un entretien au cours duquel David Cameron, qui n’hésite pas à brandir la menace d’un retrait britannique de l’Union à l’occasion du référendum prévu d’ici à 2017, a réaffirmé sa volonté de voir l’Europe et ses membres se montrer plus « flexibles et imaginatifs ». Deux qualificatifs qui, c’est le moins que l’on puisse dire, ne font pas vraiment partie du répertoire bruxellois.8364-Une

Le spectre du « Brexit »
« Ma priorité, a ainsi expliqué le Premier ministre britannique, est de réformer l’Union européenne pour la rendre plus compétitive et répondre aux inquiétudes des Britanniques quant à notre appartenance (à l’UE). Le statu quo n’est pas suffisant, des changements peuvent être faits et bénéficier pas seulement à la Grande-Bretagne, mais aussi au reste de l’Europe. […] Nous voulons aider la zone euro à mieux fonctionner et nous ne voulons pas faire obstacle à une plus grande intégration. Ce qui est important, c’est que l’UE et ses 28 membres soient flexibles et imaginatifs pour répondre à ces enjeux et travaillent ensemble à trouver les réponses qui conduiront l’Union européenne à plus de réussite. » Des propos auxquels Hollande a répondu en réaffirmant le souhait de la France « que la Grande-Bretagne reste dans l’Union ».
C’est que, derrière cette tournée, se profile le spectre du « Brexit » ou « British Exit » : la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, sur laquelle devraient se prononcer les Britanniques par voie de référendum d’ici à 2017. Une décision qui, à coup sûr, provoquerait un véritable séisme et suscite l’inquiétude de Bruxelles, qui craint qu’une sortie des Britanniques de l’Union n’entraîne une réaction en chaîne.

Un levier pour réformer l’Europe ?
Certains, d’ailleurs, se demandent si le moment n’est pas venu de profiter de l’initiative de Cameron pour « changer l’Europe ». Ainsi l’UMP Hervé Mariton expliquait-il jeudi, dans un entretien accordé au FigaroVox, que si « nous ne souhaitons pas quitter l’Union européenne, (…) nous exprimons des critiques et des propositions sur son évolution ». Or, poursuivait-il, « le débat provoqué par les Anglais peut être une occasion exceptionnelle de les faire avancer ». Et il ajoutait : « La France doit protéger ses intérêts, particulièrement en Europe. Nous devons donc défendre la vision de l’Europe que nous voulons. Sans leur donner nécessairement raison, il faudrait se servir de leur demande comme d’un levier pour réformer l’Europe dans le sens que nous voulons. »
Pas bête. Mais reste à savoir si cette Europe que Vladimir Boukovsky qualifiait très justement de « nouvelle URSS » est vraiment réformable ou si, à l’instar du Moloch soviétique, elle est vouée à l’implosion.

Franck Delétraz

L’Angleterre prépare le référendum sur son maintien dans l’UE

James Cameron

28/05/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le projet de loi sur le référendum relatif au maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE est présenté aujourd’hui au parlement britannique. Cameron ne veut pas traîner sur ce dossier, qui doit l’aider à renégocier la place de son pays dans l’Union.

« Le Royaume-Uni doit-il rester membre de l’UE ? ». Telle est la question à laquelle les Britanniques devront répondre par « oui » ou par « non ». Cette formulation positive figurant dans le projet de loi place les europhiles dans le camp du « oui ».

C’est la première fois depuis quarante ans que le peuple britannique a son mot à dire sur notre place dans l’UE

a souligné un proche du Premier ministre.
Cette consultation est surtout pour Cameron un moyen de pression sur l’Union afin de réformer certains aspects de l’adhésion du Royaume-Uni à l’UE. Il vise notamment la répartition des pouvoirs entre les instances européennes et le parlement de son pays et les règles d’accès aux aides sociales pour les ressortissants de l’UE. Une négociation qui risque de s’avérer compliquée, la France et l’Allemagne ayant déjà opposé une fin de non-recevoir et préconisé au contraire un renforcement du fédéralisme.

Laurent Fabius a de son côté qualifié ce projet de référendum de « très risqué ». Il a raison, en démocratie, le recours au peuple est un risque inacceptable.


Le spectre de l’indépendance catalane continue d’inquiéter Madrid

Le spectre de l’indépendance catalane continue d’inquiéter Madrid

11/11/2014 – BARCELONE (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
La tentative de référendum indépendantiste, pourtant suspendue par le tribunal constitutionnel espagnol, a eu lieu dimanche en Catalogne. Le gouvernement central s’est attaché à réduire l’impact de l’événement en le présentant comme un acte de mobilisation indépendantiste, sans aucun caractère légal ni officiel. L’absence de listes, de commission électorale ou de lieu de vote officiel pour le non semble plaider en faveur du caractère peu orthodoxe de cette consultation, mais le ministre de la justice espagnole a pourtant déclaré que « personne ne s’opposerait à l’exercice de la liberté d’expression des citoyens ». Le souci était d’éviter à tout prix l’image d’un gouvernement espagnol antidémocratique, saisissant les urnes et violentant le processus de vote. Un peu plus de 5 millions de personnes étaient attendues lors de la consultation. Pour les indépendantistes, le processus est surtout symbolique et devait permettre de mobiliser les militants favorables à l’indépendance. Le principal résultat devait donc être le taux de participation.

Plus de 80 % des citoyens ayant participé au vote symbolique se sont prononcés en faveur de l’indépendance, selon les résultats provisoires diffusés dans la nuit de dimanche à lundi. Sur les 2 millions de votants, 1,6 million de personnes ont voté en faveur de l’indépendance de la Catalogne. Quelques 5,4 millions de Catalans pouvaient en théorie participer à cette consultation, ce qui invite donc à relativiser la portée du vote.

Il est certain que le bras de fer a été d’autant plus fort que les forces en présence étaient fragilisées. Artur Mas, président catalan, était affecté par des soupçons d’évasion fiscale, tandis que le Parti populaire de Mariano Rajoy était lui aussi éclaboussé par des scandales. Par ailleurs, les élections européennes de mai 2014 avaient marqué un fort recul des deux grands partis de gouvernement, pour le plus grand bénéfice de la gauche radicale de Podemos, issue du mouvement des Indignés. Refusant tout dialogue, Mariano Rajoy s’est peut-être révélé moins habile que son homologue britannique David Cameron vis-à-vis de l’Ecosse.

Crédit photo : Pere prlpz via Wikipédia (cc).

Nicolas Sarkozy sur France 2 : paroles, paroles, paroles

Nicolas Sarkozy sur France 2 : paroles, paroles, paroles

21/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Annoncée comme l’événement politique ces jours-ci, l’interview de Nicolas Sarkozy au journal de 20 heures de France 2 n’aura été qu’un exercice de mauvaise psychologie (défauts, sagesse, remise en cause, analyse, etc.), qu’un mauvais story-telling non crédible sur l’humilité et le travail collectif. Mais surtout Nicolas Sarkozy n’aura fait que répéter sa volonté de rassembler (mais avec qui et pour quoi, on ne sait pas), de proposer de nouvelles idées (lesquelles, là encore grande inconnue). Enfin, Nicolas Sarkozy aura répété sa volonté de remettre en cause Schengen et de recourir plus souvent aux référendums. Bref, à part ses admirateurs, il n’aura convaincu personne. D’autant qu’il n’a pas voulu revenir sur son bilan, particulièrement catastrophique sur le plan du Grand Remplacement : un million d’immigrés légaux supplémentaires entre 2007 et 2012, la chute de Kadhafi qui contribue à la venue quotidienne de clandestins africains en Europe, etc.

Photo une : le siège de France Télévision. Crédit : Sebjarod via Wikipédia (cc).


Indépendance de l’Ecosse : large victoire du Non au référendum

Indépendance de l'Ecosse : large victoire du Non au référendum

19/09/2014 – EDIMBOURG (NOVOpress)
Le résultat est tombé comme un couperet, net et sans bavure. Le Non a largement été victorieux hier jeudi 18 septembre lors du référendum visant à l’indépendance de l’Ecosse : 55,3 % des suffrages exprimés. Malgré des sondages qui avaient il y a quelques jours indiqué la victoire du Oui, l’Ecosse restera une province, certes avec beaucoup de pouvoirs locaux, du Royaume-Uni, et ce depuis trois siècles et la fin de son indépendance.

Les électeurs (le scrutin ne concernait que les résidents en Ecosse) ont donc fui l’aventure et la possibilité de vivre dans une nation libre et indépendante. Cependant si l’on prend certains éléments-clés, on se rend compte de certaines “fractures” identitaires et sociales au sein de la société écossaise. Fractures qui déterminent le vrai clivage autour du oui et du non à ce référendum.

Ainsi, ce qui ressort de beaucoup d’analyses est que ce sont les électeurs âgés qui ont voté Non, par volonté égoïste de conserver leurs privilèges de baby-boomers,et les jeunes Oui. Résultats édifiants : 71% des 16/17 ans ont voté Oui et 73% des plus de 65 ans ont voté Non. A noter que les classes populaires écossaises ont elles aussi largement voté pour le Oui.

De plus, comme le fait remarquer Philippe Vardon : “TOUS les résidents en Écosse pouvaient voter, alors même que les Écossais habitant en-dehors de l’île (la Grande-Bretagne, note de Novopress) ne le pouvaient pas. D’après cet article, sur les 500.000 Anglais vivant en Écosse les 2/3 voteraient non. Il est probable que le “Yes” à la souveraineté de l’Écosse soit en fait majoritaire dans la population “écossaise de souche” (à l’exception des retraités, sans doute davantage touchés par les arguments pseudo-économiques du “no”). Une élection volée ? Peut-être, et aussi une leçon pour le SNP qui se refuse à définir clairement ce qu’est un Écossais. Comme quoi, quand on ne pense plus qu’à la souveraineté et qu’on oublie l’identité…”

En effet, le SNP (Parti national écossais, celui du Premier ministre d’Ecosse Alex Salmond, qui vient d’annoncer qu’il démissionnait de cette fonction et de son mandat de chef du SNP. Démission effective en novembre prochain) a commis la même erreur que le Parti québécois en 1995 lors du dernier référendum pour la souveraineté du Québec : absence totale d’une définition de ce qu’est un Québécois de souche, immigrationnisme, réduction de l’indépendance à la question économique, etc.

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#YesScotland : des militants de Génération identitaire aujourd’hui au château d’Édimbourg pour honorer la Auld Alliance

#YesScotland : des militants de Génération identitaire aujourd'hui au château d'Édimbourg pour honorer la Auld Alliance

18/09/2014 – ÉDIMBOURG (NOVOpress)
Alors qu’aujourd’hui jeudi 18 septembre est un jour fondamental pour l’Ecosse, et pour l’Europe, des militants de Génération identitaire (présents en Ecosse dans le cadre du référendum) se sont retrouvés au château d’Édimbourg (photo du château en Une) pour honorer la Auld Alliance contractée entre la France, l’Ecosse et la Norvège au Moyen-Âge contre l’ennemi commun : l’Angleterre. Une façon de rappeler que Génération identitaire défend la liberté et l’identité des peuples.

Crédit photo Une : Solveig via Wikipédia (cc)

Ecosse : “La Marche impériale” de Dark Vador accueille des députés travaillistes à Glasgow

"La Marche impériale" de Dark Vador accueille des députés travaillistes à Glasgow

17/09/2014 – GLASGOW (NOVOPress) – Une soixantaine de députés travaillistes étaient venus de Londres soutenir le “non” au référendum d’indépendance écossais qui aura  lieu jeudi.

Ils y ont été accueillis au son de “La Marche impériale” de Dark Vador, par un homme qui avait loué pour l’occasion un pousse-pousse et un mégaphone.

Ce partisan du “oui” les a suivis dans les rues de Glasgow avec son pousse-pousse et dans la vidéo on peut l’entendre crier “Habitants de Glasgow, voici vos maîtres impériaux”, “Ils viennent d’Angleterre pour nous dire qu’ils peuvent nous gouverner mieux que personne. Peuple de Glasgow, vos maîtres impériaux sont arrivés. Dites bonjour à vos maîtres impériaux.”

Pourquoi je soutiens à titre individuel le « Yes » à l’indépendance écossaise – par Pierre Larti (Génération identitaire Paris)

Les indépendantistes écossais ne désarment pas

12/09/2014 – PARIS (Novopress)
Le 18 septembre prochain, l’histoire de notre Continent s’écrira en partie du côté de l’Ecosse. En effet, la question est posée au peuple écossais de savoir s’il souhaitait être indépendant du Royaume-Uni et donc de l’influence anglaise.

Les relations entre l’Ecosse et l’Angleterre ont été marquées pendant de nombreux siècles par de durs conflits entre les deux pays. Il y a exactement 700 ans, en 1314, William Wallace et Robert Bruce – qui avaient réussi l’exploit de fédérer les clans écossais – repoussaient triomphalement les armées de l’envahisseur anglais et offraient ainsi à l’Ecosse son indépendance. Mais le XIVème siècle a réservé bien des batailles entre les deux armées tant et si bien que l’hostilité entre les deux nations est toujours restée vive.

Aujourd’hui, l’Ecosse bénéficie déjà d’une autonomie déjà bien institutionnalisée : parlement régional, pouvoirs en matière judiciaire, politique économique… Mais c’est surtout sur le terrain identitaire que les Ecossais souhaitent se démarquer de leurs voisins anglais.

Descendants des Scots, les Ecossais aiment à se rappeler le soir autour d’un bon whisky tourbé les figures héroïques telles William Wallace ou Robert Burns, les jeux traditionnels (lancé de pierre, tire à la corde, …) qu’on retrouve particulièrement lors des « Highlands Games », musiques traditionnelles teintées de cornemuse et jouées en kilt, légendes mystiques sur les créatures qui hanteraient les lochs… Tant et si bien que l’Ecosse apparaît incontestablement comme une terre d’identité vivante qui attire des millions de touristes par an.

L’Ecosse et la France sont deux nations amies dont l’union a été marquée par la « Auld Alliance », qui remonte au XIIème siècle et qui constitue une entente tripartite (avec la Norvège) contre l’ennemi juré et partagé, l’Angleterre. C’est à ce titre que je me suis intéressé à la question de l’indépendance écossaise ; et je serai sur place jeudi prochain pour vivre l’événement avec le Peuple aux tartans !

De par mes convictions identitaires et mon engagement militant, quelle est ma position sur ce référendum ?

J’exprime ici un point de vue personnel, mais que je sais être partagé par bon nombre de militants identitaires. Je crois que si le « Yes » à l’indépendance l’emportait, c’est l’Ecosse et par ricochet notre Europe qui en sortiraient grandies.

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Les Ecossais doivent se prononcer dans trois mois sur l’autodétermination de l’Ecosse

Les Ecossais doivent se prononcer dans trois mois sur l’autodétermination de l’Ecosse

14/06/2014 -EDIMBOURG (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Alors que les partisans de l’indépendance de l’Ecosse étaient encore très minoritaires, il y a quelques mois, ceux-ci remontent sondage après sondage. Ceci semble inquiéter les partisans du maintien qui sont allés chercher un soutien de poids en la personne de J. K. Rowling (photo), l’auteur de la saga Harry Potter. Celle-ci a en effet annoncé mercredi avoir fait un don d’un million de livres à la campagne “Better Together” qui milite pour le maintien de l’Ecosse au sein du Royaume-Uni. Pour expliquer son geste, celle qui vit depuis 21 ans à Edimbourg a notamment expliqué : « Si l’indépendance peut nous apporter des opportunités – tous les changements recèlent des opportunités –, elle comporte également des risques importants […], je suis consciente que, lorsque la banque RBS a eu besoin d’être renflouée, faire partie du Royaume-Uni nous a sauvé d’une catastrophe économique ». Des propos à l’image de cette morne campagne électorale où, jusqu’à présent, les opposants des deux camps ne débattent que de l’aspect économique d’une éventuelle indépendance.

Crédit photo : Daniel Ogren via Wikipédia (cc).

Ukraine : l’indépendance de deux régions a été approuvée par référendum

Ukraine : l'indépendance de deux régions approuvée par référendum

Ci-dessus : la rue Artema de nuit, dans la ville de Donetsk, capitale de la région de même nom.

13/05/2014 – DONETSK (NOVOpress/Bulletin de réinformation)
Ce dimanche, plus de sept millions d’Ukrainiens de l’Est ont été appelés,  à se prononcer sur l’indépendance des républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk. Les organisateurs du scrutin revendiquent un résultat positif à près de 90 %, pour un taux de participation atteignant près de 75 %. Aucun trouble majeur n’est venu perturber cette consultation populaire. Le scrutin a été décidé voici quelques semaines à peine par la population entrée par la force dans les locaux administratifs. Selon les observateurs, le scrutin était relativement bien organisé d’un point de vue matériel, compte tenu des contraintes et des délais impartis.

Comment a réagi la communauté internationale ?

Comme il fallait s’y attendre, le vote a été unanimement condamné. Les autorités ukrainiennes de Kiev ont dénoncé la consultation comme illégale. Le gouvernement a estimé que « Les organisateurs de cette farce criminelle ont violé la Constitution et les lois ukrainiennes ». François Hollande, en déplacement dans le Caucase, a jugé le résultat « Nul et non avenu » (il n’a pas indiqué s’il en était de même de son élection à la présidentielle !). Les Etats‑Unis ont répété qu’ils ne reconnaîtraient pas le résultat de ces scrutins « illégaux en vertu du droit ukrainien, qui sont une tentative pour créer des divisions et des troubles ». Samedi, la France et l’Allemagne ont appelé à un durcissement des sanctions contre la Russie en cas de déstabilisation du pays. Prudemment, le Kremlin avait demandé aux séparatistes de reporter le scrutin, sans le désapprouver pour autant. Il a appelé à respecter le peuple et a considéré l’absence de dialogue de Kiev avec son propre peuple comme criminel.

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Suisse : projet de référendum d’initiative populaire interdisant la spéculation sur les matières premières agricoles

Suisse : projet de référendum d’initiative populaire interdisant la spéculation sur les matières premières agricoles

02/05/2014 – GENÈVE (Bulletin de réinformation) – Sur une initiative des jeunes socialistes suisses, nos voisins helvètes se prononceront d’ici trois ans, par référendum — votation comme on dit outre Léman — sur l’interdiction de la spéculation sur les matières premières agricoles. Le texte sobrement intitulé « Pas de spéculation sur les denrées alimentaires » vise avant tout les sociétés de négoce, intermédiaires entre producteurs et commerçants. Leur insolente bonne santé ont fini par échauffer les esprits en ces temps de crise mondialisée. La Suisse est d’ailleurs une plate forme majeure de la spéculation mondiale, avec un tiers des négoces sur les matières premières du globe. Alliance Sud, une ONG suisse, affirme que cette spéculation est trente trois fois plus importante qu’il y a dix ans avec 500 entreprises helvètes actives dans le négoce, le fret, le financement, l’inspection et le contrôle des marchandises. Alliance Sud a réussi à réunir les 100 000 signatures nécessaires pour l’organisation du référendum. Rappelons que les Suisses votent tous les trois mois des textes à tous les niveaux de leur vie politique, communale, cantonale ou fédérale. Des pratiques démocratiques proprement inimaginables en France.

L’objet de ce référendum n’est pas sans rappeler des événements qui, chez nous, ont abouti à la Révolution de 1789

Sous l’Ancien régime, la spéculation sur les grains était interdite. Divers règlements dont le traité de police de Nicolas Delamare, publié en 1709, considéraient les grains comme une denrée indispensable pour le peuple. La monarchie devait en assurer la distribution, avec un prix fixé. En mai 1763, Louis XV, sous les conseils de Turgot et du docteur Quesnay, précurseur d’Adam Smith, l’un des fondateurs du libéralisme économique, supprime tout contrôle de circulation des grains et toute fixation des prix. Ce décret s’étend à l’Europe entière en juillet de l’année suivante. Les intérêts d’une classe affairiste et cosmopolite ont ainsi primé sur le sort des peuples. Dès 1764 le prix du grain s’envole et les émeutes se multiplient. Nombre d’historiens voient dans ces événements l’une des causes majeures de la Révolution française. Une leçon que nos actuels eurocrates ultra libéraux auraient tout intérêt à méditer, avant le réveil des peuples de la vieille Europe.

Crédit photo : jd.echenard via Flickr (cc)

La Cour suprême américaine autorise les référendums sur l’interdiction de la discrimination positive

La Cour suprême américaine autorise les référendums sur l’interdiction de la discrimination positive

Le bâtiment de la Cour suprême américaine.

24/04/2014 – WASHINGTON (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Par six voix contre deux, la Cour suprême américaine a confirmé la validité d’une loi de l’Etat du Michigan interdisant la sélection à l’université selon des critères d’appartenances à des minorités. Cette loi ne contrarierait ainsi donc pas l’égal traitement des citoyens.

Dans quel contexte intervient cette décision ?

Si, en 2003, cette même Cour suprême avait établi que la discrimination prétendument positive pouvait être utilisée à des fins de sélection dans les procédures d’admission à l’université, l’Etat du Michigan a préféré s’en remettre à la démocratie directe en organisant une consultation sur une interdiction de ce principe, en 2006. Les résultats ont été sans appel : 58 % des participants ont approuvé cette interdiction d’une sélection qui permettait d’instituer une préférence pour les minorités non blanches.

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Vote massif des Vénitiens en faveur de leur indépendance

Vote massif des Vénitiens en faveur de leur indépendance

28/03/2014- VENISE (NOVOPress via le Bulletin de réinformation)
Organisé entre le 16 et le 21 mars derniers sur Internet par un comité baptisé Plebiscito.eu, un référendum sur la sécession de la Vénétie du reste de l’Italie a obtenu 89 % de votes favorables, soit environ 2.100.000 « oui » contre 250.000 « non ». En Italie, 500.000 signatures, sont nécessaires pour un référendum d’initiative populaire. Cette barre légale a donc été largement franchie.

Mais ce référendum, non reconnu par l’Etat italien, n’aura aucune conséquence juridique ou politique. Pour rentrer dans les faits, l’indépendance de la Vénétie devrait encore recueillir l’approbation du conseil régional, celle du Parlement national et enfin celle du gouvernement. La Vénétie, mais aussi la Catalogne, ou encore l’Ecosse, sont travaillées par de puissantes forces séparatistes. La crise économique de la zone euro, conséquence d’une monnaie unique mortifère, semble avoir durablement réveillé les vieilles identités régionales.

Crédit photo : Oliver-Bonjoch via Wikipédia (cc).