Immigration : le référendum que propose Marine Le Pen, par Francis Bergeron

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Marine Le Pen a tenu mardi une conférence de presse pour faire le point sur sa campagne et son programme. Le thème essentiel a porté sur le référendum qu’elle entend soumettre aux Français dès son élection acquise. Un référendum qui porterait sur le thème central de la présidentielle : l’immigration.

On peut regretter que les sujets abordés par la candidate du RN, depuis qu’elle a annoncé sa candidature, aient presque exclusivement tourné autour de l’insécurité, de l’immigration, du terrorisme islamiste. D’autant que, sur ces sujets, Darmanin, Bertrand, Pécresse, ont cherché, ces derniers mois – et plus ou moins réussi –, à pratiquer une surenchère. Darmanin en avait fait l’aveu lors de son débat de février dernier, quand il avait brocardé la tiédeur supposée des positions de Marine Le Pen.

Pour la suite, pour la mise en œuvre de mesures concrètes, c’est tout autre chose. Et la différence entre le programme « tiède » de Marine Le Pen et les engagements ronflants d’une Pécresse, d’un Bertrand ou d’un Darmanin, c’est que ces derniers ont tenu (et tiennent encore) les leviers du pouvoir et qu’ils ne nous ont guère convaincus, à ce jour, de leur réelle volonté d’agir sur ce terrain.

La proposition de Marine Le Pen d’organiser un référendum après son élection bouleverse les données du problème, et va obliger les macronistes comme le marais LR à entrer dans le dur du sujet, au-delà des effets de manche. « Elue présidente, je proposerai un référendum où la question sera simple : approuvez-vous le projet de loi C2I (citoyenneté, identité, immigration), qui comprendra un plan complet de maîtrise de l’immigration ? »

Le point déterminant de ce référendum serait l’inscription dans la Constitution de la maîtrise de l’immigration, de la priorité nationale, de la prééminence du droit français afin de permettre une révision de « l’ensemble du droit applicable aux étrangers » vivant en France ou ayant l’intention de s’y rendre.

Ni Darmanin, ni Bertrand, ni Pécresse ne peuvent se placer sur ce terrain, introduire de tels concepts dans la Constitution. Cela redonnerait certes une maîtrise des flux migratoires au pays, mais ce serait une première, un bannissement presque certain de l’Union européenne (il faudra en effet que la France s’affranchisse de la charte européenne des droits fondamentaux), voire de l’ONU.

La France traitée comme la Corée du Nord

La radicalité de cette proposition est spectaculaire. Le risque serait évidemment que la France soit mise au même niveau que la Corée du Nord, traitée en pestiférée absolue, mondialement boycottée. Pourtant si la question de la submersion migratoire doit être au cœur de la campagne présidentielle – et ceci est de moins en moins contesté par une majorité des Français –, cette approche par référendum et par modification de la Constitution est certainement la bonne. Mais elle va mettre d’emblée la droite dans un sérieux embarras.

Passer sous silence ou minimiser la portée de cette proposition, la traiter d’utopique, sera le premier réflexe de la droite et des macronistes. Et Zemmour ? Va-t-il se rallier à cette proposition, l’intégrer à son propre programme ? Ou pense-t-il à une autre voie, tout aussi radicale ?

Pour l’heure, Marine Le Pen a au moins réussi à revenir, par la grande porte, dans le débat présidentiel.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 29 septembre 2021

Marine Le Pen présente son projet de référendum sur l’immigration

Un référendum pour limiter l’immigration : 6 Français sur 10 y sont favorables

migrants

Près de 93% des sondés proches de la droite sont pour cette initiative selon un sondage.

L’immigration reste un sujet brûlant en France. Et l’idée de réaliser un référendum pour limiter les flux de personnes étrangères, plébiscitée par Marine Le Pen ou encore Eric Zemmour, pourrait devenir plus concrète. Un sondage de l’Institut CSA pour CNews, réalisé jeudi 17 juin auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatives de la population française, révèle en effet que 62% des Français seraient favorables à la mise en place d’un tel référendum. Parmi ces 62%, 35% y sont « tout à fait favorables » et 27% « plutôt favorables », rapporte CNews. En revanche, 37% des sondés seraient défavorables à cette manœuvre, dont 19% totalement contre et 18% plutôt opposés.

L’immigration de moins en moins acceptée

Toujours d’après cette étude menée pour CNews, les électeurs de gauche seraient davantage opposés à un référendum pour limiter l’immigration en France que le reste de la population. Ils seraient ainsi 61% à y être contre. Le chiffre grimpe même à 66% pour les partisans d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Au centre, la réponse est mitigée avec 50% de chaque côté, relate CNews. Pour les électeurs de droite, les chiffres approcheraient néanmoins de 100% : 93% des sondés proches de la droite se disent favorables à ce référendum et 98% pour les partisans du Rassemblement national (RN).

Comme le rapporte CNews, un conseiller d’Emmanuel Macron aurait glissé, lors d’une réunion la semaine dernière, que « le taux d’acceptabilité de l’immigration dans notre pays est de plus en plus bas ». Le gouvernement tendrait d’ailleurs à serrer la vis en matière d’immigration, notamment pour les individus arrivés clandestinement sur le territoire. Le 13 juin, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin aurait demandé aux préfets d’assurer un meilleur suivi des étrangers en situation irrégulière, notamment concernant les auteurs de « graves troubles à l’ordre public ». Mercredi 16 juin, à l’Assemblée nationale, le ministre a assuré que les contrôles aux frontières avaient été renforcés ces quatre derniers mois ; donnant lieu à 20 000 arrestations de clandestins à la frontière italienne, et 15 000 à la frontière espagnole. Comme le relaie CNews, il s’agirait, selon Gérald Darmanin, d’un chiffre « quatre fois » voire « cinq fois plus » élevé « que par le passé ».

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Terrorisme et immigration : une énième loi ne sert à rien, il faut redonner la parole aux Français

France frontières

Chaque nouvel attentat voit la mise en place des mêmes réactions. Et celui de Rambouillet, qui a vu l’assassinat horrible par un islamiste tunisien de Stéphanie, une agente administrative de police âgée de 49 ans et mère de deux enfants, ne déroge malheureusement pas à cette règle. Passé le légitime moment d’émotion et les déclarations tonitruantes auxquelles les Français sont désormais habitués, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a dégainé son arme fatale : une nouvelle loi !

Pourtant, pas si nouvelle cette loi, puisqu’il s’agit, en réalité, d’un texte qui était déjà dans « les tuyaux » et qui vise simplement à pérenniser des mesures qui étaient contenues dans la loi antiterroriste de 2017 et la loi sur le renseignement de 2015. En quelque sorte, du neuf avec du vieux !

Le projet de loi en question qui sera présenté en Conseil des ministres mercredi prochain contient diverses mesures déjà évoquées au cours des derniers mois. Durcissement de la surveillance des radicalisés et des sortants de prison, prise en compte des profils psychiatriques – encore que, sur ce dernier point, on se demande comment il sera compatible avec le respect du secret médical -, confirmation des visites domiciliaires (perquisitions) administratives ou encore pérennisation du recours aux algorithmes, c’est-à-dire du traitement des données de connexion par les services de renseignement.

Bien entendu, on ne peut, a priori, que se réjouir des moyens juridiques supplémentaires qui sont donnés, à l’occasion de chaque attentat islamiste, aux services de police. Mais force est de constater que le recul de nos libertés individuelles, nécessairement impactées par une législation d’exception de plus en plus contraignante, ne fait que pénaliser davantage les Français sans apporter de réelles solutions au terrorisme. Le pouvoir en place tente de soigner les effets mais ne combat nullement les causes !

Il n’est plus un mystère depuis longtemps que le terrorisme islamiste, et les nombreux attentats meurtriers qu’il a générés, prend pour une large part sa source dans une immigration hors de contrôle. À cet égard, l’attentat de Rambouillet est significatif du laxisme généralisé qui s’est installé en France en la matière. Ainsi, l’auteur de l’attentat, entré irrégulièrement dans notre pays il y a dix ans, a-t-il pu, malgré une ordonnance de reconduite à la frontière prononcée contre lui à cette époque, se maintenir dans la clandestinité pour, finalement, être régularisé sans autre forme de procès en 2019. Véritable récompense pour tout étranger qui sait se maintenir sur notre sol en violation de nos lois, cette régularisation est en réalité la consécration du puissant échec de notre (non-)politique migratoire.

À l’instar de ce Tunisien assassin, combien sont-ils, aujourd’hui, à demeurer dans l’ombre et, pour certains, à attendre le moment propice du passage à l’acte terroriste ?

Il est clair, désormais, qu’une lutte efficace contre le terrorisme, et d’une façon générale contre la criminalité qui gangrène notre pays, ne peut plus que passer par un renforcement drastique du contrôle de nos frontières. Dépossédés des leviers d’une politique migratoire efficace par des juridictions internationales hors-sol, mais aussi par des juridictions internes « idéologisées », nos gouvernants ont abdiqué, livrant le pays au terrorisme et à la criminalité organisée.

Devant le défi à relever, c’est désormais au peuple de décider. Comme souhaite le faire Marine Le Pen si elle est élue présidente de la République, il faut donc organiser un référendum afin de connaître la volonté des Français en la matière. Seule cette initiative permettra de s’affranchir de juridictions et de juges irresponsables qui nous conduisent au chaos. Alors, peut-être, pourrons-nous mettre un terme à ces tueries ignobles.

Olivier Damien

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Ecologie : le programme du RN affole Dupond-Moretti

Dupond-Moretti

« Je suis certain qu’elle va nous décevoir » : c’est l’argument qu’on entend parfois dans les discussions avec des militants. Pas des militants du RN, mais des militants de groupes plus activistes. Ils anticipent déjà des renoncements, et une mobilisation des énergies sur des thèmes autres que l’immigration, l’insécurité, l’islamo-gauchisme ou l’écriture inclusive. Le « contre-projet de référendum » sur l’environnement que la présidente du Rassemblement national a présenté mardi aurait pu apporter de l’eau au moulin de ces « déçus à l’avance ». Mais à condition d’oublier deux choses. La première, c’est qu’un futur président de la République, un futur programme de gouvernement se doivent de répondre non seulement aux urgences mais aussi à la totalité des problèmes auxquels un quinquennat peut être confronté. Que survienne une catastrophe environnementale, et aussitôt présidence et gouvernement se devront de monter au front et de répondre aux nouvelles inquiétudes des Français. Il était donc nécessaire que Marine Le Pen, dans la perspective de sa possible élection, expose son analyse et ses solutions aux enjeux environnementaux.

La seconde raison, c’est que l’environnement a toujours été une préoccupation de ce que l’on peut appeler la droite nationale. Les « forces de progrès » ont beaucoup mis en cause le « conservatisme » du camp d’en face, et il serait tout de même paradoxal que le RN délaisse les questions de conservation du patrimoine environnemental, alors que se dessine une perspective d’accès au pouvoir.

« Avocats d’Amérique latine » contre « carottes du coin »

Qui plus est, l’écologisme « de droite » a eu l’intelligence de ne pas tomber dans le piège de la « croissance 0 » des ex-soixante-huitards, de l’opposition au progrès technique par conservatisme, ou au nucléaire par nostalgie des bougies et des moulins à eau. Quand des proches du RN se mobilisent partout contre les éoliennes, ils mettent en cause une fausse bonne solution à nos besoins énergétiques, qui piétine le « droit au paysage » (Marine Le Pen), dans l’indifférence à notre balance commerciale et au vrai bilan énergétique.

Dupond-Moretti a cru habile de s’en prendre au « localisme », l’un des mots clés du programme environnemental du RN, c’est-à-dire à la recherche systématique de circuits courts « entre la fourche et la fourchette ». Sans craindre le ridicule, l’avocat-ministre a expliqué doctement que « ça commence par le localisme, ça finit par le racisme ». La formule est parfaite… pour transformer nos campagnes en centres de résistance au macronisme. Comme l’écrit Marianne avec une légère pointe d’ironie : « Comme chacun sait, l’importation d’avocats d’Amérique latine est un instrument puissant de fraternisation entre les peuples, tandis que les carottes du coin instillent dans les cœurs une vision maurrassienne de la société. »

A la place du référendum écologique préconisé par Macron, pour conclure la Convention Citoyenne sur le climat, Marine Le Pen veut poser 15 questions aux Français sur de grands thèmes environnementaux, et dessiner ainsi « une autre vision de l’écologie », qui ne soit pas punitive.

Cette proposition de contre-référendum déçoit-elle les militants, désireux d’en découdre sur des sujets plus clivants ? Une chose est sûre : Dupond-Moretti, lui, ne nous a pas déçus ! Grâce à lui, le RN a encore marqué des points mardi.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 10 mars 2021

Hervé Juvin (Rassemblement national) : « Nous sommes les vrais écologistes »

10/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
«Nous sommes les vrais écologistes», a revendiqué Hervé Juvin, mardi sur le plateau du «Talk Le Figaro». L’eurodéputé, investi tête de liste du Rassemblement national (RN) dans les Pays de la Loire pour les prochaines régionales, a ainsi participé à l’élaboration du contre-projet de référendum sur l’environnement présenté mardi par Marine Le Pen à l’Assemblée nationale.

Contrairement au projet de référendum gouvernemental qui «évite soigneusement les sujets qui fâchent, ceux qui touchent à la vie quotidienne des Français», le contre-projet RN entend, à travers 15 questions, «protéger une écologie humaine, du bon sens, qui préserve la diversité des modes de vie et respecte les traditions», défend le cofondateur du Parti localiste.

Hervé Juvin a notamment déclaré ceci :

L’écologie court deux risques en France. L’un des risques est celui de l’écologisme, de la peinture verte. C’est ce que nous sert le gouvernement actuel: des gadgets qui amusent la galerie avec des dispositions anecdotiques. L’autre risque, c’est le fondamentalisme vert. L’écologie radicale, qui veut interdire les arbres de Noël et le Tour de France, liste Juvin. Je redoute beaucoup que l’écologie, victime du hold-up de l’ultra gauche, devienne une science de la triste figure. Pour moi, l’écologie c’est la joie de vivre.



Eric Zemmour : « Le seul sujet qui mérite un référendum, c’est l’immigration »

16/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Eric Zemmour : « Le seul sujet qui mérite un référendum, c’est l’immigration ! Il faut arrêter la construction de logements sociaux. Vous aurez beau urbaniser toute la France, vous ne logerez pas toute l’Afrique »

Source : Face à l’info du 15 décembre 2020.


Eric Zemmour : “Il faut mettre à bas le pouvoir des Juges qui ont kidnappé la souveraineté du Peuple et recourir au référendum, notamment sur l’immigration” (Vidéo)

Donner la parole au peuple ? Beaucoup trop populiste !, par Philippe Bilger

C’est facile à comprendre et il faudrait se le mettre une bonne fois dans la tête : tout ce qui déplaît aux pouvoirs en place et aux élites autoproclamées est populiste et démagogique.

Le populisme n’est plus seulement l’expression du mépris de la gauche pour le peuple de droite, il dépasse ce champ politique pour représenter un refus plus général.

En réalité cette dénomination qui se voudrait une injure mais est de plus en plus un honneur vise ceux qui, toutes tendances confondues, ont la faiblesse de considérer que rien de grand et d’efficace ne peut être conçu sans une appréhension pleine et lucide de la réalité, aussi dérangeante qu’elle puisse être pour le confort d’idéologies et de principes bien au chaud et déconnectés.

On comprendra alors pourquoi le désir de référendum, la volonté du pays de faire entendre sa voix, sont récusés par mille considérations et artifices quand ils ne sont pas traités avec une infinie condescendance, comme si toutes les propositions étaient frappées du sceau infamant attaché par principe au référendum d’initiative citoyenne auquel aspiraient les Gilets jaunes.

Le référendum est perçu comme une épée de Damoclès sur la France et la démocratie alors qu’il leur offrirait un bain de jouvence, une renaissance. Comme il menace – puisque les citoyens même les plus respectueux de la démocratie représentative ne l’éludent plus -, les pouvoirs prétendent ne pas y être hostiles mais font tout techniquement, politiquement, pour le rendre inconcevable, impossible.

Qu’on considère les dispositifs dont les objectifs apparents étaient de remettre un peu de peuple décisionnaire dans la République, on pourra constater qu’ils n’ont jamais oublié, pour devenir impraticables ou épuisants à force de modalités, de se constituer en bureaucratie, en usine à gaz.

Parce qu’il serait intolérable pour la classe politique, pour l’univers parlementaire et le royaume du pouvoir, quelle que soit sa teinte – gauche ou droite, les privilèges et l’autarcie sont préservés – de donner la moindre chance opératoire à la multitude qui piaffe aux portes d’une démocratie réelle. Celle où le peuple aurait non seulement droit à la parole mais pourrait en user.

Rien de ce qu’on oppose à ses exigences n’est irréfutable. Il n’est pas difficile de formuler un questionnement qui serait clair et dont la réponse n’aurait pas une vocation plébiscitaire. Il sera évidemment de bon sens de ne pas recourir au peuple pour tout et n’importe quoi, de l’insignifiant au grave, de problèmes dérisoires au destin du pays.

D’ailleurs ces prétendus obstacles à la pratique d’un référendum qui ne serait plus obligée de compter, pour exister, sur l’obsession de sa légitimité par un De Gaulle mais sur la seule qualité républicaine d’un pays fier de participer, n’en sont même pas pour ceux qui refusent à toute force de concéder quoi que ce soit à cet engrenage qui serait pourtant bienfaisant. Ils sont un prétexte pour nous fermer la porte.

Car ils n’ignorent pas, tous ces spécialistes de la politique officielle, combien sur ces sujets profonds, graves, controversés qui concernent notre vie collective, l’immigration, l’école, la sécurité, la Justice, notre profusion sociale à tous vents, l’opinion majoritaire irait inéluctablement vers une politique à la fois responsable, courageuse, protectrice.

Et consciente de devoir sauvegarder d’abord la France en Europe avant de nous bercer du rêve de celle-ci – se dégradant insensiblement en cauchemar -, elle voterait certainement contre les prudences et les atermoiements frileux, ouvrirait enfin grand les portes de l’action.

Alors, moquer cette aspiration à donner la parole au peuple, en l’étiquetant populiste, n’est que trop évident. Il s’agit de défendre son pré carré parce que rien ne serait pire que de pouvoir enfin résister victorieusement à la démobilisation politique et à ce gouffre insupportable entre la France réelle et la France officielle.

Sans ironie, malgré les invocations à la République, surabondantes et impuissantes, qui suivent les assassinats du terrorisme islamiste, n’est-il pas vrai que pour ceux qui nous gouvernent, la démocratie est une richesse trop rare et précieuse pour être confiée au peuple…

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Un référendum sur les retraites, et plus encore !, par Ivan Rioufol

Un référendum sur les retraites ? Excellente idée ! Le gratin du reliquat de la vieille gauche – communistes, insoumis, socialistes, belles âmes satisfaites – est accueilli ce lundi par L’Humanité autour d’une pétition intitulée : “Monsieur le président, soumettez votre réforme au référendum“.
Plus de 140 signataires (comédiens, réalisateurs, sociologues, syndicalistes, avocats, etc.) ont paraphé le texte. Il y est notamment écrit : “Tout est organisé pour contourner le débat devant la représentation nationale et inciter les parlementaires à voter à l’aveugle, avec le recours programmé à pas moins de 29 ordonnances”. A dire vrai, d’autres avant eux avaient également émis cette même proposition d’un appel au peuple, sans que les pétitionnaires de L’Huma les appuient.

C’est le travers de cette gauche mirobolante et sermonnaire : elle croit à chaque fois avoir inventé la poudre, sans se rendre compte que, bien souvent, d’autres l’ont précédée. Cette fois, nos merveilleux n’ont visiblement pas tenu grief au quotidien communiste d’avoir publié, le 31 janvier, un dossier répugnant sur les violences policières (“Stop à l’impunité !”). Selon L’Humanité, 26 personnes auraient été tuées en 2019 par les forces de l’ordre. Dans cette comptabilité, le quotidien a mis le nom de Mickaël Harpon, effectivement abattu le 3 octobre dans la cour de la préfecture de police de Paris. Mais Harpon, converti à l’islam radical, venait de tuer au couteau quatre fonctionnaires de police. Une victime, vous dit-on. Mais passons.

En réalité, rien n’est moins compréhensible que la virulence de cette gauche égalitariste contre une réforme des retraites construite sur une nationalisation des régimes, une uniformisation des règles, un universalisme des principes qui sont autant de concepts promus par le progressisme et son dogmatisme. Il est vrai que la cohérence idéologique ne caractérise plus cette gauche laïque en débandade, depuis qu’elle a apporté son soutien, le 10 novembre 2019, à la mouvance islamiste française en manifestant avec elle contre “l’islamophobie”, hurlant “Allah Akbar !” dans les rues de Paris.

Reste que ses arguments sur la réforme des retraites sont tout à fait recevables. Elle a raison de soutenir que “c’est au peuple français de décider de son avenir”. Elle fait remarquer avec justesse qu’Emmanuel Macron lui-même a évoqué l’organisation d’un référendum sur les propositions qui seront formulées à l’issue de la convention citoyenne sur le climat. Oui, il faut bien entendu “que le peuple ait le dernier mot”, comme le soutiennent les pétitionnaires. Mais cette gauche perdue doit désormais aller au bout de sa logique. Ce n’est pas seulement sur l’avenir des retraites que les citoyens doivent être consultés. Ils doivent donner leur avis sur leur propre destin, obscurci par un mondialisme impensé qui laisse croire que tout est remplaçable, y compris les peuples et les cultures.

Il faut un référendum sur l’immigration. Il fait un référendum sur la place de l’islam politique. Il faut un référendum sur les valeurs qui constituent une nation. D’accord, la gauche ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 février 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Marine Le Pen : “Tout est à jeter” dans la réforme des retraites

18/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen, députée du Nord et présidente du Rassemblement national, était l’invitée des “4 Vérités” de France 2, mercredi 18 décembre.

Les intersyndicales ont appelé à poursuivre le mouvement jusqu’aux fêtes tant que le gouvernement ne retirera pas son projet de réforme. La députée du Nord appelle notamment à une trêve pendant Noël, mais elle estime qu'”Il n’y a que des perdants et tout est à jeter dans cette réforme“. “Je ne suis pas du côté de la CGT, je suis du côté des Français“, ajoute-t-elle. “Il faut que le gouvernement retire cette réforme, alors il n’y aura plus aucun blocage“, assure Marine Le Pen. Le Premier ministre doit rencontrer les syndicats mercredi.

Marine Le Pen a également déclaré :

Le gouvernement a une chose très simple à faire : il retire son projet et organise un référendum.


Débat sur l’immigration : Marine Le Pen « bouscule » l’hémicycle, par Franck Deletraz

Pensé et programmé par Macron pour couper l’herbe sous le pied du RN à quelques mois des municipales, le fameux débat sur l’immigration, qui s’est tenu lundi à l’Assemblée nationale, a sans surprise accouché d’une souris. Prenant tout à tour la parole devant un hémicycle quasiment désert, Edouard Philippe, Jean-Yves Le Drian, Christophe Castaner et Agnès Buzyn, tout en déplorant une situation migratoire « difficile » qu’ils ont pourtant grandement aggravée depuis leur arrivée au pouvoir, ont ainsi présenté « six axes de travail » non seulement très en dessous de ce qu’exige la situation, mais dont on sait d’ores et déjà qu’ils ne seront (comme toujours) jamais mis en œuvre. Bref, seul véritable moment fort de ce débat : l’intervention énergique de Marine Le Pen, qui a une nouvelle fois demandé un « moratoire » ainsi que l’organisation d’un grand référendum sur l’immigration.

« Un argument électoral […] à quelques mois des municipales »

Certes, du côté des résistants à l’invasion de notre pays, personne n’attendait quoi que ce soit de ce débat. Ainsi, avait déclaré auparavant Nicolas Dupont-Aignan, « c’est un débat publicitaire, qui ne va déboucher sur aucun vote, aucune loi, simplement pour se donner bonne conscience ». Un avis partagé par Marine Le Pen qui, en se félicitant quand même « d’avoir brisé le mur du silence », avait aussi dit ne rien attendre de ces discussions qui étaient avant tout « un argument électoral sorti [d’un] chapeau à quelques mois des municipales ». En outre, avait-elle observé, « des débats comme celui-là, nous en avons vécu des dizaines. Mais les lois et amendements que nous avons proposés au gouvernement lors de la loi asile et immigration ont tous été rejetés par la majorité, et d’ailleurs aussi par Les Républicains »… Il faut dire qu’en ce domaine, Macron et son gouvernement, qui réclamaient encore il y a quelques jours du Parlement européen qu’il sanctionne les Etats membres refusant d’accueillir des clandestins, ont perdu toute crédibilité depuis bien longtemps. Aussi, Philippe a eu beau parler lundi de « réviser nos logiciels » et proposer ces fameux « axes de travail », il n’a guère convaincu, y compris dans les rangs de la majorité. Parmi ces « six axes », rappelons-le : une éventuelle mise en place de « quotas par nationalité, ou par secteurs professionnels », une possible « révision des régimes d’asile européens », « l’harmonisation de nos systèmes nationaux », un « plan de lutte contre les fraudes » à l’AME (et non sa suppression, bien sûr…), ou encore « davantage de solidarité au niveau européen ».

« Lois cosmétiques » et « propos tartarinesques »

Bref, autant de mesures qui, même si elles venaient à être mises en œuvre, sont clairement insuffisantes pour endiguer le déferlement migratoire auquel la France est confrontée depuis tant d’années. Ce que n’a pas manqué de souligner lundi Marine Le Pen, lors d’une prise de parole qui n’est pas passée inaperçue. En effet, a déclaré la présidente du RN, « des lois il y en a eu beaucoup depuis 30 ans et elles n’ont abouti qu’à des lois cosmétiques, des propos tartarinesques ».

Or, a-t-elle poursuivi, les Français « ont conscience que l’immigration anarchique est une menace pour leur vie quotidienne ». Dénonçant une « véritable submersion migratoire », avec un « flux ininterrompu dans nos villes », Marine Le Pen a alors rappelé très justement : « Le rôle premier des politiques est de protéger leur peuple. Ce n’est pas ce que les dirigeants ont fait. Derrière ces dissimulations et ces abandons, il y a certes l’incompétence de nos dirigeants, mais cette idéologie mondialiste d’un homme qui n’est qu’un rouage. » Pointant ensuite du doigt les « ONG complices des passeurs », associations qui exposent les pays européens « à une déstabilisation démographique, culturelle », la présidente du RN s’est indignée d’un débat « sans vote, sans décision » et aux allures de « répétition d’une pièce de théâtre de lycée ». Appelant à un « moratoire » sur l’immigration, Marine Le Pen a alors conclu son intervention dans l’hémicycle en invitant l’exécutif à « avoir le courage d’organiser enfin un grand référendum » sur l’immigration.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 octobre 2019

Marine Le Pen : “Il y a une instrumentalisation de la justice contre les opposants politiques”

19/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, était l’invitée des “4 Vérités” de France 2, ce jeudi 19 septembre.

La présidente du Rassemblement national a notamment estimé qu’un référendum sur l’immigration devrait être tenu. Par ailleurs, Marine Le Pen a dénoncé une “instrumentalisation de la justice contre les opposants politiques“.


La perspective d’un référendum enflamme la classe politique et médiatique

05/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 31 janvier dernier, Emmanuel Macron confirmait devant quelques journalistes qu’il recevait, que l’hypothèse était « sur la table ». Il ne « l’exclut pas ». Mais c’est l’article du JDD publié le 2 février qui a relancé la question, annonçant que Macron serait prêt à organiser ce référendum le 26 mai, le même jour que les élections européennes. Pour étayer cette hypothèse, des preuves tangibles, puisque le bureau des élections au ministère de l’Intérieur, chargé de l’organisation des scrutins, vient d’effectuer une précommande de papier auprès des imprimeurs et papetiers pour être prêt le jour J.

Politiquement, un référendum réussi lui permettrait de gagner de l’élan

Le Rassemblement national, actuellement en bonne voie pour les européennes, fustige ce qu’il considère comme une manœuvre politicienne, à l’heure des Gilets jaunes et de l’impopularité croissante du président. Thierry Mariani, troisième de la liste du RN pour le scrutin européen, redoute ainsi la tenue d’un référendum « approbatoire. […] Ce serait une nouvelle forme de référendum où vous ne posez que des questions où vous êtes sûr que les Français sont d’accord. Par exemple, voulez-vous moins de députés, voulez-vous des quotas d’immigration ? », échappatoire politique idéale pour Emmanuel Macron.

Brexit : Folies sur référendum, par Jean-Gilles Malliarakis

Depuis des mois les négociations sur le Brexit piétinent. Ainsi, la réunion des 27 représentants des États-Membres de l’Union européenne, le 17 octobre à Bruxelles, cherchait-elle à avancer sur ce sujet. Or, à la fin du dîner de travail il fut décidé de ne pas prévoir de réunion du Conseil, ce que les médiats appellent un Sommet, au mois de novembre. Et, faute de progrès suffisants dans les discussions, aucune date n’a été fixée. Michel Barnier, négociateur en chef des Continentaux conserve la confiance des institutions. Il est chargé de décider quand sera convoqué le conseil, mais d’ores et déjà, il est demandé à la Commission européenne de se préparer à une sortie sans accord.

On ne peut pas acter plus clairement la situation d’impasse dans laquelle Britanniques et Continentaux se trouvent donc embourbés.

Dans ce contexte, ce 20 octobre à Londres, se déroulait une manifestation à la fois inédite et imprévue. Elle a rassemblé environ un demi-million de personnes. Le correspondant du Monde à Londres évoque sans réserves le chiffre de 700 000, à comparer avec celui de 100 000 mobilisés en juin, appuyés depuis lors par une pétition en ligne ayant recueilli 900 000 signatures.[1] Défiant l’intoxication de l’opinion par les tabloïds et submergeant les vieux appareils partisans rouillés, ce courant d’opinion réclame résolument, pour les conditions de sortie de l’Angleterre, un nouveau référendum.[2]

Le 24 juin 2016 c’est seulement une courte majorité de Britanniques, de façon disparate selon les quatre nationalités rassemblées dans le Royaume-Uni : les Anglais des villes industrielles votant pour, les Londoniens ou les Écossais votant contre. 51,89 % des 72,21 % de votants, se sont prononcés par référendum en faveur de ce qu’on appelle le Brexit, c’est-à-dire pour la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne.

Cette orientation a été reprise par un nouveau cabinet britannique, dirigé par Theresa May, alors que celle-ci avait campagne pour le maintien.

Chef du gouvernement depuis 2016, elle s’accroche désormais à l’idée qu’on ne saurait revenir en arrière par rapport à ce qui est présenté pour la volonté irréformable du peuple.

La sortie est donc supposée prendre effet, en vertu de l’article 50 du traité sur l’Union européenne, presque irrévocablement en mars 2019.

Or, depuis deux ans nous avons pu mesurer combien les conséquences pratiques risquaient de s’en révéler catastrophiques ou du moins très lourdes. Le prix matériel le plus élevé sera supporté par le peuple et les entreprises d’outre Manche.

Et ceci se vérifiera quel que soit l’accord adopté ou non, au gré de négociations qui butent sur des points, au départ négligés, mais qui sont devenus cruciaux tel que la frontière entre les deux parties de la verte Érin.

Il n’y aura pas de Brexit heureux : ni pour le Continent, ni pour les îles que nous appelons britanniques[3], ni d’ailleurs pour les îles anglo-normandes, etc. Boris Johnson et quelques autres ont menti, délibérément, sur des points très importants, et désormais tout le monde le sait. Nigel Farage a reconnu lui-même après le vote de 2016 qu’il ne croyait pas à sa victoire. Ses partisans se sont eux rassemblés ce 20 octobre à Londres pour contre-manifester : ils étaient environ 1 200.

L’Europe, la vraie, l’Europe de notre culture commune, survivra à cette épreuve. Elle en a connu d’autres. L’Angleterre et l’Écosse ne cesseront d’en faire partie comme en font aussi partie la Norvège ou la Suisse, indépendamment des institutions.

Mais avant tout, ceci devrait faire réfléchir ceux qui admirent encore les procédures référendaires.

Au gré de telles tromperies, les politiciens demandent aux peuples de répondre à leur, place par oui ou par non, à des questions que les diplomates eux-mêmes peinent à résoudre.

[1] cf. “Almost 700,000 march to demand ‘people’s vote’ on Brexit deal. Huge London demonstration was largest since the protest against the Iraq war in 2003”
[2] cf. Photos de la manifestation.
[3] appellation que nos amis irlandais récuse. Celle que George Bernard Shaw appelait encore en 1906 “la Seconde île de John Bull” refuse d’être dite britannique…

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Catalogne et Kosovo : le deux poids deux mesures de l’Union européenne

Catalogne

04/10/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : C’est le président serbe Aleksandar Vucic qui pose la question : « Comment se fait‑il que, dans le cas de la Catalogne, le référendum d’indépendance ne soit pas validé par Bruxelles, mais qu’à ses yeux la sécession du Kosovo, pourtant organisée sans référendum, le soit ? » Le Kosovo, berceau et cœur historique du royaume de Serbie, avait été reconnu indépendant par l’Union européenne en 2008 alors qu’il n’avait fait l’objet d’aucun référendum. « C’est le meilleur exemple du deux poids deux mesures et de l’hypocrisie dans le domaine de la politique internationale », ajoute le président serbe Aleksandar Vucic.

Les pays où des mouvements séparatistes agissent, comme l’Espagne, n’ont pas reconnu cette indépendance du Kosovo. La Grèce, la Tunisie, la Roumanie non plus. C’est également la position adoptée par la Russie, notamment parce qu’elle révèle l’ambivalence de la position occidentale dans le dossier de Crimée. « Nos partenaires occidentaux ont créé le précédent du Kosovo de leurs propres mains », déclarait Vladimir Poutine devant le Parlement russe, en 2014. Poutine avait alors estimé que la situation au Kosovo et en Crimée était « exactement la même », mais que la diplomatie occidentale, dans sa grande majorité, avait choisi de traiter les deux cas de manière différente et incohérente.

Catalogne : Malgré les violences policières, le “oui” à l’indépendance l’emporte avec 90% des voix

02/10/2017 – CATALOGNE (NOVOpress)
Ces images ont fait le tour du monde. Des membres de la Guardia civil en train de rentrer de force dans un bureau de vote de Gérone. C’est ici que Carles Puigdemont, le président de Généralité de Catalogne devait voter dimanche. Mais les policiers sont arrivés avant et ont confisqué les urnes.

À travers toute la Catalogne les interventions très musclées de la police nationale ont laissé des traces. Au moins 92 personnes ont été blessées dont deux gravement. Selon les chiffres des services d’urgence de Catalogne plus de 760 personnes ont été l’objet d’une assistance médicale.

Ces images de femmes, de jeunes, de familles molestées par la guardia civil ont été reprise en boucle à la télévision et sur les réseaux sociaux et ont suscité les réactions en Europe.

Selon La Vanguardia, ces scènes de violence entre citoyens et policiers auraient eu lieu dans plus de quarante endroits en Catalogne. En grande majorité à Barcelone et à Gérone mais également dans des communes de moindre importance de la région.

Qu’importent les violences, l’interdiction du référendum….ils étaient des milliers dimanche soir à attendre les résultats du vote sur la Plaça de Catalunya à Barcelone. Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, les organisateurs du scrutin revendiquent 2,2 millions de votants. 90% d’entre eux aurait dit oui à l’indépendance.