Eric Zemmour : « Le seul sujet qui mérite un référendum, c’est l’immigration »

16/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Eric Zemmour : « Le seul sujet qui mérite un référendum, c’est l’immigration ! Il faut arrêter la construction de logements sociaux. Vous aurez beau urbaniser toute la France, vous ne logerez pas toute l’Afrique »

Source : Face à l’info du 15 décembre 2020.


Eric Zemmour : “Il faut mettre à bas le pouvoir des Juges qui ont kidnappé la souveraineté du Peuple et recourir au référendum, notamment sur l’immigration” (Vidéo)

Donner la parole au peuple ? Beaucoup trop populiste !, par Philippe Bilger

C’est facile à comprendre et il faudrait se le mettre une bonne fois dans la tête : tout ce qui déplaît aux pouvoirs en place et aux élites autoproclamées est populiste et démagogique.

Le populisme n’est plus seulement l’expression du mépris de la gauche pour le peuple de droite, il dépasse ce champ politique pour représenter un refus plus général.

En réalité cette dénomination qui se voudrait une injure mais est de plus en plus un honneur vise ceux qui, toutes tendances confondues, ont la faiblesse de considérer que rien de grand et d’efficace ne peut être conçu sans une appréhension pleine et lucide de la réalité, aussi dérangeante qu’elle puisse être pour le confort d’idéologies et de principes bien au chaud et déconnectés.

On comprendra alors pourquoi le désir de référendum, la volonté du pays de faire entendre sa voix, sont récusés par mille considérations et artifices quand ils ne sont pas traités avec une infinie condescendance, comme si toutes les propositions étaient frappées du sceau infamant attaché par principe au référendum d’initiative citoyenne auquel aspiraient les Gilets jaunes.

Le référendum est perçu comme une épée de Damoclès sur la France et la démocratie alors qu’il leur offrirait un bain de jouvence, une renaissance. Comme il menace – puisque les citoyens même les plus respectueux de la démocratie représentative ne l’éludent plus -, les pouvoirs prétendent ne pas y être hostiles mais font tout techniquement, politiquement, pour le rendre inconcevable, impossible.

Qu’on considère les dispositifs dont les objectifs apparents étaient de remettre un peu de peuple décisionnaire dans la République, on pourra constater qu’ils n’ont jamais oublié, pour devenir impraticables ou épuisants à force de modalités, de se constituer en bureaucratie, en usine à gaz.

Parce qu’il serait intolérable pour la classe politique, pour l’univers parlementaire et le royaume du pouvoir, quelle que soit sa teinte – gauche ou droite, les privilèges et l’autarcie sont préservés – de donner la moindre chance opératoire à la multitude qui piaffe aux portes d’une démocratie réelle. Celle où le peuple aurait non seulement droit à la parole mais pourrait en user.

Rien de ce qu’on oppose à ses exigences n’est irréfutable. Il n’est pas difficile de formuler un questionnement qui serait clair et dont la réponse n’aurait pas une vocation plébiscitaire. Il sera évidemment de bon sens de ne pas recourir au peuple pour tout et n’importe quoi, de l’insignifiant au grave, de problèmes dérisoires au destin du pays.

D’ailleurs ces prétendus obstacles à la pratique d’un référendum qui ne serait plus obligée de compter, pour exister, sur l’obsession de sa légitimité par un De Gaulle mais sur la seule qualité républicaine d’un pays fier de participer, n’en sont même pas pour ceux qui refusent à toute force de concéder quoi que ce soit à cet engrenage qui serait pourtant bienfaisant. Ils sont un prétexte pour nous fermer la porte.

Car ils n’ignorent pas, tous ces spécialistes de la politique officielle, combien sur ces sujets profonds, graves, controversés qui concernent notre vie collective, l’immigration, l’école, la sécurité, la Justice, notre profusion sociale à tous vents, l’opinion majoritaire irait inéluctablement vers une politique à la fois responsable, courageuse, protectrice.

Et consciente de devoir sauvegarder d’abord la France en Europe avant de nous bercer du rêve de celle-ci – se dégradant insensiblement en cauchemar -, elle voterait certainement contre les prudences et les atermoiements frileux, ouvrirait enfin grand les portes de l’action.

Alors, moquer cette aspiration à donner la parole au peuple, en l’étiquetant populiste, n’est que trop évident. Il s’agit de défendre son pré carré parce que rien ne serait pire que de pouvoir enfin résister victorieusement à la démobilisation politique et à ce gouffre insupportable entre la France réelle et la France officielle.

Sans ironie, malgré les invocations à la République, surabondantes et impuissantes, qui suivent les assassinats du terrorisme islamiste, n’est-il pas vrai que pour ceux qui nous gouvernent, la démocratie est une richesse trop rare et précieuse pour être confiée au peuple…

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Un référendum sur les retraites, et plus encore !, par Ivan Rioufol

Un référendum sur les retraites ? Excellente idée ! Le gratin du reliquat de la vieille gauche – communistes, insoumis, socialistes, belles âmes satisfaites – est accueilli ce lundi par L’Humanité autour d’une pétition intitulée : “Monsieur le président, soumettez votre réforme au référendum“.
Plus de 140 signataires (comédiens, réalisateurs, sociologues, syndicalistes, avocats, etc.) ont paraphé le texte. Il y est notamment écrit : “Tout est organisé pour contourner le débat devant la représentation nationale et inciter les parlementaires à voter à l’aveugle, avec le recours programmé à pas moins de 29 ordonnances”. A dire vrai, d’autres avant eux avaient également émis cette même proposition d’un appel au peuple, sans que les pétitionnaires de L’Huma les appuient.

C’est le travers de cette gauche mirobolante et sermonnaire : elle croit à chaque fois avoir inventé la poudre, sans se rendre compte que, bien souvent, d’autres l’ont précédée. Cette fois, nos merveilleux n’ont visiblement pas tenu grief au quotidien communiste d’avoir publié, le 31 janvier, un dossier répugnant sur les violences policières (“Stop à l’impunité !”). Selon L’Humanité, 26 personnes auraient été tuées en 2019 par les forces de l’ordre. Dans cette comptabilité, le quotidien a mis le nom de Mickaël Harpon, effectivement abattu le 3 octobre dans la cour de la préfecture de police de Paris. Mais Harpon, converti à l’islam radical, venait de tuer au couteau quatre fonctionnaires de police. Une victime, vous dit-on. Mais passons.

En réalité, rien n’est moins compréhensible que la virulence de cette gauche égalitariste contre une réforme des retraites construite sur une nationalisation des régimes, une uniformisation des règles, un universalisme des principes qui sont autant de concepts promus par le progressisme et son dogmatisme. Il est vrai que la cohérence idéologique ne caractérise plus cette gauche laïque en débandade, depuis qu’elle a apporté son soutien, le 10 novembre 2019, à la mouvance islamiste française en manifestant avec elle contre “l’islamophobie”, hurlant “Allah Akbar !” dans les rues de Paris.

Reste que ses arguments sur la réforme des retraites sont tout à fait recevables. Elle a raison de soutenir que “c’est au peuple français de décider de son avenir”. Elle fait remarquer avec justesse qu’Emmanuel Macron lui-même a évoqué l’organisation d’un référendum sur les propositions qui seront formulées à l’issue de la convention citoyenne sur le climat. Oui, il faut bien entendu “que le peuple ait le dernier mot”, comme le soutiennent les pétitionnaires. Mais cette gauche perdue doit désormais aller au bout de sa logique. Ce n’est pas seulement sur l’avenir des retraites que les citoyens doivent être consultés. Ils doivent donner leur avis sur leur propre destin, obscurci par un mondialisme impensé qui laisse croire que tout est remplaçable, y compris les peuples et les cultures.

Il faut un référendum sur l’immigration. Il fait un référendum sur la place de l’islam politique. Il faut un référendum sur les valeurs qui constituent une nation. D’accord, la gauche ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 février 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Marine Le Pen : “Tout est à jeter” dans la réforme des retraites

18/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen, députée du Nord et présidente du Rassemblement national, était l’invitée des “4 Vérités” de France 2, mercredi 18 décembre.

Les intersyndicales ont appelé à poursuivre le mouvement jusqu’aux fêtes tant que le gouvernement ne retirera pas son projet de réforme. La députée du Nord appelle notamment à une trêve pendant Noël, mais elle estime qu'”Il n’y a que des perdants et tout est à jeter dans cette réforme“. “Je ne suis pas du côté de la CGT, je suis du côté des Français“, ajoute-t-elle. “Il faut que le gouvernement retire cette réforme, alors il n’y aura plus aucun blocage“, assure Marine Le Pen. Le Premier ministre doit rencontrer les syndicats mercredi.

Marine Le Pen a également déclaré :

Le gouvernement a une chose très simple à faire : il retire son projet et organise un référendum.


Débat sur l’immigration : Marine Le Pen « bouscule » l’hémicycle, par Franck Deletraz

Pensé et programmé par Macron pour couper l’herbe sous le pied du RN à quelques mois des municipales, le fameux débat sur l’immigration, qui s’est tenu lundi à l’Assemblée nationale, a sans surprise accouché d’une souris. Prenant tout à tour la parole devant un hémicycle quasiment désert, Edouard Philippe, Jean-Yves Le Drian, Christophe Castaner et Agnès Buzyn, tout en déplorant une situation migratoire « difficile » qu’ils ont pourtant grandement aggravée depuis leur arrivée au pouvoir, ont ainsi présenté « six axes de travail » non seulement très en dessous de ce qu’exige la situation, mais dont on sait d’ores et déjà qu’ils ne seront (comme toujours) jamais mis en œuvre. Bref, seul véritable moment fort de ce débat : l’intervention énergique de Marine Le Pen, qui a une nouvelle fois demandé un « moratoire » ainsi que l’organisation d’un grand référendum sur l’immigration.

« Un argument électoral […] à quelques mois des municipales »

Certes, du côté des résistants à l’invasion de notre pays, personne n’attendait quoi que ce soit de ce débat. Ainsi, avait déclaré auparavant Nicolas Dupont-Aignan, « c’est un débat publicitaire, qui ne va déboucher sur aucun vote, aucune loi, simplement pour se donner bonne conscience ». Un avis partagé par Marine Le Pen qui, en se félicitant quand même « d’avoir brisé le mur du silence », avait aussi dit ne rien attendre de ces discussions qui étaient avant tout « un argument électoral sorti [d’un] chapeau à quelques mois des municipales ». En outre, avait-elle observé, « des débats comme celui-là, nous en avons vécu des dizaines. Mais les lois et amendements que nous avons proposés au gouvernement lors de la loi asile et immigration ont tous été rejetés par la majorité, et d’ailleurs aussi par Les Républicains »… Il faut dire qu’en ce domaine, Macron et son gouvernement, qui réclamaient encore il y a quelques jours du Parlement européen qu’il sanctionne les Etats membres refusant d’accueillir des clandestins, ont perdu toute crédibilité depuis bien longtemps. Aussi, Philippe a eu beau parler lundi de « réviser nos logiciels » et proposer ces fameux « axes de travail », il n’a guère convaincu, y compris dans les rangs de la majorité. Parmi ces « six axes », rappelons-le : une éventuelle mise en place de « quotas par nationalité, ou par secteurs professionnels », une possible « révision des régimes d’asile européens », « l’harmonisation de nos systèmes nationaux », un « plan de lutte contre les fraudes » à l’AME (et non sa suppression, bien sûr…), ou encore « davantage de solidarité au niveau européen ».

« Lois cosmétiques » et « propos tartarinesques »

Bref, autant de mesures qui, même si elles venaient à être mises en œuvre, sont clairement insuffisantes pour endiguer le déferlement migratoire auquel la France est confrontée depuis tant d’années. Ce que n’a pas manqué de souligner lundi Marine Le Pen, lors d’une prise de parole qui n’est pas passée inaperçue. En effet, a déclaré la présidente du RN, « des lois il y en a eu beaucoup depuis 30 ans et elles n’ont abouti qu’à des lois cosmétiques, des propos tartarinesques ».

Or, a-t-elle poursuivi, les Français « ont conscience que l’immigration anarchique est une menace pour leur vie quotidienne ». Dénonçant une « véritable submersion migratoire », avec un « flux ininterrompu dans nos villes », Marine Le Pen a alors rappelé très justement : « Le rôle premier des politiques est de protéger leur peuple. Ce n’est pas ce que les dirigeants ont fait. Derrière ces dissimulations et ces abandons, il y a certes l’incompétence de nos dirigeants, mais cette idéologie mondialiste d’un homme qui n’est qu’un rouage. » Pointant ensuite du doigt les « ONG complices des passeurs », associations qui exposent les pays européens « à une déstabilisation démographique, culturelle », la présidente du RN s’est indignée d’un débat « sans vote, sans décision » et aux allures de « répétition d’une pièce de théâtre de lycée ». Appelant à un « moratoire » sur l’immigration, Marine Le Pen a alors conclu son intervention dans l’hémicycle en invitant l’exécutif à « avoir le courage d’organiser enfin un grand référendum » sur l’immigration.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 octobre 2019

Marine Le Pen : “Il y a une instrumentalisation de la justice contre les opposants politiques”

19/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, était l’invitée des “4 Vérités” de France 2, ce jeudi 19 septembre.

La présidente du Rassemblement national a notamment estimé qu’un référendum sur l’immigration devrait être tenu. Par ailleurs, Marine Le Pen a dénoncé une “instrumentalisation de la justice contre les opposants politiques“.


La perspective d’un référendum enflamme la classe politique et médiatique

05/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 31 janvier dernier, Emmanuel Macron confirmait devant quelques journalistes qu’il recevait, que l’hypothèse était « sur la table ». Il ne « l’exclut pas ». Mais c’est l’article du JDD publié le 2 février qui a relancé la question, annonçant que Macron serait prêt à organiser ce référendum le 26 mai, le même jour que les élections européennes. Pour étayer cette hypothèse, des preuves tangibles, puisque le bureau des élections au ministère de l’Intérieur, chargé de l’organisation des scrutins, vient d’effectuer une précommande de papier auprès des imprimeurs et papetiers pour être prêt le jour J.

Politiquement, un référendum réussi lui permettrait de gagner de l’élan

Le Rassemblement national, actuellement en bonne voie pour les européennes, fustige ce qu’il considère comme une manœuvre politicienne, à l’heure des Gilets jaunes et de l’impopularité croissante du président. Thierry Mariani, troisième de la liste du RN pour le scrutin européen, redoute ainsi la tenue d’un référendum « approbatoire. […] Ce serait une nouvelle forme de référendum où vous ne posez que des questions où vous êtes sûr que les Français sont d’accord. Par exemple, voulez-vous moins de députés, voulez-vous des quotas d’immigration ? », échappatoire politique idéale pour Emmanuel Macron.

Brexit : Folies sur référendum, par Jean-Gilles Malliarakis

Depuis des mois les négociations sur le Brexit piétinent. Ainsi, la réunion des 27 représentants des États-Membres de l’Union européenne, le 17 octobre à Bruxelles, cherchait-elle à avancer sur ce sujet. Or, à la fin du dîner de travail il fut décidé de ne pas prévoir de réunion du Conseil, ce que les médiats appellent un Sommet, au mois de novembre. Et, faute de progrès suffisants dans les discussions, aucune date n’a été fixée. Michel Barnier, négociateur en chef des Continentaux conserve la confiance des institutions. Il est chargé de décider quand sera convoqué le conseil, mais d’ores et déjà, il est demandé à la Commission européenne de se préparer à une sortie sans accord.

On ne peut pas acter plus clairement la situation d’impasse dans laquelle Britanniques et Continentaux se trouvent donc embourbés.

Dans ce contexte, ce 20 octobre à Londres, se déroulait une manifestation à la fois inédite et imprévue. Elle a rassemblé environ un demi-million de personnes. Le correspondant du Monde à Londres évoque sans réserves le chiffre de 700 000, à comparer avec celui de 100 000 mobilisés en juin, appuyés depuis lors par une pétition en ligne ayant recueilli 900 000 signatures.[1] Défiant l’intoxication de l’opinion par les tabloïds et submergeant les vieux appareils partisans rouillés, ce courant d’opinion réclame résolument, pour les conditions de sortie de l’Angleterre, un nouveau référendum.[2]

Le 24 juin 2016 c’est seulement une courte majorité de Britanniques, de façon disparate selon les quatre nationalités rassemblées dans le Royaume-Uni : les Anglais des villes industrielles votant pour, les Londoniens ou les Écossais votant contre. 51,89 % des 72,21 % de votants, se sont prononcés par référendum en faveur de ce qu’on appelle le Brexit, c’est-à-dire pour la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne.

Cette orientation a été reprise par un nouveau cabinet britannique, dirigé par Theresa May, alors que celle-ci avait campagne pour le maintien.

Chef du gouvernement depuis 2016, elle s’accroche désormais à l’idée qu’on ne saurait revenir en arrière par rapport à ce qui est présenté pour la volonté irréformable du peuple.

La sortie est donc supposée prendre effet, en vertu de l’article 50 du traité sur l’Union européenne, presque irrévocablement en mars 2019.

Or, depuis deux ans nous avons pu mesurer combien les conséquences pratiques risquaient de s’en révéler catastrophiques ou du moins très lourdes. Le prix matériel le plus élevé sera supporté par le peuple et les entreprises d’outre Manche.

Et ceci se vérifiera quel que soit l’accord adopté ou non, au gré de négociations qui butent sur des points, au départ négligés, mais qui sont devenus cruciaux tel que la frontière entre les deux parties de la verte Érin.

Il n’y aura pas de Brexit heureux : ni pour le Continent, ni pour les îles que nous appelons britanniques[3], ni d’ailleurs pour les îles anglo-normandes, etc. Boris Johnson et quelques autres ont menti, délibérément, sur des points très importants, et désormais tout le monde le sait. Nigel Farage a reconnu lui-même après le vote de 2016 qu’il ne croyait pas à sa victoire. Ses partisans se sont eux rassemblés ce 20 octobre à Londres pour contre-manifester : ils étaient environ 1 200.

L’Europe, la vraie, l’Europe de notre culture commune, survivra à cette épreuve. Elle en a connu d’autres. L’Angleterre et l’Écosse ne cesseront d’en faire partie comme en font aussi partie la Norvège ou la Suisse, indépendamment des institutions.

Mais avant tout, ceci devrait faire réfléchir ceux qui admirent encore les procédures référendaires.

Au gré de telles tromperies, les politiciens demandent aux peuples de répondre à leur, place par oui ou par non, à des questions que les diplomates eux-mêmes peinent à résoudre.

[1] cf. “Almost 700,000 march to demand ‘people’s vote’ on Brexit deal. Huge London demonstration was largest since the protest against the Iraq war in 2003”
[2] cf. Photos de la manifestation.
[3] appellation que nos amis irlandais récuse. Celle que George Bernard Shaw appelait encore en 1906 “la Seconde île de John Bull” refuse d’être dite britannique…

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Catalogne et Kosovo : le deux poids deux mesures de l’Union européenne

Catalogne

04/10/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : C’est le président serbe Aleksandar Vucic qui pose la question : « Comment se fait‑il que, dans le cas de la Catalogne, le référendum d’indépendance ne soit pas validé par Bruxelles, mais qu’à ses yeux la sécession du Kosovo, pourtant organisée sans référendum, le soit ? » Le Kosovo, berceau et cœur historique du royaume de Serbie, avait été reconnu indépendant par l’Union européenne en 2008 alors qu’il n’avait fait l’objet d’aucun référendum. « C’est le meilleur exemple du deux poids deux mesures et de l’hypocrisie dans le domaine de la politique internationale », ajoute le président serbe Aleksandar Vucic.

Les pays où des mouvements séparatistes agissent, comme l’Espagne, n’ont pas reconnu cette indépendance du Kosovo. La Grèce, la Tunisie, la Roumanie non plus. C’est également la position adoptée par la Russie, notamment parce qu’elle révèle l’ambivalence de la position occidentale dans le dossier de Crimée. « Nos partenaires occidentaux ont créé le précédent du Kosovo de leurs propres mains », déclarait Vladimir Poutine devant le Parlement russe, en 2014. Poutine avait alors estimé que la situation au Kosovo et en Crimée était « exactement la même », mais que la diplomatie occidentale, dans sa grande majorité, avait choisi de traiter les deux cas de manière différente et incohérente.

Catalogne : Malgré les violences policières, le “oui” à l’indépendance l’emporte avec 90% des voix

02/10/2017 – CATALOGNE (NOVOpress)
Ces images ont fait le tour du monde. Des membres de la Guardia civil en train de rentrer de force dans un bureau de vote de Gérone. C’est ici que Carles Puigdemont, le président de Généralité de Catalogne devait voter dimanche. Mais les policiers sont arrivés avant et ont confisqué les urnes.

À travers toute la Catalogne les interventions très musclées de la police nationale ont laissé des traces. Au moins 92 personnes ont été blessées dont deux gravement. Selon les chiffres des services d’urgence de Catalogne plus de 760 personnes ont été l’objet d’une assistance médicale.

Ces images de femmes, de jeunes, de familles molestées par la guardia civil ont été reprise en boucle à la télévision et sur les réseaux sociaux et ont suscité les réactions en Europe.

Selon La Vanguardia, ces scènes de violence entre citoyens et policiers auraient eu lieu dans plus de quarante endroits en Catalogne. En grande majorité à Barcelone et à Gérone mais également dans des communes de moindre importance de la région.

Qu’importent les violences, l’interdiction du référendum….ils étaient des milliers dimanche soir à attendre les résultats du vote sur la Plaça de Catalunya à Barcelone. Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, les organisateurs du scrutin revendiquent 2,2 millions de votants. 90% d’entre eux aurait dit oui à l’indépendance.


Le FC Barcelone prend position pour l’indépendance de la Catalogne

Barcelone Oui

29/09/2017 – BARCELONE (NOVOpress) : Alors que le climat est de plus en plus tendu à l’approche du référendum de dimanche, interdit par l’Etat espagnol, le FC Barcelone prend position pour le oui, la question posée étant : « Voulez-vous que la Catalogne soit un État indépendant sous la forme d’une république ? » La direction du club mythique s’est prononcée pour le oui, et plusieurs joueurs ont fait savoir qu’ils voteraient, ce qui est déjà, en soi, considéré comme un acte de rébellion contre le pouvoir central. De même le défenseur catalan Gerard Piqué a-t-il twitté : « «À partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche, nous nous exprimerons pacifiquement. Ne leur donnons aucune excuse. C’est ce qu’ils veulent. Et chantons haut et fort. Nous voterons. » Le prochain match du Barça face au Real Madrid risque d’être chaud bouillant…

Islam, immigration : Et si l’on donnait la parole aux Français ? par Michel Geoffroy

L’islam ?

–Le recul de l’islam radical est une priorité pour 86% des personnes interrogées, une priorité absolue pour 61% d’entre elles, alors que l’emploi ne l’est que pour 30% des répondants (baromètre de la transformation publié le 2 juillet 2017 par le JDD).

–65% des personnes interrogées estiment qu’ « il y a trop d’étrangers en France »(enquête IPSOS, en partenariat avec Sopra Steria « Fractures françaises » réalisé du 21 au 27 juin 2017).

–Pour 74% des personnes interrogées, l’islam « cherche à imposer son mode de fonctionnement aux autres » (enquête IPSOS, en partenariat avec Sopra Steria « Fractures françaises » réalisé du 21 au 27 juin 2017).

–29% des personnes interrogées se déclarant de religion ou de culture musulmane affirment être d’accord avec l’affirmation suivante : « La loi islamique (charia) est plus importante que la loi de la République ». 65% se déclarent favorables au port du voile (enquête IFOP/Institut Montaigne réalisée du 13 avril au 23 mai 2016).

Macron ? Les Français ne marchent pas

–Seulement 26% des personnes interrogées se disent avoir été convaincues par le discours d’Emmanuel Macron le 3 juillet 2017 à Versailles devant les députés et sénateurs réunis en congrès (sondage Harris Interactive réalisé en ligne le 4 juillet 2017).

–54% des personnes interrogées jugent que le cap fixé par le chef de l’Etat n’améliorera pas la situation de la France (sondage Odoxa avec Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo, les 5 et 6 juillet 2017).

–62% des personnes interrogées jugent négatives les orientations politiques de l’exécutif relatives à l’immigration et 63% celles relatives aux impôts (sondage Elabe pour BFM TV du 5 juillet 2017).

Et à l’étranger ?

–51,4% des personnes interrogées en Italie estiment que leur pays est en phase de « substitution ethnique » (41,8% pensent le contraire). 63,9% se déclarent opposées au droit du sol (sondage Termometropolitico du 5 juillet 2017).

–44% des personnes interrogées en Allemagne mentionnent en tête le sujet de l’immigration, qui devrait être résolu d’urgence par le gouvernement. En deuxième rang, 20% choisissent l’injustice sociale/pauvreté ; en troisième, 17% choisissent les retraites (sondage Infratest Dimap réalisé les 3 et 4 juillet 2017).

Michel Geoffroy

Texte daté du 12 juillet et repris de Polemia

Eric Zemmour : « C’est l’œuvre de Mustafa Kemal que détruit Erdogan »

eric-zemmour

18/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour Eric Zemmour, le résultat du référendum organisé en Turquie marque « une victoire historique. Non par l’ampleur du score – le oui est loin, très loin, des 60 % que réclamait le président Erdogan pour, disait-il, couronner son œuvre –, mais la victoire du président turc est historique au sens propre du terme : elle clôt définitivement une parenthèse historique de près de cent ans. »

« A l’époque, explique Eric Zemmour, la Turquie était dirigée par Mustafa Kemal surnommé Atatürk. Son objectif était d’occidentaliser l’ancien Empire ottoman, de le désislamiser, de le laïciser. De lui apporter l’administration à la française, la liberté économique à l’anglaise et l’armée à l’allemande. Mustafa Kemal ne rêvait que d’européaniser l’homme malade de l’Europe. Il mena une guère impitoyable à l’islam […] »

« Mustafa Kemal fut le grand homme de la Turquie du XXe siècle. Il est le grand adversaire du président Erdogan au XXIe siècle. »

« C’est à lui et à lui seul qu’Erdogan se mesure, poursuit Zemmour. C’est l’œuvre de Mustafa Kemal qu’Erdogan a voulu abattre, détruire, pierre après pierre » :

« Ce référendum consacre la victoire finale d’Erdogan sur Atatürk. »

« La Turquie, ajoute-t-il, n’a jamais été aussi loin des canons européens. Elle devient une véritable dictature, et une dictature islamique. Les prisons sont pleines d’opposants et de journalistes que l’on torture sans vergogne. Pendant la campagne électorale, la campagne du non a été rendue invisible. »

Pour Eric Zemmour, l’objectif d’Erdogan est de devenir « le porte-parole des peuples musulmans opprimés dans un conflit de civilisation à ses yeux inéluctable. Après avoir soutiré des milliards d’euros à Angela Merkel pour soulager la pression migratoire venue de Syrie, il l’a traitée de nazie ! Erdogan a renoncé depuis belle lurette à entrer dans ce club chrétien qu’est à ses yeux l’Union européenne. Il lui préfère son rêve ottoman, c’est-à-dire retrouver une influence dominante sur les anciens pays de l’Empire : Egypte, Syrie, Irak, Liban. »

Le Royaume-Uni en route pour le Brexit… et l’Ecosse pour son indépendance !

May-Sturgeon Brexit

14/03/2017 – ROYAUME-UNI (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Suite au message clair envoyé à Bruxelles par le gouvernement britannique en fin de semaine dernière, voici que ce dernier a enfin le soutien total de son Parlement pour le Brexit. Ce lundi, les députés britanniques ont voté la loi historique qui permet au gouvernement de Theresa May de déclencher l’article 50 du traité de Lisbonne et engager le processus de sortie de l’Union européenne.

Ce vote final fait suite au rejet par une majorité de députés de deux amendements de la Chambre des Lords, l’un visant à protéger d’emblée les quelque trois millions de citoyens membres de l’Union européenne résidant au Royaume‑Uni, et l’autre visant à donner au Parlement britannique le dernier mot dans les négociations avec Bruxelles. Le Parlement apporte donc un soutien clair et inconditionnel à l’action du gouvernement britannique et valide ainsi le choix du peuple. Les négociations entourant le Brexit devraient débuter le 6 avril prochain et durer environ deux ans.

Mais ce n’est pas la seule annonce choc de ce lundi en Grande‑Bretagne : le Premier ministre écossais, Nicola Sturgeon, a en effet choisi cette date symbolique pour annoncer qu’elle réclamerait au Parlement écossais la possibilité de demander un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse. Madame Sturgeon souhaite que le peuple écossais soit à nouveau consulté sur son statut, en 2018 ou en 2019, et ce malgré l’échec du scrutin de 2014. La date de cette annonce choc n’a pas été choisie par hasard puisqu’elle fait écho au caractère europhile et hostile au Brexit des Ecossais.

Theresa May a immédiatement réagi en déclarant qu’un nouveau référendum serait « un facteur de division » et créerait « une énorme incertitude économique au pire moment possible ». La question de l’Ecosse est une question historique et stratégique pour la Grande‑Bretagne, et aujourd’hui c’est l’intégrité même du Royaume‑Uni qui est menacée par les bouleversements politiques qu’il traverse.

Le chancelier autrichien favorable à une interdiction des meetings turcs

Source : Boulevard Voltaire – “Le chancelier autrichien favorable à une interdiction des meetings turcs”

Les autorités autrichiennes ont déclaré fin février 2017 que monsieur Erdoğan n’est pas le bienvenu dans le cadre de la campagne du référendum.

Des rassemblements électoraux turcs prévus en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas, en faveur du « oui » au référendum du 16 avril 2017 portant sur une réforme constitutionnelle visant à accroître les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdoğan, engendrent des tensions diplomatiques entre ces pays de l’Union européenne et le gouvernement d’Ankara. Le chancelier social-démocrate autrichien Christian Kern appelle désormais l’Union européenne à la rescousse.

Alors que la venue de dirigeants turcs en Europe occidentale, notamment de Recep Erdoğan, afin d’y tenir des meetings électoraux auprès de la diaspora turque, avait été tolérée dans le passé, des rassemblements prévus dans le cadre du référendum provoquent des réactions des autorités concernées. Les raisons de cette évolution se trouvent dans la dégradation de l’état de la démocratie en Turquie, mais aussi dans le fait que les gouvernements des pays concernés par cette pratique des autorités turques se trouvent sous la pression des partis patriotiques actifs dans leurs pays respectifs.

Le gouvernement néerlandais ne désire pas voir le ministre des Affaires étrangères turc se rendre, le 11 mars 2017, aux Pays-Bas afin de prendre part à une manifestation électorale à Rotterdam. Le Premier ministre libéral de droite Mark Rutte (VVD), qui dirige un gouvernement réunissant son parti et les travaillistes du PvdA, indique sur Facebook :

Nous ne collaborerons pas à cela. Nous ne souhaitons pas cela. Nous sommes d’avis que l’espace public néerlandais n’est pas l’endroit pour des campagnes politiques d’autres pays.

Le président du parti patriotique et anti-islamisation PVV, Geert Wilders, déclare qu’une telle personne ne doit pas être la bienvenue aux Pays-Bas.

Des municipalités allemandes ont interdit de tels rassemblements électoraux, ce qui a provoqué des tensions entre Berlin et Ankara, alors que, d’un point de vue électoral, la CDU de la chancelière Angela Merkel doit faire face à la montée en puissance du parti patriotique Alternative pour l’Allemagne (AfD). Recep Erdoğan a assimilé l’annulation de meetings à des pratiques de l’époque nationale-socialiste et a dénoncé le fait qu’elles émanent d’un pays qui se permet de donner des leçons de démocratie à la Turquie tout en empêchant les ministres de ce pays de s’exprimer.

Le gouvernement autrichien, regroupant les sociaux-démocrates du SPÖ et les conservateurs sociaux-chrétiens de l’ÖVP, se trouve sous la pression permanente du parti patriotique FPÖ, donné premier à 33 % des voix en vue des législatives de l’automne 2018. Le chancelier SPÖ Christian Kern n’a désormais plus que la possibilité de pratiquer la politique de la terre brûlée à l’encontre du FPÖ en appliquant des mesures allant dans le sens de celles réclamées par celui-ci.

Alors que les autorités autrichiennes ont déclaré, fin février 2017, que monsieur Erdoğan n’est pas le bienvenu dans le cadre de la campagne du référendum, Christian Kern estime, ce dimanche 5 mars au sein du quotidien allemand Welt am Sonntag, que l’Union européenne doit interdire aux dirigeants turcs de conduire une campagne sur son sol en faveur du référendum et que cette réponse collective permettrait à des pays comme l’Allemagne d’échapper à la pression du gouvernement turc. Il désire également que l’Union européenne mette fin aux discussions en vue de l’adhésion de la Turquie et réduise, voire supprime, les milliards d’euros d’aide qui doivent être affectés à la Turquie par l’Union européenne au cours des années à venir.

Lionel Baland

Le Parlement britannique devra se prononcer sur le Brexit

brexit

La Cour Suprême a donné tort mardi au gouvernement de Theresa May qui avait fait appel du jugement de novembre de la Haute cour de justice de Londres. Il y aura donc bien un nouveau vote du Parlement britannique pour permettre au gouvernement d’invoquer l’article 50 du Traité sur l’Union européenne afin d’enclencher la procédure de sortie du Royaume-Uni. Car pour les huit juges sur onze qui ont pris cette décision, le Brexit modifiera les droits fondamentaux des Britanniques et c’est une chose qui ne peut survenir sans l’accord du parlement. C’est pourtant bien ce même parlement qui avait décidé de confier la décision au peuple en la soumettant à référendum, et c’est pourquoi le jugement rendu mardi est contesté par beaucoup, parmi lesquels trois juges de la Cour suprême elle-même

Il n’empêche que le gouvernement de Theresa May a annoncé qu’elle soumettrait au Parlement de Westminster un projet de loi dans les prochains jours, probablement dès jeudi, afin de régler au plus vite cette question. Ses ministres assurent que la procédure parlementaire ne devrait pas remettre en cause l’invocation de l’article 50 dès le mois de mars, comme cela avait été annoncé, et ils mettent en garde les parlementaires que seraient tentés d’aller contre la volonté du peuple.

Outre le SNP écossais qui voudrait un vote du Parlement d’Edimbourg (refusé par la Cour suprême), seuls les Libéraux Démocrates, avec leurs neuf députés sur 650 à la Chambre des communes (mais 102 sur 806 à la Chambre des lords) ont annoncé qu’ils voteraient contre le Brexit si Theresa May leur refusait un deuxième référendum sur la question une fois les conditions de sorties négociées avec Bruxelles. Quant aux Travaillistes, qui sont la principale force d’opposition, ils ont promis par la voix de leur leader Jeremy Corbyn de ne pas faire obstacle au Brexit mais ils ont bien l’intention de profiter de la décision de la Cour suprême pour déposer des amendements visant à empêcher le gouvernement de réduire la fiscalité des entreprises comme a menacé de le faire Theresa May à titre de rétorsion si Bruxelles refuse de négocier un traité raisonnable.

D’après un sondage publié lundi par le Guardian, seuls 26 % des électeurs souhaitent un deuxième référendum et ils ne sont que 12 % à accepter de confier la décision finale au parlement en fonction de l’issue des négociations avec l’UE. Il est donc hautement improbable que les députés britanniques prennent le risque d’une explosion de colère populaire en faisant dérailler le processus ou en le retardant excessivement.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 26 janvier 2017