L’homme blanc en camp de rééducation

Lockheed Martin homme blanc

Il faut chaque jour se pincer un peu plus fort pour parvenir à croire à la réalité du spectacle absurde et délirant que nous offre l’actualité. Aujourd’hui, on apprend grâce au site d’information Fdesouche que Lockheed Martin, le leader mondial de l’industrie militaire, a organisé un véritable stage de « rééducation de l’homme blanc » pour ses principaux cadres.

Lockheed Martin, né en 1995 par la fusion de deux groupes aéronautiques (Lockheed et Martin), est le leader mondial dans les domaines de la défense et de la sécurité. C’est une société qui pèse plusieurs dizaines de milliards de dollars et est notamment connue pour ses avions de combat, le F-16, le F-22 et le F-35.

Confronté à des enjeux stratégiques cruciaux et à une concurrence internationale féroce, ce géant de l’industrie a pourtant pour priorité le reformatage idéologique de ses cadres blancs afin qu’ils intègrent encore un peu plus et un peu mieux les nouveaux dogmes de la « cancel culture » et du totalitarisme idéologique « Black Lives Matter ».

Ainsi, Lockheed Martin a récemment envoyé un certain nombre de ses cadres dirigeants et stratégiques effectuer un « stage » de trois jours afin de déconstruire leur « culture d’hommes blancs » et d’expier leur fameux « privilège blanc ». Parmi les participants figuraient notamment un ancien général trois étoiles et le vice-président de la production pour le programme de chasseurs F-35 (d’un budget de 1,7 milliard de dollars).

Cet important et même fondamental « séminaire » a été confié au cabinet de conseil « White Men As Full Diversity Partners » (déjà tout un poème…), dont l’objectif annoncé est de permettre aux hommes blancs de se « réveiller ensemble » (Awaken Together) : comprendre « prendre conscience de leur abominable condition de privilégiés et d’exploiteurs et demander pardon pour celle-ci ».

Au programme de ce stage de rééducation : récitation de 50 (rien de moins…) « privilèges blancs », puis autant de « privilèges masculins » et enfin de « privilèges hétérosexuels », réflexion sur les difficultés des employés « issus des minorités », remise en cause des stéréotypes de la « culture blanche », etc.

Si après trois jours de ce bourrage de crâne les infâmes cadres blancs n’ont pas compris qu’ils devaient leur poste à un non moins infâme racisme systémique et qu’il convenait de s’en excuser auprès de toutes les minorités par un exercice quotidien de génuflexion et de reptation, c’est à désespérer de la nature humaine ! Après l’antiracisme, le racisme inversé… Après « Touche pas à mon pote !», « Prosterne-toi devant mon pote ! »… Mais où s’arrêtera donc cette folie ethno-masochiste ?

Si, comme le dit Julien Freund, « une civilisation ne subsiste que par la foi qu’elle a en elle-même », les Etats-Unis, et plus généralement tout l’Occident (ou du moins ce qu’il en reste), semblent bien mal embarqués.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 28 mai 2021

« Éducation aux médias », le camp du Bien s’inquiète et accélère

Alors que les attaques politiques s’accentuent contre la remarquable partialité des médias dominants – comme le montre le post de Jean-Luc Mélenchon dans son blog fin février 2018 – les médias mainstream organisent coûte que coûte leur défense. Illustration sur le blog Focus Campus du Monde du 3 mars 2018.

Fillon battu par la campagne des médias ?

Après quelques propos lénifiants et qui n’engagent à rien « les journalistes sont parfois irritants voire insupportables » et quelques portes ouvertes bien enfoncées « Bref, les journalistes sont loin d’être parfaits » (sic), l’auteur en vient à sa défense et illustration du quatrième pouvoir dominant. D’une manière involontairement comique il accrédite la thèse que Fillon a été battu non par le vote mais par la pression médiatique. « Sans les médias…notre pays serait sans doute présidé aujourd’hui par un homme qui a notamment, pendant de nombreuses années, rémunéré son épouse sur des deniers publics… ». Les anciens partisans de François Fillon seront ravis d’avoir confirmation de ce qu’ils affirment depuis le début : la défaite de leur candidat a tout à voir avec une campagne de presse. Certains pourraient crier au complotisme.

Objectif rééduquer et le plus tôt possible

Mais passons, pour venir au thème central du propos. Il est rare dans un seul article d’observer un tel florilège de contre-vérités de l’oligarchie médiatique : les tentatives de régimes étrangers (russes comprend-on) de manipuler les élections, la Pologne qui réprime la presse, les médias qui sont le meilleur rempart contre les fake news, l’auteur empile les contre vérités avec une bonne volonté (nous sommes indulgents de nature) inébranlable.

L’objectif de ce galimatias : la rééducation du bon peuple. Et ceci le plus tôt possible « Le plus tôt sera le mieux : dès le primaire, le collège, le lycée. Et jusque dans l’enseignement supérieur. ». Ceci « pour exercer ce regard critique sur la presse sous toutes ses formes. » Fort bien et qui remplira cette noble mission ? Notamment le « Clemi (Centre de liaison de l’Enseignement et des Médias d’information), un service du réseau Canopé. Depuis 1983, le Clemi est chargé de l’éducation aux médias dans l’ensemble du système éducatif. » Ce même Clemi qui n’est qu’un centre de bourrage de crânes dirigé par d’anciens apparatchiks socialistes. Un organisme que nous avions déjà décortiqué en juillet 2017. Le vieux cheval de retour de l’éducation aux médias avait été remis au goût du jour en 2015 par Najat Vallaud-Belkacem alors ministre de l’éducation nationale. Le réseau Canopé que nous avons étudié en février 2018 est de la même eau : un condensé de bien-pensance militante où l’éducation n’est qu’un prétexte à une propagande massive.

Les servants du Prince

Toujours dans le registre bouffon, l’auteur recrute des aides précieuses : « Un groupe de journalistes volontaires du Monde, en complément de l’initiative “Decodex”, effectue ainsi régulièrement des interventions en classe, sur la base de contenus pédagogiques mis à disposition de nos lecteurs. ». Ouh ! Le Decodex financé par Google au service de la démocratie ! Le Monde qui véhicule – comme tout le monde – de fausses nouvelles appelé à la rescousse. Cerise sur le gâteau (ranci), les écoles de journalisme – pour beaucoup des usines à décérébrer (certains résistent) sont appelées à intervenir. Il faut que les médias dominants soient bien inquiets pour appeler à leur secours des formules aussi éculées.

Article repris du site Ojim

Mariage gay : l’étude américaine était une imposture

21/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Une étude américaine prouvait qu’il suffisait qu’un homosexuel parle 22 minutes à un opposant au mariage gay pour le faire changer d’avis. Pas de chance, c’était un bobard de A à Z !

« Qu’est-ce qui différencie un militant de La Manif pour tous et son voisin favorable au mariage gay ? Vingt-deux minutes de discussion avec un homosexuel. Cette affirmation n’a rien d’une boutade. C’est la conclusion d’une étude publiée dans l’éminente revue américaine Science, jeudi 11 décembre, au terme d’une enquête méticuleuse conduite en Californie à l’été 2013 ». Voilà ce qu’annonçait triomphalement Le Monde, sous la signature de Nathaniel Herzberg, le 12 décembre dernier.

L’étude, cosignée par un doctorant en sciences politiques à la très gauchiste université de Californie à Los Angeles (UCLA), Michael LaCour, et un professeur à Columbia, Donald Green, affirmait reposer sur un échantillon de 9 500 personnes, résidant dans le comté le plus conservateur de la Californie. Parmi ceux (un tiers de l’échantillon) qui recevaient la visite « d’un militant de la cause homosexuelle, soucieux de défendre le mariage gay », le taux de soutien à celui-ci augmentait de manière spectaculaire. Mieux, le changement d’opinion se révélait durable plusieurs semaines et même plusieurs mois après, à condition que le militant se fût déclaré lui-même homosexuel – si c’était un hétérosexuel militant pour le mariage gay, ça ne marchait pas !

Toujours plus fort, « les politologues ont aussi mesuré un effet de contagion : lorsque l’opposant au mariage gay a eu une conversation avec un militant homosexuel, il en a parlé avec les autres résidents du foyer, qui ont aussi changé d’avis. (Cette contagion n’est pas advenue lorsque le bénévole était hétérosexuel) ».

On imagine l’enthousiasme dans les médias libéraux, d’abord aux États-Unis, puis en France : c’est bien le cas de parler de contagion. Quelles perspectives radieuses ne s’ouvraient-elles pas à la cause progressiste ! « LaCour, promettait le journaleux du Monde, entend d’ailleurs adapter le dispositif à d’autres sujets controversés, comme le droit à l’avortement ou la situation des immigrés illégaux ». « L’idée, expliquait-on chez Slate, est notamment d’envoyer des bénévoles qui parlent de leur avortement ou de l’avortement de leurs proches. Comme pour le mariage gay, c’est la connexion personnelle et émotionnelle qui peut faire toute la différence ».

Las, comme l’explique le très sérieux site Retraction Watch spécialisé dans la fraude scientifique, des chercheurs qui ont tenté de reproduire l’étude de LaCour et Green ont constaté des anomalies troublantes. Ils se sont alors mis à enquêter. Au fur et à mesure, tout l’édifice s’est effondré. La société de sondages censée avoir fourni les données a déclaré qu’elle n’en avait jamais entendu parler et qu’elle n’aurait même pas eu les moyens de mener un travail de ce genre. Il a finalement été établi que l’enquête n’avait jamais eu lieu et que l’on avait affaire à une mystification pure et simple.

Le Professeur Green a lui-même demandé à Science de retirer son article, expliquant qu’il avait été trompé par son jeune et ambitieux co-auteur – lequel, sur la base de son « travail », était juste sur le point d’être recruté comme professeur assistant à l’université de Princeton. Les journaux américains qui avaient fait bruyamment écho à la pseudo-enquête, tels le New York Times ou le Huffington Post, ont commencé à publier des correctifs. Nous verrons bien le temps qu’il faudra, cette fois, pour que leurs confrères français les imitent.

La grande rééducation des réactionnaires risque en tout cas de se révéler plus difficile que prévu. Heureusement qu’il reste le bon vieil hôpital psychiatrique

Flavien Blanchon

Crédit photo : heather buckley via Flickr (CC) = Brighton Pride 2014

Vietnam : quatorze chrétiens envoyés en camp de concentration

Vietnam : quatorze chrétiens envoyés en camp de concentration

11/01/2013 – 14h00
HANOI (NOVOpress) – Quatorze chrétiens viennent d’être condamnés à de lourdes peines pour « propagande » contre le régime communiste vietnamien ou tentative de le « renverser ». Les condamnés, en prison depuis 2011, sont des dissidents : treize catholiques et un protestant. Les trois condamnés à la peine la plus lourde (treize ans de prison suivis de cinq ans de résidence surveillée) sont Pierre Hô Duc Hoa, François Xavier Dang Xuân Diêu et Paulus Lê Van Dôn.

Lire la suite