La FIN de RECONQUÊTE ? – Débat entre Guillaume Bernard et Arnaud Benedetti

zemmour trocadero

23/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Guillaume Bernard et Arnaud Benedetti reviennent pour nous sur la sous performance électorale de Reconquête au premier tour des élections législatives et sur l’abstention record qu’a connu le scrutin.

Comment Zemmour a-t-il pu dégringoler à ce point ? Son parti constituera-t-il une force d’opposition crédible à la gauche sans aucun député ? On fait le point !


Éric Zemmour contre les sondages : la surprise est-elle possible ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

Éric Zemmour

Après un départ de campagne fulgurant, la campagne du candidat de Reconquête ! a subi une baisse importante dans les sondages depuis l’invasion russe de l’Ukraine. À l’approche du premier tour, les soutiens d’Éric Zemmour déclarent avec ferveur que ces enquêtes sont fausses et que l’énergie et la mobilisation de ses militants sont un indicateur plus pertinent des chances de leur candidat de passer le premier tour, et, peut-être, de remporter l’élection. Un point s’impose.

Les sondages, industrie du mensonge ?

À droite, le discours anti-sondage est devenu habituel : on reproche à ceux-ci d’être des indicateurs biaisés (voire carrément truqués) à la solde des pouvoirs en place, conçus pour démoraliser l’opposition et manipuler les électeurs, afin de les ramener dans le sérail du statuquo.

Il est nécessaire d’apporter quelques précisions.

D’une part, si l’on compare les estimations des sondages pour la présidentielle de 2017, on s’aperçoit qu’à mesure que l’échéance approche, la précision sondagière augmente. L’enquête réalisée par l’Ifop réalisée 6 jours avant le premier tour avait donné des estimations des votes pour Emmanuel Macron et Marine Le Pen situées à seulement 1 point de pourcentage d’écart des résultats effectifs[1]. C’est un exemple parmi d’autres, qui tend à montrer que, s’ils ne sont pas des instruments magiques, les sondages demeurent capables de produire des estimations relativement précises. Cela ne signifie pas que la surprise n’est pas possible, mais simplement qu’il est nécessaire de garder la tête froide afin de ne pas entretenir de faux espoirs quant au succès d’un candidat, pour se retrouver démoralisé au lendemain du scrutin.

D’autre part, les accusations de manipulation des sondages reposent moins sur des preuves que sur les désirs des électeurs de droite de voir la gauche et le centre s’effondrer et le camp patriote triompher. Il est nécessaire, si l’on veut produire des analyses pertinentes, de sortir des postures d’impuissance et d’accusation perpétuelle de manipulation. La technique des sondages est évidemment imparfaite et donne lieu à un nombre important de critiques légitimes. Pour autant, il n’y a pas de grande manipulation de masse à l’œuvre. La faiblesse des sondages réside dans leur difficulté à proposer des prédictions dans des circonstances inhabituelles. En effet, afin de proposer une estimation dans le futur (par exemple sur le taux d’abstention), les données sont interprétées au diapason des élections précédentes, ce qui implique que si une élection est bien plus inhabituelle (par ses candidats ou ses enjeux, par exemple) que les précédentes, alors il devient hasardeux pour les instituts de proposer une estimation juste.

La qualité et la quantité

De nombreux militants sont séduits par l’idée que le nombre colossal d’adhésions à Reconquête ! et la participation massive aux meetings d’Éric Zemmour sont des preuves que les sondages sous-estiment la mobilisation pour le candidat populiste – ainsi, on compte sur le raz-de-marée d’un « vote caché » qui se révèlerait dès le premier tour. Il est vrai que le phénomène de sous-déclaration des intentions de vote des électeurs de la droite nationale pour leur candidat est un phénomène documenté depuis longtemps. Par conséquent, il est possible que l’on assiste à une sous-estimation du score d’Éric Zemmour au premier tour (de 10 points, c’est cependant peu probable).

Pour autant, la mobilisation importante des meetings et le nombre d’adhérents à Reconquête ! ne sont pas vraiment des indicateurs d’un mouvement de masse gigantesque. La France est un pays qui subit une dépolitisation tendancielle depuis longtemps : l’ère des partis de masse est achevée depuis plusieurs décennies (quel que soit le bord politique considéré, par ailleurs). Cela ne veut pas dire que la ferveur authentique qui caractérise la dynamique zemmourienne n’existe pas, mais seulement qu’elle est bien plus un signe qualitatif que quantitatif de la mobilisation de ses électeurs : la majorité des Français ne sont pas encartés dans un parti politique et leur « volatilité électorale » est connue. La continuité familiale du vote est de moins en moins constatée, alors que l’abstention est galopante. Dans ce contexte, l’énergie remarquable de la campagne Zemmour ne doit pas être comprise comme l’indication d’un tsunami électoral mais plutôt comme le marqueur d’une fraction politique de la population qui fait le choix de la repolitisation et de la mobilisation. Et cela n’est pas dérisoire.

Quel que soit le résultat des élections, il y a fort à parier que Reconquête ! (ses militants et ses cadres) constituera un renouveau vital pour la droite française et le centre de gravité d’une opposition de droite plus nécessaire que jamais. C’est la raison pour laquelle le soutien au seul candidat identitaire de cette campagne demeure crucial et que la mobilisation électorale pour le 10 avril prochain est un impératif pour tous les identitaires de France.

[1] https://www.bfmtv.com/politique/elections/presidentielle/ce-que-disaient-les-sondages-a-l-entame-de-la-derniere-semaine-de-campagne-lors-des-presidentielles-passees_AN-202204040255.html

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Ministère de la Remigration : le mot est lancé !, par Clément Martin (Les Identitaires)

remigration charter

On le sait, en politique, la bataille passe beaucoup par les mots : impossible d’analyser la domination progressive de la gauche sur les sphères de la culture sans observer l’inondation parallèle de la langue française par le lexique du progrès, de l’égalitarisme et la déconstruction.

À l’inverse, la diffusion depuis la droite dans la société française d’un vocabulaire destiné à nommer les problèmes relatifs à la question migratoire et démographique est une condition sine qua non pour espérer la victoire. Éric Zemmour, en annonçant publiquement son souhait de créer un ministère de la Remigration, a fait sauter une digue salutaire à ce niveau. C’est ainsi 6 ans de combat identitaire pour faire entrer par effraction le terme de « remigration » dans le débat public qui sont couronnés de succès.

Du ministère de l’Identité nationale à celui de la Remigration

En 2007, la création par Nicolas Sarkozy d’un ministère de l’Identité nationale et de l’immigration avait suscité les réactions scandalisées de toute la gauche, pour qui opérer le lien entre « immigration » et « identité nationale » était un glissement raciste dangereux. L’industrie de l’indignation, qui constitue l’un des dispositifs les mieux réglés de la gauche hégémonique de l’époque, s’était déchaîné (tribunes dans Libération, protestations d’universitaires, communiqués démagogiques de la CIMADE et du GISTI qui qualifiaient les expulsions de clandestins de « rafles », etc.). Pourtant, l’initiative de Sarkozy ne fut qu’un dragon de papier ; aucune mesure mise en place par ce ministère ne fit preuve d’efficacité, même à court terme. Signe révélateur, c’est Éric Besson, transfuge du Parti socialiste, qui avait pris la direction de ce ministère entre 2009 et 2010, date de sa fermeture.

Si l’épisode du ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration fut un échec, il a compté parmi les premières transgressions politiques opérées par la droite à l’encontre du discours soporifique de la gauche sur l’immigration.

Quelle perspective pour la candidature d’Éric Zemmour en 2022 ?

À l’heure actuelle, les chances du candidat de Reconquête ! semblent très minces pour l’échéance présidentielle, mais il serait pour autant mal venu de désespérer. Le but fondamental de la candidature d’Éric Zemmour est moins de faire accéder celui-ci au sommet de l’État (une perspective réjouissante mais peu réaliste) que de redessiner le paysage politique autour de lui. Premièrement, en cassant les séparations factices entre la droite des Républicains et la droite du Rassemblement national ; ce but a été achevé. Ensuite, en forçant le Rassemblement national à procéder à un changement radical ou à disparaître, afin de permettre l’émergence d’une force d’opposition puissante à droite. Cet objectif-ci est peut-être en passe d’être réalisé. Enfin, cette campagne est l’occasion pour Éric Zemmour de transgresser la mollesse et les insuffisances du débat public français sur la question identitaire ; il est certain que cet objectif a été rempli – reste à savoir si les effets de ces transgressions seront durables.

Face à un bloc centriste mondialisé incarné par Emmanuel Macron et une gauche pudibonde, enfermée dans ses vieux réflexes antifrançais et antieuropéens, il est vital que la droite incarne le parti du sursaut et du réveil. Et pour ce faire, il faudra qu’elle se livre à des transgressions authentiques, sans demi-mesures, sans montrer patte blanche à chaque intervention, et surtout, sans honte d’assumer un projet authentiquement identitaire pour l’avenir de notre civilisation. La politique ne se réduit pas aux sondages et aux périodes électorales. À bien des titres, la politique, c’est ce qui se passe entre les élections.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Équipe, adhésions, législatives : comment le parti de Zemmour s’organise ?

Radio Thermopyles : Sécession, Reconquête et Optimisme Héroïque

03/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Radio Thermopyles est un nouveau média qui se propose de diffuser régulièrement des émissions traitant de l’actualité sous un angle identitaire.

Après un hommage à Dominique Venner qui s’imposait, Anya, Dagon et Haddock discutent de l’état d’esprit à entretenir pour remporter les victoires politiques dont notre civilisation a besoin.


Le courage, clef de voûte de la reconquête – Cyril Raul (Les Identitaires)

Soljenitsyne

Dans un discours prononcé à l’Université de Harvard, l’écrivain Soljenitsyne avait, dès 1978, analysé le déclin de la société occidentale avec une pertinence qui frappe encore aujourd’hui l’esprit. L’un des passages les plus édifiants de son propos cible la perte généralisée du courage civique, qualifié de « trait le plus saillant » des pays occidentaux.

Pour l’auteur russe, « ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière ». Cet abaissement se manifesterait en premier lieu chez les fonctionnaires politiques. Soljenitsyne souligne tout particulièrement l’attitude ambivalente consistant, pour eux, à être « pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes (…). »

L’Etat sait être fort quand il le veut

Des propos qui, quarante ans après, marquent malheureusement encore par leur justesse, particulièrement en France. Car ces dernières années, l’administration française a démontré qu’elle savait être forte avec les faibles et faible avec les forts.

Torse bombé, elle court bombarder la Libye ou menacer la Syrie. Tout en courbant si facilement l’échine à l’amorce d’un nouvel investissement qatari ou saoudien sur son sol.

Elle laisse sans complexe sa police éborgner des Gilets jaunes de la France périphérique, mais la bride par des consignes incapacitantes lors des émeutes de bandes ethniques.

Au nom de la sécurité et de la lutte contre la pollution, elle sermonne et sanctionne les automobilistes en réduisant drastiquement leur vitesse sur les routes, en surtaxant le carburant ou en multipliant les contrôles radars. Dans le même temps, elle laisse le deal de drogue prospérer dans les cités, ce laisser-aller volontaire constituant le prix de la paix sociale.

Elle prétend défendre le vivre-ensemble en condamnant très sévèrement un mouvement politique, Génération Identitaire, coupable à ses yeux d’avoir dénoncé l’islamisation de l’Europe sur le toit d’un chantier. A l’heure où, de manière bien souvent complice, elle laisse l’islamisme (celui des Frères Musulmans en tête) librement prospérer dans les associations, les mairies et, maintenant, les concerts.

Nous pouvons mais ne voulons pas

Pourtant, sondage après sondage, les Français s’accordent très majoritairement sur un point : le rejet de la submersion migratoire et de l’islamisation de leur pays. Une position que partage même une large part des membres de l’administration, malgré les prises de positions publiques de ses dirigeants. Les Français sont contre, mais leur manque de courage civique les empêche d’agir. Il existe une attitude généralisée consistant à se taire et laisser faire. Un déclin du courage qui, pour Soljenitsyne, « semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité ».

Les Français et les Européens sont capables d’explorer l’espace, de développer l’intelligence artificielle ou de concevoir des avions de chasse alliant élégance et prouesses technologiques, mais ne parviendraient pas à stopper l’immigration et l’islamisation, ni à combattre l’insécurité qui se généralise sur leur sol ? La France et l’Europe ne manquent pas de gens intelligents, mais de gens courageux. Elles ne meurent pas de bêtise mais de lâcheté. Car, en dépit du progrès technique, « faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ? » questionne l’écrivain russe. Une interrogation qui ne peut qu’amener à cette déduction : le réveil passera d’abord par un retour du courage politique.

La force de l’exemple

Un courage illustré, entre autres, par le combat désintéressé des jeunes européens de Génération Identitaire, qui sur le plan individuel n’ont rien à gagner et tout à perdre en s’engageant en première ligne. Contrairement aux magistrats qui les jugent ou aux journalistes qui les condamnent, eux ne sont pas payés pour militer. Ils ne bénéficient d’aucune protection et ne se retranchent par derrière leur administration ou leur rédaction pour défendre leurs convictions. Eux n’ont rien à vendre et ne cherchent pas leur promotion.

Accepter de prendre des coups et s’élever au dessus de son intérêt personnel au nom de valeurs plus nobles : voilà bien une matrice du courage politique. Un courage incarné notamment par Romain, qui a perdu son travail à la suite de l’action Defend Europe dans les Alpes. Mais aussi par ces dizaines de jeunes identitaires mis en examen ces derniers mois suite aux actions de Marseille et de Bobigny dans le 93.

« Bien sûr », nous dit Soljenitsyne, « il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société ». Pourtant, le courage individuel semble aujourd’hui permettre un réveil des consciences, avec l’attrait exaltant que peut avoir un fruit longtemps oublié dont on devinerait à nouveau le goût. Lentement, il revient, le courage des uns éveillant les enthousiasmes des autres. Il se diffuse par l’incarnation et l’exemple, avec l’espoir qu’il atteigne un jour nos dirigeants et nos élites. Peut-être est-ce là la seule nuance, teintée d’espérance, à apporter aujourd’hui au portrait prophétique de notre société dressé avec éclat par Soljenitsyne, il y a maintenant quatre décennies.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

Alain Finkielkraut : « Je suis allé à Molenbeek. Nous étions hors d’Europe au cœur de l’Europe »

Finkielkraut

29/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : Invité dimanche dernier d’Elisabeth Lévy pour L’Esprit de l’escalier, diffusée sur RCJ, Alain Finkielkraut a porté un regard particulièrement acéré sur le quartier de Molenbeek : « Je suis allé moi-même à Molenbeek. Je m’y suis promené en voiture, j’étais avec le sénateur belge Alain Destexhe et il m’a dit : “Nous n’avons pas intérêt à nous promener à pied, on risque de nous reconnaître et nous serions alors dans une situation très désagréable, nous pourrions être insultés, voire molestés.“

« Donc nous avons traversé Molenbeek en voiture. Toutes les femmes étaient voilées. […] Dans les quartiers que j’ai traversés, dans les rues que j’ai vues, toutes les femmes étaient voilées, tous les gens étaient d’apparence musulmane : les femmes étaient voilées, les hommes portaient des djellabas et des burnous, les enseignes des boutiques étaient rédigées en arabe. […] Nous étions hors de l’Europe, au cœur de l’Europe.

« Evidemment, devant ce phénomène, je suis étreint par le sentiment du trop tard et je me demande si la force du nombre ne réduit pas à néant toutes nos belles résolutions. […] Il y a des Molenbeek en France, en effet, mais je me demande parfois si la reconquête est encore possible. Et surtout, je me dis que la fracture risque de plus en plus de passer entre le djihadisme et le communautarisme : le prix à payer pour le combat contre le djihad sera peu à peu l’acception du communautarisme.

« A partir du moment où l’islam communautaire voudra refusera le djihadisme, alors il faudra soutenir l’islam communautaire. C’est le marché que l’UOIF et ses idiots utiles nous mettent d’ors et déjà en main. Moi je crois que nous devons dire non, mais je ne vois pas ce non apparaître et je ne vois pas non plus quelle forme il pourrait prendre. »

Le philosophe en est presque à reconnaître le Grand Remplacement ! Cette situation désespère Alain Finkielkraut, qui voit bien peu d’espoir :

« Je pense que la réponse serait l’intransigeance sur nos mœurs et nos lois, bien sûr. Mais cette réponse risque de rester un vœu pieux parce que nous sommes confrontés à la force du nombre. »

Nous ne pouvons que féliciter Alain Finkielkraut d’avoir su voir, et osé dire, que le nombre de musulmans était un problème. Il ne lui reste plus qu’à oser parler de la seule solution à ce problème : la remigration.

L’historial Jeanne d’Arc ouvre ses portes à Rouen

L'historial Jeanne d'Arc ouvre ses portes à Rouen

22/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
L’ouverture au public de l’ historial Jeanne d’Arc de Rouen a eu lieu ce samedi 21 mars 2015, et va devenir le plus grand lieu de mémoire – et de tourisme – consacré à l’héroïne française mythique de la Guerre de Cent ans contre les Anglais au 15e siècle.

S’appuyant sur les conseils d’un comité scientifique regroupant la plupart des spécialistes de « Johanne », l’Historial de 1000 m2 fait « parler » les murs à l’aide d’images en 3D d’une vingtaine d’acteurs jouant des témoins du procès posthume. « Nous n’inventons rien, les sources sont les minutes du procès de réhabilitation », assure la scénographe Clémence Farrell.

Après le parcours multimédia, le visiteur est dirigé vers une « mythothèque », où il peut se renseigner à sa guise sur l’abondante historiographie consacrée à l’héroïne, au moyen de bornes de consultation.

Entre 100 et 150.000 touristes sont attendus par an pour visiter l’Historial, dont l’initiateur est le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. Ce dernier l’a inauguré le vendredi 20 mars 2015.

« En permettant à chacun de réfléchir sur notre histoire et la façon dont elle s’écrit, il s’agit aussi de faire échapper Jeanne à toute tentative de confiscation politique », souligne Fabius, dans une référence implicite au Front national (FN).

Et en disant cela, il pratique une confiscation politique lui-même et au delà. Il dénie l’action entière de Jeanne d’Arc puisqu’elle n’est que politique, s’inscrivant dans une démarche de reconquête. L’histoire de Jeanne d’Arc est intrinsèquement liée à la politique, elle ne peut en être séparée.

Ayant traversé les siècles dans la mémoire collective pour se forger en symbole d’une France qui se bat contre l’envahisseur, la bergère de Domremy a bouté les Anglais d’Orléans le 8 mai 1429 et fait sacrer le dauphin à Reims.

Jeanne d’Arc a donc fait renaître le sentiment national et a permis au roi de France, Charles VII de reconquérir son royaume.

C’est à travers cette icône du roman national, par exemple, que les troupes française en 14-18 puisèrent le moral au combat.

Dans les années 30, lorsqu’une partie de la politique Française commença en crescendo à se tourner vers des idées internationalistes, elle devint l’image de la France conservatrice, celle qui continue de se battre aujourd’hui à travers les mouvements patriotiques.

Crédit photo :victor mendivil via Flickr (cc)


L’Etat islamique appellerait à une reconquista à l’envers

Des musulmans protestent contre les actes de l'Etat islamique en brûlant son drapeau

09/09/2014 – MADRID (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Des djihadistes de l’Etat islamique appellent à reconquérir la péninsule ibérique, qui fut sous domination musulmane de 711 à 1492. Dans une vidéo récente, les islamistes clament qu’ils ne cesseront pas tant qu’ils n’auront pas récupéré Al‑Andalus. « Les bombardements ne cesseront pas tant que la croix n’aura pas été détruite, les porcs assassinés et la loi islamique établie. Nous rétablirons l’islam par la coercition, en vous rouant la face de coups et en vous coupant la tête. »

De leur côté les autorités marocaines ont prévenu la police espagnole que certains des djihadistes partis commettre leurs exactions barbares en Syrie et en Irak sont sur le chemin du retour et pourraient chercher à pénétrer en Espagne par les frontières des enclaves espagnoles en Afrique du Nord.

Huit centième anniversaire de la victoire de Las Navas de Tolosa

Huit centième anniversaire de la victoire de Las Navas de Tolosa

16/07/2012 – 12H00
MADRID (NOVOpress) – On célèbre aujourd’hui, particulièrement en Espagne, le huit centième anniversaire de la bataille de Las Navas de Tolosa, étape décisive de la libération de la péninsule ibérique après des siècles d’occupation musulmane.

Au début de l’année 1212, la situation des royaumes chrétiens du Nord de l’Espagne n’est pas fameuse. Ils sont engagés dans un long combat pour la Reconquista de la péninsule ibérique, en grande partie occupée par les Arabes depuis 711, période où ils s’étaient avancés jusqu’à Poitiers, en France. Les Européens font face à une puissante armée de 200.000 soldats, venus en majorité d’Afrique du Nord mais aussi d’autres régions dans un esprit de djihad.

Les forces commandées par Alphonse VIII de Castille sont moitié moins nombreuses. Aux Castillans, Aragonais et Navarrais se sont joints des volontaires d’autres pays européens, en majorité des Français, mais aussi des Allemands, des Italiens, etc. qui répondent à l’appel du pape Innocent III, qui a fait de la Reconquista une « croisade ».
Rassemblée à Tolède, libérée depuis 1085, l’armée chrétienne remporte une première victoire le 24 juin 1212 en prenant d’assaut la place forte de Malagón. Quelques jours plus tard, elle prend Calatrava. Calatrava est alors une cité importante, capitale de la Castille arabe. Son défenseur, Yusuf ben Kadis, est exécuté par le calife pour avoir échoué à la défendre. La chute de la ville est le début de la fin pour les Arabes, désormais sur la défensive.

Huit centième anniversaire de la victoire de Las Navas de Tolosa
Reconstitution de la bataille de Las Navas de Tolosa. Cliquer sur l’image pour l’agrandir. Crédit image : DR.

Rejointe par les chrétiens au pied de la Sierra Morena, près du village de Las Navas de Tolosa, la gigantesque armée du calife est taillée en pièces le 16 juillet 1212. C’est un moment décisif de la Reconquista et de l’histoire de l’Europe. Désormais, les musulmans reculeront partout jusqu’à la libération intégrale de la péninsule.

La chimère d’Al-Andalus – Mensuel de l’Observatoire de l’islamisation de juin

La chimère d'Al-Andalus - Mensuel de l'Observatoire de l'islamisation de juin

 

Sommaire, éditorial et vidéo

Sommaire

– L’historien arabisant Serafin Fanjul entre à l’Académie d’histoire espagnole
> Un spécialiste de l’Andalousie qui dénonce le mythe de coexistence heureuse des trois monothéismes.
> La vérité sur les morisques

> Traductions de son livre « La chimère d’Al-Andalous » [Image en Une : Al-Andalus en l’an 1000 (on nomme ainsi la partie de la péninsule ibérique occupée par les musulmans). La Recounquista a déjà libéré une partie de la péninsule, la quasi-totalité ayant été conquise au départ. Cliquer sur l’image pour la voir en entier. Crédit image : Crates, via Wikipédia, licence CC.]

– Dossier: l’Eglise face à l’islam
> étude comparative entre les positions de l’épiscopat français et celles de la FSSPX sur la question islamique.
> Mgr Lefebvre : ce qu’il a écrit sur l’islam
> Pourquoi la régularisation de la situation de la Fraternité St Pie X avec Rome est une chance.

– Portrait: Tareq Al-Suwaidan
> Directeur de la chaîne saoudienne Al-Risala
> Un prédicateur des Frères Musulmans à l’audience mondiale
> Son plan pour le retour du califat mondial

– Allemagne: l’Académie du roi Fadh dans l’œil du cyclone
> l’influence salafiste de l’institution saoudienne
> Son rôle dans les émeutes de Bonn et Solingen
> Des perquisitions judiciaires dans toute l’Allemagne

– Livre: Esclaves blancs, maîtres musulmans
> Le livre de l’historien Robert C.Davis

 

Editorial

Il n’y aura pas de changement
Par Joachim Véliocas. Directeur de la rédaction.

Beaucoup pensent que l’accès au pouvoir de F.Hollande va fondamentalement changer la donne. Droit de vote des étrangers? Il était donné de facto par le gouvernement précédent, qui en naturalisant entre 120 000 et 150 000 étrangers chaque année, fabriquait déjà des électeurs de gauche. Régularisation des clandestins? Depuis 10 ans, Nicolas Sarkozy à l’Intérieur et après 2007 ses proches ont régularisé en moyenne 25 000 clandestins chaque année, jusqu’à signer des accords avec la CGT afin de régulariser les travailleurs clandestins de la restauration…

Les avancées territoriales du Maroc, de l’Algérie et de la Turquie via le financement et le contrôle de Grandes mosquées destinées à devenir des centres de vie sociale pour les colons musulmans, se poursuivra à un rythme régulier, les écoles secondaires musulmanes reconnues par l’état continueront à s’ouvrir. Doucement mais sûrement, le grignotage se poursuivra.

Pour ceux qui s’illusionnent sur une intégration tranquille de peuples entiers dans la civilisation française, nous ne pouvons rien contre leur croyance folle de l’avènement d’un multiculturalisme qui n’a jamais émergé dans l’Histoire, Juge froide et dépassionnée qui ne relate que des juxtapositions de populations.
La chimère d'Al-Andalus - Mensuel de l'Observatoire de l'islamisation de juinComme l’écrit le professeur de littérature arabe et historien de Al-Andalus Serafin Fanjul, qui vient d’entrer le 22 avril dernier à l’Académie d’histoire espagnole pour son expertise sur l’époque de la colonisation islamique dans la Péninsule ibérique :

« L’observation des sociétés antiques et modernes induit des conclusions pessimistes sur le résultat d’une mise de groupes humains aux différences marquées sur une même terre, spécifiquement dues au facteur religieux –mais aussi ethnique et culturel– se faisant un élément désagrégateur majeur qui génère des conflits. […] l’incongruité paradoxale d’un côté, de chanter les merveilles de la coexistence de communautés très distinctes, alors que celles-ci, dès qu’elles disposent de la force nécessaire, essayent de s’imposer et d’effacer les minoritaires, ou– en se donnant une cohésion géographique et démographique– constituent des entités politiques nouvelles et différenciées de l’agglomérat antérieur »

Et Fanjul exhortant à porter la réflexion sur les précédents Yougoslaves, Turcs, Libanais, Phillippins, Indonésiens, Irlandais, Indiens, en ironisant sur les « rencontres, forums, symposiums et colloques » inter-religieux…

Nous avons traduits pour la première fois en français de larges extraits de ses deux ouvrages majeurs :
– « La chimère d’Al-Andalus » (éditions Siglo XXI, 2004 )

« Al-Andalus contre l’Espagne- la construction du mythe ». (2000)
Pour comprendre les dures réalités de l’époque de l’Andalousie musulmane. Les extraits traduits sont à lire dans le mensuel de l’Observatoire de juin.

[box class= »info »] Source : Observatoire de l’islamisation. Le mensuel peut y être acheté et téléchargé en ligne. [/box]