Militaires et gendarmes de plus en plus tentés par le Rassemblement National ?, par Franck Deletraz

Nos soldats auraient-ils de plus en plus tendance à glisser un bulletin RN dans l’urne lors des élections ? C’est en tout cas la conclusion à laquelle est arrivée une étude récemment réalisée par l’IFOP pour la Fondation Jean Jaurès, après avoir longuement analysé les votes dans plusieurs communes où l’implantation des militaires et gendarmes mobiles est significative. Une conclusion qui semble on ne peut plus logique quand on se sait que le parti de Marine Le Pen est aujourd’hui le seul en position éligible à promouvoir les valeurs patriotiques et à défendre réellement les intérêts de l’armée comme ceux de la police.

Une rupture avec un certain conformisme

Logique mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, pas forcément acquise d’avance. Car, pendant longtemps, et aujourd’hui encore, on a pu reprocher aux militaires, surtout au sommet de la hiérarchie, une grande naïveté politique et un conformisme frileux. Voire, pour certains d’entre eux, un carriérisme excluant tout propos ou démarche susceptible de se heurter au politiquement correct. Il faut dire que ceux qui s’y risquent voient rapidement leur plan de carrière en prendre un coup et se trouvent vite relégués à des postes secondaires où ils végéteront pendant des années. Aussi, face à ces hommes soumis au devoir de réserve, et dont ils tiennent l’avenir entre leurs mains, les politiciens au pouvoir ont-ils souvent beau jeu. Cependant, la dérive de plus en plus inquiétante à laquelle est soumis notre pays, l’impunité croissante et inadmissible dont bénéficient les milices ethniques et anarcho-trotskistes, ainsi que les innombrables promesses non tenues et la dégradation générale des conditions de travail tendent de plus en plus à changer la donne.

Une progression aux dépens de la fausse droite

Une évolution relevée par l’IFOP, notamment dans des communes « où le poids des militaires et de leurs familles pèse significativement ». Parmi celles-ci, l’étude cite notamment l’exemple de Mailly-le-Camp, où le RN a recueilli 50,4 % des votes aux dernières européennes, soit 17 points de plus que sur l’ensemble du département de l’Aube. Mais aussi celui de Suippes, où le parti de Marine Le Pen a obtenu 45,5 % des suffrages (15 points au-dessus de la moyenne enregistrée dans la Marne).

Une forte progression qui se fait la plupart du temps (et c’est logique aussi) aux dépens de la fausse droite LR. Ainsi, souligne l’IFOP, alors que dans les communes retenues pour l’étude, le vote pour le RN a largement progressé entre le premier tour de la présidentielle de 2002 et les dernières élections européennes, celui en faveur des Républicains s’est littéralement effondré (moins 15,5 % à Mailly-le-Camp, moins 10,9 % à Sissonne). Enfin, cette tendance est loin de se limiter aux villes de garnison françaises. Car, observe l’IFOP, nos bases militaires implantées à l’étranger ont également une influence sur les résultats électoraux. Ainsi, à Abu Dhabi, Marine Le Pen a-t-elle recueilli 12,6 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle de 2017, contre 4,9 % en moyenne dans les bureaux de vote de Dubaï…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 juillet 2019

Boutiques pillées par des supporteurs algériens : le Rassemblement National réclame des mesures pour éviter “une humiliation nationale !”

12/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Après la victoire de l’Algérie contre la Côte d’Ivoire en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations, des supporters de l’Algérie ont fêté la victoire sur les Champs-Élysées.

Des affrontements ont éclaté entre supporters et forces de l’ordre. Sur l’avenue de la Grande-Armée, deux magasins ont été pillés.

La demi-finale opposera l’Algérie au Nigeria dimanche prochain. Afin d’anticiper le risque de nouveaux incidents, le Rassemblement National demande d’interdire les Champs-Elysées aux supporters algériens.

Dans ce communiqué de presse intitulé “14 Juillet et match de l’Algérie : Christophe Castaner doit éviter une humiliation nationale“, il est notamment possible de lire ceci :

Ce dimanche 14 juillet à 21h00 se jouera la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations, opposant l’Algérie au Nigéria. Les deux derniers matchs de l’Algérie au cours de cette compétition ont été le prétexte à des débordements et à des scènes de véritables émeutes dans toute la France, et notamment sur les Champs-Elysées.
Loin de n’être que des manifestations de joie de simples amateurs de football comme le décrivent la plupart des commentateurs, il s’agit de véritables démonstrations de force dont l’objectif est de signifier ostensiblement une présence massive et un rejet de la France.



Jean Messiha : «L’immigration est devenue une chance pour ceux qui haïssent la France»

Jean Messiha

02/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jean Messiha, membre du bureau national du Rassemblement national, était l’invité de l’Info de Stéphanie De Muru.

Il en a profité pour aborder les sujets du moment : le navire Sea-Watch 3 arrêté en Italie, l’initiative d’union des droites portée par Marion Maréchal et le renouvellement des postes-clés au sein de l’Union européenne.


Nicolas Bay au sujet de la PMA : “Le premier droit d’un enfant c’est d’avoir un père et une mère”

24/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Nicolas Bay, député européen Rassemblement national, était l’invité des “4 Vérités” de France 2 ce lundi 24 juin.

Aujourd’hui, le débat fait rage autour de la procréation médicalement assistée (PMA). Le texte sera débattu au Parlement fin juillet avec principalement l’idée d’une PMA pour toutes, remboursée jusqu’à l’âge de 43 ans…

Invité à s’exprimer sur la PMA, Nicolas Bay a notamment déclaré :

Je ne crois pas et je ne pense pas que cela soit souhaitable surtout. […] C’est un débat de société, mais cela va d’ailleurs au-delà, c’est un débat de civilisation. Et derrière on voit bien qu’il y a l’idée d’un droit à l’enfant, alors que tout ce que l’on a essayé de défendre dans les pays occidentaux et dans notre pays, c’est de protéger au maximum les droits des enfants. Et le premier droit d’un enfant c’est d’avoir un père et une mère, de les connaitre et de se construire grâce à cette altérité homme-femme.


“Vous êtes un gros raciste !” – Le clash entre Jean Messiha et Pierre Henry pendant le Débat

12/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Pendant le débat de l’Info Vérité, le député RN, Jean Messiha, et Pierre Henry, président de “France Fraternités” se sont ardemment expliqués après que ce dernier a rappelé les origines du député RN…


Trop tard pour la droite mais pas pour la France – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La recomposition politique commencée en 2017 avec l’élection d’Emmanuel Macron a pris une nouvelle dimension historique suite aux élections européennes. L’annihilation du Parti socialiste est actée, celle de LR se confirme et prend une tournure irrémédiable. Wauquiez a démissionné de la présidence, Pécresse s’en va. Le parti est mort, ses cad(av)res vont tout tenter pour survivre, mais il est sans doute trop tard pour eux.

Les cadres de droite paient leur refus de rapprochement avec le Rassemblement national

Aucun homme, aucune ligne ne pouvait permettre à LR de faire mieux aux élections européennes. Seul un audacieux rapprochement avec le Rassemblement national quand il en était encore temps l’aurait pu. Le terrorisme intellectuel de la gauche, même moribonde, fait encore et toujours effet sur les cadres LR qui ont unanimement et obstinément refusé à chaque échéance électorale d’être associés au FN puis au RN. Leur manque de courage chronique et leur pudeur anachronique envers les populistes les a disqualifiés. Ils n’ont pas compris que l’époque avait changé. Pour les hommes politiques c’est l’équivalent d’un aller-simple pour le cimetière des éléphants.

Un Wauquiez ça ne trompe pas énormément

Wauquiez pensait que l’électorat populaire se rangerait dans le sillage du parti qu’il présidait sitôt qu’il aurait sonné du tocsin identitaire et agité le drapeau du conservatisme. L’ennui c’est que son insincérité crevait les yeux. L’obstacle c’était le souvenir encore douloureux dans l’électorat populaire de la trahison de Sarkozy, qui oublia opportunément où il avait rangé son Kärcher le soir-même de son élection à la présidence de la République.

La question identitaire s’impose

Les analystes de gauche et du centre sont dans leur rôle quand ils disent que c’est la ligne identitaire qui a fait perdre LR. Comme à leur habitude ils essaient de tirer l’échiquier politique vers eux. Sans doute, tentent-ils aussi de se rassurer un peu par la même occasion. D’autant que même à gauche, la question identitaire s’impose et fracture gauche sociale et « islamo-gauchistes ». Chez les Français, le refus de l’immigration est largement majoritaire. Il est donc assez saugrenu de prétendre qu’une ligne politique préconisant son arrêt soit un handicap.

La partition pour la victoire est déjà écrite

La France a l’avantage d’être en retard sur les évolutions politiques survenues aux États-Unis et en Italie. Ceux qui sur le terrain électoral cherchent la recette de la victoire la trouveront chez Trump ou Salvini et n’auront qu’à l’adapter au palais des Français. Surtout ne pas s’excuser ou se justifier mais passer à l’offensive pour protéger la France qui souffre et qui n’a pas envie de disparaître, elle est majoritaire.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pour Éric Zemmour, la droite “qui préfère son pays à son portefeuille” doit s’allier avec le Rassemblement National

05/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sur RTL, Éric Zemmour a débattu avec Nicolas Domenach sur l’avenir du parti Les Républicains après sa débacle aux élections européennes.

Pour Éric Zemmour, le problème ne date pas d’hier et les élus de droite doivent désormais s’allier avec La République en Marche (LaREM) pour certains et le Rassemblement National (RN) pour d’autres :

Les grands leaders de la droite sont des niais. Ils ne comprennent rien à la politique. […] Cela fait 30 ans qu’ils ne comprennent pas. Le niais en chef était Jacques Chirac. Ils ont perdu des élections, vont continuer à en perdre et mourir. Maintenant c’est très simple, toute la droite centriste devrait aller chez Emmanuel Macron où l’électorat bourgeois est parti. L’autre droite, qui préfère son pays à son portefeuille, doit se ressourcer et s’allier avec le Rassemblement National.


Pour Robert Ménard, il faut un système d’alliance entre Les Républicains et le Rassemblement national

04/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Robert Ménard est intervenu hier sur la chaîne d’information en continu BFMTV sur la nécessité d’un système d’alliance entre Les Républicains et le Rassemblement national.

On est 90% à penser la même chose. Qu’est-ce qu’on constate au lendemain de ces européennes ? C’est qu’il y a un parti fort à droite, c’est le Rassemblement national, mais que le Rassemblement national – lui tout seul – ne peut pas gagner. Je ne suis pas sûr que ça soit souhaitable d’ailleurs qu’il gagne tout seul. Il faut des systèmes d’alliance !


Bilan sur les élections européennes

28/05/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En effet, les analyses qui suivent les soirées électorales ne favorisent pas vraiment la distance nécessaire à l’analyse objective des résultats.

Deux thèmes sont particulièrement revenus en boucle, qu’il convient de nuancer :

La participation, d’abord. Si celle-ci a effectivement augmenté par rapport à 2014 (de 42 à 50%), il faut noter que les élections étaient organisées en même temps que des scrutins locaux ou régionaux, ou référendums nationaux dans plusieurs pays, réduisant mécaniquement l’abstention. Ajoutons à cela la campagne médiatique littéralement sans aucun précédent ayant martelé, des semaines durant, que ces européennes 2019 seraient « les plus graves pour l’avenir ». Deuxièmement, la « vague verte » écologiste. En France, la « percée » (13,4%), inférieure à celle de 2009 (16%) qui fut sans lendemain, est tout de même à relativiser. Les hauts scores allemands et français, les deux pays les plus peuplés, font mécaniquement grimper la moyenne globale, alors qu’elles sont inexistantes dans des pays comme l’Italie ou la Pologne.

Les populistes ont confirmé qu’ils s’étaient largement installés dans le paysage politique européen.

Les projections de sièges des trois formations eurosceptiques de l’hémicycle – l’Europe des nations et des libertés (ENL, de Marine Le Pen et Matteo Salvini), les Conservateurs et réformistes européens (ECR, dominé notamment par des élus polonais et britanniques) et Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD, de Nigel Farage et du Mouvement 5 étoiles) – pour le futur hémicycle atteignent ainsi 172 sièges, à en croire des projections nocturnes du Parlement. Le PPE et le PSE, avec 179 sièges annoncés pour les conservateurs et 150 pour les sociaux-démocrates, perdent leur majorité absolue pour la première fois depuis 1979.

En France, le RN et LREM polarisent la France qui vote

Les deux partis se placent en tête du scrutin européen dans des zones très différentes. Le Rassemblement national, avec 5,3 millions de voix fait ses meilleurs scores dans ce que l’Insee appelle les communes des zones périphériques, tiraillées entre différentes métropoles, longtemps oubliées avant l’émergence du mouvement des gilets jaunes. À l’inverse, la liste de Nathalie Loiseau soutenue par Emmanuel Macron performe particulièrement dans les métropoles. L’électorat macroniste est largement dominé par les couches supérieures, un profil très proche des sympathisants des Verts, à l’âge près : le vote écolo est plus jeune, les sympathisants marcheurs, plus âgés. En revanche, le RN obtient ses meilleurs résultats au sein des milieux populaires, qui forment par ailleurs les gros bataillons des abstentionnistes. Surprise en banlieue parisienne, où le parti d’extrême droite connaît un essor inattendu : elle arrive ainsi en tête à Aulnay-sous-Bois, Sevran, Villepinte ou Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis, mais aussi à Orly et Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne.

Élections européennes : petit bilan de campagne, par Jean-Gilles Malliarakis

La vraie campagne électorale se sera déroulée d’une façon presque aussi brève que l’hospitalisation de votre chroniqueur préféré. Dans notre circonscription hexagonale, elle aura été concentrée en pratique sur la dernière semaine, après quelques réunions publiques et surtout d’ultimes débats télévisés, de réussite inégale.

L’hypothèse du duopole fictif entre deux listes a été martelée par la propagande officielle et par les gros médias. Et cette question est restée presque plus importante que l’examen des propositions respectives et les programmes publiés par les 34 listes.

Et puis les options spécifiques dévolues au Parlement européen ont été esquivées au profit de compétitions locales. Tout le monde a fait semblant de s’investir par ailleurs dans le domaine de l’écologie, paradis contemporain de la pensée magique. On ne s’apprêtait pas à voter pour ou contre telle orientation en Europe : on débattait, en France, du salut de la Planète. Interdit de rire.

Chacun, bien sûr, a vu midi à sa porte. Dans sa Nouvelle Lettre n° 1390, inlassable professeur de libéralisme, Jacques Garello fustige le manque de culture économique, y compris dans le camp conservateur, des candidats au point d’hésiter entre le vote blanc et l’abstention.

Mediapart de ce 24 mai méritait d’être consulté. Le site gauchiste d’information dirigé par Edwy Plenel voit en effet dans la question de l’appartenance à l’Otan[1]le grand clivage entre les partis politiques français.

D’autres pensent que le débat se limite à des choix agricoles, consommatiques, commerciaux ou environnementaux.

Toute la classe politique se met, d’ailleurs, au garde à vous quand on évoque l’urgence climatique. Et bien entendu, s’agissant d’une élection européenne organisée dans 28 circonscriptions nationales, les doctrinaires mettent en avant la question de la souveraineté.

Au contraire il a semblé à l’auteur de cette chronique, en toute honnêteté, après avoir consciencieusement visionné les 3 débats télévisés ainsi que la prestation de Nadine Morano sur LCP le 20 mai[2]que la vraie fracture se situe ailleurs.

La véritable, la plus claire ligne de séparation au sein de l’opinion, tant hexagonale que continentale, porte sur la question de l’immigration.
Celle-ci se trouve évidemment aggravée, encore cette année, par le développement considérable du droit d’asile demandé par 122 000 personnes[3]en 2018, sachant que les gens ayant essuyé un refus restent quand même en France dans un pourcentage supérieur à 95 %.

Ce partage des eaux de l’opinion se manifestait de manière éclatante lors du débat du 23 mai sur BFM-TV, le mieux organisé en cette dernière semaine de campagne. La confrontation, entre les 11 principales têtes listes, hors la présence des chefs de partis, était habilement dirigée par Ruth Elkrief et Apolline de Malherbe. Ces deux journalistes choisirent en effet une question décisive : que feriez-vous en face d’un nouveau cas tel que celui de l’Aquarius ?

Oui ou non le laisseriez-vous accoster dans un port français ?

Si les réponses d’un Dupont-Aignan, d’un Bardella ou d’un Philippot ne faisaient guère de doute, pas plus que l’on ne devait attendre l’impossible d’un Glucksmann, d’un Jadot, d’un Brossat, d’un Hamon ou d’une Manon Aubry, certains pouvaient se demander comment réagiraient un François-Xavier Bellamy et une Nathalie Loiseau.

Or, précisément sur cette question, le clivage droite/gauche retrouvait toute sa force chirurgicale et sa pertinence.

Surprise : le candidat de la droite développa des idées de droite. Ce Bellamy, jusqu’ici peu connu du grand public, mérite décidément d’aller plus loin que son mandat d’élu local en Ile-de-France.

En revanche, écoutant attentivement Mme Loiseau, on comprenait que, technocrate assumée, elle devait gérer la contradiction fondamentale de l’appareil branlant de son parti bancal.

On savourait en la circonstance la portée du “en même temps” des macroniens: 80 % de leurs élus viennent des rangs socialistes, quand 80 % de leurs électeurs ont basculé, comme les anciens radicaux, dont ils ont hérité les postures et les ateliers discrets, vers des positions désormais conservatrices.

“En Marche” reconstitue de la sorte la fameuse équation du MRP. Aujourd’hui disparue, cette formation défunte incarna quelque temps les délices de la Quatrième. Il s’agissait d’un mouvement composé de gens aux idées de gauche. Dénoncé par les communistes comme une Machine à Ramasser les Pétainistes, il siégeait, bien entendu, au centre. Ces démocrates chrétiens d’autrefois ne régnèrent vraiment qu’entre 1946 à 1954. Puis, ils laissèrent la place aux Edgar Faure, aux Guy Mollet, aux Félix Gaillard. Beau de Loménie appelait tout ça “les glorieux de la décadence”. Une durée équivalente, de 7 ou 8 ans, semble représenter un exploit bien improbable pour la Macronie. Bienheureux Jupiter, s’il va jusqu’au bout de son mandat de 5 ans.

Ses propres hésitations amenaient l’ancienne directrice de l’Ena à patauger, flanchant telle une mauvaise élève, à l’heure de son grand oral. Ni oui, ni non, là où il fallait trancher. Rappelons-lui que ce concours ne proposera pas de rattrapage en septembre.

Une fois de plus, les immigrationnistes se décernaient à eux-mêmes l’étiquette bien flatteuse d’humanistes. Érasme doit se retourner dans sa tombe. Car, pêle-mêle, les continuateurs impunis du stalinisme, les égarés du socialisme et les héritiers appauvris de feu la Mitterandie triomphante s’autodésignent ainsi, quand ils ferment les yeux sur les initiatives des passeurs mafieux en Méditerranée. Qu’en gros, tout mouillés, ils représentent 30 % de l’opinion populaire, contre 60 ou 70 % de partisans du réalisme voilà devrait faire réfléchir tous ceux qui croient encore au sens du mot démocratie.

[1]cf. article “Européennes: pour ou contre l’Otan, le grand clivage entre les partis
[2]cf. “Nadine Morano, candidate sur la liste Les Républicains aux élections européennes
[3]cf. sur le site de “France Terre d’Asile” : “Plus de 123 000 demandes d’asile ont été déposées en France en 2018, un chiffre en hausse de 22,7 % par rapport à 2017, selon un bilan définitif présenté mercredi par l’Ofpra [Office français de protection des réfugiés et apatrides].”

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Marine Le Pen : « Les anciens partis sont en train de signer leur arrêt de mort »

28/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
La présidente du Rassemblement national, dont le parti est arrivé en première position aux élections européennes, a réitéré sa position de premier parti d’opposition.

Pour Marine Le Pen, le clivage gauche-droite est dépassé :

Le nouveau clivage, c’est le clivage entre mondialistes et nationaux. Il traverse la France, l’Europe, le monde.


Élections européennes : les 3 leçons du scrutin pour la droite – Clément Martin (Les Identitaires)

En France, le Rassemblement national est arrivé en tête des élections européennes avec 23,31 % des voix. La recomposition entraînée par l’élection d’Emmanuel Macron en 2017 se poursuit. Le duel entre les « progressistes » et les « populistes » semble s’installer comme le nouveau clivage structurant la vie politique française. Le parti du Président de la République, même s’il finit deuxième, apporte la preuve de sa solidité. Pour l’ensemble de la droite, trois leçons se dégagent de ces résultats.

Le RN clarifie sa position sur l’Europe et écrase la concurrence

En son temps, Florian Philippot avait contraint le Front national à adopter un positionnement très dur sur l’Europe. Violemment hostile à toute idée de coopération entre les nations, rejetant le concept même de civilisation européenne, il était partisan d’une France isolée, privilégiant des relations avec la francophonie, l’Afrique et le Maghreb. Sa position extrémiste d’abolition totale des institutions européennes s’apparentait à une forme de nihilisme enfantin sur fond de chauvinisme.

Fort heureusement, la greffe n’a jamais pris. L’ex-n°2 du Front national a fini par le reconnaître en quittant le parti pour fonder « Les Patriotes ». Dimanche soir, la déroute fut violente : à peine 0.65 % des suffrages et aucun élu au parlement de Strasbourg. Fin de la partie.

Dans le même temps, libéré de cette influence néfaste, le Rassemblement national a développé une vision plus équilibrée et en phase avec les enjeux de notre siècle. Abandon de la sortie de l’euro, volonté de réorienter la politique bruxelloise, partenariat renforcé avec différents acteurs politiques de premier plan en Europe, arrivée de l’ancien ministre Thierry Mariani (LR) et d’intellectuels comme Hervé Juvin : ces clarifications ont entraîné une dynamique autour de la liste menée par Jordan Bardella et placé le RN sur la première marche du podium.

Pris en étau entre le RN et LREM, LR s’effondre

François-Xavier Bellamy a tout essayé mais rien n’y a fait. En invoquant « les racines de l’Europe » devant le Parthénon et en présentant « L’iliade et l’Odyssée » comme symbole de notre continent, il a voulu proposer une vision enracinée de l’Europe. Catholique conservateur, il s’est exprimé à de nombreuses reprises en faveur d’une Europe civilisationnelle tout en adoptant un discours plutôt musclé sur l’immigration massive.

Mais la recomposition en cours l’a broyé, le rendant inaudible. Les électeurs de centre-droit de LR semblent être passés définitivement chez LREM tandis que le RN paraît insubmersible sur sa droite. Dépouillés sur leur gauche, incapables de progresser sur leur droite, férocement boudés par les catégories populaires et les moins de 65 ans, Les Républicains ont du souci à se faire pour leur avenir.

D’ailleurs, pour la première fois, le RN est passé devant LR chez les séniors (20 % contre 16 %). Or cette tranche d’âge est la plus mobilisée de toutes (seulement 35 % d’abstention contre 65 % chez les 18/25 ans) avec un poids démographique conséquent puisqu’elle représente un quart de la population française. Si les Républicains doublent leur score dans cette catégorie, cela signifie qu’ils ont été inexistants dans les autres. Ce phénomène est inquiétant car le non-renouvellement est mortel à brève échéance.

La fin du souverainisme caricatural

Les élections européennes du 26 mai 2019 ont vu également la chute des partis revendiquant un souverainisme obsessionnellement anti-européen.

Avec 1.17 % des suffrages, l’UPR démontre son incapacité à progresser sur la scène électorale et signe son arrêt de mort. Les caricatures de son Président François Asselineau ont une nouvelle fois été sanctionnées. Quant aux « Patriotes » de Florian Philippot dont nous avons déjà parlés, ils se sont heurtés au mur de la réalité avec un score de 0.65 %. Une belle leçon pour celui qui était persuadé que les progrès du Front national entre 2011 et 2017 étaient le fruit de sa stratégie politique alors qu’ils s’opéraient non pas grâce à lui, mais malgré lui.

Nous connaissons donc aujourd’hui le poids politique réel du souverainisme anti-européen radical : 1.8 %. Dans leur majorité, les Français de droite ont exprimé leur attachement à l’idée européenne. Cela démontre qu’il est possible d’être critique vis-à-vis du fonctionnement des institutions européennes (dont de nombreux défauts ne sont d’ailleurs que le prolongement de ceux de l’֤État français…) tout en réclamant leur réorientation politique pour la prise en compte des défis identitaires auxquels nous sommes confrontés. Affirmation de notre identité, lutte contre l’invasion migratoire, prise en compte de l’intérêt des peuples européens, voilà les principales aspirations des Français et de nombreux Européens. Le souverainisme caricatural doit désormais laisser place à une vision de l’Europe enfin au niveau des enjeux actuels.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le Rassemblement national fait face à une chasse aux sorcières ciblée autour de ses liens avec Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump

22/05/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’homme d’affaires conservateur américain gravite autour des mouvements nationalistes d’Europe depuis mi-2018, échangeant notamment avec Matteo Salvini et Boris Johnson. Le Rassemblement national est sous le feu des critiques depuis quelques jours, à cause de certaines rencontres entre monsieur Bannon et des élus du parti.

Il est reproché à M. Bannon de porter atteinte à la souveraineté des élections. Ces accusations, lancées d’abord par le directeur de la campagne de La République en marche Stéphane Séjourné ce samedi, ont été reprises par le Premier ministre, puis par Nathalie Loiseau lundi matin dans un entretien au Figaro. Le reste de l’échiquier politique a, lui-aussi, lancé ses forces dans cet ultime assaut contre le Rassemblement national.

Un appel demandant à « enquêter sur les liaisons dangereuses de Le Pen et Bannon » lancé par l’ancien député des Républicains François Lefebvre et signé par une quinzaine de députés allant du Parti socialiste au Modem a ainsi suivi ce lundi.

À une semaine du scrutin cette union des forces politiques contre le Rassemblement national n’est pas sans rappeler le second tour des élections de 2017. Reste donc à voir si les deux ans de gouvernement Macron qui ont suivi ont fait réfléchir les électeurs français.

Jordan Bardella: “Le 26 mai ce sera aussi un référendum sur l’immigration”

16/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jordan Bardella était l’invité de BFMTV ce mercredi soir. Il participait à un face à face avec la tête de liste LaREM, Nathalie Loiseau.

La tête de liste RN pour les européennes a notamment déclaré :

Le 26 mai ce sera aussi un référendum sur l’immigration. Car votre gouvernement, il a battu absolument tous les records d’immigration. 260 000 titres de séjours par an, 50 000 mineurs isolés, 400 000 personnes présentes de manière clandestine dans notre pays (…). Je considère aujourd’hui, en matière migratoire, qu’il faut rétablir des portes à la maison France.


Andréa Kotarac, le protégé de Mélenchon qui votera pour le Rassemblement national aux européennes

Sébastien Chenu : « Ce gouvernement a mis la France sens dessus dessous »

Marine Le Pen avait choisi Metz pour célébrer le 1er mai et rendre hommage à Jeanne d’Arc.

Dans les colonnes de Boulevard Voltaire, Sébastien Chenu, député du Rassemblement national, revient sur cet événement et évoque également l’actualité sociale et politique : violences à Paris lors du 1er mai, conflit des gilets jaunes, élections européennes.

En ce 1er mai, le Rassemblement national a tenu à Metz son banquet patriotique. Pourquoi avoir choisi d’être loin de la capitale ?

Ce n’est pas la première fois que nous choisissons d’aller célébrer à la fois la Nation et la cause du social français en Province. L’année dernière, ce banquet avait eu lieu à Nice. Cette année, nous avons choisi Metz, symbole d’une ville de province. Le département de la Moselle dont elle est la préfecture en est le symbole. Nous souhaitons aller chaque année dans une des villes de province où nos électeurs sont non seulement nombreux, mais où aussi il y a un message important à véhiculer. À Montigny-les-Metz se trouvait une statue de Jeanne d’Arc.

Pendant ce temps, la capitale était en proie à la fois à la manifestation des différents syndicats et à la violence des blacks blocs.
Qu’avez-vous pensé de cette manifestation du 1er mai ?

L’affaire Benalla avait commencé au 1er mai de l’année dernière. La capitale avait été mise sens dessus dessous par les blacks blocs. Un an après, des affrontements dans tous les sens ont lieu à Paris et l’affaire Benalla n’est toujours pas réglée. Ce gouvernement a mis la France sens dessus dessous et laisse faire ces violences depuis 25 semaines. Elle est incapable de gérer les manifestations et de sortir du conflit des gilets jaunes. L’image d’hier ne donne vraiment pas de quoi pavoiser au gouvernement.

Durant ce banquet, Marine Le Pen a qualifié l’Union européenne d’impériale, hégémonique et totalitaire. Ce sont des mots assez forts qui pourraient apparenter l’Union européenne à une dictature.

L’Union européenne est une sorte de dictature. C’est d’abord la guerre économique et la guerre sociale. C’est ensuite l’incapacité à pouvoir en sortir. Elle est carcérale. Par conséquent, on est dans une forme de dictature soft qui ne dit pas son nom. On est dans un système dans lequel vous n’avez pas le choix de penser librement, d’imaginer une sortie ou de faire voter un certain nombre de choses dans l’intérêt de vos populations. Vous devez vous soumettre ou vous démettre comme l’ont d’ailleurs fait les Britanniques. Nous pensons qu’aujourd’hui les peuples ne veulent plus de ce modèle-là. C’est la raison pour laquelle, avec nos alliés italiens, belges, danois ou autres, nous allons pouvoir créer un autre modèle européen.

Votre journée à Metz a été entachée par une altercation. Les étudiants de l’UEJF dénoncent une agression de la part de votre service d’ordre…

C’est une basse manipulation largement condamnable. Elle sera d’ailleurs condamnée et démasquée comme il se doit. Des militants politiques de l’UEJF sont venus distribuer des tracts anti Rassemblement national aux militants du Rassemblement national à l’entrée d’un meeting du Rassemblement national. Cela ne pouvait que créer des tensions. Ils ont été évacués par notre service d’ordre qui est resté tout à fait maître de lui. Ces tensions ont fait une victime du côté de notre service d’ordre. Cette personne a eu trente jours d’interruption temporaire de travail.
Si demain des militants allaient distribuer à l’entrée de BFM des tracts stipulant que BFM soutenait Macron, on imagine que le service d’ordre de BFM leur demanderait de reculer ou de cesser d’importuner les gens qui travaillent à BFM. C’est du même ordre. Nous avons affaire à une manipulation assez lamentable à laquelle nous donnerons toutes les suites qui doivent être données.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire